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La France plongée en une troisième récession : bravo le Medef ! (à lire sur le site Nouvel observateur)

Récession : la faute à Laurence Parisot, au Medef et aux grands patrons Modifié le 15-05-2013 à 12h3535 réactions | 2285 lu  Temps de lecture : 4 minutes Par Gérard Filoche Membre du bureau national du PS LE PLUS. La France est entrée en récession. Le produit intérieur brut a reculé de à 0.2% au premier trimestre. [...]

Laurence Parisot c’est comme Poutine, elle s’accroche, la rapace. Florilège.

Elle a gagné à 100 % dans la « négociation » qui lui a permis d’imposer l’ANI du 11 janvier, l’un des pires historiquement qui ait jamais été signé. Du coup, elle ne se sent plus et n’a pas hésité le 6 février 2013 à menacer la France de trahison comme une vulgaire émigrée de Coblenz : à la question de savoir si le Medef pourrait revenir sur la signature de l’ANI s’il était modifié par les parlementaires, elle répond : « Oui c’est une façon de le dire. Nous dirions que ce n’est plus l’accord que nous avons signé, et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d’avis sur la France»

Le chantage à l’ANI de Laurence Parisot

Parisot a eu 20 milliards et risque d’imposer l’ANI. Mais le salariat lui, n’a pas vu augmenter ses salaires et est menacé de recul grave du droit du travail. Il faut affronter et combattre le chantage éhonté de Parisot. C’est simple : il faut augmenter les salaires et baisser les dividendes. Il faut contrôler les licenciements, pas les faciliter. Cela veut dire affronter le chantage de la finance, comme promis.

Rien contre le chômage, le Medef a bloqué toute avancée pour les salariés dans cet accord signé par une minorité syndicale

Les « accords de Wagram » (l’ANI s’est discuté au siège du patronat) c’est comme un contrat d’assurance, il faut lire ce qu’il y a de marqué au recto en tout petit. Ne croyez pas les grands phrases qui l’encensent. Il y en a qui réussissent à vous le vanter de façon tonitruante et convaincue, sans vous dire un mot de son contenu réel. Réel ! c’est comme si vous mettez beaucoup de beurre sur une tartine de pain moisie. C’est en la goûtant, en dépit du beurre, qu’on se rend compte qu’elle est moisie,.
Alors lisez, lisez, lisez.
Dés qu’on prend le temps de les lire, on perçoit la nature réelle de cet accord, on est effaré.

Forcing au « sommet social » : le Medef exige de pouvoir licencier SANS MOTIF. Il veut des salariés kleenex

S’il n’y a pas d’accord, dans ces conditions, ce qui est plus que souhaitable, le gouvernement s’est engagé à légiférer : mais cela ne saurait être pour accorder au patronat ce qu’il souhaite, car là, il y aurait plus que rupture des « 60 propositions de François Hollande », il y aurait reprise de ce qui avait été engagé sous Sarkozy avec la loi Warsmann : en quelque sorte ce serait ses décrets d’application et cela serait intolérable. Le résultat serait d’ailleurs que pouvant licencier sans motif, sans plans sociaux, le patronat augmenterait le chômage de masse. Ce serait pour Mme Parisot le meilleur moyen de battre la gouvernement de gauche, et de faire revenir les amis de son chéri, celui qui, selon elle, avait fait un « bon job », Sarkozy.

Editorial de D&S n°199 : abonnez vous et venez débattre le 15 décembre pour le n°200, 20 ans

Le week-end du congrès de Toulouse restera comme celui où 60 patrons demandèrent à la gauche de leur verser 60 milliards à titre d’assistanat. Ces grands patrons font partie des 1000 entreprises de plus de 1000 salariés qui produisent 48 % du produit intérieur brut : alors qu’ils ont distribué 187 milliards de dividendes en 2011, [...]

Parisot veut un 2° plan de 20 milliards d’assistanat pour le patronat et refuse toute contrepartie

Dans les rangs socialistes, au Bureau national, au groupe parlementaire, dans tout le parti, tous ceux qui ont été sonnés par le soutien apporté au sinistre « rapport Gallois » et par les 20 milliards de crédit d’impôt aux patrons, il y a une offensive – légitime – pour exiger des « contreparties » en terme d’emploi, de droit du travail : alors Parisot mène campagne pour fermer soigneusement toutes les portes à cette offensive.

Chronique Humanité dimanche n°100 : La reine des rapaces, Laurence Parisot

Elle n’a pourtant que le mot « éthique » à la bouche : « éthique » pour que les hauts salaires ne soit pas trop hauts, « éthique » pour que l’égalité salariale se réalise (un jour…), « éthique » pour que « le contrat se substitue à la loi », « éthique » pour « la liberté d’entreprendre » – qu’elle veut, c’est sa plus récente bataille, lors du sommet social, inscrire dans la constitution. « Reine des rapaces », on vous dit.

Mme Parisot : sa liste de courses à Sarkozy pour le 29 janvier

Cyniquement, comme toujours, le Medef demande plus pour obtenir le plus possible. Mais ils sont en guerre. Ils osent : ils terrorisent la gauche si elle ose défendre les 35 h, les 32 h, le Smic à 1700 euros, la retraite à 60 ans sans décote, ou le salaire maxima à pas plus de 20 Smic, mais, eux, ils sont sans foi ni loi.
La crise qu’ils ont suscitée entièrement par leur rapacité, par leur dictature financière en perdition, ils comptent bien l’exploiter au maximum pour nous « saigner » comme des animaux à l’abattoir. Ont-ils peur de perdre le 6 mai ? Et comme des occupants pillards qui se retirent, emportent-ils le maximum de butin avant ?

Laurence Parisot couronnée « reine des rapaces » le 9 novembre à Paris dans la « Nuit des rapaces » animée par « Fakir », François Ruffin, « Là-bas si j’y suis », Daniel Mermet, et « Siné mensuel »

D’ailleurs elle ne veut plus de cotisations sociales, pour elle ce sont des « charges ». Or vous le savez, les cotisations, c’est un salaire mutualisé. C’est ce qu’il y de plus beau, une part du salaire mise volontairement par les salariés dans un pot commun et redistribuée à chacun selon ses besoins en cas de maladie, de chômage, d’accident du travail, de famille nombreuse, de retraite. Ce ne sont pas des « charges » mais un bonheur ! Laurence Parisot elle veut les supprimer. Quand vous l’entendez parler « d’abaisser les charges », comprenez qu’elle veut baisser votre salaire brut. L’autre jour, au Grand Journal de Canal +, il lui était demandé ce que signifiait « URSSAF », elle a hésité : « Pour moi, cela me rappelle l’URSS » a t elle dit. Pour elle, l’idée qu’il y ait une Sécurité sociale, un salaire brut, indirect, mutualisé, cela lui faisait penser à URSS ! Alors vraiment la chef du patronat la mérite, la palme d’or des rapaces, c’est elle la reine du pillage de nos salaires et de nos droits !