Calculs de représentativité non fiables : ne croyez pas au bobard que la CFDT est passée devant la CGT

Le mode de scrutin servant à la représentativité des organisations syndicales mis en place par la loi Bertrand du 20 août 2008, qui vient pour la deuxième fois de donner des résultats, (2009-2012 puis 2013-2016), ne peut pas être considéré comme satisfaisant aux yeux d’un démocrate attentif.

C’est un système étrange qui agrège les résultats des élections des institutions représentatives du personnel, dans des conditions variables sur une période étalée sur quatre ans. C’est le contraire d’un scrutin direct et sincère. Ce n’est pas une photo, ni un constat, c’est un cliché bougé-brouillé, indirect qui perd tout sens.

Il est aléatoire : car les élections de CE sont théoriquement prévues tous les 4 ans, dans une partie seulement de 3 % des entreprises (qui regroupent 50 % des salariés). Les élections de DP sont prévues à partir de 11 salariés dans une mince partie des 200 000 entreprises. Dans le million de TPE existantes, il y a des élections « spéciales » à très faible participation par correspondance (10% puis 8 %). En réalité, trop peu d’entreprises ont des IRP, CE, des DP : seulement 4,923 millions de salariés ont eu l’occasion de se prononcer au moins une fois sur une ou plusieurs listes présentées par un ou des syndicats selon la CGT et 5,243 128 selon le ministère (+3,30 % de votants). 68 043 procès-verbaux envoyés par les DRH, seulement, ont été compilés selon le ministère qui affirme que c’est une hausse de 18,4 % par rapport à 2012.

Ce résultat est estimé à 60 % des 9 millions de salariés inscrits dans ces entreprises où le patron a organisé un vote pour les IRP. C’est donc peu sur un total de 23 millions de salariés qui sont dans toutes les entreprises incluses celles sans IRP, ou sans syndicat.

Le recollement national de ces élections organisées par les patrons se transmet par les « DRH » au Ministère : le favoritisme patronal a tout loisir de s’exercer à tous les stades de ces opérations.

Le vote pour les CE s’effectue souvent sur les critères de gestion (oeuvres sociales) et non pas pour l’action syndicale en général, laquelle est heureusement plus vaste : comment voulez vous, par exemple, mesurer avec un cycle de 4 ans, étalé entre janvier 2013 et décembre 2016, la représentativité des syndicats et l’opinion des salariés après l’immense bataille pour ou contre la loi El Khomri qui coure de mars à septembre 2016 ?

Lors des dernières élections nationales directes démocratiquement contrôlables, celle  des prud’hommes, en décembre 2009, donnait 38 % des voix exprimées à la CFDT, la CFTC, la CGC, et 62 % à la CGT et FO.

Coup de théâtre, la première application de la loi Bertrand le 31 mars 2013 abaisse le score de la CGT et FO à 48,5 % tandis que la CFDT, CGC, CFTC, obtiennent 51,5 % des voix.  En dépit de ce système antidémocratique, lors des élections recensées en 2013,  la CGT restait encore devant avec une très courte majorité à 26,77 % et 26 % pour la CFDT. Qui croit que la CGC est à hauteur de 10% et la CFDT à 9,5 % ? Par contre Solidaires et UNSA sont éliminés parce que le seuil de représentativité est à 8 %.

Deuxième compilation de vote 31 mars 2017 : la CFDT arrache 26,37 % des voix dans le seul privé, juste devant la CGT avec 24,86 %. Cela suffit à une campagne de faussaire dans les médias :   »tournant historique »   »tremblement de terre » , etc. FO est à 15,59 % , la CGC à 10,67 % et la CFTC à 9,49 %.

Alors qu’il y avait 35 % de taux de participation aux prud’hommes 2009, on est autour de 25 % de participation dans ce « scrutin étalé » de 2017.

Contrairement à ce qui est dit, la CGT toutes catégories confondues, privé, public, TPE reste quoiqu’il arrive à 24, 27 % devant la CFDT.

Mais cela ne colle pas du tout avec les élections directes dans les TPE de décembre 2012  car elles donnent nettement en 2013, (10 % de participation) 10 points d’avance dans le privé à la CGT sur la CFDT, et c’est encore significativement confirmé entre le 30 décembre 2016  et le 13 janvier 2017, en dépit du « bug » qui a eu lieu  (8 % de participation). Comment expliquer que dans les petites TPE, endroit sensible, deux scrutins directs donnent un maintien du scrutin des prud’hommes de 2009, en contradiction avec les scrutins « étalés » de 2013 et 2017 ?

La mesure 2017 marque la fin de la période transitoire prévue par la loi du 20 août 2008 selon laquelle toute organisation syndicale affiliée à l’une des organisations syndicales de salariés reconnues représentatives au niveau national et interprofessionnel était présumée représentative au niveau de la branche. Désormais, pour être représentative dans une branche professionnelle, les organisations syndicales devront dans tous les cas satisfaire au critère de l’audience de 8 % dans cette branche et plus largement respecter l’ensemble des critères de la représentativité (respect des valeurs républicaines, indépendance, transparence financière, ancienneté de deux ans, influence, effectifs d’adhérents et cotisations) pour être en capacité de signer des accords collectifs. Solidaires et Unsa sont éliminés définitivement.

La loi du 18 décembre 2014 a modifié les modalités de désignation des conseillers prud’hommes : la désignation (cooptation) des membres des conseils de prud’hommes se fonde désormais sur cette incertaine mesure d’audience.

L’utilisation médiatique de la prétendue avance de la CFDT sur la CGT en ce 31 mars 2017, deuxième « scrutin Bertrand »  est donc fortement soumise à caution.

La presentation de deux blocs « réformiste » et « contestataire » dans Le Monde (c’est jour de gloire pour Michel Noblecourt et sa présentation manipulatrice) ne repose sur rien. Tous les syndicats sont à la fois réformistes et contestataires, et souvent à tour de rôle, (FO et CFDT) rien n’oppose ces deux prétendues démarches. Noblecourt donne un bloc « dit réformiste » de 41,21 % CFDT CFTC rajoutant.. l’ Unsa. Et un bloc FO et CGT   « dit contestataire » à 40,44 % en omettant…  Solidaires et la FSU ! La CGC qui a basculé contre la loi El Khomri refuse avec ses 10,67 % d’être classée dans l’un des ces prétendus « blocs » qui font abusivement les « une » de France inter et de France 2.

L’UNSA qui, finalement, au niveau de son CN a été opposée à la loi El Khomri, alors que son BN était pour, la CFDT qui a vu ses fédérations métallurgie et culture opposée à la loi El Khomri, rien de tout cela ne correspond aux bobards idéologiques des médias, diffusés de façon abusive autour de ces audiences tellement incertaines.

Ne faut-il pas reposer la question  ? Revenir à un scrutin de représentativité globale clair, direct, national, contrôlable, démocratique, un jour férie tous les 4 ou 5 ans comme les prud’hommes ? (On pourrait aussi refaire des élections à la sécurité sociale le même jour)

Gérard Filoche

 

 

REPRESENTATIVITE SYNDICALE DANS LE PRIVE

Premières réflexions  (René Defroment)

La mesure  de la représentativité des organisations syndicales et l’agrégation du résultat de différentes élections du privé entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2016 :

  • § des élections professionnelles (comité d’entreprise, délégation unique du personnel, à défaut délégués du personnel) organisées dans les entreprises d’au moins 11 salariés;
  • § du scrutin organisé auprès des salariés des très petites entreprises et des employés à domicile du 30 décembre 2016 au 13 janvier ;
  • § et des élections aux chambres départementales d’agriculture, pour les salariés de la production agricole, qui se sont déroulées en janvier 2013.

Avec un  total de 5 243 128 suffrages valablement exprimés (+ 3,30% par rapport à 2013) sur 17,8 millions d’électeurs potentiels), le résultat est le suivant:

  • CFDT :  26,37%           (+0,37 %)
  • CGT :                24,85%            (-1,92 %)
  • CGT-FO :          15,59%            (- 0,35 %)
  • CFE-CGC :        10,67%            (+ 1,24%)
  • CFTC : 9,49%              (+ 0,19 %)

Cette façon de mesurer la représentativité syndicale n’est pas la plus indépendante des pressions patronales. En effet ce scrutin favorise l’organisation syndicale qui a le plus de candidats dans les entreprises. Le traitement des organisations syndicales et de leurs militants n’étant pas le même, il faut plus de courage pour se présenter sur une liste CGT que CFDT. C’est cette particularité qui explique la différence des résultats qu’il y avait lors des élections prud’homales. Aux dernières élections la CGT avait progressé alors que la CFDT régressait. Ce gouvernement avec l’appui de la CFDT s’est d’ailleurs dépêché de les  supprimer. De même  les élections dans les très petites entreprises mettent nettement en tête la CGT avec 25,10 %, CFDT 15,5 %, FO 13%, UNSA 12,5%, CGC 3,4 %).

Ce résultat n’a rien à voir avec l’appréciation de la  loi El Khomri par les salariés puisqu’il cumule des résultats d’élections qui ont eu lieu pour la plupart avant mars 2016.

Par contre il est paradoxal que la confédération qui a été le soutien le plus fidèle d’un gouvernement honni par les salariés arrive en tête.

Le favoritisme du patronat pour certaines confédérations n’est pas la seule explication.

La CFDT ne se porte pas si bien que ça avec 15 % aux élections TPE et les défections de base syndicales se poursuivent. La CFDT ne publie plus son nombre d’adhérents depuis plusieurs années et gonflait ces chiffres en comptant un adhérent pour 7 cotisations au lieu de 12 alors que tous ses adhérents sont au prélèvement automatiques.

Les causes de ce mauvais résultat sont à chercher dans les raisons de l’affaiblissement de la CGT dans des secteurs importants :   Sncf -1,72%,  Edf – 2,74% ; postes et télécom -2,79 %.

Le salariat a changé : il y a plus de cadres et de techniciens, beaucoup plus de précaires, une majorité de salariés dans les entreprises de moins de 50 salariés. La CGT doit le prendre en compte

L’échec des mouvements successifs sur les retraites a certainement pesé.

Le patronat a aussi institutionnalisé le syndicalisme et les délégués sont probablement moins sur le terrain. Nous avons tout à gagner à sortir de notre microcosme et à être au plus près des salariés pour gagner leur conviction et les écouter pour mieux apprécier leurs attentes.

NE PAS GEMIR, AGIR

Les militants de la CGT  ne doivent pas gémir et chercher des causes ailleurs mais réfléchir à ce que nous devons changer dans nos pratiques pour augmenter le rapport de force en faveur du salariat, s’implanter là où nous sommes absents, prendre en compte l’évolution et les attentes du salariat et ainsi redevenir la première organisation.

 

 

 

 

78 Commentaires

  1. Cornart
    Posted 31 mars 2017 at 23:11 | Permalien

    Au JT de la 2, ils ont expliqué que cela permettait à la CFDT de negocier les accords seule face au Medef… Est-ce vrai? Parce que dans l’hypotese ou un Fillon/Macron se retrouvait élu, avec leur projet d’ordonnance et de casse du travail, j’ai peur que cela leur permette de le faire sans même une action syndicale…. De la a voir le coup préparé d’avance, il n’y a pas loin non?

  2. Yann Cornart
    Posted 31 mars 2017 at 23:12 | Permalien

    casse du « code du » travail… Mais vous aurez compris.

  3. Cornart
    Posted 31 mars 2017 at 23:13 | Permalien

    Au JT de la 2, ils ont expliqué que cela permettait à la CFDT de negocier les accords seule face au Medef… Est-ce vrai? Parce que dans l’hypotese ou un Fillon/Macron se retrouvait élu, avec leur projet d’ordonnance et de casse du code du travail, j’ai peur que cela leur permette de le faire sans même une action syndicale…. De la a voir le coup préparé d’avance, il n’y a pas loin non?

  4. JEAN
    Posted 31 mars 2017 at 23:38 | Permalien

    Oui, en fait, si nous y réfléchissons bien, la propagande sur toutes les radios publiques depuis l’aurore jusqu’au crépuscule en ce vendredi 31 mars de l’an 2017, n’était qu’une campagne subliminale de plus pour enfumer le gogo et l’inciter à voter pour le candidat néolibéral pro-Medef,E.Macron. Une entourloupe de plus au pays de la magie médiatique.

