43 700 chômeurs de plus, c’est la finance française, l’oligarchie française, le CAC 40 français, le Medef français qui sont coupables

 

Ainsi Macron, bousculé, annonce hier que le plan social de Whirlpool ne sera pas « homologué »

tout le monde laisse passer ça sans savoir ce que ça veut dire : c’est la loi Sapin du 14 juin 2013 , issue de l’ANI du 11 janvier 2013 :

a l’époque Sapin et Macron avait réuni en juillet 2013 tous les directeurs du travail (devenus « direccte ») a l’INT de Lyon pour leur passer la consigne  » objectif zéro refus d’homologation des licenciements » : c’est comme ça que ces fauteurs de chômage (Hollande, Sapin, Macron El Khomri, ) ont laissé le patronat français licencier a tour de bras

et là, un petit mot, lui qui n’est plus aux affaires, affirme que le plan social de Whirlpool ne sera pas « homologué » : il y a donc, et c’est  dans le droit français une petite brèche pour contrôler les licenciements de façon administrative et les empêcher. J’avais utilisé en temps utile les exemples de UMP à Docelles (au congrès de Poitiers du PS) et aussi celui de Arjjo Wiggins.

On peut si on veut contrôler les licenciements et ça permet de « tenir » les patrons qui licencient de façon boursière : ils doivent continuer à payer les salaires aussi longtemps que la puissance publique le veut. Et ça permet tout le temps en maintenant les salariés de trouver les solutions,  les relances, les cessions, fusions, reprises : là c’est facile, le patron US touche à lui seul plus que tous les salariés réunis, il peut donc les payer, et ils peuvent donc continuer à travailler… si on interdit les licenciements financiers dans tous ces cas-là. Et on le peut !

 

 

 

Le chômage en France ne vient pas d’ailleurs il vient du patronat, de la finance, de l’exploitation féroce des patrons et banquiers français

le chômage il vient de la loi scélérate El Khomri

Macron n’est pas un danger parce qu’il est mondialisé ou européen, il est un danger parce qu’il sert à 1000 % le patronat et la finance française

davantage de droit du travail, contrôle des licenciements, davantage d’ordre public social, le mal n’est pas étranger il est français

Macron c’est le licencieur français, il a facilite les licenciements, il a casse la protection des emplois, il a désorganisé la production : l’ennemi est chez nous

Plus il y a de droit du travail, plus il y a d’emploi, moins il y a de droit du travail plus il y a de chômage

Le Pen n’attaque pas Macron comme il faut : elle le vise comme « mondialiste » alors que Macron est un sale prédateur français de chez français

Contrôle des licenciements il faut que les patrons paient les salaires jusqu’a à ce qu’ils trouvent une solution reclassent ou renoncent

Contrôle de l’inspection du travail sur les licenciements ! faire payer les patrons du CAC 40 jusqu’au bout le prix de leurs forfaits

La finance française est une des plus violente et égoïste du monde, le patronat français aussi, le Medef fabrique le chômage

Le chômage ne vient pas de l’Europe ni du monde, il vient des exploiteurs féroces d’ici, licencieurs féroces, financiers féroces français

Le chômage ? la restauration française a encaissé des milliards français et a exploité plus que d’autres, précarisé plus que d’autres

Le chômage ne vient pas d’ailleurs, il vient de la férocité de la classe dominante française, de l’oligarchie française, des patrons d’ici

43 700 chômeurs de plus, c’est la finance française, l’oligarchie française, le CAC 40 français, le Medef français qui sont coupables

Les faiseurs de chômage ce n’est pas l’Europe ni le monde, ce sont les patrons français, le Medef, le CAC 40 et Hollande, Sapin El Khomri

Deux monstres face a face, le racisme xénophobe, et la finance féroce française destructrice d’emplois

Halte aux mensonges 70 % des ouvriers votent a gauche ou s’abstiennent,

43 700 chômeurs de plus, bravo Hollande El Khomri Macron, facilitateurs de licenciements, facilitateurs de chômage !

43 700 chômeurs de plus, en cassant le droit du travail Hollande El Komri ont été des fauteurs de chômage

Moins il y a de droit du travail, plus il y a de chômage ! plus les licenciements sont facilités, plus le salariat souffre

Le patron de Whirlpool gagne plus que tous ses salariés : pas de salaire supérieur à 20 fois le Smic !

Mensonge : l’Union Européenne n’a rien à voir avec Whirlpool, c’est le patron US, la loi française et Hollande et Macron !

L’Union Européenne ne peut pas empêcher qu’on fasse payer au maximum les patrons licencieurs

Vive Francois Ruffin quand il se prononce pour le contrôle des licenciements !

Ni Florange, ni Sanofi, ni PSA, ni Alstom, Whirlpool ne sont des « anecdotes » sauf pour l’oligarchie française cynique qui se goinfre

 

Appel au 1er mai par les syndicats unis de Haute-Loire et par « l’appel des cent » à Paris

Tract Intersyndical 1er mai 2017 Haute Loire

Unité de la gauche rouge rose verte, d’abord pour battre Le Pen puis combattre Macron et ses futures lois scélérates contre le code du travail et la protection sociale

N’en ayons pas contre les personnes de Benoit et Jean-Luc  (une fois unitaires ils sont bienvenus), mais contre leur choix stupéfiant  qui a causé le désastre le 23 avril à 20 h : ils pouvaient faire gagner la gauche et l’ont condamnée, en ne s’entendant pas, alors que 80 % de leur programme était commun

Melenchon « nous a tuer » en refusant l’unité de la gauche, lors de la présidentielle ,

Hamon aussi à sa façon. Chacun sa part. L’unité était possible. Ils ne l’ont pas voulu.

Mélenchon est à 100 % depuis le début, depuis le 21 janvier 2016, par la méthode qu’il a choisi, responsable de la défaite, il l’a refusé l’unité depuis 18 mois, et on savait tous que cela conduisait au désastre et que seule l’unité pouvait permettre de gagner, les estrades ne pouvait pas  permettre seules de gagner

Hamon a manqué à sa parole de la primaire, qui était claire et qui devait lui faire appeler Mélenchon dés le 29 janvier, écrire un  programme commun sans faire de sa candidature un préalable.

Et les deux qui ont choisi d’aboutir à cela sont responsables ET coupables, c’est leur faute de ne pas s’être mis d’accord et de nous avoir conduit à tout perdre, et nous oblige à tout reconstruire.

C’est comme ça, c’est grave et c’est déjà derrière nous, et il faut faire avec, car ils nous ont donc tous les deux, en refusant de s’entendre à temps, livré aux loups Le Pen Macron.

Ce ne sont pas les deux camarades, pas les deux « personnes », préservons l’avenir,  qui sont en cause mais leur stratégie

Et ça sera pareil durablement, si continue à se déverser de la haine sectaire et groupusculaire à la façon de certains FI,  sur les réseaux sociaux, cela doit cesser si on veut un jour nous en sortir, en commun.

Il faut donc arrêter et crier : vive l’unité de la gauche sans laquelle rien n’est possible,

Il ne faut plus incriminer « c’est la faute  de l’autre »  il faut assumer et dépasser.

