Se battre au sein de l’UE fait certes penser à la condamnation de Sisyphe. C’est une option terrible, mais l’autre option, la sortie, l’est encore plus.

https://blogs.mediapart.fr/philippe-marliere/blog/230618/il-y-deux-ans-le-brexit

Se battre au sein de l’UE fait certes penser à la condamnation de Sisyphe. C’est une option terrible, mais l’autre option, la sortie, l’est encore plus. L’option de la sortie est d’autant plus dépassée que la social-démocratie néolibérale, partisane de l’UE actuelle, est en train de disparaitre.

En 1992, j’ai voté contre le traité de Maastricht. En 2005, après une campagne active (articles et divers meetings publics avec le “Non de gauche”), j’ai voté contre le traité constitutionnel. Au fil des ans, j’ai rédigé nombre d’articles et donné plusieurs interviews exprimant explicitement mon rejet d’une Union européenne (UE) au service du capital.

Cette UE a en effet été **conçue et construite par les gouvernements nationaux** pour transposer au niveau supranational une série de réformes structurelles qu’ils ne pouvaient ou n’osaient prendre seuls de peur d’être violemment rejetés par leurs électorats. Il y a deux ans, ce jour, les Britanniques ont voté en faveur de la sortie de l’UE. Si j’avais pu voter à cette occasion, j’aurais, sans aucune hésitation, voté pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE.

Pourquoi ? Parce qu’une sortie sèche comme celle de la Grande-Bretagne est techniquement hyper compliquée. Parce qu’elle entraîne plus de désavantages économiques pour les peuples que de gains. Parce qu’elle met en péril le peu de protection sociale que l’UE a pu imposer aux États-membres. En outre, cette sortie est un grand défouloir pour ce que le pays compte de xénophobes et de racistes. La situation économique et politique s’est dramatiquement détériorée depuis deux ans en Grande-Bretagne.

Jeremy Corbyn qui ne s’oppose pas clairement à cette offensive ultralibérale et xénophobe est en train de perdre des soutiens au sein de la jeunesse et de l’électorat travailliste très largement acquis au maintien dans l’UE. Je n’ose imaginer ce qu’un vote de sortie donnerait dans un pays comme la France, dans lequel les idées d’extrême-droite et islamophobes sont si fortes.

Penser que les capitalistes qui maitrisent l’économie d’un pays vont se coucher devant la “volonté d’un peuple souverain” au motif que ce pays est sorti de l’UE est une funeste farce. Un capitalisme national sera encore plus violent avec son peuple car il devra se battre avec une concurrence européenne (droits de douane, accès au marché unique, exigence de qualité des produits, etc.). Se battre au sein de l’UE fait certes penser à la condamnation de Sisyphe. C’est une option terrible, mais l’autre option, la sortie, l’est encore plus. L’option de la sortie est d’autant plus dépassée que la social-démocratie néolibérale, partisane de l’UE actuelle, est en train de disparaitre. Raison de plus pour y rester et se battre pour la transformer. C’est une tâche très difficile et aléatoire, mais c’est le moins mauvais des scénarios. Le projet de sortie est avant tout celui des populistes, des racistes et des ultralibéraux.

Quelques jour avant le vote britannique, je publiais cet article sur Mediapart. J’en reproduis les derniers paragraphes, tellement édifiants et prophétiques… :

“Jeremy Corbyn les Greens, Left Unity (gauche radicale), le mouvement social Momentum (proche de Corbyn), les syndicats du TUC, et des personnalités comme Ken Loach ou le journaliste Owen Jones font, sans état d’âme, campagne pour le maintien dans l’UE. Tous ont compris qu’une victoire du Brexit sur une ligne néo-thatchérienne et xénophobe amènerait un tournant à droite, et une attaque en règle contre les quelques droits sociaux protégés par l’UE (congés payés, de maternité ou durée maximale du travail hebdomadaire).

Le Lexit (sortie à gauche) est, de fait, restée introuvable. La gauche a compris que le gouvernement et Westminster n’ont pas besoin de la Commission européenne pour imposer une austérité virulente (le pays n’est pas dans la zone euro et n’est donc pas soumis aux contraintes du Pacte de stabilité) ou mener des politiques tatillonnes en matière d’immigration (la Grande-Bretagne n’appartient pas à la zone de Schengen).