    Merci pour ces éclaircissements.

  5. Posted 31 mars 2017 at 23:51 | Permalien

    c’est faux, ce montage depuis ce matin en faveur de la CFDT et surtout du bourrage de crâne a fonction idéologique, en pratique il n’y a rien de changé

  6. Lemoine
    Posted 1 avril 2017 at 9:07 | Permalien

    Le but, justement, est de dire que la CFDT est le partenaire numéro 1 et que le patronat peut donc se passer d’accords avec la CGT.
    La CFDT a depuis longtemps été pénétrée et verrouillée par des membres du patronat, de véritables jaunes.
    Il n’y avait déjà pas assez des magouilles directoriales (privées ou publiques) comme à mon travail (délégué indépendant, puis j’ai passé la main à la CGT car j’en prenais plein la gueule et que la plupart, malgré les avantages découverts par moi et seulement donnés à certains et qui auraient pu donner lieu en définitive à la démission du directeur, mais je suis gentil que voulez-vous) si en plus la CFDT est placée première (à l’heure actuelle, à part quelques sections locales probablement, la CFDT est largement collaboratrice, même pas réformiste), les prochaines années vont voir une situation qui n’aura pas à rougir de la comparaison avec le triste état français de Vichy. Et c’est tout sauf une image disproportionnée.

  7. Posted 1 avril 2017 at 9:41 | Permalien

    JPC a raison d’évoquer RTE, mais ça concernait slmt 4 258 salariés, des techniciens qualifiés, qui ont rejeté la flexibilité qu’on voulait leur imposer. Quand on connaît la culture syndicale des électriciens d’Edf, dt RTE est une filiale, ce n’est pas étonnant.
    Il ft regarder la réalité en face comme le fait Didier. Que moins d’un an après la loi El Khomri, la Cfdt gagne (peu : 0,37 %, ms c’est un gain) ainsi que la Cftc (0,19) et l’Unsa (1,09) alors que Cgt – 1,92 ; Fo – 0,35 ; Solidaires – 0,01, a un sens sur la distance entre les intérêts objectifs des 92 % de salariés ds la population active et leur perception de ces intérêts. Je laisse de côté la Cgc, pfs ambigüe et qui bénéficie, me sble-t-il, de l’accroissement du nbre de « cadres » (y compris ceux qui surcotisent p q ils sont en dessous du plancher pour l’Agirc), dc de ceux qui peuvent se sentir a priori concernés par un syndicalisme « catégoriel ».
    Si on ajoute à ça le déclin de la Cgt ailleurs que ds le privé (en 2014 : FP Etat -2,4 ; territoriale -3,4 ; hospitalière -1,9. 2015 : Sncf -1,31. 2016 : Edf – 2,74), et le fait que la FSU n’est pas au mieux de sa forme là où elle est puissante, il n’y a pas de quoi baisser les bras, certes. Mais, et je suis désolé de devoir le répéter, ne pas ou ne plus se faire d’illusions sur la période. Même si les élections chez les étudiants sont proches du simulacre du fait de la faiblesse extrême de la participation, le fait que l’Unef ne soit plus en tête pour les Crous est une nveauté absolue, depuis que la « mino » (la gauche) de l’Unef y est devenue majoritaire… il y a 60 ans exactement!

    Message 31/03/17 18:54
    De : « LASSAUZAY Didier
    A : comite-de-redactionds@googlegroups.com
    > Objet : Re: Syndicalisme : la CFDT détrône la CGT de la première place
    cela n’est pas un scoop quand on suit un peu cette affaire … la question était de savoir de combien la CFDT devançait la CGT.
    Dans le public, la CGT a aussi perdu de nombreux points.
    La CFDT déclare plus d’adhérents et elle est plus présente dans les entreprises et présentent plus de listes aux élections, donc il n’y a pas de surprise
    Sur la loi travail, la position de la CFDT avait été aussi apprécié que la position de la CGT d’après un sondage fait pour la CGT.
    Didier

  8. Posted 1 avril 2017 at 9:58 | Permalien

    Hamon regrette la décision de Mélenchon
    LES ECHOS Le 30/03 à 10:06 0 0 0 Partager par mail
    .
    Benoît Hamon lors de son meeting à Lille mercredi soir. – AFP
    En meeting mercredi soir à Lille, le candidat du PS a reconnu qu’il sera « difficile » d’accéder au second tour sans alliance avec le candidat de la France insoumise.

    Les espoirs d’alliance n’auront pas fait long feu. En meeting mercredi soir à Lille, Benoît Hamon a « regretté profondément » le refus de Jean-Luc Mélenchon de se « rassembler derrière (s)a candidature » à l’élection présidentielle . Le candidat PS était accompagné de Martine Aubry, qui a eu des mots très durs envers Manuel Valls et Emmanuel Macron.

    « Puisque ce n’est de nouveau pas possible, puisqu’il préfère continuer, qu’il continue, je le regrette profondément », a indiqué le candidat socialiste concernant le dirigeant de La France insoumise, tout en rappelant que « sans rassemblement, la qualification au second tour sera difficile ».

    « Je regrette ce que Jean-Luc a répondu ce soir », a ajouté Benoît Hamon , qui avait un peu plus tôt mercredi appelé « les sociaux-démocrates intimement attachés au progrès social et à la démocratie, mais aussi le Parti communiste, les communistes et Pierre Laurent, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, à réunir leurs forces aux (m)iennes ».

    Aubry tacle Valls et Macron

    Jean-Luc Mélenchon , en meeting au Havre mercredi soir, a assuré vouloir poursuivre son « chemin, sans ne céder rien », une fin de non recevoir à l’appel à l’unité de son concurrent socialiste, en meeting dans le même temps à Lille.

    Jean-Luc Mélenchon « a dit qu’il ne voulait pas négocier. Tout le monde lui reconnaît de grandes qualités mais je regrette qu’une fois de plus un certain caractère l’empêche d’être plus utile à la gauche qu’il ne l’est en réalité », a encore déploré Benoît Hamon, en estimant que « la question c’est d’être utile au peuple français, à la gauche toute entière ».

    « Il n’y a, au fond, plus de prétexte ou de mauvaises excuses à ne pas se rassembler derrière ma candidature. Chacun mesure qu’elle est plus centrale » que celle de Jean-Luc Mélenchon, a plaidé Benoît Hamon, en appelant aux électeurs.

    « Je le redis aux électeurs et aux citoyens, puisque les appareils ne le veulent pas, pour battre Le Pen, réunissons toutes nos forces derrière ma candidature », a-t-il exhorté, en faisant « le serment » qu’ »en dépit des calculs, des aventures individuelles, la gauche se rélèvera (…) et la victoire sera au rendez-vous (..) ».

    Aubry tacle Valls et Macron

    Accueillant Benoît Hamon à sa descente du train à Lille, Martine Aubry a déclaré devant quelque 3.000 personnes selon les journalistes et 5.000 selon les organisateurs que le ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron n’était « pas une surprise » car « qui se ressemble s’assemble, finalement ».

    Le soutien de Valls à Macron écoeure la gauche
    « Je pense que quand on ne respecte pas la parole donnée et je pense à (ce qu’a fait) Macron avec le président de la République ou à Valls quand les idées passent au second plan, quand les intérêts personnels et l’envie du pouvoir pour le pouvoir sont en premier lieu, eh bien on se ressemble et on s’assemble », a déclaré la maire de Lille en marge d’une visite d’usine.

    Martine Aubry a rappelé au passage son engagement aux côtés de François Hollande, qui l’avait battue lors de la primaire socialiste en 2011. « La démocratie doit être respectée. Je l’avais fait, moi, au soir du deuxième tour quand François Hollande avait gagné la primaire », a-t-elle dit.

    La stratégie de Cambadélis fustigée

    « Je comprends que certains Français soient écoeurés, je le suis aussi. Cette campagne, avec les affaires Fillon et Le Pen, ne parle pas des vrais sujets des Français », a encore relevé l’ancienne ministre du Travail.

    Macron est le candidat qui aime l’argent, pas les gens

    Lors du meeting, Martine Aubry a critiqué l’attitude du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis. « A tous ceux qui nous disent ‘Je vais ailleurs mais je reste socialiste’, si j’étais premier secrétaire du Parti socialiste, j’aurais dit : ‘non, on n’est pas socialiste par déclaration, on est socialiste quand on défend des valeurs qui sont les nôtres’, a-t-elle lancé sous des tonnerres d’applaudissements.

    Etre socialiste, a-t-elle repris, « ce n’est pas soutenir François Hollande en 2012, qui disait ‘j’aime les gens et pas l’argent’, et en 2017 (soutenir) le candidat qui aime l’argent et pas les gens ».

    Faisant référence à des propos du candidat d’En marche, elle a stigmatisé celui qui « n’hésite pas à traiter d’alcooliques » des habitants du Pas-de-Calais (…) et de mal sapés des militants CGT ». « Quel mépris! », s’est-elle indignée. « Etre socialiste, ce n’est pas bazarder le code du travail », a encore insisté Martine Aubry, qualifiant Emmanuel Macron d’inspirateur majeur de la loi El Khomri ».

    En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/elections/benoit-hamon/0211930081000-hamon-regrette-la-decision-de-melenchon-de-ne-pas-le-rallier-2076386.php#4XFyMDWFPiEE6yRA.99

  9. Plon
    Posted 1 avril 2017 at 10:14 | Permalien

    Bravo Gérard ! Belle démonstration !
    Tu es une grosse burne, respectable
    Pour son acharnement.

  10. Eric
    Posted 1 avril 2017 at 10:18 | Permalien

    C’est grave quand même.
    Ici comme sur Facebook
    Tu as pas un supporter
    En même temps vu le nombre de posts bidons que j’arrive à te fourrer, ça se comprend.

  11. Posted 1 avril 2017 at 11:23 | Permalien

    Si Jean-Luc Mélenchon paraît être porté par une dynamique favorable depuis quelques jours, on se souvient qu’il avait connu un décollage similaire lors de la campagne de 2012, atteignant même 17% des intentions de votes dans certains sondages, avant de ne récolter que 11,1% des voix le jour J dans les urnes. FL

    http://www.bfmtv.com/politique/presidentielle-selon-un-sondage-melenchon-talonne-desormais-fillon-et-fait-tomber-hamon-sous-les-10percent-1133576.html

  12. Franz
    Posted 1 avril 2017 at 16:57 | Permalien

    Merci pour cette excellente analyse que je partage entièrement.
    Je précise que je ne suis ni adhérent de la CGT, ni de FO , ni de SUD.
    Continuez ce travail de salubrité publique contre la pensée unique !
    Pour moi, la CFDT est clairement un syndicat jaune à la solde du MEDEF et du PS.

  13. 1956
    Posted 1 avril 2017 at 17:03 | Permalien

    GF11: Arriver à fourguer un post anti Mélenchon dans un article sur la CGT, cela devient obsessionnel!
    De grâce, laissez notre CGT à l’écart du PS, 5 ans de gouvernement nous ont suffi à mesurer sa haine et son acharnement.

  14. Posted 1 avril 2017 at 17:06 | Permalien

    non la CFDT est le 2° grand syndicat de ce pays, 600 000 adhérents, une partie de notre salariat
    il faut l’influencer et l’entrainer si on veut gagner les grèves

  15. Posted 1 avril 2017 at 17:08 | Permalien

    jusque là la majorité des adhérents et sympathisants CGT votent PS traditionnellement
    on va voir là ce qu’il en sera en 2017
    la majorité des syndiqués membres du PS sont a la CGT, ensuite a FO ensuite a la CFDT

  16. LEVY Marc
    Posted 1 avril 2017 at 17:28 | Permalien

    Cher Gérard, ci-dessous, copie du post que je viens de publier sous mon dernier billet de blog de Mediapart :

    « Lundi soir, 3 Avril, réunion du Bureau National du Parti Socialiste …

    Allo, y-a-t-il quelqu’un parmi tous ces responsables socialistes prétendument en guerre contre « les sans Honneur » du parti, même un seul, pour nous appeler à nous rassembler devant son siège à l’heure de la réunion et pouvoir y exprimer notre indignation et notre volonté de voir le Parti sans finasser derrière son candidat ?  »

    Salut et fraternité.

