Macron doit céder aux exigences des gilets jaunes et du mouvement social !

La France est bouleversée depuis 11 semaines par une révolte citoyenne et sociale sans précédent depuis Mai 68.
Depuis 11 semaines, malgré les caricatures et le mépris, les Gilets Jaunes exigent des mesures simples et immédiates et plus que légitimes de démocratie et de justice fiscale, sociale et environnementale.
Simples et immédiates, parce que l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant aurait pu être compensée quasi immédiatement par le rétablissement de l’ISF. Parce que la remise en cause du CICE pourrait financer une augmentation immédiate du SMIC.
Plus que légitimes, parce que dans un pays devenu un paradis pour les millionnaires, la répartition des richesses est une urgence absolue pour en finir avec l’indécence de cette situation.
Le dimanche 27 janvier à Commercy, une assemblée de groupes gilets jaunes venant de toute la France a lancé un appel contenant des revendications sociales et écologiques fortes  (augmentation immédiate des salaires, minimas sociaux, allocations et pensions, droit au logement, à la santé, à l’éducation, services publics gratuits et pour tous, éradication de la misère sous toutes ses formes, égalité et prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité, transition écologique…) ainsi que de grandes exigences démocratiques.
Pour la première fois depuis le début de la mobilisation, les Gilets Jaunes ont décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019.
Nous voyons dans cette convergence une possibilité de victoire sociale majeure, en permettant un mouvement d’ensemble durable et reconductible incluant l’ensemble des salarié-es, la population des quartiers populaires et la jeunesse. Nous souhaitons que la grève et les manifestations soient les plus massives possible afin de faire aboutir ces revendications légitimes. C’est pourquoi nous apportons tout notre soutien à cette date.
Nous condamnons les tentatives de l’extrême droite de s’approprier ce mouvement et de l’utiliser pour promouvoir la haine des immigré-es, l’antisémitisme, le racisme, le sexisme et l’homophobie.
Au lieu d’écouter, le pouvoir se recroqueville sur son appareil répressif et sur un simulacre de débat. Il prépare même une loi qui restreint la liberté de manifestation. Nous nous y opposerons ! Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne la logique de criminalisation du mouvement social et populaire. Un président qui ordonne ou couvre de telles violences sur ses compatriotes perd sa légitimité de représentation du peuple. Nous ne nous habituerons jamais à ces visages cassés, aux centaines de blessures et mutilations et à ces dizaines de décès que le gouvernement s’échine à minimiser ou nier.
Ce n’est pas dans la dérive autoritaire que se trouve la sortie de crise. Ce n’est pas en menottant ou en éborgnant les Gilets jaunes et ses porte-voix qu’il étouffera la contestation. Le vrai débat populaire s’exprime dans les quartiers, les ronds-points, les assemblées communes, les entreprises. Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées. Il doit faire droit aux revendications sociales et populaires !
Conférence de presse prévue Lundi matin à 10h  à l’annexe de la Bourse du travail, 85 rue Charlot dans la salle « petit Congrès » située au premier étage

Associations, organisations syndicales et partis politiques signataires :

Attac
Le collectif  « Les enseignants et chercheurs solidaires avec le mouvement des gilets jaunes »
Collectif national pour les droits des Femmes (CNDF)
Collectif  La vérité pour ADAMA
Fondation Copernic
Union Départementale CGT 75
Sud PTT
Solidaires
Alternative Libertaire
Ensemble
Gauche Démocratique et Sociale (GDS)
Génération.s
Groupe parlementaire FI
Mouvement Ecolo
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Parti de Gauche (PG)
Parti Ouvrier Indépendant (POI)

Personnalités signataires :

Paul Ariés, politiste, directeur de l’Observatoire international de la Gratuité
Judith Bernard, metteure en scène, enseignante, directrice de publication de Hors-Série.
Thomas Coutrot, économiste
Christine Delphy, sociologue, militante féministe
Laurence De Cock, historienne
Annie Ernaux, écrivaine
Bernard Friot, économiste
Robert Guédiguian, réalisateur
Aude Lancelin, journaliste
Mathilde Larrère, historienne
Gérard Noiriel, historien
Willy Pelletier, sociologue
Michèle Riot Sarcey, historienne
Raphaël Schneider, réalisateur, co-fondateur de Hors-Série.
Julien Théry, historien

tract au Puy pour le 5 février et apres

Ma bio actualisée 2019

Gérard Filoche, né le 22-12-1945 à Rouen
Père René Filoche, 1911-1978, cheminot, menuisier SNCF
Mère Antoinette Filoche, 1913-2000, aide-soignante
Licence et certificat de maîtrise de philosophie, à Rouen, 1968

Activités professionnelles multiples :

  • 1962 – 1982 : moniteur colonie, coursier de banque, conducteur de train, manutentionnaire, chauffeur-livreur, facteur, maître-auxiliaire, enseignant de philosophie, journaliste et l’un des dirigeants du quotidien « Rouge » du 15-3-1975 au 29-1-79, ouvrier du livre 1978-1979, puis
  • contrôleur du travail à la formation professionnelle de 1982 à 1985
  • inspecteur du travail de 1985 à aujourd’hui, d’abord en agriculture en Champagne Ardennes de 1987 à 1989, ensuite à Paris 3° arrondissement à partir de mars 1989 puis dans le 2° arrondissement d’avril 2003 à décembre 2010