Cette gauche sait que l’Europe est intergouvernementale et que les grandes décisions qui engagent les peuples sont décidées, non par la Commission, mais par les gouvernements les plus influents (Allemagne, France et Grande-Bretagne). Promouvoir une sortie de l’UE dans les circonstances actuelles, ce serait objectivement renforcer le camp antisocial, populiste et raciste, en Grande-Bretagne et en Europe.”

Deux ans après le vote du Brexit, les capitalistes et xénophobes ont les mains libres pour mettre en oeuvre leur sale besogne anti-populaire.

Philippe Marliére

27 Commentaires

  1. Gilbert Duroux
    Posted 26 juin 2018 at 0:05 | Permalien

    Tiens, les capitulards sont de sortie ! Comment peut-on sérieusement croire qu’on peut changer l’Europe de l’intérieur ? Du temps de Mitterrand, 13 pays européens sur 15 étaient de gauche (selon les critères de Filoche), c’est pile-poil le moment où a été pris le virage libéral. Alors comment espérer construire une Europe de gauche alors que la plupart des pays sont libéraux ? Décidément, les socialos ne changeront jamais. Ils sont toujours prêts à nous entrainer sur une voie de garage.

  2. Posted 26 juin 2018 at 9:46 | Permalien

    1°) quand les sociaux démocrates ont été majoritaires partout en Europe, ils n’ont rien fait, et on peut dater de ce moment là la chute brutale de la social démocratie européenne (sauf renouveau éphémère en 2012 en France et depuis au Portugal et en GB)
    2°) nul ne peut faire autrement à moins de séparer le pays du continent et partir à la rame … que de changer l’Europe de l’intérieur
    3°) nous pensons que le combat se mène en France et que si nous accédons au pouvoir en France, toute l’Europe changera ce sera un printemps des peuples façon 1848, nous ne voyons que ce chemin. T’en vois un autre ? T’es pour le Brexit et le Frexit ?
    4°) en attendant ce que nous combattons dans l’UE c’est Macron. Le poison est chez nous. Aucune chance ni intérêt de « sortir » avec Macron ! Ce serait pourquoi faire ? N’allons pas excuser Macron en accusant Bruxelles a sa place. Combattre le libéralisme en UE, pour nous, c’est d’abord chez nous. Les souverainistes deviennent des alliés objectifs de Macron ; ils disent que le mal vient de l’UE pas de Paris. Gagnons à Paris nous aurons plus de chances de résister et de faire changer Bruxelles.
    5°) En fait nous défendons l’Europe, pas l’UE
    6°) que l’UE explose ? Le risque grave est que cette explosion soit orientée à droite entre Salvini, Orban et Macron. Si explosion, il doit y avoir nous préférons que ce soit orienté à gauche, avec des gouvernements de gauche renégociant alors les traités.

  3. Posted 26 juin 2018 at 11:16 | Permalien

    « Quand je vois l’Europe d’aujourd’hui, j’ai peur. Je vois un climat d’années 30 qui monte »
    ➡ @pierremoscovici Commissaire Européen à l’économie et aux Finances
    #BourdinDirect

    Pierre Moscovici

    Compte certifié

    @gerardfiloche

    En réponse à @RMCinfo @pierremoscovici
    c’est du a toute la politique d’abandon de valeurs et de renoncement au combat anticapitaliste que vous assurez avec Hollande pendant cinq ans et de recul en recul ça produit Macron et Salvini et ça continuera si vous ne revenez pas a gauche anti finance
    05:45 – 25 juin 2018

    @pierremoscovici
    2 hil y a 2 heures

    En réponse à @gerardfiloche @infotainement @RMCinfo
    L’exil ne te réussit pas, Gérard. Degré zéro de la réflexion

  4. CYRIL
    Posted 26 juin 2018 at 13:55 | Permalien

    Vous croyez franchement qu’en France les politiciens écoutent le bon peuple? Billevesées!

    Que ce soit la droite ou la gauche de gouvernement, la politique politicienne s’est toujours réalisée pour l’accompagnement du capitalisme.

    Le politique est assujetti au capitalisme.