  17. Posted 1 avril 2017 at 17:43 | Permalien

    ce serait une bonne idée, je ne dispose pas, seul membre du Bn de D&S de la possibilité d’appeler mais si tu en mobilises d’autres, c’est bien et bon

  18. LEVY Marc
    Posted 1 avril 2017 at 17:44 | Permalien

    Suite à mon commentaire précédent, ci-dessous copie du billet de blog en question, publié initialement il y a déjà quelques jours ( c’était juste après le ralliement de Valls à Macron..) :

     » Allo, M. Aubry, C. Paul, E. Maurel, P. Cherki..?  »

    … »Allo, C. Taubira, A. Montebourg, V. Peillon…?  » … »ALLO  » ? ..  » ALLO » ?.. « ALLO  » !!!

    .. On n’entend pas du tout ces jours-ci, ces heures-ci, les Christian Paul, les Pascal Cherki, les Emmanuel Maurel et autres « chauds partisans » parait-il de B. Hamon comme C. Taubira et A. Montebourg : ont-ils déjà décidé de laisser la direction Cambadélis du Parti fusiller la candidature de celui qu’à plus de 2 millions nous avons désigné pour représenter une candidature de gauche alternative au national-populisme plébiscitaire de Mélenchon ? Laisseront-ils le Parti mis de fait au service de Macron par la non-réunion de ses instances pour parler haut et fort contre les ralliements à l’adversaire en pleine bataille de certains de ses membres les plus éminents et proposer a minima leur suspension immédiate et l’engagement réel du Parti derrière Hamon ?
    ( Fin de copié-collé)

    - Au fait, mon identifiant est Marc Daniel LEVY sur Mediapart -

  19. LEVY Marc
    Posted 1 avril 2017 at 17:49 | Permalien

    .. Rectificatif: le billet est du 28 Mars , avant le ralliement de Valls( la veille…) mais après celui de Le Drian …

  20. Dim
    Posted 1 avril 2017 at 18:08 | Permalien

    «Si Jean-Luc Mélenchon paraît être porté par une dynamique favorable depuis quelques jours, on se souvient qu’il avait connu un décollage similaire lors de la campagne de 2012, atteignant même 17% des intentions de votes dans certains sondages, avant de ne récolter que 11,1% des voix le jour J dans les urnes.»

    Le vote utile lui avait fait très mal en fin campagne. Cette fois-ci l’argument se retourne, le vote utile à gauche, c’est lui.

  21. Bernard
    Posted 1 avril 2017 at 19:27 | Permalien

    Merci de cet article qui vient confirmer mon impression d’autant plus forte que ce n’est que vers la fin de la journée que les actualités radio et télé ont commencé à nuancer cette nouvelle qu’ils claironnaient le matin
    Merci Gérard Filoche pour votre travail d’information

  22. Posted 1 avril 2017 at 19:43 | Permalien

    vous aviez déjà dit en décembre dernier, ça va ça vient ça reste a prouver

  23. Lloyd Hopins
    Posted 1 avril 2017 at 20:53 | Permalien

    Les raisons qui ont fait que la campagne de Hamon a dévissé ne sont pas réglées. Ses attaques contre Mélenchon, repeint en poutiniste « ennemi de la démocratie » rangé dans le même sac que Fillon et Le Pen ont été contre-productives pour lui, il a continué de baisser dans les sondages la semaine dernière. Un sondage paru hier l’annonce même à 8% !! Hamon pensait utiliser jusqu’à la corde l’argument du vote utile. Il ne peut même plus…. Il y a urgence pour les militants du ps qui ne veulent pas d’un deuxième tour Le Pen/Macron à dépasser leur patriotisme de parti. A 23 jours du premier tour, il n’est pas trop tard pour convaincre Hamon de se désister et de participer à la dynamique de Mélenchon.

  24. Posted 1 avril 2017 at 21:49 | Permalien

    pour moi, le devissage est temporaire
    et il s’explique avec les racines du mauvais début, Hamon aurait du conclure l’accord avec melenchon en 48 h le 29 janvier et foncer sur le social au coeur,
    toutes ses erreurs sont dans le choix de la premiere semaine
    ce n’était plus la primaire, on ne parlait plus à 2 ou 3 millions mais à 42 millions

    on ne gagne pas une élection présdientielle avec les perturbateurs endocriniens et avec le RU,
    on gagne avec le smic, le salaire, le partage du travail, et la retraite, et la force d’attraction unitaire qu’on est capable – ou non – de prouver

    si valls et cie se sont tenu a carreau pendant un mois et demi c’est qu’ils avaient peur que BH réussisse l’accord avec melenchon et gagne, c’est quand ils ont vu que ce n’etait pas le cas qu’ils sont sortis du bois

    il y a chez Hamon un travers politique qui est le meme que melenchon
    pas assez de « social au coeur » ils expriment pas assez bien notre classe

    encore que Hamon progresse dans le genre « je suis le candidat de la feuille de paie », je suis le candidat « pour » et il s’attache davantage au travail, a la pénibilité (bon meeting a La Réunion), il corrige le RU, il améliore le cote vie quotidienne avec du labeur dedans

    melenchon fait trop d’ésotérisme, de développements philo, pas assez de concret sans parler du service militaire obligatoire anti jeune et diverses digressions pas claires sur les immigrés, le peuple, la nation

    mais c’est difficile de corriger les images de masse déjà acquises, tous les deux, contrairement aux cliches qui les disent « pas assez présidentiables », en fait sont trop professionnels et ça se sent trop dans leurs gestuelles aux yeux de millions de gens

    ensuite les sabotages de valls et cie enlève du credit sondagier à Hamon mais ça peut etre temporaire, se renverser, s’il est « nettoyé » du quinquennat par ce biais, il va remonter, ce n’est pas sur, mais c’est possible,

    s’il « tient » : « je suis PS et ne suis pas PS » je change et je garde, j’ai rompu et je regagne le meilleur de l’héritage ancien

    par contre melenchon trop sur de lui, est redevenu cote sectaire, refus, isolement, défi, et ça aussi ça peut retourner les choses en mal dans la fin de course, JLM va finir à 11

    en fait ça tient a peu, les gens sont maintenant désespérés de la division, et pensent a se venger a nouveau en ne votant plus, ou blanc, ça peut frapper Mélenchon autant que Hamon, ils peuvent reculer tous les deux, comme sanction de ne pas s’etre mis d’accord, beaucoup vont leur en vouloir

    il y a aussi une interaction avec la bulle de macron qui a commence a exploser entre estrosi et valls, castaner et bayrou, trop creux est trop politicien, messages brouilles combinard

    je redoute une remontée de fillon, violent, et polarisant de ce fait

    enfin le pen blogue aussi a ce tour, mais elle est menacante au 2° tour, par exemple face a macron vulnérable et pitoyable

    tous la battent en théorie sauf melenchon

    est ce que le « vote utile » peut jouer en faveur de melenchon dans la derniere ligne droite juste avant le 23 avril ? la aussi j’en doute, il est pas rassurant,

    bien sur hors des fanatiques qui croient qu’il pourrait etre au 2°tour, il y aura ces gens qui se résigneront genre a quoi bon, si c’est pas hamon, c’est melenchon, on vote le mieux place,

    ce sera plutôt par dépit, a contre coeur, possible mais sans élan mais c’est pas cristallisé du tout, et je doute aussi que cela le soit,

    mon impression est qu’ils vont se talonner Hamon et melenchon sans que rien d’eux ne perce… et ça c’est triste

    l’inquiétude du dernier moment ? la peur de fillon le pen et le manque d’attrait de la bulle macron ? je doute aussi que ça joue,

    on va voir il reste trois semaines

  25. Posted 1 avril 2017 at 22:31 | Permalien

    Commentaires article élections syndicales
    Alain Rota
    Alain Rota Le plus important est ailleurs Gerard dans l’abstention record qui a caractérisé ces scrutins et qui fragilise l’ensemble des syndicats…J’ai milité toute ma carrière professionnelle à la CFDT et dans l’immense majorité des conflits que nous avons connus nous avons combattu en intersyndicale…

    réponse GF : mais l’abstention est le produit de ce genre de scrutins illisibles, quasiment faits pour échapper aux salariés concernés, on les fait voter sans qu’ils sachent a quoi sert leur vote, ni comment il est comptabilisé, c’est un immense recul anti démocratique cette loi dite de représentativité

    Régis Villepontoux · Ami(e) de Valerie Rabault
    Seuls les salariés ont raison et un peu de respect pour eux ne ferrai pas de mal à un Monsieur Filoche qui est toujours à côté de la plaque.

    Gérard Filoche que voulez vous dire ? que cette analyse et les chiffres qu’elle contient ne sont pas exacts ?

  26. ErikleRouge
    Posted 1 avril 2017 at 23:01 | Permalien

    GF 24 – l’analyse historique des campagnes présidentielles montre qu’on ne remonte pas un dévissage à 3 semaines du scrutin… BH ferait-il mentir l’histoire ?

    JLM va monter encore, mais pas beaucoup plus – par contre il faut s’attendre à une forte remontée de Fillon, et une baisse de Macron (déjà très surestimé par les sondagiers) – vu ce qui se passe avec Macron et une certaine droite –

    le second tour risque fort d’être entre un Fillon et la Lepen – et vu l’abstention qui s’annonce, elle a toute ses chances !

  27. Freduche
    Posted 2 avril 2017 at 7:16 | Permalien

    Je suppose que Martinez aussi dit des conneries : https://www.facebook.com/ConfederationGeneraleTravail/videos/983303241800309/

  28. Jean Jolly
    Posted 2 avril 2017 at 11:36 | Permalien

    Légalement et concrètement aucun candidat ne peut plus «se retirer ». Quoi qu’il arrive, quelle que soit sa décision, ses bulletins de vote seront imprimés par l’État en toute hypothèse et ils seront mis à disposition des électeurs dans les bureaux de vote. C’est la loi !

  29. Posted 2 avril 2017 at 20:08 | Permalien

    c’est un mensonge nouveau, une intox, un prétexte fallacieux invente de plus,
    vous avez change vingt fois d’argument pour refuser l’unite, c’est une fois de plus
    ils peuvent se retirer et les questions d’argent feront partie de l’accord

  30. Posted 2 avril 2017 at 20:15 | Permalien

    Justement les questions d’argent posent problème.
    Un candidat qui se retirerait (ou quel que soit le terme que vous préférez) ne pourrait pas se faire rembourser ses frais de campagnes.
    Et si, par accord, ses frais s’ajoutaient à celui qui resterait en lice, il y aurait de grandes chances d’exploser le plafond légal de campagne.
    Ce n’est pas un prétexte fallacieux, mais une simple réflexion.

  31. Lloyd Hopins
    Posted 2 avril 2017 at 21:20 | Permalien

    @Gerard Filoche

    Je vois pas comment Hamon pourrait remonter, il a effectivement fait beaucoup d’erreurs Immédiatement après sa victoire à la primaire, créditée de 19% des voix il a pensé qu’il pourrait « siphonner » Mélenchon pour reprendre le terme de Pascal Cherki. Il n’a donc rien fait pour créér l’unité contrairement à ce qu’il avait dit au soir de sa victoire. Il n’a pas contacté Mélenchon comme il s’y était engagé. C’est ce dernier qui via une vidéo et une lettre a ouvert la discussion sur le fond. Hamon a réagi par le mépris en prenant même pas la peine de répondre à Mélenchon et de construire un accord programmatique. Pire il l’a traité de « coupeur de tête » quand Mélenchon lui a fait remarquer qu’il n’était possible de mener une autre politique avec la majorité sortante à l’Assemblée. L’argument a fait mouche : dire au gens « on va abolir la loi El Khomri avec Mme El Khomri députée », c’est les prendre pour des idiots. A ces fautes s’ajoute les problèmes structurelles de Hamon. Il est minoritaire dans son parti, l’appareil fait donc le minimum pour sa campagne, puis l’étiquette Ps est lourde à porter. Pour le moment, pour les gens, le ps c’est le parti de l’Ani, de la hausse de la TVA, de la durée de cotisation pour les retraites etc.
    Pour toutes ces raisons, il me parait improbable que Hamon rattrape Mélenchon, un score de 5 à 10%, le noyau dur du Ps me semble envisageable par contre

    Sur Mélenchon, la dynamique est indéniable et constante. Contrairement à ce que tu dis, au second tour il tape Le Pen comme tous les autres. Toutes les enquêtes d’opinions montrent qu’il est moins clivant qu’elle. De Plus il a un gros réservoir d’abstentionnistes, ravis d’avoir un autre choix que Le Pen Vs Libéraux. Quand il aura doublé Fillon et apparaîtra comme le seul moyen d’éviter un second tour Le Pen/Macron, la campagne sera dans une nouvelle phase.