Militant politique et syndical

  • à la CGT depuis 1963
  • membre de l’UEC et du PCF de 1964 à 1966
  • dirigeant de l’UNEF, à Rouen, de 1964 à 1969
  • co-dirigeant du CVN, Comité Vietnam National
  • co-dirigeant du comité de grève des étudiants de Rouen en mai 68
  • co-fondateur et dirigeant des JCR à partir de 1965,
  • président de l’AGER-UNEF à Rouen, 1968-1969
  • co-fondateur et membre du Bureau politique de la LCR de 1969 à 1994
  • co-fondateur des Comités Chili 1973-1975
  • membre du secrétariat unifié de la Quatrième internationale de 1979 à 1994
  • co-fondateur de SOS Racisme 1984
  • membre du Parti socialiste et de son Conseil national depuis 1994
  • secrétaire de section à Combs-la-Ville, en Seine et Marne, 1997-2001
  • co-fondateur de Copernic en 1998
  • membre de la section travail du Conseil économique et social, sept 1999-août 2001
  • membre du Bureau national du Parti socialiste novembre 2000 – novembre 2005
  • membre du Conseil scientifique d’Attac
  • membre du Conseil national du Parti socialiste novembre 2008- novembre 21012
  • membre du Bureau national du Parti socialiste novembre 2012)novembre 2017
  • • co-fondateur et porte parole de la Gauche démocratique et sociale (janvier 2018)

Auteur ou co-auteur de

  • Printemps portugais Ed. Actéon 1984
  • Le socialisme est une idée neuve (collectif) Ed. D&R, 1991
  • Les clairons de Maastricht avec Julien Dray, Ed. Ramsay, 1992
  • Édouard Balladur et les 5 millions de chômeurs, Ed. L’Harmattan, 1993
  • Pour en finir avec le chômage de masse, Ed. La Découverte, 1995
  • Le travail jetable, Ed. Ramsay, 1997
  • 68-98, une histoire sans fin, Ed. Flammarion, 1998
  • Le travail jetable, non, les 35 h, oui, Ed. Ramsay 1999
  • La République sociale, textes de référence de la Gauche socialiste, Ed. l’Harmattan, collectif 1999
  • Collaboration à un documentaire 52’ de Richard Bois Inspection du travail : la dernière digueKuiv’Production, 1999 diffusé sur France 2 le 2 avril 1999
  • Les 7 jours d’Attika, Ed. Ramsay, avec Harlem Désir, Julien Dray, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, septembre 2000
  • Bien négocier les 35 h, guide pratique (et critique) à l’usage exclusif des salariés, Ed. La Découverte, avec Sylvian Chicote 2001
  • Retraites : réponse au Medef, Ed. Ramsay, avec Jean-Jacques Chavigné 2001
  • Ces années-là… quand Lionel…, Ed. Ramsay, 2001
  • 20 ans de Chsct, étude pour le Conseil économique et social », Ed. Journal officiel, 2001
  • Postface aux textes de Marx-Engels sur l’Afghanistan, Ed. des mille et une nuits, 2001
  • Simon le juste Idée et collaboration à ce téléfilm avec Dan Frank et Gérard Mordillat, Kuiv’Production, 1997-2001, diffusion France 2 le mercredi 29 janvier 2003
  • Carnets d’un inspecteur du travail, Ed. Ramsay, novembre 2004, réédition en poche diffusion Vilo 2005
  • SOS Sécu !, Ed. Au bord de l’eau, avec Gérard Berthiot et Jean-Jacques Chavigné, 2004
  • On achève bien les inspecteurs du travail… Jean-Claude Gawsewitch éditeur, février 2005
  • À celle ou celui qui portera les couleurs de la gauche en 2007, Ed. Ramsay, juin 2005
  • Louise, son père, ses mères, ses sœurs, son frère, participation à ce documentaire produit par Iskra diffusé sur Arte et à deux reprises sur France 3 en fév. 2005 et août 2006
  • Participation à Dans le secret de l’assassinat de deux inspecteurs du travail, film de Jacques Cotta, diffusé par France 2 le 16 septembre 2005
  • Co-rédacteur Pour une VI° République sociale avec, entre autres, Marc Dolez, JJ Chavigné, Eric Thouzeau, Pierre Ruscassie, avril 2006  Ed. D&S
  • Contribution à Travail flexible et salariés jetables avec Michel Husson Ed. La Découverte août 2006
  • La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi pas le travail ? Ed. JC Gawsewitch Octobre 2006
  • Mai 68, histoire sans fin (1964-1994) réédition Ed. JC Gawsewitch 2008
  • Salariés, si vous saviez… Dix idées reçues sur le travail en France Ed. La Découverte mars 2008
  • Les caisses noires du patronat Ed. JC Gawsewitch mars 2008
  • Nouveaux carnets d’un inspecteur du travail Ed. JC Gawsewitch  avril 2009
  • Préface à Le droit à la paresse de Paul Lafargue Ed. Le Passager clandestin novembre 2009
  • Une vraie retraite à 60 ans, c’est possible, Ed. JC Gawsewitch mars 2010
  • Dette indigne Ed. JC Gawsewitch avec Jean-Jacques Chavigné novembre 2011
  • Une vraie retraite à 60 ans, c’est possible, Ed JC Gawsewitch, septembre 2013
  • Comment résister à la démolition du Code du travail, Ed. Le vent se lève, septembre 2014
  • « Vive l’entreprise ? » Ed. Hugo et cie, mars 2015
  • « Cérium »roman policier tome 1 (trilogie : tome 2 Samarium  tome 3 Lanthane) Ed. du Cherche midi
  • « Macron ou la casse sociale » février 2018 Ed. L’archipel
  • « Mai 68 vivant » Mémoires tome 1 Ed L’archipel
  • « Manifeste contre le racisme et  l’antisémitisme » Ed. D&S avril 2018
  • Fondateur de la revue mensuelle Démocratie & socialisme, mensuel de la gauche du Parti socialiste (1995-2017)  devenu (2018) mensuel de la Gauche démocratique et sociale 27eannée (GDS) (www.gds-ds.org)

