Macron prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l’histoire de notre pays. Du jamais vu.

La mort du salaire brut

 

Macron prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l’histoire de notre pays. Du jamais vu.

Il va supprimer le salaire brut.

Les grands médias des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.

Mais non, c’est le salaire brut qui compte !

Réexpliquons le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les « simplifier » pour pas qu’on voit la manœuvre.

Le salaire net c’est pour payer la force de travail.

Le salaire brut c’est pour payer la reproduction de la force de travail.

Le salaire net on vit avec au mois le mois

Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.

Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.

Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes  caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l’était à l’origine de la « Sécu ». Allez revoir le film « La sociale » de Gilles Perret).

Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur.

C’est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays.

Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !).

C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.

Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu’à 1,6 ou 1,9 fois le smic.  Là, il supprime et remplace tout par l’impôt.

C’est vous, par vos impôts, qui paierez dorénavant à la place de votre patron. Un hold up de 470 milliards contre vous ! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.

Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d’euros votre salaire brut.

Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu’ils augmentent le bas de celle-ci. C’est un coup de bonneteau.

Et c’est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l’impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque.

 

Gérard Filoche

 

 

10 Commentaires

  1. Bourdais Marc
    Posted 31 juillet 2017 at 15:29 | Permalien

    C’est vrai et tous ceci se fait dans une parfaite indifférence. La complaisance des médias, voir leur complicité est à cet égard assourdissante de silence. Merci de continuer, vaillant colibris, à tenter de circonscrire l’incendie.

    J’ai relu il y a peux le « Discours de la servitude volontaire » de La Boétie, C’est terrifiant d’actualité!

  2. Eric
    Posted 31 juillet 2017 at 15:59 | Permalien

    Je suis étonné par cette démonstration, pour ma part j’ai toujours signé des contrats de travail sur la base d’un montant brut. Si les charges ou cotisations baissent, mon salaire net augmentera … Je ne vois pas où est l’arnaque.

  3. Posted 31 juillet 2017 at 16:04 | Permalien

    réfléchis

  4. Gilbert Duroux
    Posted 1 août 2017 at 1:27 | Permalien

    Eric n’est et ne sera jamais malade, il ne prend pas de vacances, il renoncera à la retraite et s’il est un jour au chômage, il refusera toute indemnité. Voilà pourquoi il ne s’intéresse qu’à son salaire net.

  5. Eric
    Posted 1 août 2017 at 14:07 | Permalien

    Le salaire brut étant contractuel, je ne vois pas ou le patron serait gagnant, sauf peut être sur les charges patronales qui elles pourraient baisser à isobrut ?
    On parle d’une réforme qui a juste été annoncée.
    Ou est il écrit que les droits à la retraite, à l’assurance maladie ou aux cp seront modifiés ?
    L’idée initiale ne me déplaît pas car elle fait supporter une partie du contributions sociales par les transactions boursières, immobilières et fait (un peu) contribuer certains retraités ( il y a quelques années on pouvait partir à 52 ans … ) par le biais de l’augmentation de csg.

    Mais peut être que ce que j’ai compris est totalement idéaliste …

  6. Posted 1 août 2017 at 15:16 | Permalien

    lisez en six minutes une diapographie sur les systemes de bismarck et celui de beveridge que vous trouverez sur internet
    ce n’est pas pareil si ce sont les employeurs qui paient la protection sociale et si ce sont les citoyens
    Macron va enlever l’assurance chômage et l’assurance maladie des cotisations sociales en janvier 18
    il l’a déjà fait des allocations familiales,
    il le fera des retraites en janvier 19, ce ne sera plus l’employeur qui paiera mais vous

