Gérard Filoche: «Je verrai qui de Montebourg ou de Hamon peut le mieux relayer mes idées»

PRIMAIRE SOCIALISTE Malgré un recours en justice, Gérard Filoche ne participera pas à la primaire PS, lors de laquelle il soutiendra Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon…

Gérard Filoche, membre du PS, le 17 décembre à Paris.
Gérard Filoche, membre du PS, le 17 décembre à Paris. – LAURENT CHAMUSSY/SIPAPropos recueillis par Olivier Philippe-Viela

 

    • Publié le 29.12.2016 à 12:53
    • Mis à jour le 29.12.2016 à 13:13

Candidat déchu à la candidature. Le membre du Parti socialiste Gérard Filoche a été débouté par la justice de sa demande d’intégration à la Belle alliance populaire, la primaire organisée par son mouvement. Après avoir fait planer la menace d’un recours en appel, l’ancien inspecteur du Travail explique à 20 Minutes qu’il doit décider, avec ses soutiens, à qui il se ralliera le temps de la campagne.

>> A lire aussi : VIDEO. Primaire à gauche: Sept candidats retenus, deux recalés

Vous avez affirmé qu’il existe encore une possibilité juridique que vous participiez à la primaire. Vous avez renoncé à l’exploiter ?

Le juge affirme que l’appel est recevable mais précise que je n’apporte pas la preuve que je peux participer à la Belle Alliance Populaire, tout en ajoutant que la BAP est une structure juridique qui n’existe pas… Il y a une brèche grande comme la mer Méditerranée. Maintenant, je ne suis pas d’un caractère chicanier, je veux simplement faire voir une légitimité. On peut avoir une audience le 31 décembre en appel, mais il faut 10.000 euros de plus. Je ne les ai pas, ce n’est pas raisonnable, je suis une petite souris à côté des éléphants. La procédure m’a déjà coûté à peu près 10.000 euros, en comptant les 3.000 euros de frais de justice du PS que je dois payer.

Quels sont les thèmes que vous comptiez porter, et quel candidat vous semble le plus proche de cette ligne ?

Les 32 heures, la hausse du smic à 1.800 euros, la retraite à 60 ans et le salaire maximal fixé à 20 fois le smic, le fait qu’il n’y ait pas plus de 5 % de précaires dans les entreprises, entre autres… Les deux plus proches de moi maintenant sont Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Je vais leur écrire à tous les deux, pour discuter. Ils ont deux éléments en commun très importants à mes yeux : ils sont pour abroger la loi El Khomri, ce qui est absolument central car il s’agit de la loi la plus scandaleuse du quinquennat Hollande, qui écrase cent ans de droit du travail ; et ils sont favorables, en cas de victoire, à un programme commun de gouvernement avec Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot pour faire gagner la gauche.

Comment expliquez-vous ne pas avoir recueilli suffisamment de parrainages ?

Sans doute que si j’avais pu parler, j’aurais fait un tabac, mais on ne veut pas que je parle. J’ai lu les réactions, j’ai pu rencontrer des gens, au fur et à mesure que je menais campagne, il y avait un engouement de plus en plus grand. Un sondage me donnait 7-8 % d’intentions de vote. Je progressais. On a quand même réuni des dizaines de milliers de personnes autour de nous. Maintenant, je n’en fais pas une affaire personnelle, mais d’idées. Donc je verrai qui de Montebourg ou de Hamon peut le mieux relayer celles dont on parle, le programme social que l’on défend et que des millions de gens attendent, car je crois que c’est sur le social que la différence se fera.

L’objectif pour vous maintenant est de faire battre Manuel Valls ?

Ça l’a toujours été ! Nous discutons avec mes amis de Démocratie & Socialisme, nous écrirons aux candidats Montebourg et Hamon et nous soutiendrons l’un des deux, car ils sont les mieux placés pour battre l’ex-Premier ministre, l’homme du 49-3 et de la loi El Khomri. La gauche peut encore gagner si elle évite Manuel Valls, parce qu’avec lui, c’est perdu d’avance. On ne peut pas contrer le programme de Fillon avec celui de Valls. La solution est Montebourg ou Hamon dans un accord de gouvernement avec Mélenchon et Jadot. C’est encore faisable s’il y a une mobilisation pour les primaires. Des gens me disent : « Je n’irai pas voter à la primaire car tu n’y es pas ». Je leur réponds : « Surtout pas ! » Si j’y allais, c’était pour gagner contre Valls. Donc ceux qui me soutenaient, je les invite à participer massivement à la primaire pour ne pas le laisser passer.

20′

MOTS-CLÉS :

 

Le jugement « l’action de Gérard Filoche intentée à l’encontre du Parti socialiste apparait recevable  » mais pas en réferé

« il apparait qu’il existe une contestation sérieuse et il y aura lieu de dire n’y avoir lieu a référé sur l’ensemble  des demandes de gerard filoche »

Le Courrier picard : « avec Filoche cette primaire aurait de la gueule »

La grande gueule
éditorial     PUBLIÉ LE 27/12/2016  de JEAN-MARC CHEVAUCHÉ

« C’est aujourd’hui que la justice doit se prononcer sur le référé introduit par Gérard Filoche auprès du TGI de Paris suite à la décision de la Haute autorité des primaires citoyennes de rejeter sa candidature.

On tente d’habiller les mots d’adjectifs pompeux pour faire sérieux, mais cette soupe est exclusivement touillée par des affidés ou des membres du PS. Et c’est pas joli, joli. On invente des règles qui sont à géométrie variable et, pour finir, on décide que le nommé Verdier, jeune loup aux dents longues, et l’encombrant Filoche, bouillonnant retraité, n’ont pas droit de cité aux primaires que le PS aurait voulu élargir loin de sa base. Mais, outre que ce parti autocentré était bien incapable d’un quelconque exercice d’ouverture, le sectarisme forcené de ses dirigeants a encore favorisé l’exclusion d’un des plus formidables bateleurs d’estrade qu’il a en son sein.


Car Gérard Filoche, totalement inconnu de la plupart des Français, est un homme de scène, de théâtre, de télévision. Avec lui, cette primaire aurait de la gueule. On ne s’y ennuierait pas.


C’est justement de cela dont ne veulent pas les socialistes. Autant ils supportent les transparents et insipides Pinel, Bennhamias et Rugy, pas forcément plus forts d’une quelconque notoriété que Filoche ; autant ils détestent qu’on les empêche de socialiser en rond, selon leurs codes et leur moral : c’est-à-dire aucune.


Même quand ils n’ont plus aucun pouvoir, ils s’y accrochent encore. Incapables de renverser les chaises et les tables, aveuglés par des certitudes enfantines, ils préfèrent se saborder plutôt qu’enfin savoir où en est vraiment leur électorat. Ce parti est tenu par quelques clowns qui ont bien moins de talent que Filoche. Et sans doute moins de conviction.


Mais puisque Gérard Filoche a depuis toujours accepté de croire un système qui n’a eu de cesse de le broyer, se servant de lui comme d’une caution, il aura eu avec ces dernières péripéties, la confirmation de la place que ceux qui s’y croient réservent aux grandes gueules : près de la porte. »

 

Impressions d’après audience – référé du 26 décembre 2016 TGI Paris

Sur la question des parrainages, ca passe très vite. On en avait déposé 31 dont 17 du CN mais ils ne comptent pas les suppléants ni les commissions donc ils ne nous en retiennent que 7 et le font savoir.

 

(la direction du PS manœuvre : En ce moment, les journaux titrent majoritairement sur le fait qu « Gérard Filoche n’a pas ses parrainages »ou sur « les recours rejetés », entretenant la confusion. En effet, les recours rejetés, ce sont ceux devant la Haute autorité, qui est l’émanation du PS, qui publie le 26 un texte du 22 dec….. pas ceux devant la justice. Le PS joue le coup en communiquant sur les recours rejetés alors même que Gérard était devant le tribunal.)

 

Je fais un recours, comme le fit Jérémy Corbyn,  l’actuel dirigeant du Labour party. Il y a deux ans, les Blairistes (les Vallsistes de là-bas) avaient contesté son nombre de parrainages. Il avait formé un recours, l’avait gagné et avait, dans la foulée, gagné la primaire des le premier tour avec 59 % des voix (contre trois autres candidats !). Les Blairistes l’avaient encore contesté après le Brexit, il y a eu une seconde primaire, et Jeremy Corbyn l’a encore gagné avec 62 % des voix.  Le Labour est passé de 100 000 membres à 650 000 membres et il est devenu le premier grand parti de gauche d’Europe.

