pour une liste commune de la gauche aux élections européennes de 2019

8 Commentaires

  1. socrate
    Posted 15 juin 2018 at 15:49 | Permalien

    quelle gauche ?
    celle de Valls a Melenchon ?

  2. Posted 15 juin 2018 at 15:52 | Permalien

    valls est a en marche, c’est la droite
    et nous ne voulons pas l’unite du « peuple », mais l’unité de la gauche

  3. Posted 15 juin 2018 at 15:53 | Permalien

    Elections europénnes :

    communiqué de la GDS

    Le Conseil national de la Gauche démocratique et sociale (GDS) s’est réuni le 9 juin. Il a notamment débattu des prochaines élections européennes et affirmé sa volonté de participer au nécessaire rassemblement de la gauche à cette occasion. Ci-dessous le communiqué de GDS proposant 5 points pour une base commune de la gauche lors de ce scrutin de mai 2019.

    Les élections européennes de mai 2019 présentent un double enjeu pour la gauche française.
    D’une part, il s’agit d’en faire une étape dans la recomposition et la reconstruction de la gauche après la défaite de 2017 et l’éparpillement qui s’en est suivi. Les élections européennes seront le premier scrutin national après 2017. Les illusions qui ont poussé des électeurs de gauche à voter pour Emmanuel Macron et En Marche en 2017 se dissipent. La politique de droite menée par Macron et son gouvernement appelle à une alternative crédible à gauche. Elle passe par un front uni à gauche.

    Un succès aux élections européennes sera donc une bonne nouvelle aussi au niveau national. Il renforcera les résistances et oppositions à la politique antisociale poursuivie par Macron en France.

    D’autre part, le scrutin se déroulera dans un contexte de contestation du statu quo sur tous ses aspects (politique économique, politique migratoire, rôle des institutions, politique extérieure face à la politique agressive de Donald Trump) .

    Il s’agit pour la gauche de proposer et de populariser des mesures concrètes qui fassent avancer la construction d’une Europe démocratique et sociale en rupture avec les politiques antisociales suivies depuis trop longtemps déjà.

    Ces mesures devraient constituer le socle d’une convergence des gauches européennes au sein du Parlement européen.

    Le Conseil National de la Gauche Démocratique et Sociale, réuni à Paris le samedi 9 juin 2018, lance un appel au plus large rassemblement des forces de la gauche en France.
    L’objectif est de construire une liste commune. La gauche française est aujourd’hui fragmentée de telle manière qu’aucun courant ne peut prétendre à lui seul incarner l’alternative.

    Le danger est grand que pour ces élections européennes, chaque courant cherche à occuper la place tout seul et à se fixer comme objectif non pas de faire de la gauche la première force politique du scrutin mais de faire de son courant la première force à gauche.

    Nous sommes ouverts et pragmatiques. Nous voulons enclencher une dynamique de rassemblement et entraîner d’autres forces dans l’unité. Cela pourra prendre la forme d’alliances partielles si cela permet d’avancer.

    Nous proposons et soumettons au débat un contenu programmatique qui peut faire accord dans l’ensemble de la gauche.
    Il faut un contenu qui soit le socle du mandat de tout eurodéputé élu sur la liste commune de la gauche. C’est la condition pour engager un processus de reconquête.

    Il s’agit de poser des bases solides pour commencer à changer l’Europe.

    Les mesures proposées participent de ce processus. Elles seront pérennisées si les traités européens actuels sont modifiés. Nous ne voulons pas cacher cette réalité aux électeurs. Mais tout ne se fera pas en un jour.

    La campagne commune que nous proposons de mener pour 2019 s’inscrit ainsi dans la construction d’une alternative majoritaire en France. Car seule l’arrivée d’une gauche unie et résolue au pouvoir en France (ou dans d’autres grands pays) peut permettre de rompre avec la dérive libérale de la construction européenne et la réorienter résolument et de façon décisive.

    Nous proposons cette démarche et cinq points à toutes les organisations et courants politiques de la gauche pour en débattre ensemble.

    a/ Des mesures fiscales et économiques pour remettre en cause le pouvoir des marchés financiers

    un budget d’investissement substantiel pour la zone euro financé par :
    le versement des bénéfices réalisés par la BCE
    un impôt européen sur les sociétés avec une assiette commune et des taux harmonisés vers le haut et un impôt européen sur la fortune
    passage à la majorité qualifiée en matière de fiscalité
    un strict encadrement des opérations spéculatives à l’échelle européenne. Fixation de missions publiques à la BCE sous contrôle du Parlement
    séparation des activités bancaires spéculatives des activités de détail
    combat contre l’évasion et l’optimisation fiscales par des sanctions sur les entreprises qui réalisent des transactions dans les paradis fiscaux et une taxe sur les géants du numérique
    une politique douanière active aux frontières de l’Europe
    b/ Mettre le social au cœur

    création d’un SMIC européen sur la base d’un pourcentage du salaire médian de chaque pays
    révision de la directive sur les travailleurs détachés
    instauration d’une obligation de négocier dans les branches professionnelles européennes et les entreprises transnationales
    c/ L’urgence écologique est une priorité

    accélération de la transition écologique de nos systèmes productifs avec le soutien actif du budget d’investissement européen
    réorientation de la politique agricole commune pour favoriser la transition écologique et une alimentation accessible de qualité
    d/ Développer la démocratie