A paraître : Mai 68 vivant (1994 – 2018) Mémoires tome 2 la gauche socialiste

Média

Passage émissions télévisées « La marche du siècle » en 1995 et 1999, CQFD en 1999 et 2000, Zone interdite et Capital M6, Polémiques, Le vrai faux journal, Forum, Canal + journal télévisé en direct France 2 et 3, LCI, I télévision, Canal +, Bloomberg TV, Direct 8, au Canada, en Belgique, « Sans aucun doute », Ciel mon mardi, sur TF1, différents débats sur la V, « Ripostes », « les infiltrés » « Arrêts sur image, » « Le grand Journal » « Salut les terriens » « On n’est pas couchés », « 28 minutes », BFM, I Télé, « Un soir à la Tour Eiffel », « Nouvelle édition », passages radios, France Culture, « Le téléphone sonne » « Matinale » de France inter, « Humeurs vagabondes » « Panique à Mangin palace » ou Charivari à France inter, (et 4 émissions de Daniel Mermet) France info, France bleu, RFI, RTL, Sud radio, RMC, BFM, Beur FM, Europe n° 1, TSF, radio Canada, BBC  -  Articles dans la presse étrangère et nationale (Le Monde, Libération, La Tribune, Le Nouvel Observateur, l’Express, le Point, Marianne, l’Evénement du jeudi, Le Figaro, le Nouvel économiste, L’Humanité, Hebdo des socialistes, Rouge, Le Monde diplomatique, Alternatives économiques, Politis, Paris Match, VSD, Toc, Numéro 1, Santé & travail, Liaisons sociales) et la PQR (à l’occasion de ses déplacements en province et de la publication de ses livres). Chroniques dans 86 n° de « Siné hebdo » puis dans Siné mensuel. Chroniques hebdomadaires dans l’Humanité-Dimanche (425 semaines) et dans Marianne.fr, NouvelObs.fr, Le Monde.fr  Médiapart, Huffington Post…

 

Dans la rue, les entreprises et dans les élections : SE RAS-SEM-BLER, généraliser la gréve et occuper les entreprises

La révolte initiée par les gilets jaunes est loin d’être finie. De samedi en samedi, la détermination est intacte. Nul ne se fait beaucoup d’illusions sur les conclusions que le gouvernement tirera du « grand débat national ». Pourtant nombreux sont celles et ceux qui veulent débattre : les échanges ont commencé sur les ronds-points, se poursuivent à l’occasion des manifs  et aussi dans de multiples réunions dans les localités. Bien loin des shows de Macron devant les maires, qui relèvent beaucoup plus d’une campagne électorale de Macron… aux frais de l’Etat !

Un néo-libéralisme destructeur

Loin d’infléchir sa politique pro-riches et pro-business, Macron entend l’approfondir. C’est tout son discours sur l’accélération de la baisse des impôts. Que les riches deviennent plus riches car moins imposés, que les entreprises paient moins d’impôts : c’est le crédo du capitalisme financiarisé depuis Reagan et Thatcher. Conséquences : chômage élevé, croissance en berne, inégalités sociales croissantes, développement de la précarité, dégâts environnementaux …

Le monde entier connaît un accaparement par les plus riches des richesses produites au détriment des salariés qui produisent et au détriment de la planète. «Les 26 plus riches ont autant d’argent que la moitié de l’humanité »  (rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités). Le dernier rapport d’ATTAC illustre la même réalité pour notre pays. Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue. Pourtant leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 % en valeur absolue sur la même période. Et leurs effectifs en France ont baissé de 20 %.

Justice sociale et démocratie

La redistribution des richesses, la justice fiscale, la lutte contre l’optimisation et la fraude fiscale sont au cœur des aspirations des gilets jaunes et de la majorité de la population qui continue à les soutenir. La question de l’augmentation des salaires est essentielle, car elle permet de mettre en cause un patronat bien silencieux tant la politique de Macron le satisfait. Tant que ces revendications de justice ne seront pas satisfaites, l’élargissement de la mobilisation sera nécessaire. En premier lieu dans les entreprises, où la question de la grève, du blocage de la production doit faire partie des discussions à venir.

