Répression intolérable : la cour de cassation ne casse pas le jugement pour les 7 goodyear….

Mickael Wamen

36 min · 

 

Nous venons d’apprendre que la cour de cassation, malgré une position du procureur de valider notre démarche de recours et appuyant notre démarche de casser le jugement d’Amiens du 11 janvier 2017, celle ci confirme le jugement.

Ce qui veut dire que les condamnations débutent ce jour.

Les condamnations à de la prison Avec sursis et 5 ans de mise à l’épreuve et quasier B2 s’imposent àux Condamnés.

Rien ne peut expliquer une telle décision, notre avocat à la cour etait pourtant confiant ….

Nous étudions. Un recours devant la cour européenne des droits de l’homme …

Cette confirmation du jugement de 2017,, confirme surtout l’acharnement contre ceux qui luttent et s’opposent à la finance.

Nous sommes déçus mais pas KO, la mise à l’pereuve de 5 ans est un vrai problème pour les militants que nous sommes ….

La CGT doit se dresser Cômme jamais au niveau nationale pour exiger l’arrêt de toutes les poursuites et en faire un combat nationale Avec la création d’une fédération de La Défense des militans Avec des moyens humains et financiers à La hauteur des attaques !!!

Cette condamnation effective Est ub coup tres dur porté à notre avenir professionnel, c’est Aussi cela qu’ils cherchent en voulant nous détruire …

Vive la lutte, nous sommes Aussi victimes du manque cruel d’unité, nous allons aller devant la cour européenne car jamais nous ne lâcherons, nous espérons que les instances vont prendre la mesure de ce que nous subissons et vont nous contacter pour nous aider à financer la procédure européenne ….

WAMEN Mickael
Un des 7 condamnés

 

Reconstruire la gauche : textes de la convention du 20 janvier 2018

 

Nous reproduisons les deux textes adoptés lors de la convention nationale « Reconstruire la gauche » qui s’est tenue le 20 janvier à Paris.

 

Déclaration de  l’Appel à Reconstruire la Gauche

1 – Fin 2017, 1 111 socialistes, militant.e.s ou sympathisant.e.s, membres du Parti socialiste ou non, se reconnaissant dans les valeurs d’une gauche unitaire, sociale et démocratique lançaient un appel à reconstruire la gauche.

Ils proposaient l’organisation d’un congrès socialiste ouvert à toutes les forces disponibles, tirant le bilan du quinquennat et ré-orientant la gauche.

2 – Ce congrès n’aura pas lieu. Celui que préparent les dirigeants du Parti socialiste sera un congrès fermé avec des motions « cadrées » et déposées uniquement par les dirigeants sortants disposant de représentants en nombre suffisant au Conseil national.

De nombreux dirigeants se disent « favorables à la réussite de Macron ».

Or la ligne de clivage est là : on ne peut être à la fois socialiste et pour Macron.

 

3 – Nous, socialistes de gauche, et plus largement, nous qui n’avons jamais renoncé à l’unité de la gauche, à un projet de gauche et qui combattons Macron, décidons de continuer à agir collectivement dans le respect de nos diverses sensibilités.

Nous sommes ouvert.e.s à toutes et à tous. Nous acceptons la double appartenance, mais à gauche ! Nous sommes respectueux.ses des choix de chacun.e et déterminé.e.s à agir collectivement pour que 2018 soit l’année du sursaut pour la reconstruction de la gauche.

Nous prônons une gauche sociale, démocratique, féministe et écologiste qui milite pour une autre création et répartition des richesses, et qui porte haut les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité.

Nous appelons au rassemblement des « Socialistes unitaires » dans la perspective de la mise en place d’un espace permanent de débats, d’initiatives et d’actions de toute la gauche.

Nous invitons en conséquence les groupes et les individus qui se reconnaissent dans ce projet à travailler avec nous dans ce sens.

Paris, le 20 janvier 2018

 

Déclaration d’orientation politique de la Convention du 20 janvier 2018

2018 doit être l’année du sursaut, de la recomposition,

celle qui prépare les victoires à venir

En 2012, la gauche était majoritaire dans toutes les institutions représentatives.

Mais tous les espoirs, toutes les attentes de celles et ceux qui avaient élu ces représentant.e.s ont été trahis. Alors l’électorat de gauche s’est abstenu massivement. Toutes les élections ont été perdues de 2014 à 2017.

2016 a été l’année de la rupture avec, en particulier, le choc de la déchéance de nationalité et celui de la loi El Khomri.

Incapable de défendre son bilan, Hollande est obligé de se retirer le 1er décembre 2016. Le 29 janvier suivant, l’électorat de gauche sanctionne Valls, et désigne pour la première fois un candidat de la gauche socialiste : Benoît Hamon.

