Agenda G Filoche 2° semestre 2017

BN du PS tous les lundis
Réunions GDS conférences téléphoniques et le 1ier mercredi de chaque mois

1er septembre : sortie de deux livres :
« Décortiquons les ordonnances anti travail » (120 pages, 10 euros, Ed. D&S)
« 100 ans après la révolution russe racontée aux ados » ( Ed. L’esprit du temps)

Ventes « cerium »  Polar ou c’est l’inspection qui mène l’enquête INEDIT  Ed. du cherche midi

Mardi 5 septembre : réunion ordonnances anti travail Nantes 44 Attac (330)
Mercredi 6 septembre : Ministère environnement CGT de 12 h 30 (130) à 14 h puis réunion anti ordonnances Saint-Pierre-du-Perray 91 (45)
Samedi 9 septembre : réunion avec MLG : Paris 15° matin et a-m : Copernic BdT Paris
Mardi 12 décembre : manifestation, puis meeting Charleville-Mézières 08 (130)
Agenda Gérard Filoche vendredi 15, samedi 16 septembre, dimanche 17 à la fête de l’Humanité
Vendredi 17 h débat travail Agora (40)
Samedi 7 h 50 – 9 h France culture en direct
puis 10 h débat stand Ensemble (200)
puis 11 h présence stand Tarbes
puis 14 h RV pot accueil de Pierre Laurent
puis de 15 h à 17 h Agora grand débat travail procès des ordonnances (2000)
puis 1à 9 h : stand là-bas si j’y suis » Daniel Mermet (150)
Le reste du temps et dimanche à la lettre « F » au Village du livre toute la journée
Lundi 18 septembre : 9 h à 17 h : Bourse du travail Paris Pôle emploi (450)
Mardi 19 septembre : réunion Champigny FSU anti-ordonnances 94 (65)
Jeudi 21 septembre : Grabels Montpellier FI (80)
Samedi 23 septembre : réunion « PHASE » 17 h Donnemarie-Dontilly 77 (55)
Mardi 26 septembre : réunion Bourg-en-Bresse anti-ordonnances 01 (75)

Jeudi 28 septembre : réunion anti ordonnances Sciences Po Rennes 35
Samedi 30 septembre : réunion amicale Clermont-Ferrand 63

Lundi 2 octobre- vendredi 6 octobre : 100 ans d’Octobre à St Petersbourg

Mercredi 11 octobre : meeting à Morlaix 29
Vendredi 20 octobre : réunion anti ordonnances à Tourcoing
Mercredi 25 et samedi 28 octobre colloque Maison des Potes
Semaine 44 début novembre : invitation en Guadeloupe, meetings ???
W-end des 17 et 18 novembre : Var Toulon 83 fête du livre
Mardi 21 novembre : congrès CGT alimentaire à Angers de 9 h à 12 h
Jeudi 23 novembre : film dans l’Oise sur Jules Durand avec JJ Rue
Vendredi 24 novembre : réunion en Suisse canton de Vaud
Samedi et dimanche : festival du livre à Colmar et ?? à Lyon réunion de GDS
Mardi 28 novembre : « Idées » réunion (Jonquières) Vaucluse 84 Attac
Mercredi 29 novembre : à 20 h : avec Attac à Carcassonne

 

1000 livres vendus en une semaine :

100 ans apres :

 

 

polar original et inédit : un succès

 

« Mémoires d’un condamné » à mort : Jules Durand sortie le 1er novembre

Affiche def MEMOIRES D'UN CONDAMNE 120 x 160W
MEMOIRES D’UN CONDAMNE
2017, 120′ Lardux Films
Jules Durand, docker-charbonnier et syndicaliste, est condamné à mort en novembre 1910 pour un crime qu’il n’a pas commis. « Le Dreyfus des ouvriers » sera innocenté en 1918 par la Cour de Cassation mais il finira ses jours à l’asile psychiatrique. De cette affaire, il n’est resté aucune trace.
Dans le Havre d’aujourd’hui, je rencontre les hommes et les femmes qu’il aurait pu côtoyer : syndicalistes, dockers, juge, avocat, psychiatre, voisins, famille… chacun se souvient de cette histoire et interroge sa propre mémoire, les luttes ouvrières et la justice de classe dont il est le symbole.
la bande annonce
la page Facebook
des images, le dossier de presse

 

LE FILM SERA DISTRIBUÉ EN SALLES LE 1er NOVEMBRE 2017
pour participer, organiser des projections… vous pouvez contacter :
- Nora DEKHLI, noradekhli@gmail.com (programmation cinémas France)
- Jean-Jacques RUE, jeanjacquesrue@gmail.com (programmation cinémas Paris et Ile de France)
- Sandrine FLOC’H, sandrine.floch73@gmail.com (partenariats, syndicats, associations, collectifs)
- Samantha Lavergnolle, lavergnolle2@gmail.com (relations presse)
- Christian Pfohl, Lardux FIlms, lardux@lardux.com (producteur et distributeur)

 

 

 

 

A mes yeux, »l’homme du XX° siecle », le héros ouvrier de notre pays,  la plus tragique erreur judiciaire, le crime de classe symbole du patronat français, le « dreyfus ouvrier » c’est Jules Durand.  Un modeste charbonnier du Havre. Oublié aujourd’hui alors qu’il fut une très grande figure nationale et internationale du mouvement ouvrier français du XX° siècle.

J’ai découvert sa vie et son histoire, alors que j’avais moi-même 20 ans, au milieu des années 60, à travers la belle pièce d’Armand Salacrou « Boulevard Durand » lorsqu’elle fut jouée au « Petit théâtre » de Rouen, rue des Carmes.