L’immense aspiration à peser sur la vie politique, à prendre ses affaires en main, à donner son point de vue sur les grandes questions est capitale. Elle ne peut être satisfaite dans le cadre d’une 5ème République anti-démocratique, avec un Président aux pouvoirs beaucoup trop importants.

Des élections européennes contre Macron et pour les revendications

Toutes ces questions vont continuer à être débattues. De même que l’attitude à avoir lors du prochain scrutin électoral, celui des européennes. Comment réussir à ce qu’il soit l’occasion d’une expression claire contre Macron ?

Le refus de l’augmentation du SMIC par Le Pen montre bien le vrai visage de l’extrême-droite !  Ce n’est pas le vote Le Pen qui peut exprimer le refus de Macron et l’aspiration à vivre mieux. Mais est-il possible de se satisfaire d’un éclatement en de multiples listes de gauche pour réussir un « référendum contre Macron » ? Et si sa liste arrive en tête, comment ne pas voir qu’il s’en servirait comme il l’a fait aux lendemains de la Présidentielle en 2017 ? Manon Aubry, Ian Brossat, Benoît Hamon, Yannick Jadot portent une grande responsabilité. Est-il raisonnable de continuer chacun « pour soi » ?

Le mouvement social peut et doit faire pression pour qu’émerge une liste unique de rassemblement « pour la justice sociale et le climat ». Cette liste porterait les revendications mises en avant depuis plusieurs semaines. Elle inclurait toutes les forces d’accord en ce sens. Et cela aurait toute sa pertinence à l’échelle européenne tant le libéralisme de l’Union européenne a fait des dégâts dans les différents pays du continent.

 

 

Mort à 18 ans pour Uber

Livreur à vélo, un job mortel

 

Jerome Pimot (cf son blog sur Médiapart)

Comment on meurt en faisant un «petit job étudiant».

 

 

Vous n’aviez pas senti la crise ?

La politique ça-vous-z’intéresse-pas ? Vous mangez à votre faim en zappant sur 36 chaînes ? Les pauvres c’est les autres ?

Pour payer ses études d’économie, Franck Page livrait des repas avec Uber Eats. Jusqu’à ce jeudi 17 janvier à 12h10 en grande banlieue de Bordeaux où, à un croisement de la zone industrielle de Pessac Bersol, un camion qui tournait pour aller rejoindre l’autoroute l’a accroché et traîné sur plusieurs dizaines de mètres. Il est mort sur le coup.

 

Franck était un gars comme tant d’autres avec CE p’tit truc en plus. Des proches écrivent sur Facebook qu’il était “solaire”Sa dernière vidéo Facebook, nous montre un vrai talent de danseur Hip-hop par ses figures assez complexes, alors qu’il semblait avoir commencé depuis peu. Ça n’était pas un de ses mabouls qui roule n’importe comment, à la recherche de sensations et/ou de performances. D’ailleurs, lors de l’accident, Franck était arrêté au feu rouge…

Depuis longtemps on savait que ça allait arriver. En juillet 2015 déjà, immobilisé par un poignet cassé, j’écrivais dans un premier texte, sorte de -bouteille-à-la-mer- : “Comment Uber va tuer”.

Cela-dit depuis, il n’y avait pas eu de mort en France et je commençais à me dire que le problème était surtout social. Que le vélo était finalement assez sûr en ville où vitesse et taille des véhicules motorisés sont limités. Les cyclistes étaient donc jusque-là relativement épargnés. Des petits accidents, tout au plus. Parfois sérieux, mais rien qui n’empêche des vies de reprendre leurs cours après quelques semaines de soins.

 

Sauf que les choses ont changé.

Uber Eats, Deliveroo, Stuart, Glovo livrent désormais de plus en plus loin en dehors des centres urbains.

Sauf que faire du vélo en zone quasi piétonne dans le centre d’une métropole est totalement différent de la grande banlieue, d’une zone d’activité commerciale, d’unezone industrielle voire la campagne qu’est souvent la “banlieue” de province.

Moins ou pas de lumière la nuit (dés 18h l’hiver et on roule souvent jusqu’à minuit), voies plus rapides, semi-remorques ou cars qui vous frôlent à 80 km/h…

 

 

Feu rouge où Franck est mort

Moi-même à vélo, en 2015, je me suis fais toucher par un bus (le 164) sur le Boulevard de Verdun à Courbevoie. Ce n’est pourtant pas la brousse, hein. Toujours est-il que le bus m’a attrapé le guidon. Heureusement, je n’allais pas vite et j’ai pu me rattraper sans tomber.

 

Oooh je n’étais pas en livraison hein. À cette époque, je passais juste par là juste pour aller bosser sur Paris comme des milliers de vélotaffeurs, ces gens qui vont au “taff” à vélo, souvent sur des itinéraires réguliers dont ils ont appris avec le temps à connaître les nombreux dangers.

Pour ma part je pédalais d’Argenteuil à Paris-centre… mais après ce -putain_de_bus-, j’ai fini par prendre le train jusqu’à St-Lazare pour minimiser les risques.

Sauf que c’est désormais des milliers de jeunes souvent sans grande connaissance du vélo qui se retrouvent dans des zones perdues à livrer un burger mou et tiède au banlieusard que la pub Uber Eats affichée dans sa lointaine gare RER a convaincu qu’il pouvait consommer exactement comme le CSP+ hyper centré qu’il n’est pas encore.

