« j’ai fait mai 68 je fais novembre 2018″

 

 

Mai 68 histoire sans fin

J’ai toujours expliqué, au travers de nombreux livres et articles, que mai 68 était « une histoire sans fin ». Il existe des cycles du mouvement des masses comme il existe des cycles économiques.

Depuis 50 ans, la profondeur de la grande grève générale a nourri des répliques sismiques régulières de génération en génération.  Certaines ont permis de grandes victoires à la jeunesse massivement mobilisée : loi Debré en 1973, loi Devaquet en 1986, CIP en avril 1994, CPE en avril 2006. D’autres ont exprimé la puissance croissante de la classe des salariés : les grèves de Renault, la Poste, les Banques, le Joint Français, Lip, la sidérurgie.

Même quand ces grèves ne gagnaient pas, elles laissaient des empreintes politiques profondes. La victoire électorale de mai 1981 est un effet différé de mai 68. Lorsque des conquêtes étaient obtenues (hausse du Smic, 33 % en 68, 13 % en 81, 40 h, 39 h, 35 h, droits du travail, 4° et 5° semaine de congés payés, retraite à 60 ans) elles imprégnaient la vie sociale quotidienne.

En août 1995, Madelin, ministre clamait qu’il fallait « un autre mai 68 et qu’on le gagne ». Le contredisant, en novembre-décembre 95, l’inacceptable « plan Juppé » dut reculer devant une autre grande grève quasi généralisée. « La France est un volcan et la lave, pour sortir, choisit Paris » explique La Repubblica. La victoire de la gauche plurielle de Lionel Jospin en juin 1997 est aussi un effet différé de novembre-décembre 95.

En 2008, Sarkozy clamait encore qu’il « fallait liquider mai 68 » : 40 ans après ça l’effrayait toujours. Le pouvoir passa en force contre les retraites à 60 ans malgré les grands mouvements de 2003 et 2010 : mais en 2004, 20 régions sur  22 passèrent soudainement à gauche, et en 2010, l’entêtement de Sarkozy à poursuivre la même offensive libérale anti retraites le fit battre en 2012.

Jusque-là les vagues de mai 68 venaient battre les falaises de la droite et recevaient certains échos positifs de la gauche. C’est alors que le trio Hollande-Valls-Macron a pris la suite en trahissant tous les espoirs de 2012,  et ils se sont exercés à ne rien céder quelques que soient les mobilisations : y compris contre la scélérate loi El Khomri, lorsqu’il y eut 14 manifestations, avec sans doute 3,5 millions de participants au moins une fois.

Sorti putschiste en tête de ce trio, Macron s’imposa « par effraction » et, de façon forcenée, entreprit de bloquer et baisser le coût du travail pour hausser le coût du capital, contre tous les droits sociaux, afin d’ubériser la société « sans statuts, » « France start up », « post salariale ». Macron a certes gagné sur les ordonnances anti code du travail, puis contre le service public de transport collectif de la SNCF : il s’apprêtait à une écologie punitive, à clore les cotisations chômage, maladie et la Sécurité sociale, à fermer les derniers services publics, HLM ou RATP, à en finir avec les retraites par répartition…  C’est alors, logiquement, de cette intransigeance folle du trio Hollande Valls et Macron que sont sorties, en tâtonnant, les « nuit debout », puis aujourd’hui les « gilets jaunes ».

Puisque même les dirigeants de la gauche officielle trahissaient, puisque les organisations défendant historiquement les droits n’étaient plus entendues, leur  « base » s’est insurgée d’elle-même. Après les « places » occupées des villes, ce sont les « rond points » et les Champs Elysées qui sont occupés, avant que ce ne soit les entreprises et la grève généralisée.

Les 50 % des salariés qui gagnent moins de 1700 euros, les 9 millions de pauvres et chômeurs en dessous de 900 euros, les 7 millions de retraités en dessous de 1000 euros, les millions de jeunes sans ressources ou en CDD bidons, se sont donc soulevés et on comprend tout à fait que leur colère soit plus grande, plus radicale et plus violente encore.

Car ça suffit ! La France n’a jamais  été aussi riche de son histoire et les richesses aussi mal partagées. En 50 ans, la part du travail et son salaire ont reculé par rapport au capital. Ca se cristallise donc contre la dictature anonyme de la finance, sur le partage des immenses richesses disponibles : les 1 % d’en haut doivent rendre l’ISF et davantage aux 99%, les taxes injustes sur le carburant doivent être supprimées, la fiscalité doit redevenir directe et progressive, les salaires, et le Smic, à nouveau et en premier, doivent augmenter massivement, tandis que les dividendes doivent diminuer.

Comme toujours, les grandes explosions commencent de façon fortuite sur un objectif précis, et si le pouvoir  est sourd, le mouvement se généralise.

Gérard Filoche, Gauche démocratique et sociale

 

 

 

 

 

Non a l’augmentation de la taxe carburant au 1er janvier

Bonsoir,

Je viens d’écouter l’intégralité de l’interview de Benoît Hamon. Merci  d’avoir envoyer le lien.

Hamon dit plein de choses intéressantes avec lesquelles je suis tout à fait d’accord mais, quand il s’agit de passer aux choses concrètes, il n’ya plus personne : Hamon accepte l’augmentation de la taxe sur les carburants au 1er janvier.