Un universitaire, politologue, professeur à Londres, Philippe Marlière écrivit : « Si vous voulez expliquer aux français, qui est Jéremy Corbyn, dites leur que c’est comme si Gérard Filoche devenait dirigeant du PS français ».

Mais en France, apparemment, les dirigeants de PS français veulent être plus brutaux que les dirigeants du Labour party. La « Haute autorité » mise en place par la direction restreinte du Parti socialiste d’ici, pour les primaires, n’est pas très « haute ».

Elle a carrément laissé explosé tout le dispositif du choix des candidats pour la primaire des 22 et 29 janvier. Pourtant il s’agit de « primaires ouvertes à la gauche et  aux écologistes », leur règlement précise même qu’elle est ouverte à des partis de la BAP ( « belle alliance populaire » sic) « et autres ».

Oui : « et autres ». C’est écrit comme cela dans le texte : « et autres ». De quoi frapper un juge de l’évidence.

Selon les statuts, cela devrait faire un an que le règlement des primaires aurait du être accepté. Ca n’a pas été le cas, tellement ils ne savaient pas quelle allait être la configuration desdites « primaires » : avec ou sans Hollande, ouvertes avec le PCF, les verts EELV, ou avec les micro-partis de la BAP dont personne ne sait le nom ni qui les compose.

Les fameux « parrainages », en principe, c’est pour éviter des candidatures farfelues, pas crédibles, mais pas pour censurer une candidature politique sérieuse. En principe.

Alors Cambadélis a fait savoir à Jean-Marc Sylvestre, qui le raconte dans Atlantico, vers le 20 octobre 2016, que « Filoche n’aurait pas ses parrainages pour sanctionner un tweet qu’il avait fait contre Total, deux ans plus tôt le 20 octobre 2014 ».  Le seul problème c’est que la « haute autorité » avait classé cette « affaire » sans suite – depuis 2015. Comment ré-ouvrir inopportunément pareil dossier ? (cf. articles précédents sur ce blog). Sur quelle base cet ostracisme ?

Alors Christophe Borgel s’est mis à raconter partout trois semaines à l’avance qu’il n’y aurait que « 7 » candidats ». C’était dire à Filoche qu’il pouvait toujours se présenter mais qu’ils allaient l’éliminer.  Vous comprenez vous êtes convoqué à un examen de parrainages mais l’examinateur raconte à qui veut l’entendre, avant l’examen, que vous serez recalé…

Pas très sérieux, ni crédible et surtout pas démocratique.

 

On vous met des bâtons dans les roues, on ne vous donne pas les listings, alors que tous les autres les ont. Vincent Peillon y pense le 1er décembre, se déclare le 10 décembre et obtient ses parrainages pour le 14 décembre. Il peut même envoyer une lettre à tout le fichier du PS.

Cambadélis propose une « world card » à Emmanuel Macron qui ne remplit pourtant pas les conditions puisqu’il ne se dit « pas de gauche ».

Cambadélis propose une place à Jean Luc Mélenchon qui ne veut pas y venir.

Cambadélis « rattrape » Sylvia Pinel : cette dirigeante du Parti radical de gauche, PRG, était sortie de la BAP, et ne voulait plus participer à la primaire. On ne sait ce qu’ils négocient mais le 14 décembre veille du dépôt des parrainages, le PRG investit  Sylvia Pinel… comme candidate. Sans qu’elle dépose de parrainages et alors qu’elle est donnée à 0% d’intentions de votes.

François de Rugy est accepté aussi, sans parrainages.  A quel titre ? On apprend que la BAP n’a pas de statut, pas d’adresse, pas de texte de référence, pas de trésorerie. Autant dire qu’elle n’existe pas. L’avocat de la BAP, de la Haute autorité, et de la direction du PS déclare au tribunal, que « c’est un accord de fait, qu’il n’a pas besoin (sic) d’être écrit ». Nul ne sait dire s’il y a cinq ou six partis dans la BAP. Le PRG ne semble pas y figurer.

Jean–Luc Bennahmias n’a pas de parrains. Mais il est retenu. Pourquoi ? Au titre de son parti ? Ce n’est pas certain, car le président de son parti Jean-Vincent Placé appelle à voter non pas pour Bennahmias, mais pour Valls. Comprenne qui pourra. mais juge qui pourra…

Mais si, à son tour, Filoche, dit « alors je demande » au même titre, non pas une « wild card » mais une  « carte vitale » la réponse est «  pas question », « mon petit parti vaut bien le votre ou les autres »…  : NON !  Si je dis que j’ai 12 000 signatures de soutien pour le parti (« www.Filoche2017.fr ») que j’ai été obligé de créer depuis juin pour récolter des fonds pour la campagne que je mène assidument, ça ne compte pas.

Pourquoi ? On ne sait pas. L’avocat ne sait pas dire pourquoi.

 

Si je dis que j’ai 5500 soutiens en 24 h pour le recours déposé devant le TGI afin de contester tant d’incohérences, tant de passe-droits, tant de statuts contradictoires, tant de manipulation, l’avocat ne répond rien. Il dit que je suis de mauvaise foi. C’est un peu court.

M° Dominique Tricaud, mon avocat ose demander où est la décision de la « Haute autorité ». Elle n’est nulle part sur aucun site. L’avocat de la Haute autorité ne l’a pas, ne la communique pas.  Il répond même « ça n’est pas important, la liste a été proclamée a la convention du PS du 17 décembre ». Oui mais il n’y a de décision de la Haute autorité nulle part, elle n’a rien décidé. Ca doit être comme la BAP = pas besoin d’écritures, de textes, de formalités.

Pourtant quand on sort du tribunal vers midi, on apprend qu’il y a une « décision » qui vient de tomber, elle est datée du 22 décembre. La main dans le sac : si l’avocat de la HA l’avait il l’aurait excipée, donc, en fait elle est clairement antidatée et « balancée » pour faire croire que le TGI a jugé et repoussé,  la Haute autorité à écarté Filoche le 26 en faisant croire que c’était le 22 après le 17… , au point que des journalistes s’y trompent et confondent comme si le tribunal avait tranché.

Mais non : le tribunal rendra son jugement le mercredi 28 décembre à 15 h.

Cambadélis avait dit « tous les points de vue de gauche seront représentés ». Mais non pas, apparemment, celui qui défend les petits salaires et les petites retraites.

Tout ça, au fond, n’est pas du tout une affaire de règlements  ni de statuts, il n’y en a pas quelque soit le bout par lequel on prenait l’affaire : il s’agit de discrimination politique.

 

Pinel, De Rugy et Bennahmias sont donnés entre 0 et 1 % d’intentions de votes, Filoche entre 7 et 9 %.  Pinel, De Rugy et Bennamhias vont se désister pour Valls.

Bennahmias  a déclaré qu’il venait juste « pour parler dans les trois débats télévisés ».

Pareil micmac est indescriptible, il est imprégné non pas de règles mais d’arbitraires, non pas de bon sens, mais de discrimination.

On aurait pu éviter tout cela. Si le Premier secrétaire du PS avait joué son rôle, pris un peu de hauteur et voulu rassembler les socialistes. Ce sont des centaines de milliers de participants motivés ou pas, pour participer ou pas, à la primaire des 22 et 29 janvier qui sont en jeu. Il eut suffi d’un peu d’honnêteté et de loyauté.

Si on est allés au TGI c’est parce que le Président de la Haute autorité a répondu à M°  Dominique Tricaud, qu’il n’y avait pas de recours possible et que si il en déposait un, il ne lui serait pas répondu.

Aussi sec que cela.

Pourtant si : le texte de la dite HA prévoyait une réclamation dans les 24 h. Ils n’avaient pas bien lu leur propre texte.

Après ils excipent qu’il a été demandé à tous les candidats de signer un texte se remettant à la Haute autorité « comme à un tribunal d’arbitrage sans recours ». Ca c’est vrai, mais seulement pour les candidats une fois acceptés et en cours de primaire, pas pour les postulants.

Filoche, lui fait campagne sur un programme charpenté, détaillé, chiffré depuis plus de six mois. Il s’agit de défendre une plate-forme pour l’unité de la gauche et pour un candidat commun. C’est une candidature évidente, légitime, politique.