Oh oui, le résultat est le même : Tu commandes et t’es livré sur ton palier. Sauf que le livreur prend 10 x plus de risques pour t’apporter ta bouffe. Et ça t’en a rien à foutre. Le p’tit gars qui transpire sur le paillasson n’en a pas vraiment conscience non plus. Il s’est sans doute fait quelques frayeurs sur la route avec le souffle d’un camion passé trop près et trop vite ou l’automobiliste qui a pillé devant son nez. Mais il se dit que : “C’est le job…”.

En fait il ne se dit pas tout seul…

…ON LUI DIT !

 

Par contre il y a d’autres choses qu’on ne lui a pas dit.

Il ne sait donc pas ce qu’est le droit du travail ou la protection sociale. Il ne sait pas davantage que “ces trucs” sont justement construits pour que les dangers et la mort se tiennent le plus loin possible du Monde du Travail.

 » Alors voilà, en cas de pépin une petite voix lui dit juste : « que c’est la vie”… aidée en cela par les plateformes qui lui disent aussi : « que c’est un super taff !”, “Qu’il est un vrai héros !”. Quand il a commencé, certains de ses potes, déjà heureux d’avoir gagné quelques milliers d’euros “rien-qu’en-f’zant-du-vélo”, lui ont même sûrement dit que : “c’était un taff MOR-TEL !”

Jusqu’à un feu rouge, un camion… et c’est la mort qui lui murmure.

 

 

76 macronades (extrait mis à jour de « Macron ou la casse sociale » de février 2018)

Les « macronades », leur sens et leurs effets (extrait de « Macron ou la casse sociale » fév. 2018 pour les 60 premières)

 

Emmanuel Macron s’est fait spécialité de petites phrases. Le porte parole de son gouvernement Castaner se croit obligé de dire qu’il parle comme tout le monde :  »Je crois qu’on peut être cultivé et parler comme les Français ». Macron lui–même se justifie dans sa première intervention télévisée de président d’utiliser les mots du vocabulaire populaire. Ce n’est donc pas injustifié d’analyser sa « pensée complexe » à travers les « macronades ».

 

En voilà, mise à jour, 73, toutes éloquentes :

 

1      : « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2       : « Il y a dans cette société (Gad)  une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées.»

3       : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler ».

4       : « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

5       : « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

6       : « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

7       : Tous ses conseillers présentent le même profil, jeune et diplômé : « J’assume. Les maréchaux d’Empire étaient jeunes et ce n’étaient pas des paysans »

8       : « Certains au lieu de foutre le bordel feraient mieux d’aller regarder s’il peuvent pas avoir des postes »

9       : « Les salariés français sont trop payés »

10    : « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

11   : « Le compte pénibilité ? « Je n’aime pas le terme donc je le supprimerais car il induit que le travail est une douleur »

12    : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité »

13    : « Ceux qui défendent les emplois aidés sont ceux qui n’en voudraient pas pour eux »

14 : « Je vais faire un CICE durable »

15   : « La tranche d’impôt de Hollande à 75 % ? C’est Cuba sans le soleil »

16 : « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

17 : « Je suis pour une société sans statuts »

18   « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

19 : « Dans les motifs de rupture du contrat de travail, [la rupture conventionnelle] est aujourd’hui le premier »

20 : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

21 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

22 :« Les jeunes générations veulent être entrepreneurs, pas fonctionnaires »

23   : « Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

24   : « Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes »

25 : « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».

26 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

27 : « Une start-up nation est une nation ou chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ».

28 : « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

29 : « Le libéralisme est une valeur de gauche »

30 : «  Je ne céderais rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes, ni aux égoïstes, ni aux pessimistes » qui se dressent contre les ordonnances anti travail.

31 : « Dans les gares, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien »

32 : « J’ai été élu par des gens qui ne m’ont pas choisi »

33. : « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

34 : « La démocratie ne se fait pas dans la rue »

35 : « Etre populaire ne m’intéresse pas, mon pays doit avant tout être réformé car nous avons 10 % de chômage ».

36   : Les fainéants sont « ceux qui n’ont pas fait les réformes pendant 15 ans pas les Français »

37 : « La France n’est pas un pays qui se reforme parce qu’on se cabre, on résiste, on contourne, nous sommes ainsi faits ».

38 : « Tu sais, quand tu es président de la République, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent »

39 : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort.

40 : « Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel »

41 : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

42 : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale » « La politique c’est mystique »

43 : « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

44 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa 1° loi (308 articles dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ».

45   : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation.Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. »« Pas de frondeurs » 

46 : «Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. »

47 : « Il n’y a pas de culture française mais des cultures »

48 : «  Le kwassa kwassa pêche peu, il amène du comorien »

49 : « La passion triste de la France, c’est la jalousie ». (à propos de ceux qui veulent imposer l’ISF)

50 : « Je crois à la cordée, il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont des talents, je veux qu’on les célèbre [...] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée c’est toute la cordée qui dégringole »

51 : « Je ne sais pas ce que c’est une politique pour les riches »

52 : « Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée ».