Il faut proposer insister, recommencer, jusqu’à l’unité, pas pour « tuer l’autre » mais pour faire avancer la cause de toute la gauche , car ce sera forcément ensemble ou rien

En attendant, une bonne fois pour toutes, le résultat est incontestable   : 6,5 % ou 19 % c’est pareil, c’est zéro, zéro, zéro c’est perdu, c’est la défaite, le désastre, et on a donc le seul réel,  et c’est Le Pen Macron

Comment remonter la pente ?

Pour le 2° tour, du 7 mai  désarmons d’abord en votant contre Le Pen,

Macron veut nous empoisonner, Le Pen appuie un revolver contre notre tempe. Si l’un de mes ennemis m’empoisonne et que l’autre veut me tirer un coup de revolver, je tente d’abord d’arracher le revolver des mains de mon deuxième ennemi, ce qui me laissera une possibilité d’en finir avec le premier. Cela ne signifie pas que le poison est un « moindre mal » en comparaison du revolver.

Pour les législatives, des 11 et 18 juin

c’est mécaniquement « cuit », à la façon haïssable du calendrier de la V° République :  essayons de préserver un groupe parlementaire rose rouge vert, uni, indépendant anti Macron.

Nous, D&S,  avons  lancé un appel au PCF, aux Verts, aux socialistes qui le veulent et à la gauche socialiste, à la FI,  pour nous entendre sur un  sigle commun, parrainant le plus grand nombre de candidats possible anti Le Pen, anti Macron, avec une plateforme commune rose rouge verte

 

 

Enfin alerte !  car il se peut aussi que rien ne se passe comme prévu : Macron est un poison dangereux et  haïssable alors Le Pen a hélas un boulevard… du crime. Lisez ce compte rendu effrayant des camarades d’Amiens :

Bonjour,

Il faut regarder ce mercredi 26 avril  le 13 heures en direct de BFMTV. (replay)

J’ai été averti par un camarade de D&S, Éric M qui n’en croyait pas ses yeux. J’ai allumé la télé et la première image que j’ai vue est celle de quelqu’un qu’Éric et moi connaissons depuis 25 ans et qui a toujours voté à gauche, toujours dit qu’il était de gauche  : il tenait MLP par dessus le cou.

Macron n’avait pas osé se rendre sur le parking de Whirpool (300 salariés menacés de licenciement sur un site qui s’appelait d’abord Philips, et qui est passé de 2000 salariés à  300 en 20 ans.) en affirmant qu’il n’allait pas (référence à Hollande à Goodyear en 2012…) « monter sur un camion ». Il discutait avec l’intersyndicale à la CCI (terrain connu et hospitalier), pendant que MLP était au milieu des ouvriers. Elle avait, évidemment, bien orchestré son coup et imité François Ruffin, mais avec la crédibilité d’être au second tour de l’élection présidentielle.

C’est absolument consternant de voir des syndicalistes (CFDT, CGT, FO) venir la saluer avec déférence, amitié, enthousiasme. C’est consternant de voir les salarié(e)s faire des selfies avec elle (parfois en pleurant), des salarié(e)s l’embrasser, l’applaudir, rire… Mais cela montre aussi la nature du danger. Le FN n’est pas un parti fasciste parce que la base sociale du FN (la petite bourgeoisie qui représentait plus de 50 % de la population active dans les années 1930 a fondu comme beurre au soleil et ne représente plus que 7 % population). Mais c’est un parti d’extrême droite qui sait comment utiliser la combinaison de national et de socialisme pour imposer son « État fort » et dont la dirigeante est une agitatrice dont il ne faut surtout pas minimiser le talent.

Le contraste des images est saisissant. D’un côté MLP qui se dit (et qui le montre concrètement) aux côtés des ouvriers, dans une atmosphère de kermesse. De l’autre, Macron et Barbara Pompili à la CCI, devant l’intersyndicale de Whirpool, dans une salle aseptisée où personne d’autre n’est admis. Ce que montre BFMLTV est exactement ce que voulait montrer MLP : d’un côté le peuple avec, au beau milieu, MLP entièrement partie prenante de ce peuple, de l’autre côté Macron et Pompili, compassés, coupés du peuple et ayant peur de lui.

MLP ne défend plus le programme libéral de son père. Il faut en prendre conscience (je vous joint ce que j’avais écrit pour la Revue D&S sur le programme en 144 mesures du FN. Même si nous savons, nous, qu’entre les deux classes sociales elle ne choisira bien sûr pas le salariat mais le capital. Elle dit qu’il faut trouver un repreneur pour Whirpool et qu’en attendant, il faut une nationalisation temporaire (même si elle n’emploie pas le terme). En face, Macron se contente d’affirmer qu’il faudra trouver un repreneur et tous ceux qui se rappellent des promesses de Hollande en 2012, le croient sur parole…

Le délégué CFDT de Whirpool avait déjà prévenu dans la presse locale que la majorité des ouvriers de l’usine étaient prêts à voter Le Pen au second tour. Il voulait certainement faire pression sur Macron, mais il constatait, aussi, une réalité qu’il n’est plus possible de nier.

Ces images seront dévastatrices, partout en France. Les autres chaînes de TV essaieront sans doute de les montrer de façon plus distanciée mais les réseaux sociaux, le site du FN, se chargeront de les reprendre. Si elle a obtenu 30,4 % des voix dans la Somme, MLP n’a obtenu que 18,4 % à Amiens (28 % à Macron et 24,9 % à JLM). Difficile de penser que ces images ne réduiront pas l’écart.

Il va falloir ramer pour rattraper les dégâts, et pas seulement à Amiens.

Amicalement,

JJ C

 

 

Mon intervention au BN du PS lundi 24 avril au matin

Le résultat du scrutin d’hier soir 23 avril est cruel à double titre : parce qu’il sanctionne le bilan désastreux du quinquennat, et parce qu’il sanctionne l’incapacité de la gauche à s’unir alors qu’elle aurait gagné la présidentielle si elle l’avait fait.

Oui, le quinquennat a été catastrophique de bout en bout. Nous avions tout en mai juin 2012, l’assemblée, le sénat, la présidence, les villes, les régions, les départements,  nous avions un mandat pour combattre la finance et redistribuer les richesses, il a été trahi notamment par François Hollande et Manuel Valls, et nous avons en conséquence perdu nos électeurs cinq scrutins de suite, aux municipales, aux européennes, aux sénatoriales, aux territoriales, aux régionales. La politique d’austérité suivie, les casses successives et gravissimes du code du travail de l’Ani à la loi El Khomri,  le CICE donnant 41 milliards au Medef plutôt qu’à l’emploi et aux services publics, tout cela a conduit nos électeurs, notre base sociale, à  nous quitter.

Nous allions retrouver une chance unique de tourner cette triste page, de nous réorienter quand même à gauche, lors de cette présidentielle, grâce au résultat des primaires du 29 janvier 2017, mais une partie du PS a choisi sciemment de savonner la planche au candidat de la gauche socialiste, et d’appeler à soutenir Macron. Ainsi ceux qui ont trahi les électeurs socialistes et de gauche de 2012 entre 2013 et 2016, ont encore poignardé dans le dos nos électeurs de la primaire de janvier 2017. Comment s’étonner du résultat ?

