Quatrième jugement

 

Un juge, pour rester un juge, apprécie les peines. Si elles répondent à des barèmes intangibles fixes au préalable, il n’y a plus besoin de juge et plus de justice. C’est pourquoi les lois Macron 1, El Khomri et les ordonnances Macron-Pénicaud, n’auraient jamais du proposer un  barème d’indemnités plafonné aux prud’hommes. Le Conseil Constitutionnel n’aurait jamais du laisser passer cela car c’est en contradiction, nous l’avions souligné ici, dés le début,  avec les conventions de l’OIT (articles 4 et 10 de la n°158) et la déclaration européenne des droits humains de 1999.

 

Alors fort heureusement et fort courageusement, des modestes juges prud’hommes ramènent un peu de justice au travail contre les lois imposées par le Medef et la Finance. A Troyes, Amiens, Lyon et Grenoble par quatre fois, en décembre 2018 et janvier 2019, les tribunaux ont refusé le barème imposé par les ordonnances Macron, majoré les indemnités dues a titre de préjudice a des salariés licenciés « sans cause réelle et sérieuse ».

 

On sait tous ce que cela signifie d’être licencié abusivement à 55 ans,  et de ne se voir allouer qu’une petite somme plafonnée pour survivre : elle est si basse qu’elle n’est pas dissuasive envers les patrons voyous qui abusent du procédé.

 

D’autant quand cela se passe dans une période ou les salaires et indemnités des grands partons atteignent des niveaux records : le PDG Carrefour gagne 306 smic, celui de LVMH, 270 smic, celui de Danone 227. Et quand ils sont licenciés ceux reçoivent des indemnités considérables et non plafonnées.  Aucun de leurs mérites ne le justifie, les cimetières sont remplis de patrons irremplaçables de ce type. D’ailleurs on a vu avec Carlos Ghosn,  en prison depuis deux mois : Renault fonctionne toujours sans lui.

 

Mais là, avec Ghosn un premier de cordée corrompu,  a priori coupable de faute lourde, on a toujours pas vu la justice française, pas de plafonnement, et… pas d’enquête ! Combien a t il détourné des fruits de notre travail salarié ? Quelle est l’ampleur de sa fraude fiscale ? A Amsterdam avec ses hauts cadres ? Avec sa soeur payée lourdement indument ?  avec 300 000 euros à M. Bauer ? et 600 000 euros à Mme Dati ? Avec ses maisons à Rio, Beyrouth,  aux Pays-Bas ? et son mariage au Trianon en costume d’époque ? Comment le représentant de l’état (15 % des parts de Renault) a t il pu ignorer tout ça ?  Ghosn ose demander 25 millions d’indemnités et 60 000 euros par mois de retraite ?

Un juge devrait juger, non ?

 

Gérard Filoche

 

Mourir à vélo à 18 ans pour Uber et mourir à 68 ans sur un toit, deux auto entrepreneurs

Un jeune avec des lunettes de piscine, et un K-way noir, façon black block :

«  - Moi, je veux pas de patron, d’ailleurs je me suis mis à mon compte, je suis auto entrepreneur ».

« - Mais pourquoi tu manifestes contre Macron alors puisque que tu es son héros ?».

Macron, c’est la « France start up », une grande société « low cost » avec des institutions « light ». C’était écrit dans son livre intitulé « Révolution » : une « société post salariale », «  sans statut ». Sur le coup, les électeurs n’ont pas bien saisi la fine fleur de ce projet,  et dans le « Grand débat » Macron se garde d’en parler, ce qui ne l’’empêche pas de clamer qu’il ira « jusqu’au bout » et même qu’il va « accélérer » cette « Révolution ».

 

Les « auto entrepreneurs » ça vient de loin :

 

Ca fait dix ans qu’ils ont été inventés, 2009-2019 : conçus par les ultra libéraux,  par Alain Madelin,  Hervé Novelli, c’est le droit de s’auto exploiter soi-même à bas prix.  L’auto entreprise, c’est le monde de Mad Max. L’auto exploitation sans frein.

Dés 2015, Macron avait œuvré à remplacer le contrat de travail par des contrats commerciaux : «  Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants », « Je le dis aux jeunes  ne cherchez pas des patrons, cherchez des clients ». C’était le retour des besogneux du XIX° siècle, des appointés, journaliers, tâcherons, loueurs de bras, trimardeurs.  Pour faire plus moderne, ça s’appelle start-upeurs, développeurs, incubateurs, programmeurs, auto entrepreneurs (« AE ») mais c’est vieillot comme avant la naissance du salariat.

Les AE voituriers d’Uber sont « souples », ils peuvent conduire 14 h par jour et 100 heures par semaine, sans même toucher le Smic, ils paient tout, la bagnole, l’assurance, les accidents, les 25%  de commission à Uber, et il ne leur reste rien pour leurs congés, maladie ou retraite.

Ca touche tous les secteurs et plateformes : ainsi les pilotes et hôtesses de Ryan Air sont des « AE », tout comme des professeurs de boites de cours du soir, des nounous, des femmes de ménage,  des fabricants de sandwichs dans des chaines de restauration, des informaticiens, des tailleurs de pierre dans le bâtiment et les célèbres « pédaleurs » de Deliveroo qui livrent les pizzas en des délais records.

 

Ils n’ont même pas à traverser la rue, ils s’inscrivent directement en ligne et le paiement des cotisations sociales, des impôts et taxes est regroupé dans un impôt unique et proportionnel au chiffre d’affaires. Il leur faut seulement respecter les plafonds de chiffre d’affaires définis pour la micro-entreprise, c’est-à-dire 70.000 euros par an maximum pour les activités de services, et 170.000 pour les ventes de marchandises.

 

 

Encart     Il existe 1,18 million d’AE sur le papier. Mais 39 % sont « bidons » et seulement 61 % existent dans les faits soit 729 000.  Moyenne de chiffre d’affaires 1200 euros par mois. Sur ce chiffre d’affaire le revenu touché médian mensuel est de 250 euros. 25 % ont moins de 70 euros. 10 % ont plus de 1160 euros.

 

 

Du coup la protection sociale est hyper réduite.  Ca permet aux grandes entreprises d’utiliser ces micro-entrepreneurs sans avoir à les gérer. Les questions d’horaires de travail, de droit aux congés, de formation, de chômage sont désormais à la charge du travailleur « indépendant » lui-même.

Il leur suffit de tomber malade pour comprendre :

 » – Je me suis cassé la main dans une chute en vélo en livrant une pizza, je me suis aperçu que j’étais très insuffisamment couvert, ça m’a couté 6000 euros, pas à Deliveroo mais de ma poche ».

Certes les jeunes ne pensent pas forcément à l’accident ni à leur retraite, mais, s’ils ne sont pas obligés de cotiser, quand ça arrive, il est trop tard.