Ce qu’on a demandé, avec M° Tricaud, que devant tant d’inconséquences, de désordres : que  le tribunal corrige d’évidence et rétablisse la candidature qui devait exister, si tant d’obstacles n’avaient pas été dressés devant elle. Droit et démocratie !

 

 

Jamais on a reçu et senti un soutien pareil : dans la rue, sur les réseaux sociaux, partout on nous demande   » -Alors vous allez être candidat, je vote pour vous.. »  et si le tribunal rend justice, ça faire un énorme écho.

On a besoin de ces soutiens. on a besoin de sous, pour aller jusqu’au bout.

 

PRIMAIRE – GÉRARD FILOCHE ASSIGNE LE PS : « IL FAUT BIEN QUE QUELQU’UN DÉFENDE LES PETITS SALAIRES »


 

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2017 : LA BATAILLE DE LA GAUCHE

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RECOURS – Evincé de la campagne pour la primaire de gauche faute de parrainages suffisants, Gérard Filoche a assigné lundi le Parti socialiste. Selon lui, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, « a été partial de bout en bout ». La décision de justice est attendue mercredi.

 

Assignation en référé acceptée par la justice pour le 26 décembre à 10h au TGI de Paris

Primaire de la gauche : des critères bien mystérieux !

Décidément les critères de sélection pour la primaire citoyenne des 22 et 29 janvier ne finissent pas d’intriguer. Si l’on en croit Jean-Marc  Sylvestre (1), Jean-Christophe Cambadélis aurait déclaré le 12 octobre dernier, en réponse à des députés socialistes qui demandaient où en était, deux ans après les faits, la procédure disciplinaire intentée contre Gérard Filoche dans l’affaire de Margerie : « Il n’a toujours pas été sanctionné par la Commission éthique du Parti socialiste, mais la sanction viendra, elle sera très simple. Monsieur Filoche n’obtiendra pas le nombre de soutiens nécessaires pour être candidat à la primaire de la gauche ». L’éviction de Gérard Filoche, une décision qui vient de loin ?

Drôle de sélection pour la primaire de la gauche ! Qu’on en juge :  Jean-Luc Benhamias est candidat sous le sigle de l’Union des démocrates et des écologistes (UDE). Non seulement celui-ci déclare qu’il « ne se présente que pour participer aux trois débats télévisés » (2) mais le président de l’UDE, Jean-Vincent Placé, a « finalement choisi de soutenir non pas Benhamias mais Valls, dès le premier tour » (3). Chacun sait que François De Rugy, Sylvia Pinel et Jean-Luc  Benhamias appelleront à voter Manuel Valls au deuxième tour (si celui y accède !). Mais la situation est tout de même incongrue : comment expliquer que l’UDE a un candidat à la primaire alors qu’il n’est pas soutenu par le président de cette même UDE ? Comprenne qui pourra !

Gérard Filoche a bien raison de déclarer « l’organisation des Primaires Citoyennes semble relever des seules décisions arbitraires du groupe dirigeant le Parti socialiste. Ce n’est pas acceptable pour toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie ». Tout cela explique l’assignation en référé acceptée par la justice pour le 26 décembre à 10h au TGI de Paris. Il n’est pas non plus étonnant que plus de 5500 citoyens s’insurgent contre la décision d’éviction de Gérard Filoche et soutiennent la demande de son inscription sur la liste des candidats admis à participer aux Primaires Citoyennes (4).

 

Le comité national de soutien à la candidature de Gérard Filoche.

 

Participez à notre évènement facebook : https://www.facebook.com/events/341386496243644/

 

 

1- http://www.pacainfoeco.com/index.php/2016/12/20/jean-marc-sylvestre-lanalyse-de-vraies-raisons-lesquelles-parti-socialiste-a-disqualifie-gerard-filoche-de-competition/

 

2-  http://lelab.europe1.fr/primaire-de-la-bap-bennahmias-se-presente-que-pour-participer-aux-trois-debats-televises-2931911

 

3- Le Canard Enchaîné du 21/12/16

 

4- http://recours.filoche2017.fr/

 

 

 

publié sur mediapart texte collectif : Nos droits ne sont pas des règlements de compte ! LE COMPTE PERSONNEL D’ACTIVITÉ : QUELLE AVANCÉE ?

Jusqu’alors obscur le Compte Personnel d’Activité (C.P.A), qui doit voir le jour en janvier prochain, s’étoffe peu à peu sous la houlette du Ministère du Travail, des syndicats de salariés et d’employeurs, des représentants des professions libérales, de l’Etat et des régions. Méga plateforme informatique, le C.P.A permettra un traitement automatisé des données personnelles, centralisé par la Caisse des dépôts et consignations, de l’ensemble de la population active et inactive (apprentis, salariés du privé et du public, chômeurs, non salariés, retraités). Chaque citoyen âgé de 16 ans et jusqu’à sa mort devra s’ouvrir un Compte Personnel d’Activité, s’il veut pouvoir prétendre à ses droits sociaux.

UN IMMENSE FICHIER

Le C.P.A, c’est d’abord un immense fichier dont les Conditions Générales d’Utilisation auquel l’utilisateur est obligé d’adhérer, stipulent que les données à caractère personnel sont destinées à « la Direction Générale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ainsi qu’aux Employeurs et aux différents Professionnels de l’emploi et de la formation professionnelle… ». Tout fraîchement sorti des tuyaux de la Caisse des dépôts, un PowerPoint remis lors du premier « conseil d’orientation du CPA », nous expose la déclinaison de l’interface. De la page «  Mon profil », nous pouvons accéder à « Mon parcours », « Mes compétences », et à notre grand étonnement, apparaît « Mes traits de personnalité » appréhendés par un test de 2-3 mn. Dans une autre fenêtre, l’utilisateur trouvera « Mes droits », puis pourra accéder à des pages concernant les différents droits encadrés par le C.P.A : « les droits de mon Compte Personnel de Formation », « les droits de mon Compte d’Engagement Citoyen » et « les droits de mon Compte Prévention Pénibilité »…  Les droits à la retraite, au chômage, à l’épargne-temps, à la santé, aux allocations Familiales, au RSA… devraient progressivement être intégrés à l’interface.

Conçu à l’occasion de la Loi Travail, le C.P.A est censé sécuriser les parcours professionnels frappés par les mutations du marché de l’emploi, faciliter l’insertion professionnelle, permettre une continuité de droits malgré la polyactivité, les changements fréquents des situations de vie et de travail, et une « valorisation » des différents temps de la vie (hors de l’emploi).

Derrière ces objectifs affichés, le C.P.A fait de chacun de nous un épargnant potentiel avec un capital de droits. Il nous place dans une logique d’accumulation de droits non pas liés aux risques que nous rencontrons au cours d’une vie, mais à nos passages dans l’emploi. En cela, il est à rebours du principe fondateur de la Sécurité sociale « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » et marque une liquidation des derniers principes mutualistes de protection sociale. Sa technicisation poussée et brutale est, en outre, un véritable obstacle pour accéder à l’ensemble des droits contenus.

AUCUN DROIT SUPPLÉMENTAIRE

En premier lieu, le C.P.A ne créé aucun droit supplémentaire et aucun financement supplémentaire n’est prévu ; et sa mise en place donne l’occasion de transformer les droits eux-mêmes. Devenus virtuels, ils se comptabilisent en points et sont obtenus selon de nouveaux critères. En témoigne, les récents seuils règlementaires du « Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité » qui dans les faits, entérinent une régression majeure dans le refus de prendre en compte la dangerosité de certains métiers en renvoyant la pénibilité à une mesure individuelle, faisant basculer la santé au travail d’une logique de prévention à une logique de compensation. Totalement individualisés, les droits peuvent être transférés d’un « Compte » à l’autre. S’il sera toujours possible de transférer des points de pénibilité ou des heures supplémentaires non payées d’un Compte épargne-temps vers le « Compte de Formation », l’inverse ne le sera pas. La « fongibilité » sera « asymétrique ». Les comptes sociaux, qu’il est prévu d’associer à terme au C.P.A, permettront à chacun de constater la réduction du périmètre des soins couverts collectivement ainsi que celle du montant prévisible de sa pension de retraite. Ils constitueront ainsi une incitation irrésistible à recourir au marché de l’assurance(mutuelles et assurances privées classiques) pour compléter ces droits rabougris.

