Oui il faut une coalition parlementaire derrière le candidat de gauche unie gagnant

jean Luc Melenchon a choisi son terrain pour répondre à l’offre d’une coalition Hamon, Jadot Laurent Mélenchon.

Il pose la question d’abord de la majorité parlementaire qui incarnerait cette coalition

 

 

 

 

Rappelons que Benoit Hamon avait dit intelligemment qu’il n’aborderait pas les discusssions avec Jean-Luc Melenchon et avec Yannick Jadot en faisant de sa candidature un préalable.

 

La déclaration que choisit d’insérer Jean-Luc Mélenchon dans sa vidéo de réponse n’est pas celle là, il aurait pu pourtant la choisir. Le passage qu’il choisit intentionnellement est une seconde déclaration de Benoit Hamon faite opportunément entre les deux tours de la primaire, juste avant le vote du 29 janvier.

 

Un membre du BN du PS qui s’est rangé le 31 janvier à l’unanimité derrière Benoit Hamon, rappelait que pour faire l’unité, François Mitterrand avait nommé deux de ses opposants Premier ministre, Pierre Mauroy puis Michel Rocard. Il serait toujours possible a Benoit Hamon de présider façon VI° République avec Jean Luc Mélenchon Premier ministre et de s’accorder ainsi avec lui clairement.

 

Mais faut-il commencer par les questions de casting ou les questions de fond ?

Par les questions de fond bien sur !

Mais  Jean-Luc Mélenchon semble laisser penser dans sa réponse que les positions de fond sont « voisines ».

Donc on pourrait y arriver. C’est ENORME !

 

Et il choisit de mettre l’accent sur la composition de la future Assemblée.

Il ouvre donc, en fait,  la porte à condition qu’il y ait un accord aux législatives.

 

Bah bien sur, comment pourrait il en être autrement ?

Un gouvernement Hamon Jadot Laurent Mélenchon ne pourrait fonctionner sans majorité à l’AN. En aucun cas.

 

On ne va pas partir à la bataille des législatives  avec un accord de gouvernement et avec 6 candidats de gauche dans chacune des 577 circonscriptions (577 PCF 577 PS 577 PG 577 EELV 577 LO…)

Un accord de gouvernement est possible, comme au Portugal. Même mieux encore si on peut.

Il  faut absolument une majorité à l’Assemblée qui corresponde à ce gouvernement rose rouge vert !

 

Donc des négociations pour des  candidats labellisés sur ce programme, afin d’arriver à un seul par circonscription engagé par le soutien au programme commun de gouvernement.

 

Pour cela, il faut revoir tout dans un partage national entre toutes les forces de gauche qui soutiendront et qui participeront à ce gouvernement Hamon, Jadot, Laurent Mélenchon. et de façon à représenter loyalement correctement toutes les composantes politiques.

 

Suggérons respect et patience, prudence et sérénité solidité et volonté de fer de réussir  aux négociateurs. Suggérons aussi le maximum de démocratie participative pour mobiliser une dynamique  active derrière une telle orientation car c’est la condition pour qu’elle soit victorieuse à coup sur.

 

Gérard Filoche

 

(1° il serait même souhaitable de prévoir, en l’absence d’une proportionnelle intégrale une représentation à toutes les petites sensibilités de gauche – à moins que l’assemblée actuelle veuille bien modifier le mode de scrutin des maintenant.)

 

Réponse aux députés PS envisageant un « droit de retrait » après la nette victoire de Hamon et voulant aller à droite avec Macron

Des députés de l’aile droite du PS ont envisagé des vendredi 27 janvier un « droit de retrait » en cas de victoire de Benoît Hamon à la primaire « même si l’hypothèse d’un ralliement massif et immédiat à Emmanuel Macron semblait s’éloignée ».

Au nom des députés « réformateurs », qui devaient être une cinquantaine selon Gilles Savary : « j’ai préparé un projet de texte qui sera présenté à la réunion du groupe » de ces députés « à l’Assemblée ce mardi 31 janvier. C’est un droit de retrait de la campagne de (Benoît) Hamon, une sorte d’objection de conscience ».

Ce n’est « pas un appel à voter (Emmanuel) Macron » précisait-il, sachant que ce serait franchir le Rubicon, car le texte ne parlait pas d’un ralliement au leader du mouvement En marche!, « car nous ne sommes pas tous d’accord », avait poursuivi le député.

 

En gros,  vous discutez donc depuis une semaine au moins, mesdames et messieurs les députés de la droite du parti, pour savoir si vous partez maintenant ou si vous gardez deux fers au feu, un chez nous au PS et un chez Macron.

Et comme Macron vous a mis la pression façon « si vous ne rompez pas avec le PS avant dimanche 29 janvier, je ne vous prends pas sur mes listes », vous avez écris un texte vendredi 27 pour faire un signal en sa direction, tout en attendant d’être plus nombreux pour le suivre vraiment.

Gilles Savary  mercredi 25, lui-même,  s’était dit prêt à soutenir Emmanuel Macron si celui-ci acceptait « des appareillements » (appartenance à deux mouvements). Les ralliements « se feront individuellement », le cas échéant, avait-t-il estimé, pas sur encore de lui et d’être suivi.

« Appareillements » ; quelle drôle d’expression, pour dire passer de gauche à droite…

« On veut être clairs vis-à-vis de nos électeurs : on a défendu auprès d’eux le CICE, la politique de l’offre, la loi travail… on ne peut pas faire campagne pour le contraire ensuite » explique M. Savary.

Mais c’est le contraire pourtant, il faudrait qu’ils expliquent à leurs «électeurs pourquoi ils ont voté le CICE, la politique de l’offre, la loi anti travail,  alors qu’ils avaient été élus en juin 2012 sur un programme inverse.

« Les députés qui ont été légitimistes et loyalistes comme nous seraient piégés par une victoire de Hamon qui les mettrait en difficulté face à leurs électeurs », a fait valoir Gilles Savary.

C’est encore le contraire, les députés qui ont été légitimistes et loyalistes sont ceux qui ont continué à défendre les promesses électorales, le « projet » socialiste adopté à l’unanimité en 2011, le discours du Bourget, et les valeurs de gauche. Pas ceux qui ont défendu l’ANI et la loi Sapin dés 2013, la retraite à 63 ans, les lois libérales Macron en 2015, la déchéance de nationalité, et la casse de 100 ans de droit du travail avec la loi El Khomri.

« Comment voulez-vous que des gens qui se sont battus contre les frondeurs soutiennent un candidat représentant ceux qui n’ont fait que leur taper dessus ».

Mais c’est vous qui avez tapé sur ceux qui défendaient légitimement la gauche. Le fond politique c’est que les « frondeurs » comme vous les appeliez, ce sont eux qui étaient légitimes depuis 2012 et ils viennent de rencontrer, confirmer leur légitimité dans le vote des 22 et 29 janvier 2017.

Il faut que vous réfléchissiez, vous n’étiez qu’une parenthèse, votre ligne n’a jamais été approuvée par les électeurs, jamais. Toutes les élections, municipales, européennes, sénatoriales, territoriales, régionales, faires sur votre ligne, sur votre bilan, vous les avez perdues.

D’où vient la légitimité ? Du mandat des électeurs ou de la trahison de ce mandat par François Hollande, Manuel Valls et leur suppôt Emmanuel Macron ?  Qu’y a t il de commun entre les promesses de campagne de François Hollande, celles du Parti socialiste et Macron ?  Rien.