Pour compenser, rattraper, il faut alors travailler plus longtemps, plus durement.

C’est comme ça qu’un ouvrier a été conduit à bosser le 3 janvier 2019 dans les Yvelines alors qu’il avait 68 ans : c’est même le Préfet qui l’a indirectement embauché « dans le cadre d’un statut d’auto-entrepreneur sous-traitant de l’entreprise » elle-même chargée de l’entretien de la Préfecture de Versailles. « Cette société avait un contrat avec la préfecture pour le nettoyage des chenaux, précise le directeur de cabinet du préfet Thierry Laurent. La victime était précisément chargée de nettoyer les gouttières». Le vieil homme, AE de 68 ans, travaillait seul en hauteur, il est tombé du 3° étage, il est mort, les secours sont arrivés trop tard, juste pour cacher le corps avec des bâches en attendant l’enquête.

Tout employeur donneur d’ordre imposant un travail au-delà des limites physiques, isolées, et sans l’ensemble des moyens que la technologie permet pour alléger et sécuriser la tâche, conduisant à un accident mortel peut être condamné lourdement pour « une faute inexcusable ». Mais là c’est un auto employeur.

 

Mourir à 18 ans pour Uber,  Franck Page.

Il avait tout l’avenir devant lui.  A quoi pensait-il ce jeudi midi 17 janvier sur son vélo ? A la musique, à la danse, à son cours d’éco ? A 18 ans, il était passionné de hip hop et de break dance, ses amis disaient de lui qu’il était un prodige dans ces disciplines. Il était d’origine ivoirienne, habitait Marmande, faisait ses études d’économie à l’Université de Bordeaux. Il travaillait pour gagner un peu d‘argent, pour le compte de UBEReats,  c’est à dire qu’il livrait des repas, payé à la course. Alors qu’il aurait du être dans un amphi  avec une allocation d’étude universitaire.  Plutôt que d’étudier, il  lui fallait pédaler vite, afin d’assurer l’horaire pour que le client mange chaud et bien.   Faut il mettre en danger des jeunes étudiants en vélo pour livrer des pizzas en grande vitesse ?   A 13 h 40, à la hauteur de la bretelle d’entrée de l’A360, dans le sens extérieur de l’échangeur 14 à Pessac Saige-Ladonne, avenue Antoine Bequerel, il a été  percuté par un camion et est décédé dans l’accident. Le conducteur, un Girondin de 47 ans, ne s’est pas rendu compte du choc et a poursuivi sa course, en le trainant sur plusieurs centaines de mètres, jusqu’à l’entrée de la rocade avant d’être interpellé par un autre conducteur de poids lourds, témoin de la scène et de s’arrêter.

 

Les coursiers à vélo sont très souvent victimes d’accidents, rappelle Arthur Hay, de la CGT des coursiers à vélo de Bordeaux.  »Nous en avons tous plusieurs par an, heureusement moins graves, mais nous sommes très vulnérables« .  Le syndicaliste souligne l’absence de formation aux règles de sécurité et la rémunération à la course. « Il faut aller vite, on n’a pas le choix. Si tu respectes le code de la route tu ne t’en sors pas ».

Quel droit va s’appliquer ? Il est auto entrepreneur, pas salarié. Ce n’est pas un accident mortel de travail mais un accident de la route !

 

Heureusement, des décisions de justice ont été prises contre Uber, enEspagne,  en Californie, ou à Londres, et la justice Néerlandaise vient de reconnaître à son tour que les livreurs Deliveroo ne sont pas des travailleurs indépendants et doivent être considérés comme des salariés.

En France aussi, Uber a perdu plusieurs procès, la Cour d’appel de Paris, le 3 décembre 2018, vient de les condamner. Les juges reconnaissent aisément qu’il  existe un  « lien de subordination juridique permanent » entre les donneurs d’ordre et les AE.Le Medef a essayé d’argumenter qu’il s’agit d’une « soumission librement consentie » et non pas d’une « subordinationjuridique». Rien n’y fait, les juges requalifient quand même les contrats,  les accidents : ils peuvent pour cela s’appuyer sur le droit du travail mondial de l’OIT ou européen de l’UE.  Mais ces victoires de la  jurisprudence ne suffisent pas, il faut que la loi prenne le relais de ces décisions de justice.

Macron et ses épigones n’ont pas du tout l’intention d’aller dans ce sens, au contraire : le député LREM Aurélien Taché vient tout juste de proposer une nouvelle loi, fêtant les « dix ans des AE » en rendant « universel » ce régime « pour  tous les actifs » ! :

« En cas de cessation d’activité, les AE n’auront pas droit au chômage, mais selon les promesses électorales de Macron ils pourront toucher 800 euros par mois pendant 6 mois. A des conditions d’accès très restrictives : il faudra avoir travaillé au moins 2 ans avec au minimum 10.000 euros de revenus, et être placé en redressement ou liquidation judiciaire ».

Ce même député macronien Aurélien Taché poursuit : « -Je ne fais pas partie de ceux qui veulent sacraliser le travail salarié (sic) Le travail indépendant est une forme de liberté, de progrès. »« Je ne suis pas favorable au versement de cotisations par le donneur d’ordre ou les plateformes … Je soutiens plutôt l’idée d’un régime universel, payé par l’impôt, qui assurerait un socle minimum de protection, auquel s’ajouteraient des cotisations du micro-entrepreneur pour accéder à une mutuelle, se couvrir contre tel ou tel risque. » …  L’intérêt d’avoir un système universel est de pouvoir passer d’un statut à l’autre, ce qui deviendra de plus en plus courant dans le futur ».

Ces cotisations volontaires seraient librement choisies, par les intéressés eux-mêmes au niveau souhaité : vous cotisez peu si vous le voulez quand vous êtes jeunes, mais si, en conséquence vous n’avez pas assez de retraite, hé bah, vous travaillerez sur les toits à l’âge de 68 ans

Ce système macronien pousse jusqu’au bout l’individualisation, la déstructuration de toute Sécurité sociale collective. La « Révolution » Macron est bel et bien une « contre révolution ».

Gérard Filoche

 

 

1 et 2 février : CN de la Gauche Démocratique et Sociale : Des solutions à la crise sociale et politique

La coordination nationale du réseau de la Gauche Démocratique et Sociale s’est réunie le 1eret 2 février 2019. Elle a débattu de la situation sociale et politique.

Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement social d’ampleur. Les revendications qu’il porte reprennent des exigences qui sont aussi au cœur des débats syndicaux. Il appelle à des changements profonds pour vivre dignement.

Augmenter salaires, pensions etc .. Nationaliser les autoroutes !