RÉDUCTION DE L’ACCÈS AUX DROITS

En second lieu, le C.P.A réduira l’accès aux droits : l’ensemble de la population, et notamment les chômeurs, vit tous les jours les effets souvent désastreux des fermetures d’agences que ce soit celles de Pôle Emploi, de la C.A.F, de la Sécurité sociale ou des services facturés des plateformes téléphoniques ou encore des interfaces labyrinthiques. Ils sont légions à se retrouver avec des dossiers bloqués, des indus, des droits rognés, quand ils ne sont pas sujets à des contrôles répétés. Dans son état actuel, le C.P.A ne présente aucune page, ni information, ni référence réglementaire sur les voies de recours.

UN FABULEUX MARCHÉ

En troisième lieu, le C.P.A galvanise une mutation déterminante des systèmes informatiques des caisses et des services, défendue et élaborée par le CIGREF (association de plus de 130 grandes entreprises et organismes français et européens) et la multinationale CAP GEMINI qui travaillent depuis 2009, à rapprocher les systèmes informatiques des organismes de protection sociale avec les grands groupes assurantiels privés et les mutuelles recomposant le « marché » de la protection sociale.

Le C.P.A est donc l’occasion d’une expansion de fabuleux marchés : pour les entreprises de services informatiques qui construisent et font fonctionner tous ces « Comptes » ; pour les marchands d’applications auxquels les portails donnent accès ; pour les fournisseurs du big data, pour les marchands de formation, d’orientation et de conseils qui tournent toutes autour du CV et du savoir se vendre, à moins cher et au plus mobile, qui trouveront leurs clients grâce au C.P.A. En parallèle, l’interface alimente la mise en œuvre de l’ « État plateforme » qui se traduit déjà par des suppressions massives de postes dans les services publics.

Le C.P.A est un instrument de création institutionnalisée du marché des travailleurs, dont les qualifications et les compétences deviennent « transparentes » pour les employeurs (1) : après que les « compétences » des élèves de la maternelle au collège (2) ont fait l’objet d’un fichage, c’est au fichage des salariés, de droit privé et de la Fonction publique que l’on s’attelle. Depuis 2004, ces fichiers, véritables CV numériques foisonnent du « passeport orientation formation » pour les entreprises et Pôle emploi au « Livret individuel de formation » pour la fonction publique territoriale par exemple. Le C.P.A y a ajouté un « passeport d’orientation, de formation et de compétences » inclus dans le « Compte Personnel de Formation »

LA REMISE EN CAUSE DE LA PROTECTION DES SALARIÉS

Sous couvert d’élargir les droits à toutes les catégories de travailleurs – salariés, auto-entrepreneurs, prestataires, fonctionnaires et autres agents publics – le C.P.A accentue leur mise en concurrence, leur marchandisation et ne vise rien moins que la remise en cause de la relative protection du salariat gagnée pendant le XXème siècle.

La meilleure démonstration est sans doute fournie par le P.D.G d’une multinationale de gestion de l’intérim (Pixid), choisie avec quatre autres grandes entreprises pour enregistrer les bulletins de paie des entreprises sur le C.P.A, qui déclarait en juin 2016 : « Depuis avril dernier, un module « CDD » est commercialisé pour répondre à la gestion d’autres formes de travail ponctuel. On peut d’ailleurs se poser  la même question pour les consultants, les forfaits, les stagiaires, les freelances… ou encore pour les chauffeurs d’Uber ou les livreurs de repas par vélo… (…) Toutes ces disparités (de statuts) ne pourront que se réguler et cela passera par les plates-formes… ».

L’URGENCE D’UN DÉBAT

Vu l’ampleur des enjeux soulevés par la mise en place du C.P.A, il apparaît urgent que le débat prenne place publiquement : comment ne pas se soucier de la gouvernance du C.P.A, de son financement, de sa gestion concrète et de l’utilisation des données des millions de citoyens rassemblées sur un compte unique ?

Notre protection sociale doit être l’affaire de tout le peuple, de son élaboration à son organisation, en passant par sa gestion.

Une réelle protection sociale adossée au travail que nous produisons – visible et invisible, marchand ou non, de véritables droits attachés à la personne et détachés de l’emploi, une répartition du travail (réduction de la durée légale et de la durée réelle du temps de travail) et sa relocalisation, une autre répartition des richesses, ainsi que des formes collaboratives de formation, pourront faire passer notre monde de la solitude à la solidarité. Un monde où l’on adapte le travail et la machine à l’homme, et pas l’inverse.

1 conformément à la décision du Parlement européen et du Conseil du 15 décembre 2004 instaurant un « cadre communautaire unique pour la transparence des qualifications et des compétences (Europass) ».
2 données recueillies pour analyse via les Espaces Numériques de Travail par la Caisse des dépôts et consignations

Premiers signataires :

Richard Abauzit (ancien inspecteur du travail, syndicaliste)
Louis-Marie Barnier (sociologue du travail CGT)
Anne-Marie Biancarelli (institutrice à la retraite)
Clémence Bucher (Collectif Les Matermittentes)
Laure Camaji (juriste de droit social)
Samuel Churin (comédien)
C.N.R.B.E (Collectif National de Résistance à Base Elèves)
Hélène Crouzillat (LCLM)
Lucie Davy, avocate au barreau de Lyon et membre du SAF
Jésus De Carlos (secrétaire général UFICT La Courneuve)
Noémie De Grenier (Bigre !)
Maël Dif-Pradalier (enseignant-chercheur)
Christian Filliot (Secrétaire général du SN CGT de l’AFPA)
Gérard Filoche (syndicaliste ancien inspecteur du travail)
Pascal Franchet (CADTM)
Jb Gallet (syndicaliste CGT)
Denis Gravouil (secrétaire général CGT spectacle)
Mathieu Grégoire (sociologue)
Jean-Pascal Higele (sociologue)
Jean-Claude Labranche (CGT AFPA)
Sandrine Larizza (syndiquée CGT Pôle Emploi ARA)
Christian Laval (professeur de sociologie, Paris X)
Danièle Linhart (sociologue)
Antoine Math (chercheur à l’Institut de Recherches Economiques et Sociales – IRES)
Philippe Nakaerts (secrétaire général CGT chômeur)
PAS 38 U.D.A.S
Rose-Marie Pechallat (présidente de Recours Radiation)
Véronique Ravier (chanteuse)
SAIPER Réunion U.D.A.S
Jacques Sauvageot (militant associatif)
Jean-Charles Steyger (secrétaire général du SNU-TEFI Pôle emploi)
Sud Education 34
Philippe TIxier (secrétaire général CGT intérim)
Patrick Toro (instituteur retraité)
U.D.A.S (Union des Alternatives Syndicales)
Claire Vivès, sociologue (Centre d’études de l’emploi et du travail)
Philippe Warin (chercheur)
Muriel Wolfers (secrétaire générale Union locale CGT La Courneuve)

 

Petit bilan d’activité de fin d’année

 