    élargissement du périmètre d’application de la procédure législative ordinaire (codécision) à tous les domaines
    octroi au Parlement européen du droit d’initiative législative
    e/ Une Europe ouverte qui agit pour la paix

    création d’une politique européenne de l’asile accueillante et fin du système de Dublin ; une politique généreuse d’accueil des migrants
    une politique étrangère européenne promouvant la paix, le désarmement et le juste échange

    Ces propositions seront détaillées dans un document spécifique.

    La Gauche Démocratique et Sociale est disponible et ouverte à toutes les démarches et propositions permettant d’avancer vers la construction d’une unité indispensable pour une Europe qui réponde aux attentes de ses salariés, de sa jeunesse, de ses peuples.

  4. Posted 15 juin 2018 at 17:57 | Permalien

    Marlène Schiappa prend une leçon de marxisme par son père
    Jean-Marc Schiappa, militant trotskiste, a publié un texte sur Facebook visant sa fille et ses références à l’auteur du « Capital »

    LE MONDE | 15.06.2018 à 16h15 • Mis à jour le 15.06.2018 à 17h12 |
    Par Abel Mestre
    Abonnez vous à partir de 1 € Réagir AjouterPartager (2 680)Tweeter
    Marlene Schiappa, le 16 mai.
    La patience des parents a parfois des limites. Marlène Schiappa vient d’en faire l’expérience. Dans un message publié sur Facebook vendredi 15 juin, Jean-Marc Schiappa, père de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a tenu à expliquer à sa fille ce que signifiait « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». Mme Schiappa avait, en effet, cité cette phrase qu’elle attribuait à Karl Marx pour appuyer les propos d’Emmanuel Macron sur les aides sociales et « le pognon de dingue » qu’elles coûteraient aux finances de l’Etat au regard de leurs résultats réels, selon le président de la République.

    « Toucher 550 € de RSA par mois ne permet pas de sortir de la pauvreté s’il n’y a pas d’accompagnement efficace vers le travail. Un vrai travail, un vrai salaire : voilà le projet du gouvernement ! », avait écrit Mme Schiappa, mercredi 13 juin, sur Twitter, suscitant des dizaines de réactions de personnalités de gauche ulcérées par une telle récupération.

    C’est aussi l’avis de Jean-Marc Schiappa, « trotskiste depuis l’âge de 15 ans et demi », d’obédience lambertiste, car, selon lui, « un trotskiste n’est que lambertiste », explique-t-il au Monde. Agé de 61 ans, ex-enseignant en collège, spécialiste du révolutionnaire Gracchus Babeuf, Jean-Marc Schiappa a donc écrit un texte pour passer un savon à sa fille.

    Tout d’abord, il tient à préciser que Marlène Schiappa commet une première erreur quand elle attribue la phrase au philosophe allemand dont on fête le bicentenaire de la naissance cette année. C’est « la 1re Internationale [qui] écrit, sur proposition de Karl Marx (donc il est inexact de citer cette phrase comme venant du seul Marx), “l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes” », rectifie l’ancien délégué syndical Force ouvrière.

    Hors sujet

    Puis vient l’argumentation sous forme de leçon de philosophie politique visant à la fois la secrétaire d’Etat (sans jamais la nommer néanmoins), le gouvernement auquel elle appartient et la politique menée. Pour Schiappa père, sa fille est totalement hors sujet. « Il s’agit d’une œuvre collective (“les travailleurs”) et non individuelle (chaque travailleur devant se débrouiller tout seul) ; le but est l’émancipation collective (et non une réussite personnelle — laquelle, au demeurant ?), celle des travailleurs, du prolétariat, rappelle-t-il sur le réseau social. On ne peut attendre de salut de personne sauf de l’action organisée, donc consciente. »

    Avant de porter l’estocade, en forme de réquisitoire contre la « start-up nation » macronienne :

    « Ce n’est en rien une défense de l’individualisme petit-bourgeois (“allez, monte ta start-up, toi aussi”). Au passage, détruire les aides sociales n’est pas un problème pour ceux (et celles) qui montent leurs start-up en bénéficiant des exonérations fiscales, primes diverses de l’Etat, etc. »
    Jean-Marc Schiappa précise que « l’on peut faire circuler » son texte. Pas forcément la meilleure manière de préparer la fête des Pères, dimanche 17 juin.