L’unité de la gauche Mélenchon-Hamon ne s’est, hélas, pas réalisée, et l’appareil du PS a pu saboter la campagne du candidat socialiste. La division et ces jeux d’appareils ont fait le jeu du putsch d’un homme de cabinet, Macron. La peur de Fillon, du FN, ainsi que la crise de la droite, ont fait le reste.

Chez tous ceux qui ont généré cette situation, il n’y a pas le moindre bilan, pas d’autocritique.

Le coup de tonnerre vient de loin : des promesses non tenues, de la persistance d’une situation sociale se dégradant sans cesse, de 6,7 millions de chômeurs, de la hausse des inégalités et du rôle de la finance.

Les aspirations à mieux vivre perdurent, elles sont majoritaires. Personne à gauche ne s’accommode du chômage de masse, du blocage des salaires, de la retraite à 67 ans, de 15 à 20 % de précarité, de la facilitation des licenciements, de la casse du droit, de la sécurité et de la dignité au travail.

En ce sens, une majorité de gauche existe, mais elle est incarnée à travers de multiples forces séparées et concurrentes, chacune combative mais aucune suffisamment unitaire, légitime et forte pour gagner.

Rien n’est plus urgent que de reconstruire la gauche et de proposer un projet unitaire qui entraîne une majorité.

Dans ce processus, personne n’a de leçons à donner à personne. Personne ne se soumettra à personne, chaque composante de la gauche a droit au respect. Toutes les sensibilités peuvent et doivent contribuer à ce projet.

À Ensemble!, chez EELV, dans la France Insoumise, chez Génération.S, au PCF, à République et Socialisme…, comme chez ceux qui restent de gauche au PS et dans tous les groupes et courants qui se réclament de la gauche, chacun.e sait que rien de grand ne sera possible sans unité. Chacun.e sait qu’il faut s’atteler de façon volontariste, méticuleuse, ouverte, pluraliste, à la convergence et au rassemblement de toutes les forces en mesure de vaincre Macron sur le terrain des mobilisations et de proposer une alternative gouvernementale.

2018, année du sursaut

L’année 2018 sera une année sans élection notable. Elle peut être une année de recomposition, de résistances, de luttes et d’explosions contre la politique anti-sociale brutale de Macron, du Medef, de la finance. Il peut en sortir un grand sursaut au plan politique, on peut renouer avec des victoires, et préparer unitairement les échéances électorales à venir. Toute la gauche, tous ses courants sont concernés.

Pour que 2018 soit une année de sursaut, il faut fédérer les énergies, les groupes, les individus en un mouvement qui garantisse :

-        que chacun.e soit respecté.e dans son identité, puisse l’exprimer ;

-        que des batailles soient menées avec les citoyen.ne.s ;

-        que des cadres communs soient construits.

Rien n’est plus urgent que de fédérer !

Pour une recomposition, une alternative

Un projet alternatif et majoritaire est possible :

     

  • en mettant le social au cœur, la création et la redistribution des richesses d’abord ;
  • en construisant une vraie transition écologique et sociale ;
  • en s’appropriant la révolution informationnelle ;
  • en encourageant un élan démocratique en France avec la mise en perspective d’une VIeRépublique sociale, écologiste, laïque, féministe, internationaliste et pacifiste ;
  • en développant un nouvel internationalisme à commencer par le combat pour une Europe sociale, contre l’Europe néo-libérale actuelle.
  • en s’engageant résolument contre le pillage des ressources des pays dépendants, contre les guerres prédatrices camouflées en espoirs démocratiques ;
  • en soutenant les aspirations des peuples contre les crises, les guerres, la misère et les exils qu’elles provoquent.

Reconstruire la gauche sans nier les différences

Diverses initiatives nationales et locales – notamment la sortie du bulletin Passerelles –, ainsi que de nombreuses autres initiatives à gauche montrent que des forces existent pour reconstruire une gauche sociale, démocratique, féministe et écologiste, internationaliste. Il faut prendre les dispositions concrètes pour organiser la convergence de toutes les initiatives.

Nous proposons que les « Socialistes unitaires » œuvrent au développement de la démarche autour de Passerelles sur les territoires. Cette démarche peut constituer un outil au service de la réflexion et du rassemblement.

À tous les groupes de gauche, courants mais aussi individus, militant.e.s associatifs ou syndicaux, à toutes celles et tous ceux qui sont disponibles, nous proposons une coordination permanente unitaire qui prépare une Convention nationale ou des Assises pour ouvrir la voie d’un espace (ou une coalition) permanent.e de débats, d’initiatives et d’actions de la gauche.

On ne lâche rien, on continue !

Nous proposons qu’une première Convention nationale commune, co-organisée avec toutes les forces d’ores et déjà disponibles pour reconstruire la Gauche se tienne dans les prochains mois.

Elle devra être préparée conjointement par les forces adhérant à cette perspective, avec un comité de pilotage pluraliste.

