Ils ont voulu moins de bébés ? D’où vient la baisse récente de la natalité en France ? « Les coups de rabot portés à la politique d’aides aux familles pendant le quinquennat de François Hollande » poursuivie par Macron

Le rapport Charpin de 1999 contre nos retraites disait prévoir « autour de 350 000 naissances par an » à partir de l’an 2000. C’était l’un de ces arguments bidon qui faisaient florès à l’époque pour dire « il n’y aura pas assez de jeunes pour payer nos retraites »

Cet argument a été balayé par les faits : à partir de l’an 2000, il y a eu autour de 850 000 naissances par an. On  atteint 67,2 millions de Français. Cela a duré jusqu’en 2015, et à ce rythme, la France passait devant l’Allemagne en moins de 30 ans. Pendant cette période la mortalité était autour de 525 000 par an.

Et cela aboutissait à ce qu’il y ait… a partir de 2018 autour de 300 000 jeunes demandeurs d’emploi chaque année, pendant.. au moins 15 ans… (2030) soit 3 millions d’emplois à trouver, ce qui ne peut exister sans partage et donc sans réduction substantielle du temps de travail.

 

Ce n’est pas une vision « complotiste », mais il y a des décideurs, sans consultation, sans annonce, sans démocratie,  qui n’ont pas vu ce boom démographique d’un bon œil : ils ont donc pris – sous Hollande et maintenant sous Macron – des mesures dont ils pensaient qu’elles contribueraient à renverser cette tendance de fond :

 

a)     pour que ce ne soit plus le patronat qui finance les allocations familiales à la source sur la feuille de paie

b)     pour remettre en cause le coefficient familial calcule sur l’enfant et le rendre inégalitaire basé sur les revenus.

C)   pour diminuer les allocations de base pour les naissances et les aides pour les jeunes enfants.

 

Hollande a été le premier à infléchir ainsi les encouragements financiers et matériels aux naissances et aux jeunes enfants.

 


 

« Deux facteurs expliquent cette évolution : une baisse de la natalité et une hausse de la mortalité. Si les deux sujets sont politiquement sensibles, le nombre de naissances enregistré chaque année l’est particulièrement, une forte natalité étant interprétée comme un signe de bonne santé actuelle et future pour un pays. Or, la tendance à la baisse amorcée en 2015 se confirme. Le nombre de naissances est en baisse pour la troisième année consécutive. En 2017, 767 000 bébés sont nés, soit 17 000 de moins qu’en 2016, après des baisses d’ampleur comparable en 2016 et 2015. Cette évolution s’explique en partie par la diminution du nombre de femmes en âge de procréer, mais surtout par la baisse de la fécondité. L’indicateur s’établit à 1,88 enfant par femme, contre 1,92 en 2016, et 2 en 2012. Il s’éloigne donc du seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme). Ce sont les femmes âgées de 25 à 34 ans en particulier qui ont moins d’enfants qu’auparavant.

En fait c’était déjà valable en début des années 2000 et cela n’a pas empêché ce « boom » demographique

Alors

Pour quelle raison ? « Il n’existe pas de modèle explicatif des variations de fécondité, observe Laurent Chalard, géographe de la population à l’université Paris-Sorbonne. Elles résultent de décisions personnelles et sont liées aux évolutions des mentalités. » Les chercheurs sont donc partagés. « La crise économique de 2008 a provoqué une baisse de la fécondité dans la plupart des pays développés, analyse Gilles Pison, professeur de démographie au Muséum national d’histoire naturelle. En France, les politiques sociales et familiales ont retardé ses conséquences. » Dans cette hypothèse, la baisse serait temporaire. « Beaucoup va dépendre de l’évolution du chômage en France », poursuit M. Pison. (in Le Monde 16 janvier 2018)

 

Si les politiques sociales et familiales ont permis un boom démographique malgré la crise de 2008, leurs modifications ont contribué à y mettre fin.

 

Le Monde le confirme :

 

« Autre explication conjoncturelle possible : les coups de rabot portés à la politique d’aides aux familles pendant le quinquennat de François Hollande. Diminution des allocations familiales et baisse du plafond du quotient familial pour les plus aisés, modulation des aides à l’accueil des jeunes enfants… Une politique poursuivie sous la présidence d’Emmanuel Macron, avec un nouvel abaissement des plafonds de ressources donnant droit au versement de l’allocation de base pour les parents de jeunes enfants, voté fin 2017, qui touche au portefeuille les classes moyennes. » (ibid)

 

En effet Hollande et Valls ont trahi les promesses qu’ils avaient faites sur ce point aussi : en mars 2012 Hollande promettait qu’il ne toucherait pas aux allocations familiales. Mais il y a touché et on constate l’effet immédiat que cela a eu. Il a d’abord baissé le quotient familial en 2013. Le revirement de Hollande (Lionel Jospin s’y était refusé ! – avec l’aval de tous les membres de son gouvernement : dont Manuel Valls, Marisol Touraine et Laurence Rossignol et Dominique Bertinotti ) entré en vigueur le 1er juillet 2015 a divisé par 2 le montant des allocations pour un couple touchant 6000 euros par mois et par 4 au dessus de 8000 euros. CGT, CFDT, CFTC, FO étaient contre. (lire le Figaro du 17/10/2014)

 

« Pour Gérard-François Dumont, professeur de démographie à Paris-Sorbonne, la corrélation ne fait pas de doute. « Les évolutions de la natalité depuis quarante ans suivent celles de la politique familiale, affirme-t-il. Les effets des mesures prises depuis 2012 ont commencé à se faire sentir en 2016 et cela s’aggrave en 2017. Il ne faut pas oublier la baisse des dotations aux collectivités locales qui sont du coup plus réticentes à développer l’accueil des jeunes enfants. Les difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle sont plus grandes. » (ibid)

« Laurent Toulemon, démographe à l’Institut national d’études démographiques (INED). Nous avions auparavant une politique familiale très inclusive, avec l’idée que l’Etat aide toutes les familles. Son érosion structurelle a pu avoir un effet sur la confiance des Français. » ibid

En 2015 : 455 000 allocataires ont ainsi été touchés par une baisse des versements de 50 à 75 %

Le 23 novembre 2016, LCI estimait, sur base d’un rapport de l’Insee, que les coups de rabot dans les allocations familiales allouées aux plus hauts revenus permettaient une économie de 800 millions d’euros chaque année. La promesse du candidat Hollande a été brisée, l’uniformité des allocations familiales a été remplacée par la modulation de celles-ci.

Psychologiquement, après la politique de la droite, la trahison de la gauche dans le quinquennat 2012-2017 a eu des effets délétères qui ne sont pas encore tous mesurés : ils ont abouti a cette catastrophe, une sorte de summum de l’impasse de l’espoir et de la démoralisation qu’est l’élection de Macron, incarnée depuis par cette paralysie (relative et surement temporaire) du pays face aux chocs anti sociaux subis depuis l’été 2017.

 

Macron continue dans ce sens :

 

Le gouvernement va aligner l’allocation versée aux parents de jeunes enfants sur les montants et plafonds de ressources d’une autre prestation familiale, ce qui représente une perte de 15 euros mensuels pour les naissances déclarées à partir du 1er avril 2018 et s’ajoute aux baisse du quinquennat Hollande

A partir de cette date, il s’agira de « faire converger (vers le bas NDLR) pour les nouvelles naissances les barèmes de montants et de plafonds de ressources de l’allocation de base de la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) sur ceux du Complément familial« , a déclaré à l’AFP l’entourage d’Agnès Buzyn.