Agenda Gérard Filoche 1er semestre 2016
Tous les lundis 18 h : BN du PS
Jeudi 21 janvier : Metz 57 formation CHSCT (35)
Samedi 23 Janvier 2016 : Louviers 27 (100)
Lundi 25 janvier : Europe n°1 de 10 à 11 h
Mardi 26 janvier : conférence de presse CQFD et manif – soir France info de 20 à 21 h
Samedi 30 janvier : réunion AGPG MLG, D&S
Dimanche 31 janvier : réunion sections PS Paris Mutualité
Mardi 2 février : Lycée Agen 47 (100)
Jeudi 4 Février : Moulins UD-CGT Allier 03 14 h 21 h (150)
Samedi 6 février : + CN du PS =MLG + D&S
Mardi 9 février : Montpellier 14 h 30 + CGT Perrier 25 + Repères à Vauvert 30 (130)
Jeudi 11 février : 15 h 30 – 17 h 30 université Paris 5 (70)
Vendredi 12 février : 20 h 30 Bruyères le Châtel 91 (35)
Samedi 13 février : 20 h 30 Concarneau (300)
Lundi 15 février : France bleue Corse 12 h 10 à 12 h 58 puis BN
Vendredi 19 février : 17 h à Wizermes St-Omer (62) (35)
Lundi 22 février : RMC Bourdin 3 700 000 vues
Jeudi 25 février : Daniel Mermet ITV 300 000 vues + cinéma Louxor « merci patron » (300) Paris 19° 300
Lundi 29 février : RFI 7 h 50 + soir Bn
Mardi 1 er mars : RV gauche unitaire
Mercredi 2 mars : 20 h 30 Paris 4° cercle Utopia, CQFD (40)
Jeudi 3 mars : CR de Siné mensuel, 18 h cinéma St Michel Merci patron 21 h 30
Lundi 7 mars : BN à 18 h avec El Khomri + 20 h CQFD Bourse du travail MLG Paris
Mardi 8 mars : CQFD Morlaix 22 congrès CGT CHPM de 14 à 17 h (50)
Mercredi 9 mars : mobilisation BFM 12,8 millions de vues
Jeudi 10 mars : Toulouse CGT PCF 31/ D&S 31 (250)
Vendredi 11 mars : Toulouse 31 AM Fac du Mirail (250) et le soir collectif JOB (160)
Samedi 12 mars : CQFD Tarbes 65 (95)
Bouclage D&S 233 + Sortie du livre contre Macron el Khomri et Cie
Lundi 14 mars : BN – I télé 18 h 15 – les lundis de gauche au PCF Fabien Paris 75019 (150)
Mardi 15 mars : 12 h 13 h 30 : CE Renault-Lardy – (70) Cercle E. Pailleron Paris 19° de 19 à 21 h (15)
Mercredi 16 mars : France bleue 7 h + CQFD réunion 20 h à Sens 89 (100°
Jeudi 17 mars : 9 h 30 – 12 h congrès architectes Paris 120 19° arrêt sur image + + 18 h Le Havre 76 200
Vendredi 18 mars : CQFD Dieppe 12 h à 14 h 150 puis 18 h CQFD Sotteville les Rouen 76 150
Samedi 19 mars : CQFD Tulle Corrèze 19 à 15 h 50
Lundi 21 mars : midi Alcatel Au Ulis Essonne 91 (90) – 18 h + Bn
Mardi 22 mars : CQFD 9 h 30 à 17 h UD CGT 34 Montpellier (220) + Ps (90)
Mercredi 23 mars : 19 h meeting central parisien Montreuil 93 CQFD (350)
Jeudi 24 mars : manif + Huma Agora 120
Vendredi 25 mars : CQFD 20 h 30 Audincourt 25 PSA-Sochaux (170)
Samedi 26 mars : PS AGPG Arras Isbergues 15 h (90)
Lundi 28 mars : 20 h 30 PCF a Ivry (70)
Mardi 29 mars : 12h Meudon sur Seine Gemalco (30), CQFD soir 19 h à Aubervilliers (70)
Jeudi 31 mars : grève manifestation + 17 h 08 vers Rennes 35 (100)
Vendredi 1er avril : PS à Brest 29 (250)
Samedi 2 avril : à Margat (50) PS puis LdH à Quimper 29 (130)
Mardi 5 avril : réunion lycée Dorian, à 9 h 30 (200) puis réunion FdG à Plessis-Trevise 78 (50)
Mercredi 6 avril : ministère du travail à 17 h avec F Ruffin + réunion CQFD salle Jean Damme Paris 75 002 (50)
Jeudi 7 avril : PS Asso citoyenne à Malaucène 84 (180)
Vendredi 8 avril : CQFD à Manosque 04 Asso citoyenne (150)
Samedi 9 avril : à Péage du Roussillon (200) CQFD
Lundi 11 avril : LCP Sénat à 15 h (diffusée dimanche soir)
Mardi 12 avril : réunion midi à université de Pontoise (170) puis soir à Nanterre (40)
Mercredi 13 avril : CQFD à Clermont-Ferrand 63 (300) + Fédé PS (70)
Jeudi 14 avril : Réunion UD-CGT du Var Toulon 83 à 14 h (70)
Vendredi 15 avril : Réunion PS 13 Marseille (65)
Samedi 16 avril : de 9 h 30 à 18 h théâtre de la Porte St Martin (500)
Lundi 18 avril : réunion 12 h DRJSCS (40) + réunion PS à Vandoeuvres (57) (50)
Mardi 19 avril : CQFD PS Noailles Oise 60 (50)
Mercredi 20 avril : réunion GRDF a Nice (75) 06 puis a Menton (90) MJS
Jeudi 21 avril : Réunion PS dans les Ardennes 08 avec Christophe Léonard (100)
Vendredi 22 avril : réunion à Nantes CGT FO Solidaires FSU Unef (400) nuit debout 500
Samedi 23 avril : réunion socialistes le matin + CQFD 14 h à La Roche-sur-Yon (100)
Lundi 25 avril : midi Snecma Evry Bras de fer (50) – CQFD Chalons en Champagne 51 (130)
Mardi 26 avril : réunion 10 à 17 h UNEF Fac de Rouen 76 – 50 ans de mai 68 + PS Bosc le Roger + soir Elbeuf
Jeudi 28 avril soir : Metz Briey UD CGT 57 (100)
Vendredi matin de 9 à 13 h : UL CGT Metz : formation droit travail (50)
Vendredi 29 avril : nuit debout République Paris 19 h (500)
Lundi 2 mai 7 h 50 RFI + mardi 3 sur France info + mercredi 4 sur LCI
Mardi 3 mai : CQFD à Champigny 94 (80)
Jeudi 5 mai : CR sine mensuel non car Bob est parti ce matin
Lundi 9 mai à 19 h salle mairie 2° arrondissement appel des 100 (50)
Mardi 10 mai : réunion gauche avec JP Mercier Gennevilliers 93 (80)
Mercredi 11 mai : réunion à Mende 18 h annulée pour enterrement de Bob Siné
Jeudi 12 mai : réunion à Limoges (87) (600)
Mardi 17 mai : réunion 21 h CQFD à Niort 79 (300)
Vendredi 20 mai : réunion 20 h Le Mans 72 (400)
Lundi 23 mai : formation Paris 9 h-16 h Bourse du w pôle emploi FSU (400)
Mardi 24 mai : réunion à Fontenay sous Bois 94 (130)
Mercredi 25 mai : réunion à Orléans 45 (250)
Lundi 30 mai : Bn du PS
Mardi 31 mai : 17 h EHESS (50) + Fakir soir (400)
Jeudi matin à 10 h 30 : + meeting au Havre (700)
Vendredi 3 juin : 17 h 30 : UL-CGT Beauvaisis (200)
Les 3, 4 et 5 juin : congrès du PCF
Lundi 6 juin : Bn du Ps
Mardi 7 juin : 11 h RATP Pavillons sous Bois (50)
Mercredi 8 juin : réunion PS D&S à Nevers (100)
Jeudi 9 juin : réunion PS Saint Paul les Dax 40 (100)
Vendredi 10 juin : réunion avec Bizi Bayonne (200)
Dimanche 12 juin : meeting Copernic au Dejazet (350)
Lundi 13 juin : de 12 a 14 h institut Gustave Roussy (30) + Mermet + Bn du PS
Mardi 14 juin : RTL 8 h + 14 h manifestation à Paris + France 24 à18 h 30 + 20 h 21 h les informés France info + BFM

Mercredi 15 juin lancement campagne présidentielle chez Daniel Mermet LBSYS

Jeudi 16 juin : LCI + H Europe 1 10 h + avion pour réunion Nice 06 (200)
Vendredi 17 juin : Attac Moret 77 (60)
Lundi 20 juin : 20 h FdG Fleury-Mérogis 91 (65)
Mercredi 22 juin : Meeting à Rouen (80)
Jeudi 23 juin : Attac Gisors 27 (70)
Vendredi 24 juin : 93 unitaire gauche Saint-Ouen (100)
Lundi 27 juin : de 10 h à 18 h séminaire de la motion B (70) + BN du PS
Mardi 28 juin : manifestation puis meeting 18 h 30 Paris 10° appel des cent (35) puis 21 h tele
Jeudi 30 juin : journée avec SAF avocats Dieppe 76 (80)
Vendredi 1er juillet : UL CGT 76 Harfleur (90)
Les 2 et 3 juillet : week-end de D&S (50)
Du 4 juillet jusqu’au 30 : vacances dans le 66
Le 8 et 9 juillet : CGT puis Nuit debout à Avignon 120 + 80 + 80
Le 20 juillet : repas de quartier à Perpignan-Nord 66 (50)
Le 21 juillet : réunion avec des socialistes AGPG Sainte-Marie la Mer 66 (12)Agenda Gérard Filoche dernier semestre 2016