Vous devriez ne pas refuser de réfléchir sur votre échec – pourtant flagrant. Car c’est bien du peuple, des électeurs que vient la légitimité, oui ou non ?

Et c’est clair, la politique Hollande-Valls-Macron n’a connu que des revers :

-        Cinq élections perdues depuis 2012, tout ce que la gauche avait en 2012 a été sanctionné

-        Le président en est tellement conscient qu’il renonce à se présenter, fait sans précédent

-        Le Premier ministre se fait battre dans une primaire alors qu’il disposait de tous les moyens

Et Emmanuel Macron ?

Cet homme créature des banques et du Medef, qui se dit ni de droite ni de gauche, c’est lui qui a cassé la baraque le premier, et porté le premier coup de grâce à Hollande et il a lâché le gouvernement, « déserté » disait Valls, il a tapé sur le président, c’est autre chose que ce que vous appelez « frondeurs » et là…  ça ne vous indigne plus, vous le ralliez ?

Pourtant vous devriez avoir de la mémoire, on en a connu des Macron.

Depuis Jean Lecanuet, Raymond Barre, Bernard Tapie, François Bayrou, ces opportunistes qui veulent occuper le centre, et en disent le moins possible pour passer entre les gouttes de la droite et de la gauche. A cause de cela, ce sont des ludions qui ne durent qu’un temps court, ils ne parvient jamais a tromper dans la durée. François Mitterrand disait « ils ne sont ni de gauche ni de gauche ». Lionel Jospin disait « Le centre c’est comme le triangle des Bermudes on s‘y perd en le cherchant ». Les radicaux n’ont jamais pu l’incarner, toujours éclatés entre droite et gauche.

Mais surtout Macron est un libéral d’un degré si menaçant, si étranger, si hostile au socialisme qu’il rendrait  un Lecanuet ou un Tapie sympathique à côté. Ses propos libertariens, Tea party US, prédicateur illuminé lui ont fait dire de si terribles vérités qu’il devrait être considéré comme un dangereux ennemi par nous tous : c’est l’homme d’Uber, des surexploités sans loi ni droit à 3 euros de l’heure, c’est l’homme de la société sans statut, ni code du travail, ni fonction publique, c’est l’homme de la dette, du chômage, un aristo ignorant tout du salariat, du travail, de la vie de nos concitoyens.

Vous avez bien entendu dans sa bouche qu’il voulait séparer le travail de la cotisation sociale, mettre un terme à la protection sociale payées par le capital, et ce  depuis le programme du CNR, depuis l’après guerre ?

Uber c’est le modèle Macron et même Sarkozy n’avait pas osé le faire, c’est la pire tentative de destruction du salariat depuis 150 ans. Et vous le savez le salariat, vous ne croyez les journaux, ni les éditorialistes fumistes de « C’ dans l’air », le salariat c’est l’avenir, il y a 93 % des actifs qui sont salariés, et depuis trente ans l’OIT souligne qu’il y a un milliard de salariés de plus sur la planète, que l’économie informelle recule partout. Uber aussi est battu partout, en Californie ou à Francfort, à Londres et à Madrid. Sauf dans les pensées attardées de Macron. Mais nous parviendrons à interdire Uber et à lui faire payer ses pillages de nos concitoyens et de notre République.

Vous devriez faire attention, si vous croyez sauver vos sièges de députés, en joignant Macron, car vous allez tout perdre.

Après 150 « une «  de médias, l’homme est toujours incapable d’avouer son programme, mais ses petites phrases indiquent clairement que lorsqu’il va le faire ce sera un désastre pour lui et ceux qui le suivent :

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

6. « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

11 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

12 Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

13 « La France est en deuil d’un roi »

14 « Je suis pour une société sans statuts »

15 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

16 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

La députée Bernadette Laclais a confirmé que « des discussions sont ouvertes au sein du pôle des réformateurs », pour aller chez Macron.  Manuel Valls a plutôt décidé de rester en retrait après sa défaite : « Non, je ne pourrai pas défendre son programme, mais je serai loyal parce qu’il y a des règles pour la primaire, je m’effacerai » devant Benoît Hamon.

Interrogé par L’Opinion, le sénateur Luc Carvounas a invité ses collègues à garder leur « sang-froid ». « il y a une campagne à mener, il y a des territoires à défendre, il y a les législatives derrière, il y a les socialistes et un peuple de gauche qui attend de nous cette responsabilité ». « J’appelle tous les députés et sénateurs à attendre un peu, parce que nous avons une histoire commune. Il ne s’agit pas dès le lendemain de la primaire de partir vers une autre aventure »,  selon le président du groupe PS au Sénat Didier Guillaume, ex -directeur de campagne de Manuel Valls.

Réfléchissez bien à ce mot : « aventure »

 

 

Dix-huit députés socialistes ont pour l’heure répondu à l’appel de Christophe Caresche et Gilles Savary publié dans Le Monde. Outre MM Caresche et Savary, il s’agit de : Yves Blein, Jean-Claude Buisine, Alain Calmette, Jean-Yves Caullet, Jacques Cresta, Michèle Delaunay, René Dosière, Françoise Dumas, Yves Durand, Sophie Errante, Alain Faure, Jean-Louis Gagnaire, Marc Goua, Michel Issindou, Bernadette Laclais, François Loncle, Odile Saugues et Patrick Vignal.

 

 

 

 

Le 29 janvier : un vote historique

La gauche socialiste l’a emporté contre l’aile droite du parti socialiste qui a conduit le quinquennat à la faillite.

Ca change toute la donne.

La gauche est désormais et à nouveau forte dans notre pays, elle peut gagner les 23 avril et 7 mai contre Fillon Le Pen si elle s’unit

 

 

Avec le réseau de la revue de la gauche socialiste D&S, je n’ai cessé de dire depuis 15 mois, qu’il fallait des grandes primaires de toute la gauche, car c’était le meilleur moyen de nous sauver du quinquennat, de nous unifier et de gagner le 23 avril et le 7 mai 2017.

On me répondait que ce serait se mettre sous les fourches caudines de Hollande, et je rétorquais inlassablement que s’il se présentait il serait « perdu et perdant », et que « si Valls y allait à sa place, il serait battu ».

J’ajoutais tout aussi inlassablement qu’il fallait  une plateforme commune de toute la gauche et construire une candidature commune de toute la gauche.

Ca a pris des chemins détournés et imprévus, mais on vient de faire un immense pas pour y arriver quand même. Le vote de ce dimanche 29 janvier est historique.

La gauche socialiste vient de l’emporter nettement sur l’appareil dirigeant qui a subi et conduit depuis cinq ans la politique désastreuse du quinquennat. Ca fait 24 ans que j’attendais une occasion comme cela.

C’est le fruit de la conscience, de la résistance, de la volonté des militants, de la base sociale, des syndicalistes, des associatifs,  de toutes celles et ceux qui n’ont pas supporté la trahison, les mensonges, la politique du trio  Hollande-Valls-Macron.