En ce qui concerne les plafonds de ressources, ils passeront par exemple pour un enfant, de 30.000 euros à 26.000 euros pour un couple avec un seul revenu d’activité, et de 38.000 à 34.000 euros pour une personne seule ou un couple avec deux revenus d’activité. De ce fait, « des familles vont sortir des critères » d’attribution, a ajouté cette source sans en préciser le nombre.

Selon Le Figaro, la baisse des plafonds entraînera une baisse de 10 % des bénéficiaires de l’allocation de base de la Paje. D’après le quotidien, cette mesure concernera également la prime à la naissance, avec une diminution de 5 % des bénéficiaires.

En 2016, l’allocation de base de la Paje comptait un peu plus d’1,5 million de bénéficiaires à taux plein. Cet alignement permettra l’économie de près de 70 millions d’euros en 2018 et 500 millions en trois ans, a ajouté l’entourage de la ministre.

Nous reviendrons contre ces politiques de Hollande et Macron aux aides égales pour chaque enfant, aux allocations familiales payées comme avant par les patrons et aideront en matière de crèches et services, de prises en charge, d’égalité salariale, de congés parentaux (inclus « congés paternité obligatoires » comme le réclame Laurent Berger car il faut que la loi l’emporte dans les entreprises)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une motion déposée le 27 janvier par un membre du CN du PS le 27 janvier n’a pas été prise en compte : ils ont modifié exprès les statuts pour l’empêcher

Congrès du Parti socialiste

Pour un congrès du sursaut, de l’unité à gauche !

 

 

En 2012, la gauche était majoritaire dans toutes les institutions représentatives.

Mais tous les espoirs, toutes les attentes de celles et ceux qui avaient élu ces représentant.e.s ont été trahis. Alors l’électorat de gauche s’est abstenu massivement. Toutes les élections ont été perdues de 2014 à 2017.

2016 a été l’année de la rupture avec, en particulier, le choc de la déchéance de nationalité et celui de la loi El Khomri.

Incapable de défendre son bilan, François Hollande est obligé de se retirer le 1er décembre 2016. Le 29 janvier suivant, l’électorat de gauche sanctionne Valls, et désigne pour la première fois un candidat de la gauche socialiste : Benoît Hamon.

L’unité de la gauche Mélenchon-Hamon ne s’est, hélas, pas réalisée, et nombreux au sein du PS ont pu saboter la campagne du candidat socialiste. La division et les jeux d’appareils ont fait le jeu du putsch d’un homme de cabinet, Macron. La peur de Fillon, du FN, ainsi que la crise de la droite, ont fait le reste.

Chez tous ceux qui ont généré cette situation, il n’y a pas le moindre bilan, pas d’autocritique.

Le coup de tonnerre vient de loin : des promesses non tenues, de la persistance d’une situation sociale se dégradant sans cesse, de 6,7 millions de chômeurs, de la hausse des inégalités et du rôle de la finance.

Les aspirations à mieux vivre perdurent, elles sont majoritaires. Personne à gauche ne s’accommode du chômage de masse, du blocage des salaires, de la retraite à 67 ans, de 15 à 20 % de précarité, de la facilitation des licenciements, de la casse du droit, de la sécurité et de la dignité au travail.

En ce sens, une majorité de gauche existe, mais elle est incarnée à travers de multiples forces séparées et concurrentes, chacune combative mais aucune suffisamment unitaire, légitime et forte pour gagner.

 

Rien n’est plus urgent que de reconstruire la gauche et de proposer un projet unitaire qui entraîne une majorité.

Pour ce congrès, il existe encore des militants, des adhérents et sympathisants socialistes qui partagent cette perspective. On ne peut être socialiste et soutenir Macron et son gouvernement !

Macron, appuyé par la technostructure de la haute administration, est là pour imposer les règles néo-libérales en France, pour adapter le pays au néo-libéralisme européen et mondial.

La politique gouvernementale consiste en un transfert massif de la richesse (« les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux contre-réformes) et une casse des droits sociaux (licenciements facilités, refonte des mécanismes de l’assurance-maladie et remise en cause de la retraite par répartition…). Cette politique néo-libérale s’accompagne d’une dérive autoritaire (loi anti-terroriste, circulaire anti-migrants, annonce d’une loi sur les médias…).

 

L’année 2018 qui sera une année sans élection notable doit être une année de recomposition, de débats à gauche contre la politique antisociale et brutale de Macron, du Medef, de la finance.

 

Ce congrès socialiste est crucial ! Il doit permettre à notre parti de retisser les liens avec le salariat et proposer une alternative à partir d’un projet partagé par toute la gauche.

Mais pour concrétiser cet objectif, il faut rompre avec tous les soutiens, directs ou indirects, à la politique du Président de la République. Les positions multiples, du soutien aux votes contre en passant par l’abstention, au sein du groupe « Nouvelle Gauche » à l’Assemblée nationale démontrent que le bilan du quinquennat n’a pas été fait et qu’il n’existe aucune stratégie de reconquête en phase avec les aspirations du salariat, notre électorat. Il est de fait compréhensible que nos parlementaires soient inaudibles pour nos concitoyens.

Les députés et sénateurs socialistes doivent s’opposer fermement et clairement au gouvernement d’Édouard Philippe, à sa politique antisociale et non pas diffuser et soutenir l’idée que « ce quinquennat doit réussir ».

Nous pouvons renouer avec des victoires si le sursaut pour lequel nous militons se concrétise.

Pour cela, ce congrès doit proposer à toute la gauche, dans sa diversité la plus large un projet alternatif aux politiques actuelles. Notre parti ne peut se « reconstruire » qu’en étant ouvert, attentif, respectueux de toutes et de tous. Il doit pouvoir être en phase avec les mouvements sociaux de résistance à cette politique brutale menée par Macron.

La reconstruction du Parti socialiste doit se faire dans le cadre de la recomposition globale de la gauche autour d’un projet majoritaire rassembleur.

C’est possible en mettant le social au cœur !

Cela signifie que les socialistes s’engagent sur :

 

  • La question sociale car c’est celle qui touche dans leur vie quotidienne les salariés en activité ou à la retraite, ceux qui sont privés d’emploi et les jeunes : logement, salaires, retraite, accès à l’énergie, assurance chômage …
  • La question écologiste car elle embrasse la question de l’avenir de l’humanité. Elle ne se résume pas à la question sociale, mais il est impossible de la poser en dehors de cette question : comment parler de transition énergétique sans traiter en premier lieu la précarité énergétique (le sort de toutes celles et de tous ceux qui vivent dans des logements « passoires énergétiques » et ne peuvent pas payer leur chauffage). Organiser la sortie du nucléaire ou du charbon sans résoudre la nécessaire et préalable reconversion de salariés concernés ?
  • La question démocratique sous toutes ses formes et à tous les niveaux : la VIème République mais aussi la place des associations, des citoyens …
  • La question de l’Europe comme lieu de lutte contre le néo-libéralisme et comme espace à construire au plan politique, social et environnemental
  • Les questions internationales, de la guerre et de la paix, des migrations économiques et climatiques (au-delà de la solidarité vis-à-vis des migrants)

 

Nous appelons les militant-e-s et adhérent-e-s socialistes à la mobilisation, contre la résignation.

Notre feuille de route : c’est de reconstruire le Parti socialiste, comme outil de la transformation sociale qui puisse répondre aux questions de notre temps : sociale, écologiste, féministe, laïque, internationaliste, et qui s’engage à la construction d’une gauche unitaire, démocratique et pluraliste.

Gérard BERTHIOT

Membre du CN

gerard.berthiot@wanadoo.fr

Tel : 06.07.79.82.98

Premiers signataires :

 

Dieses Wochenende wurde das politische Projekt der Demokratischen und sozialen Linken (La Gauche démocratique et sociale, GDS) beschlossen.

ce communique de ‘ »lancement » de GDS a été publié ici en anglais, en castillan, et donc en allemand

 

Gegen Macron und seine Politik,

Priorität der Sozialpolitik und die Einheit der Linken

Dieses Wochenende wurde das politische Projekt der Demokratischen und sozialen Linken (La Gauche démocratique et sociale, GDS) beschlossen.

