Abonnez vous et lisez D&S n°245 l’excellente revue mensuelle de la gauche socialiste : Tragédie historique

 

 

Suite la longue douloureuse et complète trahison des gouvernements Hollande, et de cette longue séquence de 18 mois qui a abouti à l’élection de l’extrême financier Macron, on retiendra que la majorité du peuple a été manipulée, flouée, et ses aspirations piétinées. Le duel final entre Le Pen et Macron ne représentait pas la réalité politique et sociale du pays ;  ses forces vives ont été écartées en cours de route, ses plus anciens partis se sont décomposés, l’incroyable putsch d’un trader inconnu, homme de cabinet propulsé directement par le Medef, le CAC 40, et les 9 milliardaires qui détiennent 95 % des médias, a réussi.

En fait Macron ne dispose que d’un petit capital de soutien, de 8 % à sa personne et de 16 % aux idées qu’il a peu ou prou développées. Il a gagné par défaut, les électeurs votant pour lui, d’abord pour ne pas avoir Fillon, puis pour ne pas avoir Le Pen.

Le Pen a fini à des scores relatifs de 23 % et à 32 % dans un scrutin caractérisé par un fort taux de votes nuls, blanc et d’abstentions. Partis politiques et démocratie ont reculé, apprentis Bonaparte et partis plébiscitaires ont progressé.

Le véritable affrontement entre les deux classes fondamentales opposées, entre gauche et droite, entre ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre, les salariés, 93 % des actifs, et ceux qui l’achètent et l’exploitent, l’oligarchie, n’a pas pu avoir lieu.

Macron, quelle que soit la composition de son gouvernement, c’est la droite à 100 %. Même s’il feint de se cacher derrière, il n’y a pas de « centre ». C’est la dictature de la finance qui commence par de nouvelles ordonnances de casse du droit du travail et de la protection sociale, en plein été pour court-circuiter le Parlement et le mouvement social.

 

Si la gauche s’était unie, elle aurait pu gagner largement. Elle aurait gagné des millions d’électeurs qui, par défaut, sont allés vers Macron dés le premier tour. Elle aurait polarisé des millions d’électeurs si Hamon et Mélenchon (avec Jadot et Laurent) s’étaient mis d’accord – comme D&S l’a proposé avec acharnement pendant 18 mois –  sur un programme de gouvernement, un mode de gouvernance VIieme République et une majorité parlementaire.

Le PS sortant a payé pour l’immense trahison du quinquennat Hollande, et encore pour n’avoir pas soutenu Benoit Hamon comme il l’aurait du. C’était la première fois depuis un siècle grâce aux primaires du 29 janvier que la gauche socialiste l’emportait, en rupture avec l’appareil. Il y avait une « fenêtre de 11 semaines » entre le 29 janvier et le 23 avril, pour unir et refonder toute la gauche tout en remportant une victoire historique sans précédent. La face de la France, de l’Europe et du monde en auraient été bouleversée.

Le désastre s’est joué dés le premier tour, le soir du 23 avril à 20 h, parce que, du seul fait de la division Hamon-Mélenchon, la victoire de la gauche était sabotée. Sans unité, sans accord politique, il était impossible de rassembler suffisamment. Peu importe ensuite le score, entre 6,5 % et 19, 5 %, quand c’est perdu, c’est perdu. Les programmes sont partis à la poubelle, tout est à refaire.

L’électorat de Hamon et celui de Mélenchon étaient pourtant le même, leur programme était le même à 80 %, l’accord était théoriquement aisé, des millions de voix ont d’ailleurs glissé de l’un à l’autre, de Hamon à Mélenchon pour essayer de compenser par une dynamique spontanée et désespérée, le refus d’unité construite consciemment des deux côtés.

Mais les 2,4 millions de voix finales de Hamon, (6,5 %) ne pouvaient pas s’additionner aux 7 millions de Mélenchon, 19 % des voix, sans qu’il y ait un accord politique global, explicite. Il aurait été dit : « L’un sera président l’autre premier ministre, le programme sera revu et finalisé par les deux côtés, le gouvernement sera unitaire, les députés seront labellisés » nous aurions gagné à coup sûr, et nous serions au pouvoir.

C’est un cas d’école, une tragédie historique.

 

Constater cela est à la fois un désespoir, un espoir et une leçon incontournable.

Désespoir d’avoir eu deux dirigeants de la gauche, les plus bêtes du monde, qui ont refusé d’avoir, la carrure, la grandeur, et la conscience nécessaires pour faire le choix gagnant dans notre interêt à toutes et tous.

Espoir, parce qu’en fait, on sait toujours que dans ce pays, la gauche est majoritaire et peut gagner si elle est unie.

Leçon incontournable : la gauche ne peut gagner sans unité.

La gauche, ça ne peut pas être et ne sera pas le bonapartisme,  ce n’est pas seulement les estrades et les harangues, la gauche, c’est un maillage militant des partis, des syndicats, des associations, des élus, dans les territoires, les entreprises, les bureaux,  quartiers. La gauche est pluraliste, diverse, comme le salariat. La gauche, sans passé, n’a pas d’avenir. La gauche sans respect, sans écoutes, sans négociation, ni association entre ses composantes, ne vaut rien.

C’est pourquoi, aux législatives, la gauche ne corrigera la défaite du 23 avril qu’à la condition d’être unie.

Elle doit se fixer le cap d’avoir un groupe parlementaire rouge-rose-vert, uni et indépendant, pour résister et combattre la terrible politique anti sociale que le trader Macron et le Medef nous annoncent. Pas une voix pour Macron, pas une voix pour Philippe. Toutes nos forces pour la gauche unie, seule méthode, seul moyen, pour résister, avancer et reconstruire.

 

Gérard Filoche

 

 

 

 

El Khomri a fait une loi scélérate anti travail anti salariés en 2016 et s’apprête à revoter des ordonnances scélérates Macron aggravées en 2017

Menucci se plaint sur tweeter des « petites manoeuvres de FI « qui rajoute malhonnêtement à Marseille des bandeaux sur ses affiches « pour Macron » à la place de « un depute de gauche pour Marseille  »
et à Paris, El Khomri, auteure de la fameuse loi scélérate anti travail, anti salariés, elle, rajoute Macron sur ses affiches

idem pour Marisol Touraine qui s’est fait designer par le PS mais se presente comme « majorité présidentielle » ! La honte n’a pas de limite ? si, car la fédération 37 vient de l’exclure, quand même !

C’est Menucci qui a raison du point de vue de la ligne officielle du PS !  Etre à « en marche » est au PS est incompatible. On ne peut pas être socialiste et pour la droite Macron.