Et comme la gauche Hamon Mélenchon divisée par la politique libérale droitière du quinquennat n’a pas su saisir l’opportunité, n’a pas eu le courage de se rassembler entre le 29 janvier et le 23 avril, nous avons tous, tout perdu, et nous nous retrouvons devant le sinistre choix entre Macron et Le Pen.

Que cela soit clair : ils sont tous les deux nos ennemis. Il n’y a pas de bonne solution.

Mme Le Pen est une fasciste, même si nombre de ses électeurs ne s’en rendent pas compte à ce stade. J’ai entendu certains me dire «  Il faut essayer le Pen » j’ai répondu « n’essayez pas Hitler, vous aurez un ticket aller mais pas de billet retour ». Ce sera la guerre civile, la chasse aux facies, des pogroms, des bandes qui se combattront dans les rues selon la couleur de la peau, la traque aux militants de gauche.

Mr Macron est un OVNI, parvenu jusque là de façon incroyable, stupéfiante, honteuse pour un grand pays comme le notre, propulsé par la haute finance mondialisée et les centaines de « une » des grands médias des milliardaires, un prédicateur évangéliste dangereux qui veut en finir avec notre protection sociale payée directement en cotisations sociales par le capital dans le cadre de nos salaires bruts.  Son parti est de droite, comme l’UDF de Giscard mais en plus fanatiquement ultra libéral. Il n’a rien de gauche et rien du centre,  et nous avons à le combattre, pas à nous allier ni à nous subordonner à lui.

Donc si nous nous résignons à  nous servir de son bulletin de vote pour faire barrage à Le Pen, comme le propose JC Cambadelis c’est sans ambiguïté : c’est en nous pinçant le nez qu’on l’utilisera.

D’ailleurs nous savons les limites de ce geste, car Macron n’est pas un barrage sérieux à Le Pen, ce n’est qu’une barrière de sable, sa politique servira à aggraver la situation et in fine de marche pied à Le Pen.

L’utilisation du bulletin de vote Macron ne sert qu’a gagner du temps, pas à empêcher la montée du FN.

Et ce sera par nos luttes et la reconstruction de la gauche que nous pourrons arrêter le pire.

Qui croit qu’on fait reculer Le Pen et le FN avec des mots et des bulletins de vote ? On ne la fera reculer qu’avec une politique de redistribution des richesses, qu’en donnant des choses dans l’assiette aux gens, de l’emploi, du salaire, qu’en faisant reculer massivement les inégalités.

Et pour faire cela, il faut l’unité de toute la gauche, il faut encore et encore aller chercher Mélenchon, Jadot, Laurent, et toute la gauche politique et syndicale qui maille majoritairement notre pays ; qui croit maintenant que le PS revivra sans unité de la gauche, sans accord avec Mélenchon ?  et il faut choisir l’accord avec Melenchon, clairement, contre la politique de Macron : car ceux qui ne le feront pas dériveront sans rivage comme des « néos » des  anciens temps, bientôt il faudra des mobilisations de masse contre les ordonnances Macron anti ce qui reste du code du travail, bientôt il faudra défendre notre protection sociale pied à pied, arracher nos salaires à l’impitoyable finance qui va gouverner, en nous appuyant sur notre classe sociale, le salariat.

Si le PS ne le fait pas, il implosera et de disloquera davantage.  Sa seule chance avec ses 6 % d’hier soir est de revenir à gauche et de s’unir à tout le reste de la gauche. C’est aussi la seule chance de notre peuple, de nos électeurs, de toute la gauche, avant que la haute finance ne finisse par choisir Le Pen, contre son commis Macron, quand elle l’aura usé.

 

Gérard Filoche

 

Un accord Mélenchon Hamon était évidemment possible

Ceci est un projet de texte commun entre hamon et melenchon, il a été écrit et proposé « à temps », il y a plus d’un mois…

un simple brouillon pour mémoire

Les deux candidats avaient 80 % de points communs et il n’y avait aucun problème réel à s’emparer d’un texte de gouvernement commun, de le travailler, discuter, peaufiner, des deux cotes, en 72 h,  et de mener une campagne unitaire et gagnante

 


Le ticket Hamon Mélenchon défendra :

Un avenir désirable,

Une République sociale et démocratique

 

 

 

Des sous ! Des salaires !


1°) priorité à la la feuille de paie par la hausse du smic  à 1300 euros net et 1600 brut, de la hausse immédiate de 10 % des points d’indice du bas de l’échelle de la fonction publique, des minimas sociaux, des allocations handicapées, des petites retraites, du revenu universel pour les jeunes de 18 à 25 ans, de l’allocation dépendance, comme branche de la sécurité sociale, et création d’un salaire maxima à 20 fois le Smic.

 
Du travail Et de l’emploi pour tous


2°) abrogation de la loi El Khomri et reconstruction d’un droit du travail d’ordre public social,  basé sur le principe de faveur, tout activité de travail dépend du code du travail et des droits sociaux qui sont liés (non à l’uberisation), réduction progressive et massive du temps de travail (35 vers 32 h ?) sur la semaine et sur la vie (60 ans ?), du contrôle administratif des licenciements abusifs, quotas (5% ?) limitant la précarité (CDD CDII intérim saisonniers) , renforcement des institutions représentatives du personnel, CE, DP, CHSCT, DS, participation des salariés aux CA, droit syndical, retour aux conventions collectives négociées, renforcement de l’économie sociale et solidaire, de la justice prud’homale, de l’inspection du travail (doublement des effectifs et indépendance), de la médecine du travail (et scolaire), reconnaissance du burn out, et meilleure reconnaissance et réparation des maladies professionnelles et réparation)  régulation de la sous-traitance, statut de la fonction publique, grand service public de formation professionnelle continue.

 

 

 

 

De la santé Gratuité pour tous


3°)  Protection sociale renforcée pour toutes et tous, priorités aux politiques de prévention, médecin scolaire et du travail, hôpitaux, maison de santé, maisons de retraite, autour de LA grande mutuelle la sécurité sociale (fin du RSI) fin du millefeuille des complémentaires, prévoyances, etc., remboursement des médicaments et des lunettes et de la dentisterieDéveloppement de la pratique d’activité physiques et sportives (équipements) facilitation) améliorer la qualité des soins, maintien a domicile, aider les aidants, allocation dépendance suffisante, places d’accueil handicapés, procréation médicalement assistée, soins palliatifs et droit à mourir dans la dignité

 
Education prioritaire et vive la culture


4°) Service public de la petite enfance, congé paternité des 6 semaines, droit aux allocations familiales dés le premier enfant, et ensuite calculées par enfant,  scolarisation pour les handicapés, instruction obligatoire des 3 ans,  maximum de 25 éléves par classe, mixite sociale et scolaire, et groupes ad hoc pour les « décrocheurs », formation continue des enseignants, plus 40 000 enseignants en cinq ans, priorité budgétaire à l’enseignement supérieur et à la recherche,  favoriser la mobilité internationale, service public de la formation professionnelle continue, effort public à la culture à 1% du Pib,  arts à l’école, statut de l’artiste,

 
De l’impôt direct et progressif      D’abord sur ceux d’en-haut


5°) Réforme fiscale en profondeur : faire sauter le verrou de Bercy, traquer massivement la fraude fiscale, contre les paradis fiscaux et l’optimisation fiscale, augmenter l’IS des 58 multinationales et des 1000 plus grosses sociétés, conforter l’ISF, 20 tranches d’impôt, taxes sur les dividendes, diminuer la TVA, fiscalité plus verte.