53 : « Les Français sont bien des gaulois,  réfractaires aux réformes »  « Le français s’est émancipé de son lien avec la nation française »

54 : « « Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport »

55 : « Les Bretons sont un peu comme la Mafia en France »

56 : « Cette séquence remaniement n’intéresse personne à part les journalistes politiques qui n’ont rien d’autre à faire »

57 : « Présentez-moi la femme qui, en étant parfaitement éduquée, a décidé d’avoir 7, 8 ou 9 enfants. »

58 : « Le maréchal Pétain a été pendant la Première guerre mondiale aussi un grand soldat » « Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l’armée à la victoire, comme chaque année. »

59 : « Le carburant, c’est pas bibi »

60 «  Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants»  (tu m’étonnes)

61 : « Je traverse la rue, et je vous trouve un travail »

62 « On met un pognon de dingues dans les minimas sociaux et les gens sont quand même pauvres »

63 :  » Nous sommes de vrais populistes, nous sommes avec le peuple »

64 : « Le capitalisme ultra libéral et financier va vers sa fin »

65 : «  Beaucoup trop de français pensent qu’on obtenir quelque chose sans effort »

66 :  »Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent »

67 : «  Penser une amélioration par le rétablissement de l’ISF « c’est de la pipe »

68 :  »"Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même »
69 :  » Si je ne pensais qu’à moi-même, je n’aurais pas été candidat pour être président »

70 : « Certains ont plus intérêt à travailler quatre à six mois, se remettre au chômage et trouver des combines à côté »

71 :  « J’ai beaucoup appris de ces vingt mois. Ça m’a scarifié… ».

72 : « tu vas les bouffer, t’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi »

73 :  sur les plateaux télé, « Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre. »

74 : « Si c’est vouloir que le travail paie mieux, moi aussi je suis ‘gilet jaune’ «

75 « les morts dans le mouvement des gilets jaunes sont le fruit de la bêtise humaine »

76 : « Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gilets jaunes du Grand Pau : listes des revendications retenues et classées

 

depuis le début du mouvement des GJ que nous soutenons nous avons collationné les textes émanants des « ronds points »  de Toulouse, de Commercy, de Pau, de partout, y compris les 42 revendications du début qui semblaient faire  le plus consensus

c’est autour de ces textes, débats et de ceux à venir, que s’imposeront les principales revendications majoritaires, l’idéal serait des « états généraux » nationaux (parallèles et n’ayant rien à voir avec le grand débat pipeauté de Macron présidé par les ministres et avec des intervenants triés par les préfets) pour en débattre et les adopter…

 

 

Ces revendications ont été retenues par les précédentes assemblées plénières des GJ du grand Pau et classées par catégories :

 

justice sociale (salaires, revenus, retraites, services publics), justice fiscale (taxes, impôts), transition écologique (climat, santé), démocratie économique (travail, finance), démocratie politique (constitution, législation).

 

Le vote à effectuer a pour but de donner une priorité à dizaine de revendications parce qu’elles unifient les Gilets Jaunes et sont les plus motivantes pour notre mouvement.

Pour faire ce choix, chaque GJ  du Béarn est convié à attribuer à chacune des 64 revendications une appréciation sur 7 échelons, allant de « excellente » à « rejetée » (exc, bien, satis, moy, méd, insuf, rej). Le traitement informatique des résultats de ce vote permettra d’obtenir un palmarès des revendications. Le chapeau des revendications plébiscitées pourra être popularisé par les moyens de communication des GJ du Béarn.

 

 

64 revendications :

 

1.01 – JUSTICE SOCIALE / SALAIRES (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O monter le SMIC à 1 900 € bruts, environ 1 500 € nets

O salaires encadrés de 1 à 10 dans une même entreprise

O revalorisation générale des salaires

 

1.02 – JUSTICE SOCIALE / REVENUS (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O revenu minimal fixé à 1 000 € nets par mois

O création d’un revenu jeune : 1 000 € par mois de 18 à 25 ans

O création d’un revenu d’existence universel : 1 000 € nets

O plafonnement du revenu des élus

 

1.03 – JUSTICE SOCIALE / RETRAITES (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O indexation des retraites sur le coût de la vie

O retour au droit à la retraite à 60 ans, à taux plein

O calcul de la pension sur les 10 meilleures années avec 37,5 annuités

O suppression définitive de la CSG pour les retraités

O unification des régimes de retraite

 

1.04 – JUSTICE SOCIALE / SERVICES PUBLICS (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O maintien et développement de services publics de qualité

O gratuité des transports publics locaux

O gratuité des frais dentaires, ophtalmologiques et des prothèses auditives

O inscription obligatoire de toutes et tous à la CMU

O droit de toutes et de tous les mineurs à la scolarisation, création de postes d’AVS

O régies publiques pour l’eau et l’électricité

O indexation du livret A sur le coût de la vie

O encadrement des loyers et abrogation de la loi ELAN (rétablir les accès pour handicap)

O réquisition des bâtiments libres et aides à la rénovation pour locations sociales

 

2.05 – JUSTICE FISCALE / TAXES (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O retrait définitif de la surtaxe sur les carburants

O taxation des carburants maritimes et aériens

O baisse des taxes sur la consommation : TVA et carburants

O taxation des GAFA : Google, Amazon, Facebook, Apple

O création d’une taxe sur les transactions financières

 