 

pré bilan : l’unité en 18 mois et en 10 points, texte provisoire, en travail – a paraitre

texte provisoire, extrait d’un livre à paraitre beaucoup plus détaillé :

 

L’unité en dix épisodes

épisode 1 : ça commence le 21 janvier 2016, tous les dirigeants de la gauche sont là dans la même pièce, à Paris dans le 20°, on est quarante et on discute deux heures, pour construire une plateforme commune et une candidature commune pour la présidentielle, tout est cassé par Mélenchon qui nous dit « il n’y a pas de débat, la plate-forme c’est celle de 2012, la mienne, et il faut un candidat expérimenté, qui sache faire, il faut 9 millions, qui ait l’argent, c’est moi » cette position brutale de refus d’unité s’avérera quels que soient nos efforts ensuite, immuable.

épisode 2 : février avril : Melenchon ira tout seul s’auto proclamer sur TF1 et refusera ensuite toute alliance, toute discussion. Il s’opposera et dénoncera activement des grandes primaires de toute la gauche, prévues par toute la gauche, et même un moment proposées à toute la gauche PCF et Vert, par le PS les 4 et 11 décembre, dans le but de parvenir à une plateforme et à un candidat commun. Il découragera le PCF, les Verts, le PS lui même de les organiser, alors qu’au départ toute la gauche (et bien au delà, Libé, etc) les voulait. L’argument était qu’Hollande les emporteraient : je disais urbi et orbi que « non », il serait perdant et perdu, et qu’il ne se présenterait pas. Et je disais aussi que si c’était Valls il serait battu, il n’y aurait rien a craindre, ce serait un candidat de gauche et non pas un candidat du quinquennat qui l’emporterait. La preuve en a été faite. Les rapports de force issus notamment de la grande mobilisation sociale anti loi El Khomri étaient favorables à ce qu’un candidat de la gauche unie l’emporte après avoir écarté Hollande et Valls. Macron n’y va pas, alors que Hollande les a accepté : si Macron y était allé il aurait été battu lui aussi, comme Valls. Probablement que Mélenchon les aurait emportées s’imposant sans conteste à gauche : seul un candidat valable de la gauche socialiste aurait pu été en concurrence avec lui.

épisode 3 : juin – octobre : le temps passant faute de primaires, et en dépit de nos efforts et appels pour l’unité, les congrès des Verts et du PCF y renoncent  (début juin), même si on en débat lors des universités d’été des verts et du PCF (où je vais à Angers et Lorient fin août), puis à celle de la motion B ( La Rochelle, 11 septembre) Le CN du PS renonce à ces grandes primaires de décembre le 2 octobre et les convoque en janvier. En fin 2016, Melenchon enregistre des « ralliements », du PCF, de « Ensemble, » les Verts font leur propre primaire et choisissent Jadot. Tout en refusant de discuter de sa campagne, en refusant tout accord, toute plateforme, tout collectif, Mélenchon accepte les ralliements en traitant fort mal les « ralliés« . Il confirme à chaque étape manifestement son choix d’une campagne plébiscitaire et non pas « unitaire ». Il refuse toute campagne collective (nous l’aurons critiqué tout au long de l’an 2016, espérant modifier ses convictions, à l’usage des faits et débats, sans être jamais entendus, et c’est ce qui causera la défaite finale sur laquelle nous ne cessons d’alerter).

épisode 4 : octobre – janvier : quand, par défaut, des primaires plus petites du point de vue de leur périmètre sont organisées les 22 et 29 janvier par le PS « ouvertes de la gauche et des écologistes » – mais épurées par Cambadélis, j’en suis écarté alors que je pouvais les gagner), Mélenchon les raille, sort un livre de Corbières contre leur principe, publie des affiches pour les saboter et appeler ouvertement à les boycotter, Mélenchon explique à ce moment là qu’il préfère Valls ou Hollande.

En effet sans primaires, Hollande y serait peut être « allé » et sans primaires le PS aurait désigné Valls. C’est le vote de 2,1 millions d’électeurs militants qui va en décider autrement de façon démocratique, en dépit de l’hostilité des amis de Mélenchon.

épisode 5 : janvier : la gauche socialiste réussit pour la 1e fois depuis un siècle à battre la majorité de l’appareil du PS, après avoir réussi à ce que Hollande ne soit pas candidat, elle gagne les primaires en éliminant Valls. Hamon est le candidat élu. Un million et demi de voix, 60 % c’est sans conteste. Valls s’incline alors. Hamon (comme Montebourg), a promis d’appeler JL Mélenchon le 29 janvier et de faire avec lui un programme commun de gouvernement, et, de lui même il ajoute « j’irais à cette discussion sans faire de ma candidature un préalable ». Au lieu de se féliciter de la victoire de la gauche socialiste, de saisir la perche, Corbières la conteste, tente de la ridiculiser. Mélenchon encaisse le coup les premiers jours : il a fait campagne solitaire depuis un an, il a 250 000 supporters et 9 % des voix, Hamon a 1,2 million d’électeurs et 16 % des voix. Mélenchon accuse alors Hamon d’être resté sous tutelle de l’appareil, de ses candidats députés. Ses amis nient à Hamon l’autorité d’être de la gauche socialiste et le traitent comme s’il était comptable de la trahison du quinquennat. Ils font l’amalgame au lieu de se réjouir que la gauche socialiste ait gagné : un clivage lourd polémique et sectaire, va s’installer qui contribuera à faire perdre ensuite le 23 avril.

Hamon met en place un organigramme de campagne où figurent peu à peu les notabilités du quinquennat sortant, il veut amadouer le parti, mais pas nous, la gauche socialiste ni D&S, qui avions combattu le quinquennat depuis le début, (congrès de Toulouse, ANI, lois Sapin, Ayrault, Macron El Khomri, ce que n’avait pas fait avec autant de force Hamon) nous pouvions contribuer à lui donner visibilité et autorité, Hamon ne nous utilise pas une seule fois en trois mois. Pourtant nous n’allons cesser d’être actifs et de prendre des initiatives, y compris en donnant notre version du revenu universel, et en incitant sur le « candidat de la feuille de paie ».Et surtout en menant le combat jour et nuit pour l’unité et éviter le désastre du 23 avril à 20 h.

épisode 6 : Mélenchon dit qu’il ne peut y avoir accord s’il n’y a pas épuration des députés de droite du PS. Hamon refuse de « couper des têtes » à juste titre. Je fais aussitôt la proposition personnelle puis publique sur RMC, qu’il y ait un accord global, un programme de gouvernement commun, que Hamon soit président et Mélenchon premier ministre, et qu’il y ait une nouvelle convention PS pour redésigner les députés après la présidentielle. Cambadelis accepte évidemment la convention. Et Cambadelis dit « Hamon est libre de sa campagne » : ce qui est vrai. Personne ne dicte à Hamon ses choix. Hamon a été libre de sa campagne de bout en bout. Il commet l’énorme erreur de ne pas tenir sa parole et de ne pas appeler Melenchon pour le contraindre à un accord à chaud après le 29 janvier. Personne ne relaie ma proposition « Melenchon premier ministre ». Dans l’équipe autour de Hamon, certains parient que Mélenchon va baisser à 7 %, moi j’affirme qu’après un an de campagne ce ne sera pas le cas et qu’il garde les 11 % et ira au dessus, et que nul ne peut gagner sans accord, que ce soit à 15/15 ou à 17/7 ! Mais les jours s’écoulent sans que Hamon, donné par les sondages à 16 ou 17 % tandis que Mélenchon baisse à 9 %, n’engage le travail pour une candidature unique, je me bats comme un beau diable à côté de Hamon, au repas du 4 février, au comité politique du 11 février, auprès de ses amis Cherki, Hanotin, Germain, Balas, par contacts, téléphones, réunions, par lettre, par mail, puis par un « appel » puis par des pétitions unitaires, pour qu’il le fasse, sur mon blog, avec tous le réseau D&S mobilisé. Mais Hamon n’écoute pas et ne saisit pas l’opportunité, ne tient pas sa promesse faite au cours des primaires, il a totalement tort et il va perdre a cause de cela. Il signe avec Jadot seul, prétendant aborder Mélenchon avec une meilleure position.