Tout augmente en ce début février !  Sauf les salaires, sauf les pensions et les allocations. Augmenter le Smic, les salaires et les pensions, redistribuer les richesses confisquées par les 1% les plus riches est au cœur des attentes d’une majorité de jeunes, de salariés, de chômeurs, de retraités.

Les péages augmentent, nous exigeons la nationalisation des autoroutes contre les grands groupes privés qui pillent des infrastructures financées par la collectivité publique.

Le bilan de la privatisation de l’aéroport de Toulouse nécessite le maintien, ou le retour, des aéroports dans le secteur public. Il y a le cas d’Aéroports de Paris. Nous exigeons le maintien dans le secteur public d’ADP.

Le rétablissement de l’ISF est un enjeu !

GDS participe à toutes les campagnes pour (Il faut) récupérer les milliards abandonnés aux plus riches. C’est une véritable réforme fiscale qu’il faut imposer. Pas moins d’impôts comme Macron le prépare mais mieux d’impôts. Moins de TVA, plus de tranches pour un impôt progressif avec 14 tranches. La lutte contre la fraude fiscale est une urgence. Il faut récupérer 60 à 100 milliards qui sont utiles pour les services publics et la transition écologique.

La protection sociale doit être financée par les cotisations sociales.

Retour des cotisations patronales. Abandon des 30 milliards de cadeaux aux patrons. C’est bon pour nos retraites, notre assurance maladie, l’assurance chômage ! Aides ciblées pour les petites entreprises qui en ont besoin et fin des cadeaux à toutes les autres.

Salaires, pensions, ISF, répartition des richesses, protection sociale, transition écologique … C’est ce qui est attendue au plus tard le 15 ou 31 mars. 

Pas de référendum bidon détournant l’attention des urgences. Macron doit céder !

La journée de grève et de manifestations du 5 février constitue un test. C’est une première convergence générale entre le mouvement des gilets jaunes, les luttes dans les entreprises et le mouvement syndical. C’est la convergence du salariat et de la majorité sociale du pays.

En installant un climat de tension avec une loi anti manifestations, le pouvoir cherche à diviser l’opinion. Retrait de la loi liberticide ! La lutte pour les libertés démocratiques est partie prenante de la lutte pour des conquêtes sociales, de nouveaux droits démocratiques.

Coordonner le mouvement, développer les convergences autour d’une plateforme de revendications constituent la tâche du moment.

Le mouvement syndical a une responsabilité particulière dans cette situation pour débattre du développement d’un tous ensemble durable ancré dans les entreprises. C’est la condition pour gagner !

Si macron n’entend rien et maintient son cap   la colère redoublera.

Nous appelons à la multiplication des débats citoyens pour porter les revendications sociales et démocratiques. C’est l’attente d’une majorité du pays qui se combine à l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

Unité de toute la gauche sur un programme d’urgence

Face à la défiance, le mouvement social nécessite un débouché politique qui parte des attentes exprimées. Un front de toute la gauche est possible en soutien aux exigences du mouvement social. Une gauche unitaire, citoyenne, sociale, démocratique, écologiste, c’est urgent !

Les élections européennes seront la première échéance électorale pour porter des propositions de rupture avec le néolibéralisme. Nous appelons la gauche à se rassembler sur 4 ou 5 axes pour faire la course en tête.

Dans la rue et dans les élections, une majorité peut s’exprimer contre Macron et sa politique.

Gagner sur les urgences sociales et démocratiques, gagner aux élections européennes serait un point d’appui pour rompre avec l’Europe des traités du dumping social et fiscal.

Le réseau de la GDS regroupe des militants politiques de gauche, membres ou non d’une formation politique. Beaucoup sont issus de la gauche socialiste. Des syndicalistes actifs et des militants associatifs participent de manière active à ce réseau. Chaque semaine, une info-lettre est envoyée à plus de 17 000 adresses électroniques. Chaque mois une revue papier est éditée et diffusée à 4000 exemplaires.

 

Communiqué de presse

Des solutions à la crise sociale et politique

Augmenter salaires, pensions etc .. Nationaliser les autoroutes !

Tout augmente en ce début février !  Sauf les salaires, sauf les pensions et les allocations. Augmenter le Smic, les salaires et les pensions, redistribuer les richesses confisquées par les 1% les plus riches est au cœur des attentes d’une majorité de jeunes, de salariés, de chômeurs, de retraités.

Les péages augmentent, nous exigeons la nationalisation des autoroutes contre les grands groupes privés qui pillent des infrastructures financées par la collectivité publique.

Le bilan de la privatisation de l’aéroport de Toulouse nécessite le maintien, ou le retour, des aéroports dans le secteur public.

Le rétablissement de l’ISF est un enjeu !

Il faut récupérer les milliards abandonnés aux plus riches. C’est une véritable réforme fiscale qu’il faut imposer. Pas moins d’impôts comme Macron le prépare mais mieux d’impôts. Moins de TVA, plus de tranches pour un impôt progressif avec 14 tranches. La lutte contre la fraude fiscale est une urgence. Il faut récupérer 60 à 100 milliards qui sont utiles pour les services publics et la transition écologique.

La protection sociale doit être financée par les cotisations sociales.

Retour des cotisations patronales. Abandon des 30 milliards de cadeaux aux patrons. C’est bon pour nos retraites, notre assurance maladie, l’assurance chômage !

En installant un climat de tension avec une loi anti manifestations, le pouvoir cherche à diviser l’opinion. Retrait de la loi liberticide ! La lutte pour les libertés démocratiques est partie prenante de la lutte pour des conquêtes sociales, de nouveaux droits démocratiques.

Coordonner le mouvement, développer les convergences autour d’une plateforme de revendications constituent la tâche du moment.

Unité de toute la gauche sur un programme d’urgence

Face à la défiance, le mouvement social nécessite un débouché politique qui parte des attentes exprimées. Un front de toute la gauche est possible en soutien aux exigences du mouvement social. Une gauche unitaire, citoyenne, sociale, démocratique, écologiste, c’est urgent !

Les élections européennes seront la première échéance électorale pour porter des propositions de rupture avec le néolibéralisme. Dans la rue et dans les élections, une majorité peut s’exprimer contre Macron et sa politique.

Gagner sur les urgences sociales et démocratiques, gagner aux élections européennes serait un point d’appui pour rompre avec l’Europe des traités du dumping social et fiscal.

Le réseau de la GDS regroupe des militants politiques de gauche, membres ou non d’une formation politique. Beaucoup sont issus de la gauche socialiste. Des syndicalistes actifs et des militants associatifs participent de manière active à ce réseau. Chaque semaine, une info-lettre est envoyée à plus de 17 000 adresses électroniques. Chaque mois une revue papier est éditée et diffusée à 4000 exemplaires.

http://gds-ds.org/

Gauche Démocratique et Sociale : contact@gds-ds.org

 

Macron doit céder aux exigences des gilets jaunes et du mouvement social !