Tous les lundis 18 h : BN du PS

chaque mois, sortie de la revue mensuelle D&S  10 N°

chaque semaine : un article dans l’humanite dimanche

2° semestre


Mercredi 17 août : enregistrements 7 messages de campagne
Jeudi 18 août : 22 h direct sur LCI
Dimanche 21 août : 13 h 15 : 7’ sur France info
Lundi 22 août : 8 h 15 : matinale sur LCI
Mercredi 24 aout : conférence téléphonique D&S
Jeudi 25 aout : ITV à VSD 13 h – RMC à 14 h 30
Samedi 27 août : université d’été PCF le matin 11 h à Angers, puis chez les Verts 16 h à Lorient 56
Dimanche 28 août à Angers : plénière PCF à 10 h sur le travail à Angers 49
Lundi 29 août : 19 h une heure sur Radio Orient avec Loïc Barrière (enregistré à 14 h)
Mardi 30 août : I télé 17 h France info 20-21 h BFM 21 h 30
Mardi 30 août : Rmc à 6 h 45 Lci 11 h Rfi 18 h
Vendredi 2 septembre : Foire de Châlons-sur-Marne 51 FR3 Parisien l’Union RCS
Lundi 5 septembre : BN du PS BFM sur Cahuzac + ITV Society -
Mercredi 7 septembre : 9 h – 11 h enregistrement TF1/LCI
Jeudi 8 septembre : 9 H sur Alstom RMC – sur les grandes gueules de 12 h à 12 h 40 RMC TV
Vendredi 9 et samedi 10 et dimanche 11 : fête de l’Humanité trois jours
Vendredi 14 h 30 : village du livre débat Pierre Chaillan – vend 18 h 30 débat stand du Gard – samedi 11 h débat avec la JOC + débat appel des cent à18 h ?
Dimanche : université AGPG motion B à La Rochelle 17 -
Lundi 12 septembre : BN du PS
Mercredi 14 septembre : procès de Laura Pfeiffer contre Téfal à 14 h Chambéry
Jeudi 15 septembre : mobilisation contre loi El Khomri + soir réunion à Alenya (PO) droit du travail 66
Lundi 19 septembre : 11 H RV avec AFP – Bn du PS puis Dn de la motion B
Mardi 20 septembre : de 9 à 10 h Sud radio + ITV JDD + ITV flexibilite + réunion « appel des cent » à Talant Dijon (21)
Mercredi 21 septembre : réunion à Limay près de Mantes-la-Jolie 78
Jeudi 22 septembre ; enregistrement chez Ardisson SLT
Samedi 24 septembre : réunion direction de campagne
Vendredi 30 septembre : réunion à Rennes à 20 h avec intermittents (120)
Dimanche 2 octobre, matin CN motion B 10 h 30 dans Paris 15° puis 14 h Mutualité CN du PS
Lundi 3 octobre : « appel des cent » à Saint-Etienne 42 et Le Puy 43
Mardi 4 octobre : St-Chamond + « appel des cent » à Lyon 69
Jeudi 6 octobre : 16 h IT Royer + réunion 19 h jeunes Paris + 20 h 15 réunion CHSCT
Vendredi 7 octobre : 19 h rv au 85 Dominique Tricaud
Samedi 8 octobre a 15 h au magasin Babou en grève M° Gallieni
Lundi 10 réunion : BN + motion B candidats 20 h
Mardi : rv Fage, rv Marianne,
Mercredi 12 octobre : Le Havre La Poste + 20 h 45 : Théâtre des Variétés, Laurent Ruquier
Jeudi 13 et vendredi 14 octobre : réunion droit du travail à Liège Belgique
Dimanche 16 octobre : RV à Paris 18 h avec des jeunes de Nantes, Lyon, Paris
Mercredi 19 octobre : réunion à Villedieu, La Faux-Montagne, Limoges
Jeudi 27 octobre : à Bruxelles à 18 h 30 FGTB Uber loi travail
Vendredi 28 novembre : rendez vous avec des responsables politiques et syndicaux wallons
Samedi 28 octobre 10 h : Colloque Maison des Potes
Lundi 30 octobre : France info 8 h 30 9 h
Mardi matin 8 h 25 RMC : 8 h 30 9 h
Jeudi 3 novembre : CR Siné mensuel
Samedi 5 novembre : samu à 15 h – « Cinéma le Luxy » Ken Loach Mairie d’Ivry
Mardi 8 novembre : intervention à université Aix IET Sciences po (echec report)
Mercredi 9 novembre, paris Premier, polonium 23 h
Jeudi 10 novembre : sortie nationale de « La sociale » de Gilles Peret
Vendredi 11 novembre : à 8 h matinale Sud Radio
Samedi 12 novembre : réunion nationale « appel des cent » Montreuil
Lundi 14 novembre : voyage en Dordogne Brives Marquay
Mercredi 16 novembre : ITV Viva BFM
Vendredi 12 h 30 : RV grévistes Mégabus à Bercy
Samedi 19 novembre de 18 à 19 h Radio Gazelle
Mercredi 23 novembre : à 9 h congrès Coorace
Mardi 29 novembre 9 h RMC 17 h M6 19 h LGJ
Mercredi 30 novembre : itélé 19 h
Jeudi 1er décembre : débat Challenges, avec Véolia, 10 h 30 soir BFM, Fance info, TVinfo, France 3, France 24
Vendredi 2 décembre : RMC Bourdin, Franceinfotv, Sud radio, BFM
Samedi 3 décembre : I télé
Dimanche 4 décembre : Soir 3
Lundi 5 décembre : RMC, conf presse + BN
Mardi 6 : Sud radio LCI le Point Radio Africa
Jeudi 8 : RMC GG Itélé
Vendredi 9 décembre : matinale 7 h 50 Radio classique
Samedi 10 décembre : réunion nationale de soutien à la candidature mairie II°
Mardi 13 décembre : matinale l’opinion + réunion a Rouen FR3 Paris-Normandie puis Ruffin + Courrier Picard à Amiens à 18 h
Mercredi 14 décembre : France inter RMC
Jeudi 15 décembre : Huffington Post + dépôt parrainages CNOP + manifestation VTC
Samedi 17 décembre CN PS presse toute, itele bfm

 

La bataille continue plus que jamais pour censurer Valls, El Khomri les 22 et 29 janvier

Nous avons tout fait, avec D&S,  avec la candidature Gérard Filoche pour participer et peser « le social au coeur » pleinement dans la primaire citoyenne ouverte à la gauche et aux écologistes.

La direction du PS et Valls ont tout à fait pour empêcher notre présence dans les trois débats télévisés prévus en janvier : nous y aurions pris une importance trop grande pour eux tous. « Ils ont la pétoche de Filoche » leur faire dire le Canard enchainé. « Il nous ferait perdre un million d’électeurs (sic) » dit Gérard Collomb !  C’est vrai, il aurait pu se produire un choc comme avec Bernie Sanders ou Jérémy Corbyn : on sentait une dynamique comparable en train de naitre. Nous aurions été vite utilisés en un puissant porte-parole social si nous avions pu être présents.

Ils ont bloqué brutalement notre accès légitime au débat : ils ont pris trois comparses, Rugy, Bennahmias, et Pinel sur le flan droit de Valls, ils ont rappelé Peillon qui  improvise un écran flou au centre du dispositif politique,  et ils jouent de la compétition entre les deux qui restent de la gauche socialiste, Montebourg et Hamon,  espérant des faiblesses dans leurs discours respectifs.

 

 

D’où la vulgarité explosive de J C Cambadélis « open bar, «  « wild card », « cirque » « prends-toi à la gauche du PS (sic)» : il sait trop bien ses incohérences politiques et juridiques dans ce casting (appel ouvert sans condition à Macron et Mélenchon), participation sans parrainages (de prétendus membres d’une BAP qui n’existe pas) et critères serrés et interprétables internes au PS ( nous avons déposé 31 parrainages, toutes catégories, dont 17 au CN mais ils les ont réduit à 7 en refusant les suppléants et membres des commissions). La motion B est une coalition : au sein de la gauche socialiste, D&S a toujours eu davantage de militants et de terrain d’action que d’élus et de poids institutionnalisé. Ils ont refusé les 13 500 soutiens de www.filoche2017 (ce qui après, tout s’apparentait à un parti qui aurait pu être de la BAP… au moins autant que les micro partis de Rugy ou Bennahmias). Ils annonçaient de toutes façons 15 jours à l’avance, qu’il n’y aurait que  7 participants. Ils soumettaient ainsi Gérard Filoche à un concours en annonçant d’avance qu’en tant qu’examinateurs, ils allaient le recaler. Ils nous ont refusé l’accès au listing : mais Vincent Peillon l’a eu et a pu en 4 jours, entre le 10 décembre, jour de déclaration de sa candidature improvisée, et le 14 décembre s’adresser à tous les militants et obtenir les fameux parrainages.  (Et une précision quand même  : contrairement à ce que semble dire Cambadélis, les parrainages n’étaient pas des parrainages de « motion », la gauche socialiste parrainant la gauche socialiste, non, c’étaient des parrainages démocratiques, toute motion confondues, pour accorder le droit  la parole légitime, pas pour « soutenir » les positions de tel ou tel candidat.)