 
Contrôle, transparence et taxation des banques et de la rente


6°) Réforme bancaire en profondeur, séparation des banques de dépôts et d’affaires, taxe dite Tobin, taxe bancaire,  taxe sur les dividendes, audit public de la dette, et renégociation de celle-ci, la BCE doit pouvoir prêter directement aux états,  BPI puissante (nationalisation d’une des 4 grandes banques ?)

 
Réorientation économique Par la demande, pour nos besoins


7°) réforme budgétaire :  budget participatif, chiffrage des dépenses/recettes globales, 1°) développement massif des services publics, de l’énergie, l’eau, l’air, des transports, de l’école, de la santé, de la justice, de la police de proximité, des éducateurs, des soins aux personnes, maisons de service publics.   2°) investissements 100 milliards dans la transition écologique, numérique, la recherche… contribution sur les robots ( ?) 3°) défense et reprise y compris par nationalisations de nos grandes industries 50 % aux marchés publics 4°) Contrôles des grandes entreprises par la puissance publique, les salariés, les usagers « made in France » 5°) 150 000 logements sociaux, encadrement des loyers,  garantie universelle pour les loyers, bouclier énergétique,  plan de renouvellement urbain dans les quartiers populaires  6°) priorité et maillage du réseau ferroviaire public, très haut débit partout, fonds d’égalité pour les Outremer

 
Le choix d’une planification pour une économie verte


8°) Soutien planifié à la transition énergétique, sortie du nucléaire en 25 ans et énergies renouvelables et durables avec programmation, agenda pour des investissements soutenus à la défense des mesures de la COP 21, de la biodiversité, de l’environnement, contre la pollution, les particules fines, les pesticides, les perturbateurs endocriniens, sobriété énergétique – économie « bleue » de la mer – haut débit numérique – économie du loisir, de la culture.  Préservation des biens communs, conférence des territoires, protection du maillage des départements, des communes et des élus, défense notamment de nos petits et moyens agriculteurs, conditions de travail, droits sociaux, dans le cadre d’une PAC prévoyant la régulation des marches et des risques. Pour le respect du bien être animal.

 
Sécurité, libertés et justice vont de pair


9°)  Pour la sécurité enquêteurs et éducateurs, renforcement des moyens de la police (5000 postes, zones de sécurité prioritaires), récépissés de contrôles d’identité,  légalisation du cannabis. Justice, fin de tout statut d’exception, peines alternatives, prévention de la récidive,  action de groupe, spécificité de la justice des mineurs (pas de pénal sans droit) contre toutes les discriminations raciales, ethniques, homophobes, sexistes (IVG, planning familial,  contre les violences faites aux femmes, égalité salariale imposée, partage face aux métiers, parité en politique). Accessibilité pour les handicapés, maisons départementales pour les handicapés Loi sur la presse contre les concentrations, statut des journalistes et des sources, respect pour lanceurs d’alerte, service public audiovisuel réellement pluraliste.Souveraineté garantie, budget et moyens, pour nos forces armées en défense de notre territoire.
En avant vers la VI° République,


10°) Pour une république sociale, démocratique, parlementaire, écologique, féministe, laïque, internationaliste et pacifiste, La laïcité respectueuse et bienveillante selon la loi 1905,  49 3 citoyen, reconnaissance du vote blanc, droit de vote aux étrangers,  élections à la proportionnelle, conférence pour une VI° république, élection d’une constituante avant la fin du quinquennat, contrôle des conflits d’intérêts,  pas d’élus sans casier vierge, transparence dans les revenus des élus,

 
L’Europe sera sociale ou périra


11°) Défense acharnée de l’Europe des peuples contre les nationalismes, les xénophobies, les replis identitaires, combat contre l’UE libérale actuelle et ses terribles dégâts sans fin, dénonciation et renégociation de la directive travailleurs détachés, et aussi de celle contre le secret des affaires, bataille contre les choix austéritaires, aller le plus loin possible dans le Plan A de changement sous menace de plan B de rupture (car de toute façon l’UE est fragilisée et menacée dans son existence). Aller le plus loin possible dans le rassemblement de forces, de majorités pour  démocratiser l’Europe, s’opposer aux diktats de la finance et des banques, reconstruire une Europe harmonisée par le haut sur le plan social et fiscal. Traite de démocratisation de la zone euro, vers un smic européen contre le dumping social, pour le juste échange, le droit du travail constitutif du droit de la concurrence, coopération européenne dans la défense et la lutte contre le terrorisme.

 
Monde multipolaire et pacifique


12°) Pour un monde multipolaire,  contre tout impérialisme et néo-colonialisme, soutien à la bataille de l’Onu pour le recul de la fabrication et des ventes d’armes, pour le désarmement généralisé, pour les coopérations internationales, mondiales et régionales, contre les interventions militaires ingérentes, pour le respect de légalité des droits entre les peuples, reconnaissance de l’état palestinien.

 

 

Personne ne se retire devant personne, personne ne se soumet à personne, il est défendu un principe complet d’égalité entre les partenaires signataires

Et ce sont les deux candidats qui en décident,


Respect et unité

Marche en avant, et dynamique pour gagner


C’est un accord global, indissociable

Il inclut

1°) ce programme commun de gouvernement

2°) un gouvernement de toute la gauche unie dans toutes ses sensibilités

3°) une majorité de députés, respectueuse de toutes les sensibilités de gauche,  en soutien à ce gouvernement, à son programme et à son action politique pour le mettre en oeuvre

Celui des deux candidats qui défendra ce programme le fera dans un scrupuleux respect publiquement affirmé du candidat qui appellera à le soutenir, l’un sera président, l’autre premier ministre, ils gouverneront en accord selon des principes et des méthodes appelant à la participation massive et la plus active possible des citoyens, engageant ainsi la rupture avec la V° République à bout de souffle, et la marche à la VI° République sociale, à laquelle nous aspirons tous ensemble.


Cet accord audacieux et sans précédent ouvre une page historique sans précédent de la gauche, des travailleurs, de la France, de l’Europe et du monde.