épisode 7 : Mélenchon écrit à Hamon une lettre que je caractérise comme « ouverte » contrairement aux apparences, et je propose à Hamon d’y répondre. J’en écris un brouillon (publié sur ce blog remontez après le 23 avril -idem pour un projet de programme commun). Hamon commet une nouvelle erreur, il aurait du y répondre. Cependant il va au Portugal, chercher l’excellent exemple du gouvernement unitaire de là-bas. Bonne intention, mais au lieu de revenir avec le bon exemple, Mélenchon depuis Paris traite pile poil le PS de « corbillard », et depuis Lisbonne, la délégation Hamon rompt à cause de cela. Maladroitement. Nouvelle erreur grave et définitive car c’est là que commencent la crise et la descente.

épisode 8 : je cherche à renouer les liens avec JLM, j’obtiens un quitus pour le faire de façon discrète, j’écris un projet de programme commun, mais le soir du jour ou un RV est esquissé, JLM et BH vont se voir directement pendant deux heures dans un restaurant chilien du 20°. Et là ils se quittent sans accord, même si avec une « clause de revoyure » (mentionnée par JC Cambadelis en BN). Façon 5° République, ils décident à deux en tète à tète du sort de millions de gens et du pays tout entier, sans débat, sans écoute, sans expliquer. C’est foutu. Mélenchon a imposé à Hamon qui ne se bat pas, l’absence d’accord dont il ne voulait à aucun prix depuis le début. Hamon acquiesce sans combattre car lui même n’en a pas la force. Mélenchon croit passer en puissance : nous disons, nous crions :  c’est impossible, ca va être le désastre.

épisode 9 : Voyant cela, l’aile droite du PS crie « ouf » et se détache, Valls comprend que sans alliance avec Melenchon, Hamon et la gauche ont perdu. Il sait qu’il peut alors retourner sa veste sans risque et trahit donc en s’en allant chez Macron, avec les Delanoë, Le Foll, Ferrand, Castaner, Collomb, Le Drian, etc.… ils vont chez Macron quand ils comprennent qu’il n’y a pas d’accord, car, avant, la perspective d’un accord les tétanisait. Cela a un résultat immédiat, à chaque coup de poignard, Hamon commence à baisser et Mélenchon à monter dans les sondages, la courbe s’inverse. Le sabotage distillé jour après jour affaiblit encore plus Hamon qui recule derrière Melenchon. Tout cela nourrit abondamment Macron, qui, sinon, commençait à reculer.

épisode 10 : nous savons que la progression de Mélenchon ne sera pas suffisante pour franchir l’obstacle de 3, 4 ou 5 points qui le sépare de Le Pen, Macron, Fillon. Pour cela il y faudrait l’unité. On va multiplier les efforts jour et nuit, semaine après semaine, pour arriver à un accord politique global. Nous faisons des manifs, délégations, téléphones, quatre samedi de suite, nous multiplions les appels déclarations de personnalités. Nous sommes certains que sans unité on ne peut gagner. (Il eut été possible de faire un peu comme Le Pen Dupont-Aignan en « 72h » ou en « 48 h »).

Jamais il n’a été question de ralliement, de retrait, de désistement, de soumission de l’un à l’autre ! Pourquoi ? Parce que,  pour que ça marche, il fallait un accord politique afin de permettre le transfert du maximum de voix. D’ailleurs le maximum de transfert de voix s’est produit, vers la fin Mélenchon a gagné deux ou trois millions voix socialistes qui ne voulaient pas perdre et votaient « utiles ». Mais cela n’a évidemment pas suffi et il est resté 2,4 millions de voix socialistes, qui se seraient reportées et auraient permis la victoire s’il avait été signé un accord politique global. Sans accord politique, ces voix n’ont pas été « spontanément » vers le vote utile, la dynamique a été insuffisante.  La majorité de D&S n’a pas voulu faire croire ni céder à la superstition, à la magie, à la dernière chance, le désastre était théoriquement prévisible, inscrit, inévitable sans unité. Mais Melenchon a refusé et coulé toutes les « chances »  jusqu’au bout puisqu’à la fin il s’est même vanté dans « le Parisien  » vendredi 14 avril d’avoir eu « raison de résister à l’unité ». Il confirmait, par défi, pour lui -même et pour les autres,  son impossible et folle théorie initiale du 21 janvier 2016, de passer seul au forcing, sans alliance.

Voila le drame de cette présidentielle qui fait des deux « chefs » Jean-Luc et Benoit les deux dirigeants de gauche les plus bêtes du monde.

 

S’ils s’étaient mis d’accord par un accord global le 29 janvier la gauche aurait gagne, non seulement on aurait gagne la présidentielle, mais en plus, on aurait refonde une nouvelle gauche unitaire en une circonstance historique qui lui aurait donné un caractère exceptionnel

 

En défense des partis démocratiques et pluralistes Contre les mouvements plébiscitaires, verticaux et centralistes

Une relative démagogie anti partis politiques est en train de percer dans tous les grands médias sans que cela soit acceptable pour la démocratie.

Chaque fois que la démocratie est mise à mal, il y en a toujours pour s’en prendre aux partis politiques.

Les partis sont pourtant ce qui, dans l’histoire humaine, a été trouvé de mieux pour organiser la réflexion, l’élaboration et l’action politique collective.

Le malheur est qu’immanquablement la critique des partis politiques donne naissance à d’autres mouvements caricaturaux généralement rassemblés autour d’un « chef ».

 

On vient d’en subir trois d’un coup, il est vrai dans une élection qui est propice à cela, l’élection présidentielle, elle même organisée dans la V° République pour son caractère bonapartiste.

Le « FN », « En marche » et la « France insoumise » sont trois mouvements d’essence plébiscitaire, personnalisés, verticaux, non démocratiques.

Là où l’on personnalise la politique les personnes se dépolitisent.

Au lieu des idées, on vote sur un homme ou sur une femme.

 

Ce n’est pas la première fois en France, que des mouvements de type surgissent et prolifèrent depuis Napoleon III, Boulanger  et De Gaulle.