    Le but de tout gouvernement est de gérer de façon optimale les ressources humaines et les ressources naturelles pour extraire le plus de plus-value possible.

    Les nostalgiques de l’après-guerre ne se rendent même pas compte que cet épisode du capitalisme était très particulier et que l’on ne retrouvera jamais ce contexte.

    De nos jours, c’est la finance qui tire la croissance et sûrement pas la production de marchandises.

    Le capitalisme phagocyte tous les aspects de la vie car il a besoin de nouveaux marchés.

    C’est une des raisons des privatisations, des délocalisations, des baisses de revenus et des attaquent sur le système social.

    Non, M. FILOCHE, il n’ y a plus d’argent. Car ce qui est important dans le capitalisme, ce n’est pas de créer des richesses, mais de créer de la valeur économique issue de la PRODUCTION DE MARCHANDISES. Il n’ y a que cela qui permettent de dégager de la plus-value réelle.

    Depuis la fin des années 60, les gains de productivité énormes liés à l’automatisation des process de production ont dévaloriser la valeur moyenne de la marchandise.

    Aujourd’hui, nous assistons à la victoire totale du capitalisme qui nous détruit, détruit nos milieux de vie, la faune , la flore, les conditions de vie sur cette planète.

    L’économie est une course à la valeur économique, à sa reproduction et son accumulation. Là est son seul objectif.

    Il n’ y a jamais eu d’économie à visage humain.

    Ce ne sont pas les politiciens qui y changeront quoi que ce soit et qu’il soit de droite ou de gauche.

    Le politique fustigera les assistés, les migrants , les banquiers, les financiers; cela s’est toujours vu dans le cadre des crises.

    Or, aujourd’hui, ce n’est pas une crise, mais une tragédie, un désastre dans le quel nous pataugeons toutes et tous.

    Aujourd’hui, vous avez de la chance si l’on exploite votre force de travail. Le capitalisme ne génère plus de pauvreté liée aux conditions de travail, de reproduction de la force de travail, mais par l’exclusion et la superfluité de cette force de travail.

  5. Posted 26 juin 2018 at 14:07 | Permalien

    bon et quand vous avez écrit tout ça on rentre se coucher ?

  6. Posted 26 juin 2018 at 22:13 | Permalien

    Se battre au sein de l’UE est sans doute aussi efficace que se battre au sein du PS, vous êtes bien placé pour savoir que c’est sans espoir.

  7. Gilbert Duroux
    Posted 26 juin 2018 at 23:46 | Permalien

    On ne peut pas avoir lutté contre le TCE, avoir gagné, s’être fait voler notre victoire et accepter les règles de ceux qui nous ont volés. Parce que ces règles empêchent de construire une Europe sociale. C’est aussi simple que ça. Sinon, ça s’appelle capituler.

  8. Gilbert Duroux
    Posted 26 juin 2018 at 23:50 | Permalien

    La réponse arrogante que te fait Moscovici montre bien qu’on ne peut pas changer les choses sans casser les reins (au sens figuré) de ces gens là.

  9. socrate
    Posted 27 juin 2018 at 22:00 | Permalien

    l’europe ne sera jamais réformée
    les libéraux ; les sociaux démocrates ne le feront pas.
    Alors dans ce contexte on ne gagnera plus d’avancée sociale en France car la réponse sera on est déja pas assez compétitif on va pas augmenter le différentiel avec les pays plus compétitifs de l’UE…..
    alors rester dans cette UE c’est accepter que ce que nous vivons depuis 40 ans perdure….
    ça sera tres difficile de mobiliser pour les élections européennes en 2019

  10. socrate
    Posted 28 juin 2018 at 9:16 | Permalien

    tweets germanophobes de Lachaux et Melenchon apres la défaite allemande en football.
    Ces gens si pressés de défendre les dictatures cubaines ou vénézuélienne montrent leur petitesse d esprit.

    Dieu merci ils sont pas prêts d être au pouvoir.