Nach der nationalen Versammlung des Appells „Rekonstruktion der Linken“ vom 20. Januar, hat am Sonntag den 21. Januar ein Nationaler Rat der Demokratischen und sozialen Linken getagt, der aus 45 Mitgliedern aus ganz Frankreich besteht. Die GDS will alles tun, um die Politik Macrons zu bekämpfen.

 

Ihre Strategie besteht darin, die soziale, ökologische, demokratische, feministische Linke zu vereinen. Allen linken Kräften wird vorgeschlagen, gemeinsame Kampagnen auszuführen, gemeinsame Aktionen zu entwickeln, einen permanenten Verbindungsausschuss zu konstituieren, all dies mit dem Ziel der Schaffung einer Mehrheits-Alternative. Verschiedene Treffen diesbezüglich werden in Kürze vorgeschlagen.

 

Die soziale Frage steht im Zentrum des politischen Engagements der GDS.

Lohn- und Rentenerhöhungen, Wiedereinführung des Arbeitsrechts, Schaffung eines Einkommens für die Jugendlichen, Senkung der Dividenden, Reduzierung der Arbeitszeit, dies sind die dringendsten Forderungen.

Die gerechte Güterverteilung, sinnvolle Dienstleistungen und die Ökologie stehen auch im Mittelpunkt der Debatte

Um diese berühmten Milliarden, die FRK fehlen, zu erhalten, ist es zentral, die Steuerhinterziehung von einigen großen Kapitalgesellschaften und Milliardären und überhaupt die private Aneignung gesellschaftlichen Reichtums zu beenden.

Die GDS kämpft für den fundamentalen Wechsel zu einer sozialen, demokratischen, parlamentarischen, säkularen, ökologischen, feministischen, internationalistischen, pazifistischen VI° Republik.

Die Aushöhlung des Arbeitsrechts und der Tarifverträge durch innerbetriebliche Vereinbarungen ohne gewerkschaftliche oder öffentliche Kontrolle (die sogenannte „Rupture conventionnelle collective“) wie bei Peugeot zeugt deutlich davon, mit welcher Verachtung die großen Konzerne ihre Beschäftigungspolitik betreiben. Die Milliardengewinne stehen im Gegensatz zu dem allgemeinen Interesse der Arbeitnehmer und dem der Verbraucher sowie des Umweltschutzes.

Der Skandal Lactalis ist ein weiteres Beispiel, das grundsätzliche Fragen aufwirft, die nach einer Antwort verlangen: Das Geschäftsgeheimnis, die Firmenchefs, die Milliarden einkassieren, die Arbeitsbedingungen der Arbeitnehmer, die Erdrückung der kleinen Hersteller, die Täuschung der Verbraucher.

Die „soziale Frage im Zentrum“ bedeutet zuallererst: ein Arbeitsplatz und ein Einkommen für alle, dann aber auch Gesundheit und Bildung, Umweltschutz, eine gute und gesunde Ernährung. All dies betrifft die Bereiche des Sozialen, der Ökologie und der Demokratie.

 

Die GDS engagiert sich in den sozialen Auseinandersetzungen, will aber auch an den nächsten Wahlen teilnehmen:

­ Für eine Einheitsliste der Linken und der Grünen bei den europäischen Wahlen mit all denjenigen, welche die Konstruktion eines technokratischen Europa der Sparmaßnahmen ablehnen. Gegen das Europa des Sozialdumpings, der entsandten Arbeiter, des Glyphosats und einer europäischen Zentralbank (EZB), die Milliarden Euro verschleudert, ohne dabei die Befriedigung sozialer Bedürfnisse, die Einrichtung eines europäischen Mindestlohns, den ökologischen Übergang, die Entwicklung des öffentlichen Dienstes zu unterstützen.

­ Für Einheitslisten der Linken bei den Kommunalwahlen, um wieder politischen Einfluss zu gewinnen, der ohne Einheit unmöglich ist.

 

Mit dem nationalen Netzwerk ihrer 15000 Anhänger, einer Zeitschrift (Démocratie & Socialisme), die mit 4000 Exemplaren in 70 Départements verbreitet ist, ruft die GDS alle, die sich mit diesen Kämpfen identifizieren können, zur Mitgliedschaft und Zusammenarbeit, zur Organisation lokaler Treffen auf.

Von Februar bis April/Mai organisiert die GDS eine Reihe von Versammlungen allerorts. Eine Initiative anlässlich der „50 Jahre Mai 68“, des sozialen Mai 68, des Mai des Generalstreiks wird den Höhepunkt dieser dreimonatigen Aktionen darstellen: Wegweiser sind die Priorität der Sozialpolitik und die Einheit der Linken.

 

 

 

Die Demokratische und Soziale Linke vereinigt politisch tätige Anhänger, die sich für die Rekonstruktion der Linken und für ihre Einheit einsetzen, innerhalb oder außerhalb der existierenden Parteien: diejenigen, die kürzlich oder schon vor längerer Zeit mit der Sozialistischen Partei gebrochen haben, oder aber weiterhin der Partei angehören; andere, die in Générations.s oder in Aktionsgruppen der France Insoumise engagiert sind.

 

La Gauche démocratique et sociale (GDS) y su desarrollo han sido atestado este 21 de enero

Tras la reunion nacional del llamamiento « reconstruir la izquierda », que tuvo lugar el sabado 20 de enero, un Consejo Nacional de la Gauche démocratique et sociale de 45 miembros que proveen de diferentes regiones, tuvo lugar el domingo 21 de enero.
La estrategia de la red (GDS) es poner todos los medios para combatir la politica de Macron.

La estrategia de la red (GDS) es reunir la izquierda social, ecologa, democratica, femenista. Se propone a todas las fuerzas de izquierda de ponerse en campanas juntas, de desarollar acciones comunes, de constituir una junta de union permanente para trabajar hacia una alternativa mayoritaria.
Encuentros seran propuestos rapidamente…

Lo social se situa al corazon del compromiso de GDS.

Aumentar los sueldos, las pensiones, reconstruir el codigo del trabajo, dar una renta a la juventud y bajar a los dividendos, reducir las horas laborales, esa es la urgencia.
La reparticion de las riquezas es la llave con el debate sobre la creacion de  bienes y servicios utiles socialmente para una transicion ecologica.
Combatir la captacion de las riquezas, el fraude fiscal de algunos grandes grupos y multimillonarios, los « 600 millares que faltan a la Francia » es capital.

GDS milita para un cambio global, para una VI° Republica social, democratica, parlamentaria, laïca, ecologica, femenista, internacionalista, pacifica.

La  « ruptura convencional colectiva », nueva forma para echar al paro por « tur-over » y seleccionar salariados sin verdadero control sindical ni publico.
En la fabrica « PEUGEOT » por ejemplo, concentran el desden para el empleo, en las grandes empresas. Los mil millones de beneficios van al contra del interes general de los asalariados y de los consumidores, y contra el medio ambiente.

El escandalo de « LACTALIS » es otro ejemplo que concentra las principales preguntas que plantearse y resolver.
El secreto de los asuntos y de sus dirigentes ricos a miliones, las condiciones de trabajo de sus empleados, los pequenos productores van agoviados, los consumidores  estafados.

Lo social esta al corazon, es tomar en cuenta todas las dimensiones, el empleo y un sueldo en prioridad para todos, la salud, la educacion, el medio ambiente, una alimentacion sana y de cualidad. Eso es lo social, el medio ambiente, la democracia.