 

Ce type de regroupements « bonapartistes » sont parmi les moins bienveillants, les moins fructueux, les moins durables et respectueux, et souvent, car il y a un lien entre la forme et le fond, les plus réactionnaires : ils n’attirent pas et ne mobilisent pas les militants, ils sont faits selon les cas, de courtisans, « godillots », de supporters,  de « marcheurs », de « helpers », de « clicks » de « ralliements ».

La façon dont « En marche » est créé avec un système de marketing, de sélection et un conseil d’administration à sa tête est épouvantable, caricatural,  et cela apparaîtra comme tel quand les analystes et historiens se pencheront sur ce phénomène anti démocratique.

La façon dont « FI » fonctionne de haut en bas, allant même jusqu’à tirer au sort ses membres chargés de son programme est aussi en rupture avec les traditions  démocratiques de la gauche, maillage social, couverture du terrain, partis, syndicats, associations.

On peut parfaitement comprendre que la dégénérescence avancées de partis anciens, vieillis sous le harnais, comme d’un coté « LR » ex UMP, ou le PS, explique le rejet des formes traditionnelles, et la recherche de formes « nouvelles » (mais hélas aussi traditionnelles, anciennes et dégénérées malgré leur apparente nouveauté).

 

Ce ne sont pas les partis en général, pourtant, qui sont en cause.

Mais plus exactement les défauts des partis existants déclinants.

Le rejet de « LR » qui s’est accroché à Fillon, et à ses corruptions en série, incapable de rejeter son indéfendable candidat et d’en choisir un autre malgré des primaires pourtant dynamiques.

Le rejet du PS qui a été tétanisé, soumis par l’omni présidence de Hollande, à la trahison de tous ses idéaux, programme, espérances, au cours d’un quinquennat qui ne lui a laissé aucune autonomie, aucun espace, seule une minorité ( de 13 ,7 % à 30 %) essayant de façon chaotique de résister à cette déroute). Même quand la gauche socialiste réussit imparfaitement à sauver l’honneur en faisant gagner les primaires du 29 janvier par l’un de ses candidats, l’appareil fait preuve encore, d’un coté de trahison, de l’autre de sabotage, et assure l’échec final de la tentative.

 

 

Quand  ainsi des partis s’épuisent, s’assèchent, s’éloignent de leur histoire, de leurs référents génétiques, historiques, de leur continuité organisationnelle, de leur dynamique interne et démocratique, de leur base sociale, de leur rôle et fonction politique, évidemment, l’appareil s’autonomise, ne fonctionne plus que pour lui même, et devient une caricature périssable.

 

Si c’est une structure verticale de haut en bas, il meurt.  Si c’est une parodie horizontale sans colonne vertébrale, il meurt aussi.

 

Pourtant comme tout parti traditionnel, il ne disparaît pas sans être physiquement remplacé. Sinon il se ressource, et retrouve dans sa base sociale, des énergies nouvelles.

 

Cote classe dominante, « orléanistes » et « bonapartistes » ont survécu ainsi, avec différentes variantes depuis deux siècles.

Cote classe dominée, socialiste et communistes, survivent depuis plus d’un siècle. Et il est normal que la classe dominée,  justement parce qu’elle est dominée s’accroche encore plus à ses organisations traditionnelles.

 

Un parti exprime d’abord une force sociale,  même de façon déformée, les idées n’en étant que l’émanation. Les idées politiques ne « volent » pas, ne sont pas désincarnées, ni fortuites, ni hasardeuses, elles sont le produit de rapports de forces sociaux,  entre les deux  classes sociales fondamentales, exploiteuse et exploitée.

 

Tout parti a une « nature de classe » que l’on peut étudier à coup sur avec une combinaison de critères objectifs et subjectifs. La genèse, l’histoire, la référence théorique, la continuité organisationnelle, la base sociale, les liens syndicaux, associatifs, le rôle social, permettent de ne pas se tromper quant à l’appréciation de cette nature de classe.

 

Ce qui ne veut pas dire  que la politique suivie correspond forcément à ce critère de classe. Bien des partis dans l’histoire, le temps, le monde, et en France, ont trahi un ou plusieurs de ces critères sans changer pour autant de nature de classe. Disons que l’appareil trahit sa propre base, sans forcément couper toutes ses racines, tous ses repères, ni sa continuité.

 

Lénine disait du Labour Party de Lloyd Georges qu’il était un « parti ouvrier bourgeois »,  permettant avec cette apparente contradiction,  de décrire le lien avec le haut de l’appareil corrompu avec la classe dominante, et le bas de celui-ci enraciné dans le mouvement ouvrier.  Quiconque voit le film « les suffragettes » comprend in vivo cette analyse.

 

Les syndicats ont aussi leur « bureaucratie » : voir « we want sex equality » et plusieurs films de ken Loach

 

Plusieurs fois, tout ou partie de la gauche française a trahi sans que ses partis changent de nature : au cours de la guerre de 14 après l’assassinat de Jaurès, au cours de la guerre d’Espagne, ou en 1939 face à Vichy, au cours de la guerre d’Algérie ou les deux partis PS et PCF ont voté les pouvoirs spéciaux, aggravant une guerre hideuse et des centaines de milliers de morts.

Mais ces mêmes partis se sont redressés, tant bien que mal, et son redevenus un instrument des combats sociaux, et des batailles politiques opposant les classes sociales, droite et gauche.

Le PS est mort déjà en 1958, 1968, 1969, 1983, 1993, 2002, 2007, 2012, et il sera peut être  encore obligé de voter pour lui en 2022,  comme en 2015 au Portugal par exemple, ou 5 ans après Socrates ceux qui juraient que le PS était mort se sont alliés avec lui, ou comme en Allemagne ou le Spd peine à s’allier à gauche avec Die Linke et les Grünen. Le PSOE est divisé. Le Pasok est quasi disparu parce lui, a été remplacé… par Syriza. Sans oublier le Labour ou Jérémy Corbyn a remplacé les blairistes, s’engageant à gauche et gagnant 600 000 adhérents nouveaux.

Ce n’est donc pas la « forme parti » qui est en cause. C’est son fonctionnement et son expression, selon les rapports de force entre classes, en tant que force sociale.

En fait le meilleur d’un parti c’est quand il a une théorie solide et un caractère de masse, quand il plonge ses racines profondément dans la classe sociale qu’il tend à représenter, c’est quand il l’exprime de façon pluraliste, démocratique, créatrice, vivante.

C’est quand il a des statuts qui permettent le débat, la création, l’action, le pluralisme. Sans démocratie pas de parti. Sans pluralisme, pas de parti.

Un parti ce n’est pas l’unité de pensée, c’est l’unité de référence et d’action. Point besoin de scission et surtout pas d’épuration à chaque désaccord, un parti doit permettre la plus grande liberté de débat, la représentation à la proportionnelle, le respect inclusif envers ses minorités.