La France est bouleversée depuis 11 semaines par une révolte citoyenne et sociale sans précédent depuis Mai 68.
Depuis 11 semaines, malgré les caricatures et le mépris, les Gilets Jaunes exigent des mesures simples et immédiates et plus que légitimes de démocratie et de justice fiscale, sociale et environnementale.
Simples et immédiates, parce que l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant aurait pu être compensée quasi immédiatement par le rétablissement de l’ISF. Parce que la remise en cause du CICE pourrait financer une augmentation immédiate du SMIC.
Plus que légitimes, parce que dans un pays devenu un paradis pour les millionnaires, la répartition des richesses est une urgence absolue pour en finir avec l’indécence de cette situation.
Le dimanche 27 janvier à Commercy, une assemblée de groupes gilets jaunes venant de toute la France a lancé un appel contenant des revendications sociales et écologiques fortes  (augmentation immédiate des salaires, minimas sociaux, allocations et pensions, droit au logement, à la santé, à l’éducation, services publics gratuits et pour tous, éradication de la misère sous toutes ses formes, égalité et prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité, transition écologique…) ainsi que de grandes exigences démocratiques.
Pour la première fois depuis le début de la mobilisation, les Gilets Jaunes ont décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019.
Nous voyons dans cette convergence une possibilité de victoire sociale majeure, en permettant un mouvement d’ensemble durable et reconductible incluant l’ensemble des salarié-es, la population des quartiers populaires et la jeunesse. Nous souhaitons que la grève et les manifestations soient les plus massives possible afin de faire aboutir ces revendications légitimes. C’est pourquoi nous apportons tout notre soutien à cette date.
Nous condamnons les tentatives de l’extrême droite de s’approprier ce mouvement et de l’utiliser pour promouvoir la haine des immigré-es, l’antisémitisme, le racisme, le sexisme et l’homophobie.
Au lieu d’écouter, le pouvoir se recroqueville sur son appareil répressif et sur un simulacre de débat. Il prépare même une loi qui restreint la liberté de manifestation. Nous nous y opposerons ! Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne la logique de criminalisation du mouvement social et populaire. Un président qui ordonne ou couvre de telles violences sur ses compatriotes perd sa légitimité de représentation du peuple. Nous ne nous habituerons jamais à ces visages cassés, aux centaines de blessures et mutilations et à ces dizaines de décès que le gouvernement s’échine à minimiser ou nier.
Ce n’est pas dans la dérive autoritaire que se trouve la sortie de crise. Ce n’est pas en menottant ou en éborgnant les Gilets jaunes et ses porte-voix qu’il étouffera la contestation. Le vrai débat populaire s’exprime dans les quartiers, les ronds-points, les assemblées communes, les entreprises. Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées. Il doit faire droit aux revendications sociales et populaires !
Conférence de presse prévue Lundi matin à 10h  à l’annexe de la Bourse du travail, 85 rue Charlot dans la salle « petit Congrès » située au premier étage

Associations, organisations syndicales et partis politiques signataires :

Attac
Le collectif  « Les enseignants et chercheurs solidaires avec le mouvement des gilets jaunes »
Collectif national pour les droits des Femmes (CNDF)
Collectif  La vérité pour ADAMA
Fondation Copernic
Union Départementale CGT 75
Sud PTT
Solidaires
Alternative Libertaire
Ensemble
Gauche Démocratique et Sociale (GDS)
Génération.s
Groupe parlementaire FI
Mouvement Ecolo
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Parti de Gauche (PG)
Parti Ouvrier Indépendant (POI)

Personnalités signataires :

Paul Ariés, politiste, directeur de l’Observatoire international de la Gratuité
Judith Bernard, metteure en scène, enseignante, directrice de publication de Hors-Série.
Thomas Coutrot, économiste
Christine Delphy, sociologue, militante féministe
Laurence De Cock, historienne
Annie Ernaux, écrivaine
Bernard Friot, économiste
Robert Guédiguian, réalisateur
Aude Lancelin, journaliste
Mathilde Larrère, historienne
Gérard Noiriel, historien
Willy Pelletier, sociologue
Michèle Riot Sarcey, historienne
Raphaël Schneider, réalisateur, co-fondateur de Hors-Série.
Julien Théry, historien

tract au Puy pour le 5 février et apres

Ma bio actualisée 2019

Gérard Filoche, né le 22-12-1945 à Rouen
Père René Filoche, 1911-1978, cheminot, menuisier SNCF
Mère Antoinette Filoche, 1913-2000, aide-soignante
Licence et certificat de maîtrise de philosophie, à Rouen, 1968

Activités professionnelles multiples :

  • 1962 – 1982 : moniteur colonie, coursier de banque, conducteur de train, manutentionnaire, chauffeur-livreur, facteur, maître-auxiliaire, enseignant de philosophie, journaliste et l’un des dirigeants du quotidien « Rouge » du 15-3-1975 au 29-1-79, ouvrier du livre 1978-1979, puis
  • contrôleur du travail à la formation professionnelle de 1982 à 1985
  • inspecteur du travail de 1985 à aujourd’hui, d’abord en agriculture en Champagne Ardennes de 1987 à 1989, ensuite à Paris 3° arrondissement à partir de mars 1989 puis dans le 2° arrondissement d’avril 2003 à décembre 2010

Militant politique et syndical

  • à la CGT depuis 1963
  • membre de l’UEC et du PCF de 1964 à 1966
  • dirigeant de l’UNEF, à Rouen, de 1964 à 1969
  • co-dirigeant du CVN, Comité Vietnam National
  • co-dirigeant du comité de grève des étudiants de Rouen en mai 68
  • co-fondateur et dirigeant des JCR à partir de 1965,
  • président de l’AGER-UNEF à Rouen, 1968-1969
  • co-fondateur et membre du Bureau politique de la LCR de 1969 à 1994
  • co-fondateur des Comités Chili 1973-1975
  • membre du secrétariat unifié de la Quatrième internationale de 1979 à 1994
  • co-fondateur de SOS Racisme 1984
  • membre du Parti socialiste et de son Conseil national depuis 1994
  • secrétaire de section à Combs-la-Ville, en Seine et Marne, 1997-2001
  • co-fondateur de Copernic en 1998
  • membre de la section travail du Conseil économique et social, sept 1999-août 2001
  • membre du Bureau national du Parti socialiste novembre 2000 – novembre 2005
  • membre du Conseil scientifique d’Attac
  • membre du Conseil national du Parti socialiste novembre 2008- novembre 21012
  • membre du Bureau national du Parti socialiste novembre 2012)novembre 2017
  • • co-fondateur et porte parole de la Gauche démocratique et sociale (janvier 2018)