 

Pendant cinq ans ils n’ont pas voulu entendre nos résistances à l’ANI et à la loi Sapin, nos refus du rapport Gallois puis du CICE, notre refus de la loi Ayrault portant l’âge de la retraite à 63 ans, notre opposition à cette incroyable loi libérale destructrice qui s’est appelée « loi Macron », ni enfin notre mobilisation massive, profonde, majoritaire et durable contre la scélérate loi El Khomri !  Au contraire ils nous ont tout fait, depuis le travail le dimanche, la casse de la médecine du travail,  des prud’hommes, de l’inspection et du code du travail ! Convertis au libéralisme, à la politique de l’offre, ils ont donné 41 milliards au Medef qui a fait 1,3 million de chômeurs de plus et ils n’ont cessé de l’aider en facilitant les licenciements.

Résultat : alors que la gauche avait tout en 2012, il y a à peine 5 ans, 20 régions sur 22, 2 villes sur 3, 61 départements sur 100, le Sénat (pour la première fois depuis 200 ans !), l’Assemblée, la présidence, ils nous ont fait tout perdre en cinq élections à cause de leur politique anti sociale. Brutalement ils ont fait le contraire de ce pourquoi ils avaient été élus.

Mais ils n’ont pas créé d’appétence pour la droite, celle-ci gagnait en pourcentage sans gagner en nombre absolu de voix. La gauche résistait en s’abstenant, la majorité de la France restait de gauche.

On le leur disait, mais ils faisaient semblant soit  d’annoncer « la mort de la gauche » soit de prétendre qu’elle était « divisée en deux gauches irréconciliables ». Ca les servait de diviser ainsi.

Mais à la base, ca provoquait de la colère, de l’amertume, sans écraser les puissantes aspirations de gauche.

Pour nous, il existe un seul salariat il y a une seule gauche et il faut qu’elle soit unie pour gagner.

Les éditorialistes n’en reviennent pas, ne comprennent pas,  mais ce sont ces puissantes aspirations de gauche qui viennent de profiter des primaires citoyennes du 29 janvier pour se faire entendre.

Tout a été fait pour les saboter, trier et écarter les candidats, susciter des figurants en échange de leur ralliement. Il fallait voir Valls se lancer le 4 décembre dans une mise en scène relayée par tous les médias, qui lui pronostiquaient la victoire ! Moi je disais imperturbablement : « il va perdre » et on a agit pour ça, et il a perdu très nettement comme prévu.

Notre salariat est de gauche, au moins à 70 %. Notre salariat a fait une remarquable mobilisation tout le long de l’année 2016 contre la loi El Khomri. Le 29 janvier ça a été la revanche du 49 3, l’occasion de dire aux tenants du quinquennat sortant, combien ils nous avaient trahi, humilié, et combien nous étions révoltés.

Hollande et Valls battus, il reste Macron et il va « faire pschiiiitt » pour les mêmes raisons. Il est coresponsable, gourou inspirateur du quinquennat sortant, l’échec de Hollande est son échec, il n’a rien d’autre à proposer que de le continuer en l’aggravant. Il n’a ni programme, ni parti ni base sociale : les droitiers du PS qui se dirigent vers lui feraient mieux de réfléchir, car ils vont tout perdre, y compris leur cher siège qu’il veulent sauver.  Ils devraient se souvenir de Lecanuet, Barre, Tapie, Bayrou, le centre ça ne marche jamais. Ca ne marchera pas plus en 2017. Le prédicateur creux Macron, va vite faire exploser ses limites.

Il n’y a qu’une seule bataille qui vaille, elle est entre droite et gauche, deux camps qui sont l’expression politique déformée des deux classes sociales fondamentales de notre société, le salariat et l’actionnariat. Il n’existe quasiment pas vraiment de classe moyenne en France : le salariat c’est 93 % des actifs, et 98 % des salariés gagnent moins de 3200 euros. Les « indépendants » tant vantés sont réduits à 7 %. Le salariat est très nombreux, compacté, il produit toutes les richesses, il est plus homogène et plus fort qu’il ne le croit lui-même. Mais il cherche sa voie. Une grande partie de notre salariat est très politique, politisée, active : cela vient de se confirmer les 22 et 29 janvier en donnant la victoire à la personne qui est passée à travers les filtres, Benoit Hamon.

Non, le PS n’était pas encore « mort » et non ces primaires n’étaient pas « un congrès du PS » comme ironisaient certains : il ne reste plus que 30 000 socialistes encartés, il y a eu 2,1 millions de votants et Hamon en a obtenu plus d’un million. C’est le cœur de la gauche qui a voté massivement en dépit de toute la propagande pour les en dissuader. Le salariat ne se résigne donc pas à perdre pour Fillon et Le Pen.

L’espoir est revenu.

La gauche est de retour.

Mais rien n’est écrit pour les 23 avril et 7 mai.

Et rien n’est joué : ce n’est plus le même PS qui est à la barre. Ca se passe un peu comme dans le Labour party où Jérémy Corbyn a gagné deux fois, et où ils sont passés de 100 000 adhérents à 650 000 adhérents… écartant les « blairistes », comme nous avons écarté les Hollando-Vallsistes.

Par contre il faut impérativement que nous gagnions les 23 avril et 7 mai, sinon il y aura le désastre de Fillon qui annonce un « blitzkrieg » comme il dit si élégamment,  pour casser tous nos droits sociaux en 3 mois d’été, par 5 ou 6 ordonnances, afin d’éviter toute résistance sociale.

Le même Fillon empêtré dans son million d’euros détourné pour sa famille : « père la rigueur » pris la main dans le sac comme un vulgaire Cahuzac. La le Pen pareil avec son demi million. Reste à voir d’où vient l’argent de Macron, il ne pourra pas toujours cacher ses financeurs occultes.

Nos chances de gagner viennent donc de faire un bond en avant considérable. Mais il ne faut pas perdre de vue que si nous perdons, nous perdrons gros socialement, et nous perdrons aussi dans le PS tout ce que nous venons de gagner, car l’appareil droitier se vengera de sa frayeur actuelle dans un congrès bureaucratique où la base perdra à nouveau, à moins qu’elle n’ait massivement augmenté, changé, adhéré, ou ré-adhéré… .

Pour gagner nous avons une obligation de résultat : aboutir à un programme commun de gouvernement rose vert rouge entre Benoit Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.

Personne ne se retirera pour personne, personne ne se ralliera, pas question de soumission, mais respect et unité !

Si Mélenchon y va seul, il perdra !

Si Hamon y va seul, il perdra !

Sans cette unité là nous perdrons tous,

Mais si nous sommes unis cela fera une dynamique gagnante irrésistible

On a une obligation de résultat car s’il n’y a pas unité ce sera désastre avec pour seul choix le 7 mai, Fillon ou Le Pen.

Par contre s’il y a unité la victoire sera redevenue possible.

Il faut en urgence construire une plateforme commune et c’est possible comme au Portugal.

Elle ne peut être

ni tout le programme de Benoit Hamon,

ni tout le programme de Jean-Luc Mélenchon,

ni tout le programme de Yannick Jadot,

on doit trouver ce qui unit pas ce qui divise. Il faut en discuter ainsi de façon ouverte.

