Macron : répression violente contre les gilets jaunes et aussi contre les chômeurs

Macron systématise une violente répression contre les revendications sociales légitimes des gilets jaunes. Il systématise aussi une méchante répression contre les chômeurs.

Pour Macron, les chômeurs sont des « rien », il les méprise parce qu’ils « attendent tout de l’autre », qu’ils sont des « fainéants » des « illettrés », des « alcooliques » qu’ils ne « traversent pas la rue pour chercher du travail », qu’ils ne « cherchent pas des clients au lieu d’un patron », qu’ils n’ont « pas le sens de l’effort » !

Macron le dit « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants », il pense que n’importe qui doit accepter n’importe quel boulot, même au détriment de sa qualification, de son salaire antérieur, de sa vie familiale et personnelle. Il prône la fin du droit du travail, l’ubérisation de la société : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains ».

Macron ne fait rien contre les fraudeurs fiscaux et patronaux, comme Ghosn et tant d’autres qui ne paient pas les impôts qu’ils doivent à la République. Macron encourage les heures supplémentaires qui créent du chômage en plus. Macron ne contrôle ni le travail illégal ni les 516 000 travailleurs détachés officiels discriminés surexploités et sous-payés dans le pays.

Macron, a donc publié une lettre de cadrage pour (re)prendre 4 milliards aux assurances chômage. « En même temps » que ses voeux, le 30 décembre il a fait publier un décret afin de sanctionner toutes celles et ceux qui, au chômage, ne bosseraient pas assez.

Le contrôle des « obligations » incombant aux Demandeurs d’Emploi et les sanctions deviennent maximum :

- 1e absence = 1 mois de radiation sans allocation

- 2e absence = 2 mois de radiation sans allocation

- 3e absence = 4 mois de radiation sans allocation

La radiation entraîne de fait la suspension du revenu de remplacement puisque l’inscription est une condition du versement de toutes les allocations versées par Pôle Emploi. C’est la pire des répressions : empêcher de vivre, de se nourrir, de se loger, de circuler. Alors que les chômeurs ont cotisé pour une assurance, que ce n’est pas une aumône mais un dû.

 

Contre Macron, la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, article 23 alinéa 1 précise bien : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail, et à la protection contre le chômage »

 

Nous revendiquons l’instauration d’un statut du salarié-e avec continuité du socle contractuel et maintien du salaire entre deux emplois ; l’obligation de reclassement des salarié-es sans limite de temps ; le financement patronal mutualisé pour ces droits. Le bon programme anti-Macron, il existe.

Gérard Filoche

 

lire chronique dans l’ Humanité Dimanche « au boulot n° 423″    9° année

 


 

 

2 Commentaires

  1. patriotejaune
    Posted 16 janvier 2019 at 13:06 | Permalien

    Si Pôle Emploi était totalement réformé car trop coûteux et en raison de l’insuffisance de ses résultats pour beaucoup de demandeurs d’emploi. La réforme devrait leur permettre librement de s’y inscrire ou se désinscrire, de demander des entretiens-conseils, d’accepter ou refuser des propositions d’emploi, stages, formations, bilans… Plutôt que ce soit à P.E. de contraindre les demandeurs d’emploi à réaliser ces actions, plutôt inutiles jusqu’à présent pour beaucoup d’entre eux. En raison des cotisations, les allocations chômage devraient être versées systématiquement en fin de mission, sans conditions, ni contrôles, ni aucune radiation sauf cas de force majeure. Les agences devraient être réduites et servir uniquement à aider à trouver un emploi grâce à des agents pros et volontaires, non pas des contrôleurs-radieurs ! Jusqu’à présent bcp de demandeurs d’emploi ressentent plutôt que le but de cet organisme n’est pas toujours d’aider mais plutôt de forcer, soumettre, humilier, que la radiation est une raison économique. On dirait une sorte de répression ! LA LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS POUR BIEN VIVRE ET ETRE PRODUCTIF/VE ! GILETS JAUNES MANIFESTEZ POUR L’EXISTENCE D’UNE TELLE LOI !

  2. Posted 16 janvier 2019 at 13:38 | Permalien

    onjour,

    L’âge limite (jusque auquel il est possible de travailler) dans la Fonction publique dépend de l’année de naissance. 1952 : 65 ans et 9 mois. 1953 : 66 ans et 2 mois. 1954 : 66 ans et 9 mois. 1955 et après : 67 ans.

    Il est possible de demander une dérogation en cas de carrière incomplète.

    Mais :
    - Cette dérogation ne peut aller au-delà de l’âge nécessaire pour bénéficier du taux plein, dans la limite de 10 trimestres.
    - Dépend de l’aptitude physique.
    - Dépend, également, de l’intérêt du service.

    Au maximum donc, si toutes les conditions sont remplies et si la personne est née en 1955 ou après : 69,5 ans.

    Amitiés,
    JJ

Déposer un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera jamais transmise.

*