    Sur le fond la campagne de Mélenchon est très sociale, il a commencé le meeting d’aujourd’hui à Chateauroux en citant le mouvement de gréve chez Mcdo. Il a ensuite passé de longue minutes à expliquer son programme de santé. Vous êtes d’accord d’ailleurs, il propose la sécu intégrale avec les mutuelles réintégrées dans le régime général. Je crois que Hamon en héritier de la deuxième gauche reste lui très pro-mutuelle.

    Enfin, il reste 3 semaines, on a un candidat à la lutte pour le deuxième tour et ça fait plaisir !

  32. Posted 2 avril 2017 at 21:30 | Permalien

    nous verrons,
    cette élection est pleine de coups de theatre,
    moi je milite chaque heure du jour et de la nuit pour un seul coup de theatre, le dernier, le plus important le seul qui compte, l’union Hamon Mélenchon, la seule qui peut sauver le salariat, la gauche,

  33. Posted 2 avril 2017 at 21:59 | Permalien

    gonflette honteuse, diviseuse, perdante, désastreuse

  34. Gilbert Duroux
    Posted 3 avril 2017 at 3:49 | Permalien

    Il serait temps de faire un sort au seul argument que peut invoquer Hamon pour réclamer que Mélenchon se désiste en sa faveur : la candidature de Hamon serait centrale. Mais en quoi serait-elle centrale ? En fait, ce piètre argument reflète la volonté toujours renouvelée de faire du PS l’axe central autour duquel tout doit tourner. Mais ça, c’était valable hier, ça ne l’est plus depuis que le PS a explosé en mille morceau et que son candidat oscille entre 8 et 10 % dans tous les sondages, après que le PS ait perdu toutes les élections intermédiaires.
    Il faut savoir regarder la réalité en face, le candidat central, entre l’extrême gauche qui pèse 2 % et un parti entrainé vers la droite par des forces centrifuges et dont le candidat est tombé sous les 10 %, c’est Mélenchon. Incontestablement.

  35. Posted 3 avril 2017 at 8:19 | Permalien

    évidemment Hamon est central pour le 2 °tour, y’a pas besoin de sorti de polytechnique
    et il faut de la mauvaise foi pour le nier, toutes études confondues
    mais peut importe, tu veux perdre hein,
    obstines dans le desastre

  36. Jean Claude Delarue
    Posted 3 avril 2017 at 10:41 | Permalien

    Le parti socialiste est un parti social démocrate, il n’est pas anti capitaliste que je sache, Benoit Hamon est le candidat du PS, il traine derrière lui tous les traitres qui soutiennent Macron et qui sont les têtes dirigeantes du PS et tu voudrais qu’on se rallie a sa candidature, jamais de la vie!!!Vous faites un travaille difficile au sein de ce PS, mais sa ligne n’a pas changée pour autant, il reste un parti social libéral, vous êtes la caution minoritaire de gauche de ce parti.

  37. Dim
    Posted 3 avril 2017 at 11:20 | Permalien

    @Gérard Filoche

    Les études que vous citez sur un deuxième tour Mélenchon/Le Pen n’existent pas. Si je me trompe, il vous sera très facile de donner un lien renvoyant sur ces sondages dans votre réponse.

  38. Charles
    Posted 3 avril 2017 at 11:44 | Permalien

    L’alliance n’est pas dans le plan.
    je vois Cambadelis tous les jours : ses appels à l’alliance sont du théâtre. En pratique il nous demande surtout de ralentir ou de contenir le soutien du PS à Benoît Hamon. Beaucoup de fédérations ne reçoivent pas le matériel militant. Moi même je bloque les fichiers, etc.
    Cambadelis joue le pire.
    Passez des appels en local vous verrez.

  39. 1956
    Posted 3 avril 2017 at 11:48 | Permalien

    Pourquoi au PS ne jamais s’exprimer clairement?
    Hamon est le candidat central de la gauche se lit: Hamon ne veut l’union qu’autour de lui et du PS.

    L’union Hamon/Mélenchon se lit: Mélenchon doit se retirer au profit de Hamon et du PS.

    La dialectique Hollande qui a fonctionné lors de la campagne des présidentielles et législatives 2012 est malheureusement toujours en vigueur en 2017, mais cette fois, après 5 ans de pouvoir, elle conduit à la catastrophe pour la classe ouvrière.

    D’ailleurs ceux qui ont rejoint Macron utilisent la même ficelle pour se retrouver au second tour des présidentielles et aux législatives sous couvert de front républicain.
    Voilà comment, sans scrupule, ils cherchent à conserver le pouvoir et les postes au bénéfice du MEDEF.

  40. sansressources
    Posted 3 avril 2017 at 12:36 | Permalien

    il te faut répondre à cette question Gérard, est-il possible de se désister à l’heure actuelle, j’ai entendu dire que c’était légalement impossible, qu’en est-il?
    de plus, et là c’est sur, celui qui se désiste ne sera pas remboursé de ses frais de campagne, ce qui serait la catastrophe pour tout candidat qui espère faire plus de 5%, alors comment contourner le problème ou alors il faut croire que le seul objectif de Hamon maintenant est de faire plus de 5% pour que le PS soit remboursé, je pose la question
    si il y a une solution, j’aimerai la connaitre

  41. cyril
    Posted 3 avril 2017 at 14:15 | Permalien

    Quel que soit le parti ou le syndicat, il y aura toujours qu’une vérité dans ce système économique. Comment extraire la plus-value au coût le plus bas possible.

    D’aucuns donneront un peu plus de miettes aux salariés (en sachant qu’une minorité d’entre eux sont les gagnants du salariat, s’il y a des gagnants dans ce cadre, et ne chercheront jamais à changer quoi que ce soit), d’autres n’auront aucune empathie pour les salariés quels qu’ils soient et feront tout pour extraire cette plus-value.

    Le mouvement ouvrier et singulièrement le syndicalisme aura permis l’extension de la marchandise et donc la monétisation de plus en plus d’aspects de nos vies.

    Le syndicalisme a permis de mettre de l’huile dans les rouages du système et d’abattre le combat autonome des salariés. Cela s’est particulièrement vu en 1936.

    Qu’importe le contenu, il y aura toujours l’exploitation et l’aliénation au travail abstrait capitaliste qui je le rappelle n’a qu’un objectif, valoriser le capital, donc faire plus d’argent avec de l’argent que l’on produise des bombes ou des denrées alimentaires.

    Bien évidemment, nous ne devons pas nous laisser faire par la destruction de la sécurité sociale et la précarisation de plus en plus de personnes.

    Malheureusement, le système capitaliste est en décrépitude et ne permet plus la valorisation de l’argent par lé production de marchandises. C’est pourquoi, la finance a pris la relève pour stimuler la croissance artificiellement depuis 40 ans.

    Ce que propose les différents candidats ne résoudra en rien la crise structurelle du capitalisme. Les différences sont d’ordre du type de relance; soit la relance keynésienne par le privé, soit le relance keynésienne par l’investissement public agrémenté de racisme, xénophobie pour le FN.

    Ces scénarii seront aussi délétères pour les salariés. Il y aura baisse des salaires, des retraites et attaque de la sécu notamment par le revenu universel qui est une absurdité.

    Prétendre aussi que l’on va résoudre la crise en régulant la finance, c’est ne pas comprendre que l’hypertrophie de celle-ci est le résultat de la déliquescence de la production de marchandises.

    Le scénario de la relance par l’investissement public est quand m^me plus à souhaiter, mais ne fera qu’alourdir la dette publique et ne permettra aucunement de favoriser l’emploi pérenne et certainement pas le plein-emploi qui ne reviendra jamais.

    Dernière chose: quel que soit le scénario, nous continuerons à dévaster la planète, à soumettre les pays pauvres à l’extractivisme, à continuer les guerres d’ accaparement des ressources naturelles sous prétexte humanitaire.

  42. Posted 3 avril 2017 at 17:23 | Permalien

    Bonjour,
    Je suis pour un rassemblement Hamon, Mélenchon, Jadot, Laurent.
    La perspective que Le Pen, Macron, Fillon puissent l’emporter me désespère vivant dans une région les Ardennes à la misère sociale, intellectuelle immense.
    Je suis révoltée plus que jamais par cette guerre que les puissants toujours plus avides mènent au peuple.
    Mais ce rassemblement est-il vraiment envisageable pour des raisons hélas bassement matérialistes (cf extrait de l’article de Libération ci-dessous, journal que je ne lis pas habituellement ( je suis plutôt « Le monde diplo, Politis et Fakir ») ? Pourriez-vous me donner votre avis à ce sujet, j’aimerais y voir plus clair !
    Si vous ne pouvez pas me répondre, faute de temps, peut-être une autre personne de votre mouvement pourrait-elle le faire ?
    Connaissez-vous l’immense auteur-compositeur humaniste Serge Utge Royo, du niveau d’ un Ferrat ?
    Il chantera à l’Alhambra à Paris avec d’autres artistes pour un hommage à Ferré le 30 avril.
    Je vous conseille de l’écouter, notamment l’album « L’espoir têtu », un constat pertinent, percutant, lyrique sur notre époque ; un appel bouleversant à nous mobiliser, à être utopique.
    On peut l’écouter sur music mee et sur son site. Je vous envoie une vidéo : « Amis dessous la cendre » chanson (contre la menace des facho, du Front national)
    Par avance, merci et reconnaissance pour vos combats !
    Je vous transmets quelques vidéos de Serge Utge Royo.
    Marie-Laure AGNES
    Trop tard pour une alliance
    Enfin, une autre raison majeure interdit tout désistement : l’argent. Si un des candidats se retire au profit de l’autre, qui lui remboursera ses frais de campagne déjà engagés ? S’ils restent à sa charge, son parti – voire lui-même – est ruiné. La France insoumise n’a pas les moyens de rembourser le PS et on voit mal Solférino payer les factures des meetings de Mélenchon. D’autant plus que, dans une telle hypothèse, il est fort probable que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques décide d’inscrire alors les frais du candidat retiré avec ceux du candidat resté en piste… au risque de faire exploser le plafond de dépenses autorisées pour ce dernier.

    Résultats de recherche

    Vidéo pour « serge utge royo amis dessous la cendre »▶ 4:57
    https://www.youtube.com/watch?v=vhaK3S1QS4U

  43. Posted 3 avril 2017 at 17:27 | Permalien

    oui absolument, il n’y a aucun obstacle d’aucune sorte ni juridique ni financier a un désistement et a un arrangement financier
    c’est le dernier hoax avancé par la FI pour alléger la pression à l’unité qui s’exerce puissamment sur eux

  44. Posted 3 avril 2017 at 17:28 | Permalien

    l’immense majorité des électeurs de gauche veut cette union !! l’immense majorité des abstentionnistes et hésitants c’est à cause de la désunion, pas à cause du programme, c’est ça qui est essentiel ! et c’est en se battant POUR l’union que les unitaires progresseront

  45. Posted 3 avril 2017 at 17:29 | Permalien

    tu le verras une deuxième fois des demain à 7 h

  46. Posted 3 avril 2017 at 17:30 | Permalien

    Hamon n’est pas le PS sortant bon sang, il battu le PS sortant !

    La gauche est incarnée dans deux candidats Hamon et Mélenchon : si elle s’unit on fait coup double on prend le pouvoir et on a une gauche transformée ce sera historique.

