Sauver Mamie Nova à Maromme 76 (groupe Andros)

Adressée à Frédéric Gervoson, Muriel Penicaud
Sauvez MAMIE NOVA à Maromme!
Pétition de jean claude AMAND
> pissy pôville, France
3 642
> Signataires
Je m’appelle Jean Claude Amand, j’ai 50 ans et je travaille comme conducteur de ligne de suremballage chez Novandie (Mamie Nova) depuis 30 ans. En tant que délégué syndical, je ne peux me résoudre à laisser supprimer tous ces emplois alors que des alternatives existent.
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Pourtant, Andros, actionnaire de Mamie Nova, met des salariés à la rue alors qu’il accumule des milliards !
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> 116 salariés sur 191 sur le site de Maromme. 116 familles touchées de plein fouet vouées au chômage avec toutes les répercussions que cela implique.
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> Pourtant, depuis l’année 1949, cette laiterie tient une place importante dans l’industrie agroalimentaire. Elle fait également partie du patrimoine industriel et culturel de la ville de Maromme.
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> Elle a traversé de nombreuses difficultés mais grâce à l’action des différentes générations de salariés qui y ont travaillé, au soutien des élus locaux de l’époque, elle avait jusqu’à présent résisté à tous les mauvais coups. Elle était passée du lait frais de haute qualité après la guerre aux desserts et yaourts.
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> Bien que depuis quelques années le groupe Andros limitait volontairement les investissements et l’activité de l’usine, rien ne laissait prévoir qu’il ne resterait plus qu’un petit outil de travail en 2019 (pour combien de temps ?).
> J’en veux pour preuve le rapport annuel de l’expert du comité central d’entreprise qui a précisé que c’était l’usine du groupe la plus productive.
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Il est faux de dire que les grandes usines sont plus rentables que les petites.
> Cette fermeture n’est donc pas fondée sur des raisons économiques mais politiques.

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> C’est pour cette raison qu’il est très difficile, pour moi, d’expliquer aux salariés, à l’opinion publique, pourquoi ils veulent boucler aussi rapidement le site de Maromme.
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> D’après moi, cette usine est victime du choix incompréhensible du groupe Andros de refuser d’investir pour maintenir un outil industriel dans la région. Il y a du lait en abondance de haute qualité, un gros bassin de consommation et c’est là ou est née Mamie Nova qui est aussi noble que Bonne maman.
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Cette politique laisse sur le carreau les salariés qui ont tant donné et supprime un gros débouché pour les producteurs de lait locaux.
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> Elle est victime, également, du discours démagogique du gouvernement en matière agricole, qui demande aux industriels de payer le prix plus cher aux producteurs (ce qui est justifié) et dans le même temps, il laisse les grandes surfaces continuer leur chantage sur les prix d’achat industriel afin d’augmenter, encore, leurs énormes profits sans que les consommateurs en profitent.
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Dans cette affaire, les salariés sont les grands perdants car les industriels, eux aussi, veulent faire du fric et, visiblement, le groupe Andros en veut encore plus (pourquoi faire ?).
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Alors on licencie à tour de bras. Voilà comment après le textile, la métallurgie, etc. on arrive à la liquidation de l’industrie agroalimentaire dans le bassin d’emploi dans la vallée du Cailly dont les salariés de WILD (ex Bras Foucard) en ont déjà fait les frais.
> En outre, on ne peut pas dire que l’urbanisation à outrance autour de l’usine depuis quelques années, nous ait aidés. J’ en veux pour preuve l’ancien parking face à l’usine de Mamie Nova.
>
- Je refuse tout projet immobilier sur le site de Mamie Nova Maromme.
> Voilà pourquoi je demande le reclassement du PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) afin que ce site soit réservé uniquement pour des activités industrielles ou tertiaires.
> Nous n’avons pas, non plus, besoin d’un supermarché de plus. Il y en a, largement, assez dans la vallée à tel point que certains d’entre eux commence à fermer.
>
- J’exige du riche groupe Andros que les salariés du siège social dont le département technique et pilote soient maintenus sur ce site. C’est possible, il existe des moyens techniques qui le permettent.
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- Que 3 machines au lieu de 2 soient maintenues afin de maintenir le maximum d’emplois et que ce site ait une taille suffisante pour assurer sa pérennité.
>
> N’oublions pas que de nombreux salariés sont ou arrivent à un âge critique pour se placer sur le marché de l’emploi.
> Le projet qui nous est présenté aujourd’hui, s’il est maintenu, c’est ni plus ni moins qu’une fermeture demain.
> Alors, quel gâchis! Le pire c’est qu’au sommet de l’état on nous répète à longueur de journée que, plus les riches seront riches plus il y aura de travail. On voit le résultat…
>
> Il n’y a pas d’autres perspectives que le combat syndical et citoyen sinon ils vont continuer à licencier des gens et à porter atteinte à leurs revenus.
>
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3 Commentaires