GDS toma parte por las luchas sociales y ha abierto tambien la obra de las futuras fechas electorales con la voluntad de participar :

Para una lista unica de la izquierda y de los ecologistas para las europeas con todas y todos los que rechazan la construccion de una Europa technocratica, austeritaria.

Contra la Europa del dumping social,  de los trabajadores provicionales , del « glyphosate » y de un BCE que echa mil millones de euros sin determinarlos hacia la satisfaccion de las necesidades sociales, de un « SMIC » europeo, de la transicion ecologica, del desarollo de los servicios publicos.

Para listas unicas de la izquierda para las municipales, porque es cierto que es el camino de la reconquista, y sin unidad sera imposible.
Con una red nacional de 15000 apoyos, una revista (« Démocratie et Socialisme ») difundida a 4000 ejemplares en 70 departamentos, GDS llama a todas y a todos los que se reconocen en esas luchas de adherir para trabajar juntos y encontrarse localmente.

GDS entabla una campana de reuniones por todas partes de febrero hasta abril-mayo.
Una iniciativa para los 50 anos de mayo del 68, el mayo del 68 social, el de la huelga generalizada, sera punto clave de esos 3 meses de actividad girandose hacia el futuro : lo social al centro del corazon y la unidad de la izquierda como direccion.
GDS reune militantes que quieren reconstruir la izquierda y su unidad de combate fuera y dentro de los partidos existentes, y a las y a los que han roto hace poco o mas atras con el Partido Socialista, militantes que siguen implicados a « Génération.s » o en grupos  de accion de la « France Insoumise ».
GDS accepta el doble compromiso, los textos debatidos y adoptados a la Conferencia del 20 de enero con la red reconstruir la izquierda seran dados a nuestros 130000 contactos.

 

« Amour propre » et Nutella

par Btissam

Lorsque j’avais 25 ans, j’ai vécu une année dans un foyer de bonne soeur et je mangeais grace à la croix rouge à qui je donnais 1 euro par semaine pour avoir un petit colis chaque jeudi soir, comme mes voisines de chambre.

A l’époque je n’étais pas encore juriste (jai eu plusieurs vies dans ma vie..) Je sortais de licence marketing et fière de mon diplome en poche à l’époque, croyant conquérir le monde (Naive je me voyais devenir comme ces jolies femme cadres des séries télé américaines à qui tout réussirait en travaillant dur, haut perchés sur talons et évoluant dans des sociétés de renom.)
J’avais trouvé le job à la ally mac beal (un joli cdi de chargée de communication dans une agence de com), mais je n’avais pas le salaire à la ally mac beal…j’étais au smic et je devais rembourser 611 euros de mensualité de ce crédit étudiant qui m’avait servi à financer mon bts, ma spécialisation commerce international à l’inseec (cette superbe école de commerce censé vous donner un réseau incroyable derriere) et mon bachelor marketing.
Chaque 30 du mois quand je recevais ma paie en temps et en heure…il fallait enlever 611 euros de mensualité de ce crédit étudiant (la BNP ne voulait ni le différer ni en diminuer les mensualités) et 350 euros du loyer de la chambre chez les soeurs, plus mon forfait téléphone de 30 euros à l’époque. Mon quotidien était boulot-foyer, foyer-boulot. Je n’avais pas les moyens d’un resto avec les collègues.

Alors chaque jeudi soir je sortais plus tôt de l’agence de publicité où tout le monde semblait riche et beau (« semblait »), je montais vite dans ma chambre enlever mes talons aiguilles et mon tailleur d’apparat de chez jennyfer…qui semblait provenir de chez Channel tant l’illusion était parfaite…
Et je retombais dans le milieu de mes semblables, ce milieu où curieusement je me sentais mieux. et chez moi, à ma place, en sécurité, moi-même. Nous étions majoritairement des jeunes sur le carreau, issus de milieu modeste, avec de beaux diplomes mais sans réseau, ni assez d’argent pour louer un vrai logement.
Chaque fois que l’une d’entre nous trouvait un vrai appartement (c’était un foyer forcément que de jeunes femmes..) les autres l’enviaient. Je me souviens de l’une de mes amies proches lorsquelle nous a annoncé : ça y est je pars ! les hlm m’ont donné un logement !
La vraie vie commençait pour elle.

Dans ce petit colis nous avions la plupart du temps des légumes (je crois que j’ai vraiment appris à cuisiner à ce moment là).
Ils n’étaient pas toujours frais mais ça allait et de toute façon nous n’avions pas le choix.
je me souviens de leurs pommes de terres qui salissaient le sol de ma chambre car la terre les immaculait encore comme si elles venaient juste d’être cueillies. (les caissettes de la croix rouge avaient des trous et etaient faites de bandes d’un léger bois clair comme les caissettes des étales de marché. Chaque jeudi soir j’enlevais les quelques pommes de terre de la caissette et je les mettais dans un sac lidl.
Nous avions l’essentiel, des légumes des fruits pas de plaisir annexe. Pas de nutella, pas de confiture, pas de sauce mais de quoi préparer la sauce : oignon tomate etc.

Chaque jeudi, c’était le meme rituel. Je quittais l’agence assez tot pour ne pas manquer le passage de la croix rouge au foyer et j’avais mon colis pour la semaine.
Un jeudi soir mon patron me retint à l’agence. je lui avais bien dis que je devais partir mais je ne pouvais lui dire que c etait pour pouvoir manger car il ne me payait pas assez. Il nous payait d’ailleurs rarement les heures supplémentaires. Il fallait les réclamer.
Voilà la jeunesse d’hier et celle d’aujourd’hui. la vraie. l’enragée. celle qui a galéré pendant ces études, et qui galère encore en travaillant.

Vous avez tous très certainement vu la scène de cette foule se ruant sur les pots de nutella vendus avec une réduction de 70%.
« ils n’ont pas d’amour propre » disait un facebookien sur le mur d’un ami..
« c’est effarant » disait Nicole Belloubet sur LCI hier soir d’un air suffisant et ahuri, comme si elle n’avait jamais connue de difficultés.
Chacun y va de son petit commentaire et cela m’écoeure.
Chacun y va de son petit commentaire de personne loin des difficultés ou peut etre ne les ayant jamais connu meme ces difficultés et cela m’écoeure.

« effarant » ?  » amour propre ? » Là où vous voyez cela moi je vois simplement de personnes en difficultés pour la plupart qui pensent pouvoir faire plaisir à leurs enfants à moindre prix et pour longtemps en achetant plusieurs de ces pots de nutella à moindre prix.

Et là j’entends les pro « manger sain manger bio manger bien tralala » s’offusquer.
Quoi ? « faire plaisir à leurs enfants » ? mais c est bourré d’huile de palme ! »
Certes il y a de l huile de palme et plein de sucre et les enquetes alimentaires disent que cela est mauvais pour la santé.
Et ?

Un pauvre peut il manger bien ? Non. Un pauvre n a pas les moyens de manger de la viande du boucher et se tape la merde industrielle. #Entre2mondes ..
Une « connaissance » l’autre fois que je pensais être une « amie » ..disait  » Ceux qui touchent le RSA s’achetent 80 kebabs par mois » (je passe ses autres inepties). Je ne lui parle plus.
Que nos gouvernants soient déconnectés est une chose, mais qu’entre nous ici bas..nous le soyons est une honte.
Nous devrions être unis car la division les sert et creuse les inégalités.

Me concernant, aujourd’hui j’ai la chance d’avoir une meilleure situation. Je vis dans un foyer (ce n est plus les bonnes soeurs encore que j’ai de bons souvenirs avec elles)pour pouvoir payer mon entrée à l’école d’avocat dont j’espere réussir le concours cette année ou celle d apres.
Mais je n’oublie pas cette période, elle a fait mon engagement politique.