Elle m’est furieusement remontée à la gorge en juin 2016, alors que j’assistais à l’une des nombreuses et magnifiques manifestations au Havre, contre la scélérate loi El Khomri.  2500 dockers, gilets rouges, étaient là, en carré, en force, bras croisés, tambours en tête, derrière leur banderole, résolus et impressionnants. Ils ne savaient pas encore que deux d’entre eux seraient, à tort, interpellés par la police de Manuel Valls au petit matin, ce Premier ministre qui traita, depuis l’Arabie saoudite, les grévistes d’Air France de « voyous », en septembre, les grévistes d’Air France accusés d’avoir bousculé des policiers qui leur barraient le chemin.

Il n’en fallait pas plus pour raviver mes propres souvenirs : mon père était chaudronnier-menuisier au dépôt de Rouen, j’avais 8 ans, je le revois rentrant à la maison, en août 1953, choqué, alors que les CRS avaient « gazé » les cheminots manifestant à hauteur du Champ des Oiseaux.

 

 

 

 

Jules Durand, né en 1880, secrétaire du syndicat des dockers charbonniers du port du Havre, a été la victime tragique, symbole et martyr, d’un spectaculaire crime social, de ce qui reste comme la plus grande manipulation anti ouvrière de la Justice en France.

Le transport du charbon par mer (sea coal) avait au début du XX° siècle un caractère stratégique. La Seine Inférieure était le département qui en importait le plus, à partir des Iles Britanniques, via le port du Havre ; les négociants, armateurs et compagnies Evan Thomas Radcliffe, Cory and Son, Tinel, Worms et cie, et la « Transat » (Compagnie Générale Transatlantique) étaient puissamment coalisées contre tout action ouvrière qui tentait de freiner leurs activités et profits. En octobre 1909, le « comité central des armateurs » se constitua et se dota le 8 mai 1910, d’une assurance pour contrer les grèves de marins et dockers.

Or la CGT au Havre était puissante et combative : dès le 15 aout 1900, elle imposait la journée de huit heures en deux vacations de quatre heures séparées par une pause de deux heures, temps marqué par la célèbre « cloche des dockers ».

Le métier de docker charbonner consistait à porter des sacs ou paniers du pont des bateaux aux quais, ainsi que des opérations dans les parcs à charbon, ou dans les cales, spécialité la plus pénible dite « choulage ». Ces taches de coolies s’effectuaient avec des outils simples, sacs, hottes, cordes, poulies, passerelles, échelles, pelles. Le patronat mécanisait avec des pontons, des bennes, élévateurs, convoyeurs, diminuant le nombre et les possibilités de revendications des 600 charbonniers du port. L’apparition en 1910 du dernier engin mécanique géant, le « Tancarville », précipita la grève cet été-là.

Jules Durand fut élu secrétaire du syndicat des charbonniers par une assemblée générale qui établit un cahier de revendications le 16 août : révision des salaires, douches sur les quai, baisse du nombre d’heures de travail pour compenser l’arrivée de la machine, respect du repos hebdomadaire. Les négociants importateurs de charbon répliquèrent par un lock-out, activèrent le Tancarville, et importèrent des « jaunes » pour y travailler.

La grève dura du 17 août au 14 septembre (dans une année, 1910, où il y eut 1502 grèves d’une durée moyenne de 12 jours).

Jules Durand, 30 ans, fut arrêté le 11 septembre, avec pour objectif de briser cette grève, par une machination de la « Transat » et de la police. Le prétexte fut qu’il y avait eu la veille au soir une rixe entre gens alcoolisés, et qu’un contremaitre, par ailleurs « un renard », un « jaune », Louis Dongé avait été tué. Durand n’était même pas là, mais il fut accusé de « responsabilité morale », et jugé en moins de deux mois, avec une instruction bâclée, trafiquée par les patrons de la Transat,  et, bien que défendu par le un jeune avocat, René Coty, et la Cgt, il est condamné le 25 novembre 1910, au terme d’un procès inique, à la guillotine (tandis que les assassins directs du contremaitre sont envoyés au bagne).

 

Commence son calvaire : Jules Durand est transféré dans l’horrible cellule des condamnés à mort, à la prison de Rouen (« Bonne nouvelle »), isolé, camisole de force, fers aux pieds et aux mains, affublé d’une cagoule noire. C’est là que, maltraité, il perd la raison. Après un rejet de son pourvoi le 22 décembre 1910, il est partiellement gracié le 31 décembre. La peine de mort est commuée en sept années de prison. La campagne pour sa libération et sa réhabilitation s’amplifie, Jean Jaurès, en tête, l’indignation soulève, dans le monde entier, ses frères, les salariés,  mais aussi les militants des droits de l’homme, les intellectuels, et plus largement les démocrates.

Mais Jules Durand, s’enfonce dans les ténèbres dont il ne sort pas même dans les six semaines de liberté accordées à partir du 16 février 1911. Quand il sera libéré, il est trop tard : devant tant d’injustices, de souffrance endurées, de désespoir, sa raison l’a quitté. De l’hôpital Pinel du Havre, à Sainte-Anne à Paris, la folie le ronge, il ne saura ni l’annulation de ses condamnations ni le 15 juin 1918 son acquittement définitif, par la Cour de cassation. Il meurt, oublié de presque tous, à l’Hôpital psychiatrique de Quatre-Mares à Sotteville lès Rouen, le 20 février 1926.

Jules Durand a été triplement victime d’une machination judiciaire destinée à briser l’action syndicale, fatale pour sa santé et sa vie, d’un procès inique dont tous les rouages sont, depuis, connus dans le détail, et d’une absence de réparation et de condamnation de la Transat et des organisateurs des faux témoignages, les ingénieurs Ducrot et Delarue, clairement identifiés depuis.

Dans le prologue de la pièce d’Armand Salacrou, jouée au Havre pour la première fois en 1961, le prologue est un cri : «

Or ton histoire, Durand, qui fut vivante, recommence à vivre tous les jours, à toutes les heures, à travers le monde sous de nouveaux costumes, dans d’autres villes, avec de nouveaux visages ; dans la ville où tu as souffert, un boulevard porte ton nom, « Boulevard Durand ». On honore ton souvenir. »

Gérard Filoche

 

Pour honorer Jules Durand, en plus de la pièce de Salacrou (1961), il faut notamment lire « L’affaire Quinot » d’Emile Danoen, (1951), « Un nommé Durand » d’Alain Scoff (J.-C. Lattès, 1984), « Les quais de la colère » roman de Philippe Huet (Albin Michel, 2005), « Jules Durand, un crime social et judiciaire » (L’Harmattan, 2015) par John Barzman et Jean-Pierre Castelain.

 

 

Contribution critique sur le questionnai­re du 28 septembre

Vous trouverez ci-dessous une contribution au débat interne de notre parti, alternative au questionnaire du 28/09, signée par 20 responsables de la fédération du PS des Pyrénées-Atlantiques (BF, CF, secrétaires de section, maires, conseillers régionaux ou départementaux). Les enjeux actuels exigent plus qu’une simple «consultation» des militants. Un débat de fond s’impose plus que jamais pour reconstruire la gauche et répondre aux attaques du gouvernement contre les salari-é-s.

Amitiés socialistes,

La consultation du 28 septembre tient pl­us du quizz plébisci­taire que de réelles propositions.

Inutile de consulter les membres du PS pour savoir s’il faut donner la parole aux militant.e.s, aux sympathisant.e.s, aux citoyen.ne.s pour définir une nouvelle orientation au Parti socialiste. Cela constitue l’ADN du PS que de consulter et de réfléchir. Ne fa­isons pas semblant d’oublier « la primai­re citoyenne » qui ont déjà prouvé le dé­calage entre l’élect­orat de gauche et la direction qui soute­nait aveuglément les gouvernements (de la présidence Holland­e).

 

Nous toutes et tous voulons une orientat­ion résolument oppos­ée au gouvernement Macron et à ses mesur­es néolibérales. Nous voulons l’unité de toute la gauche et nous soutenons activ­ement les mouvements sociaux et syndicaux contre les ordonna­nces Macron (dont no­us exigeons le retra­it), contre la loi El Khomri (dont nous exigeons l’abrogatio­n), contre  la suppression des CAE (contrats d’accom­pagnement dans l’emp­loi), contre la remi­se en cause de l’ISF (impôt sur la fortu­ne)…

Nous attendons de la direction nationale une proposition d’o­rientation qui fixe des perspectives sans occulter la critiq­ue de la politique passée ; une forme de droit d’inventaire permettant au PS de retrouver une crédib­ilité auprès de tous les citoyens et sal­ariés.

 

Nous n’acceptons pas que ce questionnaire soit un faux nez servant à modifier les statuts pour, rédu­ire les droits d’exp­ression et de représ­entation, pour remet­tre en cause les sta­tuts et les acquis démocratiques du cong­rès de 1971 à Epinay (question C1).

Nous appelons les me­mbres du Parti socia­liste à se fédérer, à ne pas se faire dé­posséder du débat de fond par une « dire­ction collégiale pro­visoire » qui comprend essenti­ellement des soutiens à la politique men­ée sous la Présidence de François Hollan­de.

 

Ceux qui nous ont co­nduit au désastre él­ectoral en persistant à soutenir une pol­itique d’austérité que même le FMI consi­dère comme plus noci­ve qu’il ne le pensa­it (sic) et qui se sont jetés dans les bras de Macron, ne pe­uvent être ceux qui assurent la refondat­ion du PS d’Epinay. L’exemple du Portugal doit inspirer le renouveau du PS : cel­ui-ci proviendra du retour à Epinay avec la construction d’u­ne fédération de tou­te la gauche.

Cela constitue indén­iablement le réel en­jeu du prochain Cong­rès de février 2018.

 

Premiers signataires :

Sylviane Alaux

Jacques Boutonnet

Marie-Pierre Cabanne

Jean-Michel Cazalet

Thomas Chavigné

Pierre Chéret

Charline Claveau

Stéphane de Nodrest

Sandrine Derville

Emilie Dutoya

Natalie Francq

Marie-Lyse Gaston

Catherine Lalanne

Jean-Yves Lalanne

Joël Maïtia

Stéphanie Maza

Michel Minvielle

Pierre Ruscassie

Bernard Uthurry

Stéphane Virto

 

 

Pour vaincre Macron, unité de la gauche,

Macron vient de connaître sa première claque électorale. Certes ce ne sont que les élus locaux, qui ont voté aux sénatoriales, mais ils reflètent bien ce qui se passe dans le pays : la macromania est finie, la nature de droite de la politique menée par l’exécutif apparaît clairement. D’ailleurs, le seul secteur de l’opinion où la popularité de Macron progresse, c’est l’électorat de droite, Chez les ouvriers et les employés, le rejet de Macron est de plus en plus fort.

Un gouvernement qui attaque tous azimuts

Les ordonnances sur le Code du travail sont totalement en faveur du patronat. Macron s’empresse de les signer dans une mise en scène digne de l’Ancien régime. Il envoie la police pour casser la grève des routiers. Une réponse unitaire intersyndicale est plus que jamais nécessaire. C’est possible le 10 octobre dans la Fonction publique, ou chez les retraités, cela doit l’être au plan interprofessionnel. Même la CFE-CGC « appelle à un mouvement unitaire » !

Forfait hospitalier en hausse, augmentation de la CSG, logement social mis au régime sec : les attaques se multiplient. L’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) transformé en Impôt sur la seule fortune immobilière (IFI) rapportera au minimum 3,5 milliards de moins ! La Prélèvement fiscal unique (PFU souvent appelé flat tax) profitera largement aux personnes à hauts revenus. L’étatisation de la sécurité sociale se précise avec la suppression annoncée des cotisations sociales chômage et santé. Ce que les patrons paient sera transféré sur l’impôt des particuliers. Une remise en cause totale de la protection sociale depuis 1945 !

Le manque criant de places dans les facs après la baisse des APL, tout cela montre le peu de considération de l’exécutif pour la jeunesse. Le ministre de l’éducation préfère « satisfaire quelques bas instincts d’une clientèle politique » pour reprendre les propos du Président démissionnaire du Conseil des programmes. Obtenir le soutien des plus réactionnaires contre une école démocratisée, pour une école faite pour la seule réussite des « élites » et de leurs enfants.

Les effets négatifs de la baisse des dépenses publiques ne sera pas contrecarrée par un pseudo « grand plan d’investissement » fort peu ambitieux. D’autant que l’essentiel des actions de ce plan est un redéploiement de moyens déjà prévus notamment en ce qui concerne le soutien à la rénovation des bâtiments.  Ce plan d’investissement n’est pas un plan de relance. Et toujours pas de politique industrielle. Et Siemens avale Alstom !

On peut aussi citer les déclarations contradictoires sur le glyphosate, avec un gouvernement à l’écoute de la FNSEA. Il y  a aussi la suppression bien réelle d’aides aux agriculteurs bio…et une « application provisoire » du CETA le 21 septembre pourtant incompatible avec la Cop 21.

Plus que jamais rassembler à gauche

La crise du PS n’en finit plus … on aurait pu penser que les socialistes fassent le bilan des 5 dernières années. Au lieu de cela ils sont appelés à voter pour qu’une convention puisse modifier les statuts avant le vrai congrès. Et avant même cette modification à venir, le débat le plus important qui semble occuper sa direction c’est celui du remplacement de Cambadelis. Ceux qui ont amené le PS à la défaite veulent à tout prix en garder le contrôle quel que soit le prix à payer en perte d’adhérents ! C’est pathétique ! Pas sûr que les militants socialistes, nombreux à vouloir une gauche socialiste vraiment de gauche et pleinement unitaire, participent massivement à ce vote du 28 septembre.

Les convergences à gauche commencent néanmoins à se manifester. Des appels communs ont été publiés pour appeler au 12 septembre par exemple. Les manifestations contre les ordonnances témoignent d’une volonté d’unité. Un appel à travailler ensemble se propose de constituer un comité de liaison ouvert et pluraliste.

L’enjeu, c’est que dans tout le pays, dans les villes, les entreprises, les territoires une dynamique unitaire naisse et s’élargisse. Tant au plan du mouvement social que sur le débouché politique. C’est la condition pour qu’une alternative majoritaire s’affirme face à Macron.

 

 

Même L’Opinion tourne en dérision le questionnaire grotesque imposé à ses militants le 28 septembre par la pseudo direction collégiale provisoire du PS

«Es-tu favorable à une campagne de porte-à-porte?»: le questionnaire du Parti socialiste à ses militants

27 septembre 2017 à 12h45

L’Opinion s’est procuré le questionnaire sur lequel les militants du Parti socialiste sont appelés à voter jeudi. Il mélange des questions presque insignifiantes et d’autres qui touchent au cœur du parti d’Epinay : le fonctionnement de la direction et les modalités du prochain Congrès, en février

Parti socialiste 

Parti socialiste
© Sipa Press

C’est la première fois, jeudi, que les 100 000 militants socialistes (chiffre officiel) sont consultés depuis la déroute de l’élection présidentielle et des législatives. Pas sûr qu’ils trouvent de quoi exprimer leur amertume ou épancher leur désarroi. Dans le questionnaire que l’Opinion s’est procuré, la direction collégiale du PS leur demande, par exemple, s’ils souhaitent organiser des porte-à-porte pour aller à la rencontre des Français. Ou s’ils aspirent à la création d’un conseil scientifique ouvert aux chercheurs, universitaires, syndicalistes, entrepreneurs, artistes, créateurs…

Plus sérieusement, les militants devront également répondre demain aux interrogations plus lourdes qui leur sont adressées, comme sur le mode d’organisation de la direction du PS et surtout les modalités du prochain congrès. Parmi les cadres du parti, personne n’a envie de revivre le spectacle des grand-messes socialistes comme celles de Rennes (1990) ou Reims (2008), ponctuées de déchirements et de rabibochages artificiels dont les ressorts étaient incompréhensibles aux Français.

Car le vote de jeudi est le premier acte du congrès de février prochain, qui se tiendra en région parisienne. Un congrès qui devra trancher des questions essentielles, politiques et stratégiques, où de nouveaux visages et de nouvelles forces seront en présence. Un rendez-vous vital, à moins de deux ans des élections européennes et des élections municipales, qui conduira le PS sur le chemin de sa renaissance ou, à l’inverse, qui pourrait finir par l’achever. Le résultat du vote militant sera dévoilé samedi, au cours d’une réunion extraordinaire du conseil national du PS. Le taux de participation demeure incertain.

 

Appel à la direction collégiale nationale sur le fonctionnement des instances fédérales de l’Allier- 131 premiers signataires – 24sept2017

Appel à la direction collégiale nationale sur le fonctionnement des instances fédérales de l’Allier- 131 premiers signataires – 24sept2017

 

Lettre ouverte à la Direction nationale collégiale provisoire sur le fonctionnement de la Fédération de l’Allier du Parti socialiste

Les signataires de cet appel souhaitent alerter la direction collégiale de notre Parti sur le fonctionnement irrégulier de la Fédération de l’Allier et les agissements de certains de ses dirigeants.

En particulier, nous dénonçons :

  •   Les récentes exclusions, prononcées sans que la Commission fédérale des conflits soit saisie et donc en dehors de tout cadre statutaire.
  •   Le non-respect par la Fédération de l’Allier des procédures d’appel en cours et de leur caractère suspensif, qui rétablit les camarades comme adhérents jusqu’à la décision de la Commission nationale des conflits
  •   Les décisions de fusions et dissolutions de sections, prises dans le cadre de procédures illégitimes
  •   La récente modification de la composition du conseil fédéral, effectuée en juin hors du cadre fixé lors du Congrès de Poitiers, avec notamment l’éviction de camarades pour lesquels la décision d’exclusion n’était pas définitive, le délai statutaire de 30 jours n’étant pas écoulé
  •   La désorganisation manifeste des instances fédérales, dont on ne connaît plus la composition exacte, parfois au détriment de la neutralité de certaines instances (bureau fédéral des adhésions et commissions fédérale des conflits notamment)
  •   L’arrêt du fonctionnement du secrétariat fédéral, qui n’est plus réuni
  •   Les votes organisés en Conseil fédéral alors que le quorum n’est pas atteint
  •   L’absence de comptes-rendus des réunions du Conseil fédéral
  •   L’opacité des contrats de prestation signés par la Fédération
  •   Le positionnement politique opportuniste de Nicolas Brien qui, après avoir soutenupubliquement et à plusieurs reprises la candidature d’Emmanuel Macron, demande l’exclusion de camarades pour soutien de candidats dissidents aux législatives
  • Nous demandons à ce que les manœuvres politiques et antidémocratiques, visant à faire disparaître toute forme de contradiction au sein de la Fédération, cessent.
  • Nous demandons la mise sous tutelle de la Fédération de l’Allier jusqu’au retour à un fonctionnement fédéral normal, serein et respectueux des personnes et des règles, afin de permettre un réel débat d’idées et la reconstruction de notre Parti.

Jean Aigoin (Montluçon) Thierry Alary (Varennes) Jean-Luc Albouy (Avermes) José Alonso (Moulins) Louis Auberger (Domérat) Didier Auclair (Bourbon) Marie-Paule Aufaure (Montluçon) Nicole Barbarin (Bellerive) Monique Beaumont (Montluçon) Pierre Bernard (Bourbon) Michelle Bigattin (Montluçon) Henri Bigattin (Montluçon) Robert Blot (Saint-Pourçain) Jean Boire (Bourbon) Rémi Borowiak (Bourbon) Anne-Marie Bouis (Moulins) Pierre Bourdier (Domérat) Jacqueline Bourdier (Domérat) Jean-Noël Bourdot (Moulins) Claude Bourdut (Huriel) Clément Brossard (Moulins) Jean-Claude Brunet (Saint-Pourçain) Magalie Buisson (Bellerive) François Cassany (Montluçon) Patrick Chagnon (Désertines) Danielle Champagneux (Montluçon) Jean-François Champagneux (Montluçon) Alain Chanier (Commentry) René Charrette (Avermes) Christian Chaze (Bellerive) Sophie Chazel (Saint-Pourçain) Michel Cheymol (Hérisson) Gérard Ciofolo (Hérisson) Bruno Confesson (Montmarault) Lucien Coubaillon (Domérat) Laurence Couty (Montluçon) Daniel Crozatier (Bellerive) Marie-Paule Crozatier (Bellerive) Jean-Pierre Damasse (Commentry) François Dard (Saint-Pourçain) Cyrille Darrigade (Commentry) Hélène Daviet (Saint-Pourçain) Pierre De Battista (Avermes) Nicole De Melo (Commentry) Pierre-Marie Delannoy (Hérisson) Alain Denizot (Averses) Aurore Denizot (Yzeure) Michel Desgranges (Vichy-St Yorre) Bernard Devoucoux (Gannat- Ebreuil) André Duchalet (Gannat-Ebreuil) Valéry Dupuis (Domérat) Viviane Dupuy (Domérat) Alain Faucher (Montluçon) Raymond Forichon (Commentry) Pascale Foucault (Yzeure) Gilles Frobert (Varennes) Odette Gajda (Gannat-Ebreuil) Emmanuel Gallinas (Gannat- Ebreuil) Jacques Gallos (Montluçon) Yves Gaudin (Hérisson) Jean-Michel Gerbe (Montluçon) Barthélémy Giard (Bellerive) Serge Giraud (Gannat-Ebreuil) Dominique Gras (Vichy-St Yorre) Bernard Gros (Montluçon) Eliane Huguet (Avermes) Daniel Itard (Hérisson) Chloé Jara (Moulins) Claude Julien (Avermes) Frédéric Kott (Montluçon) Jeanine Kuras (Bellerive) Jérome Labonne (Yzeure) Isabelle Lagarde (Bellerive) Christine Lagoutte (Domérat) Jean-Michel Laroche (Moulins) Louis Lasne (Montluçon) Michel Lassauzay (Gannat-Ebreuil) Suzanne Lassauzay (Gannat- Ebreuil) Jacques Laville (Commentry) Jean-Claude Magot (Gannat- Ebreuil) Henri Malavaud (Désertines) Jean Mallot (Saint-Pourçain) Jacques Marcelin (Gannat-Ebreuil) Danièle Marcelin (Gannat-Ebreuil) Catherine Mathiaud (Montluçon) Danielle Mazelier (Saint-Pourçain) Lionel Michel (Montluçon) Thierry Migeon (Commentry) Danielle Moulharat (Hérisson) Jean-François Nebout (Domérat) Dominique Nebout (Domérat) Carine Pandreau (Avermes) René Peronnaud (Lurcy Lévis) Pascal Perrin (Yzeure) Jocelyne Petitpez (Hérisson) Monique Phelouzat (Montluçon) Stéphane Pierre (Prémilhat) Florent Piette (Prémilhat) Mickaël Piot (Hérisson) Alain Piquet (Montluçon) Jean-Claude Pirot (Domérat) Alain Pousset (Bourbon) Bernard Pozzoli (Prémilhat) Jean-François Prevautat (Gannat- Ebreuil) Brigitte Prunie (Hérisson) Gérard Ramilien (Vichy-St Yorre) Carmen Roederer (Montluçon) Monique Rom (Prémilhat) Michel Rostan (Cusset) Dominique Rostan (Cusset) Catherine Sabaton (Montluçon) Mohamed Saoudi (Montluçon) Jean-Pierre Scaramozzino (Commentry) Bernard Scherrer (Vichy-St Yorre) Jean-Pierre Sertillange (Commentry) Irène Sertillange (Commentry) Bernard Sinturel (Commentry) Dominique Sola-Lyon (Prémilhat) Jean-Pierre Tabarly (Varennes) Pauline Talon (Commentry) Emmanuel Torregrosa (Hérisson) Patrick Vanhonnacker (Montluçon) Jean Vellard (Commentry) Sébastien Vergne (Montluçon) Nathalie Verriere (Bellerive) Bruno Vif (Moulins) Bernadette Vignaud (Montluçon) Madeleine Wasiak (Commentry) Juliette Werth (Montluçon) Thierry Wirth (Vichy-St Yorre) Jean-Michel Zammite (Avermes)

 

Mon intervention au BN du PS du lundi 25 septembre 17

Le 22 septembre 2013, Angela Merkel était battue aux élections. Oui, il y a cinq ans, la gauche était majoritaire en Allemagne, le SPD, Die Linke, et les Grünen avaient 800 000 voix et 8 sièges de plus que la droite CDU-CSU. La gauche aurait pu gouverner depuis cinq ans et changer le visage de l’Europe libérale empêchant sa soumission à l’ordo-libéralisme façon Schauble.

Mais le SPD a refusé d’aller à gauche, d’unir la gauche, de se comporter en parti social-démocrate à gauche. Il s’est allié « en grande coalition » à droite avec Merkel pendant 5 ans. Et le peuple allemand, le salariat allemand, les précaires allemands, les petits boulots allemands, les pauvres allemands ont payé le prix de cette trahison pendant cinq ans. Et au bout de cinq ans, les inégalités se sont creusées et l’extrême droite est montée en puissance : pas de surprise à cela, partout où cela se passe ainsi le résultat est le même. Cruel.  Et maintenant le SPD, au plus bas de son histoire, dit « non je ne fais plus d’alliance ». C’est bien lourd, bien tard, pas excusable.

 

Les peuples européens ont besoin de gauche comme c’est le cas en Grande-Bretagne avec le Labour de Jeremy Corbyn qui peut arriver au pouvoir dans peu de temps, vu les empêchements de Theresa May. Merkel a perdu 9 points dimanche, le SPD a perdu 5 points, la « grande coalition » est désavouée, alors qu’elle servait ici de modèle à beaucoup, disons poliment, d’égarés qui sont allés se perdre à droite chez Macron-Thatcher. Et cette défaite du SPD est une leçon pour nous, Grünen et Die Linke n’ont pas reculé, l’unité de la gauche est en fait la seule issue en Allemagne… comme ici.

 

Sur la feuille de route et le vote du 28 septembre. Je rappelle que depuis le premier jour, et lors du CN du 8 juillet je suis opposé à toute cette démarche. Nous étions 17 à voter contre au CN et 20 abstentions. Votre démarche est bureaucratique et pas politique comme il le faudrait.

Assez de « purges », d’exclusions, comme en Allier (127 militants font appel au BN)  comme en Côte d’or (ou les militants de gauche sont virés en leur absence) comme dans le Pas de Calais, dans le O4, et un peu partout. Assez de huis clos obscurs, de manœuvres ce n’est pas digne. Parlons politique. Immédiatement.

 

Il faut d’abord faire un bilan du quinquennat, on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé, comme si la politique Hollande ne nous avait pas fait perdre 7 élections consécutives – et même notre local. Cela a été une liquidation. Il faut clarifier et s’en dégager. C’est un préalable à tout. Le reste, embrouillaminis de réunions, de conventions statutaires visant à étouffer et écarter la politique, ces « questions d’entreprises » formatées, orientées,  nous le disons, les militants doivent balayer cela, ça mérite le moins de voix possible, d’être raturé ou ignoré, ce n’est pas le sujet.

 

Parlons du fond, du fond, du fond.

Elisons un secrétaire, pas à huis clos, pas dans un petit cénacle. Vite le congrès POLITIQUE.  Et largement ouvert à tous nos sympathisants.

L’explication de ce qui s’est passé n’a rien à voir avec le fonctionnement, les motions, ou la division. Ce qui nous a divisé c’est la ligne politique de Hollande-Valls-Macron. Ca nous a cassé littéralement.  Revenons à gauche. Revenons aux fondamentaux.

Ce qui s’est passé au Sénat, bien que le scrutin soit alambiqué et trompeur, vaut coup d’arrêt à Macron. Cela fait 130 parlementaires au PS, mais a condition qu’ils s’orientent a gauche, qu’ils combattent l’ennemi, Macron.

Car si Macron nous a pris des voix, c’est bel et bien à gauche que nous les retrouvons et c’est bien l’union de la gauche qui assure nos sièges, nos élus.

 

Combattre fermement frontalement Macron et sa politique est la clef de notre refondation, reconstruction. Ce n’est donc plus supporter de mener campagne en « souhaitant que macron réussisse son quinquennat » car dire cela introduit toutes  les confusions, annihile tout effort de clarification. C’est souhaiter que Macron fasse mal à notre peuple, aux salariés, que Thatcher triomphe, que le mouvement social perde. Aucun dirigeant en vue de notre parti, surtout porte parole, on ne peut l’accepter  ne doit dire cela !

 

Il faut mener campagne avec le mouvement social, soutenir les routiers, les cheminots, la mobilisation des fonctionnaires du 10 octobre. Il faut déposer des recours auprès de la CJCE, de l’OIT, la charte européenne des droits humains de 1999 s’oppose à un plafonnement  des indemnités aux prud’hommes ; l’OIT aussi, pareil pour le droit du licenciement, les ordonnances Macron sont attaquables et condamnables, faisons le.
Mais il faut savoir ce nous que disons,  nous ? Qu’il faut abroger El Khomri, oui ou non ? Voulons nous toujours faciliter les licenciements ou non ? Voulons nous contrôler les licenciements oui ou non ? On ne peut se battre et être audibles sans réponses sur le fond ! Si on veut être écoutés, il faut proposer : proposer de reconstruire un code du travail contre les exigences du Medef ! Il faudrait aussi faire un grand appel et collectif national contre la suppression des emplois aidés, le « plan social » de 123 000 suppressions d’emploi que fait Macron. Moi, partout ou je passe en province, on me parle de ça. Agissons nationalement. Prenons des initiatives de combat anti Macron et proposons le à FI, au PCF, aux Verts.

Je ne suis pas allé ce samedi là, à la manifestation de FI pour la seule raison qu’elle n’était pas unitaire, mais je suis pour qu’on construise une manifestation unitaire avec FI, et toute la gauche. Ils ont eu le même succès relatif ou insuccès que le 6 mai 2013 ou le 1er décembre 2013.  Cela prouve qu’il y a des forces militantes importantes prêtes à s’engager, derrière ceux qui agissent le plus. Mais ce n’est évidemment pas suffisant. Il faut bien mieux, il faut nous y mettre,  il faut une grande dynamique unitaire pour vaincre Macron. Un vrai et grand mouvement de masse, pas seulement dans les rues mais dans les entreprises, comme en mai 68. Il faut en créer les conditions, offrir un débouché politique, et c’est l’unité de la gauche seule qui peut le permettre.

 

est on écouté parfois ?

communique signé du PS ce matin

Pour les emplois aidés, le compte n’y est pas et c’est la double peine

25 septembre 2017

Face à la grogne qu’il a levé dans le pays en annonçant la suppression sèche de 150.000 emplois aidés, le Premier ministre a présenté des correctifs pour atténuer la brutalité de son plan social. Mais pour le Parti socialiste, le compte n’y est pas car l’inflexion demeure timide, tardive et précipitée.  

Le nombre des emplois aidés sera en chute libre : de 460.000 en 2016, à 320.000 et seulement 200.000 en 2018. Cette baisse de 40% représente autant de personnes, souvent en situation de fragilités sociales et en difficultés sur le marché du travail, qui se retrouveront demain dans les files de pôle emploi.

Les services publics et les associations n’échappent pas au couperet. Les critères posés par l’Etat sont à ce point restrictifs qu’ils condamnent à la suppression les contrats aidés dans les cantines scolaires, les jardins et espaces verts ou les associations sportives, quelques jours après la désignation de Paris 2024.

Le gouvernement applique la double peine aux emplois aidés : non seulement il diminue leur nombre mais il baisse leur prise en charge qui passe de 70% à 60%.

Le Parti socialiste réitère sa demande au gouvernement de sursoir à la suppression de tous emplois aidés tant qu’une discussion générale n’aura pas permis d’imaginer un autre système. Les personnes en contrats aidés et les services de proximité ne doivent pas payer le politique d’austérité mise en œuvre par le Premier ministre, Édouard Philippe.

 

 

 

 

 

 

 

 

Appel de militants socialistes de la Loire De partout NON aux questions et votes bidon du 28 septembre

 

Le 28 septembre, un questionnaire est soumis à notre vote avec 13 questions.

Aucune sur le bilan et sur les raisons de l’échec du quinquennat !

La « direction collégiale provisoire » n’a aucune légitimé  statutaire  elle n’en a pas davantage pour engager une transformation profonde de notre parti  avant même que le nécessaire  débat politique n’ait eu lieu.

Est-ce à cause de nos statuts si le gouvernement a mené une politique qui s’est éloignée de notre programme, de nos valeurs, et des engagements du candidat F. Hollande ?

Cette politique, que le gouvernement Macron-Philippe-Pénicaud poursuit et aggrave aujourd’hui,  a été guidée davantage par les demandes du Medef que par la nécessaire réponse aux difficultés de nos concitoyens.

Sans débat de fond sur la ligne politique d’une direction responsable de la crise actuelle, il n’y aura pas de reconstruction réellement possible.

Nous dénonçons cette opération et nous appelons les militants et à ne pas participer à la légitimation de cette démarche  en s’abstenant de voter .

Premiers signataires

 

Appel de militants socialistes https://www.ps-franceds.fr/appels Pour signer cet appel « ps.franceds@gmail.com »

Que fait le Parti Socialiste ?

Plus ça change, plus c’est pareil

Sans être négatif, donnons crédit à la nouvelle direction collégiale du Parti Socialiste de vouloir se lancer dans la refondation du parti. De septembre 2017 à mars 2018 sont prévus des consultations militantes, forum de refondations décentralisés et autres consultations. Ces bonnes intentions traduisent malheureusement un PS qui ne tire pas les conclusions de ses échecs consécutifs, se parle à lui-même et accentue, avec les mêmes méthodes, un entre-soi.

De combien de militants disposent aujourd’hui le PS ? Une question à vite évacuer tant la réponse reléguerait le PS à un insignifiant poids politique au vu de son histoire. Pour les rares militants encore présents, les actions de forme du PS ne leur parlent plus et ils sont, à l’évidence, dans l’attente… pour combien de temps ? Le malaise perdure.

Poser les bonnes questions et les bonnes priorités ?

Le Parti Socialiste souffre-t-il de ses statuts et règlements au point qu’on s’empresse dans l’urgence de les modifier /changer ?

Ou le Parti Socialiste souffre-t-il de l’absence de lignes directrices, de contenu, renouvellement et idées ?

En s’attachant à répondre sur ses statuts, le PS s’éloigne des priorités/urgences et de fait entérine son absence, déjà constaté, sur l’actualité nationale si importante et in fine ne compte plus pour les Français. Un acte manqué révélant une fuite des problématiques et débats nationaux dont le PS n’a manifestement rien à dire comme par exemple sur la Loi travail, la gestion de l’ouragan Irma et la question écologique, autant de sujets et bien d’autres encore structurant une pensée politique. Les choses peuvent-elles rester ainsi ?

Du fond, du fond, du fond

Il est urgent de parler du fond et avoir un vrai débat d’orientation. En juin 2017, le vote de confiance au gouvernement en a montré l’urgence, à défaut d’enlisement, de clarifier le positionnement politique des socialistes, leurs orientations et aspirations sociétales. Pour rappel « Trois élus du groupe Nouvelle Gauche, nouveau nom du groupe socialiste, ont voté pour la confiance. Les autres députés ont majoritairement décidé de ne pas s’exprimer. Alors que dans le même temps unanimité chez les 17 députés de la France insoumise : ils ont voté contre. »

Seul un congrès, conformément à nos statuts peut, enfin, faire avancer le Parti Socialiste sur le fond et lui permettre à nouveau d’être une alternative crédible.

Appel à la direction nationale

Une refondation basée sur de bonnes intentions sur lesquelles chacun ne pourra y donner que son aval sonne comme un écran de fumé masquant les stratégies sous-jacentes qui veulent priver le peu de militants restants d’un vrai débat sur le fond à travers un congrés comme le prévoit les règles statutaires : ainsi nous lançons un appel à la direction nationale.

 

 

 

Appel militants

Militants socialistes, nous sommes surpris de ce qui émane de la « direction provisoire » nommée le 8 juillet et du « séminaire » organisé les 26 et 27 aout.

Si l’on comprend bien il s’agit de faire voter les militants le 28 septembre pour une « feuille de route » qui aurait pour fonction de changer les statuts du parti avant de tenir un prochain congrès politique. Un tel « congrès statutaire » aurait lieu en décembre et un congrès « politique » aurait lieu en février. Nul ne sait à quoi servirait cette « double détente » ? A quoi sert une telle usine à gaz ? A éviter le débat de fond ? A changer les termes, les règles, les modalités du débat de fond ? A supprimer le droit de déposer des motions et les élections à la proportionnelle ? Si c’est cela, c’est casser le parti sans débat. C’est pourtant de débat politique, de bilan et de perspectives politiques, d’orientation, dont nous avons besoin tous ensemble après le désastre électoral du printemps.

Nous en appelons au Bureau national, au Conseil national pour qu’ils engagent normalement la discussion le plus rapidement, pour qu’ils donnent le plus vite possible la parole aux militants selon les traditions et règles de notre parti.

La « feuille de route » doit prévoir l’élection d’un secrétaire national provisoire puisque l’actuel est démissionnaire. La « feuille de route » doit fixer la date du congrès national prévu par nos actuels statuts, les dates de dépôts des contributions et motions, les dates des votes, de façon à ce que, dans ce cadre statutaire, nous puissions parler analyse et orientation politique, pour reconstruire refonder notre parti.

Ouvrir à tous les niveaux, aux sympathisants, sections, fédération, notre parti dans un processus de débat ainsi conçu, à toutes et tous, a déjà été fait et est déjà possible avec nos actuels statuts.

Cela ne fera que renforcer l’autorité militante, surtout populaire, dont nous avons cruellement besoin, des choix que nous ferons et des décisions que nous prendrons collectivement.

France Dynamique et Solidaire Ismaïla Wane – Sébastien Mounier https://www.ps-franceds.fr/appels Pour signer cet appel « ps.franceds@gmail.com »

 

La plus violente attaque de toute l’histoire contre nos salaires, par Macron