Inutile de vouloir faire passer « les cohérences » de chacun, il faut faire le compromis sur 6 ou 7 ou 9 points qui font le plus consensus, et les mettre en œuvre. Un programme concret de transition : reforme fiscale, reforme bancaire, faire rentrer la fraude fiscale, prendre aux dividendes et aux 1%, hausser les salaires, allocation d’autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans (branche de la sécurité sociale)  renforcer les services publics, réduire la durée du travail, contrôler les licenciements, abroger El Khomri, reconstruire un droit du travail, contrôler les licenciements prendre des mesures de transition écologique, aller vers la VI° République sociale, laïque, parlementaire, démocratique, féministe, écologique, pacifique, internationaliste…

Ca ouvrira ensuite d’autres épisodes, qui surviendront dans un rapport de force nouveau, avec une vigilance et une mobilisation grandissante du salariat.

Un accord cela peut se faire rapidement comme au Portugal. Ce n’est pas difficile contrairement à ce qu’on croit. Les choix faits peuvent être expliqués et approuvés publiquement, démocratiquement. Ca fait des années que nous discutons de tout cela.

Le « casting » qui irait avec le programme commun, c’est aux trois candidats d’en décider. Mais là non plus, s’il y a la volonté unitaire ce n’est pas difficile. Tous sont pour la VI° République et contre « le pouvoir personnel » façon Hollande. Il y a forcément discussion ouverte sur les rôles de président et de premier ministre, et sur la façon de construire une majorité parlementaire.

Si nous bâtissons un accord de gouvernement commun TOUS les candidats devront être labellisés en soutien à cet accord, ça implique un ou une candidat par circonscription, et une re-discussion générale de toutes les candidatures évidemment, désignées par consensus et/ou par primaires locales.

Pour cela il faut annoncer la volonté d’un gouvernement rose vert rouge Hamon Jadot Laurent-Mélenchon

A ceux auxquels cela paraît impossible, il faut le dire, il n’y a qu’une voie gagnante c’est celle là. Il n’y a pas d’alternative à cette unité là, il faut le dire sur tous les tons, se battre, mobiliser et faire pression. Tout ça peut se résoudre car nous sommes des millions à vouloir l’unité Hamon Jadot, Laurent-Mélenchon.

Beaucoup de ces choix se trouvent dorénavant concentrés entre les mains de trois candidats .. pour qu’il n’y en ait plus qu’un seul, mais l’action de millions de signataires d’appels et de pétition, ne peut que renforcer les chances de réussite d’un accord entre eux.

Gérard Filoche le lundi 30 janvier, gerard.filoche@gmail.com wwwFiloche.net www.democratie-socialisme.org

 

 

 

 

Sur le revenu universel (suite)

 

Le fond

Je suis toujours persuadé que le RU n’est pas une mesure permettant de répondre à l’urgence sociale. L’article que j’avais écrit (début janvier) pour le dernier numéro de la Revue posait, à mon avis, correctement les problèmes posés par le RU :

- Cet article commençait par indiquer les mérites du RU de Hamon : la mise en évidence des défauts de notre protection sociale. Un système intrusif, compliqué, souvent peu respectueux de la vie privé et qui laisse de côté 35 % de ceux qui ont droit au RSA-socle ainsi que les moins de 25 ans.

- Il mettait en cause la « raréfaction » du travail mise en avant par Hamon.

- L’article critiquait la comparaison plus que contestable avec l’instauration de la Sécurité sociale en 1946 alors que le rapport de forces social entre le capital et le travail n’avait strictement rien à voir avec celui d’aujourd’hui.

- Il remettait en cause disparition de la réduction du temps de travail des propositions avancées par Hamon ou, ce qui revenait au même, la préconisation d’un retour à la loi de Robien que les lois Aubry avaient remisées au placard.

- L’article critiquait également le coût du projet : 300 à 480 milliards d’euros annuels, ce qui signifiait quelque chose de l’ordre du doublement du budget de l’État.

- L’article s’interrogeait sur l’utilité d’un projet qui nécessitait un rapport de forces beaucoup plus favorable au salariat que celui qui aurait permis la mise en place des 32 heures, le retour à la retraite à 60 ans et l’augmentation du Smic, des minima sociaux et leur extension aux jeunes de 18 à 25 ans. Autant de mesures dont l’article préconisait l’instauration.

- Il mettait en garde sur le danger, devant l’impossibilité de financer le revenu universel de Hamon, que les libéraux s’emparent du projet du RU et imposent progressivement leurs propres projets, tels celui des ultralibéraux du « Liber » ou celui de Milton Friedman qui préconisait l’instauration d’un filet de sécurité minimum « pour solde de tout compte ».

C’était juste, mais j’avais raté l’essentiel…

Dans la pratique

J’avais pris position pour que nous apportions notre soutien à Montebourg au 1er tour de la primaire. J’estimais que le fait qu’il s’adresse à nous constituait un marqueur de gauche. Mais ce marqueur de gauche a été très largement marginalisé par un autre marqueur de gauche qui a pris presque toute la place : le revenu universel.

Dans la pratique, Hamon a mis dans le vent aussi bien les partisans que les adversaires du « revenu universel », ceux qui croyaient au ciel comme ceux qui n’y croyaient pas : tous ceux qui ont pris au pied de la lettre sa proposition.

Beaucoup, à gauche, aujourd’hui, ont envie de renverser la table (les intentions de vote pour Le Pen ou Macron témoignent, elles aussi, à leur façon, d’un tel climat). Ils ont besoins de quelque chose de neuf et qui réponde aux désirs de toute une partie des jeunes… et de leurs parents qui vivent dans l’angoisse du financement des études, de la formation de leurs enfants.

Hamon savait très bien que le financement d’un RU de 300 milliards d’euros annuels était impossible. Mais il a compris que s’il se contentait de parler d’une « allocation d’autonomie » pour les jeunes de 18 à 25 ans, il ne franchirait pas la rampe. Il a donc choisi d’avancer la proposition d’un RU qui répondait à ce besoin de renverser la table et qui focaliserait les débats, tant son  financement paraitrait démesuré.

Dans un 2ème temps, il a réduit la voilure et limité sa proposition à une augmentation des minima sociaux et à une allocation d’autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans. Il a présenté cette réduction de voilure comme une 1ère étape et s’est contenté de renvoyer la suite à une « grande conférence nationale », c’est-à-dire aux calendes grecques.

En pratiquant ainsi, Hamon a cherché à gagner sur tous les tableaux :

- Il a avancé une mesure radicale (dans un 1er temps) qui lui a gagné une partie de la jeunesse et lui a permis d’apparaître comme le candidat le plus à gauche de la primaire d’autant qu’il se prononçait pour l’abrogation de la loi El Khomri.

- Il a cherché à retenir ceux qui sont tentés par Macron en insistant sur l’inéluctabilité de la « robotisation » et du changement du travail sous l’effet de l’ « économie numérique »

- Dans un second temps, il a réduit la voilure de son projet en le limitant à une augmentation des minima sociaux et leur extension aux jeunes de 18-25 ans, ce qui lui a permis de laisser le bec dans l’eau les critiques du coût de son programme

- Il a même essayé de mettre de son côté les nostalgiques de la loi de Robien, tout en  ménageant ceux qui, à gauche, sont réticents à l’augmentation du Smic, aux 32 heures et au retour à la retraite à 60 ans. Il pouvait se le permettre car sa proposition initiale de revenu universel avait renversé la table et lui avait permis d’apparaître radicalement à gauche.

Nous verrons dimanche s’il  réussit son pari mais cela ne paraît plutôt probable après le débat qui l’a opposé à Valls, mercredi dernier et qu’il a très largement emporté.