Macron parie sur la « société post salariale », « agile » et sans statut. Il a tort, car le salariat reste la classe principale, montante, partout dans le monde et en France. Il ne pourra la détruire. C’est le salariat qui va vaincre Macron, et pas l’inverse. Le 7 février : dans :

AVIGNON Casse des droits sociaux Gérard Filoche : « L’unité se fera dans l’action » Philippe Pascal, lanceur d’alerte et ex-inspecteur de l’Urssaf aux côtés de Gérard Filoche, auteur et ex-inspecteur des impôts.

 

Jeudi 18 janvier s’est tenue, à 19 heures, à la médiathèque Jean-Louis Barrault, une conférence sur la casse des droits sociaux organisée par l’association La Vie en roses. Elle était animée par Philippe Pascal ex- inspecteur de l’Urssaf, et Gérard Filoche auteur et ex-inspecteur du Travail. Ils ont présenté leurs opinions, leurs idées et leurs expériences devant une soixantaine d’auditeurs.

Les deux anciens agents du service public ont analysé l’état actuel des droits sociaux en France et plus spécifiquement du droit du travail.
« C’est comme les îles après un ouragan, compare Gérard Filoche, l’état de droit vole en éclats pour l’agilité du salarié, ce qui entraînerait une disparition lente du salariat en faveur de l’auto-entreprenariat » pour, de ce fait, « entraîner la mort du Code du travail et ses protections ». Selon lui, « pour faire bouger les choses, il faut une vaste force politique, syndicale et une occasion particulière, l’unité se fera dans l’action » assure-t-il.

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Le sujet des contrôles a été central. Les conférenciers, rappelant la puissance de ces derniers et l’importance de l’application des lois. Des contrôles qui, par ailleurs, devraient, selon Philippe Pascal, « être améliorés par une meilleure répartition du travail des inspecteurs ».

Optimisation fiscale, fraude sociale, délocalisation, travail dissimulé, évasion fiscale, ne seront réduits, selon les intervenants, que par un « véritable travail de contrôle et du soutien dans ce travail ». Philippe Pascal et Gérard Filoche ont su appuyer leurs arguments par des anecdotes avant de laisser place à un court débat.

 

D’autres démissions du PS dans les Pyrénées orientales 66 et…

Bonsoir Gérard,

Je te prie de trouver, ci-joint, nos lettres de démission du Parti Socialiste. Celle de mon épouse et la mienne.

Nous sommes de la fédération des Pyrénées Orientales et nous faisons partie du groupe qui est sur la photo qu’Alain Bernard t’a envoyé.

Depuis longtemps nous te soutenons comme a dû te le dire Alain notre ami commun et nous avons rejoint officiellement ton mouvement en envoyant notre démission au P.S dès le 19 janvier 2018.

Nous sommes très heureux de venir grossir les rangs des adhérents de GDS.

Aline et Jean-Louis MOSER.

 

 

 

Démission Jean-Louis PS signée.pdf

Quelles sont les raisons qui ont poussé Macron à faire ses déclarations en GB sur un référendum de sortie de l’UE ?

Je m’appelle Elliot Lelievre, je suis journaliste chez Sputnik News à Paris et je vous écris ce jour pour vous demander si vous accepteriez de nous livrer vos réactions quant aux déclarations d’Emmanuel Macron sur un éventuel Frexit au micro de la BBC.
Travaillant sur ce sujet, je voulais vous poser les questions suivantes :
1/ Quelles sont les raisons qui ont poussé M. Macron à faire ces déclarations sur un référendum de sortie de l’UE ?

Parce qu’il sent bien que c’est la réalité dans le pays, le « non » du 29 mai 2005 est sans aucun doute renforcé depuis 13 ans… et en cas de referendum cela se confirmerait. Non pas parce que les français sont contre l’Europe, mais ils rejettent l’Europe libérale et l’ordo libéralisme chaque fois qu’ils peuvent s’exprimer librement. Ils ont battu Sarkozy, Hollande, parce que ceux ci cautionnaient cette Europe libérale et ses règles destructrices, qui provoquent d’un côté chômage, inégalités, austérité, misères… et de l’autre, fortunes accumulées, finances pléthoriques rapaces et totalitaires.

2/ Au vu de la taille réduite de sa base électorale, n’est-ce pas un aveu de faiblesse ?

Bien sur, Macron repose sur une tête d’épingle. Il n’a, en fait, et en dépit des apparences sondagières, d’ailleurs fluctuantes, pas de base sociale ni à droite, ni à gauche. Macron est une créature du CAC 40, du Medef, des banques, et des 9 milliardaires qui détiennent 95 % des grands médias. Comme disait Jean d’Ormesson: « Macron n’a pas de socle, il vit de la chute des autres. »… et surtout de la division de la gauche qui est restée majoritaire dans le coeur du salariat.

3/ Si oui, quelle est sa légitimité à mener une politique européenne ?