Pourquoi ?

Si c’est pour contribuer à la transition énergétique l’article joint de Michel Husson me paraît analyser avec beaucoup de pertinence l’idéologie économique qui sous-tend un tel raisonnement.On pourrait le résumer assez facilement : quand une dépense est contrainte (ce qui est le cas de l’utilisation d’une voiture afin d’aller au travail, pour des millions de personnes), on peut toujours augmenter les taxes, les gens n’ont pas le choix et continueront à effectuer cette dépense. C’est donc une fiscalité punitive.

Dans le cas de Macron on comprend pourquoi il agit ainsi : il cherche à financer une partie des cadeaux faits aux entreprises. Mais dans le cas de Hamon, soit c’est du dogmatisme, soit c’est de l’électoralisme. Dans les deux cas, c’est regrettable. Il n’aide à dépasser leurs aberrations personnelles, ni ceux des gilets jaunes qui rejettent la transition énergétique, ni ceux des habitants des grandes villes qui sont incapables de comprendre les problèmes des habitants des zone rurales et périphériques. C’était pourtant le moment idéal pour le faire.

La belle leçon d’économie que fait Michel Husson aux dépens de la théorie néo-classique (celle qui est le fondement de la politique de Macron) me paraît, en tous les cas, aussi utile que savoureuse.

Cordialement
JJC

Les fondements microéconomiques de la connerie

Michel Husson – Alencontre – le 30 novembre 2018
Grâce à David Graeber, on sait dorénavant qu’il existe des «jobs à la con» (bullshit jobs). Mais ne pourrait-on pas étendre ce concept aux «théories économiques à la con» comme celle qui a inspiré en France l’augmentation de la taxe diesel et déclenché le mouvement des gilets jaunes? Un va-et-vient entre ces théories et la réalité permet d’en mieux mesurer les effets délétères.

La théorie du choix du consommateur

La «théorie», la voici: pour un revenu donné, le consommateur lambda va choisir de le dépenser en fonction des prix relatifs: si le prix du produit x augmente, il va en consommer moins pour se reporter sur le produit y. Donc, si on augmente le prix du diesel, sa consommation devrait baisser. Cette idée simple est transfigurée par la théorie, qui l’orne de notions ésotériques: courbes d’indifférence, taux marginal de substitution, etc. et lui donne un look scientifique.

Pour Gregory Mankiw, l’auteur de ce manuel (n° 1 au box-office aux Etats-Unis), la théorie peut expliquer bien des choses et notamment répondre à cette question essentielle: «pourquoi le consommateur choisit une pizza plutôt qu’une bouteille de Pepsi?». Le graphique scientifique établit de manière rigoureuse qu’une baisse du prix du Pepsi conduit à une consommation accrue, au détriment des pizzas.

Pourtant, même cet exemple simple fait d’emblée apparaître les limites de la théorie: que se passe-t-il si j’ai l’habitude de consommer une pizza accompagnée d’un Pepsi? Si le prix du Pepsi augmente, vais-je passer commander dorénavant 1,1 pizza et 0,9 Pepsi? Dans le monde imaginaire de la théorie, c’est possible parce que la fonction d’utilité doit être «continue et différenciable» sinon la théorie ne peut fonctionner.

(…)

Substituer tout à n’importe quoi?

Certes, objectera-t-on, les comportements des consommateurs ne sont pas insensibles aux variations de prix. Ainsi l’augmentation du prix des cigarettes fait baisser (en général) la consommation de tabac et le nombre de fumeurs; la hausse des contraventions fait baisser la vitesse moyenne; la chute des salaires en Grèce attire les touristes; une taxe kilométrique pourrait conduire à une relocalisation des productions, etc.

C’est vrai, mais le point commun de ces exemples est la possibilité d’arbitrer entre plusieurs affectations du revenu ou entre plusieurs méthodes de production. En revanche, chaque fois que cette possibilité n’existe pas, la théorie n’est plus valide et devient même un obstacle à la compréhension des mécanismes réellement existants. Le cas limite est sans doute celui de l’arbitrage entre travail et loisir donné en exemple par Mankiw: il n’existe que très marginalement sur les marchés du travail réellement existants. Mankiw a-t-il déjà vu un·e salarié.e en position de choisir librement son temps de travail? Ce dernier est déterminé, dans des limites étroites, par le pouvoir des employeurs qui s’exerce dans un cadre législatif donné. Or, d’un point de vue théorique, cette fiction de l’arbitrage entre travail et loisir est nécessaire à la cohérence de toute la théorie néo-classique, même si elle est introduite subrepticement en raison de son ineptie manifeste.

La théorie à la con appliquée au diesel

La taxe sur le diesel est l’exemple le plus récent qui illustre l’absurdité de la théorie. Remplaçons dans le graphique de Mankiw «Pepsi» et «pizza» par «voitures diesel» et «transports moins polluants» et nous tenons l’essence (!) du raisonnement. En augmentant le coût du diesel, on fait «pivoter la contrainte budgétaire» (comme dirait Mankiw) et les consommateurs vont substituer les transports moins polluants à leurs vieilles voitures diesel.