Auteur ou co-auteur de

  • Printemps portugais Ed. Actéon 1984
  • Le socialisme est une idée neuve (collectif) Ed. D&R, 1991
  • Les clairons de Maastricht avec Julien Dray, Ed. Ramsay, 1992
  • Édouard Balladur et les 5 millions de chômeurs, Ed. L’Harmattan, 1993
  • Pour en finir avec le chômage de masse, Ed. La Découverte, 1995
  • Le travail jetable, Ed. Ramsay, 1997
  • 68-98, une histoire sans fin, Ed. Flammarion, 1998
  • Le travail jetable, non, les 35 h, oui, Ed. Ramsay 1999
  • La République sociale, textes de référence de la Gauche socialiste, Ed. l’Harmattan, collectif 1999
  • Collaboration à un documentaire 52’ de Richard Bois Inspection du travail : la dernière digueKuiv’Production, 1999 diffusé sur France 2 le 2 avril 1999
  • Les 7 jours d’Attika, Ed. Ramsay, avec Harlem Désir, Julien Dray, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, septembre 2000
  • Bien négocier les 35 h, guide pratique (et critique) à l’usage exclusif des salariés, Ed. La Découverte, avec Sylvian Chicote 2001
  • Retraites : réponse au Medef, Ed. Ramsay, avec Jean-Jacques Chavigné 2001
  • Ces années-là… quand Lionel…, Ed. Ramsay, 2001
  • 20 ans de Chsct, étude pour le Conseil économique et social », Ed. Journal officiel, 2001
  • Postface aux textes de Marx-Engels sur l’Afghanistan, Ed. des mille et une nuits, 2001
  • Simon le juste Idée et collaboration à ce téléfilm avec Dan Frank et Gérard Mordillat, Kuiv’Production, 1997-2001, diffusion France 2 le mercredi 29 janvier 2003
  • Carnets d’un inspecteur du travail, Ed. Ramsay, novembre 2004, réédition en poche diffusion Vilo 2005
  • SOS Sécu !, Ed. Au bord de l’eau, avec Gérard Berthiot et Jean-Jacques Chavigné, 2004
  • On achève bien les inspecteurs du travail… Jean-Claude Gawsewitch éditeur, février 2005
  • À celle ou celui qui portera les couleurs de la gauche en 2007, Ed. Ramsay, juin 2005
  • Louise, son père, ses mères, ses sœurs, son frère, participation à ce documentaire produit par Iskra diffusé sur Arte et à deux reprises sur France 3 en fév. 2005 et août 2006
  • Participation à Dans le secret de l’assassinat de deux inspecteurs du travail, film de Jacques Cotta, diffusé par France 2 le 16 septembre 2005
  • Co-rédacteur Pour une VI° République sociale avec, entre autres, Marc Dolez, JJ Chavigné, Eric Thouzeau, Pierre Ruscassie, avril 2006  Ed. D&S
  • Contribution à Travail flexible et salariés jetables avec Michel Husson Ed. La Découverte août 2006
  • La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi pas le travail ? Ed. JC Gawsewitch Octobre 2006
  • Mai 68, histoire sans fin (1964-1994) réédition Ed. JC Gawsewitch 2008
  • Salariés, si vous saviez… Dix idées reçues sur le travail en France Ed. La Découverte mars 2008
  • Les caisses noires du patronat Ed. JC Gawsewitch mars 2008
  • Nouveaux carnets d’un inspecteur du travail Ed. JC Gawsewitch  avril 2009
  • Préface à Le droit à la paresse de Paul Lafargue Ed. Le Passager clandestin novembre 2009
  • Une vraie retraite à 60 ans, c’est possible, Ed. JC Gawsewitch mars 2010
  • Dette indigne Ed. JC Gawsewitch avec Jean-Jacques Chavigné novembre 2011
  • Une vraie retraite à 60 ans, c’est possible, Ed JC Gawsewitch, septembre 2013
  • Comment résister à la démolition du Code du travail, Ed. Le vent se lève, septembre 2014
  • « Vive l’entreprise ? » Ed. Hugo et cie, mars 2015
  • « Cérium »roman policier tome 1 (trilogie : tome 2 Samarium  tome 3 Lanthane) Ed. du Cherche midi
  • « Macron ou la casse sociale » février 2018 Ed. L’archipel
  • « Mai 68 vivant » Mémoires tome 1 Ed L’archipel
  • « Manifeste contre le racisme et  l’antisémitisme » Ed. D&S avril 2018
  • Fondateur de la revue mensuelle Démocratie & socialisme, mensuel de la gauche du Parti socialiste (1995-2017)  devenu (2018) mensuel de la Gauche démocratique et sociale 27eannée (GDS) (www.gds-ds.org)

A paraître : Mai 68 vivant (1994 – 2018) Mémoires tome 2 la gauche socialiste

Média

Passage émissions télévisées « La marche du siècle » en 1995 et 1999, CQFD en 1999 et 2000, Zone interdite et Capital M6, Polémiques, Le vrai faux journal, Forum, Canal + journal télévisé en direct France 2 et 3, LCI, I télévision, Canal +, Bloomberg TV, Direct 8, au Canada, en Belgique, « Sans aucun doute », Ciel mon mardi, sur TF1, différents débats sur la V, « Ripostes », « les infiltrés » « Arrêts sur image, » « Le grand Journal » « Salut les terriens » « On n’est pas couchés », « 28 minutes », BFM, I Télé, « Un soir à la Tour Eiffel », « Nouvelle édition », passages radios, France Culture, « Le téléphone sonne » « Matinale » de France inter, « Humeurs vagabondes » « Panique à Mangin palace » ou Charivari à France inter, (et 4 émissions de Daniel Mermet) France info, France bleu, RFI, RTL, Sud radio, RMC, BFM, Beur FM, Europe n° 1, TSF, radio Canada, BBC  -  Articles dans la presse étrangère et nationale (Le Monde, Libération, La Tribune, Le Nouvel Observateur, l’Express, le Point, Marianne, l’Evénement du jeudi, Le Figaro, le Nouvel économiste, L’Humanité, Hebdo des socialistes, Rouge, Le Monde diplomatique, Alternatives économiques, Politis, Paris Match, VSD, Toc, Numéro 1, Santé & travail, Liaisons sociales) et la PQR (à l’occasion de ses déplacements en province et de la publication de ses livres). Chroniques dans 86 n° de « Siné hebdo » puis dans Siné mensuel. Chroniques hebdomadaires dans l’Humanité-Dimanche (425 semaines) et dans Marianne.fr, NouvelObs.fr, Le Monde.fr  Médiapart, Huffington Post…

 

Dans la rue, les entreprises et dans les élections : SE RAS-SEM-BLER, généraliser la gréve et occuper les entreprises

La révolte initiée par les gilets jaunes est loin d’être finie. De samedi en samedi, la détermination est intacte. Nul ne se fait beaucoup d’illusions sur les conclusions que le gouvernement tirera du « grand débat national ». Pourtant nombreux sont celles et ceux qui veulent débattre : les échanges ont commencé sur les ronds-points, se poursuivent à l’occasion des manifs  et aussi dans de multiples réunions dans les localités. Bien loin des shows de Macron devant les maires, qui relèvent beaucoup plus d’une campagne électorale de Macron… aux frais de l’Etat !