Sinon il y a déjà 19 partis de gauche et 30 orientations en France et 8 syndicats, ce qui est normal, car le salariat, 93 % des actifs est lui même pluriel. La tendance doit être non pas à nier, ou écraser cet état de fait par l’autorité, elle doit être a respecter, à écouter, à unir,  associer, a construire, rassembler, unifier.

Un parti ce n’est pas « je t’aime ou je te quitte », tout ou rien, sinon il y aura cent partis, au contraire, c’est un partenariat rassembleur, assembleur, sur la base d’un ligne générale, d’une philosophie générale, et d’un programme général.

Un parti c’est une forme de cohabitation et d’association à la fois, de défiance et de confiance mêlées, c’est un corps vivant où chaque sensibilité peut et doit alimenter la pensée et l’action. Les statuts sont extrêmement importants, précis, ouverts, pour permettre, garantir protéger les minorités jusque dans les moindres détails de leurs droits et représentations.

Un parti sans sensibilités et minorités est aussi un parti mort.

Et le rapport entre majorités et minorités doit être traité avec le maximum de délicatesse, et de respect humain collectif :  si une majorité se moque de la minorité, et si une minorité se moque de la majorité, bien que les deux parties se comportent mal, c’est la majorité qui a tort, car c’est elle qui a le pouvoir de faire cesser cela, et d’apporter remède.

 

Notre objectif à D&S est lointain et peut paraitre utopique : mais il est celui d’un grand parti de masse, de classe, democratique et pluraliste de toute la gauche, avec droit de tendance et proportionnelle.

 

 

 

 

Mon intervention au BN du PS du lundi 15 mai 2017 : pas une voix pour Macron, pas une voix pour Edouard Philippe

 

Bien sûr, qu’est-ce qui se dit à gauche, en ce moment ? Il se dit que le PS incline vers Macron.  La faute en revient à la formule sortie du dernier BN : « On souhaite la réussite du quinquennat ». Forcément si on souhaite la réussite de Macron, les gens vont voter Macron. On les encourage à voter pour l’original et pas pour la copie.

Cela revient à saboter la campagne des socialistes, et de la gauche, personne, aucun candidat ne s’en tirera en mettant sur ses affiches ou ses tracts la photo de Macron et en se réclamant de la « majorité présidentielle ».

Didier Guillaume, président du groupe socialiste du Sénat, se voit dans la « majorité présidentielle ». Des dizaines d’élus et dirigeants PS sortants le font. C‘est mortifère.

 

Pour augmenter les chances de retrouver des voix, il ne faut pas s’adresser à ceux qui ont des illusions envers Macron mais à ceux, des millions, la majorité, qui n’en ont pas et qui n’ont voté pour lui que par défaut.

Mettre Macron sur son affiche, c’est à courte vue, c’est dissuader de voter pour soi, pour nous, les socialistes. Se réclamer de la majorité présidentielle, c’est discréditer notre parti et reculer encore dans les élections de juin.

Pour regagner des voix il faut combattre clairement la droite Macron et Philippe. Il faut dénoncer leur programme, leurs projets, pas s’en réclamer. Il faut redonner envie à nos électeurs d’être librement, démocratiquement à gauche, avec les socialistes redevenant des socialistes. Et aussi en recherchant l’unité à gauche comme dans le Jura.

Moi, je vous le dis, j’explique dans les médias qu’on ne peut être à la fois socialistes et pour Macron, que c’est incompatible.

C’est clair et compréhensible.

Et pour ceux qui ne le comprendraient pas encore, cela va le devenir vite.

Ceux qui vont à contre-courant arrivent souvent avant les autres. Je vous assure que ça aide

mieux nos candidats ! Ça aide le PS à redevenir socialiste.

 

Alain vient de dire que « c’est compliqué parce que Macron part de la gauche ».

Non, Macron ne « part pas de la gauche ». C’est à nous de démystifier cela : il n’a jamais été dans un parti, dans un syndicat, ni militant à gauche. Nulle part, jamais. Rien à voir avec nous. C’est un obscur et détestable trader, devenu homme de cabinet, putschiste contre le président qui l’avait nommé et contre le gouvernement auquel il a appartenu, soutenu par la finance, les banques, le Medef et la curée médiatique des 9 milliardaires possesseurs de 95 % des médias.

Il est de droite, de droite et de droite, et il a nommé, comme prévisible, un premier ministre de droite.

 

D’ailleurs je ne comprends pas que le président sortant lui montre de l’affection, comme s’il était l’organisateur en deus ex machina de la victoire de Macron, alors qu’il s’agit de sa défaite, à lui, Hollande, président sortant..

De la même façon, il faut arrêter de dire « merci » au quinquennat sortant.

Ce quinquennat nous a fait tout perdre.

Tout. Cinq élections. Une sixième.

Et une septième si on ne se distingue pas du bilan.

A cause de lui, et injustement, le PS, notre parti, est haï.

Nous ne nous reconstruirons en tant que socialistes, qu’en nous en distinguant de ce quinquennat 2012-2017.

Les électeurs peuvent nous redonner du crédit si on en tire le bilan et qu’on s’en sépare clairement : il faut plus qu’un inventaire, il faut une rupture.

Prenons l’exemple du droit du travail : ici, plusieurs viennent de dire qu’ils vont sans état d’âme combattre les ordonnances Macron qui annoncent la casse du droit du travail ! Bien sûr ! Tant mieux !

Nos députés, si on en a, vont voter contre toute confiance au gouvernement, contre ses ordonnances scélérates de début juillet 2017.

On va manifester, je l’espère, avec tous les syndicats.

Mais croyez-vous qu’on va échapper à la question : quid de la loi El Khomri ?

Notre candidat à la présidentielle, Benoît, a fait campagne pour l’abroger.

Ce n’est pas une petite question, l’avenir immédiat : est-ce que le PS veut abroger [ou : est favorable à l’abrogation de] la loi El Khomri ?

Dans mon milieu, quelques milliers d’inspecteurs et agents publics du travail, par exemple, oui, il va falloir dire que le PS se bat contre les ordonnances Macron, il va falloir être clairs : car on vient de recevoir en cadeau de fin de mandat, un décret « déontologique » scélérat du gouvernement Cazeneuve-El Khomri, daté du 12 avril (du 12 avril !) qui casse l’inspection du travail en donnant les moyens aux patrons de contrecarrer ses contrôles.

 

Et que va-t-on dire dans notre campagne et en juillet ensuite ?

Qu’il faut faciliter les licenciements ? Ou contrôler les licenciements afin de les empêcher au maximum ?

Que va-t-on dire contre Uber ? Qu’il faut laisser passer le retour aux loueurs de bras ? Ou qu’il faut imposer des contrats de travail, avec un salaire brut et net ?

Que va-t-on dire ? Qu’il faut le repos du dimanche ou travailler le dimanche ?

Que va-t-on dire ? Qu’il faut renforcer les IRP, ou les affaiblir ?

Que va-t-on dire ? Que la loi doit l’emporter sur le contrat ? Qu’il faut rétablir la hiérarchie des normes ?