Autant et donc pas plus que Mme Merkel qui est minoritaire en Allemagne, aussi bien en 2013 qu’en 2017. Il existe en Europe une forme de dictature de la finance qui ne reflète pas la réalité des aspirations de peuples. Les élections, avec de fortes abstentions partout, se font sous chantage à l’emploi, à la crise, aux immigrés, etc… C’est de cette contradiction non résolue que surgissent des monstres, le chômage et l’extrême droite, le nationalisme et l’obscurantisme.

Si non, en quoi les contextes dont il parle étaient-ils différents en France et au Royaume-Uni ?

Ils ne le sont pas tant, car le leadership dynamique et conquérant de Jeremy Corbyn à la tête du Labour party ( il pourrait bientôt être Premier ministre, et Mme May est déstabilisée et peut perdre à tout moment) révèle l’aspiration profonde du peuple britannique : en votant pour le Brexit, il y avait ambivalence, confusion, c’était un vote contre le libéralisme et contre l’UE parce que précisément l’UE est libérale, technocratique, austéritaire, mais une autre Europe sociale et démocratique, aurait surement pour effet d’inverser et d’annuler ce vote. En France également, le rejet qui existe est celui de l’UE telle quelle est mais pas de l’Europe.

4/ Ne pensez-vous pas que le fait que la France soit un membre fondateur de l’UE et l’attachement des français à l’euro sont des données qui rendent une comparaison France-Royaume-Uni difficile à établir ?

Si un Jérémy Corbyn avait pu l’emporter à la tête du PS français, on aurait vu que les différences n’étaient pas si grandes. Et si Jeremy Corbyn l’emporte en GB nous en verrons aussi des effets positifs chez nous et bien des rapprochements. Une autre politique est possible en Europe, elle existe au Portugal avec l’unité PSP, PCP, BdG. Ce qui nuit à l’Europe c’est essentiellement les choix économiques anti sociaux comme ceux de Macron, Merkel, Renzi, Rajoy et cie…

5/ Les difficultés du FN à se positionner sur l’Europe et l’euro n’illustrent-elles pas l’attachement de la grande majorité de la population française au projet européen ?
Non, elles illustrent ce que j’ai dit précédemment : il n’y a pas de rejet de l’Europe, il y a un rejet de l’UE telle qu’elle est.
Or le FN manipule entièrement le rejet de l’UE pour défendre un nationalisme xénophobe dangereux anti européen –  comme ses partenaires d’extrême droite en Autriche et ailleurs.
Il faut donc renverser le cours destructeur de l’ordo-libéralisme qui  règne dans l’UE et… casse l’Europe. il faut notamment mettre fin au dumping anti social des « travailleurs détachés ». Il faut opposer une autre Europe sociale, redistributrice, réductrice des inégalités, condition de la relance économique, de la transition écologique – sans glyphosate – des services publics, d’un recul du chômage de masse, pour le plein emploi de qualité et un smic européen.

Jo, venu de Sierra Leone

Jo est venu de Sierra Leone. Il a mis un an et demi pour venir en France. Il a tout traversé, tout subi. Les longues marches, le cabotage en camion et en bateau. Les attentes interminables, le pillage de ses maigres ressources, les mauvais traitements de tous cotes, police, milice, mafias. La peur, les humiliations, le risque ont été permanents. Il a d’abord réussi à remonter en Afrique du Nord, en Libye, puis il a réussi à s’embarquer au péril de sa vie, il est arrivé à Lampedusa. Il était encore temps, il a pu traverser l’Italie. Il visait la Grande Bretagne. Il est passé par Menton. Puis il est arrivé à Calais. Après 18 mois de voyage, il a été évacué de force avec la grande liquidation de la « jungle ». On l’a transféré du côté de Clermont-Ferrand, il ne savait pas bien ou il était. Mais il s’y est posé, il a cherché du boulot. De chantiers en chantiers, il s’est accroché pour avoir de quoi redevenir décent et vivre a minima. Il a pu envoyer quelques sous à sa famille. Il a rencontré de la solidarité ouvrière, par le syndicat, les militants proches de la CGT. Ils l’ont aidé à faire valoir ses droits élémentaires : obtenir une feuille de paie, avec un respect de ses horaires réellement effectués, ce qui était énorme. Parce que quand vous êtes sans papiers, le patron se croit tout permis en heures supplémentaires non payées. Il a commencé à avoir un vrai toit, un studio à peu prés correct, et il a, en économisant, envoyé davantage à sa famille qui lui avait donné un petit pécule à l’origine de tout ça.

Dans le bâtiment c’est dur chaque jour, Macron ne le sait pas, mais la pénibilité au travail ca existe partout. Encore plus qu’ailleurs dans la démolition. C’est ce que racontaient les salariés de la fédération du Bois, lundi 15 janvier, au 32 rue Kleber devant le siège patronal, venus défendre leurs dirigeants traduits en justice pour leur action syndicale. La liste des victimes du travail s’allonge dans des conditions rendues encore plus risquées par la disparition des CHSCT, par les cadences exigées, les durées du travail allongées, par la fin des protections du code du travail.