Inégalité de traitement, inégalité de jugement, voilà pourquoi nous avons déposé un recours selon les modalités prévues par la « Haute autorité » elle-même.

Ce double recours ne porte pas tant sur les parrainages (ils ont fait filtrer leur façon bien à eux de les comptabiliser et le referont) que sur la légitimité politique, en tant que socialiste mais aussi au point où on en est, en tant que www.filoche2017 ayant 13 5000 parrains, score que les prétendus « BAP » ne sont pas capables de remplir comme garants de leur représentativité.

Il existe un précédent : au sein du Labour party, les blairistes (les vallsistes d’ici) avaient refusé ses parrainages à Jérémy Corbyn, il a fait un recours, il l’a gagné et il a gagné la primaire dans la foulée au premier tour à 59 % : quand il existe un besoin de gauche, il est difficile à arrêter…

La « Haute autorité », a répondu à notre avocat, Dominique Tricaud, qu’elle ne prendrait pas ce recours, elle semble avoir oublié qu’elle l’avait pourtant prévu dans ses règlements. On verra donc forcément ces jours-ci ce qu’en disent les tribunaux.

 

Nous allons attendre le résultat de ce recours. (Nous avons besoin de sous, aidez nous).


J’ai demandé publiquement en direct et par le canal des médias à Cambadélis (je ne répondrais pas en me mettant à son niveau) quelque soit son ton et ses propos, de trouver une solution raisonnable. « Gracieuse » comme on dit. Ce serait une autre solution.

Au cas ou il ne nous serait pas favorable, il est hors de question de cesser le combat !

 


Qu’on ne vienne surtout pas nous dire que ça met en cause le rassemblement lors du primaire. Pour la réussir, il eut été préférable de la tenir en excluant personne. C’eut été simple et évident dans ce cas.

Et de toutes façons nous y participerons et appellerons à y participer. Massivement.

Que nul ne vienne non plus nous dire « Si Filoche n’y est pas, je ne vote pas ». Car le but, en se présentant aux primaires c’était d’ajouter encore plus d’arguments pour battre la ligne de Valls. Cambadélis ne pourrait que se réjouir que l’électorat attribué à Filoche ne vienne pas voter : il aurait atteint plus que son but ! Si, comme il le dit, il y a un million d’électeurs en jeu, on comprendra qu’il n’ait pas hésité m’évincer. Ils sont spécialistes des 49 3 pour s’imposer.

Pour notre part nous appelons clairement, massivement, à poursuivre la mobilisation pour faire venir des millions d’électeurs les 22 et 29 janvier. Plus il y en aura plus il y aura de chances de battre la ligne Valls, moins il y en aura plus l’appareil qui défend le bilan Hollande-Valls-Macron aura de chances de s’en sortir.

Nous voulons mettre toutes nos forces pour mobiliser pour qu’a la primaire, tous les anti loi El Khomri viennent se venger des trois 49 3. Nous ne nous résignerons jamais à la casse du droit du travail. Nous ne nous résignerons jamais à ne pas faire payer ceux qui ont conduit le quinquennat au désastre et la gauche là ou elle en est. Les 3,5 millions de manifestants anti El Khomri ont intérêt à utiliser cette magnifique occasion de vote, de sanction.

Nous ne nous résignerons pas à la division de la gauche. Or, comme nous, Montebourg et Hamon ont appelé à un candidat commun de toute la gauche. Comme nous, ils ont déclaré qu’en cas de victoire, ils appelleraient Mélenchon et Jadot pour rédiger un programme commun de gouvernement et trouver une solution commune pour gagner la présidentielle, à gauche, contre Fillon et Le Pen.

Nous allons prendre contact avec Montebourg et Hamon et discuter des principales questions politiques qui nous unissent ou nous séparent. Nous ferons le choix pour le meilleur et le mieux placé des deux pour battre la ligne de Valls, nous proposerons de participer à leur campagne et ensuite à la discussion pour un programme commun de gouvernement.

Au-delà même de leur personne, Montebourg et Hamon, deviennent un grand enjeu de la gauche toute entière. Si l’un des deux gagne le 29 janvier c’est une page d’histoire qui se tourne. Celle du désastreux quinquennat de Hollande-Valls-Macron.  Celle du social libéralisme, du blairisme français. Celle de la gestion des finances avec la finance et le Medef. L’enjeu dépasse le PS, il est que la gauche toute entière revienne à gauche et puisse s’unir.

On dit qu’il y a un formidable mouvement d’inscriptions sur les listes électorales. On dit que, déjà, 2 millions de personnes ont envie de venir voter les 22 et 29 janvier : ce sera plus quand les débats auront lieu. Tout ce que nous vivons est observé, dans le détail, dans tout le pays, par des millions d’électeurs, de militants de gauche, socialistes, communistes. En venant massivement voter les 22 et 29 janvier, pour le candidat en lice de l’aile gauche du PS, des millions de militants syndicaux, sociaux, ils trancheront une question fondamentale : est ce que la gauche peut survivre, s’unifier et gagner avec Montebourg ou Hamon (et nous) ou restera t elle divisée, droitière, perdante avec la ligne que Valls a imposée depuis cinq ans ?

 

 

 

 

 

Accident du travail : silence, des ouvriers meurent !

Dans l’indifférence générale, une trentaine d’ouvriers sont morts sur des chantiers en France en moins de 2 mois. Tragédie qui ne semble pas émouvoir ni les médias, ni Mme El Khomri casseuse de droit du travail. 565 personnes meurent chaque année dans les entreprises :

– 01/10 Paris (75) : un ouvrier meurt sur le chantier Lancel place de l’Opéra, écrasé par plusieurs plaques de verres (250 kilos pièce).

- 06/10 Drôme (26) : un apprenti bûcheron de 15 ans meurt écrasé par un arbre.

-  18/10 Bas-Rhin (67) : un bûcheron de 20 ans meurt écrasé par un arbre.

– 25/10 Cordemais (44) : un ouvrier meurt dans une centrale EDF après une chute d’un échafaudage.

– 26/10 Longeron (49) : un ouvrier du bâtiment meurt après une chute de dix mètres.

– 28/10 Fenouillet (31) : un ouvrier Renault meurt écrasé par un camion.

– 08/10 Issy-les-Moulineaux (92): deux ouvriers meurent sur un chantier suite à la chute de leur nacelle d’une dizaine de mètres.

– 12/10 Grand-Champ (56) : un ouvrier meurt sur un chantier enseveli sous des gravats.

–  13/10 Artouste (64) : deux ouvriers meurent suite à un accident sur le chantier d’une nouvelle télécabine.

–  01/11 Goven (35) : un ouvrier meurt sur le chantier d’une maison, la gorge tranchée par une scie à béton.

–  09/11 Montpellier (34) : un ouvrier meurt après une chute depuis un pont de construction sur le chantier du doublement de l’autoroute A9.

–   15/11 Phalempin (59) : un dépanneur meurt fauché par un camion sur l’A1.

-   16/11 Saint-Jean-de-Maurienne (73) : un ouvrier meurt dans l’explosion d’une cuve à fioul.

-   16/11 Saint-Paul (97) : un ouvrier meurt après une chute depuis un échafaudage.

–  19/11 Saint-Léger-des-Bois (49) : un ouvrier meurt écrasé épar une machine sur le chantier d’aménagement d’un immeuble.

–  21/11 Desvres (62) : un couvreur meurt après avoir chuté d’une dizaine de mètres dans l’enceinte d’Arcelor-Mittal  (l’an passé 2 intérimaires étaient décédés par chute dans la fonte liquide à 1400°)

–  22/11 Prunelli (20) : un ouvrier meurt dans une marbrerie écrasé par des plaques de marbre.

– 02/12 Saint-Jean-d’Angély (17) : un ouvrier meurt après une chute de 8 mètres depuis le toit d’un bâtiment.