 

Comment nous positionner par rapport à la proposition de Hamon ?

D’abord en comprenant que la vague déclenchée par Benoît Hamon est une bonne vague, une vague porteuse.

Il ne faut donc surtout pas essayer de nous opposer à cette vague, mais, au contraire, la renforcer et utiliser sa force de propulsion pour essayer de remettre tout le social, laissé de côté par Hamon, au cœur du débat. Ce sera, bien sûr, particulièrement vrai si Hamon l’emporte dimanche. Cela sera un tremblement de terre politique qui bouleversera la gauche de fond en comble et, par là même, tous les équilibres politiques.

Pour cela, il nous faut agir comme Piketty et les économistes qui viennent d’apporter leur soutien à Hamon.

Ils atteignent des sommets d’ironie lorsqu’ils écrivent « certains voudraient évacuer le débat en évoquant un coût pharaonique de 300 ou 400 milliards d’euros », précisant que ce « chiffrage fantaisiste » n’avait jamais été celui de Hamon qui « n’a jamais dit qu’il allait verser 600 € par mois à 50 millions d’adultes ». Ils savent pertinemment qu’au Grand jury de RTL, le 25 septembre 2016, Hamon a affirmé que son objectif était un RU de 750 € puis de 1 000 € pour tous les adultes et chiffrait le coût de son projet à 300 milliards d’euros. Ils savent tout aussi pertinemment que Hamon a avancé le même chiffre de 300 milliards d’euros sur Europe 1, le 2 octobre ou dans la tribune qu’il a publié dans « Les Échos » le 3 octobre. Tout cela n’était pas improvisé de la part de Hamon mais découlait de sa volonté de focaliser le débat sur la mesure qu’il préconisait.

Ces économistes ont combiné trois choses :

- Ils ont, du fait de leur notoriété (surtout celle de Piketty), apporté une aide appréciable à Benoît Hamon, la veille de son débat avec Valls.

- Ils ont, comme venait de le faire Hamon, ramené le « revenu universel d’existence » à un revenu qui n’aurait rien d’universel, puisqu’il serait distribué sous conditions de ressources, sauf pour les jeunes de 18-25 ans.

- Ils ont surfé sur la vague pour essayer de faire passer leurs propres solutions de « simplification » de notre système de protection sociale et de notre système fiscal.

Nous devons agir de la même façon  :

- Renforcer la vague initiée par Hamon en parlant de revenu d’existence, plutôt que d’allocation d’autonomie, pour les jeunes de 18 à 25 ans et défendre cette juste mesure, comme celle de l’augmentation des minimas sociaux

- Utiliser cette vague pour avancer nos propres propositions (1800 – 60 – 32 – 30 – 20 – 5).

- Ne surtout pas reprendre l’idée de la « raréfaction » du travail qui est fausse et ne peut que saper le moral du salariat (c’est bien pour cela que les médias dominants diffusent continuellement ce mythe) et affaiblir ses capacités de résistance.

Si Hamon l’emporte dimanche – ce à quoi nous œuvrons tous – cela ouvrira aussitôt la possibilité d’une bataille pour une candidature unique de la gauche reposant sur quelques mesures-clefs qui permettront de remettre le social au cœur des débats.

Cordialement,

JJ

 

Carreleurs du Métro Chatelet Les Halles : halte à la sous-traitance en cascade

Au boulot n° 325 lire chaque semaine dans l’Humanité Dimanche

Halte à la sous-traitance en cascade

Ils étaient une quarantaine à poser les carrelages du métro à la station Chatelet les Halles. Ils travaillaient dur et de nuit, mettant en danger leur santé. Un quart d’entre eux étaient sans papiers. Les autres n’avaient pas non plus de contrat de travail. Ils n’étaient pas payés depuis quatre, six à huit mois, sauf des chèques sans provision en décembre. Il a fallu qu’ils se mettent en grève fin janvier sur leur lieu de travail pendant 4 jours pour être entendus.  La presse en a parlé, tout le monde s’est donc ému. Alors la RATP a « porté plainte ». Le Préfet d’Ile de France a jugé cela « inadmissible ». La CAPEB a trouve cela « scandaleux ». Vinci mène « une enquête interne ».

 

Mais QUI est responsable ? Parce qu’en fait ces salariés sont théoriquement embauchés par une société sous-traitante dénommée « FH service ». Celle ci est sous-traitante de « Sogéa-TPI » qui elle même est filiale du géant du BTP Vinci lequel a passé contrat avec  la RATP.

On le sait, c’est une situation archi-courante dans le BTP. Mais c’est la chaine des hypocrisies. Car ils le pratiquent tous et y gagnent cyniquement au détriment des salariés – sauf ceux qui ont exceptionnellement assez de forces pour se battre contre cette surexploitation.

La RATP ne peut ignorer les conditions dans lesquelles elle passe ses marchés. Vinci sait très bien qu’il s’agit de fausse sous-traitance et qu’en fait c’était à elle d’assumer  le contrat qu’elle a passé. Mais pour ne pas augmenter ses effectifs et pour hausser ses marges, elle sous-traite à… une filiale qui dépend totalement d’elle. Et cette filiale va chercher une autre société peu fiable, pour elle-même faire de nouvelles marges. Et le dernier maillon de la chaine est un employeur turc, qui va chercher des salariés en majorité turcs, ou français qui ne peuvent se défendre, des « détachés », des sans-papiers ou des intérimaires qu’il est possible de gruger. Ce sont eux qui souffrent sont sous-payés, blessés et meurent au travail. C’est le « marché » faussé et pas libre, le droit du travail est passé au laminoir par ce système sauvage et brutal.

Trop facile d’accuser le dernier maillon de la chaine. Le Préfet sait très bien comment ça se passe ! La RATP est habituée à procéder ainsi ! Vinci pratique cela partout ! Les petits patrons sont délibérément les victimes des gros du bâtiment !

Halte à l’hypocrisie ! Halte au trafic d’humains au travail ! Il faut modifier la loi. Faire que ce soit le donneur d’ordre qui soit le responsable total et unique de ce qui se passe sous ses ordres. Faire que toute entreprise sous-traitante soit alignée le temps de la mission sur la convention collective du donneur d’ordre. Interdire la sous-traitance en cascade : un seul niveau. Faciliter la reconnaissance des unités économiques et sociales et imposer que les salariés des filiales aient le même statut que les maisons mères.

Gérard Filoche

 

 

Une plateforme commune ça ne peut être ni tout le programme de Benoit Hamon, ni tout le programme de Jean-Luc Mélenchon, ni tout le programme de Yannick Jadot, on doit trouver ce qui unit pas ce qui divise. Il faut en discuter ainsi de façon ouverte.

Invitation à une réunion nationale autour de D&S et Gérard Filoche le 4 février à Paris

Paris, le 2 janvier 2017

Chers amis, chers camarades

Vous êtes très nombreux à avoir manifesté votre soutien à la candidature de Gérard Filoche. Nous vous en remercions chaleureusement car il n’était pas gagné d’avance que vous soyez des milliers à manifester votre soutien en si peu de temps.

Après le rejet de la candidature, nous avons déposé des recours … Nous les avons perdus. La possibilité d’un appel existait. Outre le coût financier, nous avons considéré que la priorité était de nous recentrer sur nos objectifs politiques.