Mais comme la possibilité de cette substitution n’existe que dans le monde imaginaire de la «théorie», que va-t-il se passer? Il y aura bien substitution, mais ce sera une autre: la part du diesel dans la consommation va augmenter au détriment d’autres postes du budget. Les ressources de l’Etat vont augmenter, et les émissions de CO2 seront inchangées. Si l’Etat compense par des aides, la consommation de la population en bénéficiant restera elle aussi inchangée. Rappelons quand même que l’objectif d’une politique écologiste est de faire baisser les émissions, pas de prélever des taxes.

(…).
Les dures contraintes de la vie réelle

Si l’on quitte l’éther axiomatisé pour redescendre sur terre, on rencontre très vite une catégorie incompatible avec la théorie, celle de dépenses contraintes. Dans la définition officielle de l’Insee, elle recouvre les loyers, les contrats et abonnements, et les remboursements de prêts. La part de ces dépenses dans la consommation des ménages a augmenté au fil du temps, et elle est surtout très différenciée socialement. Le graphique ci-dessous, tirée d’une étude du Ministère français des Solidarités et de la Santé [4], montre que les dépenses contraintes ainsi définies représentent plus de 60% des dépenses des ménages pauvres, contre 24% pour les ménages aisés.

Les dépenses liées aux transports sont elles aussi en grande partie contraintes, comme de nombreux gilets jaunes l’ont expliqué, et c’est pourquoi on retrouve ici un cas évident de non-substituabilité. Patrick Artus a récemment proposé un calcul de coin de table dont il a le secret. En comparant la consommation d’énergies fossiles et le prix relatif de l’énergie, il identifie un impact des prix sur la consommation mais «avec une élasticité-prix de long terme assez faible, de l’ordre de 0,5.» Autrement dit une augmentation de 1% du coût de l’énergie fait baisser sa consommation de 0,5%.

Il oublie évidemment que c’est une moyenne: pour les travailleurs contraints d’utiliser leur voiture, cette élasticité tombe à zéro. C’est ce que montre une étude d’Audrey Berry [6], chercheure au Cired (Centre international de la recherche sur l’environnement et le développement): elle calcule des élasticités en distinguant la consommation d’énergie pour le foyer et pour les déplacements, et cela selon les tranches de revenus. Ses résultat sont très tranchés.

On constate que l’élasticité au prix des carburants est nulle pour le premier décile (D1: les 10% les plus pauvres); autrement dit, la dépense en carburant est pour eux strictement contrainte. L’élasticité augmente ensuite mais baisse à nouveau pour les plus riches: elle est à peu près nulle aussi pour les 10% les plus riches (décile D10). Pour eux, le prix du carburant est sans effet sur leur consommation, mais évidemment pour de tout autres raisons: leur revenu est suffisant pour absorber la hausse. En moyenne l’élasticité est faible: 0,18%.

Le profil est en revanche complètement différent pour l’énergie domestique qui correspond principalement au chauffage des logements. Les plus pauvres réagissent le plus nettement, puis cette réaction décroît très régulièrement avec le niveau de revenu pour devenir très faible pour les plus hauts revenus. L’élasticité moyenne est de 0,35%, là encore très faible. Et on pourrait résumer ainsi ce bilan: quand le prix de l’énergie augmente, les plus pauvres consomment autant pour leur voiture, et se chauffent moins: «15% des Français déclarent avoir souffert du froid au cours de l’hiver 2017.»

Les limites de l’éco-taxe

(…)
On a vu que le comportement des consommateurs est faiblement élastique aux effets prix en raisin des contraintes qui pèsent sur ce «libre choix». A priori, on pourrait penser que l’impact des éco-taxes pourrait être plus important sur les entreprises. En rendant plus chères les sources d’énergie, une taxation bien ciblée pourrait inciter les entreprises à investir de manière à passer à des procédés de production plus économes en émissions. Cette méthode a une relative efficacité mais admet aussi des limites, à savoir la recherche de la profitabilité. Comment expliquer autrement que, comme le montre un récent rapport d’Oxfam : «sur 10 euros de financements accordés par les banques [françaises] aux énergies, 7 euros vont aux énergies fossiles, contre 2 euros seulement aux renouvelables.»

Une autre variable de fuite est la délocalisation des productions les plus polluantes dans les pays aux législations moins contraignantes (…) Les pays avancés sont les plus exigeants (à l’exception du Canada et de la France, juste dans la moyenne) et que les pays dits émergents ou en développement sont les plus «laxistes.»

Plusieurs mesures, dont l’efficacité est avérée, sont pourtant immédiatement applicables. On pourrait par exemple mettre en œuvre un programme d’isolation thermique des logements, financé comme un investissement public et gratuit ou quasi gratuit pour les personnes les plus démunies, alors que les incitations actuelles profitent d’abord aux plus aisés (quand on ne les réduit pas, par exemple pour les fenêtres à double vitrage).