Jo a enfin réussi à obtenir des papiers. Au bout de deux ans de feuille de paie, il a pu se placer dans une situation légale, évitant la crainte de l’arrestation et de l’expulsion à chaque coin de rue. De quoi respirer et envisager mieux l’avenir pour lui et les siens. A Clermont-Ferrand, ils ont fait un petit « pot » pour fêter ca, la fraternité entre travailleurs. C’était juste pour marquer le coup. C’était le vendredi dernier en fin d’après-midi, tout le monde s’est congratulé. Jo a appelé ses proches en Sierra Leone et leur a communiqué la bonne nouvelle. Et puis lundi, sur le chantier, il n’y avait pas de protection ni garde corps, ni filets, ni éventail, il n’y avait pas de baudrier, il était au 6° étage, il y a eu une fausse manœuvre avec la grue et la lourde banche, Jo s’est trouvé déséquilibré, il a chuté, il est tombé, il est mort. Il avait trente ans, Jo.

 

lire chaque semaine l’Humanité Dimanche ma chronique « au boulot »

 

Travaux en hauteur, pas droit à l’erreur

Ce sont des données peu connues qui font froid dans le dos. Toutes les quinze secondes, dans le monde, un travailleur meurt d’un accident ou d’une maladie liée à son emploi, selon les chiffres de l’Organisation internationale du travail (OIT). Toutes les 15 secondes, 153 personnes sont victimes d’un accident lié à leur activité. Au total, 6 300 personnes par jour, soit 2,3 millions par an, décèdent à cause de leur travail.

 

Un double accident mortel a eu lieu sur un chantier de réhabilitation à Paris. Le responsable de l’entreprise MPM (92 Gennevilliers) travaillait à la déconstruction d’un toit avec deux de ses salariés. Ils ont fait une chute de 15 m en déposant la charpente. Deux sont décédés, la 3ème victime est gravement blessée. L’enquête révèle une absence de méthode dans le plan de sécurité et de protection contre les chutes de hauteur.

 

Sur un chantier de rénovation à Varreddes (77), le co-gérant de l’entreprise RODRIGUES LEMOS (77 Ocquerre) travaillait sur le toit d’un petit hangar quand il a chuté à travers le faux plafond, faisant une chute mortelle de 5 m sur la dalle en béton en contrebas. Aucun dispositif de protection contre les chutes de hauteur n’était prévu.

 

En France, si la première cause d’accident du travail est la manutention manuelle (52 % des accidents avec arrêt), elle est suivie des chutes de hauteur (17%), responsables de 25 % des invalides de la branche, principale cause de décès dans le BTP. Plus de 10 % des accidents du travail sont dus aux chutes de hauteur : 3e cause d’accidents du travail avec ou sans incapacité permanente, 2e source de journées de travail perdues par incapacité temporaire.

 

Le BTP représente près d’un quart du total des arrêts de travail, un tiers des cas d’incapacité permanente, et plus de la moitié des décès par chute de hauteur : entre 2010 et 2014, le seul secteur du BTP a été à l’origine de 1 008 décès. Les chutes de hauteur dans la seule année 2012 avaient entraîné :

  • 52 décès
  • 71 925 accidents du travail avec arrêt de travail, soit 11,2 % des accidents du travail
  • Plus de 6 millions de journées de travail perdues
  • 6 239 incapacités de travail avec invalidité permanente

Les accidents sont majoritairement de 3 types :

  • Chute à travers un toit dont le matériau est fragile.
  • Chute dans le vide sur les extérieurs.
  • Chute dans un trou/trémie fenêtre, ou dans un  escalier

Les principales causes des chutes de hauteur sont :

  • L’absence de protections collectives (échafaudages, plateformes sans garde-corps)
  • L’absence de protections individuelles (harnais antichute).
  • Un dispositif défectueux ou mal utilisé (point d’ancrage non conforme par exemple).

Enfin, 47% des intérimaires ayant eu un accident grave en 2014 travaillaient dans le BTP. Signalons qu’en Allemagne l’intérim est interdit dans le bâtiment. Et puis on peut vaincre Macron et réimposer des CHSCT.

 

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seulement 65 % de 20 896 votants (23,34 % sur 89 257 Inscrits) le 18 janvier dernier pour le coup d’état anti-statutaire au PS

Ainsi c’est la « direction collégiale provisoire » (« DCP » sic) du PS (non statutaire, non proportionnelle), qui a annoncé les résultats du 18 janvier probablement aussi « bidonnés » que ceux du 28 septembre dernier.

Elle annonce 20 896 votants sur 89 527 inscrits. personne ne croit qu’il y a 89 000 inscrits. La DCP a parlé de « 40 000″ ce qui est aussi surévalué. On peut légitimement mettre en cause les chiffres, penser qu’ils sont « doublés »  probablement reste t il moins de 10 000 adhérents ayant payé une cotisation pour voter et se mettre à jour.