Un néo-libéralisme destructeur

Loin d’infléchir sa politique pro-riches et pro-business, Macron entend l’approfondir. C’est tout son discours sur l’accélération de la baisse des impôts. Que les riches deviennent plus riches car moins imposés, que les entreprises paient moins d’impôts : c’est le crédo du capitalisme financiarisé depuis Reagan et Thatcher. Conséquences : chômage élevé, croissance en berne, inégalités sociales croissantes, développement de la précarité, dégâts environnementaux …

Le monde entier connaît un accaparement par les plus riches des richesses produites au détriment des salariés qui produisent et au détriment de la planète. «Les 26 plus riches ont autant d’argent que la moitié de l’humanité »  (rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités). Le dernier rapport d’ATTAC illustre la même réalité pour notre pays. Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue. Pourtant leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 % en valeur absolue sur la même période. Et leurs effectifs en France ont baissé de 20 %.

Justice sociale et démocratie

La redistribution des richesses, la justice fiscale, la lutte contre l’optimisation et la fraude fiscale sont au cœur des aspirations des gilets jaunes et de la majorité de la population qui continue à les soutenir. La question de l’augmentation des salaires est essentielle, car elle permet de mettre en cause un patronat bien silencieux tant la politique de Macron le satisfait. Tant que ces revendications de justice ne seront pas satisfaites, l’élargissement de la mobilisation sera nécessaire. En premier lieu dans les entreprises, où la question de la grève, du blocage de la production doit faire partie des discussions à venir.

L’immense aspiration à peser sur la vie politique, à prendre ses affaires en main, à donner son point de vue sur les grandes questions est capitale. Elle ne peut être satisfaite dans le cadre d’une 5ème République anti-démocratique, avec un Président aux pouvoirs beaucoup trop importants.

Des élections européennes contre Macron et pour les revendications

Toutes ces questions vont continuer à être débattues. De même que l’attitude à avoir lors du prochain scrutin électoral, celui des européennes. Comment réussir à ce qu’il soit l’occasion d’une expression claire contre Macron ?

Le refus de l’augmentation du SMIC par Le Pen montre bien le vrai visage de l’extrême-droite !  Ce n’est pas le vote Le Pen qui peut exprimer le refus de Macron et l’aspiration à vivre mieux. Mais est-il possible de se satisfaire d’un éclatement en de multiples listes de gauche pour réussir un « référendum contre Macron » ? Et si sa liste arrive en tête, comment ne pas voir qu’il s’en servirait comme il l’a fait aux lendemains de la Présidentielle en 2017 ? Manon Aubry, Ian Brossat, Benoît Hamon, Yannick Jadot portent une grande responsabilité. Est-il raisonnable de continuer chacun « pour soi » ?

Le mouvement social peut et doit faire pression pour qu’émerge une liste unique de rassemblement « pour la justice sociale et le climat ». Cette liste porterait les revendications mises en avant depuis plusieurs semaines. Elle inclurait toutes les forces d’accord en ce sens. Et cela aurait toute sa pertinence à l’échelle européenne tant le libéralisme de l’Union européenne a fait des dégâts dans les différents pays du continent.

 

 

Mort à 18 ans pour Uber

Livreur à vélo, un job mortel

 

Jerome Pimot (cf son blog sur Médiapart)

Comment on meurt en faisant un «petit job étudiant».

 

 

Vous n’aviez pas senti la crise ?

La politique ça-vous-z’intéresse-pas ? Vous mangez à votre faim en zappant sur 36 chaînes ? Les pauvres c’est les autres ?

Pour payer ses études d’économie, Franck Page livrait des repas avec Uber Eats. Jusqu’à ce jeudi 17 janvier à 12h10 en grande banlieue de Bordeaux où, à un croisement de la zone industrielle de Pessac Bersol, un camion qui tournait pour aller rejoindre l’autoroute l’a accroché et traîné sur plusieurs dizaines de mètres. Il est mort sur le coup.

 

Franck était un gars comme tant d’autres avec CE p’tit truc en plus. Des proches écrivent sur Facebook qu’il était “solaire”Sa dernière vidéo Facebook, nous montre un vrai talent de danseur Hip-hop par ses figures assez complexes, alors qu’il semblait avoir commencé depuis peu. Ça n’était pas un de ses mabouls qui roule n’importe comment, à la recherche de sensations et/ou de performances. D’ailleurs, lors de l’accident, Franck était arrêté au feu rouge…

Depuis longtemps on savait que ça allait arriver. En juillet 2015 déjà, immobilisé par un poignet cassé, j’écrivais dans un premier texte, sorte de -bouteille-à-la-mer- : “Comment Uber va tuer”.

Cela-dit depuis, il n’y avait pas eu de mort en France et je commençais à me dire que le problème était surtout social. Que le vélo était finalement assez sûr en ville où vitesse et taille des véhicules motorisés sont limités. Les cyclistes étaient donc jusque-là relativement épargnés. Des petits accidents, tout au plus. Parfois sérieux, mais rien qui n’empêche des vies de reprendre leurs cours après quelques semaines de soins.

 

Sauf que les choses ont changé.

Uber Eats, Deliveroo, Stuart, Glovo livrent désormais de plus en plus loin en dehors des centres urbains.

Sauf que faire du vélo en zone quasi piétonne dans le centre d’une métropole est totalement différent de la grande banlieue, d’une zone d’activité commerciale, d’unezone industrielle voire la campagne qu’est souvent la “banlieue” de province.

Moins ou pas de lumière la nuit (dés 18h l’hiver et on roule souvent jusqu’à minuit), voies plus rapides, semi-remorques ou cars qui vous frôlent à 80 km/h…

 

 

Feu rouge où Franck est mort

Moi-même à vélo, en 2015, je me suis fais toucher par un bus (le 164) sur le Boulevard de Verdun à Courbevoie. Ce n’est pourtant pas la brousse, hein. Toujours est-il que le bus m’a attrapé le guidon. Heureusement, je n’allais pas vite et j’ai pu me rattraper sans tomber.

 

Oooh je n’étais pas en livraison hein. À cette époque, je passais juste par là juste pour aller bosser sur Paris comme des milliers de vélotaffeurs, ces gens qui vont au “taff” à vélo, souvent sur des itinéraires réguliers dont ils ont appris avec le temps à connaître les nombreux dangers.