A plus long terme, un programme d’investissement est nécessaire pour développer les énergies renouvelables et les modes de transports alternatifs. Mais ce projet se heurte à une autre «théorie à la con», celle du ruissellement, qui conduit à privilégier les privilégiés. Combien de logements aurait-on pu isoler avec les milliards accordés aux plus riches ? Et combien d’emplois créés à cette occasion ? Plus fondamentalement, il ne peut y avoir de transition écologique sans investissement public: mais celui-ci est contraint par les règles budgétaires. Là est sans doute le fond du problème. (29 novembre 2018)

 

Je déduis de l’article de Michel Husson joint par Jean-Jacques, pour ce qui est du diesel, qu’il faut diminuer les taxes ou les maintenir à leur niveau d’avant hausses, tout en divisant par exemple par deux (avec une aide massive de l’Etat) le prix des voitures électriques ou à autres énergies (H2), afin de relancer la demande en ce sens, ce qui serait également bon pour l’emploi et la transition écologique en relançant une production automobile moins polluante. J’espère avoir bien compris la démonstration…

Jacky PARIS

Bonjour Jacky,

J’ai une interprétation un peu différente de l’article de Michel Husson.

La voiture électrique ou à l’hydrogène pourrait être une option. Mais même si la prime passait à 8 000 euros, comme le disent beaucoup de gilets jaunes, « il nous manquerait le reste » (environ 12 000 euros avec la reprise de l’ancienne voiture). La voiture à essence ou diesel resterait encore une dépense contrainte pour beaucoup de gens.
Il faudrait que le prix de la voiture électrique baisse très fortement ou que la prime soit plus élevée que 8 000 euros pour que les gens habitants la périphérie ou les zones rurales aient réellement le choix. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux peinent à faire réparer leur vieille voiture ou même à payer le contrôle technique. Certes, recharger une batterie reviendrait beaucoup moins cher que faire le plein d’essence ou de gasoil mais il faudrait un système de crédit à prix zéro et à différé d’amortissement pour que l’investissement dans une voiture électrique puisse être envisagé. Encore faudrait-il que les bornes de recharge soient suffisamment nombreuses, que le prix des batteries (autour de 70 € par mois en location) diminue et que leur autonomie augmente pour permettre une utilisation allant au-delà du simple aller-retour au travail. Ce serait le rôle de l’État d’investir dans ces recherches si son objectif était vraiment la transition énergétique.
Dans ce cas, il serait alors possible d’augmenter les taxes sur le carburant pour faciliter la transition énergétique. Ce serait possible parce que le choix existerait, alors, d’utiliser ou non une voiture à essence ou à moteur diesel. La fiscalité deviendrait incitative et non plus punitive.

L’autre option, sans doute la plus facile à mettre en œuvre, serait d’augmenter les transports collectifs non polluants, souples (s’arrêtant près du domicile), confortables et peu onéreux (gratuits si possible). Cela nécessiterait un virage à 180 ° de la politique actuelle mais, là encore, il serait possible d’augmenter la taxe sur les carburants car les gens auraient vraiment le choix et que cela aurait un sens.

Ce qui est terrible dans le système actuel c’est que l’on taxe des gens qui n’ont pas le choix et que cette taxe s’ajoute à des salaires et des retraites qui stagnent, à des prix qui augmentent, à des boulots de plus en plus précaires, à la disparitions continue des services publics, alors que l’ISF disparaît et que 30 milliards d’exonérations fiscales et sociales (38 milliards en 2019) sont accordées, sans aucune effet sur les créations d’emplois, aux entreprises. A l’injustice s’ajoute le mépris de « ceux qui savent » mais qui, en fait, (comme le montre bien l’article de Husson), ne savent rien.

Il n’aurait pas été difficile pour Hamon de s’exprimer dans ce sens et il aurait pu être compris aussi bien des gilets jaunes que des intégristes de la taxe sur les carburants des grands centres urbains. Mais cela aurait, sans doute, été prendre un risque électoral, d’autant que Jadot s’accroche à la hausse des taxes…. Tant pis pour la justice sociale et pour la transition énergétique : l’important n’est pas de participer, mais de gagner.

Cordialement,
JJ

 

A lire l’enquête électorale Cevipof sur qui a voté qui en 17 Hamon Mélenchon Macron

lire le Rapport : « Les Gilets Jaunes, des cadrages médiatiques aux paroles citoyennes »

731 articles de presse écrite, 29 188 posts et commentaires Facebook, 56 673 commentaires issus de la pétition initiale des Gilets jaunes, plus de deux millions de tweets : analysant cette énorme masse de données en un temps record, quatre chercheurs du Laboratoire d’Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales (LERASS) de l’université de Toulouse (Brigitte Sebbah, Natacha Souillard, Laurent Thiong-Kay, Nikos Smyrnaios) dégagent une image du mouvement singulièrement différente de celle des médias « classiques » (voir ici comment un manifestant des Champs-Elysées, par exemple, a été coupé par CNews dès qu’il a prononcé le mot « capitalisme ») .

Nom du rapport : « Les Gilets Jaunes, des cadrages médiatiques aux paroles citoyennes »

 

 

Fin ou baisse brutale des pensions de réversion ?

 

Pour M Delevoye, chargé de la question, circulez, il n’y a rien à voir : « Nous ne supprimerons pas les pensions de réversion ». « a ceux qui en perçoivent »… mais aux autres ?

 

S’il était honnête il dirait « nous ne supprimerons pas toutes les pensions de réversion et nous baisserons brutalement celles qui ne sont pas supprimées »

 

Car ils mentent  encore bien sur : il veulent remplacer le droità une pension par une vague notion de maintien de revenu. A quel taux ?