Moi, je le dis, si on veut regagner des voix, reconstruire, il faut défendre le droit du travail universel et pas boutique par boutique, il faut défendre les droits républicains, l’ordre public social, l’état de droit dans l’entreprise, les hommes et les femmes au travail et pas les soumettre au cas par cas au despotisme entrepreneurial privé.

 

Et puis on me dit qu’il n’y aurait « pas de place entre Macron et Mélenchon ».  Ça, c’est totalement faux, il y aura toujours une grande place pour un socialisme authentique démocratique, pluraliste, unitaire. Mais, bien sûr, à condition qu’il soit socialiste, démocratique et unitaire à gauche !

 

Aller vers Macron, c’est abdiquer sans dignité, se renier, abandonner un siècle d’histoire et disparaitre, comme le PRG.  Macron va faire pschitt plus vite qu’on ne croit.

 

Mais n’ayez pas « peur » non plus, comme vous le dites, ici ou là, de « FI », c’est conjoncturel. Les mouvements plébiscitaires sans ancrage théorique, historique, refluent vite.

Sur les 19 % de Mélenchon, nombreux sont NOS électeurs, l’électorat d’ailleurs est exactement le même entre les 6,5  % et les 19 %, ce sont des vases communicants.

Nous avons perdu à cause du quinquennat et à cause de la division.

Mais l’aspiration unitaire est toujours très forte sinon majoritaire pour une gauche unie rose-rouge-verte, indépendante de Macron et le combattant. Ça va remonter vite.

 

Et pour ce qui est de « FI », soyons respectueux, patients, attentifs et unitaires, mais en sachant qu’un parti ne peut pas fonctionner dans l’opposition, sans tradition, sans statut, sans programme historique, sans démocratie, de façon plébiscitaire, en se faisant passer pour « peuple » et pas pour « classe », pour « insoumis et patriote » et pas pour « salarié et syndiqué ».

 

Le clivage droite-gauche est impitoyable, car c’est un clivage de classes, et il ressort toujours, le reste est faribole.

La gauche n’est pas réductible aux estrades et aux harangues, même talentueuses, elle est un maillage de nombreux partis, syndicats, associations, clubs, élus de terrain, luttes, grèves, occupations d’entreprises, et institutions.

Le « centre », ça n’existe pas.

La gauche renaîtra si on le veut, si on redevient socialistes, démocratiques et unitaires pour de bon.

 

 

 

 

UN seul clivage existe entre droite et gauche, entre patronat et salariat, le reste est faribole. Pas une voix pour Macron, pas une voix pour Edouard Philippe.

Macron est de droite, il a choisi, sans surprise un 1er ministre de droite, combattons frontalement leur politique qui va être mensongère, agressive, et dangereuse pour tous les salariés

Battez la droite les 11 et 18 juin, battez LR, EM, FN

Votez pour la gauche unie rose rouge verte independante et anti Macron

Pas une voix pour Macron, pas une voix pour Edouard Philippe

 

 

 

Les médias et leurs commentateurs patentés nous abreuvent de cent mille bêtises à l’heure sur le chamboule tout politique, qui recomposerait le pays. Tout serait changé, changeable, différent, bouleversé. Plus de gauche plus de droite, un centre qui dévorerait tous les clivages.

Ne vous laissez pas distraire, c’est du vent. Il n’y a que deux classes sociales, et deux camps, le centre n’existe pas, et, aussi gonflé qu’il soit, explosera, comme cela a toujours été le cas. La droite c’est les 1 % de l’oligarchie, la gauche, c’est le salariat qui produit l’essentiel des richesses et n’en reçoit pas la part qu’il mérite.

Nous sommes deux catégories de citoyens :

-       Ceux qui n’ont que leur force de travail a vendre. Vous, nous, moi, toutes et tous, 93 % des actifs sont salariés. On vend notre force de travail au meilleur prix, avec le meilleur salaire possible, brut et net, pour vivre le mieux qu’on peut avec notre famille et nos enfants.

-       Ceux qui achètent notre force de travail, et font du profit et des dividendes dessus, ce sont les employeurs, actionnaires, rentiers, banquiers.

Nous on est exploités, et eux, ils sont exploiteurs.

Ce n’est ni moral ni scandaleux, c’est ordinaire, ça se passe comme ça dans toutes les entreprises, entre toutes les commerces et échanges.

Pour que ca se passe bien, de façon civilisée, efficace, solidaire, démocratique, sans heurts, ni violences, ni barbarie, il faut des lois, des règles.

Au travail, il faut un code du travail, pour partager les salaires, le temps de travail, les conditions de travail et l’emploi lui même.

Ceux qui sont obligés de vendre leur  force de travail ont besoin du maximum de règles, de protection, de garanties, d’un bon code du travail garant de l’emploi.

Ceux qui l’achètent on besoin du maximum de dérégulation, du moins de droit du travail possible, de chantage sur l’emploi pour baisser les salaires.

Il n’y a pas  de « centre ».

Il n’y a pas de « classe moyenne ».

Il n’y a que deux classes sociales fondamentales.

93 % d’actifs donc sont salariés.

98 % des salariés gagnent moins de 3200 euros.

2 % sont des patrons ou assimilés classes supérieures dites « bobos ».

Sur 7% d’actifs dits indépendants, près de la moitié, auto-entrepreneurs ou agriculteurs, gagnent moins que le Smic,

Les autres peuvent gagner jusqu’à 600 fois le Smic, possèdent l’immobilier et la rente

Environ 1 % possède la moitié du pays,

1000 entreprises produisent 50 % du Pib,

500 familles possèdent 450 milliards, une fois et demi le budget de l’état,

58 multinationales blanchissent 100 milliards par an qui échappent à nos impôts

Il existe 600 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux, 2 fois le budget de l’état.

La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal partagées

Ce qui s’appelle la « crise » et le chômage » ça vient des inégalités, des surcroits de dividendes, ce n’est pas le cout du travail qui est trop élevé, c’est le cout du capital.

Le problème n’est pas que ca ne « ruisselle » pas, c’est qu’ils « pompent » trop.

Or pour sortir de la crise il faut partager, redistribuer.

Le contraire de ce que veulent faire Macron et Philippe,  donc ils vont nous faire mal, et ils vont donc échouer, leur politique fera des résultats pire que ce que nous vivons,

Il ne nous reste qu’à les empêcher au maximum, nous défendre au maximum et puisque les élections ont été dénaturées, puisque Macron a été élu malgré lui, il faut lutter.

Ils annoncent « l’épreuve de la rue » : non, la seule façon de gagner, on le sait après les 14 manifestations de la loi El Khomri,  sera, comme en 36, en 45, en 68 d’occuper les entreprises,  il n’y a que cela qui fera entendre la puissante majorité travailleuse, productrice, salariée du pays.