Pour ma part je pédalais d’Argenteuil à Paris-centre… mais après ce -putain_de_bus-, j’ai fini par prendre le train jusqu’à St-Lazare pour minimiser les risques.

Sauf que c’est désormais des milliers de jeunes souvent sans grande connaissance du vélo qui se retrouvent dans des zones perdues à livrer un burger mou et tiède au banlieusard que la pub Uber Eats affichée dans sa lointaine gare RER a convaincu qu’il pouvait consommer exactement comme le CSP+ hyper centré qu’il n’est pas encore.

Oh oui, le résultat est le même : Tu commandes et t’es livré sur ton palier. Sauf que le livreur prend 10 x plus de risques pour t’apporter ta bouffe. Et ça t’en a rien à foutre. Le p’tit gars qui transpire sur le paillasson n’en a pas vraiment conscience non plus. Il s’est sans doute fait quelques frayeurs sur la route avec le souffle d’un camion passé trop près et trop vite ou l’automobiliste qui a pillé devant son nez. Mais il se dit que : “C’est le job…”.

En fait il ne se dit pas tout seul…

…ON LUI DIT !

 

Par contre il y a d’autres choses qu’on ne lui a pas dit.

Il ne sait donc pas ce qu’est le droit du travail ou la protection sociale. Il ne sait pas davantage que “ces trucs” sont justement construits pour que les dangers et la mort se tiennent le plus loin possible du Monde du Travail.

 » Alors voilà, en cas de pépin une petite voix lui dit juste : « que c’est la vie”… aidée en cela par les plateformes qui lui disent aussi : « que c’est un super taff !”, “Qu’il est un vrai héros !”. Quand il a commencé, certains de ses potes, déjà heureux d’avoir gagné quelques milliers d’euros “rien-qu’en-f’zant-du-vélo”, lui ont même sûrement dit que : “c’était un taff MOR-TEL !”

Jusqu’à un feu rouge, un camion… et c’est la mort qui lui murmure.

 

 

76 macronades (extrait mis à jour de « Macron ou la casse sociale » de février 2018)

Les « macronades », leur sens et leurs effets (extrait de « Macron ou la casse sociale » fév. 2018 pour les 60 premières)

 

Emmanuel Macron s’est fait spécialité de petites phrases. Le porte parole de son gouvernement Castaner se croit obligé de dire qu’il parle comme tout le monde :  »Je crois qu’on peut être cultivé et parler comme les Français ». Macron lui–même se justifie dans sa première intervention télévisée de président d’utiliser les mots du vocabulaire populaire. Ce n’est donc pas injustifié d’analyser sa « pensée complexe » à travers les « macronades ».

 

En voilà, mise à jour, 73, toutes éloquentes :

 

1      : « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2       : « Il y a dans cette société (Gad)  une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées.»

3       : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler ».

4       : « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

5       : « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

6       : « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

7       : Tous ses conseillers présentent le même profil, jeune et diplômé : « J’assume. Les maréchaux d’Empire étaient jeunes et ce n’étaient pas des paysans »

8       : « Certains au lieu de foutre le bordel feraient mieux d’aller regarder s’il peuvent pas avoir des postes »

9       : « Les salariés français sont trop payés »

10    : « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

11   : « Le compte pénibilité ? « Je n’aime pas le terme donc je le supprimerais car il induit que le travail est une douleur »

12    : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité »

13    : « Ceux qui défendent les emplois aidés sont ceux qui n’en voudraient pas pour eux »

14 : « Je vais faire un CICE durable »

15   : « La tranche d’impôt de Hollande à 75 % ? C’est Cuba sans le soleil »

16 : « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

17 : « Je suis pour une société sans statuts »

18   « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

19 : « Dans les motifs de rupture du contrat de travail, [la rupture conventionnelle] est aujourd’hui le premier »

20 : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

21 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

22 :« Les jeunes générations veulent être entrepreneurs, pas fonctionnaires »

23   : « Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

24   : « Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes »

25 : « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».

26 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

27 : « Une start-up nation est une nation ou chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ».

28 : « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

29 : « Le libéralisme est une valeur de gauche »

30 : «  Je ne céderais rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes, ni aux égoïstes, ni aux pessimistes » qui se dressent contre les ordonnances anti travail.

31 : « Dans les gares, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien »

32 : « J’ai été élu par des gens qui ne m’ont pas choisi »

33. : « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

34 : « La démocratie ne se fait pas dans la rue »

35 : « Etre populaire ne m’intéresse pas, mon pays doit avant tout être réformé car nous avons 10 % de chômage ».

36   : Les fainéants sont « ceux qui n’ont pas fait les réformes pendant 15 ans pas les Français »

37 : « La France n’est pas un pays qui se reforme parce qu’on se cabre, on résiste, on contourne, nous sommes ainsi faits ».

38 : « Tu sais, quand tu es président de la République, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent »

39 : « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort.

40 : « Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel »

41 : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

42 : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale » « La politique c’est mystique »

43 : « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

44 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa 1° loi (308 articles dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ».

45   : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation.Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. »« Pas de frondeurs » 

46 : «Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. »

47 : « Il n’y a pas de culture française mais des cultures »

48 : «  Le kwassa kwassa pêche peu, il amène du comorien »

49 : « La passion triste de la France, c’est la jalousie ». (à propos de ceux qui veulent imposer l’ISF)

50 : « Je crois à la cordée, il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont des talents, je veux qu’on les célèbre [...] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée c’est toute la cordée qui dégringole »

51 : « Je ne sais pas ce que c’est une politique pour les riches »

52 : « Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée ».

53 : « Les Français sont bien des gaulois,  réfractaires aux réformes »  « Le français s’est émancipé de son lien avec la nation française »

54 : « « Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport »

55 : « Les Bretons sont un peu comme la Mafia en France »

56 : « Cette séquence remaniement n’intéresse personne à part les journalistes politiques qui n’ont rien d’autre à faire »

57 : « Présentez-moi la femme qui, en étant parfaitement éduquée, a décidé d’avoir 7, 8 ou 9 enfants. »

58 : « Le maréchal Pétain a été pendant la Première guerre mondiale aussi un grand soldat » « Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l’armée à la victoire, comme chaque année. »

59 : « Le carburant, c’est pas bibi »

60 «  Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants»  (tu m’étonnes)

61 : « Je traverse la rue, et je vous trouve un travail »

62 « On met un pognon de dingues dans les minimas sociaux et les gens sont quand même pauvres »

63 :  » Nous sommes de vrais populistes, nous sommes avec le peuple »

64 : « Le capitalisme ultra libéral et financier va vers sa fin »

65 : «  Beaucoup trop de français pensent qu’on obtenir quelque chose sans effort »

66 :  »Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent »

67 : «  Penser une amélioration par le rétablissement de l’ISF « c’est de la pipe »

68 :  »"Si un jour tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même »
69 :  » Si je ne pensais qu’à moi-même, je n’aurais pas été candidat pour être président »

70 : « Certains ont plus intérêt à travailler quatre à six mois, se remettre au chômage et trouver des combines à côté »

71 :  « J’ai beaucoup appris de ces vingt mois. Ça m’a scarifié… ».