  5. Posted 17 juin 2018 at 11:19 | Permalien

    Message transféré —–
    De : « Secrétariat de Pierre Laurent »
    À :
    Cc :
    Envoyé : mer., juin 13, 2018 à 17:54
    Objet : LUNDI 2 JUILLET – Soirée Elections Européennes

    Cher·e ami·e,

    Dans moins d’un an, se tiendront les élections européennes. L’évolution de la situation en France, avec l’offensive antisociale d’Emmanuel Macron, en Europe, avec le nouveau gouvernement italien, dans le monde avec l’attitude irresponsable de Trump, nous invite à considérer avec gravité cette élection. L’urgence de solutions de gauche en Europe, en rupture avec les logiques financières qui nous mènent à la catastrophe, se fait chaque jour plus pressante.
    Pour préparer cette échéance, les communistes pensent souhaitable de construire une liste large capable de porter des exigences précises de transformation de la construction européenne, capable de porter avec efficacité jusqu’au niveau européen les luttes sociales et écologiques menées en France, capable de contribuer à constituer au Parlement européen un groupe uni et confédéral de toutes les forces de gauche et écologistes, clairement opposées aux logiques actuelles et décidées à porter un projet alternatif de progrès pour l’Europe.
    Pour réussir une telle démarche, une telle liste, nous avons besoin d’unir nos forces. Nous avons pour notre part désigné une équipe de travail autour de notre « chef de file », Ian Brossat, dans laquelle figurent trois députés européens, Patrick Le Hyaric, Marie-Pierre Vieu et Marie-Christine Vergiat, et d’autres responsables* investis sur le terrain des luttes en Europe.
    Nous proposons de réunir le lundi 2 juillet à 18h30 à l’espace Niemeyer – 2 place du Colonel Fabien – 75019 Paris, toutes les personnalités et organisations intéressées à une telle démarche de construction. Nous vous invitons à cette réunion, à laquelle nous avons convié des dizaines de personnalités engagées comme vous dans les mobilisations sociales, citoyennes, écologiques, démocratiques de la période et désireuses d’une autre Europe, ainsi que des forces politiques et sociales engagées dans les marées populaires du 26 mai dernier.
    Ensemble, nous pouvons réussir !
    Bien amicalement,

    Pierre Laurent Ian Brossat
    Secrétaire national du PCF Chef de file

    * Eric Bocquet, sénateur du Nord, co-auteur de « Sans domicile fisc » ; Gilbert Garrel, syndicaliste cheminot ; Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire ; Philippe Rio, animateur de l’appel de Grigny ; André Chassaigne, député, président du groupe GDR ; Anne Sabourin, responsable Europe du PCF et membre du bureau exécutif du Parti de la gauche européenne ; Camille Lainé, secrétaire générale du Mouvement jeunes communistes ; Mina Idir, militante féministe et antiraciste

  6. Posted 18 juin 2018 at 10:15 | Permalien

    Pour info interview intéressante d’Axelle DAVEZAC, directrice générale de la Fondation de France, ce matin vers 7h15 sur France culture (« la question du jour »), interrogée sur l’impact de la création de l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) sur les dons des contribuables et partant les recettes des organismes d’intérêt général ((https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/les-associations-victimes-collaterales-de-la-suppression-de-lisf) :

    [pm les déclarations IFI ont dû être déposées par les usagers le 15 juin dernier au plus tard : elles devaient l’être initialement le 17 mai (le 5 juin au plus tard en cas de télédéclaration) mais l’instruction fiscale (ou « BOFIP ») précisant un certain nombre de dispositions –nécessaire pour répondre aux interrogations des usagers (et de leurs conseils) face à un impôt nouveau (par exemple : quid du caractère professionnel ou non de certaines locations immobilières ?)- n’étant pas parue à cette date, Bercy a été amené (communiqué du 16 mai)... à reporter la date limite de dépôt de ces déclarations [Les Echos du 18 mai dernier évoquaient une « certaine confusion »].