 

Btissam

 

 

janvier 2018 – 2019 : demandez et étudiez bien vos feuilles de paie

Ils suppriment la feuille de paie papier pour une version électronique. En même temps ils veulent la « simplifier » au point qu’on ne verrait plus le salaire brut, ni le détail décisif des différentes cotisations pré affectées que nous mutualisons dans nos caisses sociales.

Que vise ce double souci affiché de progrès ou de simplification ? Pourquoi un bulletin informatisé devrait il être en même temps simplifié ? Est ce vraiment pour aider les entreprises ou embrouiller les salariés ?

Macron s’est engagé dans une manœuvre géante en vue des mois de janvier 2018 et 2019, pour modifier à la fois nos salaires, bruts et nets, nos cotisations et nos impôts.

Voilà un changement « technique » mis en œuvre bien opportunément par ceux qui ont intérêt à obscurcir nos moyens de contrôler la façon dont nos employeurs nous paient, dont nous cotisons à notre Sécu d’une part et dont l’impôt est prélevé par l’état d’autre part.

 

Les lois Sapin, Macron, El Khomri ont autorisé la dématérialisation de la feuille de paie… « sauf si le salarié refuse individuellement » et exige de recevoir une version papier. Qui utilisera ce droit ? Qui pourra l’imposer à son employeur ?

Un salarié sur 10 est déjà soumis à un bulletin de paie électronique. Comment sera assurée la sécurité de ces documents tellement essentiels, par exemple, pour le logement ou la retraite ?

26 % pensent déjà avoir perdu des bulletins de paie papier. Mais n’y a t il pas autant de risques pour l’informatique  que pour le papier ? Ceux qui ont un disque dur ou coffre fort virtuel sont 95 % à préférer le bulletin dématérialisé, mais 46 % n’ont pas de coffre-fort électronique ! 21 % ne veulent pas de bulletin dématérialisé, 5 % ne sont pas à l’aise avec les nouvelles technologies. 13 % ne sauront pas intégrer les anciens bulletins de paie dans un outil numérique et ni gérer une solution mixte. 45 % sont réticents à changer leurs habitudes et classent, mois après mois, leurs papiers dans un classeur ou toute autre solution non-numérique.

 

Le décret d’application paru au Journal Officiel décembre 2016 prévoit que « le salarié doit être informé 3 mois avant l’éventuelle fermeture d’un service en ligne, qu’il soit géré par l’employeur lui-même ou par un prestataire externe ». Combien, sur 25 millions de salariés concernés sauront récupérer les bulletins virtuels stockés ?

 

L’employeur est censé « garantir la disponibilité du bulletin de paie dématérialisé pendant 50 ans ou jusqu’aux 75 ans du salarié ». Bercy envisage déjà qu’on travaille 50 ans jusqu’à 75 ans ? Qui croit que ça marchera ? 70 000 entreprises disparaissent chaque année et autant se créent. Un million d’entreprises ont moins de 11 salariés et l’informatique y laisse à désirer.

 

Peut être vaut il mieux défendre encore nos bulletins de paie à la fois papier et bien détaillés ?

 

Gérard Filoche

 

 

 

« Après 23 années de militantisme en son sein, je quitte le Parti Socialiste ». Jean-Paul Nail, Marseille

 

 

Je le quitte parce que la social-démocratie s’est épuisée dans la recherche de compromis illusoire avec un libéralisme qui ne voulait plus rien lui concéder.

De la défense des salariés, le PS, sous couvert de la culture de gouvernement, l’a conduit progressivement à épouser les politiques libérales.

 

Cette crise de la social-démocratie est européenne et le PS français ne fait plus exception.

 

Le PS a porté en son temps des combats utiles. Il ne les porte plus et le dernier quinquennat a été catastrophique. Son acceptation de la politique de l’offre, le CICE, la loi Sapin, son soutien à la loi El Khomri qui annonçait les ordonnances Macron, la déchéance de nationalité, l’acceptation du TSCG, ont fini par rompre le lien de confiance tenu qui l’unissait encore à la majorité des femmes et des hommes de gauche. Le PS a durablement perdu sa fonction centrale dans la gauche.

 

Nous avions tout le gouvernement, l’Assemblée Nationale, le Sénat, les régions, les départements et nous avons tout perdu par notre faute, en appliquant une politique pour laquelle nous n’avions pas été élus et contraire à nos idéaux de Socialistes.

 

Pourquoi quitter le PS avant le congrès début avril ?

 

Comme de nombreux camarades, nous partons convaincus que nous ne pourrons rien refonder sans tirer le bilan du quinquennat Hollande. C’est une erreur politique que de penser qu’il est possible de gommer cinq années de reniements, de désenchantement de notre électorat. Le quinquennat a été un échec. Il nous a coupé de notre base sociale, il nous a divisé. Il a rendu le PS incapable de rassembler l’ensemble de la gauche et des écologistes.

 

Nous avons la certitude que nous ne pourront pas définir l’orientation du parti les mois prochains.

Exit les textes d’orientation générale, les discussions politiques, rehaussement des seuils permettant de déposer une motion…

 

Ce n’est donc pas un Congrès qui se prépare mais l’adoubement d’un dysfonctionnement généralisé, la continuité d’une machine qui perd des adhérent.e.s (21OOO votants sur les statuts le 18 janvier sur 89000 inscrits).

 

J’étais attaché à une organisation qui pensait le socialisme comme un projet de réduction permanente des inégalités. La méthode induisait de se ranger du côté des exploités, des opprimés, des laissés pour compte. J’appartenais à une force politique qui se situait au centre des discussions de la famille de la gauche et des écologistes.

Force est de constater que le Parti Socialiste ne répond plus à ces exigences.

 

A la défaite politique, au reniement démocratique, s’est ajouté la faiblesse morale quand un de nos responsables politiques, (mon camarade Gérard FILOCHE), membre du Bureau national, a été jeté en pâture pour un tweet dont il ne renie pas le caractère antisémite, mais qu’il a retiré rapidement dès qu’il s’en est rendu compte et pour lequel il s’est excusé.

Le parti tout entier aurait pu faire bloc derrière un homme qu’on ne peut soupçonner d’antisémitisme.

Il a fait l’inverse, orchestrant son exclusion de façon la plus cynique.

 

En attendant, aucune mesure n’a été prise à l’encontre de celles et ceux qui ont voté et appelé à voter pour le candidat Emanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle.

 

Pourquoi quitter la Fédération socialiste des Bouches du Rhône ?

 

A plusieurs occasions j’ai failli rompre avec celle-ci.

Son fonctionnement anti-démocratique pendant de nombreuses années gangrénée par le Guérinisme, qui aujourd’hui laisse encore des traces dans la division entre les représentants du département et ceux de Marseille perpétuant ainsi son fonctionnement clanique. Après les échecs électoraux locaux, englué  dans les querelles de personnes, le Fédération 13 est en crise.

Ce n’est pas la mise en place d’une direction collégiale où la promesse de renouvellement générationnel ne montre pas de nouvelles figures (ancienne conseillère régionale, suppléante d’un député, attachée parlementaire, conseillers municipaux..), qui permettra de reconstruire cette fédération.

 

Aujourd’hui les sections ne fonctionnent plus, se réunissent rarement. Les adhérents partent sur la pointe des pieds.

Le Conseil Fédéral qui ne s’était pas réuni depuis un an, ressuscite depuis deux mois avec très peu de participants.

Je ne poursuis pas l’analyse, cela prendrait plusieurs pages.

 

 

 

Que faire maintenant ?