– 03/12 Saint-Jean-de-Braye (45) : un électricien meurt électrocuté dans les locaux de l’entreprise Dior.

– 05/12 Paris (75) : un ouvrier meurt broyé par une foreuse gare d’Austerlitz

– 07/12 Saint-Martin-d’Hères (38) : un ouvrier meurt après une chute de 20 mètres depuis une plateforme mobile.

– 07/12 Nancy (54) : un cheminot meurt percuté par un TER.

– 09/12 Niort (79) : un ouvrier de l’usine Canamétal meurt écrasé sous une poutrelle métallique.

– 10/12 Rennes (35) : un ouvrier de l’usine Cooper Standard de Rennes meurt.

Hommage aux ouvriers morts ces dernières semaines. Et on ne dit pas merci à ceux qui ont affaibli le code du travail par 49

(PS: – Merci à Michel Bianco dont le fils Jérôme, 32 ans, est décédé par chute dans un chantier du bâtiment et qui, se bat, tant et tant contre le travail qui tue).

PS 2 : j’ai découvert ensuite que ce travail a été repris par Michel Bianco à Matthieu Lépine https://matthieulepine.wordpress.com/2016/12/11/accident-du-travail-silence-des-ouvriers-meurent/ )

 

 

La Haute Autorité a officiellement abandonné toute suite au tweet de gerard filoche du 20 octobre 2014 a propos de Total

Quid de la Haute autorité du PS dans l’affaire Total ?

 

Bernard Maris, Oncle Bernard, : « Un seul socialiste ( Filoche) osa dire que monsieur de Margerie ressemblait à un vampire suçant la rente du pétrole et la transformant en bénéfices colossaux tout en ruinant la planète. Et quel tollé ! Cambadélis, patron du P.S., veut le virer. Mais où sommes-nous, dans quel pays, pour qu’un socialiste ne puisse plus critiquer un patron de multinationale ? » Dans le numéro du 29 octobre 2014 de Charlie hebdo

 

 

 

Les faits en raccourci :

 

Le 21 octobre : 6 h Gerard Filoche fait un tweet à l’annonce de la mort du PDG de Total ou il pose une question : « son successeur nous volera t il autant ? »

Vers 9 h : des tweets UMP s’indignent du tweet de Gérard Filoche

Vers 9h 30 Gérard Filoche répond dans plusieurs tweets qu’il ne met pas en cause l’humain décédé mais le PDG Total « suceur de sang »

Vers 10 h : Eric Ciotti demande au PS d’exclure Gérard Filoche et il déclenche des centaines de tweets en ce sens du réseau UMP.

A partir de 10 h une campagne de presse de droite (le Point, le Figaro, l’Express, …) démarre dans toutes les gros médias officiels contre Gérard Filoche. Toute la presse nationale et locale sera touchée.

Vers 15 h : l’Ump à l’Assemblée pose une question au Premier ministre sur Gérard Filoche

Vers 15 h + : Le Premier ministre Valls, en complicité publique avec l’UMP, se permet de dire devant l’AN  que Gérard Filoche « ne mérite pas d’appartenir au Parti socialiste »

A 17 h : au Bureau national, le premier secrétaire du PS JC Cambadelis, tout en disant qu’il n’a pas applaudi le Premier ministre à l’assemblée sur ce point, informe le Bn qu’il « traduit » Gérard Filoche devant la Haute autorité.

Le 22 octobre, Gérard Filoche fait paraitre une explication complète sur cette affaire Total sur son blog et s’exprime dans la presse, sur toutes les télés, en direct sur canal +, dans la PQR, la Dépêche, l’Union, etc.. et il reçoit plus de 20 000 mels de soutien…

En même temps, on apprend que le Congres du PS sera fixé en juin 2015.

Et le porte-parole du gouvernement déclare que Benoit Hamon doit quitter le PS parce qu’il a déclaré que la politique du gouvernement mettait en danger la République. Puis le Premier ministre se prononce pour que le Parti socialiste change de nom tout en dénonçant en « une » du Nouvel observateur « la gauche passéiste ».

 

 

Quid à partir de ce moment-là de la procédure devant la Haute autorité…

On m’interroge sur « ou en est la procédure ? »

Personne ne sait bien ce qu’est la Haute autorité. Elle semble composée de « Jean-Pierre Mignard (Président) – Raphaëlle Parizot – Rémy Pautrat – Catherine Barbaroux – Roland Kessous -  Pascale Idoux – Thomas Clay – Jean-Pierre Deschamps – Christian Lestournelle. »

 

 

La Haute autorité est théoriquement composée de 12 membres mais 3 ont démissionné. Elle s’est occupées des « primaires », mais depuis, de rien.  Elle vient juste de répondre que le congres du PS devait se tenir à une date statutaire.

L’examen de ses 9 membres montre qu’elle n’est pas paritaire, qu’elle n’est pas composée à la proportionnelle des courants, et qu’elle est composée pour moitié de non-membres du parti…

La saisine par le premier secrétaire contre Gérard Filoche est faite courant novembre par une lettre non datée.

Le 20 novembre les défenseurs de Gérard Filoche contestent les conditions, les bases de la saisine de la haute autorité et sa compétence (LRAR du 19 novembre)

Ces réponses de l’avocat de Gérard Filoche et d’un de ses défenseurs à la commission des conflits, semble poser problème.

L’annonce qu’il y aura des témoins et la demande que l’audience soit publique, aussi.

Le premier secrétaire fait rédiger par son directeur de cabinet Maurice Braud un violent pamphlet pour charger Gérard Filoche en date du 24 novembre : quatre pages incendiaires.

La Haute autorité informe Gérard Filoche et ses deux défenseurs qu’elle nomme un rapporteur, Roland Kissous.

 

Daté du 25 novembre le journal le Monde, Reuters, informent que le PDG de Total Christophe de Margerie, mort le 20 octobre est renvoyé en correctionnelle a titre posthume avec le groupe français Total pour « corruption d’agents publics étrangers » dans l’enquête sur des contrats pétroliers et gaziers avec l’Iran, selon une source judiciaire (et une information de Charlie Hebdo). Un porte-parole du groupe confirme ce renvoi. Le parquet de Paris avait requis le 16 mai 2013 le renvoi en correctionnelle de la société et de son PDG pour corruption d’agents publics étrangers et bus de biens sociaux.

 

Le Conseil National du 13 décembre prévoit un point a son ordre du jour sur la haute autorité. Un point qui change d’intitulé puisqu’il est successivement question de sa composition puis de son règlement intérieur, point qui sera finalement annulé de l’ordre du jour.

 

Le scandale de Luxleaks éclate : 340 sociétés auraient blanchi de l’argent au Luxembourg pendant des décennies, à hauteur de 2400 milliards d’euros. Parmi elles 58 entreprises françaises dont Total au premier rang, ce qui équivaudrait selon le député Yann Gallut à une centaine de milliards volés aux caisses de notre République.

 

La date prévue est par la Haute autorité pour que le rapporteur qu’elle nomme, Roland Kissous, rencontre Gérard Filoche est d’abord celle du 1er décembre,

En raison d’indisponibilité des défenseurs, elle est reportée par lettres recommandées, au 5 décembre,

Puis par la Haute Autorité elle même au 11 décembre

Puis toujours en recommandé par la Haute autorité au 9 janvier

Puis encore par recommandé par la Haute autorité au 16 janvier, alors que la date du 9 janvier n’est pas encore arrivée.

Et finalement le matin du 6 janvier par une autre lettre recommandée de la haute autorité signe du  rapporteur informant qu’elle est « reportée sine die ».

 

(tout dossier à disposition, et sur ce blog en amont)

 

 

annexe

 

En consultant les alertes google nous sommes tombés sur une citation édifiante attribuée par Jean-Marc Sylvestre ( dans Atlantico ) à notre cher Premier secrétaire. D’où ce poste Facebook que je vous invite à reproduire :
Cambadélis, le 12 octobre dernier, en réponse à des députés socialistes qui lui demandaient où en était, deux ans après les faits, la procédure disciplinaire intentée contre Gérard Filoche dans l’affaire de Margerie, aurait, selon le site Atlantico, affirmé ceci : »Il n’a toujours pas été sanctionné par la Commission éthique du Parti socialiste, mais la sanction viendra, elle sera très simple. Monsieur Filoche n’obtiendra pas le nombre de soutiens nécessaires pour être candidat à la primaire de la gauche« .
si c’est vrai, c’est la main dans le sac de la triche