 

ce que Hamon aurait pu et aurait du répondre à la lettre de Jean-Luc Melenchon

Benoit Hamon, a peine élu, le 29 janvier 2017 a trahi sa parole. Il avait promis pour avoir nos voix d’appeler jean luc melenchon des qu’il serait élu et de lui proposer un programme commun de gouvernement, en expliquant qu’il ne faisait pas de sa candidature un « préalable » dans la discussion d’unité. Mais benoit hamon a trahi sa parole, ce qui n’incite pas a avoir confiance en lui. Il a recommence quand Melenchon lui a écrit, il devait répondre. Il devait profiter du voyage au Portugal pour en faire un exemple unitaire. Enfin, cette indispensable unité ne pouvait se solder en catimini, secrétement, dans le dos de millions d’électeurs et de militants, dans un restaurant en tete à tete, caricature du fonctionnement de la V° république. Pas la peine de faire des discours sur la VI ° république et de trahir, par ce genre de pratique,  ainsi la gauche, et de la faire perdre.

Il était possible a partir de la lettre de mélencjon d’engager a toute vitesse le dialogue et faire l’unité.

S’ils l’avaient fait, cette unité, quelque soit le candidat maintenu, ils seraient en tête aujourd’hui et on aurait l’un président et l’autre Premier ministre, mais à cause de leur bêtise partagée, de leur arrogance, ils ne sont rien, rien rien exils ont brise nos espoirs légitimes

 

PROJET ECRIT SUR LE MOMENT ET PROPOSE A BENOIT HAMON

Bonjour Jean Luc,

Tu le sais très bien, je suis le candidat qui a été désigné par plus d’1,2 million d’électeurs lors de la primaire du 29 janvier ouverte à la gauche et aux écologistes. Je l’ai été sur une orientation opposée à celle du candidat qui défendait le bilan du quinquennat sortant. Je l’ai été dans une dynamique qui englobe le parti socialiste et le dépasse. Les résultats du vote s’appliquent  à la direction du parti socialiste et je souhaite utilement qu’’elle soit impliquée dans la campagne que je dirige librement. Je suis libre et je m’adresse librement au peuple français

Bien sur, il faut fédérer et additionner des forces existantes à gauche, mais je ne veux pas être enfermé dans des logiques d’appareils.  La dynamique de rassemblement pour laquelle je milite, est la recherche d’un avenir désirable, dans un imaginaire éloigné de ce qui échoué les 5 ans passés, avec une mobilisation populaire.  J’ai été clair avec le bilan du Président Hollande et lui-même aussi puisqu’il en avait tiré la conclusion qu’il ne pouvait pas se représenter.

Et tu le sais forcément, car tu as suivi ce que j’ai développé depuis les primaires, pour répondre précisément à tes questions, j’abrogerais la loi El Khomri, je refuserais ce CICE sans contre partie, j’ai déjà voté contre la prolongation de l’état d’urgence.

La lettre que tu m’as adressée n’était donc pas, balayons une bonne fois pour toutes ce genre de choses,  destinée à un « corbillard » : soyons sérieux en ces graves moments de choix, il nous faut nous respecter si nous voulons parvenir à un accord et, pour ma part, je le veux toujours.

Les socialistes exigent le respect comme toi tu es en droit de l’exiger d’eux.

Je suis plus que jamais pour le rassemblement entre nous tous. Il s’agit de l’intérêt de la gauche toute entière pour gagner les 23 avril et le 7 mai. Victoire qui est d’autant plus à portée de la main que nous serons unis.

Et c’est toi même qui propose de « fédérer des partis de la gauche traditionnelle ».  Il n’est pas question d’un accord avec Emmanuel Macron, qui en n’étant « ni de gauche ni de gauche »… est de droite, et il suffit d’étudier ses éléments de langage pour que cela saute aux yeux tous les jours. Non, il s’agit de trouver une base commune à toute la gauche, c’est à dire entre nos positions que tu estimes « voisines » et avec celles, notamment, de nos amis EELV et PCF.

 

Si nous voulons le succès dans un processus qui nous rapproche, nul ne doit se soumettre à personne, nul ne dictera rien à personne, pas de conditions, pas de préalables, le respect est essentiel entre partenaires, nous ne pouvons y parvenir qu’avec un élan sincère et une volonté affichée et forte de réussir, en levant tous les obstacles, écartant les  préjugés, en sélectionnant ce qui nous rassemble et en écartant ce qui nous divise.

Depuis ma récente désignation, j’ai bâti ma campagne, ses thèmes, mes équipes, et, avec l’appui du Parti socialiste, elle a décollé,  elle se déploie. Ce qui fait qu’on va se croiser de plus en plus et que des millions d’électeurs, du fait de la configuration à la fois exceptionnelle et inquiétante de ce scrutin, vont se demander pourquoi nous ne sommes pas unis, toi, Yannick Jadot, Pierre Laurent et moi

 

Oui, il s’agit d’ouvrir une page nouvelle de la gauche et de l’histoire de notre grand pays.

Oui, nous voulons tourner la page de tout pouvoir personnel des hommes providentiels pour avancer vers une 6° République parlementaire, démocratique, laïque, écologique, féministe, internationaliste, pacifique. J’ai proposé que nous passions à la 6° République au cours même du quinquennat et en mettant en place des mesures qui nous en approchent, avec des députés ayant un pouvoir constituant.

Oui nous sommes d’accord pour la hausse des salaires, du smic, des minimas sociaux, le partage des richesses, un salaire maxima, et non seulement le retour aux 35 h mais la réduction de la durée du travail sur la semaine, et sur la vie, afin de réduire le chômage de masse.

Auxquels, tu le sais j’ajoute notamment, le contrôle des salariés sur les Conseils d’administration des grandes entreprises, un nouveau contrôle des licenciements, la reconstruction d’un droit du travail, avec la hiérarchie des normes, le principe de faveur, l’état de droit dans l’entreprise.

 

Et tu le sais je suis pour la mise en place d’une première étape d’un revenu universel, nouveau pilier de la sécurité sociale, qui assure l’autonomie des jeunes de 18 à 25 ans mais aussi pour une allocation dépendance qui permette de respecter dignement nos personnes âgées.

Oui, bien sur, à la transition écologique, avec une planification qui permette de sortir progressivement du nucléaire pour passer aux énergies renouvelables et durables. J’en ai déjà longuement discuté à notre ami Yannick Jadot. Car je veux aussi qu’on traite des lourdes questions des perturbateurs endocriniens, de la pollution des particules fines, des transports, d’un monde avec un environnement protégé pour nos enfants.

Je me suis déjà prononcé contre le CETA. Oui, bien sur,  nous protégerons l’indépendance énergétique, industrielle, numérique, agricole de notre pays et tous les emplois qui vont avec

Pour ce qui est de l’Union Européenne, je pense qu’avant d’envisager un plan « B » (je ne conteste pas, comme Thomas Piketty qu’il puisse en falloir un) il faut se battre pour un plan « A » : batailler avec une majorité potentielle des pays européens, contre l’austérité, pour que ce ne soit plus l’euro-groupe informel qui dirige notre monnaie, pour que ce soit un parlement ad hoc à la proportionnelle des pays, pour que la BCE prête directement aux états, et que soient ainsi remises en cause les diktats du monétarisme et du TSCG, contre lequel, je te rappelle, j’ai voté en 2012.