Je rejoins les rangs des centaines de camarades partis ces derniers mois, tout en décidant de continuer à militer autour des grands enjeux de ce siècle : les questions sociales et écologiques.

 

Chaque fois qu’il sera nécessaire, je défendrais les salariés de ce pays, manifestant pour garantir nos niveaux de retraite et le droit à l’éducation, à la santé, à la culture, pour préparer un demain meilleur qu’aujourd’hui sous les couleurs de la gauche et de son nécessaire rassemblement.

 

Je reste profondément socialiste. Je suis pour un grand parti de gauche, socialiste, écologiste, pluraliste, mais surtout démocratique. Pas un parti vertical avec un chef.

Je pars avec mes amis pour construire notre réseau, la Gauche Démocratique et Sociale (GDS), réseau ouvert à tous (socialistes, communistes, verts, générations, insoumis, ex-militant(e)s…). La double appartenance est acceptée.

GDS s’adresse aux Insoumis, au PCF, aux écologistes, à Génération.s, à la gauche du PS … pour leur proposer de reconstituer ensemble une grande force unitaire, car personne ne peut réussir seul.

Cette coalition se construira au travers des initiatives unitaires que nous prendrons, des débats communs que nous organiserons  pour mettre le social au cœur et l’écologie en avant, pour pousser la démocratie jusqu’au bout.

Nous voulons que toute la gauche participe unie aux mobilisations sociales contre les mesures prises par le Macron et son gouvernement, que ce soit pour les droits des salariés, l’assurance chômage, les migrants, la protection sociale, les retraites…

Nous voulons que la gauche s’unisse lors des  prochaines échéances (européennes et municipales).

Nous voulons construire   collectivement un projet qui soit majoritaire à gauche.

 

Je vais utiliser mon temps et mon énergie là où je les crois plus utiles, en participant au collectif marseillais « Réinventons la gauche », en participant au réseau unitaire  diffusant le bulletin « Passerelles », en continuant de participer à la section syndicale du SNES-FSU des retraités.

Et pour ceux et celles qui me connaissent bien poursuivre ma passion d’Auteur-Photographe.

 

Je salue tous mes camarades socialistes marseillais et du 13.

 

Après 23 ans de militantisme en son sein je quitte le PS. Je le quitte sans amertume et j’y laisse de bons camarades avec qui j’ai mené de nombreux combats.

Celles et ceux avec qui j’ai tracté, collé, défilé, tenté de convaincre.

Je remercie mes camarades de mon ex-section 312.

Mais également tous mes camarades de la gauche du PS (AGPG, UMA, MLG, D&S).

 

 

Je salue aussi celles et ceux qui ne partageaient pas mes points de vues, mes convictions et parfois même pas mes valeurs. Et même ceux qui m’ont combattu, entravé, méprisé : merci à chacun d’entre vous.

Vos m’avez obligé à être plus précis, plus convaincant et finalement plus tolérant.

 

A mes camarades qui font le choix de continuer d’essayer dans ce parti, je vous souhaite bonne chance et je leur dis à bientôt dans de nombreux combats communs.

 

A mes camarades qui font le choix de ne voir dans ce Parti qu’un moyen de conserver leurs petits bout de pouvoirs et leurs baronnies. Je vous plains.

 

Peu importe où chacun d’entre nous entend agir.

L’enjeu c’est d’agir. Avec ses convictions.

Et s’assurer que ce que l’on fait est au service d’un enjeu qui dépasse nos enjeux personnels.

 

Jean-Paul NAIL

Ex-membre du Conseil Fédéral 13

Ex membre de la section 312 dans le 12ème arrondissement de Marseille.

Correspondant de la Gauche Démocratique et Sociale des Bouches du Rhône.

jpnail13@gmail.com

0638672858

 

Mon parcours dans le Parti Socialiste.

 

En 1995, je rejoins le PS du Havre venant de la LCR depuis 1969. Je suis élu membre du Bureau Fédéral et du Conseil Fédéral 76 jusqu’à mon départ pour Marseille. Animateur de la Gauche Socialiste 76, sensibilité de la gauche du PS. Présent sur la liste d’Union de la Gauche au Havre en position éligible aux municipales de 1995. Mais nous perdons la mairie  gérée pendant 20 ans par la gauche.

Je m’investis dès mon arrivée à Marseille en participant activement aux municipales de 2001, 2008 et 2014, ainsi qu’aux législatives et cantonales. Je suis sur la liste d’union de la gauche aux municipales de 2014 dans le 6ème secteur conduite par C.MASSE.

Militant actif dans les sections socialistes du 5ème , 2ème et 12ème arrondissements, je suis élu au Conseil fédéral 13 en tant qu’animateur de la sensibilité « Démocratie et  Socialisme » et des différents courants de la gauche du PS.

En 2005, en désaccord avec la direction du PS sur le « OUI mais » concernant le référendum sur le Traité

Constitutionnel Européen, j’anime sur Marseille avec d’autres camarades la campagne du NON socialiste au TCE.

Depuis 1993, je participe au comité de rédaction de la revue « Démocratie et Socialisme » dont le fondateur est Gérard FILOCHE.

Depuis 1981, je suis un syndicaliste enseignant actif au sein du SNES. Pour les camarades qui me connaissent, je participe aux nombreuses manifestations politiques et syndicales marseillaises équipé de mon appareil photo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contre Macron et sa politique, le « social au coeur » et l’unité de toute la gauche

La Gauche démocratique et sociale (GDS) et son développement ont été actés ce week-end.

A la suite de la réunion nationale de l’appel  « Reconstruire la gauche, » qui s’est tenue le samedi 20 janvier, un Conseil National de la Gauche démocratique et sociale (GDS) de 45 membres issus des différentes régions s’est tenu dimanche 21 janvier.

La stratégie du réseau GDS c’est de tout mettre en œuvre pour battre la politique de Macron.

 

La  stratégie du réseau GDS c’est de rassembler la Gauche sociale, écologiste, démocratique, féministe.  La proposition est faite à toutes les forces de gauche de mener des campagnes ensemble, de développer des actions communes, de constituer un comité de liaison permanent pour travailler à une alternative majoritaire. Des rencontres seront proposées rapidement …

 

Le social est au cœur de l’engagement de GDS.

Augmenter les salaires, les retraites, reconstruire le Code du travail, donner un revenu à la jeunesse et baisser les dividendes, réduire la durée du travail, voilà l’urgence.

La répartition des richesses est la clé avec le débat sur la création des biens et services utiles socialement à une transition écologique.

Combattre la captation des richesses, la fraude fiscale de quelques grands groupes et milliardaires, les « 600 milliards qui manquent à la France » est capital.

GDS milite pour un changement global pour une VI° République sociale, démocratique, parlementaire, laïque, écologique, féministe, internationaliste, pacifique.

 

La « rupture conventionnelle collective », nouvelle forme de mises au chômage  par turn-over et tri des salariés sans véritable contrôle ni syndical ni public, chez Peugeot par exemple, concentre le mépris pour l’emploi des grandes entreprises. Les milliards de bénéfices contre l’intérêt général des salariés et contre celui des consommateurs et de l’environnement.

 

Le scandale Lactalis est un autre exemple qui concentre les principales questions à poser et résoudre. Le secret des affaires et des dirigeants milliardaires, les conditions de travail des salariés, les petits producteurs écrasés, les consommateurs trompés.

Le social au cœur, c’est prendre en compte toutes ces dimensions, l’emploi et un salaire pour tous d’abord, la santé, l’éducation, l’environnement, une alimentation saine et de qualité. C’est le social, l’écologie, la démocratie.