  1. Pourtau Nicolas
    Posted 7 août 2018 at 16:03 | Permalien

    Bravo Mr Filoche. Longue vie Mamie Nova

  2. Posted 9 août 2018 at 14:56 | Permalien

    Bonjour Gérard.

    Dans la même veine, un petit commentaire que j’ai lâché sur le mur d’un journaliste nantais :

    Emmanuel Macron n’a aucunement entrepris de changer la France. Que l’on soit pour ou contre le verdict asséné pour illustrer ton post, force est de constater que les principales réformes économiques, du moins celles qui coûtent le plus cher à l’Etat, ont uniquement eu pour objet de transférer ses sources de financement encore un peu plus vers les classes moyennes et inférieures de la population.

    Le ministère de l’économie a publié récemment le détail des impôts perçus au premier trimestre 2018. La TVA et les impôts payés par tous les Français rapportent 14% supplémentaires. Les recettes des impôts sur le capital ou sa rémunération, elles, ont baissé de 38% suite à l’abandon de l’ISF et la Flat Tax, imposant les revenus financiers à 12,8% sur le revenu, c’est à dire à un taux inférieur à celui de la première tranche d’impôt sur le revenu.

    Comment fait l’état pour équilibrer son budget ? Très simplement : il dépense moins, étrangle les collectivités locales et principalement nos villes…

    …Mais cela ne suffit pas ! Il semble que les baisses d’impôt pour les plus riches aient été tellement massive… qu’il faille de nouveau emprunter comme jamais ! Et l’INSEE nous apprend, que pour ce premier trimestre, la dette publique a progressé de 36,9 milliards d’euros ! Soit un doublement par rapport à la moyenne du précédent quinquennat.

    Et pour quels résultats ? La croissance est en berne, et le chômage augmente !

    Et si finalement le phénomène Macron n’était rien d’autre que la reprise en main de notre pays par le 1% ? Un gouvernement de classe, bourgeois, insensible à la misère du peuple… Mais très sensible à ses avantages ???

  3. Posted 11 août 2018 at 18:00 | Permalien

    Comment le Portugal se dirige vers le plein emploi… en faisant l’inverse de ce qu’exige Bruxelles
    11 août 2018, 14:24
    © Patricia de Melo Moreira Source: AFP

    Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d’affaire, revalorisation des retraites… Lisbonne ose prendre le contre-pied du dogme économique de l’UE. Et au grand dam des promoteurs de l’austérité, cette politique porte ses fruits.

    Y aurait-il, face au fameux modèle allemand, un contre-modèle portugais ? A en juger par les chiffres excellents dont Lisbonne peut s’enorgueillir, il semblerait que le dogme de l’austérité, vanté par l’Union européenne (UE) comme l’unique option économique viable, se voie sérieusement remis en question.

    Jean-Claude Juncker propose le budget européen pour la période 2021 – 2027 Nouveau budget européen : abondance pour les uns, austérité pour les autres, menaces pour tous ?