  7. Posted 2 août 2017 at 8:53 | Permalien

    « Cerium » : ça commence par un bras coupé net, oui, mais comment et pourquoi ? Un bon polar pour l’été, avec tout ce qu’il faut, des crimes, des morts, de la mafia, du travail, de l’anti-capitalisme, de l’amour, le plus gros trafic du monde, donc du suspens, et c’est l’inspecteur du travail qui mène l’enquête dans le III° arrondissement. Il y aura deux autres tomes : « Samarium » et « Lanthane ». les mêmes héros dans le 1er et le 2° arrondissement. Dans toutes les bonnes libraires commandez-le – Ed. Cherche Midi. 19,80 euros

  8. Posted 2 août 2017 at 14:30 | Permalien

    la trahison ca paie pas

    Entre Emmanuel Macron et jean-Yves Le Drian, une distance s’est installée. Entre Emmanuel Macron et jean-Yves Le Drian, une distance s’est installée. – PDN/SIPA

    POLITIQUE
    Passage à vide
    Présidence Macron : Jean-Yves Le Drian nous pique une petite déprime
    Par Bruno Rieth
    Publié le 02/08/2017 à 10:00

    Le ministre des Affaires étrangères, déjà dans le gouvernement sous Hollande, éprouverait de la « tristesse sur la méthode » du président.
    Ils étaient pourtant si heureux ! Mais ça c’était avant. Avant le manque de communication et les tensions budgétaires. Aujourd’hui, entre Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian, une distance s’est installée. Les débuts de la présidence Macron ont eu raison des mots doux et des marques d’admiration de la campagne présidentielle.

    Dans son édition du 2 août, le Figaro raconte ainsi le passage à vide du patron du Quai d’Orsay. Notamment depuis la démission du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, à la suite d’une passe d’armes avec le président de la République sur le budget de la Défense.

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    « Ce que Jean-Yves a bâti en cinq ans, le président l’a détricoté en cinq jours », s’énerve un proche du ministre auprès du quotidien. Tout en insistant sur le tempérament du Breton, « pas du genre à réagir à chaud », il prévient tout de même : « Il ne faudrait pas qu’un deuxième épisode comme celui-ci se produise. Là, ce serait une autre histoire ».

    La défiance de Macron envers Le Drian

    Malgré tous les compliments que Macron avait pu lui susurrer lors de la campagne, saluant entre autres « un responsable politique pour lequel j’ai beaucoup de respect », Jean-Yves Le Drian n’a pas vraiment été épargné depuis l’installation du gouvernement d’Edouard Philippe.

    D’abord par la défiance grandissante du chef de l’Etat. C’est d’ailleurs l’explication de son transfert de la Grande muette aux Affaires étrangères. « En laissant en place Le Drian et Lewandowski (son directeur de cabinet sous François Hollande, ndlr), et tous les militaires qui leur sont redevables, le président aurait été prisonnier d’un Etat dans l’Etat », justifiait un proche de Macron au Canard Enchaîné au moment des nominations.

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    « La période d’installation est compliquée (…) Il éprouve une forme de tristesse sur la méthode… »
    , confie un proche du ministre.

    Ensuite sur l’absence de communication entre les deux hommes. Le Figaro explique ainsi que tout ministre des Affaires étrangères qu’il est, Le Drian a appris l’ampleur des efforts budgétaires à faire dans son ministère en ouvrant l’édition du Parisien du 11 juillet. « Jean-Yves n’est pas sur le départ, confie un homme de confiance du ministre au journal. Mais la période d’installation est compliquée. Pour lui, à ce stade, c’est 50/50. Il éprouve une forme de tristesse sur la méthode… »

    On dit que l’amour ne dure que trois ans. En politique, ça peut être encore plus court…

  9. Syriza81
    Posted 3 août 2017 at 21:46 | Permalien

    Oui et la prochaine étape c’est de supprimer les cotisations patronales.
    Vite le retour à la sécu unique et à 100 %

  10. DAVID
    Posted 6 août 2017 at 10:17 | Permalien

    Merci pour ce que vous faites Monsieur Filoche et surtout de la manière dont vous le faites.

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