Je l’ai souvent dit, je ne suis pas pour nous enfermer dans ce traité qui limiterait à 3 % les déficits, il faut investir, relancer, renégocier les « dettes ». Je ne suis pas pour commencer par dénoncer les traités en préalable, ni pour risquer d’exploser dangereusement l’Union européenne mais je suis pour un réel combat en son sein pour la transformer, en faire une véritable Europe des peuples, pas des banques. Mon estimation, quand je t’écoute, est que nous n’avons pas la même méthode, la même diplomatie, mais nous pouvons avoir, quant au but le même objectif, de sauver l’Europe du désastre où les politiques libérales l’entrainent.

Encore que je suis favorable dés le début à la dénonciation unilatérale immédiate de la directive « travailleurs détachés ».

Je te le dis, quelques points clefs, comme la réforme fiscale, la réforme bancaire, la marche à la VI° République, des mesures immédiates sur la répartition des richesses, les salaires, le droit du travail, la priorité à la Sécurité sociale et à la santé, les retraites, des mesures importantes de transitions écologiques, une réorientation énergétique, une reprise en main collective de notre destin économique et industriel, tout cela nous rapproche pour gouverner ensemble.

Je ne réponds là qu’aux seuls points évoqués dans ta lettre. Tu as aussi tous les documents programmatiques sur mon site qui sont à ta disposition.

Mais je veux dire franchement et tout aussi directement que toi, qu’à partir de ces points d’accord, on peut avancer et trouver les solutions gouvernementales et la majorité parlementaire qui vont avec.

Il nous faut pour cela être assurés l’un l’autre d’une volonté commune d’y parvenir, de balayer tous les obstacles et  les diversions, et nous rencontrer de façon urgente mais dans des conditions de travail sereines et efficaces.

J’ai bien noté que tu envisageais les choses sérieusement puisque tu évoques le temps de consulter tes 250 000 personnes « followers ».

Si nous voulons y parvenir, il nous faut donc aller vite, d’autant qu’il nous faut associer respectueusement mais intégralement nos autres partenaires, d’EELV ou du PCF. C’est un très grand défi : mais là ou il y a une volonté il y a un chemin. La gauche, dans sa longue histoire à su réaliser de telles unités et quand c’est arrivé cela a provoqué d’extraordinaires dynamiques qui ont bousculé dans le bon sens la vie de notre pays, fait avancer puissamment les causes du progrès, du socialisme et de la démocratie.

Avec mes sincères salutations socialistes,

 

 

Jean-Luc et Benoit les deux candidats de gauche les plus bêtes du monde

La gauche pouvait gagner ce 23 avril 2017 au moins par l’un de ses deux candidats principaux, s’ils s’étaient unis.

 

On l’a tous senti, le peuple de gauche, le salariat de gauche était majoritaire et en avait envie. Si la gauche avait obtenu, et c’était à portée de main, un candidat en tête, elle  aurait gagné le 7 mai, et elle aurait, enfin, redistribué les richesses, augmenté les minimas sociaux, les salaires et les retraites, baissé les dividendes,  abrogé la scélérate loi El Khomri, réduit la durée du travail, contrôle les licenciements, impose une réforme bancaire et fiscale, marché vers la VI° République, une autre Europe, sociale, et l’émancipation du salariat.

 

La gauche aurait ainsi pu se relever pour le bien de l’immense majorité du salariat, du sinistre bilan du quinquennat Hollande.

 

Le président sortant ne s’est pas contenté de trahir ses électeurs de toute la gauche de mai juin 2012.  Alors que la gauche avait tout gagné électoralement dans le pays, en cinq ans, ce président lui a honteusement fait perdre cinq élections, municipales, européennes, sénatoriales, territoriales, régionales !  Et il a jusqu’au bout, cyniquement, sans vergogne, avec ses poulains, Valls et Cie, profondément saboté la campagne du candidat de la gauche socialiste qui avait été désigné démocratiquement et largement le 29 janvier aux primaires citoyennes ouvertes à la gauche et aux écologistes.

 

Mais si la gauche est éliminée dès le premier tour ce n’est pas seulement à cause du bilan sinistre du quinquennat et du sabotage du président sortant.

 

C’est parce qu’elle s’est divisée entre deux candidats qui se sont révélés les plus bêtes du monde en étant incapables de chercher à s’unir en pareille circonstance. On est dans un cas d’école historique inouï ou il suffisait de réaliser l’unité pour être en tête ce 23 avril autour de 30 % et de gagner largement contre Le Pen le 7 mai.

 

L’un a cru qu’une campagne solitaire triomphaliste et vengeresse suffirait à arracher in fine une victoire sans se préoccuper d’écouter, d’unifier, de rassembler, de tisser les liens, de mobiliser en profondeur tous les partis, les syndicats, les associations et de s’appuyer sur les élus les plus dévoués. Il a préféré « le peuple » à l’unité de la gauche comme si l’unité de la gauche n’était pas la condition de la mobilisation du peuple. Il a dés le 21 janvier 2016 refusé toute coopération, solidarité, jusqu’au bout, allant jusqu’à se  vanter dans les derniers jours d’avoir su « résister à l’unité ». Et comme on ne peut gagner sans unité, sans respect de toutes les composantes de la gauche, il a perdu et nous fait tous tragiquement perdre avec lui. Ce sont les plus démunis qui vont payer sa suffisance, livrés maintenant au joug brutal de la droite ultralibérale macronienne.

Grâce à l’action de la gauche socialiste depuis deux décennies, et surtout depuis le congrès de Toulouse 2012, grâce à ce combat qui a été mené pied à pied contre l’ANI, la loi Sapin, la loi Ayrault, les lois Macron, la déchéance de nationalité, la grande mobilisation sociale unitaire contre la loi El Khomri, Hollande a pu être légitimement écarté et  Valls, battu,  s’est mis hors du Parti socialiste.

Mais le candidat élu n’a pas su saisir sa chance et à commencé par manquer gravement de façon inexcusable à sa parole :  alors qu’il avait promis de téléphoner à Jean-Luc Mélenchon des le 29 janvier, pour passer un « accord politique pour « un programme commun de gouvernement », « sans faire de sa propre candidature un préalable », Benoit Hamon s’est aussitôt dédit, et lancé à son tour dans une compétition diviseuse qui l’a conduit à une sévère défaite dont il est, à ce titre, pleinement responsable. Il n’a pas non plus rassemblé la gauche qui était d’abord préoccupée des salaires, de l’emploi, de la réduction du temps de travail et des richesses, ce qui est la politique de l’avenir. Choisir de parler de la fin du travail et des revenus de substitution, ça, c’est plutôt « vieille politique ». Il faut un salaire pour tous, un emploi pour tous, un partage des richesses, un fort code du travail, un contrôle des entreprises, ça c’est la « nouvelle politique » pour la jeunesse.

 

Avec la gauche socialiste, avec toute la gauche qui doit tirer ensemble ces bilans, se rencontrer, se rassembler, D&S défend  plus que jamais l’unité, comme méthode de reconstruction de la gauche, comme stratégie durable et profonde, comme base  de résistance et de réorientation  face  aux politiques ultra-libérales qui nous menacent maintenant. Préparer les législatives de juin le plus vite et le mieux possible sous un sigle commun de gauche unie, tenter de rassembler autour d’une plate forme, et en faisant des accords de désistement de partage des circonscriptions, est le meilleur des choix dans les semaines immédiates.