    Un accord global Hamon, Jadot, Laurent Mélenchon serait un signal extraordinaire dans l’histoire de la gauche en rupture de facto avec ce qu’a été le quinquennat rabougri de Hollande. Cela renverserait tous les préjugés, toutes les craintes, tous les désespoirs, toutes les résignations…

    La surprise accoucherait vite d’un engouement exceptionnel. L’espoir déferlerait. Nous serions vite en tête de tous les sondages. Le trio des candidats de la corruption et de l’argent reculerait vite. La peur le Pen sera refoulée : elle existe par défaut d’une gauche attractive. Fillon sera plombé par sa corruption. Et la place tellement artificielle de Macron se verra vite.

    Certains demandent « des garanties » : on les comprend il en faut. Ils ne veulent pas d’un « autre discours du Bourget ». Ils veulent une « majorité cohérente ».
    Mais quelle garantie supérieure à part un programme commun de gouvernement, un accord de gouvernement, un accord de partage des circonscriptions ?

    Il n’en existe aucune à part la mobilisation populaire, des comités populaires de soutien ? Et pour qu’il y ait une telle mobilisation populaire, il faut commencer par gagner donc par battre LR et FN. Ce n’est jamais une défaite qui permettra cela… Une défaite serait un désastre ce serait le fameux « blitzkrieg » prôné par un Fillon vengeur, 6 ordonnances en 3 mois de l’été 17 pour casser tous nos droits sociaux et toute notre résistance.

    nous, gauche socialiste (dont D&S), après le départ de Mélenchon de novembre 2008, nous avons combattu de toutes nos forces pendant cinq ans contre la trahison Hollande Valls et Macron ; et à la fin nous avons gagné, écarté Hollande et battu Valls à plate couture au point qu’il s’en va. Si bien que nous avons une occasion historique qui ne se représentera pas de sitôt : à la fois de gagner l’élection présidentielle et refonder la gauche en fusionnant nos forces, et vous voulez refuser cela, rater cela, empêcher cela mais pourquoi ? pourquoi ? pourquoi voulez vous organiser le désastre le 23 avril à 20 h alors que la victoire est là, a portée de main ?

    JLM demandait d’exclure l’aile du droite du PS en février, maintenant l’aile droite du PS part et vous oser dire qu’ « on ne sait pas rassembler », vous etes de joyeux lurons…

    Les sondages ça va ça vient. Hamon a fait une percée le 29 janvier parce qu’on a nettement battu Valls et la majorité du PS sortante. En février-mars Hamon était devant à 16, Melenchon derrière à 9. Lorsque Hamon et Melenchon se sont vus, sans conclure d ‘accord, cela a bloqué leur progression à tous les deux. L’aile droite du PS s’est alors enhardie pour sortir vers Macron, relayée par la presse, ce qui a fait baisser, à son tour, Hamon ( a 13,5, 8 et 11%) . Mais Hamon n’est pas du tout la majorité sortante du PS et au fur et a mesure de sa campagne qui est bien à gauche, ça se voit. A 80 % les programmes et démarches sont les mêmes. Refuser dans ces conditions l’unité et stagner en 4 ° et 5° position, va finir par être pénalisant. Car, en dehors des cercles sectaires, l’immense majorité écrasante de la gauche est pour l’union. L’immense majorité des abstentionnistes et indécis est encore plus pour l’union. Refuser cette union qui permettait à la fois de gagner le pouvoir et de refonder la gauche sur de nouvelles bases, c’est rater une occasion sans précédent dans l’histoire de France. Tout est là s’il y a l’unité. Tout est perdu pour toute la gauche si la division persiste.

  47. Posted 3 avril 2017 at 17:32 | Permalien

    de quoi vous parlez ? Hamon n’est pas le PS, il est la gauche du PS. Le ménage a été fait par le biais de la primaire . Niez vous deux millions de votant ? La colère qui anime la FI contre le PS fera perdre la France. Qui va manger du libéral pendant cinq ans ? Ou de l’extrême à droite ? Votre plaisir de croire voir le PS plonger vous aveugle et vous empêche de penser ! C’est vous et moi qui allons payer cher avec le prochain quinquennat !

    ça fait 18 mois que nous avons bataillé pour cette unité, que nous avons multiplié des appels, (appel des cent) des plateformes, des projets des centaines de réunions, de propositions, toutes ouvertes, toutes précautionneuses, toutes fraternelles et ardentes, (lisez ce blog depuis 18 mois) et Mélenchon a refusé à chaque fois du 21 janvier 2016 au 29 janvier 2017
    jamais Melenchon n’a voulu cette unité, il été estomaqué 15 jours après la victoire pour lui incroyable, et surprise, de la gauche socialiste le 29 janvier (il croyait et espérait se confronter à Hollande ou Valls et l’a déclaré, ce qui voulait dire organiser la défaite à coup sur, déjà !)
    Je reviens de Marmande (47), ce dimanche 200 personnes très avertis et mobilisées pour l’unité Hamon Mélenchon c’est la seule solution

    Il n’y a pas de différence substantielle de programme entre Hamon et Mélenchon. Nous, gauche socialiste, dont D&S, avons combattu de toutes nos forces pendant cinq ans pied à pied la trahison Hollande-Valls-Macron ; et à la fin nous avons gagné, écarté Hollande et battu Valls à plate couture. Si bien que nous avons une occasion historique qui ne se représentera pas de sitôt : à la fois de gagner l’élection présidentielle et de refonder la gauche en fusionnant nos forces ! Et vous voulez refuser cela, rater cela, empêcher cela ? Mais pourquoi ? Pourquoi ? Car la seule alternative est de laisser passer Fillon ou Macron ou Le Pen

  48. Posted 3 avril 2017 at 17:47 | Permalien

    Question non polémique
    Connaissez vous le montant actuel des dépenses des 2 candidats ? Parce que si ils fusionnaient (ou tout autre terme que vous préférez), les deux montants devraient sûrement être additionnés, et le total ne doit pas dépasser 16851000 € (ou au mieux 22509000 si par miracle le candidat restant atteignait le 2° tour)

  49. Posted 3 avril 2017 at 18:15 | Permalien

    j’ai lu que JLM aurait emprunte 6 millions et que hamon disposerait entre 8 et 10 millions

  50. Posted 3 avril 2017 at 18:17 | Permalien

    La candidature du fondateur de Nuit Debout, la voie française vers le «populisme de gauche»
    Gaël Brustier — 03.04.2017 – 5 h 55, mis à jour le 03.04.2017 à 8 h 22
    Un an après le lancement de Nuit Debout, quelques semaines après son César du meilleur documentaire pour «Merci Patron!», la candidature aux élections législatives de François Ruffin attire l’attention sur son parcours et ses combats et trace quelques perspectives pour la gauche.

    Francois Ruffin à la réception de son César pour «Merci Patron» lors de la 42e cérémonie des César, à Paris, le 24 février | Bertrand GUAY / AFP

    François Ruffin est candidat dans la première circonscription de la Somme. Cela renforce encore l’unité de la démarche, vieille de deux décennies, du réalisateur de Merci Patron!. Journaliste passé par le Centre de formation des journalistes (CFJ), ancien de l’équipe de Daniel Mermet à France Inter, collaborant fréquemment au Monde Diplomatique, il a lancé Nuit Debout et remporté un César pour son documentaire Merci Patron!. François Ruffin a ainsi quelques solides atouts pour peser au sein de la gauche d’après l’élection présidentielle.

    A l’instar d’Emmanuel Macron (ils ont deux ans de différence), François Ruffin a grandi à Amiens, où il vit encore. Pour le comprendre, il faut être conscient que le fil rouge de sa démarche passe par cette fidélité à un territoire et par l’application d’une stratégie contre-hégémonique de long terme. Chaque action de François Ruffin –journalisme à Fakir, réalisation de Merci Patron!, inspiration de Nuit Debout, candidature– s’inscrit dans cette logique.

    Un rêve unitaire
    Parti à la conquête de la France des ouvriers et employés, celle qui a tourné le dos au PS, adepte de solutions économiques protectionnistes et partisan de la décroissance, François Ruffin sait que l’action politique passe par le développement de références communes et donc par un combat idéologique et culturel, dans lequel l’adversaire doit être nommé clairement. Hostile au Parti socialiste, il fait prêter serment aux militants de Nuit Debout de «ne plus jamais voter PS» puis engage une campagne visant à mettre fin à la «discipline républicaine», accusée de contribuer au maintien en vie d’un Parti socialiste passé de la lutte des classes à l’accompagnement du capitalisme financier. Dans Merci Patron!, il tourne en ridicule Marc-Antoine Jamet, élu socialiste de l’Eure et Secrétaire général de LVMH. Cette fois, c’est à une autre «fabiusienne» du PS qu’il s’attaque en défiant la secrétaire d’Etat Pascale Boistard dans la circonscription de la Somme, dont le communiste Maxime Gremetz fut longtemps le député.

    François Ruffin rejoue-t-il là un «classe contre classe» récurrent au sein du mouvement ouvrier? François Ruffin dresse le constat implacable du bilan d’un Parti socialiste qui aurait changé de nature en 1983 en adhérant au libéralisme. Ce n’est pas l’opposition de la «révolution» au «réformisme» qui motive Ruffin mais l’idée qu’il existe une gauche et une gauche qui a cessé d’être de gauche, le PS. C’est à un «populisme de gauche» –façon PODEMOS– que François Ruffin pense, tout en s’affirmant authentiquement «social-démocrate», façon d’occuper l’espace traditionnel du PS en le chassant de ses dernières terres. Fakir publie un grand entretien avec Chantal Mouffe, la théoricienne du «populisme de gauche» et apporte son soutien à Jean-Luc Mélenchon, candidat de la «France insoumise». Sur le fond, il milite notamment pour le protectionnisme et manifeste plus que de la sympathie pour les thèses de la décroissance. Cherchant ainsi à forger une unité entre des éléments issus de la gauche radicale et de l’écologie politique, il maintient ce rêve unitaire tout en développant une indépendance certaine par rapport aux formations déjà existantes. «Les faire plus chier que le Front national» est ainsi l’un des slogans d’une campagne dont les couleurs rouge et verte symbolisent les bases du renouvellement idéologique promu par Ruffin.

    Cap sur la France populaire
    François Ruffin est venu à l’action politique par le journalisme. Et par la critique des médias, c’est-à-dire de la galaxie qui adhère aux thèses de Serge Halimi et s’est formée à la lecture de journaux comme Pour Lire Pas Lu, «un bimestriel sardonique contre les organes du spectacle de l’ordre mondial capitaliste» ou le Plan B. C’est ce qui l’a poussé à créer Fakir, qui édite un journal mais aussi des livres –Contre les gourous de la croissance, Faut-il faire sauter Bruxelles?– et constitue le vaisseau amiral de l’engagement de François Ruffin, un vaisseau qui met le cap sur la France populaire.

    Lors de la cérémonie des César, sa prise de parole défend la France des salariés de Whirlpool, dont l’usine d’Amiens est menacée de délocalisation, incriminant les dirigeants gouvernementaux depuis trente ans et unifiant question sociale et contestation démocratique.

    Ce combat social motive son actuelle campagne législative, soutenue par le PCF, Europe Ecologie Les Verts, La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et Ensemble, parti née l’union de plusieurs courant de la gauche radicale et anticapitaliste. L’issue de l’actuelle campagne de François Ruffin donnera une idée de la possibilité pour une gauche refondée de renouer avec des groupes sociaux qui l’ont quittée et d’engager une stratégie contre-hégémonique après la vague de défaites qu’elle vient de subir.

    Gaël BrustierGaël Brustier (75 articles)
    Chercheur en science politique

  51. Lloyd Hopins
    Posted 3 avril 2017 at 19:01 | Permalien

    Gluscksman, la plume de Hamon reprend dans l’obs de cette semaine ses calomnies contre Mélenchon qu’il repeint en Poutiniste parce qu’il refuse l’Europe de la défense sous patronage de l’otan dirigé par Trump.
    Mélenchon veut faire baisser la tension avec la Russie et propose d’organiser une conférence de tous les pays européens avec ce pays pour régler les contentieux dans un cadre diplomatique. Glucksman compare ça à un nouveau « Munich ». Bonjour le niveau…. Un peu plus tôt dans la semaine, Hamon sur le sujet avait rangé Mélenchon dans le même sac que Le Pen et Fillon, dans la case « poutiniste « ennemis de la démocratie ». Je crois que Hamon en arrive à déverser aussi crûment des insultes car il s’est coulé dans le moule atlantiste du ps, il a d’ailleurs abandonné la revendication de sortie de l’OTAN pour défendre le maintien de notre pays dans cette alliance. Il y a une part de tactique aussi, il ouvre un front avec Mélenchon car il refuse l’unité qui si on est raisonnable et lucide devrait l’amener à se désister pour JLM, ce qu’il ne veut pas faire.