 

Exemple :

Soit M qui a 1800 € de retraite brute et Mme 1200 €. Total ménage 3000 €.

Si M meurt le 1er(90 % des cas). Dans le système actuel Mme aura 1200 € + 50 % (*) de 1800 € = 900 €.   Pension totale 2100 €

Dans le nouveau système ce sera 1800 + 1200 = 3000 divisé par 2 = 1500 €. Pension totale 1500 € au lieu de 2100 €.  Baisse de la pension de 600 € par mois par rapport au système actuel !

 

Si Mme meurt la 1ère, M  touchera 0 en réversion car il a déjà plus que la moyenne des 2 qui est de 1500 €. Il perdra 50 % (*) de 1200 €, soit 600 €

 

Dans les 2 cas il y a évidemment non pas « maintien du niveau de vie », mais baisse brutale.

 

Pour le privé, soit 80 % des retraité-e-s, l’écart est encore plus important car la réversion de l’Agirc et l’Arrco c’est 60 % et non 50 %

Rappelons que le budget total de la réversion est de 36 Md d’euros. On comprend que ce gouvernement Macron- Thatcher  veuille faire main basse dessus.

Ils démentent parfois et disent « la baisse sera de 25 % » et pas de 50 %. Mais justement, on voit clairement où ils vont !

Avoir travaillé toute sa vie, perdre son conjoint et se voir brutalement plongé dans la misère, y’a de quoi sortir les gilets gris, après les gilets jaunes.  C’est une autre question de vie ou de mort sociale pour des millions de gens que d’empêcher ça.

Gérard Filoche

 

oeuvrer à préparer la grève générale et l’occupation des entreprises

nous sommes dans une situation pré révolutionnaire, tous les ingrédients sont là, ça ne veut pas dire révolution, ça veut dire que c’est possible, ça ne se fera peut être pas, mais pour ma modeste part je le dis, il faut travailler beaucoup et maintenant à préparer la grevé générale et l’occupation des entreprises tous ensemble, et réaliser au plus vite l’unité de la gauche pour l’issue politique, il n’est pas certain que Macron finisse son mandat, le vide de son discours hier, le ton borné de Phillipe ce matin l’indiquent

 

 

D’abord avoir quelque chose dans son porte-monnaie

À tous les anti gilets jaunes : minute perso et non politique car excédée, attristée du manque de compréhension des difficultés financières denoncees par le mouvement.

1/ Certains pensent que les gilets jaunes ne pensent qu à leur porte monnaie. Je le lis souvent.

Bien sur que la question globale est le pouvoir d achat. c est précisément le cœur du problème.
Faut il avoir honte de revendiquer une transitions écologique qui soit sociale et pas injuste fiscalement ? Non. Je ne crois pas.

À ceux qui tiennent cet argument, avez vous déjà vécu ces difficultés ?

Au delà de l essence, c est :

- le frigo vide au 15,

- des gosses qui mangent que des pâtes au beurre et ne déjeunent pas avant d aller à l école..

- des gosses qui ne vont jamais en vacances en famille, 1 salarié de 40 ans disait être allé en vacances que 4 j dans sa vie.

(Je ne suis jamais allée en vacances en famille, petite. Il m a fallu attendre mes 1e payes pour un jour louer 1 mobil home et amener mes parents et mon petit frère à la mer. Pour la 1e fois nous étions dans un centre de vacances, je ne sais plus comment on appelle ça. Curieusement au milieu de toutes ces autres classes moyennes, on se sentait pas à notre place, pas à l aise les 1ers jours.)

- des gosses qui n auront même pas 1 repas spécial pour Noël, ou 1 jouet. Certains diront sale gosse gavé de capitalisme, on s en fout des jouets ?

C est important pour 1 gosse de 6 ans de rêver, d avoir 1 petit Noël même modeste!

Que reste t il si l’enfant ne rêve pas ? Quel adulte ça donne ? 1 résigné qui ne croit pas au bonheur et en flippe même..

(quand j étais gosse on faisait jamais Noël faute de sous, ma mère une fois nous avait acheté 1 botte de chocolat chacun, purée le meilleur cadeau de ma vie. Mon 1er Noël. On avait pas le repas spécial mais juste cette botte en plastique pleine de chocolats. C est arrivé qu’une fois.
Les autres années on riait en disant tiens levant la fourchette de pâtes au beurre, là on dit que c est 1 fourchette de dinde aux marrons, de ceci de cela, d autres fois on mettait même pas la table, ne disait rien pour ne pas ajouter à la peine que chacun avait déjà et on allait au lit le temps d oublier ce jour maudit.
D autres fois on se cachait derrière notre métissage pour trouver un prétexte quand on nous demandait alors t as fait quoi à Noël ? On est marocains on fait pas ça nous disais je. La vérité c est que même les fêtes de fin de ramadan on ne les faisait pas. Pas les moyens. Les moyens de rien.

Ce n est que plus tard sur nos 1e payes qu avec mes frères et sœurs nous avons offert 1 Noël à nos parents..

Ça donne quoi 1 gosse qu a jamais rien ? 1 révolté social. 1 naufragé parfois.. 1 déviant.. Ou 1 acharné des études, compulsif..

