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Pré printemps portugais : « que la troïka aille se faire voir ». En France le 5 mars, « que l’ANI aille se faire voir ».

C’est le schéma dans lequel nous sommes : où le « louvoiement » se termine en « austérité » accrue ou comme au Portugal, ou bien en entrant dans les manifestations de rue comme le 5 mars

Comment ils ont étranglé le peuple grec depuis 2009 ! et cette nuit du 27 novembre encore…

Après avoir infligé 11 plans d’austérité, une véritable destruction sociale, au peuple grec, après l’avoir forcé à brader ses entreprises publiques, ruiné sa production, aggravé sa dette odieuse, liquidé ses droits sociaux, à l’éducation, à la santé, salaires et retraites, la troïka UE/BCE/FMI a joué, mardi 27 novembre 2012, à relâcher la pression.
C’est un peu comme un chat jouant avec la souris qu’il a capturé et qui est à sa merci. C’est un peu comme les barbares des temps lointains, envahissant un pays, brulant les maisons, violant les femmes, détruisant les trésors puis rendant des terres aux vaincus… pour qu’ils produisent à nouveau de quoi alimenter les occupants.
La politique d’austérité infligée par l’UE depuis 2009 sous prétexte de la « rembourser » (sic), a provoqué une telle récession qu’elle a porté la dette grecque de 100 points du PIB à 170 points du PIB !

« Arguments » n°11 pour la motion 3 au vote le 11 octobre : La Grèce

A quoi servent les « plans de sauvetage de la Grèce ?

La Grèce ne perçoit pas un seul euro des milliards d’euros versés par l’UE et le FMI, soi-disant pour sauver la Grèce. Ces fonds sont versés sur un compte spécial, imposé à la Grèce par Merkel et Sarkozy. Les sommes versées sur ces fonds n’ont qu’une seule et unique destination : rembourser les créanciers des titres de la dette publiques grecque au fur et à mesure de l’arrivée à échéance de ces titres. Ces créanciers sont, pour l’essentiel, des banques et des compagnies d’assurance européennes.

Ces plans de sauvetage ne sont, en réalité, que des plans de sauvetage des banques et des assurances.

arguments 7 pour la motion 3 : Croissance et austérité : le chauffe plat dans le frigo ?

Non seulement les politiques d’austérité plongent l’Europe dans la stagnation ou la récession mais elles font atteindre des sommets aux dettes publiques des États européens.

La Grèce avait une dette publique de 113 % fin 2009, elle atteignait 165 % fin 2011. La dette irlandaise bondissait de 25 % du PIB fin 2007 à 108 % fin 2011. La dette espagnole de 37 % à 69 % dans le même temps. La dette portugaise de 70 % à 107 %. La dette italienne de 105 à 120 %.

Il est donc nécessaire d’inverser l’ordre de la séquence : d’abord la croissance, ensuite la résorption de la dette publique. C’est ce que propose, de façon précise, la motion 3 : « Maintenant la gauche ! Le social au cœur ».

Grèce : la victoire « à la Pyrrhus » de la droite – Pour que le PS ne devienne jamais le Pasok

Ne nous y trompons pas, nous ne sommes en rien préservés du sort que la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI), Angela Merkel et les marchés financiers font subir à la Grèce. Ils ont imposé à la Grèce un plan de destruction sociale totalement inédit dans un pays européen en temps de paix. Ils n’auront aucune hésitation à essayer nous infliger la même punition s’ils estiment que les intérêts de la Finance sont en jeu.

Les 14 prophéties de Christine Lagarde

Les 14 prophéties de Christine Lagarde

La « compassion » de Christine Lagarde et la spoliation du peuple grec

Dans une interview au quotidien britannique The Guardian, la directrice générale du FMI estimait que les Grecs devraient « s’entraider mutuellement en payant leurs impôts ». Elle aurait dû préciser qui était visé par ses propos : le salarié à 800 euros par mois, l’armateur grec que la Constitution et la loi dispensent de tout [...]

Grèce : l’heure du bilan. Le fait marquant est la poussée de la gauche !

Le prix payé par le Pasok s’ajoute aux prix payés par les socialistes espagnols et portugais.

Qui trahit son peuple et capitule devant les exigences des intégristes néo-libéraux, qui accepte l’austérité imposée par les requins des marchés et des banques, est sanctionné par son peuple.

Mécanisme Européen de Stabilité : un pare-feu en bois inflammable

Les ministres des Finances de la zone euro se gargarisent du terme « pare-feu ». Il suffit pourtant de se poser la question pour constater la supercherie : a-t-on jamais vu un pare-feu en bois inflammable ? C’est pourtant bien de cette matière que sera fait le pare-feu. Il ne s’agit en rien de mettre un rempart de béton pour arrêter l’incendie mais de donner du bois à brûler aux marchés financiers (quelques centaines de milliards d’euros en l’occurrence) en espérant que cela arrêtera l’incendie.

Suicide d’un vieil homme grec : « - ainsi, je n’aurai pas à fouiller les poubelles pour assurer ma subsistance ».

Une affiche placée sur le cyprès accusait : « la junte des prêteurs l’a assassiné », assimilant le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne au régime des colonels qui a plongé le pays dans la dictature de 1967 à 1974.