Notons au passage que les 23,34 % officiels affichés le 18 janvier 2018 sont moins que les 24,87 % de votants affichés le 28 septembre 2017.

Car, en fait dans la fédération de Paris, la plus grosse du pays, on avait décompté en septembre 908 votants sur 6578, dont 10 % de « non » et autant de « nuls » et il est peu probable que le score ait été supérieur dans les autres fédérations. Et s’il a diminué ce coupe ci…

D’ailleurs un jugement du tribunal saisi par un militant a interdit à la  DCP de se réclamer de ce votre anti-statutaire et minoritaire du 28 septembre.

(Pour comparer il y avait eu 87 898 votants officiels déclarés au congrès de Toulouse en octobre 2012 et 71 140 votants au congrès de Poitiers en juin 2015 (congrès qu’il avait fallu leur imposer au tribunal).

À Paris encore, le 7 décembre 2017, point culminant des travaux dits de « refondation », il y eut un maximum de 416 votants, dont 221 «oui» et 121 «non» et 32 abstentions (toujours sur 6578 adhérents théoriques) pour consacrer l’enterrement de toute démocratie par la « suppression intégrale des motions, remplacées par un court texte d’orientation générale présenté par la direction ».

Le Conseil national déserté du 9 décembre n’est pas allé jusque-là, mais il a arrêté des dispositions tout aussi anti statutaires, puisque seul un congrès peut disposer du pouvoir de changer les statuts. Ce sont ces dispositions anti-statuaires qui viennent officiellement d’être « validées » (sic)… par 23,34 % de votants (présumés) dont il faut souligner que  35 % (!) ont quand même dit : « non » (alors que les propositions de modification de statuts étaient UNANIMES à  la DCP : il y a donc au moins 35 % de membres sur 20 000, dans ces circonstances difficiles et troubles, qui ne se reconnaissent le 18 janvier dans aucun secteur de la direction, dans aucun candidat !!! ).

Ces dernières semaines ce sont des milliers de militants qui partent avant même le congrès, ce qui atteste du degré de dislocation statutaire et politique.

Le vote du 18 janvier est donc, de  tous points de vue, illégal et chiffre en mains, anti-statutaire, Delphine Batho a raison de le dire : c’est un « coup d’état anti-statutaire« , puisqu’il est interdit par les statuts de changer les statuts en dehors d’un congrès. Il y faut 2/3 des voix. Et un changement de statuts ne peut s’appliquer que pour le congrès suivant.

Et changer les statuts en restreignant la démocratie pour empêcher le débat à la veille d’un congrès, c’est sans doute le plus haut degré de manipulation et  de cynisme de la part d’un appareil bureaucratique  et Marie-Noëlle Lienemann n’a pas raison de condamner brutalement comme elle l’a fait Delphine Batho, ni Emmanuel Maurel et quelques autres d’approuver et de servir de ce coup d’état.

La démocratie n’est pas une technique, ni une affaire d’opportunité, elle n’est pas une méthode subordonnée ni aléatoire, la démocratie est une affaire de principes.  Ceux qui, comme Lienemann, et Maurel, cautionnent des malhonnêtetés et malfaisances de ce type, en seront victimes un autre jour. Et en plus ils nuisent à la sincérité de leur projet politique affiché. Ils font eux mêmes mourir statutairement Epinay. Qui va croire à l’honnêteté des positions politiques prises avec cette pratique là ?

La démocratie est et sera un élément constitutif décisif de toute société réellement socialiste, et le parti qui prétend combattre pour le socialisme doit la respecter de la façon la plus scrupuleuse. si vous jouez à violer vos statuts vous violerez les lois. Si vous utilisez des méthodes bureaucratiques, vous finirez corrompus. La démocratie est garante de l’éducation, de la pédagogie, de l’émancipation, elle est le levain de toute mobilisation de masse, elle doit être exemplaire. La démocratie est la soeur jumelle de la liberté, de la dignité, de la loyauté. Le respect des statuts dans un parti, c’est le Ba Ba de l’existence de tout parti, de sa capacité à attirer, à rassembler, à agir.

Le PS avait cette spécificité d’organiser le débat en organisant un échange de contributions qui permettaient à tout militant de s’exprimer et d’échanger,  puis en permettant que ces contributions générales se regroupent, déposent des motions soumises au vote, les militants pouvaient choisir sur ces textes de fond, indiquer les lignes de forces de l’orientation et designer les directions à partir de là. Le débat politique sur des textes écrits prédominait ainsi sur les personnes.