    Avec un taux de chômage en baisse constante depuis novembre 2015, le Portugal, qui était au bord du gouffre économique il y a quelques années encore, fait désormais plus que relever la tête : il peut même regarder de haut ses voisins, au premier rang desquels la France. Alors que le taux de chômage culminait à 17,5% début 2013, il n’est désormais plus que de 7,9% début 2018, c’est-à-dire en-dessous des 8,9% affichés par la France.

    Les Portugais ont-ils, en bon élèves européens, consenti à un gel ou une baisse de leurs salaires pour retrouver le chemin de l’emploi ? Bien au contraire, le salaire minimum a été augmenté de 530€ à 557€ en 2017 et doit être porté à 600€ en 2019. Lisbonne aurait-elle alors suivi l’exemple français et allemand en soulageant la fiscalité des entreprises ? Là encore, pas du tout : le gouvernement portugais a par exemple créé une taxe pour toutes les entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 35 millions d’euros.

    En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années. Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d’impôts pour les classes moyennes. Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.

    Pourquoi la réussite portugaise n’emballe pas Bruxelles

    Le gouvernement de gauche d’Antonio Costa peut se targuer d’avoir mis en pratique et avec succès une politique économique ambitieuse. Pourquoi dès lors le modèle portugais est-il si peu vanté dans l’UE et si peu visible dans la presse ? Sans doute parce qu’il démontre que les politiques de relance, un concept devenu quasi tabou en Europe, peuvent bel et bien porter leurs fruits. Celles-ci reposent sur une idée simple : stimuler la consommation en améliorant les salaires et ainsi remplir les carnets de commande des entreprises, avec des effets positifs pour l’investissement et la productivité.

    Alors que de nombreux gouvernements européens acquis au dogme libéral et austéritaire exigent de leurs citoyens des sacrifices dont les résultats promis peinent à venir, on comprend le peu d’enthousiasme que suscitent les choix politiques du gouvernement d’Antonio Costa auprès de l’opposition de droite, partisane de la politique de rigueur européenne. Le Premier ministre portugais n’hésite d’ailleurs pas à attaquer de front la ligne jadis suivie par la droite, en conformité avec les attentes de l’UE : «La politique d’austérité suivie ces dernières années a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs sur les jeunes et les citoyens les moins qualifiés, ainsi que les familles et les milliers de Portugais au chômage : elle a été aussi associée à une dévalorisation de la dignité du travail et des droits des travailleurs.»

    La politique d’austérité a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs

    Cette politique non-orthodoxe irrite a fortiori les instances bruxelloises. La Commission juge d’ailleurs que le budget 2018 du Portugal ne satisfait pas aux exigences européennes de réduction des dépenses publiques, fixées à 0,6%, puisqu’il ne permettrait qu’une diminution de… 0,4%. L’UE semble mal digérer que le Portugal fasse mentir le mantra bruxellois selon lequel seule une réduction des dépenses publiques permette de diminuer le déficit budgétaire. En démontrant qu’une politique de la demande est capable d’enclencher un cercle vertueux conduisant à l’accroissement des recettes de l’Etat, Lisbonne remet en cause les fondements mêmes d’un dogme économique que l’UE s’acharne à croire gravé dans le marbre, à moins qu’il ne s’agisse de son ADN même ?

    Paradoxe très européen : les deux défenseurs les plus zélés de la doctrine économique de Bruxelles, Berlin et Paris, sont loin d’être les mieux placés pour indiquer la voie. Avec une croissance qui ralentit, une consommation en baisse et des investissements moindres au premier trimestre 2018, la France et l’Allemagne pourraient se montrer moins sûres d’elles. Et pourtant, le modèle allemand jouit toujours d’une publicité exceptionnelle partout en Europe et Emmanuel Macron envisage plus que jamais de prendre le leadership d’une UE 2.0.

    RT

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