 

 

Le Pen est une fasciste et à ceux qui disent « il faut l’essayer » nous conseillons « de ne pas essayer Hitler » en lui donnant l’article 16 de la V° République. Ce serait la guerre civile et la haine diviseuse contre les immigrés, dans le seul intérêt des banquiers et il ne sortirait que de la barbarie du désordre de sa victoire éventuelle.

 

Macron c’est le libéralisme débridé, le prédicateur libertarien sans frein social, le pire ennemi de notre protection sociale, de notre salaire brut, de nos cotisations payées sur le salaire par le capital. Ce n’est pas le centre, c’est la droite. Ce n’est pas compatible avec la gauche et le socialisme. Ce n’est pas une barrière à Le Pen, c’est un marche pied pour la prochaine fois.

 

Macron propose de continuer à supprimer toutes les cotisations sociales comme il a commencé à le faire avec Hollande qui a enlevé déjà 35 milliards d’allocations familiales. Il veut enlever l’assurance maladie, l’assurance chômage du bulletin de paie. Et il propose de faire passer la retraite par répartition en retraite par capitalisation en un système de « points ».  Avec le Medef, le CAC 40, ils instaurent le prélèvement à la source, manipulent la CSG, rendent le bulletin de paie non obligatoire, et le « simplifient » pour qu’on ne voit plus ce qu’il y a dessus, C’est un vrai hold up géant de 450 de milliards de notre protection sociale : au lieu que ce soit les patrons les actionnaires qui la paient en direct avec notre salaire ce sera… nous-mêmes par l’impôt par la TVA, par l’impôt sur le revenu (sauf l’ISF supprimé bien sur !). On a en face de nous l’offensive la plus dangereuse et la plus globale depuis 70 ans contre ce qui est le meilleur de notre pays : la protection sociale basée sur le salaire et le travail.

Ce personnage est anormalement arrivé là par surprise, grâce aux manipulations du système, et 200 « une «  de medias détenus par 9 milliardaires, grâce au Medef, au CAC 40, c’est la prise du pouvoir directe par l’argent et les financiers les plus dangereux.

 

Gérard Filoche dimanche 23 avril, 17 h 24

Le monde selon Macron

 

Macron le répète aux jeunes : « - Ne cherchez pas un patron cherchez des clients ». C’est un truc pour dire « Il n’y a pas de contrat de travail, passez-vous en, et bossez à votre compte, vendez vous vous-mêmes ». Et il le justifie : « Je n’interdirais pas Uber pour ne pas renvoyer les jeunes VTC dealer à Stains ». Il rajoute, cynique  : « que les jeunes aient envie de devenir milliardaires« .

 

Ne cherchez plus un travail, faites comme les VTC avec Uber, une transaction commerciale, libre de droits et de lois, un donneur d’ordre en plateforme, un pourcentage en guise de paiement, finies les feuilles de paie, les horaires, le smic, les salaires bruts et nets, bienvenue aux trafics des auto-entrepreneurs.

 

Vous connaissez cette dernière trouvaille du capitalisme ? Ce que font les « marques » avec nos lycéens ? Par exemple, il fabriquent 1500 paires de baskets de la marque Suprâne. 1500 seulement, ils en mettent 800 en vente aux USA, 300 à Paris, 300 à Londres et le font savoir, lieu et date. Informés par les réseaux les jeunes se battent pour les acheter 300 euros pièces en se collectant pour la mise de fond. La rareté permet le prix fort. Par Internet, la « marque » organise la convoitise. D’autres compétiteurs sont demandeurs. Les premiers revendent à des jeunes allemands, des jeunes japonais, des jeunes chinois, 500, 1000, 3000 euros pièces. Et à leur tour, ils revendent encore plus cher cette fantaisie devenue luxe à Tokyo, Shanghai ou Dubaï. Quand un signal de vente est lancé, des jeunes viennent camper dés la veille au soir, se relayant devant le magasin pour être les premiers acheteurs et revendeurs.

 

Et commencent les heurts : ceux qui ont acheté un basket et se le font voler par des bandes organisées qui prélèvent leur dime. Et hop,  le lycée bruisse selon les rumeurs : il y a des t’shirts là, des baskets là, des casquettes-là. Il faut s’organiser en bandes par rotation, pour être surs d’être en tête de la queue des achats. Il y a des lieux de rendez vous balisés pour la revente, de la main à la main, il faut y aller à 5 ou 10 pour ne pas se faire dépouiller soit de la marchandise, soit de l’argent liquide. Le prix se négocie à l’esbroufe, à l’ampleur flexible de la commande. Des « pros » rackettent en coupe-circuit. Vaut mieux des « costauds » lors des transactions secrètes car il y a des violences ce qui est logique, c’est la concurrence libre et non faussée made in Macron. Ca va plus vite que de bosser à Mac Do’. Les plus forts achètent plus de baskets, selon la « règle » établie par la « marque » : un par personne, selon les âges (interdiction aux mineurs non respectée). On revient au lycée triomphant : « j’ai gagné 1200 euros ». on se partage.. ou pas. Le caïd prend plus, les assistants moins. Ca fait des envieux, ça contamine.

 

Pas besoin d’aller à Stains pour être en phase avec Macron. C’est sa société sans statut, Mad Max. Ca se passe à coté de chez vous, avec vos jeunes, près du Bataclan ou au Forum des Halles.

 

Gérard Filoche

 

Au boulot n°338 (lire chaque semaine chronique « au boulot » dans l’Humanité Dimanche)

 

 

 

78 à 93 % pour l’unité à gauche pour gagner

Dans cet entretien accordé au Parisien, nous sommes au cœur du problème.

Jean-Luc Mélenchon choisit de proclamer une semaine avant le 1er tour  :   « l’unité avec Hamon, j’ai bien fait de ne pas céder »
Mélenchon illustre parfaitement la démarche qui mènera probablement la gauche au désastre dimanche prochain, autrement dit à son élimination du premier tour, même si nous faisons tout, tout et tout pour faire gagner la gauche.
Une journaliste lui demande : « vous ne regrettez pas de ne pas avoir fait une alliance avec Hamon ? ».

Mélenchon répond : « Benoît Hamon est un garçon très intéressant, mais c’est le PS. Je ne me sens pas capable d’aller voir les gens et d’aller leur dire attendez, j’ai trouvé un nouvel emballage ».