GDS est partie prenante des luttes sociales et a ouvert aussi le chantier des futures échéances électorales avec la volonté d’y participer :

-          Pour une liste unique de la gauche et des écologistes aux européennes avec toutes celles et tous ceux qui rejettent la construction d’une Europe technocratique, austéritaire. Contre l’Europe du dumping social, des travailleurs détachés, du glyphosate et d’une BCE qui déverse des milliards d’euros sans les flécher vers la satisfaction des besoins sociaux, d’un smic européen, de la transition écologique, du développement des services publics.

-          Pour des listes uniques de la gauche aux municipales, car il est certain que c’est le chemin de la reconquête et sans unité ce sera impossible.

 

Avec un réseau national de 15 000 soutiens, une revue (Démocratie & Socialisme) diffusée à 4000 exemplaires dans 70 départements, GDS appelle celles et ceux qui se reconnaissent dans ces combats à adhérer, à travailler ensemble, à se rencontrer localement.

GDS engage une campagne de réunions partout de février à avril-mai. Une initiative pour les 50 ans de mai 68, le mai 68 social, celui de la grève généralisée sera le point d’orgue de ces 3 mois d’activité en se tournant vers l’avenir : le social au coeur et l’unité de la gauche comme cap. n

 

 

 

 

 

La Gauche démocratique et sociale (GDS)  regroupe des militants qui veulent reconstruire la gauche et son unité de combat, dans et hors des partis existants, celles et ceux qui ont rompu récemment ou de plus longue date avec le Parti socialiste, des militants qui restent engagés en son sein et d’autres engagés à Génération.s ou dans des groupes d’action de la France Insoumise.

GDS accepte la double appartenance.

Les textes discutés et adoptés à la conférence du 20 janvier avec le réseau « Reconstruire la Gauche » seront diffusés à nos 130 000 contacts.

Un collectif de travail de GDS finalise notre texte de référence.

 

Une équipe d’animation nationale a été mise en place dont :

*le rédacteur en chef de D&S, Jean-Francois Claudon,

*des porte-paroles : Gérard Filoche (75), Jean-Yves Lalanne (maire-64), Claude Touchefeu (conseillère municipale Toulouse – 31),

*Sybille Fasso (adjointe au maire de Paris 10ème) et Eric Thouzeau, (conseiller régional des Pays de la Loire-44) pour la coordination,

*Jean-Claude Branchereau (76) pour les relations unitaires

et d’autres responsables, trésorier, communication, relations unitaires, questions syndicales…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Against Macron : priority to social issues and the unity of the Left The future development of the Democratic and Social Left (GDS) was decided upon this weekend.

Following the national meeting of the “Rebuilding the Left” initiative, which was held on Saturday 20 January, a National Council of the Democratic and Social Left (GDS) comprising 45 members from across France was held on 21 January.

The strategy of the GDS network is to do everything possible to stop Macron’s policies.

The strategy of the GDS network is to unite the social, ecological, democratic and feminist Left. GDS is proposing to all the forces of the Left to run common campaigns, develop common action and the setting up of a permanent liaison committee to work towards an alternative that commands a majority. Meetings with other forces will quickly be proposed…

Social issues are at the heart of GDS’s activity.

Wage and pension rises, the rebuilding of the labour code, an income for young people and the reduction of dividends and the working day are urgently needed measures.

The sharing of wealth is the key issue, together with the debate on the production of socially useful goods and services in the service of the ecological transformation of the economy.

It is vital to fight against the appropriation of wealth, tax evasion by a handful of big companies and billionaires and the narrative of the “600 billion euros that France is missing”.

GDS fights for comprehensive change through a social, democratic, parliamentary, secular, ecological, feminist, internationalist and pacifist 6th Republic.

The « collective mutually agreed severance », a new form of generating unemployment through the turn-over and sorting of workers without any real kind of control – either by unions or the administration –, as practiced by Peugeot for example, is a concentrated expression of the scorn in which big companies hold employment. The billions in profits stand opposed to the general interest of workers and that of consumers and the environment.

The Lactalis scandal is another example that exemplifies the main issues that need to be raised and solved. The confidentiality of business and billionaire executives, the working conditions of workers, the squashing of small producers, the swindling of consumers.

Prioritising social issues means taking into account all of these dimensions, a job and a wage for everyone to begin with, health, education, the environment, a healthy and quality diet.

GDS is involved in social struggles and has also set out a course regarding the upcoming electoral battles with a view to taking part in them:

-          We support a common slate of the Left and the Greens in the European elections that brings together all those who reject the building of a technocratic Europe of austerity. Who oppose social dumping, the exploitation of posted workers, glyphosate and an ECB which pours billions of euros without channelling them to the satisfaction of social needs. Who support a European minimum wage, the ecological transformation of our economies and the further development of public services.

-          We support common slates of the Left in the municipal elections as it is obvious that without unity the rebirth of the Left will be impossible.

With a national network of 15 000 supporters, a monthly publication (Démocratie & Socialisme – Democracy and Socialism) with a circulation of 4 000, GDS calls on all those who identify with these causes to join us, work with us and meet us locally.

GDS is launching a series of local meetings across the country from February to April-May. An initiative for the 50th anniversary of the May 68 events, the May 68 of the general strike, will be the culminating point of these 3 months with the aim of preparing the future: our navigating compass are social issues and the unity of the Left.

The Democratic and Social Left (GDS) brings together activists who aim to rebuild the Left and its fighting unity within and outside the existing parties, those who have recently or less recently left the Socialist Party, activists who remain within that organisation and others who are members of Génération.s or of France Insoumise action groups. GDS accepts dual affiliation. The documents discussed and adopted during the 20th January conference in partnership with the network “Rebuilding the Left” will be circulated to our 130 000 contacts.

 

Commencer à reconstruire (rapport Eric Thouzeau le 20 janvier)

24/01/2018 | Éric Thouzeau
 

Nous reproduisons ici la trame du rapport introductif  de notre camarade Eric Thouzeau lors de la réunion nationale « Reconstruire la gauche » qui s’est tenue à Paris le 20 janvier. On peut retrouver l’intégralité de son intervention en vidéo sur le site de GDS et sur le site de l’appel Reconstruire la gauche.

 

La réunion nationale « reconstruire la gauche » trouve son origine dans un appel du même nom lancé il y a quelques mois principalement par des militants du réseau GDS (constitué autour de la revue Démocratie&Socialisme). Il s’agissait de travailler avec tous les « socialistes unitaires » pour voir comment préparer le congrès du PS. Parmi les 1100 signataires, nous nous sommes vite aperçus que beaucoup n’étaient déjà plus membres de ce parti. Au fil des semaines, il est apparu que le congrès ne serait pas « un congrès de réorientation », ni « un congrès ouvert à toutes celles » et à tous ceux qui veulent tirer les bilans pour reconstruire », terme utilisés dans l’appel. La totalité de la soi-disant direction collégiale provisoire s’est mise d’accord pour ne pas tirer de bilan du quinquennat. Pire, elle entend modifier les statuts du Parti socialiste avant le congrès pour réduire les débats possibles.

 

Cette réunion du 20 janvier vise à débattre non de questions tactiques mais de privilégier les échanges sur les questions de fond (programmatiques et stratégiques) pour la gauche de notre pays

 

La situation générale

 

Il n’est pas inutile de revenir sur ce qu’est le macronisme. Tout le monde ici sera certainement d’accord pour dire que Macron, appuyé par technostructure de la haute administration,  est là pour imposer les règles néo-libérales en France, pour adapter le pays au néo-libéralisme européen et mondial. Pour autant, il faut faire œuvre de pédagogie, car certains sont trompés par les discours de Macron. Il y a un écart considérable entre certains de ces discours et ses actes. Macron peut se prononcer pour faire un meilleur accueil aux réfugiés et « en même temps » produire avec son ministre de l’intérieur une circulaire pour faire la chasse aux migrants dans les centres d’hébergements d’urgence. Il peut expliquer qu’il redonne du pouvoir d’achat, qu’il entend mieux protéger du chômage alors que la protection sociale est attaquée, le Smic mis en cause…

 

Pour une partie de la classe dominante, les gouvernements successifs (de droite ou de gauche) ont échoué à imposer aux pays toutes les « réformes » dont elle rêve. D’où l’idée d’une coalition « centre-droit-centre gauche », ce qui explique le langage de Macron « et de droite et de gauche »…tout cela pour mener une authentique politique de droite. Pour reprendre l’expression d’un politologue, Emmanuel Macron incarne la réunification de la bourgeoisie. En effet, nous assistons bien à une recomposition du bloc bourgeois autour de Macron.