Quelle peine ça fait pour 1 gosse de regarder tous ces putains de film de Noël, ces publicités, de rentrer en classe et entendre la prof dire alors les enfants vous avez eu quoi à Noël ?

Combien d enfants ne feront pas Noël cette année encore ?

Combien d enfants tout au long de l’année grandissent trop vite à voir des 6 ans une assiette vide ?

à garder des chaussures trouées qui prennent la flotte car ses parents peuvent pas leur en acheter ou à se faire moquer par leurs camarades car ils prennent les chaussures de leur grand frère, grande sœur qui sont trop grandes (je me faisais insulter de cas social, de clown)….

C est la vérité ça purée.

Combien de gosses se sentent anormaux, honteux, et passent des heures par la fenêtre de leur chambre au 3e étage de leur barre hlm à regarder les voisins quand ils peuvent l été charger le van familial pour aller en vacances heureux, tandis que eux du haut de leur prison.. Se disent purée pourquoi, pourquoi eux et pas nous pourquoi de bordel de pourquoi ?????

Alors oui les gilets jaunes pensent au porte monnaie parceque dedans il y a des papas, des mamans, des souvenirs d enfants aussi..et d’un putain de monde qui change pas en 30 ans.

Alors peut on reprocher à des gens de dénoncer auprès de leur gouvernement que la retraite,le travail, les études, l expérience ne paie pas, ne nourrit pas jusqu’à la fin du mois ? Je ne crois pas.

Avoir des enfants coûtent énormément même juste 1 ou 2.
Certains diront c est leur choix. Ok.

Mais le gouvernement, l Etat n a t il pas le rôle de régulateur pour justement réduire les inégalités ?
Je ne veux pas aller sur le terrain de il faut l avoir vécu pour comprendre mais ouvrez vos yeux.

Qui est l indivualiste ignare ? Celui qui se bat pour une justice sociale ou celui mieux Loti qui ne voit pas plus loin que chez lui ?

Pour l’extrême droite, elle est présente dans toutes les manifs pour casser, discréditer, les medias leur donnent plus d’ampleur que la réalité, ne jouez pas leur jeu en discréditant le mouvement sur cette minorité.

On savait tous que macron n allait pas céder du 1er coup.
Faut il discréditer cette belle initiative pour autant ?
Je ne le crois pas.

Avoir des doutes au départ oui,j en avais, mais justement les revendications convergent et les manif se poursuivent.
Les 2 « messagers » ayant été reçus ont très bien parlés aux médias après leur rdv à l Elysee, alors faut il avoir honte de revendiquer une transition écologique qui soit sociale et pas injuste fiscalement ? Absolument pas

Btissam

 

 

 

saisir l’opportunité de marée populaire avec le mouvement des gilets jaunes

CONTRIBUTION
Lettre à Philippe Martinez, la Commission exécutive confédérale et les organisations de la CGT
Chers Camarades, 

Nous vous présentons la déclaration de notre syndicat Info’Com-CGT, du 17 novembre 2018, comme expression du bon sens de ce que devrait dire dans la période notre organisation. Notre syndicat considère que le gouvernement Macron avec son allié naturel le patronat, le Medef en particulier, unissent leurs efforts au service exclusif des riches contre le pouvoir d’achat, par les taxes, la destruction de l’égalité devant l’impôt républicain, le blocage des salaires, des pensions et des minimas sociaux, la régression de la Sécurité sociale au rang d’assurance privée comme le démontre le projet dit de « retraite par points », la multiplication des contrats précaires et l’expansion continue du chômage comme arme contre le salariat.

La situation créée de longue date, aggravée par l’autoritarisme des libéraux au pouvoir, est passible d’une vaste riposte sociale, dont la base revendicative est fournie par l’actualité revendicative et le positionnement de classe de la CGT. L’urgence est telle que la date du 1erdécembre, rendue publique le 20 novembre, apparaît comme une journée par trop tactique, « pour le communiqué », alors qu’il s’agit de construire un mouvement social pour gagner sur le salaire, le pouvoir d’achat et les services publics.

Voici ce que l’urgence nous a conduit à proposer :

  • Le remplacement des taxes, sur les carburants et la TVA en particulier, par la contribution progressive à l’impôt, en rétablissant d’urgence l’impôt sur la fortune. Les taxes, ce n’est pas l’impôt qui doit en principe corriger les inégalités. Les taxes les aggravent car le riche et le pauvre paient le même tarif.
  • Les salaires, pensions et minimas sociaux doivent être indexés sur la hausse réelle des prix, comme le Smic, car la hausse des prix repart, pas seulement sur l’essence.
  • Le service public des transports doit être privilégié, donc la politique libérale du tout routier inversée. Des milliers de kilomètres de chemin de fer ont été détruits, les marchandises qui transitaient à 80% par trains à la Libération surchargent maintenant un trafic routier irrespirable, les bus Macron ont été lancés sur la route contre la SNCF. La destruction du service public de chemins de fer est un évident facteur de pollution
  • Chacune et chacun doit avoir le droit à un emploi dans sa commune, près de son lieu d’habitation au loyer encadré, au prix d’achat sévèrement protégé contre une spéculation immobilière effrénée. L’actuelle mobilité forcée est le produit d’un inabordable immobilier, de la précarité du travail et de la raréfaction de l’emploi rémunéré.
Il ne vous a pas échappé que la réalité sociale du mouvement dit des « Gilets jaunes » ne saurait se réduire ni à une manipulation du patronat du commerce ni des formations d’extrême droite et de droite radicale. Le salariat le plus précaire, le plus fragile, le plus frappé de déclassement est touché et mobilisé. Et les autres parties du salariat se sentent solidaires et concernés par la lutte contre les taxes, la hausse des prix et l’injustice fiscale.
Devant un tel mouvement, beaucoup de syndicats et d’adhérents ont réagi en accompagnant leurs collègues de travail et leurs voisins sur les lieux d’intervention prévus le 17. Il leur apparaît que le refus de leur confédération de prendre en compte la réalité sociale d’un mouvement qu’elle n’a pas initié compromet leurs efforts de militants et d’adhérents dévoués à la cause de leur classe. La CGT de celles et ceux qui participent aux manifestations des Gilets jaunes côtoie désormais une CGT dont les porte-parole nationaux ne parlent publiquement que de manipulation et de récupération. La division s’aggrave. 

Le terrain social est ainsi laissé à une extrême droite qui n’a pas les moyens organisationnels de la récupération dénoncée, mais qui bénéficie du mauvais vent idéologique qui la pousse vers le pouvoir, comme dans tant d’autres pays.

Déserter le terrain n’est pas la bonne solution, ni face au libéralisme destructeur pratiqué par Macron et les patrons, ni face à une extrême droite tout aussi libérale mais proche d’accéder à un pouvoir dictatorial, nationaliste et raciste.
De plus, le gouvernement, en matière d’indemnisation des chômeurs, de retraite par points notamment, nous dupe en faisant croire à un « dialogue social » alors que tout est autorité, passage en force, ordonnances et ententes de couloirs entre le Medef, les financiers, la CFDT et l’Union européenne.

L’expression de la défiance d’un tel mouvement social à l’égard des institutions est présente depuis longtemps, et indique l’écart grandissant entre les formations traditionnelles et la conscience des masses. Elle conduit à compromettre la fonction d’un syndicalisme mis à mal par les Ordonnances Macron et par trop impliqué dans des négociations qui n’en sont pas.

Le syndicalisme ne répond ni à l’attente des salariés ni au potentiel de mobilisation dont il fait preuve. La tactique des journées d’action dispersées est en échec. En cette rentrée, on ne parle de la CGT que dans des réunions qui sont des chambres d’écho des directives du gouvernement tournées contre les intérêts du salariat.

C’est pourquoi nous demandons aux instances nationales statutaires élues par le congrès des syndicats pour les coordonner d’adopter une déclaration allant dans ce sens pour notre Confédération Générale du Travail.

Fraternellement,

Pour la direction d’Info’Com-CGT
Romain Altmann
Secrétaire général

depuis plus de dix jours, nos communiqués et prises de positions vont toutes dans ce sens, Gérard Filoche

Face à la mobilisation des gilets jaunes, quelle attitude les syndicats vont ils adopter? La CGT appelle à manifester ensemble le 1 er décembre. Mais la prudence reste de mise pour son secrétaire général Philippe Martinez en visite ce mercredi matin 21 novembre à la papeterie UPM Chapelle d’Arblay.

Par Catherine Lecompte (et R. Plumet)Publié le 21/11/2018 à 12:25 Mis à jour le 21/11/2018 à 16:17

Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, les syndicats hésitent sur la conduite à tenir. Depuis hier et c’est une première, FO Transports appelle à rejoindre le mouvement. La CFDT Transports devrait décider de sa position ce mercredi. 

De son côté, la CGT invite les gilets jaunes à manifester en commun le 1er décembre. Mais la prudence reste au programme pour son secrétaire général Philippe Martinez.
Il était en visite ce mercredi matin à la papeterie UPM Chapelle d’Arblay qui célèbre ses 90 ans.

La CGT et les « gilets jaunes »

Interrogé sur le mouvement des « gilets jaunes », le N°1 de la CGT a expliqué que

L’enjeu aujourd’hui c’est que toutes ces mobilisations, elles se rassemblent, elles se regroupent  avec des objectifs très précis qui intéressent les salariés et qui mettent de côté et l’extrême droite et une partie de la droite et le patronat, qui a d’autres revendications. Car les revendications patronales et  salariales en même temps ça ne peut pas marcher…

Philippe Martinez, toujours au sujet des « gilets jaunes » a précisé la position de la CGT :

Nous on n’est pas surpris du mécontentement. Ça fait des mois, voire des années, qu’on le dit  que ça va pas sur des questions de salaires, de conditions de vie, etc
Donc, ce qu’on nous reprochait il y a quelques mois où nous disait « vous vous mobilisez toujours alors que tout va bien », aujourd’hui on la voit la réalité !
Donc, ce mouvement des gilets jaunes il ne nous gêne pas. Ce qui nous gêne c’est ceux qui essaient de le récupérer.

Ce mouvement il est légitime, après il y a quelques individus dans ce mouvement qui nous dérangent et la CGT fait déjà des propositions, comme pour notre action du 1er décembre contre la précarité et le chômage, où là on veut élargir autour des questions des salaires, de fiscalité… Donc la CGT elle est dans l’action !