Bah non, justement ce n’est pas, ce n’est plus le PS.  Ce n’est pas le PS sortant. Ce n’est pas le PS du quinquennat désastreux. Hollande a été obligé de se retirer sinon il aurait été écrasé aux primaires. Tout comme Valls.
Ce mépris pour la vie réelle du Parti socialiste est choquant. On peut faire beaucoup de reproche aux primaires du PS, mais pas celui de n’avoir pas sanctionné la politique de François Hollande en éliminant Manuel Valls à la primaire.
Pour la première fois, en cent ans de son histoire, le Parti socialiste s’est doté d’une candidature aux présidentielles issue de son aile gauche, et JLM est bien placé pour le savoir et le comprendre et l’expliquer puisqu’il est lui-même issu de cette sensibilité politique.
Refuser délibérément de prendre en compte ce changement, de l’expliquer et d’en tirer le maximum de chances, le maximum de dynamique, c’est nier aux militants et sympathisants PS (2,1 millions !) la capacité de décider de leurs orientations politiques.
Or ils sont 2,1 millions à être venu voter, ce n’est pas rien !
au point que Hamon était monté à 16 % est Mélenchon tombe à 9 % après un an de campagne !
Le courage d’un homme politique, ce n’est pas d’appeler ça un « nouvel emballage » mais de regarder les faits, d’éclairer les évolutions, et de les saisir, de les faire fructifier, de trouver, grâce à eux, des accords politiques élargis, fortifiés, rassembleurs.
En partant de la REALITE et non pas en la niant  : la gauche socialiste a battu l’aile droite, et neutralisé l’appareil. Et en cas de victoire, chacun sait que l’appareil aurait été, serait battu à son tour.
D’expliquer qu’un parti de gauche n’est pas monolithique et qu’après avoir été trahi par sa direction, quand il arrive, avec ses adhérents et ses sympathisants, à retrouver le sens de son engagement, alors il convient de s’en féliciter, discuter et travailler avec lui. C’est une clé assurée pour la victoire. C’est une erreur grave que de ne pas s’en servir.
Mieux : c’est une occasion unique qui a tout changé, une « fenêtre de onze semaines  » historique, sans précédent, entre le 29 janvier et le 23 avril 2017 qui offre une opportunité extraordinaire de refondre une nouvelle gauche majoritaire ! Une nouvelle gauche plurielle, collective, derriere un excellent programme voisin à 80 % pas derrière un seul chef, un seul plébiscite.
La journaliste poursuit : « aujourd’hui vous seriez sûr d’être au second tour… »

Mélenchon répond : « non Madame, c’est le contraire, regardez où il en est ».

Cette réponse n’a aucun sens, puisque nous savons très bien que les déboires de la campagne de Benoît Hamon n’ assurent pas à Mélenchon pour autant l’accession au second tour, avec le risque que Hamon fasse un bien meilleur score que ce que lui prédisent les sondages. C’est jouer le danger, l’incertitude, le risque. Il y avait plus de chances avec un accord politique global, de plateforme, de gouvernante, et de majorité.
Et si Hamon a baissé ce n’est pas à cause des limites de  sa campagne et de son contenu, mais justement et surtout parce qu’il a été obligé de faire face à l’opposition, au lâchage, à la trahison de l’aile droite du PS. C’est aussi parce qu’il n’y a pas eu symétriquement d’unité Mélenchon-Hamon, comme prévu le 29 janvier, car sinon ce serait cette dynamique qui aurait figé ses adversaires droitiers. Valls (et les autres) ont attendu un mois et demi pour se parjurer et aller vers Macron ! Pourquoi ?  Parce qu’au début ils craignaient l’accord Hamon Mélenchon et sa dynamique gauche. C’est quand ils ont vu que ça ne prenait pas qu’ils ont largué la gauche, leurs amarres, leurs anciennes références, et ont annoncé leur jonction avec Macron : ça leur semblait mieux garantir leurs sièges.
Mélenchon se justifie un peu plus loin en disant : « Hamon veut faire une majorité présidentielle avec des députés qui ont voté le contraire de ce qui est écrit dans notre programme ».`

Jamais Benoît Hamon n’a souhaité faire une majorité présidentielle avec Valls, El Khomri, Collomb, Ferrand, Castaner, Le Guen…  Ce n’est pas dur à comprendre, ni difficile à reconnaitre et à vérifier. La question des investitures PS (elles remontent au 8 décembre 2016 !) a d’ailleurs été ré ouverte et renvoyée spécifiquement à après les élections présidentielles et aujourd’hui les transfuges vers Macron seront exclus, et affronteront des candidats socialistes aux législatives. La situation serait devenue claire et aurait permis la construction d’un label unitaire pour les législatives afin d’établir la sélection d’une large majorité plurielle et rassemblée  avec des investitures en soutien à un gouvernement Hamon, Jadot, Laurent Mélenchon.
Mais l’argument le plus préoccupant de JL Mélenchon reste celui-ci : « Les électeurs c’est du bétail ? On leur dit, allez les gens sautez-vous dans les bras ! Mélenchon et Hamon sont d’accord alors vous aussi ! Les gens m’auraient envoyé balader, en me disant ce n’est pas ce que tu nous avais dit. Ce n’est pas ça que tu nous as demandé de faire ».

La réalité est tout autre. Comment peut-on être si éloigné de son électorat ? 71 % de l’électorat de Mélenchon demande une candidature commune, pour 93 % dans le camp de Benoît Hamon, voilà ce qu’auraient pu répondre les journalistes, s’il ne fallait désespérer de cette profession.
Et si Mélenchon doute à ce point des sondages, il lui suffit de consulter sa base. Le PS a consulté ses militants à travers la primaire, les Verts ont consulté leurs militants avant de rejoindre la candidature de Benoît Hamon, le PC a consulté ses militants avant de rejoindre la candidature de Mélenchon. Quand Mélenchon a-t-il consulté les militants de la France Insoumise ? : jamais ! Mélenchon affirme des contre-vérités, car à part quelques sectaires enragés que l’on trouve dans les deux camps, l’immense majorité du peuple de gauche souhaite raisonnablement une candidature commune.
Un cas d’école historique où l’on sent que la gauche est toujours majoritaire et qu’elle peut gagner et où la division, sans raisons réelles de programmes, la sépare. Moralité de cette histoire, c’est que nous avons toutes les chances de perdre ces élections sur la simple croyance à cause de ces affirmations péremptoires erronées. Quel que soit le résultat de dimanche soir : sans démocratie, pas de socialisme. Sans unité pas de victoire certaine ni durable.
http://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/video-melenchon-face-aux-lecteurs-du-parisien-l-alliance-avec-hamon-j-ai-bien-fait-de-ne-pas-ceder-14-04-2017-6854994.php

30 des pires déclarations d’Emmanuel Macron

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

6. « Les salariés français sont trop payés » « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

11 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

12 Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

13 « La France est en deuil d’un roi »

14 « Je suis pour une société sans statuts »

15 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

16 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

17 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ». « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

18 : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs » ( l’article 27 de la loi fondamentale dispose que  »tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »)

19 : Finie la protection sociale basée sur le salaire. Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards de cotisations sociales du salaire brut payé par le capital (eux) sur celui de l’état payé par l’impôt (nous).

20 : « Je vais faire un CICE durable »

21 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

22 : « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

23 : « Il n’y a pas de culture française »

24 : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité » (à Davos !)

25 : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

26 : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur » d’une campagne électorale » « La politique c’est mystique »

27 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

28 : « Je vous ai compris » dit-il aux pieds-noirs à Toulon

29 : « La politique c’est mystique »

30 : «  une start-up nation est une nation ou chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ».