Une majorité composite ? non, plurielle

 

Jean Luc Mélenchon vient de déclarer récemment qu’il ne voulait pas de « majorité composite »

« Personne ne peut croire qu’il est possible de gouverner un pays avec une majorité composite de gens qui s’attendent les uns les autres au coin du bois »

Ca c’est vrai ! Il faut que les candidats de la majorité ne s’attendent pas « au coin du bois » mais soient derrière le président élu les 23 avril et 7 mai prochaines même         «  labellisés » en soutien au programme commun de gouvernement qu’il aura formé.

Il serait impossible de gouverner autrement.

Mais la majorité sera forcément plurielle à gauche ou ne sera pas.

Donc il faut commencer par le commencement :

1°) Rédiger un programme commun de gouvernement : cela doit être facile, d’ailleurs Mélenchon ne le conteste pas, il a déclaré que les positions étaient « voisines ». Et si on les étudie bien, on le vérifie.

2°) Se mettre d’accord sur les grandes lignes de la composition de ce gouvernement correspondant au programme signé. Un gouvernement Hamon, Jadot, Laurent, Mélenchon

3°) Se mettre d’accord sur une liste partagée respectant chacune des sensibilités et partis de gauche, de 577 noms de candidats communs labellisés en soutien à ce gouvernement.

 

Il faut aller vite car le dépôt des candidatures est le 17 mars.

Personne ne se ralliera à personne. Personne n’exclura personne. Personne ne sera obligé de scissionner ou de soumettre son propre parti.

Le programme retenu ne sera ni celui de Benoit Hamon, ni celui de Yannick Jadot, ni celui de Jean-Luc Mélenchon.

Ce ne sera pas des « bouts de programme » ni une « mosaïque de programme » : il sera clairement retenu ce qui unit, et écarté ce qui divise.

En 7 ou 8 ou 9 questions clefs, centrales, sera défini un programme d’action  de transition non pas pour résoudre toutes les questions du socialisme, mais pour gouverner de 2017 à 2022.

Chaque sensibilité de gauche désireuse, chaque parti de gauche s’engageant à participer et soutenir la mise en oeuvre de ce programme de gouvernement sera respecté et associé.

Il est en effet hors de question que des alliances se fassent avec la droite ou son prétendu « centre », car il s’agit justement de combattre la politique de droite du trio des candidats de la corruption et de l’argent, les Fillon, Le Pen, Macron.

Et de mettre en œuvre le programme commun de gouvernement de la gauche.

Mais en ce sens, au sein de la gauche, oui, la majorité sera composite tout comme la gauche sous Lionel Jospin fut plurielle. Si elle ne l’était pas, elle ne serait jamais une majorité.

Sans rassembler toute la gauche, ce serait un échec a coup sur : on n’atteindrait pas 20 % au premier tour et plus de 50 % au second tour.

Il faut donc « composer » une large majorité de gauche appuyée sur une large majorité de partis, d’associations, de syndicats, à gauche.

Il faut le faire ouvertement, largement, publiquement, expliquant toute la vérité, il s’agit de gagner ou de perdre, de refuser le choix entre LR et FN et d’ouvrir une page nouvelle de la gauche.

Dans tous les camps de la gauche, il y a des doutes, mais ils ne sont basés sur rien.

Car aucun des camps n’est en mesure de gagner sans l’autre. Et sauf à avouer préférer la défaite, il faut s’allier.

Hamon ne gagnera pas seul. Mélenchon ne gagnera pas seul. Il y a obligation d’un accord, obligation de résultat, obligation de campagne commune, obligation de victoire unitaire.

Nous n’avons pas la compétence pour dire comment devrait être ce casting de gouvernement, mais il devrait afficher une représentativité la plus large de toute la gauche, afin d’augmenter ses chances de réussir durablement dans tout le pays.

Dans le camp Hamon, certains parient sur le fait que le jeune et nouveau candidat ferait une percée, minoriserait Mélenchon, qui chuterait en vrille par son refus d’unité. Cela n’arrivera pas : Mélenchon a fait campagne depuis un an, il y a des idées et des positions installées, des forces politiques militantes, il n’y a aucun doute qu’il gardera au moins son étiage autour de 9 à 10, 12 voire 14 %. Le niveau exact n’a pas d’importance, mais il est suffisant pour être incontournable. Pas possible d’être au second tour sans alliance. L’alliance avec EELV ne sera évidemment pas suffisante non plus.

 

Ceux qui pensent ou espèrent autrement devront se faire une raison.

Il n’y aura pas non plus d’envolée invincible du candidat Benoit Hamon et vains sont ceux qui croient qu’il pourrait passer seul au second tour : malgré la belle primaire, l’avidité de victoire, la peur de la droite et de l’extrême-droite, les reflexes électoraux ne seront pas assez puissants pour vaincre l’héritage du quinquennat. Le simple fait de refuser l’unité serait facteur de doutes et de freins.

Côté Jean Luc Mélenchon le symétrique est aussi vain : ceux qui croient que leur champion passerait tout seul, qui font appel de tous les sondages, et le voient au second tour, devançant Benoit Hamon, sont en plein irréalisme, et ceux là pleureront de déception le soir du 23 avril à 20 h.

C’est pourquoi il ne faut pas croire ceux qui vous disent « c’est impossible ». Ni ceux qui sèment le doute. Encore moins ceux qui énumèrent les obstacles.

Ceux qui argumentent du passé, des égos, des futurs candidats, des difficultés… agitent des obstacles, mais soit ils sont irréels, soit ils sont exagérés, soit ils sont renversables.

Certains disent que les militants des deux côtés ne comprendraient pas, et reprocheraient  leur candidat de s’être alliés, ou même d’avoir « capitulé ». D’abord il faut dire que ça se passe toujours comme ça dans tous les processus unitaires dans toute l’histoire.  Il y a  toujours des ultras qui refusent, hurlent… mais que proposent ils donc à la place ? Ces sectarismes là se surmontent vite. On passe vite du doute, de l’incrédulité, de la méfiance, à la raison, puis à la joie  et à l’enthousiasme.

 

Il suffit d’être clairs transparents, volontaires.

Un accord Hamon, Jadot, Mélenchon serait un signal extraordinaire dans l’histoire de la gauche en rupture de facto avec ce qu’a été le quinquennat rabougri de Hollande. Cela renverserait tous les préjugés, toutes les craintes, tous les désespoirs, toutes les résignations…

La surprise accoucherait vite d’un engouement exceptionnel. L’espoir déferlerait. Nous serions vite en tête de tous les sondages. Le trio des candidats de la corruption et de l’argent reculerait vite. La peur le Pen sera refoulée : elle existe par défaut d’une gauche attractive. Fillon sera plombé par sa corruption. Et la place tellement artificielle de Macron se verra vite.

Certains demandent « des garanties » : on les comprend il en faut. Ils ne veulent pas d’un « autre discours du Bourget ». Ils veulent une « majorité cohérente ».

Mais quelle garantie supérieure à part un programme commun de gouvernement, un accord de gouvernement, un accord de partage des circonscriptions ?

Il n’en existe aucune à part la mobilisation populaire, des comités populaires de soutien ? Et pour qu’il y ait une telle mobilisation populaire, il faut commencer par gagner donc par battre LR et FN. Ce n’est jamais une défaite qui permettra cela… Une défaite serait un désastre  ce serait le fameux « blitzkrieg » prôné par un Fillon vengeur, 6 ordonnances en 3 mois de l’été 17 pour casser tous nos droits sociaux et toute notre résistance. Il y a de quoi réfléchir et choisir entre ce qui est possible et ce qui serait terrible.

Gérard Filoche

 

 

 

Oui, unité de la gauche, il faut et il y aura un gouvernement Hamon Jadot Laurent Mélenchon

Abroger la loi El Khomri ! Comment ? abrogation + reconstruction du Code du travail, c’est simple et facile

Le code du travail n’est pas trop gros (675 p de lois) et il était lisible, avant la loi El Khomri, On doit rétablir la pré éminence de la loi de la république, l’état de droit dans l’entreprise, l’ordre public social.

Nous allons abroger cette loi scélérate.

Puis nous reconstruirons en faisant progresser ce qui est essentiel dans le code du travail.

C’est très simple. Cela signifie ré affirmer que les droits de la femme et de l’homme au travail doivent l’emporter sur les besoins de l’entreprise et non pas l’inverse.

Le droit du travail se conçoit comme un droit universel, planétaire, relevant de l’OIT, de ses principes et de ses conventions, il est  attaché aux humains, pas à chaque entreprise ni à chaque boutique. Cela signifie se battre pour que le droit du travail soit constitutif du droit de la concurrence dans tous les échanges nationaux et internationaux.

Cela signifie la réaffirmation du principe de faveur : « entre plusieurs directives, textes de lois, conventions ou contrats, c’est le plus favorable aux salariés qui l’emporte ».

Par ailleurs en le ré-ecrivant , le code du travail  doit être amélioré  autour de 10 priorités « pour travailler mieux, moins, tous et gagner plus »

 

1°) Réduire les durées légale et maximum du travail

Retour à 35 heures légales, 44 heures maxima et 2 jours de repos consécutifs par semaine. (…) Il faut d’urgence ramener la durée réelle de la semaine de travail au plus près de la durée légale de 35 heures. Et passer aux 32 h rapidement en 4 jours et par la loi sinon ca ne se fait pas. On fait 41h en moyenne en 2015 et il existe un milliard d’heures supplémentaires dissimulées soit l’équivalent de 600 000 emplois : elles seront contrôlées, sanctionnées, et la directive européenne « travailleurs détachés » sera immédiatement dénoncée.

Le « temps de travail effectif » sera défini comme le « temps où le salarié est subordonné à l’employeur ». Il intégrera les pauses forcées, temps de trajets imposés, d’habillage obligatoire et de casse-croûte indispensables sur le lieu de travail en journée continue. Les heures supplémentaires doivent redevenir « ponctuelles et imprévisibles », donc exceptionnelles (accord signé par le patronat le 31 octobre 1995). Elles doivent être majorées de 50 % pour les 5 premières heures et de 100 % pour les suivantes afin de les rendre plus coûteuses que l’embauche.

Le contingent annuel d’heures supplémentaires doit revenir à 100 heures. La durée légale annuelle sera rétablie à 1 600 heures, le « forfait jour » sera abrogé, le temps de repos (ou de déconnexion) quotidien obligatoire porté à 13 heures. (…) et à 48 h hebdomadaires. Le temps de travail effectif sera comptabilisé de façon fiable et transparente, contrôlable par les salariés, les syndicats et l’inspection du travail.

Les sanctions aux délits de « travail dissimulé » seront majorées et appliquées.

Nous rétablirons, sauf cas de force majeure, les deux jours de repos consécutifs hebdomadaires et le principe du repos dominical sera renforcé –sauf cas de force majeure. En cas de dérogation exceptionnelle et impérative, il sera attribué une majoration minima de 100 % ainsi que pour le travail de nuit, afin d’en rendre l’usage dissuasif pour les femmes et les hommes. De manière générale, les travaux du dimanche et de nuit  et postés seront soumis à dérogation et à contrôle : l’interdiction aux mineurs sera rétablie.

C’est le socle préalable pour poursuivre la baisse du temps de travail en lien avec la santé des salariés et avec l’emploi de tous. Un jour ce sera la semaine de 28 h puis de 24 h, il y a du travail pour toutes et tous s’il est partagé, au fur et à mesure du développement des technologies, machinisation, automatisation, informatisation, numérisation.

 

2°) Empêcher la précarité

La loi fixera un quota maximal d’intérimaires et de contrats à durée déterminée, un plafond de précaires autorisés,  égal à 5 % des effectifs dans les entreprises de plus de 20 salariés, sauf dérogation préalable pour cause exceptionnelle. La loi augmentera l’indemnité de précarité pour la rendre dissuasive : à 25 %, pour les CDD et l’intérim. L’usage de contrats précaires non motivés sur des postes permanents sera sanctionné et la requalification en CDI de CDD successifs sera facilitée, tant dans le secteur public que dans le privé. La durée d’un CDD sera limitée à un an. Tout allègement des cotisations sociales encourageant les emplois à temps partiel et précaires sera supprimé. La loi établira une complète égalité des droits entre salariés à temps plein et salariés à temps partiel, et la priorité pour revenir à temps plein. Elle limitera à 1 heure l’interruption entre deux plages de travail au cours d’une même journée, pour tout temps partiel, avec pénalité forte en cas d’infraction. Elle encadrera le temps partiel : ni ghetto subi pour les femmes et non qualifiés, ni le lot des « travailleurs pauvres »… L’intérim, la précarité seront interdits dans le bâtiment, les sites dit « Seveso » et tous travaux dangereux.

 

3°) Établir un nouveau contrôle de l’inspection du travail sur les licenciements :

L’inspection du travail, saisie par un syndicat, aura la possibilité de suspendre la procédure dès lors qu’il y a « un doute manifeste » sur le motif d’un licenciement. Le salarié restera dans l’entreprise et si l’employeur veut poursuivre, il devra apporter la preuve de son bien-fondé devant le juge concerné. La puissance publique pourra interdire effectivement, les délocalisations et licenciements boursiers, spéculatifs, ne reposant pas sur des difficultés économiques réelles et sérieuses. Le contrôle et la taxation massive des délocalisations boursières et des externalisations artificielles est l’arme par excellence contre l’avidité du capital financier. Si l’existence de réelles difficultés économiques n’est pas reconnue, l’inspection du travail pourra rendre la procédure «nulle et de nul effet » en dressant un « constat de carence » dans un délai de huit jours après la fin de toutes les procédures, également lorsque « les mesures visant au reclassement sont insuffisantes ».

 

4°) Réguler la sous-traitance :

Il s’agit de

– Rendre pénalement, civilement et économiquement responsable de façon incontournable le donneur d’ordre (…)

– Aligner les conventions collectives des sous-traitants sur celle du donneur d’ordre (…)

– Faciliter la reconnaissance des unités économiques et sociales (…)

Cela revient à abroger les lois qui ont encouragé les « découpes » d’entreprise, de groupes et d’UES, et toutes les formes de recours à la sous-traitance dérégulée permettant de surexploiter les petites entreprises, (…)

 

5°) Redévelopper la démocratie syndicale et sociale.

(…) Il convient de redonner aux syndicats des moyens juridiques, moraux et matériels (…)

Les élections prud’homales seront rétablies. Les élections à la gestion de toutes les caisses de protection sociale seront instituées. Elles devront se tenir le même jour, une fois tous les 5 ans (…).

Un financement public des organisations syndicales sera institué sans se substituer aux cotisations ni mettre en cause l’indépendance syndicale (…).

 

6°) Accroître les moyens et pouvoirs des instances représentatives du personnel.

Les conseils d’administrations seront composés à 50 % d’élus salariés (…) Les missions  des comités d’entreprises ( et, à défaut, des délégués du personnel) élus tous les deux ans au plus, seront étendues. Au-delà des simples consultations, ils pourront sur certaines questions donner un « avis conforme » sans lequel l’employeur ne pourra imposer sa décision (…). Cela portera sur des questions clés et délimitées : horaires, salaires, application des conventions collectives, pour lesquelles l’employeur ne pourra pas imposer ses décisions sans avoir obtenu l’avis préalable et conforme de ces instances (…). La transparence des comptes et les obligations d’information complète et permanente des IRP sera rétablie (…).

Dans les TPE, PME, PMI, ETI, partout où il n’y a pas d’IRP, les conseillers du salarié se verront augmenter en nombre, en moyens, crédit d’heures (…).

 

7°) Protéger, assurer, renforcer l’hygiène et la sécurité au travail.

(…) Nous prendrons toutes les mesures pour réparer complètement, ce qui est loin d’être le cas, les accidents du travail et maladies professionnelles.  Nous redévelopperons la prévention maxima, et donnerons toute son indépendance et moyens à la médecine du travail. (…) Les CHSCT seront élus partout et auront un budget. Leurs membres seront formés et disposeront de crédits d’heures suffisants (…).

 

8°) Combattre toute forme de discrimination et de harcèlement au travail et dans l’entreprise.

L’inspection du travail, dans ses missions, aura a charge particulièrement  la lutte contre les (…) discriminations syndicales (…)  à l’égard des immigrés et minorités, de l’âge, des handicaps et des orientations sexuelles, philosophiques, politiques ou religieuses.

(…) Le combat contre les discriminations à l’égard des femmes, fera l’objet d’une priorité afin de les éradiquer (…) L’égalité salariale à travail égal devra être établie par la loi partout en un délai d’un an (…) Elle fera l’objet de contrôles et de sanctions sévères, par l’inspection du travail, en référé sous astreinte, en cas de non  respect.

 

9°) Instaurer une véritable Sécurité sociale professionnelle,

Quatre droits fondamentaux constitutifs seront mis en œuvre :

–      Le droit au reclassement intégrant les niveaux de qualification

–      Le droit au revenu garanti.

Le droit à la protection sociale permanente

Le droit à la formation continue. (…)

Une véritable Sécurité sociale professionnelle tend vers des droits et conventions, contrats collectifs négociés avec les syndicats majoritaires et sous contrôle des IRP, et non pas vers un « compte personnel d’activité » où le salarié est seul à seul avec son contrat fluctuant face à l’employeur(…)

Les jeunes disposeront d’un revenu sans condition de ressources entre 18 et 25 ans. Ce sera une nouvelle branche de la sécurité sociale comme celle de la « branche dépendance » pour les personnes âgées.

 

10°) Doubler les moyens de l’inspection du travail.

L’établissement d’un réel contrôle par la République sur le pouvoir des employeurs et des actionnaires demande, (…), un accroissement substantiel des effectifs et des moyens de l’inspection du travail. Le nombre de sections d’inspection sera au moins doublé (…).

L’économie doit être subordonnée aux besoins des humains, et non l’inverse.

Pour un état de droit dans l’entreprise digne et humain,  pour un nouvel ordre public social il faut un renforcement du droit pénal du travail (…) « Ceux d’en haut » et, parmi eux, les grands chefs d’entreprise, ne montrent pas l’exemple, alors que ce sont eux qui ont la responsabilité supérieure d’embauche et de débauche, de vie ou de mort sur le contrat de travail. Un « salaire maxima » qui ne puisse être supérieur à 20 Smic devrait être introduit partout visant a rétablir un minimum d’équité dans les entreprises.

 

Gérard Filoche

 

Ca suffit les candidats du fric de droite et d’extrême droite !

Les affaires politico judiciaires des candidats de droite, Fillon, Le Pen  Macron ça suffit !

Ils en font trop Fillon et Le Pen dans le même sac, candidats du système, de la finance, du fric, a payer leurs conjoints et conjointes  à ne rien faire avec l’argent de la République

C’est l’occasion de dénoncer à tous le LR-FN, mêmes méthodes, mêmes compromissions.

Ils se croient tous dans un monde intouchable avec le droit divin de s’imposer à tous, malgré leurs turpitudes.  Fillon, ça ne l’effleure même pas l’image qu’il donne avec le million d’euros pris dans la caisse, 69 ans de smic.  Avec son château, ses enfants payés, sa femme payée chère pendant trente ans pour « l’aider », sa « société de conseil » avec Fimalac-Ladreyt Delacharriere,  c’est à dire le même qui paie 100 000 euros encore à sa femme pour deux notes de lecture dans « la revue des Deux Mondes ».

Vous avez vu le film « la loi du marche » avec Vincent Lindon avec la vendeuse licenciée pour quelques bons d’achat ? Et « moi Daniel Blake » ça c’est la vie des gens, ici aussi, partout, c’est pas Fillon et sa rigueur pour les autres, son laxisme pour lui.

Il n’y a aucune raison d’épargner Le Pen sous prétexte qu’elle serait « transgressive », elle fonctionne pareillement. Fille de milliardaire et milliardaire, ses turpitudes n’ont rien à envier  à celles de Fillon, avec ses 390 000 euros à rembourser au Parlement européen.

Quand à Macron d’ou vient l’argent ? A part les 120 000 euros qu’il a flambé au Ministére à Bercy.  Auprès de qui, du Liban à New York, de Londres à Francfort collecte t il des millions d’euros qui lui servent à faire une bien drôle de campagne ? Qui paie ? Et pourquoi ? On sait depuis Bygmalion combien coute ce genre de meetings ! Comment cet individu, sans parti, sans élus, sans militants, plane t il ainsi dans les médias ? 150 « une » de journaux », des invitations dans toutes les émissions alors qu’il ne dit rien, rien, rien. Ses discours sont avec des phrases creuses interchangeables comme s’ils étaient sortis d’algorythmes. Il ne présente aucun programme affiché, global.

Comme Gattaz et tous ces gens qui fraudent 80 milliards au fisc et « optimisent » 100 milliards au Luxembourg, cachent 600 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux ou les 500 familles qui détiennent 460 milliards, une fois et demi le budget de l’état. C’et eux qui nous imposent une « crise » parce qu’ils pillent les fruttis de notre travail.

C’est nous qui produisons les richesses et n’en recevons pas la part que nous méritons.

Tous ces gens là, vous prônent la rigueur, l’austérité, la fin des services publics, le blocage du smic et de la sécu, tandis qu’ils se goinfrent. Ils sont comme  Cahuzac  virons les comme Cahuzac a été viré.

Mais ils sont les 1 %, ils ont les milliards.

Nous sommes les 99 %, nous sommes des millions, battons les aux prochaines élections !

 

 

 

 

Nouveau suicide d’un infirmier à l’hôpital Pompidou

L’autre soir, à la sortie d’une réunion contre la loi El Khomri, on va ensemble, avec les animateurs, manger une pizza. Dans le groupe d’une douzaine de camarades, s’assied à côté de moi une femme d’une cinquantaine d’années, que je ne connais pas. Les conversations commencent, dans tous les sens, plutôt joyeuses.

Quand la femme à côté de moi, s’effondre en pleurs. On est tous surpris et gênés.

Mais elle se reprend : «  – Excusez moi, c’est rien, je viens de craquer et je vais me détendre, ca va passer… je suis infirmière, la journée a été dure, vous savez j’ai failli laisser mourir deux personnes aujourd’hui, ca me remonte, ça me prend à la gorge, c’est parce que j’avais pas le temps, on coure partout, on arrive pas à faire son boulot, à parler aux malades et hop on rate un truc, là c’est un médicament de retard, là une sonde mal réglée, là on voit pas la crise aigüe venir, la personne n’a pas le temps d’appeler, on est à l’autre bout, c’est le voisin de chambre qui s’inquiète et nous sonne désespérément…  Alors ca me prend la tête, parfois j’y repense la nuit, je me réveille en sursaut, je vois mon patient mort, par ma faute. On est toutes comme ça, j’ai des collègues qui partent, elle n’en peuvent plus, même en congés, on a des cauchemars… Je suis contente d’être avec vous ce soir, je veux pas vous mettre le cafard, rassurez vous, ca va aller, je vais boire un coup, je suis militante syndicale, je n’ai même plus le temps de militer, je vais plus au syndicat, sauf ce soir ou je suis venue à cette réunion, c’est exceptionnel, ca me fait du bien, mais sinon, même à la maison, je ne pense plus qu’à ça…Ils disent qu’ils ont sauvé l’hôpital, c’est pas vrai, ils nous égorgent, on est au bout du rouleau»

Comment ne pas y repenser ? Dans la nuit de dimanche à lundi 6 janvier, il y a eu un sixième suicide d’infirmier à l’hôpital Georges Pompidou, il s’est défenestré du 8° étage.

 

Marisol Touraine avait déjà demandé un rapport après le suicide le 17 décembre 2015 d’un cardiologue, une information judiciaire avait été ouverte le 19 février 2016, cinq suicides en été 2016, des « mesures » semblaient mises en place en septembre 2016. Marisol Touraine a demandé « un plan pour l’amélioration de la qualité de vie au travail des hospitaliers » (sic) en décembre 2016 et nommé en janvier « un médiateur national ». La « cellule d’analyse » des suicides est « saisie ».

 

Mais tout ça est hypocrisie complète, quand l’hôpital est géré selon les critères de rentabilité d’une entreprise, quand les budgets sont coupés au maxima, quand on supprime 17 000 postes pour se vanter que les déficits sont réduits. C’est 17 000 infirmiers qu’il faut recruter, pas supprimer. C’est 32 h qu’il faut faire et pas 45 h. C’est bien former, bien traiter et bien payer les personnels soignants. Rompre avec gestionnaires qui ont couvert ça : ceux là même qui n’explosent pas en larmes, près de leurs amis, au restaurant, conscients que c’est leur politique qui a provoqué un suicide de plus.

 

Gérard Filoche

 

 

Lu dans Libé sur l’IT Inspecteur du travail, un boulot d’étranglement

 

Par Amandine Cailhol — 6 février 2017 à 19:16

Manifestation des inspecteurs du travail contre la réforme Sapin, en octobre 2013, à Paris.

 

Menaces, insultes, pressions récurrentes lors des contrôles… La profession déplore un manque d’appui du ministère et craint pour son indépendance. Deux affaires examinées ce mardi par la justice illustrent les difficultés des agents à exercer leur mission.

 

«Si je te revois, je te coule dans le béton.» Ce devait être un banal contrôle. Ce 4 janvier, un agent de l’inspection du travail se rend sur un chantier, dans la Drôme. Il est pris à partie par un travailleur. Aux menaces de mort, qu’il rapportera le lendemain en portant plainte, succèdent des injures à caractère raciste : «Ce n’est pas aux Nègres de contrôler les Blancs.» Le lendemain, deux agents se rendent dans une autre entreprise du département et y reçoivent un accueil tout aussi glaçant. Cette fois, pas de menaces, mais des «propos violents sur la fonction publique, qui ne « sert à rien »», raconte un inspecteur de la région. Pour ce syndicaliste CGT, nul doute que ces deux événements s’expliquent, en partie, par le «contexte régional». Dans sa ligne de mire : l’affaire Tefal (lire Libération du 16 octobre 2015 ), dans laquelle une inspectrice de Haute-Savoie s’est vue condamnée, fin 2016, à une amende de 3 500 euros avec sursis pour «violation du secret professionnel et recel de documents confidentiels». Et ce malgré le soutien de ses confrères. De quoi décrédibiliser la profession, selon le fonctionnaire : «Cela participe à un climat de remise en cause de nos missions.»Treize ans après, le double meurtre de Saussignac, en Dordogne, reste dans toutes les mémoires. Le 2 septembre 2004, deux agents se rendent sur une exploitation agricole pour un contrôle. A peine arrivés, ils sont abattus par l’employeur armé d’un fusil. Ce dernier sera condamné à 30 ans de réclusion criminelle.

«Accusations grotesques»

Depuis, les agressions n’ont pas cessé, bien au contraire. Exemple en janvier 2016 : lors d’un contrôle dans l’Aveyron, un agent se retrouve «séquestré par un employeur qui le menace en faisant référence à Saussignac», raconte un de ses collègues. Le procès de ce patron doit se tenir ce mardi. Un an plus tôt, une autre affaire, dans les Côtes-d’Armor, avait remué l’inspection du travail. Celle de deux agents «victimes d’un sabotage de leur véhicule, lors d’une visite, relate un autre . Trois boulons d’une roue de leur voiture ont été enlevés, alors que le quatrième était dévissé à moitié. Mais l’enquête, trop tardive, a été classée sans suite.» Sans oublier toutes les fois où les agents «sont reçus à coup de « vous êtes encore là pour nous emmerder »», ajoute Brigitte Pineau, de l’Unsa. «Quand on commence dans le métier, on s’aperçoit vite que les rapports peuvent être tendus sur le terrain. Mais depuis quelque temps, certains comportements sont plus marqués», pointe l’inspecteur cégétiste de la Drôme. Il se souvient du jour où un employeur a sorti une arme d’un tiroir lors d’une visite, sans pour autant le viser : «Mais c’était une stratégie d’intimidation.» Même discours de Laurent Lefrançois, de FO : «Attitude non coopérative, insultes, menaces… Les incidents de contrôle, ce n’est pas neuf. Mais là, on a le sentiment qu’ils se développent.»

D’autres attaques sont plus insidieuses. Dans l’Isère, c’est une inspectrice qui subit une campagne de dénigrement sur Facebook de la part d’un patron. Dans l’Indre, c’est une association d’employeurs qui multiplie les courriers contre deux agents adressés à leur hiérarchie pour dénoncer leur «excès de zèle». Dans l’Aveyron, une manifestation contre l’inspection a même été organisée par l’entreprise mise en cause dans l’affaire de séquestration. Une logique d’intimidation qui peut aller jusqu’au procès. C’est ainsi qu’une inspectrice est convoquée au tribunal correctionnel de Versailles, ce mardi toujours, avec deux de ses supérieurs. Son supposé délit ? Avoir rappelé le droit à un employeur qui refusait de réintégrer un salarié protégé licencié. Ce qui constituerait, selon le patron qui l’attaque, une «tentative de chantage». Si ces accusations, «grotesques» pour la CGT, ont peu de chances d’aboutir, elles constituent toutefois «une pression inadmissible».

Pour tenter d’expliquer cette «parole de plus en plus libre» et cette «remise en cause de la légitimité des agents», les représentants syndicaux pointent la crise économique ou encore la rareté des poursuites pénales engagées après les procès-verbaux dressés par les agents, «ce qui égratigne l’image de sérieux de l’inspection». Mais aussi «les discours en faveur des entreprises»«Regardez combien le droit du travail est délégitimé, présenté comme un poids, comme on a pu le voir avec la loi travail ou dans les débats politiques actuels. Comment voulez-vous, alors, que notre mission, qui est de faire respecter le code du travail, soit admise ?» interroge Loïc Abrassart, du syndicat SUD travail. «Quant aux salariés, le problème, c’est qu’ils connaissent mal notre rôle. Les gens ne voient que la partie lutte contre le travail au noir, mais nous intervenons aussi sur les questions de durée de travail ou encore d’hygiène et de sécurité», pointe un autre.

Pour casser ce cercle vicieux, les syndicats demandent au ministère du Travail de condamner plus fermement et publiquement ces attaques. Mais aussi à la justice. «Quand Manuel Valls se prend une claque, il y a comparution immédiate. Mais quand un agent est menacé d’être plongé dans le ciment, il n’y a pas la même reconnaissance. Voilà ce que se disent les agents aujourd’hui», résume Brigitte Pineau, de l’Unsa, qui s’agace aussi du manque de couverture médiatique de ces affaires. Après l’agression dans la Drôme, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, s’est toutefois fendue d’un communiqué pointant un «comportement totalement inadmissible», avant de se porter partie civile dans l’affaire. Mais sans que cela ne suffise à calmer la colère des syndicats. «Il faut que le ministère réaffirme nos prérogatives», pointe-t-on chez SUD.

Du côté de la Direction générale du travail (DGT), on veut plutôt insister sur le triple accompagnement mis en place pour aider les agents victimes d’agression : une protection fonctionnelle (assistance juridique), ainsi qu’un appui psychologique et administratif. «Que l’agent soit mis en cause ou victime, pour chaque incident il y a systématiquement une réponse à tous les niveaux. Par ailleurs, les amendes pour délit d’obstacle [lorsqu’un employeur refuse de laisser entrer un agent dans son entreprise ou de lui transmettre des documents, par exemple, ndlr] ont été décuplées», pointe Laurent Vilbœuf, directeur adjoint de la DGT. Tout en précisant que la tendance serait plutôt à la baisse des demandes de protection fonctionnelle. En 2016, 24 dossiers ont été déposés, contre 62 en 2014 et 92 en 2013. Et d’ajouter : «Ramené au nombre de contrôles, c’est infime.» Reste que, nuancent les syndicats, toutes les agressions ne font pas l’objet d’une demande.

«Utilité sociale»

 

La DGT envisage toutefois «un plan de communication plus offensif». Le but : «présenter une vision plus positive» des missions des agents. Mais là n’est pas la seule nouveauté. Pour «renforcer la confiance dans le système de l’inspection du travail et mieux protéger les agents», explique Vilbœuf, un code de déontologie, prévu par la loi travail, est aussi dans les tuyaux. Ce qui n’est pas du goût de plusieurs syndicats. «Voilà la réponse de notre administration ! s’agace un syndicaliste CGT. Pour nous, c’est surtout une boîte à outils pour nous museler.»

Présentée fin 2016, une première version de ce texte, qui mettait leur indépendance en danger selon les agents, a été combattue par les syndicats à coups de pétition. Dans un communiqué commun (CGT, SUD, FSU et FO) du 5 janvier, ces derniers se réjouissent d’avoir contraint le ministère à revoir sa copie. Mais la dernière version, présentée début janvier, qui fait toujours «figurer dans le code du travail des obligations et des interdictions qui relèvent plus d’un règlement intérieur», ne les convainc toujours pas.

Cinq syndicats (la CGT, FO, FSU, SUD d’un côté, et l’Unsa de l’autre, pour des raisons plus de forme que de fond) ont voté contre le texte, désormais entre les mains du Conseil d’Etat pour avis. Quant à la CFDT, bien que favorable à la rédaction de principes déontologiques, elle s’est abstenue, pointant «la précipitation» dans laquelle la rédaction a eu lieu. «On ne dit pas qu’il ne faut pas de principes déontologiques, d’ailleurs on en a déjà. Mais on pointe les risques, précise le représentant SUD. Ce code va permettre aux employeurs d’être encore plus à la recherche de la petite bête. Et va restreindre drastiquement la liberté d’expression, notamment syndicale.»

Les syndicats sont d’autant plus inquiets qu’ils estiment avoir perdu beaucoup de marges de manœuvre ces dernières années. La faute, selon eux, à la réforme de l’organisation de l’inspection, lancée dès 2012. Et notamment à la création, depuis 2015, d’un nouvel échelon hiérarchique couplée à la mise en place d’objectifs nationaux sur des actions dites «prioritaires». «On est passé d’un système proche des usagers, où les agents avaient de la latitude, à un système où l’administration fixe des priorités aux agents», s’agace FO.

Une analyse erronée, assure la DGT : «On n’empêche personne d’agir. On peut dire à un agent où il doit aller, mais on ne peut pas lui dire où il ne peut pas aller.» Sauf que les journées ne sont pas extensibles, répond-on chez SUD. Et une fois les demandes prioritaires de la hiérarchie traitées, notamment sur le travail illégal, il reste peu de temps pour d’autres missions chronophages, comme les contrôles sur la durée du travail. «Car traîner sur les chantiers, cela prend du temps», abonde le représentant de FO.

Résultat : dans les services, «l’état d’esprit n’est pas très bon», pointe un agent. «Même si les gens aiment leur boulot, son utilité sociale, il y a pas mal de départs vers d’autres professions», note un autre. Quant à la relève, elle ne se bouscule pas au portillon : selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales publié en décembre, entre 2001 et 2016, le nombre de candidats au concours d’inspecteur du travail a baissé de plus de 60 %. «Une tendance propre à la fonction publique, et qui s’explique aussi par la réorganisation des services et du concours d’entrée», tempère la DGT. Ou la preuve que, «cantonnée à de la procédure, éloignée des salariés et des problèmes quotidiens, de plus en plus déshumanisée», selon SUD, l’inspection du travail est en souffrance.

Amandine Cailhol

 

La dépêche du midi  insultes IT jugées

 

27 des pires déclarations d’Emmanuel Macron

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

6. « Les salariés français sont trop payés » « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

11 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

12 Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

13 « La France est en deuil d’un roi »

14 « Je suis pour une société sans statuts »

15 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

16 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

17 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ». « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

18 : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs » ( l’article 27 de la loi fondamentale dispose que  »tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »)

19 : Finie la protection sociale basée sur le salaire. Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards de cotisations sociales du salaire brut payé par le capital (eux) sur celui de l’état payé par l’impôt (nous).

20 : « Je vais faire un CICE durable »

21 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

22 : « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

23 : « Il n’y a pas de culture française »

24 : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité » (à Davos !)

25 : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

26 : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur » d’une campagne électorale » « la politique, c’est mystique »

27 : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

 

 

 

 

 

Mon intervention au BN du PS lundi 6 fevrier 2017

Mon intervention au BN du PS lundi 6 janvier 2017

Puisqu’on parle de nos adversaires et ennemis politiques, dans cette campagne électorale, je voudrais évoquer Macron. Car quand même celui là, passe pour le moment à travers les gouttes, mais d’où vient l’argent ? Auprès de qui, du Liban à New York, de Londres à Francfort collecte t il des millions d’euros qui lui servent à faire une bien drôle de campagne ? Qui paie ? Et pourquoi ? On sait depuis Bygmalion combien coûte ce genre de meetings ! Comment cet individu, sans parti, sans élus, sans militants, plane t il ainsi dans les médias ? 150 « une » de journaux », des invitations dans toutes les émissions alors qu’il ne dit rien, rien, rien. Ses discours sont avec des phrases creuses interchangeables comme s’ils étaient sortis d’algorythmes. Il ne présente aucun programme affiché, global.

Mais par contre il fait des déclarations qui, chacune, en elle même, devraient faire sauter au plafond d’indignation.  J’en ai relevé 21 pas piquées des vers. Par exemple, celle ou il dit qu’il « n’interdira pas Uber parce que ce serait renvoyer des jeunes VTC diffuser de la drogue à Stains ». Et on doit s’attaquer au scandale des VTC a moins de 3 euros de l’heure. Prétendument, ce  serait pour aider des jeunes de banlieue à s’en sortir… alors qu’il s’agit de les humilier dans un système où ils n’ont aucun droit, aucune loi, aucun salaire, aucune garantie et travaillent 20 h par jour, 120 h par semaine, paient leurs voitures, leur essence, leurs assurances, leurs accidents, n’ont pas de sécu, et aucune garantie, Uber ami de Macron, condamné partout dans le monde, sauf ici, prenant 25 % de commissions sur chaque course. Les gars ont un portable où on lit qu’ils ont 15 secondes  pour accepter une course et s’ils la refusent ils sont privés d’autres propositions pendant 15 minutes et ainsi de suite… s’ils ne plaisent pas ils sont « déconnectés » et le mot déconnecté veut dire licencié immédiatement sans droit et sans recours (un rêve absolu de Fillon-Macron, de le Pen et du Medef).  Je suis allé au meeting de la Bastille où ils étaient 250 environ,  vendredi  21 janvier les gens d’Uber en ont localisé un garé sur la place, il l’ont déconnecté définitivement, c’était la terreur pour le gars. Vous avez des jeunes qui viennent dire combien ils haïssent Uber de s’être faits ainsi escroquer, d’avoir des dettes sur le dos, de ne pas s’en sortir ! Et ce n’est pas en allant vers Chauffeurs privés ou Le Cab que ça s’arrange, ils se passent les consignes et blackistent. Je suis allé avec eux et leurs avocats M° Tessonniere, vendredi 29 janvier car ils constituent des dossiers pour requalifier leurs contrats en contrats de travail, mais ils se heurtent à la loi Macron du 9 août 2015 et à la loi El Khomri du 8 août 2016 : des lois honteuses imposées au 49 3. Ces lois visent à ce qu’ils ne puissent aller aux prud’hommes faire valoir leurs droits. Mais quand même on y arrivera peut être à battre ces deux lois, en faisant valoir que la subordination qui caractérise un contrat de travail relève d’une présomption simple et que ça l’emporte que les deux articles scélérats de Macron et d’El Khomri. Mais ca n’empêche de poser la question à plusieurs millions  : Uber finance t il Macron ?

Macron qui sur l’une de ses propositions est plus à l’extrême droite que Fillon ou Le Pen : car l’autre jour, sur France inter il a proposé de transférer toute la protection sociale du salaire à l’impôt. Un hold up de 450 milliards ! 450 milliards que le capital, l’actionnaire, l’employeur, ne paieraient plus sur les salaires, mais qui seraient compensés par l’impôt, par nos impôts ! Par nous ! Fini le salaire brut : tous ubérisés ! finie la protection sociale payée par le patron : on se la paierait tous seuls. Là, il ne s’agit pas de cadeaux pour les petits salaires avec une baisse de cotisations entre 1 et 1,6 fois le Smic. Non toute la cotisation sociale, tout le salaire brut serait cadeau aux entreprises. Le Pen avait déjà essayé de proposer de diminuer une partie du salaire brut pour hausser le salaire net. Sachant que le salaire net paie notre force de travail pour vivre, et que le salaire brut sert à faire revivre notre force de travail, à permettre de la reproduire.

Mais jamais personne ni Le Pen ni Fillon n’avaient osé proposer à ce point, comme Macron, de casser notre protection sociale, à une pareille échelle, avec une pareille audace. C’en serait fini de tout notre modèle social depuis 70 ans, depuis le CNR et « les jours heureux ». Alors on doit s’en prendre davantage à cet illuminé, un prédicateur évangéliste, mode US, tea party libertarien, ce genre de gourou qui remplit les salles pour troubler et vider les têtes. On me dit, que du monde le suit, je vois bien les grands médias, le propulser avec une force inouïe, mais c’est à nous de l’aider à faire pschiittt ! A tomber du cocotier !  Car quand il parle c’est comme une mélopée, ça se diffuse étonnamment, mais quand les gens sortent de la salle, ils ne savent pas quel est le niveau du smic, ni qu’il est bloqué et même remis en cause puisque Macron estime par ailleurs que « les salariés français sont trop payés » !

Je le dis aussi pour Fillon : il présente des excuses aux Français, au lieu de ne plus se présenter. Il faut cogner, car des millions de gens en ont assez de cette insolence de cette arrogance. Le voilà qui présente 1 million d’euros comme n’étant pas grand chose, car c’est en brut !
Mais c’est 69 ans de smic !

Avec lui, un assisté à 500 euros, c’est intolérable, mais une assistante à 10 000 euros, c’est normal.

Ne laissons pas passer cela ! Une fois on m’avait demandé l’autorisation de licencier une vendeuse de 24 ans d’ancienneté, déléguée de Monoprix, dans le 4°, qui avait mangé deux croissants, elle était accusé de vol parce que les croissants n’étaient pas démarqués de la veille, elle s’était trompée, ils étaient du jour même. On me disait c’est « illégal », elle avait volé, personne ne retenait l’argument que cétait « immoral » de vouloir la licencier pour ça ! Vous avez vu le film « La loi du marché » avec Vincent Lindon avec la vendeuse licenciée pour quelques bons d’achat ? Et « Moi D. Blake » ça c’est la vie des gens, ici aussi, partout, c’est pas Fillon et sa rigueur pour les autres, son laxisme pour lui.

Ils se croient tous dans un monde intouchable avec le droit divin de s’imposer à tous, malgré leurs turpitudes.  Fillon, ça ne l’effleure même pas l’image qu’il donne avec son château, ses enfants payés, sa femme payée chère pendant trente ans pour « l’aider », sa « société de conseil » avec Fimalac-Ladreyt Delacharriere,  c’est à dire le même qui paie 100 000 euros encore à sa femme pour deux notes de lecture dans « la revue des Deux Mondes ».

Et qu’on ne craigne pas de dénoncer les autres pourris de même acabit, car Le Pen en fait partie,  avec ses 390 000 euros blanchis sur  ses attachés parlementaires, exactement comme Fillon : il ne faut pas accepter de dire qu’elle passe au travers les gouttes parce qu’elle serait « transgressive »,  il faut la mouiller aussi, à fond ! de la même façon avec la même hargne car elle est autant coupable. Promettons de changer la législation sur les contrats de travail des attachés parlementaires, avec une convention collective ad hoc, promettons de casser les secrets des affaires et de développer la transparence, il n’y a pas qu’en Roumanie qu’il y en a besoin.

 

21 des pires déclarations d’Emmanuel Macron

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

6. « Les salariés français sont trop payés » « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

11 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

12 Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

13 « La France est en deuil d’un roi »

14 « Je suis pour une société sans statuts »

15 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

16 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

17 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux »

18 : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs » ( l’article 27 de la loi fondamentale dispose que  »tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »)

19 : Finie la protection sociale basée sur le salaire. Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards de cotisations sociales du salaire brut payé par le capital (eux) sur celui de l’état payé par l’impôt (nous).

20 : « Je vais faire un CICE durable »

21 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le 4 février de 10 h à 18 h réunion nationale à Paris autour de la revue D&S

 

Chers amis, chers camarades,

Vous êtes très nombreux à avoir manifesté votre soutien à la candidature de Gérard Filoche. Nous vous en remercions chaleureusement car il n’était pas gagné d’avance que vous soyez des milliers à manifester votre soutien en si peu de temps.

Après le rejet de la candidature, nous avons déposé des recours … Nous les avons perdus. La possibilité d’un appel existait. Outre le coût financier, nous avons considéré que la priorité était de nous recentrer sur nos objectifs politiques.

Nous voulons poursuivre ensemble notre campagne :

-        pour mettre le social au cœur des élections présidentielles et législatives qui suivront,

-        pour réussir à parvenir à un accord de toute la gauche et des écologistes pour ces élections et à une candidature unique à la présidentielle, la perspective d’un gouvernement et d’une majorité rose, rouge, verte

Cette bataille a besoin de vous, de votre mobilisation, de celle de vos proches et de vos amis.

Les 22 et 29 janvier lors des primaires, nous avons censure Valls et sa loi El Khomri. Et, maintenant nous voulons pousser à l’unité de la gauche pour battre la droite aux présidentielles comme aux législatives.

Dans cette bataille, nous avons des propositions à faire partager sur les salaires, les retraites, le temps de travail, les énergies renouvelables, etc.

Nous voulons une autre répartition des richesses, une réforme fiscale et une réforme bancaire.

Quant aux questions démocratiques, il faut refonder l’Europe et aller résolument vers une VIème République.

Nous nous sommes adressés à Arnaud Montebourg et Benoit Hamon.

Tous deux ont repris deux exigences que nous portons : abroger la loi El Khomri, discuter avec Jean Luc Mélenchon et Yannick Jadot pour parvenir à un accord.

Benoit Hamon a gagné haut la main la primaire avec pres de 60 % des voix

Nous  proposons de participer à sa campagne . Nous sommes également disponibles pour contribuer à l’écriture d’un programme partagé avec Jadot, Mélenchon, leurs soutiens et toute la gauche socialiste.

Pour un réseau national de D&S, dans le but d’accentuer notre mobilisation autour de os idées et de notre revue

À toutes et tous, nous proposons de mieux nous organiser avec Filoche2017 pour être plus efficaces.

Reunion  nationale

Pour battre Fillon et Le Pen,

quel rassemblement majoritaire à gauche ?

Samedi 4 février à Paris (10h-18h)

Au lendemain des primaires, cette réunion est un moment important pour fixer des perspectives.

« Où va la gauche ? », convergences et divergences, comment construire une alternative majoritaire ? comment nous organiser ?

Pour le 4  février, préparez cette rencontre et décidez de votre délégation.

Des réunions préparatoires départementales se sont déroulées depuis  la mi-janvier, Pour toute information finale, mise en relation dans votre région, envoyez un mail à contact@filoche2017.fr

Venez nombreux le 4 février avec Gérard Filoche et toute l’équipe de campagne de Filoche 2017.

Inscrivez-vous sur contact@filoche2017.fr ou appelez au 0670626359 pour toute aide concernant les contacts dans votre région, département.

Le lieu de la rencontre sera transmis à tous les inscrits.

Nous comptons sur vous. Vous pouvez compter sur notre action collective.

 

Abonnez-vous à Démocratie & Socialisme (10 numéros par an)

 

4 h avec l’Appel des cent réunion vendredi 3 février de 17 h à 22 h 30

Bonjour

Je remets en circulation le matériel d’appel pour l’initiative du Collectif Appel des 100 de vendredi 3 février à 18h30 à l’AGECA, 177 rue de Charonne Paris 11ème, métro Alexandre Dumas (ligne 2).

Cette initiative de débat se fait en collaboration avec les Collectifs Les Jours Heureux, Pouvoir citoyen et Utopia, qui interpellent des candidats dans cette même salle à 17h.

Donc ci-joint :

- le tract d’appel

- le communiqué envoyé à la presse en lecture directe ci-dessous

- le comparatif des programmes ou projets entre appel des 100, candidatures, forces politiques.

A demain !

Jean-Claude Mamet

Forces sociales, forces citoyennes, forces de gauche : le débat s’amplifie.

Vendredi 3 février à Paris, le Collectif Appel des 100-alternative2017 (*) ainsi que les collectifs Les Jours Heureux, Pouvoir Citoyen en Marche et Utopia, organisent un débat public sur les enjeux de 2017. C’est un premier débat public pluraliste. Notre but commun est de susciter l’échange, de favoriser l’expression citoyenne et les convergences.

L’initiative débutera à 17h et se terminera vers 22h30. Elle se déroulera en trois moments :

-          A 17h à 19h, les collectifs Les Jours Heureux, Pouvoir Citoyen en Marche et Utopia, poursuivront leurs auditions de candidatures à l’élection présidentielle, avec la présence de plusieurs candidat-es annoncé-es : Benoit Hamon, Yannick Jadot, Charlotte Marchandise.

-          Dès 18h30, conclusion de la phase précédente et amorce de la première phase de débats proposés par le Collectif Appel des 100 : interventions d’acteurs et actrices des luttes syndicales, associatives, citoyennes, sur des questions sociales, économiques, écologiques, l’égalité femmes/hommes. Nicholas Allen sur les salaires Mac Donald’s, Nathalie Andrieux Hennequin (travail social), Sayah Baaroun (VTC-Uber), Sophie Binet (passage aux 32h), Françoise Nay (Santé/hôpitaux),Jean-Marc Canon (services publics/fonction publique),Julien Rivoire (campagne Un millions d’emplois pour le climat), Suzy Rojtman (Collectif national pour les droits des femmes) ont confirmé leur présence.

-          A 20h, une nouvelle phase d’échanges organisée par le Collectif Appel des 100 :  la députée européenne Marie-Christine Vergiat engagera le débat sur les échéances de 2017, présidentielle et législatives, et lui succéderont des porte-parole de candidat-es, de forces politiques : Guillaume Balas (députée européen, membre de l’équipe de Benoit Hamon), Gérard Filoche (BN du Parti socialiste), Alain Coulombel (EELV), Julien Bayou (EELV), Elise Lowy (EELV) et Michèle Rivasi (EELV), Clémentine Autain et Jean-François Pellissier (portes-paroles d’Ensemble!), Pierre Laurent et Marie-Pierre Vieu (PCF) ont confirmé leur présence.

Toute la soirée est évidemment ouverte aux questions, interventions, propositions, venant des personnes présentes, ainsi qu’à la presse.

Le lieu : salle AGECA, 177 rue de Charonne, 75011 Paris (métro Alexandre Dumas).

Nos coordonnées : Bruno Lamour – Pouvoir citoyen en marche

Jean Claude Mamet – Appel des 100

 

Marie-Christine Vergiat – Appel des 100

 

Patrick Viveret – Jours Heureux

 

(*) L’appel des 100 regroupe des syndicalistes, des associatifs, des universitaires, des militants politiques de toute la gauche. Il rendra public un comparatif qu’il a établi des programmes des partis et candidats de gauche au regard des attentes sociales, économiques, écologiques, démocratiques soulignant les convergences.