A la CGT, nous pensons qu’il faut élargir la mobilisation aux jours de la semaine pour faire bouger les entreprises et les actionnaires.

On ne peut continuer à avoir des ministres qui méprisent le monde du travail, le champion du monde étant le président de la République quand il nous dit qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot !

 


Pour les salaires et le pouvoir d’achat : C’est le moment, c’est maintenant !

Nous reproduisons ci-dessous le texte d’un tract diffusé par l’Union départementale CGT 43 (Haute-Loire) disponible sur son site .

Le mouvement des « gilets jaunes » est révélateur d’un refus massif de l’austérité. Il va bien au-delà de la contestation des taxes sur le carburant. Il exprime le refus des disparitions des services publics et l’abandon des territoires. C’est une révolte contre l’injustice sociale et fiscale.

L’écologie et la lutte nécessaire contre le réchauffement climatique ne doivent pas être un prétexte pour faire payer « ceux d’en bas » alors que les grandes fortunes et les gros pollueurs se gavent de dividendes et de cadeaux fiscaux.

La CGT et l’ensemble du mouvement syndical de salariés se doivent d’y répondre :

Pour une plus juste répartition des richesses il faut une revalorisation immédiate du pouvoir d’achat => dès le 1er décembre le SMIC comme l’ensemble des salaires doivent être revalorisés de 2€ de plus de l’heure !

Il ne peut y avoir de transition écologique sans justice sociale. Partout, dans toutes les entreprises et dans toute la fonction publique. C’est le moment de revendiquer et d’exiger avec l’ensemble des salarié-e-s.

Après le blocage des routes, maintenant il faut préparer le blocage, par la grève des entreprises et des services, pour l’augmentation des salaires et des pensions !

Pour la justice sociale, il faut la justice fiscale :

-Des impôts justes et progressifs contre les taxes injustes

-Les taxes ou la TVA sont du même montant quels que soit les revenus que l’on gagne 1000 ou 100 000 €, c’est injuste et anti-écologiste. Elles doivent être remplacées par l’impôt progressif sur les revenus de chacun en fonction des moyens

-L’impôt sur la fortune doit être rétabli et le CICE supprimé aux grandes entreprises comme TOTAL, plus gros pollueur, qui font d’immenses profits sans payer d’impôts.

-La CSG imposée aux retraité-e-s doit être retirée et les aides au logement rétablies.

-Les transports en commun et les services publics doivent être garantis sur tout le territoire, les privatisations et les suppressions de postes stoppées.

-Une retraite descente à taux plein dès 60 ans doit être assurée et le projet de retraite par point abandonné.

Seule l’action du plus grand nombre nous permettra de gagner

Tract de l’UD CGT 43 :  Pour les salaires et le pouvoir d’achat : C’est le moment, c’est maintenant !

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ CGT AGISSONS Urgence : salaires, emplois et justice sociale

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CGT

AGISSONS

Urgence : salaires, emplois et justice sociale

Des salariés actifs et retraités, des citoyens, expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois et au travers de nombreuses journées d’action et de grèves.

Alors que la France était en 2017 le 5ème pays producteur de richesses dans le monde, le chômage, le travail précaire s’accroissent et plongent dans le désarroi de plus en plus de familles, de citoyens.

La préoccupation d’une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois. Ça ne peut plus durer.

Une société qui n’offre pas de perspectives à ceux qui produisent les richesses par leur travail,  ni à la jeunesse pas plus qu’aux retraités, est une société sans avenir.

Le gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales. Pire, le président de la République, ses ministres, sont régulièrement méprisants vis-à-vis des citoyens au travers de « petites phrases ».

Cette politique lui revient en boomerang en plein visage. La responsabilité du gouvernement est énorme. Le surnom de « président des riches » est bien justifié. À force de tirer sur la ficelle, les premiers de cordée seront bien seuls au sommet.

Il y a donc urgence à répondre aux attentes sociales comme :

-   l’augmentation du Smic à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ;

-   la prise en charge des transports par les employeurs ;

-   une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ;

-   une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

Ces revendications sont urgentes et légitimes.

Le gouvernement instrumentalise les enjeux environnementaux, alors que rien ne se fera si on ne prend pas en compte le lien unissant cause sociale et cause écologique. Nous refusons cette nouvelle division orchestrée par l’Élysée entre les citoyens qui seraient responsables en matière environnementale et les autres.

Nous refusons de mêler nos voix avec ceux, comme le Patronat, qui font volontairement l’amalgame entre taxes et cotisations sociales.

Dans cette période de clair-obscur où peuvent surgir les monstres, la CGT appelle les citoyens à ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes. C’est bien tous ensemble que nous pourrons infléchir la politique du Président des riches.

Par ses initiatives, sa volonté de rassemblement et d’unité, la CGT est au service des salariés, des citoyens, pour un monde de progrès et de justice sociale. Elle prendra toutes les initiatives dans la période pour permettre à ceux qui luttent de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications.

Le 1er décembre, la CGT appelle tous les citoyens, les salariés actifs et retraités à se joindre aux manifestations des privés d’emploi pour exiger des réponses immédiates et précises de la part du gouvernement et du patronat.

Montreuil, le 20 novembre 2018

Avec nos meilleures salutations.