2.06 – JUSTICE FISCALE / IMPÔTS (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O rétablissement de l’ISF avec imposition des œuvres d’art

O embauche massive d’inspecteurs du fisc pour traquer la fraude fiscale

O augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu

O instauration de la progressivité pour la CSG

O imposer les multinationales sur les bénéfices réalisés en France

O directive européenne contre l’évasion fiscale à l’initiative de la France

 

3.07 TRANSITION ECOLOGIQUE / CLIMAT (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O favoriser les circuits courts

O s’engager dans un vrai programme de transition climatique

O abandon des voitures électriques, car elles constituent  une mauvaise solution

 

3.08 TRANSITION ECOLOGIQUE / SANTE (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O interdiction des pesticides

O suppression de l’obligation d’installer les compteurs Linky

O interdire l’activité de Bayer-Monsanto sur notre territoire

O aider les exploitations agricoles dans leur transition en bio

 

4.09 – DEMOCRATIE ECONOMIQUE / TRAVAIL (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O maximum de 5 % de contrats précaires dans les entreprises de plus de 20 salariés

O embauches massives dans les hôpitaux et le EHPAD

O interdiction des temps partiels non choisis

O retour à l’ancien contrôle technique pour les automobiles

O cotisation des robots utilisés pour l’accueil du public

O relocalisation de l’activité industrielle

 

4.10 – DEMOCRATIE ECONOMIQUE / FINANCE (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O limiter à 30 % du bénéfice net des entreprises la part des dividendes (au lieu de 70 %)

O annulation des intérêts de la dette publique

O transformation de toutes les banques privées en une banque publique

O nationalisation des autoroutes

O réorientation du CICE vers la justice sociale et la transition écologique

O comité citoyen pour le contrôle citoyen des dépenses publiques

O sortie de l’euro

 

5.11 – DEMOCRATIE POLITIQUE / CONSTITUTION (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O abroger la législation par ordonnance et l’article 49.3

O processus constituant pour une 6° République, constitution écrite par les citoyens

O 500 000 signatures pour un RIC dans un délai de 15 jours

O suppression du Sénat et du CESE

O élection des juges par les citoyens

 

5.12 – DEMOCRATIE POLITIQUE / LEGISLATION (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O garantir l’indépendance des media

O limitation à 2 du nombre de mandats d’élu politique : pas de professionnalisation

O interdiction des lobbies et des comptes offshore

O création du délit de « racisme anti-pauvres »

O mieux encadrer et contrôler les dons faits aux partis

O suppression des indemnités des ex présidents et présidentes de la République

O suppression des indemnités du conjoint de la présidente ou du président

 

Lettre Macron : Retour à l’envoyeur !

 

La crise sociale actuelle montre le refus majoritaire de la politique de Macron. Pourtant, le contenu de la lettre présientielle montre qu’il entend la  poursuivre. Et même l’aggraver ! La majorité des Gilets jaunes voit combien cette lettre tourne le dos à leurs demandes de rétablissement de l’ISF, d’augmentation des salaires et de pensions pour ne citer que ces exemples.

 

Le vieux monde de Macron

 

Macron s’accroche à la vieille politique libérale : baisse des impôts des riches et baisse de la dépense publique pour confier au privé le maximum d’activités.  Or si la dette publique a augmenté, alors que la part des dépenses publiques dans le PIB est restée constante depuis 30 ans, c’est dû aux baisses des impôts des riches et des grandes entreprises. En l’absence de ces baisses, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité (1).

 

Dans sa missive de 6 pages, la poursuite de la suppression de services publics est annoncée alors que ceux-ci manquent non seulement dans les banlieues, dans les territoires « périphériques » et ruraux, mais partout quand on pense à la fermeture de toutes les agences EDF, celle de nombreuses boutiques SNCF, de petites trésoreries, de maternité et hôpitaux de proximité …

 

Pour la majorité macroniste, la messe est dite ! Rien sur les questions sociales, rien sur les cadeaux faits aux plus riches, rien sur la fraude fiscale (2) de l’enfumage sur les questions démocratiques pour tenter de faire passer une réforme déjà préparée (moins de députés pour moins de poids des représentants élus, peu de proportionnelle, pas de possibilité de révocation …).

 

Et personne n’a demandé de débats sur l’immigration ou la laïcité. Les maires sollicités pour mener le débat rappellent leurs demandes auxquelles l’exécutif n’a jamais répondu.

 

Le message qui monte est donc clair. C’est retour à l’envoyeur ! Avec l’exigence d’un changement de politique ou un retour aux urnes.

 

La nécessité d’une grande marée populaire !

 

La question essentielle est maintenant celle du rapport de force. La convergence gilets jaunes, gilets rouges, gilets verts est la priorité. La question de la grève, du blocage de la production doit faire partie des discussions à venir dans les villes, dans  les entreprises. C’est une Grande Marée Populaire qu’il faut préparer avec des millions dans la rue et en grève pour que le pouvoir cède ou qu’il parte.

 

Plus que jamais la responsabilité du syndicalisme est engagée. Solidaires s’est exprimée, les débats vont bon train dans la CGT, la FSU, FO … il faut accélérer pour préparer le tous ensemble.