  52. CLAUDE MIMET
    Posted 4 avril 2017 at 7:24 | Permalien

    A @51 je pense que B.Hamon et ses amis du PS voudrait que JLM baisse son froc et puis quoi encore.J’étais à Chateauroux dimanche,pas un mot ni une insulte pour Hamon par contre le programme sur la santé bravo !

  53. Posted 4 avril 2017 at 10:09 | Permalien

    le programme sur la santé (cf aussi http://www.filoche.net et D&S et le livre « sos secu ») il sera a la poubelle quand on aura perdu dimanche 23 avril à 20 h

  54. Posted 4 avril 2017 at 10:17 | Permalien

    T’inquiètes pas Jean-Pierre, dans six mois la FI n’existe plusŠ Une fois que
    JLM se sera explosé sur le mur électoral, son jouet va partir en morceaux.
    Pas de racine, pas de colonne vertébrale, pas de substance, pas de
    positionnement de classe, pas d’avenir. Le PS, lui, survivra au cataclysme
    et c’est là qu’il faudra être.

  55. Michel - Pierre
    Posted 4 avril 2017 at 12:33 | Permalien

    Yo-yo sondagier et « dynamique » des « cavaliers seuls »:
    Une chose particulièrement agaçante chez Hamon, Mélenchon et les partisans à tous crins de l’un comme de l’autre (… contre « l’autre » !) est la capacité de se raconter ET DE RACONTER AUX ELECTEURS des carabistouilles à dormir debout.

    Hier encore on trouvait dans l’Huma, sous la signature d’un Olivier Morin jouant un rôle de porte parole de Pierre Laurent, l’idée qu’en situation de concurrence avec Benoît Hamon Jean-Luc Mélenchon pouvait « franchir le cap de la qualification du deuxième tour » ! …
    Les rédacteurs du quotidien du PCF auraient-ils oublié qu’en 2012, après avoir été gratifié le 12 avril d’un sondage lui attribuant 17% des voix, celui qui était alors le candidat du Front de Gauche avait dû se contenter, dix jours plus tard, de 11,1 % des suffrages !

    Quel journaliste sérieux pourrait par ailleurs se permettre d’ignorer que la barre à franchir, cette année, pour avoir une chance d’accéder au second tour, est TRÈS AU DESSUS DE 20 % DES SUFFRAGES ?

    Bref, il faut absolument en finir avec les fariboles contribuant à porter un coup funeste à l’ensemble de la gauche.

    Le seul comportement qui vaille, à moins de 20 jours du premier tour, est celui qui consiste à tout faire pour que les deux principales candidatures de gauche finissent par se concentrer en une seule, la plus apte à se situer, grâce à la dynamique alors enclenchée, autour de 25% le 23 avril … et à GAGNER LE 7 MAI !

  56. GrothenAlex
    Posted 4 avril 2017 at 14:01 | Permalien

    Et dans 20 ans il ne restera comme militant
    que les jeunes qui manifestaient contre la loi El Khomri, les jeunes qui passaient la nuit debout. Ils tenteront de réinventer la poudre.
    Parce que nous les « vieux » sommes incapable que la moindre transmission. Et vu ce que l’on a fait jusqu’à présent c’est peut-être mieux ainsi.

  57. Posted 4 avril 2017 at 15:51 | Permalien

    non on leur transmettra la nécessiter de lutte pour l’unite de la classe du salariat
    contre les traitres qui nous conduit au desastre

  58. GrothenAlex
    Posted 4 avril 2017 at 16:16 | Permalien

    Je rebondit sur le salariat,
    que penser des idées qui suggèrent de trouver une autre forme de redistribution que le salariat. (revenu contributif,…). Aucune polémique dans ces propos, simplement quelque chose qui me semble important (peut-être à tort) à l’heure du court circuit des organisations par les nouvelles technologies.
    Impossible d’avoir d’avoir d’avis critique. Jamais de réponse sur les forums, seul le pcf à organisé un débat Laurent/Stiegler.

  59. Posted 4 avril 2017 at 17:40 | Permalien

    mais enfin le salaire c’est le salaire de l’exploitation subie ! (net et brut)
    si vous voulez renverser l’exploitation il faut remplacer le capitalisme par le socialisme
    si vous croyez qu’on en est là ???
    si cest bien le capitalisme, il faut faire payer les entreprises, les patrons les exploiteurs, les rentiers, les actionnaires et banquiers au maximum

  60. Posted 4 avril 2017 at 18:10 | Permalien

    lettre 4 avril JLM et BH 1 victoire pas2défaites.pdf

    M. Benoît HAMON
    M. Jean-Luc MELENCHON

    Paris, le 4 avril 2017

    Cher Benoît,
    Cher Jean-Luc,

    Des millions de citoyens – la majorité des électeurs de gauche – veulent une candidature de rassemblement.
    Le sondage ci-joint l’atteste, qui indique que 78 % des sympathisants de gauche sont favorables à ce rassemblement. Et même 79 % chez ceux qui pensent s’abstenir, ce qui prouve qu’une forte dynamique pourrait s’enclencher si vous engagez sans tarder un processus de discussion et de rassemblement.
    Cette candidature de rassemblement est le seul moyen pour permettre la victoire à la Présidentielle d’une gauche écologique, sociale et démocratique.
    Ce rassemblement est possible car l’un comme l’autre vous voulez mettre fin au règne de l’argent et à la « monarchie républicaine ».
    L’électorat est encore très volatil et beaucoup à gauche pensent s’abstenir à cause -notamment - des effets mortifères de la division.
    Mais il n’est pas trop tard ! Le « Rassemblement utile » sera l’évènement de cette fin de campagne et des élections législatives à venir. Il s’inscrira dans l’Histoire.
    Nous comptons sur vous. Votre responsabilité est grande. Nous demandons à vous rencontrer au plus vite pour en débattre avec vous.
    Bien amicalement

    Pour le Collectif « Une victoire, pas deux défaites »
    Frédéric BOCCARA, membre du Comité Exécutif National du PCF,
    Jean-Claude BRANCHEREAU, Appel des 100, militant de la gauche Démocratique et Sociale,
    Gérard FILOCHE, Membre du Bureau national du PS,
    Anne HESSEL et Pierre LARROUTUROU, Porte-Paroles de Nouvelle Donne,
    Guy TRESALLET, militant syndical – Appel des 100,
    Benjamin LEMESLE, Appel « 1 mais pas 3 »,
    Roland MERIEUX, Ensemble,
    Marie-Christine VERGIAT, députée européenne Front de Gauche,
    Jean Pierre LANCRY, Membre du Conseil fédéral EELV,
    David TEIXEIRA, Appel pour une coalition Hamon, Mélenchon et Jadot,
    Jean Claude MAMET, Appel des 100, membre d’Ensemble,
    Denis DURAND, Directeur de la revue Economie & Politique,
    Nathan BURLON, Etudiant,
    Simone SEBBAN, membre du Bureau de Nouvelle Donne,
    Caroline GRUNEBERG, Citoyenne engagée,

  61. Posted 4 avril 2017 at 18:16 | Permalien

    L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle
    Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites
    JF/JPD N° 114639
    Contacts Ifop :
    Jérôme Fourquet / Jean-Philippe Dubrulle Département Opinion et Stratégies d’Entreprise TEL : 01 45 84 14 44
    prenom.nom@ifop.com
    AVRIL 2017

    Sommaire
    - 1 – La méthodologie ……………………………………………………………………………….. 1 – 2 – Les résultats de l’étude……………………………………………………………………….. 4 L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire à la présidentielle…..5
    Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites
    L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle  Avril 2017
    -1-
    La méthodologie
    Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites 1
    L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle  Avril 2017
    Méthodologie
    Ce document présente les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage. Les enseignements qu’elle indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction.
    Aucune publication totale ou partielle ne peut être faite sans l’accord exprès de l’Ifop.
    Etude réalisée par l’Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites
    Echantillon
    Mode de recueil
    L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 507 sympathisants de gauche, extrait d’un échantillon de 1600 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
    Méthodologie
    La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.
    Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 30 mars au 1er avril 2017.
    Retrouvez gracieusement les sondages et analyses publiés de l’Ifop sur :
    Nos applications mobiles
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    Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites
    Notre site Internet
    http://www.ifop.com
    Les réseaux sociaux
    @IfopOpinion Ifop Opinion
    L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle  Avril 2017
    2
    Précision relative aux marges d’erreur
    La théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver. Cette incertitude, communément appelée « marge d’erreur », varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé comme le montre le tableau ci-dessous :
    INTERVALLE DE CONFIANCE A 95% DE CHANCE
    Si le pourcentage trouvé est…
    Taille de l’échantillon
    5ou95%
    10 ou 90%
    20 ou 80%
    30 ou 70%
    40 ou 60%
    50%
    100
    4,4
    3,1
    6,0
    8,0
    9,2
    6,5
    9,8
    10,0
    200
    4,2
    5,7
    6,9
    7,1
    300
    2,5
    1,9
    3,5
    4,6
    5,3
    4,1
    5,7
    5,8
    400
    2,2
    3,0
    4,0
    4,6
    4,9
    5,0
    500
    2,7
    3,6
    4,4
    4,5
    600
    1,8
    2,4
    3,3
    3,7
    4,0
    4,1
    700
    1,6
    2,3
    3,0
    3,5
    3,7
    3,8
    800
    1,5
    0,8
    2,1
    2,8
    3,2
    1,6
    3,5
    3,5
    900
    1,4
    2,0
    2,6
    3,0
    3,2
    3,3
    1 000
    1,4
    1,8
    2,5
    2,8
    3,0
    3,1
    2 000
    1,0
    1,3
    1,8
    2,1
    2,2
    2,2
    3 000
    1,1
    1,4
    1,8
    1,8
    4 000
    0,7
    0,9
    1,3
    1,5
    1,6
    1,6
    5 000
    0,6
    0,8
    1,1
    1,3
    1,4
    1,4
    6 000
    0,6
    0,5
    0,8
    1,1
    1,3
    1,0
    1,4
    1,4
    8 000
    0,7
    0,9
    1,1
    1,1
    10 000
    0,4
    0,6
    0,8
    0,9
    0,9
    1,0
    Exemple de lecture du tableau : dans le cas d’un échantillon de 500 personnes, si le pourcentage mesuré est de 10%, la marge d’erreur est égale à 2,7. Le vrai pourcentage est donc compris entre 7,3% et 12,7%.
    Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites 3
    L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle  Avril 2017
    -2-
    Les résultats de l’étude
    Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites 4
    L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle  Avril 2017
    L’adhésion des sympathisants de gauche
    à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle
    Question : Seriez-vous favorable ou opposé à un rassemblement de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon pour proposer une candidature unique de la gauche au premier tour de l’élection présidentielle ?
    Ensemble des sympathisants de gauche
    Mars 2017
    (%)
    Intention de vote au 1er tour de la présidentielle de 2017
    Jean-Luc Mélenchon
    (%)
    Benoît Hamon
    (%)
    Abstention (%)
    • Favorable ……………….
    78
    71
    93
    79
    • Opposé…………………..
    22
    29
    7
    21
    TOTAL ……………………
    100
    100
    100
    100
    Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites 5
    L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle  Avril 2017
    L’adhésion des sympathisants de gauche
    à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle
    ENSEMBLE ………………………………………………
    SEXE DE L’INTERVIEWE(E) Homme………………………………………………………………………………. Femme ………………………………………………………………………………. AGE DE L’INTERVIEWE(E)
    TOTAL Moins de 35 ans ……………………………………………………….. . 18-24 ans …………………………………………………………………………. . 25-34 ans …………………………………………………………………………. TOTAL 35 ans et plus……………………………………………………………. . 35-49 ans …………………………………………………………………………. . 50-64 ans …………………………………………………………………………. . 65 ans et plus……………………………………………………………………. PROFESSION DE L’INTERVIEWE(E)
    TOTAL ACTIF……………………………………………………………………….. TOTAL PCS+ ………………………………………………………………………… .Travailleur indépendant (*) ………………………………………………….. .Cadre et prof. int. supérieure ……………………………………………….. TOTAL Profession intermédiaire……………………………………………. TOTAL PCS-…………………………………………………………………………. .Employé ……………………………………………………………………………. .Ouvrier …………………………………………………………………………….. TOTAL INACTIF ……………………………………………………………………. .Retraité……………………………………………………………………………… .Autre inactif……………………………………………………………………….. STATUT DE L’INTERVIEWE(E)
    ACTIF EN ACTIVITÉ ………………………………………………………………. .Dirigeant d’entreprise (*) …………………………………………………….. .Salarié ………………………………………………………………………………. ..Salarié du secteur privé ………………………………………………………. ..Salarié du secteur public……………………………………………………… CHOMEUR (*) ……………………………………………………………………… CATEGORIE D’AGGLOMERATION
    Communes rurales ………………………………………………………………. Communes urbaines de province ………………………………………….. Agglomération parisienne …………………………………………………….. REGION
    Région parisienne ……………………………………………………………….. Province …………………………………………………………………………….. . Nord est …………………………………………………………………………… . Nord ouest ……………………………………………………………………….. . Sud ouest………………………………………………………………………….. . Sud est……………………………………………………………………………… PROXIMITE POLITIQUE
    LO / NPA …………………………………………………………………………….. Front de Gauche …………………………………………………………………. Parti Socialiste …………………………………………………………………….. .Europe Ecologie Les Verts ……………………………………………………. VOTE A LA PRÉSIDENTIELLE 2012 (1er tour)
    Jean-Luc Mélenchon…………………………………………………………….. François Hollande ………………………………………………………………… INTENTION DE VOTE A LA PRÉSIDENTIELLE 2017 (1er tour) Jean-Luc Mélenchon ……………………………………………………………. Benoît Hamon …………………………………………………………………….. Abstention …………………………………………………………………………..
    Ifop pour Collectif 1 victoire, pas 2 défaites
    Favorable Opposé
    78 22
    76 24 81 19
    74 26
    72 28 75 25 80 20 77 23 78 22 86 14
    76 24 80 20 74 26 83 17 79 21 73 27 80 20 65 35 81 19 85 15 75 25
    76 24
    78 22
    75 25
    72 28 81 19 78 22
    79 21 76 24 86 14
    86 14 77 23 76 24 78 22 82 18 74 26
    72 28 74 26 83 17 80 20
    75 25 83 17
    71 29 93 7 79 21
    L’adhésion des sympathisants de gauche à une candidature unitaire de gauche à la présidentielle  Avril 2017
    6