72 : « tu vas les bouffer, t’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi »

73 :  sur les plateaux télé, « Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre. »

74 : « Si c’est vouloir que le travail paie mieux, moi aussi je suis ‘gilet jaune’ «

75 « les morts dans le mouvement des gilets jaunes sont le fruit de la bêtise humaine »

76 : « Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gilets jaunes du Grand Pau : listes des revendications retenues et classées

 

depuis le début du mouvement des GJ que nous soutenons nous avons collationné les textes émanants des « ronds points »  de Toulouse, de Commercy, de Pau, de partout, y compris les 42 revendications du début qui semblaient faire  le plus consensus

c’est autour de ces textes, débats et de ceux à venir, que s’imposeront les principales revendications majoritaires, l’idéal serait des « états généraux » nationaux (parallèles et n’ayant rien à voir avec le grand débat pipeauté de Macron présidé par les ministres et avec des intervenants triés par les préfets) pour en débattre et les adopter…

 

 

Ces revendications ont été retenues par les précédentes assemblées plénières des GJ du grand Pau et classées par catégories :

 

justice sociale (salaires, revenus, retraites, services publics), justice fiscale (taxes, impôts), transition écologique (climat, santé), démocratie économique (travail, finance), démocratie politique (constitution, législation).

 

Le vote à effectuer a pour but de donner une priorité à dizaine de revendications parce qu’elles unifient les Gilets Jaunes et sont les plus motivantes pour notre mouvement.

Pour faire ce choix, chaque GJ  du Béarn est convié à attribuer à chacune des 64 revendications une appréciation sur 7 échelons, allant de « excellente » à « rejetée » (exc, bien, satis, moy, méd, insuf, rej). Le traitement informatique des résultats de ce vote permettra d’obtenir un palmarès des revendications. Le chapeau des revendications plébiscitées pourra être popularisé par les moyens de communication des GJ du Béarn.

 

 

64 revendications :

 

1.01 – JUSTICE SOCIALE / SALAIRES (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O monter le SMIC à 1 900 € bruts, environ 1 500 € nets

O salaires encadrés de 1 à 10 dans une même entreprise

O revalorisation générale des salaires

 

1.02 – JUSTICE SOCIALE / REVENUS (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O revenu minimal fixé à 1 000 € nets par mois

O création d’un revenu jeune : 1 000 € par mois de 18 à 25 ans

O création d’un revenu d’existence universel : 1 000 € nets

O plafonnement du revenu des élus

 

1.03 – JUSTICE SOCIALE / RETRAITES (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O indexation des retraites sur le coût de la vie

O retour au droit à la retraite à 60 ans, à taux plein

O calcul de la pension sur les 10 meilleures années avec 37,5 annuités

O suppression définitive de la CSG pour les retraités

O unification des régimes de retraite

 

1.04 – JUSTICE SOCIALE / SERVICES PUBLICS (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O maintien et développement de services publics de qualité

O gratuité des transports publics locaux

O gratuité des frais dentaires, ophtalmologiques et des prothèses auditives

O inscription obligatoire de toutes et tous à la CMU

O droit de toutes et de tous les mineurs à la scolarisation, création de postes d’AVS

O régies publiques pour l’eau et l’électricité

O indexation du livret A sur le coût de la vie

O encadrement des loyers et abrogation de la loi ELAN (rétablir les accès pour handicap)

O réquisition des bâtiments libres et aides à la rénovation pour locations sociales

 

2.05 – JUSTICE FISCALE / TAXES (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O retrait définitif de la surtaxe sur les carburants

O taxation des carburants maritimes et aériens

O baisse des taxes sur la consommation : TVA et carburants

O taxation des GAFA : Google, Amazon, Facebook, Apple

O création d’une taxe sur les transactions financières

 

2.06 – JUSTICE FISCALE / IMPÔTS (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O rétablissement de l’ISF avec imposition des œuvres d’art

O embauche massive d’inspecteurs du fisc pour traquer la fraude fiscale

O augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu

O instauration de la progressivité pour la CSG

O imposer les multinationales sur les bénéfices réalisés en France

O directive européenne contre l’évasion fiscale à l’initiative de la France

 

3.07 TRANSITION ECOLOGIQUE / CLIMAT (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O favoriser les circuits courts

O s’engager dans un vrai programme de transition climatique

O abandon des voitures électriques, car elles constituent  une mauvaise solution

 

3.08 TRANSITION ECOLOGIQUE / SANTE (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O interdiction des pesticides

O suppression de l’obligation d’installer les compteurs Linky

O interdire l’activité de Bayer-Monsanto sur notre territoire

O aider les exploitations agricoles dans leur transition en bio

 

4.09 – DEMOCRATIE ECONOMIQUE / TRAVAIL (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O maximum de 5 % de contrats précaires dans les entreprises de plus de 20 salariés

O embauches massives dans les hôpitaux et le EHPAD

O interdiction des temps partiels non choisis

O retour à l’ancien contrôle technique pour les automobiles

O cotisation des robots utilisés pour l’accueil du public

O relocalisation de l’activité industrielle

 

4.10 – DEMOCRATIE ECONOMIQUE / FINANCE (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O limiter à 30 % du bénéfice net des entreprises la part des dividendes (au lieu de 70 %)

O annulation des intérêts de la dette publique

O transformation de toutes les banques privées en une banque publique

O nationalisation des autoroutes

O réorientation du CICE vers la justice sociale et la transition écologique

O comité citoyen pour le contrôle citoyen des dépenses publiques

O sortie de l’euro

 

5.11 – DEMOCRATIE POLITIQUE / CONSTITUTION (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O abroger la législation par ordonnance et l’article 49.3

O processus constituant pour une 6° République, constitution écrite par les citoyens

O 500 000 signatures pour un RIC dans un délai de 15 jours

O suppression du Sénat et du CESE

O élection des juges par les citoyens

 

5.12 – DEMOCRATIE POLITIQUE / LEGISLATION (cocher les deux revendications à prioriser) :

 

O garantir l’indépendance des media

O limitation à 2 du nombre de mandats d’élu politique : pas de professionnalisation

O interdiction des lobbies et des comptes offshore

O création du délit de « racisme anti-pauvres »

O mieux encadrer et contrôler les dons faits aux partis

O suppression des indemnités des ex présidents et présidentes de la République

O suppression des indemnités du conjoint de la présidente ou du président