 

Et la gauche doit affirmer sa présence aux côtés des Gilets jaunes dans les prochaines manifestations du samedi. 250  universitaires, intellectuels, artistes appellent la gauche à réagir. Ils ont raison.

 

L’heure est à la mobilisation contre Macron, le Medef et leur monde. Pour une grande explication et gagner sur les revendications.

(1) Que faire de la dette ? Un audit de la dette publique de la France

 

(2) La fraude fiscale est estimée à 100 milliards d’euros par an en France. Ces sommes « envolées » n’ayant pas été imposées, le surcoût de l’évasion fiscale est de 30% de la dette de l’Etat (Note hussonet n°114, 9 mai 2018).

 

 

Macron : répression violente contre les gilets jaunes et aussi contre les chômeurs

Macron systématise une violente répression contre les revendications sociales légitimes des gilets jaunes. Il systématise aussi une méchante répression contre les chômeurs.

Pour Macron, les chômeurs sont des « rien », il les méprise parce qu’ils « attendent tout de l’autre », qu’ils sont des « fainéants » des « illettrés », des « alcooliques » qu’ils ne « traversent pas la rue pour chercher du travail », qu’ils ne « cherchent pas des clients au lieu d’un patron », qu’ils n’ont « pas le sens de l’effort » !

 

 

Macron le dit « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants », il pense que n’importe qui doit accepter n’importe quel boulot, même au détriment de sa qualification, de son salaire antérieur, de sa vie familiale et personnelle. Il prône la fin du droit du travail, l’ubérisation de la société : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains ».

Macron ne fait rien contre les fraudeurs fiscaux et patronaux, comme Ghosn et tant d’autres qui ne paient pas les impôts qu’ils doivent à la République. Macron encourage les heures supplémentaires qui créent du chômage en plus. Macron ne contrôle ni le travail illégal ni les 516 000 travailleurs détachés officiels discriminés surexploités et sous-payés dans le pays.

Macron, a donc publié une lettre de cadrage pour (re)prendre 4 milliards aux assurances chômage. « En même temps » que ses voeux, le 30 décembre il a fait publier un décret afin de sanctionner toutes celles et ceux qui, au chômage, ne bosseraient pas assez.

Le contrôle des « obligations » incombant aux Demandeurs d’Emploi et les sanctions deviennent maximum :

- 1e absence = 1 mois de radiation sans allocation

- 2e absence = 2 mois de radiation sans allocation

- 3e absence = 4 mois de radiation sans allocation

La radiation entraîne de fait la suspension du revenu de remplacement puisque l’inscription est une condition du versement de toutes les allocations versées par Pôle Emploi. C’est la pire des répressions : empêcher de vivre, de se nourrir, de se loger, de circuler. Alors que les chômeurs ont cotisé pour une assurance, que ce n’est pas une aumône mais un dû.

 

Contre Macron, la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, article 23 alinéa 1 précise bien : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail, et à la protection contre le chômage »

 

Nous revendiquons l’instauration d’un statut du salarié-e avec continuité du socle contractuel et maintien du salaire entre deux emplois ; l’obligation de reclassement des salarié-es sans limite de temps ; le financement patronal mutualisé pour ces droits. Le bon programme anti-Macron, il existe.

Gérard Filoche

 


 

lire chronique dans l’ Humanité Dimanche « au boulot n° 423″    9° année

 


 

 

Cour d’appel de Paris : les contrats UBER sont des contrats de travail

des 2015, j’avais décelé la proposition de changement de l’article du code civil et du code du travail, par Hollande, Valls, loi Macron, pour remplacer le contrat de travail par un contrat commercial sans droit : le trio maudit du quinquennat précédent commençait a « uberiser » la France. C’était la « révolution » Macron annoncée. Les ordonnances Macron ont continué ce sale travail.

Le Medef planchait a l’époque sur la « soumission librement consentie » (« compliance without pressure ») pour remplacer la subordination. Mais il restait quand meme une définition des contrats dans le code du travail en tant que « subordination juridique permanente  » c’est celle ci qui vient d’être reconnue comme supérieure à tout le reste dans les contrats UBER : d’où la décision de la Cour d’appel de Paris de re-qualifier les contrats UBER en contrats de travail.

De même que l’OIT et les textes européens interdisent de plafonner les reparations en indemnités aux prud’hommes, ce qui a valu a trois Chambres de prud’hommes de dénoncer l’illégalité en la matière des lois El Khomri, Penicaud, Macron, voila de beaux échecs de plus pour Macron !

De toutes façons ces lois anti droit et dignité des travailleurs censées faire de l’emploi depuis trois ans, n’en ont fait aucun… la preuve du pudding c’est quand on le mange, la preuve du Macron c’est quand tout le monde voit que rien n’y est bon et hélas le chômage de masse croit !

il reste aussi à faire condamner Macron quand il dénonce unilatéralement le repos quotidien de 11 h… mais ça va venir, on réduira bientot en cendres la casse des droits qu’il a voulu imposer

 

 

Macron ose refaire ce 11 janvier une 65 ° « macronade » en reprochant aux Français que tous ne fassent » pas assez d’effort »  alors le salariat de notre pays est un des plus productifs aux monde. (C. Tableau de Guillaumde Duval alternative économique :