  62. Posted 4 avril 2017 at 18:31 | Permalien

    En attendant la 6° : « Moi, Président ».

    Par Paul Alliès
    Blog : UNE AUTRE REPUBLIQUE EST POSSIBLE
    Le phénomène prend de l ‘ampleur : les candidats partisans d’une VI° République semblent ne pas concevoir leur élection autrement qu’en reprenant l’antienne trop connue (depuis François Hollande en 2012): « Moi, Président ».
    Ainsi Jean-Luc Mélenchon s’est-il montré particulièrement clair dans son interview au Journal du Dimanche de ce 2 avril 2017. On lui pose la question suivante : « Le paradoxe de votre VI° République, c’est qu’elle vous conduit à vous présenter pour démissionner, car il n’y aura plus de président… Vous ne voulez donc pas être président ? ». Il répond : « Vous plaisantez ? J’exercerai tous les pouvoirs prévus par la V° République jusqu’au passage à la VI° République. Après, mieux vaudra sans doute quelqu’un d’autre que moi ! »
    Le « passage » c’est le message : la convocation d’une Assemblée Constituante. Le candidat s’est laissé convaincre de la commodité d’une voie très simple, celle de l’article 11 de l’actuelle Constitution. Il permet au Président (tel De Gaulle en 1962) d’aller directement au référendum en contournant l’Assemblée Nationale fraichement élue et où pourtant (et par hypothèse) le président Mélenchon devrait disposer d’une majorité. Mais ce détour ne doit pas surprendre puisque le programme de la « France Insoumise » prévoit une Assemblée Constituante où ne pourront siéger aucun des élus d’une ci-devant Assemblée, y compris celle issue du scrutin du 18 juin 2017. Dans ce scénario, l’élection présidentielle de cette année s’assimile, à suivre Jean-Luc Mélenchon, à un plébiscite pur et simple. Ce qui reste de parlementaire dans la Constitution de 1958 est effacé. Reste un autre problème, et de taille : selon le même programme, c’est le Président qui, via l’article 11 définira la Constituante, depuis son mode de scrutin jusqu’à l’étendue de ses pouvoirs en passant par sa composition avec des députés tirés au sort. Ni le Conseil Constitutionnel, ni le Conseil d’Etat, ni le Parlement ne semblent pas avoir à dire leur mot. C’est une vue de l’esprit pure et simple. En toute hypothèse, le temps pour aller à la Constituante sera plus ou moins long, surtout avec une telle sous-estimation des conditions de sa mise en place. Et c’est là que la réponse de Mélenchon devient particulièrement problématique. Au lieu de proposer de revenir immédiatement à la lettre des articles 20 et 21 du texte de 1958 permettant un autre partage du pouvoir au sein de l’Exécutif, entre le président, le Premier ministre et le gouvernement, il endosse l’héritage du présidentialisme le plus recuit. Sa référence n’est pas le « quinquennat Jospin » (1997-2002) mais la présidence Mitterrand (1981-1986). A la question du JDD : « Mitterrand aussi avait promis d’en finir avec la V°. Il ne l’a pas fait. Quelles garanties donnez-vous ? » ; il répond : « La convocation de la Constituante sera la première chose que je lancerai. Elle est dans mon programme, elle n’était pas dans les 110 propositions. (…) Dans cette période trouble, je suis une sortie de crise par le haut.». Le diable se mord la queue: on vient de dire comment la dite convocation risquait de susciter un débat national demandant du temps pour être tranché. Peut-être sensible à cette difficulté concernant son pouvoir en stand by, Jean-Luc Mélenchon, dans son discours de Montargis, ce même dimanche après-midi, a annoncé un « gouvernement de jeunes et même de très jeunes ». Mais en quoi l’âge des ministres va-t-il modifier quelque chose dans l’omniprésence présidentielle ? En rien si ce n’est en pire tant qu’une autre distribution du pouvoir dans le cadre même de la V° république ne sera pas effective.
    Ceux qui vont voter pour les candidats favorables à une 6° République sont en droit d’obtenir des réponses claires sur la transition et dans ce cadre, la fin de ce Président qui gouverne tout. Peu nous importe la démission annoncée de Jean-Luc Mélenchon pour l’après-constituante. Ce que nous ne voulons pas, c’est courir le risque d’entendre une autre antienne, celle de François Mitterrand (tant admiré par lui) à la fin de son double septennat : « Ces institutions (de la V° République) étaient dangereuses avant moi ; elles le resteront après moi ».

  63. Posted 4 avril 2017 at 18:33 | Permalien

    Bonjour,

    Les nationalistes ont intérêt à entretenir la confusion entre « nation » et « peuple » pour faire admettre que la « préférence nationale » est constitutive de la « démocratie ».

    Il existe une « nation juive », elle est constituée de tous les individus qui sont des « Juifs » (avec un « J » majuscule), qui ont une « nationalité juive », une « identité nationale juive » : c’est un sentiment identitaire, une réalité subjective et non un statut objectif.
    Il existe une « citoyenneté israélienne » qui est un « statut juridique objectif » dont bénéficient les Juifs d’Israël et certains Palestiniens d’Israël ; le langage juridique officiel parle à tort de « nationalité » au lieu de « citoyenneté ».
    Certains Juifs sont des athées, d’autres sont des israélites ou des juifs (avec un »j » minuscule car il s’agit d’une « identité religieuse juive »).

    Une population régie par une même Constitution est un peuple (pas une nation). Le peuple partage un même territoire (« dêmos » a les deux sens : celui de pays habité par un peuple et celui de peuple qui habite ce pays). La Constitution doit (devrait) attribuer à chacun de ses membres sa citoyenneté qui est un statut juridique objectif.
    L’ensemble des rapports sociaux établis sur le territoire d’exercice d’une Constitution, forme un Etat. Mais des rapports sociaux établis sur un territoire peuvent être « constitués » en Etat, sans que celui-ci dispose d’une « Constitution » démocratique (par exemple, les Etats monarchiques).
    Beaucoup de « peuples » disposent d’un territoire propre mais non d’un Etat souverain : ils sont dépendants d’un Etat dont le territoire contient le leur. Par exemple le peuple de Corse est une composante du peuple de France, mais tous les membres du peuple de Corse n’appartiennent pas à la nation corse et certains nationaux corses, vivant sur le « continent », n’ont plus d’attache fixe et objective avec le territoire de la Corse.

    Pour analyser une réalité sociale, il faut toujours se ramener aux « individus » concrets et « indivisibles » qui y interviennent. Comme individus nous sommes des constructions sociales ayant trois caractéristiques :
    • notre état naturel qui est une réalité objective, insuffisante pour définir une nature humaine mais constituant notre donné génétique : notre sexe biologique (XX, XY, XXY, XYY…), notre taille, notre poids, nos couleurs (de peau, cheveux, yeux…) ;
    • nos identités sociales qui sont des réalités subjectives, intimes, résultant d’une construction sociale au moyen des rapports sociaux d’identification et de distinction établis au cours de notre existence : notre genre, notre orientation sexuelle, nos nationalités, nos croyances (religieuses, philosophiques…), nos options politiques (de gauche, de droite, fémlniste, altermondialiste, nationaliste, libérale, républicaine…) ;
    • nos statuts sociaux qui sont des réalités objectives, publiques, résultant des rapports sociaux constituants établis lors de nos activités : notre citoyenneté, notre statut de salarié, de salarié protégé par un Code du travail, de travailleur indépendant, de capitaliste, notre statut d’ayant droit des organismes de protection sociale, notre statut de syndicaliste, de membre d’un parti, de conseiller municipal, d’artisan, d’architecte, d’étudiant…

    Deux caractéristiques sont sociales et une naturelle. Deux caractéristiques sont objectives et une subjective. C’est la présence de cette dernière caractéristique qui distingue les sciences de la société des sciences de la nature et qui rend le déterminisme mécaniste inadapté aux sciences de la société.

    Amitiés,
    Pierre Ruscassie

    Le 3 avr. 2017 à 17:22, Anne Diaz a écrit :

    Ne parle t’on pas de « peuple juif » ou de « peuple rom » ?
    La nation n’est-elle pas l’ensemble d’une population régit par une même constitution ?
    Connais-tu beaucoup de peuples régit par une même constitution et ne partageant pas un même territoire ? et le tout ne forme t’il pas un état ?

    Je ne suis pas une érudite et peut-être suis-je dans une erreur totale.

    Amitiés,
    Anne

    De : commission-democratie-request@list.attac.org [mailto:commission-democratie-request@list.attac.org] De la part de Pierre Ruscassie
    Envoyé : lundi 3 avril 2017 16:48
    À : commission-democratie@list.attac.org
    Objet : Re: [com-democratie] une définition de la démocratie

    Anne,

    A mon avis il ne faut pas associer Etat et nation car peu d’Etats sont habités par une seule nation.
    Et il y a des nations sans territoire : Rroms, Juifs.

    C’est avec peuple qu’il faut associer Etat et démocratie et territoire.

    Amitiés
    Pierre

  64. CRAYENCOUR
    Posted 4 avril 2017 at 22:40 | Permalien

    Encore censuré; ça te dérange tant que ça que je dise que le seul moyen d’avoir l’unité c’est que Hamon propose publiquement à Mélenchon le poste de 1er ministre, ainsi que la seule garantie valable, à savoir la renégociation des investitures pour les législatives, non pas après, mais AVANT la présidentielle. Mélenchon ne peut pas faire confiance au candidat du PS, après ce qui s’est passé depuis 2012 où il avait appelé à voter Hollande, ce qui ne lui a pas évité le mépris de ce dernier par la suite et les trahisons que l’on sait.