En supprimant les contributions générales, puis en exigeant qu’il y ait d’abord un groupe de dirigeants qui s’assemble avant tout débat, exigeant 40 puis 16 signatures préalables avant d’ouvrir la discussion, les coups d’état du 28 septembre, 9 décembre et 18 janvier, ont figé à l’avance tout choix, toute initiative militante, seuls des morceaux de la direction ont accès au dépôt de motion et ainsi à leur propre ré élection, comme si par exemple le quinquennat Hollande n’avait pas eu lieu entre temps.

D’où l’obligation assez affreuse et magouilleuse pour les uns et les autres de procéder depuis des semaines, par regroupement soit sur Carvounas, soit sur Faure, soit sur le Foll, soit un autre nom, avant de parler de fond politique. Car c’est le premier nom du dépositaire du texte « collectif » cosigné qui sera le premier secrétaire. Le coup d’état statutaire change tout, toute la règle de débat, du congrès, de la proportionnelle est dénaturée.

Cette restriction de la démocratie, ce coup d’état anti-statutaire, aide à placer encore davantage le PS sous la coupe des Macroniens. Macron s’était plaint en 2016 d’un « foyer infectieux » contre la loi El Khomri au sein du PS ( c’était nous, bien sur). Pour subordonner le PS à Macron, il leur  fallait exclure, sectariser, mentir, manipuler violemment sans foi ni loi. Peu leur importe le triste spectacle révulsant que donne le PS, ils en ont choisi d’en payer le prix.  Ils font mine de croire  imperturbablement qu’ils vont remonter la pente.

Or ils  réduisent  le PS en fait, pour Macron, à un garde-flanc sans prestige, seulement capable de diviser la gauche, et de protéger la mise en oeuvre de sa politique anti sociale. Olivier Faure qui semble tenir la corde depuis son soutien (hélas) par Martine Aubry, s’est abstenu sur la confiance à Macron et explique qu’il n’est pas contre toutes les ordonnances anti travail mais seulement « contre quelques lignes rouges » de celles-ci (lesquelles ??) : on devine toute la politique ultérieure, qui en découlera. Ce sera au mieux la défense des « modérations » de Hollande contre les « excès » de Macron.  Il n’y a pas de chance de redressement ni d’unité de la gauche, avec cela. C’est Max Lejeune qui gagne contre Epinay.

En concret Emmanuel Maurel a accepté ce processus depuis le 8 juillet (en s’en faisant le promoteur puisqu’il répétait, à l’envie, avec l’appui de JC Cambadelis, que ce serait un « congrès avec 6 motions et 25 000 votants », une façon de ridiculiser par avance la méthode et de contribuer à la faire changer) – malgré mes objections. Dés le 8 juillet je voulais avec mes amis forcer au débat ouvert, franc, loyal. Ils n’en voulaient à aucun prix. Depuis le 8 juillet 2017,  ils voulaient tous empêcher que je dépose une motion et soit candidat, comme je le proclamais,  à la « Jeremy Corbyn », et, par peur,  ils ont tous appuyé Témal en ce sens, et ils ont aussi voté, pour la même raison, la seule vraie,  ma « suspension provisoire » du BN (elle même aussi anti-statutaire, mais ils s’en moquaient ; on a hésité à aller en justice, mais on n’avait pas de sous et plus de motivation suffisante pour continuer dans ce cadre pourri bureaucratiquement).

C’était la façon pour E. Maurel de s’assurer de l’éventuel « contrôle » (car c’est le premier signataire des motions qui décide de tout pour la motion) de ce qui restait à gauche au parti. Le prix à payer de cette complicité dans la manœuvre est élevée puisque des milliers de militants l’ont compris et s’en vont depuis… même des proches de MLG qui lui reprochent d’être allé  jusque là. Et si tout cela est, comme le dit Luc Carvounas, dans le but caché de rejoindre ensuite FI en vue des européennes, la démarche n’est pas la nôtre, nous ne sommes pas en quête de cette manière de sauvegarde de poste. Nous y opposons une démarche unitaire constructive honnête et dynamique de toute la gauche comme nous l’avons toujours fait, et c’est ainsi que nous travaillons à l’illustrer par le lancement de GDS.

Nous nous sommes posés la question de la dénonciation nous-mêmes des coups de forces antistatutaires devant la justice, c’était parfaitement justifié et gagnable, comme Delphine Batho se propose de le faire pour son propre compte.

Mais pour cela, il fallait beaucoup d’argent et nous n’en avons pas les moyens, et nous avons choisi en cours de route, pressionnés par les nombreux militants qui ne voulaient plus batailler dans ce cadre,  de dire que ce n’était plus notre priorité (d’où l’ITV du JDD et ses suites). Nous restons orientés en priorité dans les luttes sociales contre Macron, contre l’application des ordonnances anti travail, contre les ruptures conventionnelles collectives à PSA, contre la fraude fiscale, contre la politique anti-migrant (laquelle fait plus de ravages encore que la « déchéance de nationalité »). Voyez donc les documents de notre réunion de travail fondatrice  issus de ce week-end des 20 et 21 janvier, l’avenir, la suite, l’action à gauche se poursuit – sainement.