    * le régime de réduction d’impôt de l’ISF pour les dons aux organisme d’inérêt général, i.e. 75% de réduction de l’impôt dû [dans la limite de 50 000 €]a été conservé pour l’IFI. Problème : il y a 150 à 180 000 redevables IFI estimés, contre 350 000 redevables de l’ISF auparavant ;

    * A. DAVEZAC a indiqué que les recettes associées à la réduction ISF/IFI pour les organismes caritatifs devraient passer de 250 Mo€ avec l’ISF à « sans doute 130-150 Mo € » avec l’IFI [NB l’article La Croix évoqué infra- évoque un manque à gagner de 5 Mo€ pour la seule Fondation de France] ;

    * La directrice générale espérait cependant (vaguement) un « effet report » en fin d’année au moment de l’IR -auquel est associé un dispositif de réduction pour les dons assez similair (66% de réduction d’impôt ») dès lors que « 75% des gens qui donnaient à l’ISF donnent à l’IR, avec un don moyen de 1000 € » –« le don moyen standard est de 400€ » [ça paraît beaucoup]

    * La DG insistait sur le fait que la stabilité fiscale (fortement atteinte ces derniers temps, donc, avec l’introduction simultanée de l’IFI et du PAS qui perturbent les usagers) était essentielle pour leur financement car :

    - d’une part, « pour faire des dons, les contribuables ont besoin de stabilité » ;

    - d’autre part, les organismes caritatifs à l’image de la Fondation de France ont évidemment besoin de visibilité dans leurs ressources pour « honorer leurs engagements et actions en cours » ; En tout état de cause, toute baisse des dons « pose des problèmes pour lancer de nouvelles actions » ;

    * A. DAVEZAC indiquait que le « gouvernement [les] a[avait] invité à discuter [de ces problèmes] avec eux après la campagne » [NDLR ce qui confirme que la DGFIP a en ce moment « la tête sous l’eau » -et on veut lui enlever des postes ?]. Elle indiquait attendre notamment des autorités un effort pédagogique important en direction des contribuables concernant les changements en cours (IFI, PAS etc.) (« nous réclamons une explication détaillée, très importante pour nous »).

    + voir aussi sur ce sujet l’article intéressant de la Croix daté du 14 juin dernier :
    * « La chute dépasse parfois les prévisions les plus pessimistes » cf. au-delà de la baisse du nombre d’assujettis : «ceux qui restent assujettis à l’IFI (…) voient leur facture fiscale baisser fortement. Ils peuvent donc la réduire ou l’effacer avec des dons moins importants » ;

    * « Cette baisse des ressources est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient après une année 2017 déjà difficile en matière de dons (…) « Au début d’année, la hausse de la CSG a beaucoup pesé sur les retraités qui sont souvent des donateurs fidèles. »

    *- Manque à gagner de 3 Mo€ de recettes estimées pour le Secours Catholique :

    (https://www.la-croix.com/Economie/France/LIFI-fait-pas-fortune-associations-2018-06-14-1200947255)

  7. Michel
    Posted 19 juin 2018 at 7:58 | Permalien

    « chaque courant cherche à occuper la place tout seul … » : ni le PC, ni générations ne sont dans cette position, ils cherchent au mieux à sauver quelques élus. EELV a la grosse tête après un sondage.
    « … Elles seront pérennisées si les traités européens actuels sont modifiés… » : comment ? C’est justement là le débat. A l’évacuer on s’apprête à un énième épisode de campagne pour une autre Europe qui n’a pas de crédibilité.

  8. Posted 20 juin 2018 at 14:46 | Permalien

    Cet article de Libération date déjà d’un mois, alors le voici au cas ou vous ne l’auriez pas vu :

    http://www.liberation.fr/debats/2018/05/20/les-morts-vivants-de-la-dette-et-le-mega-krach-a-venir_1651464

    Avec mon commentaire :

    Steeve Keen a été le premier à avoir prévu la crise de 2007-2008. Alors nous ferions bien de l’écouter.

    Pour lui le danger ne provient pas du niveau d’endettement public comme ne cessent de le rabâcher les conservateurs et néolibéraux qui dominent aujourd’hui le monde.
    Il provient au contraire du niveau élevé de la dette privée, et aussi de sa mauvaise affectation : gonflement artificiel des bulles d’actifs plus qu’investissement dans l’économie réelle.
    Pour lui, une nouvelle crise est inévitable si l’on poursuit les mêmes politiques.

    Il faudrait au contraire jeter aux orties les dogmes actuels, c’est-à-dire :
    - augmenter les dépenses publiques,
    - redonner du pouvoir d’achat aux classes pauvres et moyennes,
    - mettre en place une véritable séparation des activités bancaires de dépôt et d’investissement.

    Mais nos dirigeants ne le feront hélas pas, ils sont autistes et à courte vue.
    Lénine avait paraît-il dit « les capitalistes vendront la corde qui servira à les pendre » (ou en moins imagé « ils travailleront à leur propre perte ») C’est toujours d’actualité, mais ce qu’il n’avait pas prévu c’était la grande aptitude de ceux d’aujourd’hui à faire payer leurs erreurs aux autres, c’est à dire à vous et moi. Réveillons-nous !

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