  11. Posted 28 juin 2018 at 15:04 | Permalien

    Tsipras m’avait dit en janvier 2015; « je comprends que tu sois au PS, c’est la meme raison pour laquelle nous sommes dans l’euro ». je ne suis pas certain apres réflexion qu’il avait raison tout au moins sous cette forme allusive

  12. Posted 28 juin 2018 at 15:04 | Permalien

    Bonjour à toutes et tous,

    Hier s’est tenue une réunion unitaire sur la question des licenciements, des fermetures d’usines et du scandale des aides publiques et plus particulièrement de la mobilisation de Ford ce samedi 30 juin .

    Nous avons acté hier soir d’un communiqué de presse de nos organisations politiques et si possible de la venue des portes-parole et personnalités.

    J’ai eu ce matin la CGT FORD est l’ensemble des portes-parole sont invités à venir à cette manifestation et il y aura bien des prises de parole organisées à la fin de la manifestation.

    A cette heure, Olivier Besancenot et Pierre Laurent y seront.

    A propos du projet de communiqué, l’idée c’était de faire court (ce que j’ai essayé de faire) et qu’il soit validé pour demain 14H .

    En attente de vos retours.

    Pour le NPA
    Sandra Demarcq
    06 84 49 12 42

    Communiqué de presse unitaire :

    Contre la fermeture de l’usine Ford Blanquefort, contre les licenciements.

    Ce qui se passe à l’usine Ford de Blanquefort est un scandale, un scandale ordinaire certes mais un scandale auquel il ne faut surtout pas s’habituer. C’est le scandale de ces multinationales qui détruisent l’emploi et le social sans aucune justification économique au nom de la course aux profits et aux dividendes et cela après avoir reçu de l’Etat depuis 2013 50 millions d’euros de subventions publiques.
    Ford fait des milliards de dollars de profits, encaisse des millions de subventions de l’Etat et ferme. Laissant ainsi sur le carreau 1000 travailleurs, sans oublier les milliers d’emplois induits.
    Le cas de Ford n’est pas isolé. Les annonces de fermetures d’usines, des licenciements se multiplient ces dernières semaines dans l’indifférence générale alors que les profits explosent.
    Nos organisations politiques soutiennent la lutte des travailleurs de Ford et de de toutes celles et ceux qui se mobilisent contre les licenciements et les fermetures d’usine.
    Nous serons présents à la manifestation du 30 juin à partir de 14H à Pey Berland à Bordeaux.

  13. Gilbert Duroux
    Posted 29 juin 2018 at 0:48 | Permalien

    Mais d’où il sort, ce Philippe Marlière, qui nous promet la peste, le choléra et le béri béri si on sort de l’Europe actuelle. Que je sache, le démantèlement des protections sociales, la casse du code du travail, ça ne se passe pas en dehors de l’Europe. Et les souffrances qu’on impose aux Grecs, c’est l’Europe ou c’est pas l’Europe ? Je parierais que Marlière a été au PS. Et je parierais qu’il a appelé à voter Hamon lors de la présidentielle, faisant ainsi le jeu de Macron.

  14. Gilbert Duroux
    Posted 29 juin 2018 at 1:02 | Permalien

    Qu’est-ce qui a fait changer d’avis Marlière, qui n’était pas aussi péremptoire il y a 3 ans et qui s’interrogeait alors à propos de la sortie de l’Europe, comme on peut le voir ici ?
    https://comptoir.org/2015/05/29/philippe-marliere-euroscepticisme-marqueur-clivage-gauche-droite/

  15. Posted 29 juin 2018 at 10:21 | Permalien

    je ne crois pas que Philippe ait beaucoup changé d’avis a ce sujet a ce point :
    mais je dirais
    1°) la mise en oeuvre concrète du Brexit et ses effets anti sociaux aggravés
    2°) la montée des nationalistes et xénophobes de Orban a Salvini
    3°) une possible rupture de droite et d’extrême droite, de cette UE, dont les effets seraient profondément réactionnaires dans les consciences

    faire mieux ? nous, nous avons réussi a écarter Hollande et a battre Valls
    ensuite faute d’unité nul n’a réussi a empêcher Macron, nous, nous avons essayé

    on voit bien que l’unité est essentielle, puisque même FI fait alliance avec Podemos qui soutient le gouvernement socialiste PSE Sanchez et avec le Bloco qui soutient le gouvernement socialiste portugais PSP Costa