 

La politique gouvernementale consiste en  un transfert massif de la richesse (« les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux contre-réformes) et une casse des droits sociaux (licenciements facilités, refonte des mécanismes de l’assurance-maladie et remise en cause de la retraite par répartition…). Cette politique néo-libérale s’accompagne d’une dérive autoritaire (loi anti-terroriste, circulaire anti-migrants, annonce d’une loi sur les médias…).

 

Nous aurons aussi à débattre de sa volonté de réformer la Constitution, avec un dessein : diminuer le rôle des partis politiques. Quant à l’Europe ? Macron veut une fédéralisation accrue de l’Europe. Que l’on soit ou non pour une Europe fédérale, nous serons d’accord pour dire que toute intégration supplémentaire sans projet social, ne peut qu’accroître les inégalités sociales au sein de l’Union.

 

Nous pouvons bien sûr avoir le débat sur le contenu de la croissance économique, qui rappelons-le, n’est pas que l’accroissement de biens matériels mais aussi des services. Ce qui est certain, c’est que la concentration des richesses et l’accroissement des inégalités en Europe et dans le monde entier expliquent pour beaucoup la croissance molle actuelle. Qu’il y ait une légère reprise à l’heure actuelle n’est pas étonnant après une décennie de quasi-stagnation. Mais si l’on en croit par exemple, le quotidien Les Échos du 20 décembre 2017, « les créations d’emplois devraient passer d’un rythme de 150 000 par semestre à 70 000 environ dans la première moitié de l’année 2018 », ajoutant que « le taux de chômage ne devrait donc que peu reculer ».

 

Pour finir ce tour d’horizon, il faut bien constater que nous sommes dans un « creux » dans la situation politique après l’échec des mobilisations anti-ordonnances. Le mouvement social a combattu la loi ElKhomri, puis les ordonnances de Macron-Pénicaud sans réussir à les empêcher. Qui plus est aujourd’hui en l’absence de tout débouché politique, ce « ressac » est logique.

 

Une gauche éclatée et morcelée

 

Nous savons bien que le terme de gauche a été dévalorisé par le quinquennat de François Hollande. Nous ne pensons pas qu’il faut l’abandonner, d’autant que sa politique sociale et économique a été plutôt une politique de droite, en rupture même avec la programme du PS de 2011. Pour nous, la droite est l’expression des intérêts de la classe dominante. La gauche, elle, même parfois de façon déformée, entend représenter la classe salariale, celle qui est dominée, celle qui produit les richesses mais qui n’en reçoit pas tout la part qu’elle mérite.

 

S’il y a bien une gauche et une droite, il y a aussi des gauches. Et c’est normal ! Le salariat n’est évidemment pas homogène et la gauche a donc toujours été diverse, plurielle.

 

Certes, comparaison n’est pas raison, mais à gauche on vit aujourd’hui une situation qui s’apparente un peu à celle de l’après 1958 (Guy Mollet va chercher De Gaulle, la SFIO soutient la guerre d’Algérie va agoniser, et s’ouvre alors une période d’éclatement, de décomposition-recomposition). Aujourd’hui, le PS n’est plus hégémonique à gauche, il a effectué une mue sociale-libérale au cours du quinquennat de F.Hollande, et se refuse à tout retour critique de cette période. C’est un parti à la dérive. A-t-il changé de nature ? Serait-il devenu un parti de droite ? Peut-il survivre, voire revivre s’il n’est pas remplacé ? Toutes ces questions méritent d’être posées.

 

Le PCF, qui prépare son congrès pour novembre, est taraudé par des débats contradictoires entre recomposition, démarches unitaires et identitaires.

 

EELV a engagé une démarche ouverte pour des assises de l’écologie et des solidarités (un parti basé sur l’écologie politique est-il encore utile alors que la prise de conscience écologique a progressé dans la société, et que toute les formations politiques intègrent peu ou prou un langage écologiste ?

 

France insoumise est devenue la principale force  électorale à gauche (même si ses dirigeants récusent le terme de gauche). Le problème est que ce mouvement se refuse à endosser les responsabilités qui découlent de cette nouvelle situation pour prendre des initiatives réellement unitaires.

 

Génération.s parie sur les européennes pour percer. Dans une interview à Médiapart, Benoît Hamon indique que le mouvement Génération.s n’a pas vocation à être tout seul autour de la table pour créer une maison commune. Pouvons-nous nous attendre à une démarche d’ouverture en direction de toutes les forces qui veulent participer à cette reconstruction/refondation de la gauche ?

 

Autre formation, Ensemble, qui se veut un parti-mouvement, est taraudé par la question de son maintien ou de son intégration à France Insoumise, même si une majorité a décidé la continuation d’Ensemble.

 

Reconstruire la gauche

 

Oui  nous affirmons qu’il faut reconstruire la gauche. La reconstruire d’un point de vue stratégique, cela nécessite de confronter nos points de vue,  de mettre sur pied des lieux d’échange et de débat, (comités de liaison) pour avancer vers une coalition permanente de la gauche.

 

Reconstruire la gauche, d’un point de vue de vue programmatique nécessite d’aborder toutes les  questions qui nécessitent une intervention politique :

 

 

     

  • La question sociale car c’est celle qui touche dans leur vie quotidienne les salariés en activité ou à la retraite, ceux qui sont privés d’emploi et les jeunes: logement, salaires, retraite, accès à l’énergie, assurance chômage …La question sociale doit être abordée avec la compréhension d’une lutte menée par la classe dominante contre le salariat.
  •  

  • La question écologiste car elle embrasse la question de l’avenir de l’humanité. Elle ne se résume pas à la question sociale, mais il est impossible de la poser en dehors de cette question : comment parler de transition énergétique sans traiter en premier lieu la précarité énergétique (le sort de toutes celles et de tous ceux qui vivent dans des logements « passoires énergétiques » et ne peuvent pas payer leur chauffage). Organiser la sortie du nucléaire ou du charbon sans résoudre la nécessaire et préalable reconversion de salariés concernés ?
  •  

  • La question démocratique sous toutes ses formes et à tous les niveaux : la Vème République mais aussi la place des associations, des citoyens …
  •  

  • La question de l’Europe comme lieu de lutte contre le néo-libéralisme et comme espace à construire au plan politique, social et environnemental
  •  

  • Les questions internationales, de la guerre et de la paix (la France mène des guerres dans de nombreux pays, même si elle les camoufle sous le vocable d’opérations extérieures), des migrations économiques et climatiques (au-delà de la solidarité vis-à-vis des migrants, y a-t-il de véritables propositions pour une politique migratoire de gauche ?)
  •  

 

Reconstruire la gauche, c’est reconstruire une gauche qui réponde aux questions de notre temps : sociale, écologiste, féministe, laïque, internationaliste, et donc une gauche unitaire, démocratique et pluraliste.

L’intégralité de l’intervention est à retrouver en vidéo  sur  le site de GDS et sur le site de l’appel Reconstruire la gauche.