Nous voulons poursuivre ensemble notre campagne :

-        pour mettre le social au cœur des élections présidentielles et législatives qui suivront,

-        pour réussir à parvenir à un accord de toute la gauche et des écologistes pour ces élections et à une candidature unique à la présidentielle, la perspective d’un gouvernement et d’une majorité rose, rouge, verte

Cette bataille a besoin de vous, de votre mobilisation, de celle de vos proches et de vos amis.

Les 22 et 29 janvier lors des primaires, nous voulons censurer Valls et sa loi El Khomri. Et, quelle que soit l’issue des primaires, il faudra pousser à l’unité de la gauche pour battre la droite aux présidentielles comme aux législatives.

Dans cette bataille, nous avons des propositions à faire partager sur les salaires, les retraites, le temps de travail, les énergies renouvelables, etc.

Nous voulons une autre répartition des richesses, une réforme fiscale et une réforme bancaire.

Quant aux questions démocratiques, il faut refonder l’Europe et aller résolument vers une VIème République.

Nous nous sommes adressés à Arnaud Montebourg et Benoit Hamon.

Tous deux ont repris deux exigences que nous portons : abroger la loi El Khomri, discuter avec Jean Luc Mélenchon et Yannick Jadot pour parvenir à un accord.

Nous leur proposerons de participer à leurs meetings. Nous sommes également disponibles pour contribuer à l’écriture d’un programme partagé avec Jadot, Mélenchon, leurs soutiens et toute la gauche socialiste.

Pour un réseau national, accentuons notre mobilisation.

À toutes et tous, nous proposons de nous organiser avec Filoche2017 pour être plus efficaces.

Nous vous invitons à vous organiser dans vos villes et départements et nous tiendrons une

Conférence nationale

Pour battre Fillon et Le Pen,

quel rassemblement majoritaire à gauche ?

Samedi 4 février à Paris (10h-18h)

Au lendemain des primaires, cette réunion sera un moment important pour fixer des perspectives.

« Où va la gauche ? », convergences et divergences, comment construire une alternative majoritaire ? comment nous organiser ?

Réservez dès maintenant la date du 4 février, préparez cette rencontre et décidez de votre délégation.

Des réunions préparatoires départementales peuvent se dérouler d’ici la mi-janvier, vous pouvez y participer et/ou les organiser. Pour toute information, mise en relation dans votre région, envoyez un mail à contact@filoche2017.fr

Venez nombreux le 4 février avec Gérard Filoche et toute l’équipe de campagne de Filoche 2017.

Inscrivez-vous sur contact@filoche2017.fr ou appelez au 0670626359 pour toute aide concernant les contacts dans votre région, département.

Le lieu de la rencontre sera transmis à tous les inscrits.

Nous comptons sur vous. Vous pouvez compter sur notre mobilisation.

Abonnez-vous à Démocratie & Socialisme (10 numéros par an)

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Les tweets en live pendant le débat du 25 janvier

  1. Hamon a gauche, Valls avec Macron
  2. Valls n’a rien sauve du régime des intermittents, il a cede a leur mobilisation avril a juillet,
  3. Maurice MATHET a retweeté Gerard Filoche
    Nombre #ChomeursSeniors EXPLOSE, Mieux vaut Payer des #Retraités que Des #Chomeurs et que tant de jeunes peinent à intégrer Marché Travail.
    Maurice MATHET ajouté,
     

    Gerard Filoche @gerardfiloche
    retour a la retraite à 60 ans pour tous ! 2 salariés sur 3 ne travaillent pas a partir de 55 ans, ils sont caisse chômage pas retraite
    0 réponse7 Retweets9 j’aime
  4. pareil pour les dépenses sociales, santé, education, elles sont des investissements pas des couts, ni des déficits
  5. « La prolongation de l’#etatdurgence ne se justifie pas ». Merci @benoithamon de rappeler une évidence trop souvent oubliée. #PrimaireLeDebat
    1 réponse30 Retweets35 j’aime
  6. En réponse à Sarah Legrain
    @slegrain75 non, ni mélenchon ni hamon seuls ne gagneront ! seulement s’ils sont ensemble
  7. Pauvre François Fillon, le mec se saigne pour pourchasser les assistés et il y en a une qui dort sous son propre toit. Soutien.
    53 réponses3 143 Retweets2 854 j’aime
  8. Pour David Pujadas, la prolongation de l’état d’urgence, « c’est presque un débat technique ». J’en ai hurlé devant ma télé.
    2 réponses36 Retweets32 j’aime
  9. LE Conseil d’Etat considère que l’Etat d’urgence ne peut être permanent : alors comment Valls peut-il être cohérent ? #Hamon2017
  10. Hamon : « Là où le voile est imposé, il faut le combattre, mais au nom de la loi de 1905, si c’est son choix, une femme peut porter le voile »
  11. En réponse à Nora Hamadi
    Gerard Filoche ‏@gerardfiloche 25 minil y a 25 minutes 

  12. Benoît Hamon a lui dénoncé “le lobbying de certains industriels » sur la question des perturbateurs endocriniens
  13. le terrorisme intégriste ne vise pas la Nation mais l’Humanité Valls oublie son acharnement indigne pour la déchéance de nationalitéVoir l’activité du Tweet
  14. oui à augmenter les douanes, non aux patrouilles inutiles et couteuses, oui aux enquêteurs, et éducateurs,
  15. Gerard Filoche ‏@gerardfiloche 32 minil y a 32 minni état d’urgence, ni état policier, ni guerre, mais enquêteurs, éducateurs, policiers républicains et juges,
  16. que nos troupes ne se projettent pas sur l’extérieur, que notre défense se préoccupe de notre sol. Enquêteurs et éducateurs, police et juges
  17. les bombardements ne règlent pas le problème du terrorisme, c’st la loi du talion et pas la civilisation
  18. Hamon abroge la loi el khomri, controle sur les lcienciements, et taux des heures supp’ fixé par la loi
  19. retour a la retraite à 60 ans pour tous ! 2 salariés sur 3 ne travaillent pas a partir de 55 ans, ils sont caisse chômage pas retraite
  20. les « compte pénibilité » ? Est ce que ça vaut les conventions collectives ?
  21. NOUS..SOMMES..φi.ت.✍a retweeté Gerard Filoche
    #PrimaireLeDebat Excellente il faut la partager celle-là @Gerardfiloche
    NOUS..SOMMES..φi.ت.✍ajouté,
     