  16. Posted 29 juin 2018 at 10:26 | Permalien

    son texte est lisible, pas la peine d’en faire une caricature,
    si l’UE est un enfer, en sortir peut etre un enfer encore plus grand
    Marliere vit a Londres et etudie le Brexit tous les jours

  17. andré
    Posted 30 juin 2018 at 8:09 | Permalien

    « son texte est lisible, pas la peine d’en faire une caricature,
    si l’UE est un enfer, en sortir peut etre un enfer encore plus grand »
    Donc on ne peut rien faire! ca me rappelle quand vous disiez on ne peut rien faire sans le PS.
    En France on est incapable d’avoir un mouvement social d’ampleur alors dans 28 pays en même temps, autant gagner le gros lot au loto.
    J’espère que vous ne croyez pas ce que vous racontez?

  18. Gilbert Duroux
    Posted 30 juin 2018 at 10:48 | Permalien

    Ce n’est pas le brexit qui est la cause de la politique des British. Que je sache, les conservateurs ont existé avant que les Anglais rejoignent l’Union européenne. Les Anglais pourraient très bien choisir Corbyn, on ne dirait pas alors que c’est les conséquences du brexit (ni à l’inverse que c’est le brexit qui l’a permis).

  19. Dominique Babouot
    Posted 30 juin 2018 at 16:08 | Permalien

    L’UE c’est comme le ps, ce n’est pas le Pérou mais c’est incontournable si on veut avancer!

    Le socialisme dans un seul pays on connait c’est Staline! Et encore à cette époque l’ensemble soviétique représentait autrechose que nos petits états d’Europe et celà a quand meme échoué alors?

  20. Posted 2 juillet 2018 at 16:22 | Permalien

    seule la France peut faire bouger les choses, a l’heure actuelle, donc nous, en battant Macron
    et si une politique de gauche est mise en oeuvre en France cela fera explosion comme en 1848…

  21. Posted 2 juillet 2018 at 16:23 | Permalien

    nul se trouve que le Brexit donne des arguments supplémentaire aux conservateurs, non pas pour stopper mais pour aggraver l’austérité

  22. Posted 2 juillet 2018 at 16:25 | Permalien

    en effet le socialisme dans un seul pays est non sens ou que ce soit
    en Urss ca n’a pas « echoue » il y a eu une contre révolution violente

  23. andré
    Posted 3 juillet 2018 at 9:02 | Permalien

    « L’UE c’est comme le ps, ce n’est pas le Pérou mais c’est incontournable si on veut avancer! »
    vous confondez l’UE et l’Europe.

    Si l’UE néolibérale est incontournable pour avancer vers plus de neolibéralisme, alors il faut arrêter de faire de la politique et vous devriez par cohérence rejoindre en marche.

  24. Posted 3 juillet 2018 at 9:51 | Permalien

    oui tout à fait je suis en effet pour distinguer systématiquement l’UE et l’Europe
    l’UE étant un cadre libéral que nous combattons et voulons transformer, l’Europe est étant un idéal que nous voulons construire

  25. Posted 3 juillet 2018 at 9:52 | Permalien

    Haute-Loire :
    Depuis plusieurs mois maintenant, des militants de gauche se réunissent régulièrement afin d’échanger de manière constructive sur les sujets qui animent notre vie politique. A l’issue d’une nouvelle rencontre, ils affirment leur volonté de promouvoir l’unité pour les futures élections européennes.

    Face aux poussées xénophobes et nationalistes, face à la droite conservatrice, face aux attaques libérales de Macron, face à des social-démocraties qui ont contribué aux reculs sociaux, nous considérons que la gauche alternative doit prendre ses responsabilités. En abordant ce scrutin façon puzzle, nous jouerions le jeu des fossoyeurs du projet européen, nous serions relégués à quelques miettes de pourcentages nous décrédibilisant et nous rendant toutes et tous inaudibles. Nos points de convergence sont bien plus forts que nos désaccords. La réorientation sociale et écologique de l’Europe que nous prônons ensemble est la seule issue porteuse d’espoir, ce rassemblement donnerait confiance aux résistances et luttes à venir. Dès aujourd’hui, nous nous engageons à porter cette voix au sein de nos différentes organisations politiques.