Pour gagner cette fois, il  faudra occuper les entreprises

 

 

dernier acte scélérat du gouvernement sortant : CODE DE DÉONTOLOGIE DE L’INSPECTION DU TRAVAIL : UN MOYEN DE DÉFENSE ET D’ATTAQUE POUR L’EMPLOYEUR

Comment Hollande, Gattaz, Cazeneuve, Sapin, Macron, Denys Robillard et  El Khomri,ont muselé l’inspection du travail :

 

26 AVRIL 2017 emprunte au talentueux signataire

Un décret du 12 avril 2017 (D. nº 2017-541 du 12 avril 2017, JO 14 avril) pris en application de la loi Travail du 8 août 2016 prévoit les dispositions du nouveau Code de déontologie du service public de l’inspection du travail (C. trav., art. R. 8124-1 et s.).

Ces dispositions s’appliquent à tous les agents du service public de l’inspection du travail, du directeur général du travail aux agents de contrôle en passant par les médecins inspecteurs du travail.

Elles portent notamment sur les obligations, les prérogatives et les garanties prévues pour l’exercice de leurs missions telles que la garantie d’indépendance, la prévention des conflits d’intérêts, les obligations de se consacrer à ses fonctions, de discrétion, de secret professionnel et de confidentialité, les devoirs de neutralité, d’impartialité et d’information des usagers du service public. Le Code prévoit que tout agent exerçant l’autorité hiérarchique doit veiller au respect de ces règles par les agents placés sous son autorité.

Les employeurs vont enfin disposer d’un moyen efficace d’attaquer l’Inspection du travail lorsqu’elle est indélicate et non respectueuse de ces principes.

Voici une liste des moyens de défense de l’employeur issus du Code de déontologie :

1.      Faire intervenir la hiérarchie lorsqu’un Inspecteur ou Contrôleur ne respecte pas ses obligations déontologiques

Si un agent de contrôle ne respecte pas les règles : écrivez à la hiérarchie pour déposer plainte (des demandes spécifiques peuvent être formulées : mise à l’écart de l’enquête du contrôleur, etc.)

Art. R. 8124-6. – Tout agent exerçant l’autorité hiérarchique est garant du respect des règles déontologiques applicables à l’ensemble des agents placés sous son autorité. A cet effet: (…)
« 3° Il intervient en cas de méconnaissance des principes et règles déontologiques, tant dans les actions menées par les agents du service que dans les relations entre les agents ;

4° Il veille à ce que ses instructions assurent le respect des droits reconnus aux agents par les dispositions du présent code ainsi que des garanties d’indépendance dans l’exercice de leurs missions ;
(…) « 8° Il rend compte à la direction générale du travail de toute difficulté rencontrée dans la mise en oeuvre du présent code de déontologie.

2.      Lorsque vous êtes contrôlés, vérifiez les conflits d’intérêts de l’Inspecteur ou du Contrôleur

Art. R. 8124-14. – Les agents du système d’inspection du travail ne peuvent avoir un intérêt quelconque direct ou indirect dans les entreprises qu’ils contrôlent ou entrant dans leur champ de compétence.

3.      Vérifier le profil de l’Inspecteur ou Contrôleur

Art. R. 8124-15. – Chaque agent veille à prévenir ou à faire cesser immédiatement toute situation d’interférence entre l’exercice de son activité professionnelle et des intérêts publics ou privésy compris l’exercice d’un mandat politique, de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions selon les modalités prévues à l’article 25 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée.

Une simple vérification sur internet peut suffire à mettre lumière une violation de cet article par le contrôleur.

4.      Vérifier la neutralité et l’impartialité de l’Inspecteur ou Contrôleur

Art. R. 8124-18. – Les agents du système d’inspection du travail exercent leurs fonctions de manière impartiale sans manifester d’a priori par leurs comportementsparoles et actes.

Ils font bénéficier les usagers placés dans des situations identiques, quels que soient leur statut, leur implantation géographique et leur activité, d’une égalité de traitement.

Toute petite phrase déplacée ou partisane dans un contrôle pourra donner lieu à une plainte contre le contrôleur et à sa mise à l’écart.

5.      Interdiction des paroles déplacées de l’Inspecteur ou Contrôleur : menace ou autre

Art. R. 8124-19. – Dans l’exercice de leurs missions, les agents s’abstiennent de toute expression ou manifestation de convictions personnelles, de quelque nature qu’elles soient.

« En dehors du service, ils s’expriment librement dans les limites posées par le devoir de réserve. Ils ne peuvent notamment tenir des propos de nature à nuire à la considération du système d’inspection du travail.
« Ils ne peuvent se prévaloir de la qualité d’agent du système d’inspection du travail dans l’expression publique de leurs opinions personnelles ».

Toute petite phrase déplacée ou partisane dans un contrôle pourra donner lieu à une plainte contre le contrôleur et à sa mise à l’écart.

6.      Informer l’employeur et le salarié

Art. R. 8124-20. – Les agents du système d’inspection du travail fournissent des informations et des conseils aux usagers sur le droit applicable, sur sa portée et sur les moyens d’assurer son respect.
Ils répondent aux demandes d’information selon les formes et les moyens les plus adaptés à leur interlocuteur, dans un délai raisonnable compte tenu de la complexité de la question.

L’Inspecteur ou le Contrôleur ne peut refuser de prendre position sur une demande de conseil juridique de l’employeur.

7.      Obligations de discrétion, de secret et de confidentialité

Art. R. 8124-22. – Soumis au devoir de discrétion professionnelle, les agents du système d’inspection du travail s’abstiennent de divulguer à quiconque n’a le droit d’en connaître les informations dont ils ont connaissance dans l’exercice de leurs fonctions, sous réserve de l’article 8 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.

Art. R. 8124-24. Les agents respectent l’obligation de confidentialité des plaintes dont ils sont saisis et s’abstiennent de révéler à toute personne l’identité d’un plaignant et de faire état de l’existence de plaintes signalant une infraction ou un manquement aux dispositions des articles L. 8112-1 et L. 8112-2, sauf lorsque le plaignant a informé par écrit son employeur qu’il sollicitait l’intervention des agents de contrôle pour faire cesser l’infraction signalée par sa plainte.

A utiliser notamment lorsque l’employeur retrouve des pièces dans des dossiers prud’homaux venant de contrôle de l’inspection du travail. Une plainte est alors à envisager.

8.      Contrôle et Courtoisie

Art. R. 8124-25. – L’agent de contrôle pénètre librement, sans avertissement préalable, à toute heure du jour et de la nuit dans tout établissement assujetti à son contrôle.
Lors d’une visite d’inspection, inopinée ou non, l’agent de contrôle informe de sa présence l’employeur ou son représentant, à moins qu’il n’estime qu’un tel avis risque de porter préjudice à l’efficacité du contrôle.
L’agent de contrôle doit être muni de sa carte professionnelle afin de justifier de sa qualité.

Art. R. 8124-26. L’agent reste, en toute circonstance, courtois à l’égard des personnes présentes sur le lieu de travail ou dans le local affecté à l’hébergement des travailleurs soumis à son contrôle.