    Gerard Filoche @gerardfiloche
    pour sauver la banquise, il faut nous sauver des banquiers
    1 réponse11 Retweets15 j’aime
  22. les perturbateurs endocriniens? C’est éloquent les lobbyes des entreprises,financiers, rentiers et actionnaires nuisent à l’intérêt général
    1 réponse6 Retweets7 j’aime
  23. pour sauver la banquise, il faut nous sauver des banquiers
  24. En réponse à brigitte ramos
    @brigitteramos en effet, il faut batailler pour les ail et conte les cars macron, conte le tout camion qui tuent, polluent, gâchent,
  25. le laisser-faire c’est laisser les entreprises sous le seul joug tyrannique de la finance, alors qu’il faut les CONTROLER !
  26. sans controler les entreprises pas de progrès possible, car sinon elles sont guidées par la seule course aux profits et aux dividendes
  27. contrôler les entreprises de 3 façons : par les salariés, par les usagers, par la puissance publique !
  28. pollution des particules fines ? contrôler d’abord Volkswagen, 11 millions de voitures truquées et Fiat Chrysler 103 millions véhicules
  29. ecotaxe sur le tout camion et en faveur du fret par le rail c’était tout à fait praticable il y a des disques de contrôle à bord des camions
  30. ecotaxe, c’était pourtant facile de taxer les gros camions, il y a des disques de contrôle a bord, pas besoin des coûteux portiques
  31. veérifier contrôler l’etat de droit dans les entreprises comme ailleurs, pas de discrimination encore les salaires subordonnés
  32. liberté égalité des droits des athées, des cultes, de la façon dont on assume sa vie matérielle intellectuelle dans république émancipatrice
  33. pourquoi faire querelle ? Vive la république laïque, et si on veut porter librement un foulard ou un t’short Che Guevara on le porte
    8 réponses19 Retweets14 j’aime
  34. favorable ni au burkini, ni aux cornettes, ni aux soutanes, ni aux kippas, ni aux divers couvents, mais pour le droit et respect des cultes
  35. laïcité respect des athées et tous les droits des cultes, à égalité, pour les religions, y compris celles qui sont minoritaires, respect
  36. la laïcité est un bouclier, pas une arme mais un apaisement, 63 % des français sont athées, mais on respecte les droits des cultes
  37. we want sex equality ! qu’est ce que tu fais pour imposer enfin, et pas dans 250 ans, l’agilité salariale ?
  38. pour renverser l’asservissement des femmes? la 1e mesure c’est l’égalité salariale on travaille pareil on gagne pareil c’est la 1e égalité
    2 réponses14 Retweets20 j’aime
  39. augmenter les salaires, augmenter le rémunération du travail, baisser celle des dividendes, record l’an passé
  40. Hamon attaque Valls : « Grâce à ta mesure, Carlos Ghosn a augmenté sa rémunération »
  41. les riches se sont enrichis es pauvres se sont appauvris sous Manuel Valls
  42. les multinationales paient autour de 3 à 8 % , les TPE et PME paient autour de 33 %, il faut inverser
  43. il faut 20 tranches d’impôt direct progressif,et au dessus de 20 fois le smic, une tanche à 91 %, un salaire maxima a 20 smic
    3 réponses8 Retweets9 j’aime
  44. il faut baisser les impôts de ceux d’en bas, et hausser les impôts de ceux d’en haut = impôts directs et progressifs et pas TVA,
    4 réponses7 Retweets10 j’aime
  45. la France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées : il y a de quoi faire tous les programmes sociaux de BH
    1 réponse17 Retweets12 j’aime
  46. être crédible c’est aller chercher 80 milliards de fraude fiscale, prendre aux 500 familles, prendre au 58 multinationales, prendre aux 1%
    3 réponses26 Retweets19 j’aime
  47. réduire les déficits = austérité et l’austérité aggrave les déficits comme le jardinier qui arrose la riviere pdt que son jardin s’assèche
    1 réponse10 Retweets8 j’aime
  48. la dette présumée ne vient ni de notre protection sociale ni de nos collectivités territoriales mais de l’etat qui n’a pas assez de recettes
    8 réponses18 Retweets14 j’aime
  49. la « dette » ne sera JAMAIS remboursée, elle est indigne 4 banques françaises ont 8000 milliards d’actifs et non leur paierait 2100 milliards?
    1 réponse21 Retweets17 j’aime
  50. On négocie avec les banquiers pas avec la nature ! On négocie avec les patrons pas avec les droits des humains salariés
    1 réponse16 Retweets20 j’aime
  51. En réponse à Raphaëlle Rémy-Leleu
    @RaphaelleRL @montebourg d’autant que là c’est Hamon qui est le candidat de la feuille de paie puisque la Sécu collecte et paie
    1 réponse1 Retweet3 j’aime
  52. les étudiants qui travaillent ne font pas bien leurs études l’allocation d’autonomie le leur permet et ça libère des emplois + des sous Sécu
    3 réponses10 Retweets16 j’aime
  53. impôt et cotisations sociales ce n’est pas pareil, l’impôt est prélevé sur revenus, la cotisation sociale est un élément du salaire
    0 réponse14 Retweets12 j’aime
  54. Hamon n’a pas parlé d’impôt mais de sécurité sociale, il s’agit bien de la feuille de paie, du salaire brut mutualité et redistribué
    0 réponse9 Retweets9 j’aime
  55. on est dans une société du capital qui pille le travail, il faut augmenter le cout du travail pas le baisser, faire payer sur les dividendes
    1 réponse12 Retweets15 j’aime
  56. la France n’a jamais été aussi riche, mais il faut prendre cette richesse aux 1% qui la siphonnent, l’accaparent,
    1 réponse16 Retweets23 j’aime
  57. on cotise à proportion, on est aussi imposé à proportion mais la redistribution est égalitaire,
    1 réponse7 Retweets5 j’aime
  58. bravo, c’est un nouveau pilier de la Sécurite sociale donc pris en charge par le capital pas par l’impôt, donc c’est le capital qui paie
    1 réponse6 Retweets8 j’aime
  59. OK pour les 18 – 25 ans sans condition de ressource, allocation d’autonomie, pour vivre, étudier, aller vers une fonction sociale, un emploi
    1 réponse11 Retweets12 j’aime
  60. aux 18 et 25 ans, une allocation d’autonomie, sans condition de ressources, branche de la sécurité sociale
    1 réponse10 Retweets6 j’aime
  61. le travail il y en a, il faut le partager, par la loi, 32 h puis ce sera 28 et 24… oui, oui, c’est l’avenir et avec partage des richesses
    1 réponse13 Retweets18 j’aime
  62. ça fait un an que je disais que Hollande ne pourrait pas se présenter et ensuite que Valls, s’il y allait, perdrait, CAR LA GAUCHE EST FORTE
    2 réponses6 Retweets5 j’aime
  63. Franz-Olivier Giesberg est encore là à pérorer, histoire de casser du socialisme et des socialistes, diviser la gauche et la faire perdre
    4 réponses6 Retweets7 j’aime
  64. Valls n’est pas un social-démocrate comme moi, c’est un social libéral, néo socialiste, qui a fait du Blair et du Mollet
  65. encore une journaliste qui ne sait pas ce que sont les « sociaux-démocrates » de Jaures a Lenine, de Rosa Luxembourg à Léon Blum
    1 réponse4 Retweets5 j’aime
  66. Nathalie Saint-Crick aime les « apparatchiks » hein ?
    0 réponse0 Retweet3 j’aime
  67. l’experience de Valls ? Mr 5 % est arrive par erreur de casting 1er ministre et a cassé tous les espoirs de la gauche, perdu 5 élections
    3 réponses17 Retweets19 j’aime
  68. QUI n’a pas respecte les « règles de 2014 à 2016″ ? Valls qui a foulé aux pieds la politique de gauche, imposé 49 3 contre le code du travail
    1
  69. la loi El Khomri benoit hamon l’abrogera
  70. un seul salariat, une seule gauche, on va réconcilier les gauches dés le 30 janvier avec un programme commun de gvt si… valls est battu
  71. travailler mieux, moins tous, et gagner plus, partager les richesses, tout le contraire de la politique libérale de Valls
    0
  72. JC Cambadelis n’est pas un juge de paix, depuis le début, c’est un partial brutal soutien de valls et juste capable de mettre le cirque
  73. Domenget a retweeté Bruno Roger-Petit
    Pire encore @B_Roger_Petit Ces fous en sont à invoquer #Soral … Oui #Soral
    Domenget ajouté,
     