  65. Posted 4 avril 2017 at 22:57 | Permalien

    Hamon n’est pas le PS sortant bon sang, il a battu le PS sortant ! (avec nous, notre action, nos initiatives et nos idées, la gauche socialiste et D&S)
    78 % des sympathisants de gauche veulent l’unité hamon melenchon hormis vos petits cercles hystériques
    79 % des indécis ou abstentionnistes iront voter s’il y a alliance hamon melenchon excepté vos petits cercles sectaires

    Melenchon, n’a jamais reconnu ni accepté la victoire de la gauche socialiste le 29 janvier, il n’a jamais voulu discuter, ni s’allier avec quiconque depuis le 21 janvier 2016, ça lui faisait trop d’ombre, il aurait été obligé d ‘être démocrate, constructif, commun, collégial, mieux valait donc annihiler notre victoire en même temps que celle de la gauche, nous avions un créneau de 11 semaines pour, en nous unifiant, faire un coup d’éclat extraordinaire, modifier l’ensemble la gauche durablement et profondément pour des décennies, gagner les 23 avril et 7 mai, il a choisi la division maintenue, ce qui redonnera le contrôle entre les mains des Valls Cambadelis et Cie a partir du 24 avril… Garrido, estimait, mardi soir, « qu’il y a deux candidats du PS, l’un, Macron, pour les notables du parti, l’autre, Hamon, pour la vitrine ».« Hamon est une bonne personne, précise M. Mélenchon, mais il représente le PS, le parti du discours du Bourget, qui complote encore un accord aux législatives avec Macron devenu son candidat officieux. » C’est le choix délibéré de la négation de la victoire de la gauche socialiste le 29 janvier et il y a quelque chose de criminel dans ce négationnisme tueur envers nous toutes et tous. On (D&S) se bat jusqu’au bout pour l’unité en espérant quand même que la pression saine de millions de gens, conscients de ça, va l’emporter

    l’immense majorité des électeurs de gauche veut cette union !! l’immense majorité des abstentionnistes et hésitants c’est à cause de la désunion, pas à cause du programme, c’est ça qui est essentiel ! et c’est en se battant POUR l’union que les unitaires progresseront
    Un accord global Hamon, Jadot, Laurent Mélenchon serait un signal extraordinaire dans l’histoire de la gauche en rupture de facto avec ce qu’a été le quinquennat rabougri de Hollande. Cela renverserait tous les préjugés, toutes les craintes, tous les désespoirs, toutes les résignations…

    La surprise accoucherait vite d’un engouement exceptionnel. L’espoir déferlerait. Nous serions vite en tête de tous les sondages. Le trio des candidats de la corruption et de l’argent reculerait vite. La peur le Pen sera refoulée : elle existe par défaut d’une gauche attractive. Fillon sera plombé par sa corruption. Et la place tellement artificielle de Macron se verra vite.

    Certains demandent « des garanties » : on les comprend il en faut. Ils ne veulent pas d’un « autre discours du Bourget ». Ils veulent une « majorité cohérente ».
    Mais quelle garantie supérieure à part un programme commun de gouvernement, un accord de gouvernement, un accord de partage des circonscriptions ?

    Il n’en existe aucune à part la mobilisation populaire, des comités populaires de soutien ? Et pour qu’il y ait une telle mobilisation populaire, il faut commencer par gagner donc par battre LR et FN. Ce n’est jamais une défaite qui permettra cela… Une défaite serait un désastre ce serait le fameux « blitzkrieg » prôné par un Fillon vengeur, 6 ordonnances en 3 mois de l’été 17 pour casser tous nos droits sociaux et toute notre résistance.

    Il y a de quoi réfléchir et choisir entre ce qui est possible et ce qui serait terrible.

  66. Posted 4 avril 2017 at 23:14 | Permalien

    mais on n’a pas plus ou moins confiance en melenchon que vous semblez ne pas avoir confiance en hamon…
    melenchon a trahi aussi la gauche socialiste, et ne digère pas qu’on ait mené le combat en mieux que ce qu’il avait fait

    ceci dit ce n’est pas le sujet, personne n’a de leçons a donner a personne

    Personne ne se ralliera à personne. Personne n’exclura personne. Personne ne sera obligé de scissionner ou de soumettre son propre parti. Personne ne donnera de leçons à personne. Personne n’aura raison contre personne.

    Le programme retenu ne sera ni celui de Benoit Hamon, ni celui de Yannick Jadot, ni celui de Jean-Luc Mélenchon.

    Ce ne sera pas des « bouts de programme » ni une « mosaïque de programme » : il sera clairement retenu ce qui unit, et écarté ce qui divise.

    En 7 ou 8 ou 9 questions clefs, centrales, sera défini un programme d’action de transition non pas pour résoudre toutes les questions du socialisme, mais pour gouverner de 2017 à 2022.

    Chaque sensibilité de gauche désireuse, chaque parti de gauche s’engageant à participer et soutenir la mise en oeuvre de ce programme de gouvernement sera respecté et associé.

  67. CRAYENCOUR
    Posted 5 avril 2017 at 8:13 | Permalien

    Tout à fait; la seule garantie, c’est la renégociation des investitures, mais AVANT la Présidentielle!
    Hamon n’est pas le PS sortant; mais ce sont toujours les « sortants » qui dirigent le PS avec Cambadélis!
    Et je ne vois pas en quoi ce que j’ai écrit est sectaire.

  68. Posted 5 avril 2017 at 8:56 | Permalien

    mais tu sais que c’est impossible avant,
    mais que tout est possible si on gagne
    on aur la manettes pour agir,
    on determinera les investitures (sinon on sera battus, toutes et tous…)
    c’est sectaire criminel, de refuser l’occasion historique a la fois de prendre le pouvoir ET de changer la gauche unie,
    c’est désespérant dette si pres du but,
    et arriver a un desastre

  69. Gilbert Duroux
    Posted 5 avril 2017 at 12:13 | Permalien

    GF : « mais tu sais que c’est impossible avant,
    mais que tout est possible si on gagne ».

    Quel aveu d’impuissance de la gauche du PS ! Une fois de plus, tu renverses l’ordre des facteurs. Ce n’est pas à une élection nationale, fut-elle l’élection présidentielle, de régler les petites affaires d’un parti politique.
    C’est le contraire, c’est quand vous aurez un parti cohérent, avec une ligne politique bien défini, que vous gagnerez l’élection.

  70. Posted 5 avril 2017 at 12:22 | Permalien

    t’es c ou quoi ?
    le Ps a des statuts, une direction, c’est comme des institutions,
    et chacun peut comprendre qu’elles interfèrent
    et si on gagne la présidentielle on gagne tout évidemment,
    et si on perd on perd tout
    facile,
    pas trop dur ?

  71. CRAYENCOUR
    Posted 5 avril 2017 at 13:24 | Permalien

    OK, j’ai compris et je n’y reviendrai plus, mais c’est dommage car, en ce cas Hamon n’a rien à offrir à Mélenchon contre son désistement sauf un double pari:
    1/ Gagner en s’alliant avec le PS, sans savoir si c’est un plus ou un handicap, suite à ce quinquennat qui s’achève.
    2/ Espérer que Hamon respectera un éventuel engagement, ce qui, après ce que nous venons de vivre avec Hollande est difficile.

  72. Gilbert Duroux
    Posted 5 avril 2017 at 13:46 | Permalien

    T’es en train de nous expliquer que vous n’êtes qu’un parti d’opportunistes. Si Hamon gagne, le parti redevient de gauche, si c’est pas le cas, il reste à droite. Bravo, vous portez haut vos convictions !

  73. Posted 5 avril 2017 at 14:36 | Permalien

    évidemment le Ps est un grand parti de masse,
    ce n’est pas une secte
    et il est influence par ce qui se passe dans la societe et les institutions
    sous hollande et ses trahisons, il perd,
    sous cambadelis qui les suit, il recule et fond (meme si cambadelis voulait en faire un parti de 500 000 membre, en 2014 !)
    il reflète les rapports de forces sociaux et politiques, pas comme les sectes qui y sont indifférentes
    et nous savons qu’il y a, à sa tete, un appareil puissant pas démocratique du tout, rivé aux intérêts électoraux et pas aux luttes sociales, qui, lui, tente se soustraire a ces pressions sociales (le fameux « parti ouvrier bourgeois » le lloydgeorgisme de lénine)
    cent fois que j’écris cela ici, vous ne retenez pas, ne comprenez pas, ne reflechisssez pas, il faut toujours recommencer a zéro avec vous (ou vous faites semblant, ce qui est minable)
    si la gauche socialiste gagne elle aura une telle autorité le 8 mai qu’elle pourra prendre l’appareil et le mettre a son service, les militants ravis, suivront et reviendront, comme le labour qui est passé de 100 000 membres à 650 000 membres derriere jeremy Corbyn !

  74. Posted 5 avril 2017 at 14:38 | Permalien

    mais sans alliance avec le Ps, sans unité de la gauche, JLM une fois la présidentielle passée, c’est zéro élu…
    on repart a zero
    avec moins de 50 deputes de gauche ( en 1993, il n’en est resté que 52 tout compris sur 577)

  75. Gilbert Duroux
    Posted 6 avril 2017 at 3:28 | Permalien

    Quand vas-tu reconnaître que Cambadélis a torpillé la candidature de Benoît Hamon ?
    En laissant les socialistes soutenir Macron sans réagir le moins du monde, sans leur retirer leurs investitures, il a envoyé le signal que les socialistes pouvaient le faire en toute impunité. À partir de ce moment là, Benoît Hamon était désarmé et il n’a fait que couler. Aujourd’hui, Mélenchon a presque 2 fois plus d’intentions de votes que Hamon, je ne crois pas que les courbes se recroiseront. Il n’y a aucune raison objective. On n’est pas dans la même situation qu’en 2012. La seule solution serait que Hamon se désiste pour que la gauche ait une chance d’être au 2ème tour.

  76. Bourdais Marc
    Posted 6 avril 2017 at 4:20 | Permalien

    Donc si je comprend bien:
    Hamon en tête des sondages, Mélanchon se retire pour faire gagner « LA GAUCHE »
    Mélanchon en tête des sondages, Mélanchon se retire pour faire gagner « LA GAUCHE »
    CQFD ?

    C’est une autre version de face je gagne et pile tu perd ?

    Dans ces conditions pourquoi ne pas décrété une bonne fois pour toute que les seules candidats qui sont habilité à représenter « LA GAUCHE » aux Présidentièles doivent impérativement êtres étiquetés PS ?

  77. Posted 6 avril 2017 at 9:38 | Permalien

    quelle stupidité du bonhomme, là, qui ne se rend pas compte quesces mots signifient : desastre, tragédie le 23 avril a 20 h
    peut etre qu’il n’en a rien a faire,
    qu’il est nanti,
    et pour Fillon ou Macron,
    mais tout combattant de gauche, dans toutes les salles de meetings ou je vais,
    Marmande,
    Grigny,
    Feurs, ces derniers soirs, sont pour l’unité sincèrement,
    et bientôt
    Leers
    Lyon
    Brest
    et 78 % de la gauche est pour l’unité, mais c’est vrai, il y en 20 % qui sont inconscients, sectaires, casseurs, désespérants, hors sol

  78. Posted 6 avril 2017 at 9:40 | Permalien

    ca va !
    ça fait 18 mois qu’on se bat pour l’unité
    et qui me disait qu’il fallait d’abord un accord politique, une plateforme, etc
    personne ne se désistera pour personne sans accord politique, respect, unité
    va le dire a ton melenchon qui nous conduit au désastre

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  1. Par CGT Securitas le 3 avril 2017 à 17:20

    [...] à propos des résultats de représentativité publiés par le Gouvernement, une analyse de Gérard Filoche http://www.filoche.net/2017/03/31/calculs-de-representativite-non-fiable-ne-croyez-pas-au-bobard-qu... [...]

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