    Pour :

    Citoyens.nes engagé.e.s :

    Michèle Outtemin-Crespi (FDG)
    Yves Prat

    Ensemble ! :

    Solange Arsac,

    Gauche Démocratique et Sociale (G.D.S.)
    Raymond Vacheron

    Génération.s Haute-Loire :

    Laurent Johanny ,

    Sarah Marcon,

    Michel Mützenberg,

    P.C.F. de Haute-Loire :

    Marie-Jo Girard,

    Xavier de Grossouvre,

    Michel Valentin,

  26. Posted 3 juillet 2018 at 10:01 | Permalien

    Après 4 heures de voiture non climatisée, ma journée s’est achevée par une bonne douche. La longueur du parcours sur autoroute permet la réflexion.

    300 personnes c’est même plutôt généreux, et dans ces personnes très peu de Ford ( une trentaine?) 3 ou 4 de Fumel, et une dizaine d’une boite de la métallurgie du Lot.
    Que ce soit d’un point de vue syndical ou politique ce n’est pas brillant, car la modicité de la présence des Ford interpelle sur le travail syndical réel qui est effectué dans cette usine. La CGT Ford qui appelle seule ce n’est pas une preuve de puissance et de rapport de force exceptionnel…
    Que la CGT ne soit pas capable d’entrainer les autres syndicats de Ford eux aussi impactés par la disparition de leurs emplois interpelle aussi sur la qualité du travail de Poutou syndicaliste. Je ne pense pas qu’on puisse faire tout en même temps: on est soit syndicaliste, soit militant politique, et vu les méfiances qui ont lieu assez facilement entre syndicats, il est clair que ceux ci ne sont pas forcément d’accord pour être utilisés au service du NPA, ce qui permet aussi d’expliquer l’absence de l’UD CGT en tant que telle. D’ailleurs dans le cortège je n’ai vu qu’un seul drapeau CGT d’une boite de Rodez…Il y avait bien un responsable métallo CGT des P.A, mais il représentait la fédération. Il serait d’ailleurs bien interessant de comparer les effectifs CGT Ford de cette après midi avec les effectifs Ford de la manif CGT FO Solidaires FSU interprofessionnelle de jeudi (400 à Pau combien à Bordeaux? Alain le sait il peut être?)

    Et cette crainte de récupération, ce n’est pas la manif de cet après midi qui va la dissiper avec un Poutou omniprésent, des slogans anticapitalistes propagandistes comme dirait Pierre Ruscassie un cortège très homogène NPA (Drapeaux sono, voitures..) L’indépendance syndicale façon Poutou, c’est retour en stage Niveau 1 CGT! Quand il reviendra au travail lundi, ses collègues de travail risquent de lui reprocher de se servir du syndicat et de la boite pour se mettre en valeur lui… Ce type de pratique syndicale est assez usitée en général par les militants de Solidaires, c’est l’une des raisons à mon avis de leur isolement et de leur faiblesse.

    Côté politique c’est du même tonneau: deux distributeurs de tracts du PC, pas vu FI, ni Générations, aucune personnalités annoncées (Gérard a bien fait d’aller se reposer) quelque anars, quelques LO et 2 militants GDS…. On est loin de la marée populaire qui avait été pourtant une vaguelette. A mon avis Poutou devrait repartir dans les ateliers, car à mon avis, c’est là que ça se passe, c’est là que ça commence et que ça finit. A part ça il est très sympa, souriant, même si ce qu’il crie dans le micro n’est pas très juste (c’est pas à l’Elysée, c’est pas a Matignon…etc), il le dit avec tellement de gaité et d’énergie qu’il en est sympathique. Le gendre rêvé d’une famille de gauche….

    l’Entre Deux Mers est un très joli coin, la Garonne, les vignes, et l’accueil d’Alain et sa bière bio (bien sur!) excellente dégustée sous sa tonnelle devant sa porte…

    Bien amicalement

    Jean Michel

  27. Posted 3 juillet 2018 at 11:35 | Permalien

    lundi 2 juillet 19 h Gérard Filoche au siège du PCF pour l’unité de la gauche pour une Europe Sociale https://youtu.be/NbFiNh99XOs via @YouTube

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