Toute petite phrase déplacée ou partisane dans un contrôle pourra donner lieu à une plainte contre le contrôleur et à sa mise à l’écart.

9.      Le serment de l’Inspecteur ou Contrôleur

Art. R. 8124-31. – Les agents de contrôle prêtent serment de remplir leurs missions conformément au présent code.
La prestation de serment intervient, lors de leur première affectation en unité de contrôle, en audience publique, devant le président du tribunal de grande instance dans le ressort duquel se trouve leur lieu d’affectation.

La formule du serment est la suivante :
Je m’engage à exercer mes fonctions de contrôle avec dignité, impartialité, intégrité, neutralité et probité.
Je m’engage à ne pas révéler les secrets de fabrication et les procédés d’exploitation dont je pourrais prendre
connaissance dans l’exercice de mes fonctions.”

Benjamin Louzier
Avocat Associé

 

20 des pires phrases anti travail de Macron et 10 nuisances anti salariées à empêcher


 

1 : « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2 : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3 : « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4 : « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5 : « Les salariés français sont trop payés » « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

6 : « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

7 : « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

8 : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

9 : « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher. »

10 :  Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients. »

11: « Je suis pour une société sans statuts. »

12 : « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants. »

13 : « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés. »

14 : Finie la protection sociale basée sur le salaire. Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards de cotisations sociales du salaire brut payé par le capital (eux) sur celui de l’état payé par l’impôt (nous).

15 : « Je vais faire un CICE durable ».

16 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains ».

17 : « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs ».

18 : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité ».

19 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez ».

20 : «  une start-up nation est une nation ou chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ».

 

« Faire réussir la France derrière Macron » disent certains ? Pourtant on est déjà pleinement certains que le programme affiché de Macron va nuire au salariat. Faisons tout pour l’empêcher d’avoir une majorité sur ses 10 premiers objectifs nuisibles au travail :

 

1°) Empêcher Macron de casser le code du travail, les IRP et faciliter les licenciements.

2°) Empêcher Macron de moduler la durée du travail par l’âge, retour aux 35 h vers 32 h.

3°) Empêcher Macron de briser le salaire brut, de supprimer l’obligation par le capital de payer le protection sociale, afin de la faire payer par nous mêmes à travers nos impôts.

4°) Empêcher Macron de supprimer l’ISF et hausser la TVA.

5°) Empêcher Macron d’imposer un service obligatoire pour les jeunes, ils veulent des CDI.

6°) Empêcher Macron de supprimer 120 000 fonctionnaires et de fabriquer plus de chômage.

7°) Empêcher Macron de redonner 41 milliards au Medef, un CICE « durable ».

8°) Empêcher Macron d’imposer trois ans de blocage de salaires, mais hausse massive du Smic.

9°) Empêcher Macron d’imposer la hausse de la CSG qui va frapper les retraités.

10°) Empêcher Macron d’imposer un système de retraite par points, pas de capitalisation, mais défense de la répartition

 

Gérard Filoche

 

Rennes : Trois semaines de grève à l’APASE

La direction de l’APASE, siégeant à Cesson-Sévigné, a dénoncé unilatéralement la convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1996. C’est la mode, loi scélérate El Khomri aidant, de dénoncer, entreprise par entreprise, les droits des salariés.

Le 27 avril, trois cent salariés se sont trouvés obligés d’entrer en grève reconductible pour plus de 10 jours, afin de défendre leurs droits élémentaires.  Venant des antennes de Redon, Saint-Malo, Fougères, Rennes, Vitré et Saint-Grégoire,  ils se sont rassemblé-e-s ce a partir du 2 mai, et encore le 11 Mai,  devant la Direction départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Personnes (DDCSPP) l’un des principal financeur de l’APASE.

Le blocage des membres de la direction, à l’égard des salarié-e-s en grève et de leurs revendications, a justifié la poursuite du mouvement.

Face au chantage à l’emploi et a la menace de plan de sauvegarde de l’emploi en cas de refus de signer l’accord proposé, les salariés ont dénoncé un choix politique de la direction et du Conseil d’Administration de l’APASE, qui, au faux-prétexte de faire des économies, demande à ses salarié-e-s d’accepter:

- une inégalité délibérée de traitement entre salarié-e-s

- un gel des salaires

- la baisse du financement du Comité d’Entreprise et de la mutuelle

- une pertes sèche de congés

Promettant ainsi des lendemains difficiles pour nous, nos familles et les personnes que nous accompagnons.

Les salariés n’ont eu de cesse d’alerter l’employeur sur les risques que ce changement fait peser sur la santé des salarié-e-s de l’APASE et sur sa responsabilité dans ces risques.

Les 4 points de revendications sont élémentaires et légitimes :

1) Un engagement de l’employeur à appliquer un éventuel accord dans son ensemble, sans attendre les décisions de la Commission Nationale D’Agrément et des financeurs.

2) le lissage des différences salariales et d’organisation du temps de travail entre jeunes embauchés et les plus anciens, ainsi que pour les salarié-e-s en poste embauchés durant la « période de survie ». Pas de gel de salaires !

3) Que l’employeur s’engage à maintenir la dotation du Comité d’Entreprises aux ASC à hauteur de 2,5 % de la masse salariale afin de permettre la poursuite de la participation aux frais de mutuelle de chacun, attendu que nous pensons malvenu que l’employeur met en cause notre santé.

4) Le maintien des congés trimestriels, dans la mesure ou ils ne coûtent rien à l’association.

Le jeudi 11 mai, Gérard FILOCHE, syndicaliste, engagé sur les questions de droit du travail est venu nous soutenir et nous rencontrer.

Nous avons passé deux heures à échanger avec lui sur la question du droit du travail et de l’impact de la loi El Khomri.

Cette rencontre à été l’occasion de faire  le constat qu’il existe des logiques similaires dans différents secteurs d’activité; et qu’il était nécessaire, pour nous salarié-e-s en grève à l’APASE de maintenir une pression et un rapport de force envers l’employeur.

Cette rencontre nous a permis de reprendre de l’énergie et nous voila de nouveau d’attaque!

A l’heure ou nous écrivons ce communiqué, la réponse de l’employeur est claire.

Il refuse d’avancer la date de la rencontre prévue et considère que l’association à transmis « ses ultimes propositions ».

Il montre une nouvelle fois son incapacité à considérer nos revendications, à l’aune de ce que nous avons déjà concédés, et sa volonté de ne rien faire pour trouver une solution rapide, malgré les sollicitations de nos financeurs principaux et des services de la préfecture.

Il accepte cependant de faire intervenir un médiateur pour « dépasser la situation actuelle » que nous, salarié-e-s grévistes considérons comme bloquée…

Les salariés continuent le combat : « En conséquence, nous avons décidé de reconduire la grève!  Faudra t il que nous fassions trois semaines de Grève?  Nous sommes prêt…l’est il?

 

 

 

 

 

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