 

 

 

 

 

Je t’envoie le présent courrier pour te signaler ma démission du Parti Socialiste à compter de ce jour

Alain BERNARD

Ancien secrétaire fédéral

Membre de la CEF. Fédération Catalane du PS.

Secrétaire de Section de Corneilla de la Rivière.                           Le 20 Janvier 2018

Je t’envoie le présent courrier pour te signaler ma démission du Parti Socialiste à compter de ce jour,

Pourquoi cette lettre parce que je souhaite m’expliquer et ne pas partir sur la pointe des pieds comme l’ont fait nombre de camarades d’ici ou d’ailleurs.

Le parti Socialiste, c’est une bonne partie de ma vie puisque j’y ai adhéré en 1974 et, j’ai toujours été très investi comme militant de base dans ce que je considérais vraiment comme mon parti.

J’ai beaucoup milité un peu partout, notamment à Vitrolles commune bien connue pour être une des premières à avoir élu un maire  FN.

C’est avec grand enthousiasme que j’ai participé avec mes camarades aux distributions de tracts, colleur d’affiche de jour, de nuit, dans des secteurs qui n’étaient pas toujours de toute sécurité, surtout  dans les Bouches du Rhône, tenue des bureaux de vote etc etc, et j’ai même terminé comme adjoint au maire de cette commune où les batailles étaient très rudes.

J’ai rencontré à cette occasion des camarades qui sont devenus plus que des amis, des frères et des exemples  pour moi.

Puis, je suis venu dans ce département, et j’ai rencontré un autre homme de grande qualité avec lequel je n’étais pas d’accord tout le temps, mais que j’ai respecté profondément pour ses prises de position vraiment en faveur de son pays et de bien d’autres choses encore.

C’est donc tout naturellement que j’ai également occupé la fonction de secrétaire fédéral durant de nombreuses années à la fédé catalane du PS, militant de l’ombre comme disait Christian Bourquin,

Je me demande souvent, comme beaucoup d’autres, quel aurait été sa vision et son comportement s’il avait assisté à ce délitement de notre parti auquel nous assistons impuissants depuis au moins 5 années.

Nous avions tout le gouvernement, l’Assemblée, le Sénat, les régions, les départements et nous avons tout perdu par notre faute, en appliquant une politique pour laquelle nous n’avions pas été élus et contraire à nos idéaux de Socialistes.

Les Français nous ont justement sanctionnés, parce que nous n’avons pas su en plus rassembler la  gauche et même défendre correctement notre candidat.

A cette occasion nous avons encore nous, les militants de base oeuvrés énormément pour que se tiennent dans de bonnes conditions les primaires de notre parti partout dans les plus petites communes.

Force est de constater que nous ne reconnaissons plus notre parti  dans ce « salmigondis » de personnalités, qui vont même jusqu’à cohabiter avec un Président de droite, et qui ne sont  pas exclus du Parti ou qui ont fait campagne pour la majorité présidentielle avec Macron.

A la défaite politique, au reniement démocratique, s’est ajoutée la faiblesse morale quand un de nos responsables politiques membre du bureau national, a été jeté en pâture pour un tweet  dont il ne nie pas le caractère anti sémite, mais qu’il a retiré dès qu’il s’en est rendu compte, et pour lequel il s’est excusé. Le parti tout entier aurait pu faire bloc pour le défendre, mais l’occasion était trop belle de tenter d’éliminer un opposant interne en injuriant le camarade autant que l’homme.

Pour nous, militants de la gauche du Parti, c’est la goutte qui a fait déborder le vase déjà bien plein.

Par contre, aucune mesure n’a été prise à l’encontre de celles ou ceux qui ont voté et appelé à voter pour le candidat Emmanuel Macron, dès le premier tour de l’élection présidentielle.

Donc, voilà la coupe est pleine, et je pourrai encore faire long sur la tristesse de voir mon parti celui de Jaurès, celui de tous les combats du monde ouvrier, devenir le vague « truc mou » qu’il est devenu, prêts à soutenir un Président de droite, défenseur du grand capital, dès qu’il lèvera le petit doigt.

Par contre, j’assure de mon estime beaucoup de camarades qui considèrent que leur investissement au sein du PS demeure encore l’engagement le plus utile pour nos concitoyens, et c’est avec très grand plaisir que je les retrouverai pour les combats à venir.,

Pour ma part j’ai décidé de faire vivre G.D.S. (Gauche Démocratique et Sociale) avec beaucoup d’autres camarades du PS,  mais aussi d’autres partis, mouvements de gauche, et d’utiliser mon temps et mon énergie là ou je les crois plus utiles, mais je reste profondément Socialiste.

Voilà, je t’adresse l’expression de mes meilleures salutations Socialistes et Républicaines, et je te remercie donc de prendre acte de ma démission.

Alain BERNARD