    Bruno Roger-Petit @B_Roger_Petit
    Quand Valls tombe dans le piège d’une campagne identitaire à la Sarkozy http://www.challenges.fr/politique/quand-valls-tombe-dans-le-piege-d-une-campagne-a-la-sarkozy_449992 … via @Challenges #Primairegauche
  74. whirlpool = une de plus : instaurons un contrôle sur les licenciements boursiers ! abrogeons les lois El khomri et Macron
  75. Jean-Luc Bennahmias est pour le Revenu Universel, pour la légalisation du cannabis, écolo… Et il va voter Valls ! il était là pour ça !
    13 réponses22 Retweets34 j’aime

Pour battre Manuel Valls : votons Benoît Hamon le 29 janvier ! Puis rassemblons la gauche au 1er tour de la présidentielle!

 

Le premier enseignement du 1er tour de la primaire est simple : la politique menée par Manuel Valls fait l’objet d’un profond rejet. Il était donné en tête, il a eu le soutien des grands médias à partir du 4 décembre ; l’appareil majoritaire du PS s’était rallié à lui et avait ajusté les candidatures aux primaires pour lui, mais rien n’y a fait.  Il incarne le passif d’un quinquennat raté où la gauche, qui les avait tout gagnées, avait déjà perdu 5 élections. Il incarne le reniement des engagements de campagne électorale de François Hollande qui, finalement aura fait plus de bien aux financiers et au Medef qu’aux électeurs de la gauche. Il incarne la loi El Khomri qui casse 100 ans de droit du travail. Il incarne le 49 3, l’autoritarisme, la division de la gauche. Il incarne les 41 milliards donnés au grand patronat alors que celui-ci créait 1,3 million de chômeurs de plus. Il incarne le débat jusqu’au bout pour la déchéance de la nationalité. Il incarne le social libéralisme, le blairisme alors qu’il est l’heure de revenir fortement à gauche. Il incarne le politicien éloigné de la vie qui fait une chose et en propose une autre. Dans sa tentative de campagne pour les primaires, il se sera surtout fait remarquer pour ne pas défendre de politique sociale. Si c’était lui, par malheur, qui était désigné, ce serait l’échec assuré, il refoulerait toute chance d’unité de la gauche, on perdrait le 23 avril On a tous besoin que le PS penche a gauche avec Benoit Hamon, le seul « unitaire » compatible pour gagner en avril mai juin.

Le second enseignement c’est l’exigence que les questions sociales, écologiques et démocratiques soient au cœur du projet politique de la gauche.  Les salariés sans lesquels la France ne serait rien, veulent quelque chose dans leur assiette. 93 % des actifs sont salariés, ils produisent tout et ne reçoivent pas la part qu’ils méritent. Ils veulent du concret, vite, et maintenant, pas du bla-bla. La redistribution des richesses, la transition écologique, les salaires, la VIème République, la réorientation anti austérité de l’Europe, de nouveaux choix économiques, l’amélioration des conditions de vie et de travail imposées au salariat et à la jeunesse, ont été majoritairement validées. Les électeurs de Benoit Hamon et d’Arnaud Montebourg l’ont clairement signifié. Additionnons leurs voix, créons une dynamique entrainante dans l’intérêt, non pas du seul parti socialiste réorienté, mais de toute la gauche rassemblée.

Mais ne considérons surtout pas le résultat du dimanche 29 janvier comme acquis d’avance. Il faut confirmer et amplifier la dynamique du 1er tour, en votant et en appelant à venir voter pour Benoît Hamon de très nombreux électeurs qui ne se sont pas déplacé le 22 janvier, tant les médias dominants présentaient Manuel Valls comme le grand favori de la primaire et la primaire elle-même comme sans enjeu.

La mobilisation des électeurs de gauche en faveur de Benoît Hamon doit être massive, non seulement pour battre Valls mais aussi pour que Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot acceptent de discuter avec Benoît Hamon d’une candidature unique de la gauche dès le 1er tour de la présidentielle. Il y a urgence : sans cette candidature unique, le second tour du 7 mai verra inéluctablement s’affronter la droite et l’extrême-droite.

Depuis plus d’un an, avec Démocratie & Socialisme, j’appelle de toutes nos forces, au rassemblement de la gauche, à une plateforme commune et à construire une candidature unique. Cela peut désormais être possible à partir des convergences entre les propositions des différents candidats et des attentes sociales.

Une plateforme commune ça ne peut être ni tout le programme de Benoit Hamon, ni tout le programme de Jean-Luc Mélenchon, ni tout le programme de Yannick Jadot, on doit trouver ce qui unit, et non pas ce qui divise. Il faut en discuter selon cette méthode, de façon ouverte.

S’il n’y a pas unité, s’il n’y a pas accord et qu’il reste plusieurs candidats, la gauche sera éliminée le 23 avril à 20 h et ce sera désastreux d’avoir le seul choix entre Fillon et le Pen le 7 mai.

« L’appel des 100 », rose rouge vert, auquel participent mes amis de la revue de la gauche socialiste, « démocratie & socialisme »,  avec des responsables communistes, écologistes, front de gauche, syndicalistes … propose « 50 mesures » au cours d’une rencontre pour une alternative majoritaire, le 3 février à Paris. J’ y interviendrais au côté d’autres socialistes, de responsables d’EELV, du PCF, d’Ensemble, et toute la gauche de transformation politique, syndicale, associative, citoyenne peut s’y retrouver.

Dans les temps immédiats, dans ce rassemblement nous voulons continuer à pousser pour « le social au cœur ». Des millions de salariés, de jeunes, de retraités attendent qu’on leur propose des mesures simples et claires pour leur salaire, leur revenu, leur pension, leur emploi. Si la transition écologique s’est imposée dans le débat, il reste à mettre le social au cœur, les salaires, la réduction de la durée du travail, la reconstruction d’un droit du travail,  en l’incarnant dans des propositions précises.

Il est indispensable à mes yeux que la discussion entre Benoît Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon s’ouvre dès le 30 janvier et débouche, rapidement, sur 5 ou 6 propositions clés faisant consensus, unité et mobilisation pour gagner le 23 avril et le 7 mai. Ces dernières permettront, dans un second temps, de parvenir, sans préalable,  à une plateforme commune de gouvernement pour 2017-2022. C’est la voie pour rediscuter du casting d’une candidature unique de la gauche en avril, d’un cadre commun de campagne, de candidatures unitaires et en cohérence aux législatives de juin.

Gérard Filoche, lundi 23 janvier 2017   www.filoche.net www.filoche2017.fr

 

20 des pires déclarations d’Emmanuel Macron

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

6. « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

11 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

12 Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

13 « La France est en deuil d’un roi »

14 « Je suis pour une société sans statuts »

15 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

16 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

17 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux »

18 : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs » ( l’article 27 de la loi fondamentale dispose que  »tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »)

19 : Finie la protection sociale basée sur le salaire Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards du budget social payé par le capital sur celui de l’état payé par l’impôt

20 : « Je vais faire un CICE durable »