Le projet de revenu universel de Benoît Hamon : solution ou diversion ?

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Le revenu universel signifie le versement à chaque personne habitant en France, qu’elle soit ou non au travail, d’une allocation mensuelle individuelle, d’un montant égal pour tous. Ce revenu diffère des actuels minima sociaux, versés à un ménage et non à un individu et liés à des conditions de ressources.

Le « revenu décent » de Manuel Valls se contente de regrouper les actuels minima sociaux qui restent réservés à certains ménages en difficulté, et n’a donc rien d’universel.

Le projet de Benoît Hamon prévoit de parvenir en trois étapes à un revenu universel de 750 euros mensuels. Dès 2017, le RSA augmenterait de 10 % et les jeunes de 18 à 25 ans y auraient accès[1].

Le débat sur le projet de revenu universel a le mérite de mettre en évidence les défauts de notre protection sociale

C’est un système compliqué : il compte 10 minima sociaux avec, à chaque fois, des montants et des réglementations spécifiques.

C’est un système intrusif, parfois stigmatisant et souvent peu respectueux de la vie privée car il exige de nombreux contrôles. Il nécessite, par exemple, de vérifier que deux personnes ne vivent pas en couple pour pouvoir percevoir chacune 524 € mensuels au titre du RSA (1 048 € au total). Si ces deux personnes cohabitent, elles n’ont droit, au total, qu’à 786 euros.

35 % des personnes concernées ne demandent pas le RSA auquel elles ont droit.

Les moins de 25 ans n’ont pas droit au RSA.

Les effets du « numérique » et de la « robotisation » sur l’emploi

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le 4 janvier, Benoît Hamon affirmait : « Selon toutes les études sérieuses, ce sont des centaines de milliers d’emplois peu ou pas qualifiés qui ont commencé à être détruits dans les économies occidentales. »  Cette affirmation pose plusieurs questions.

La destruction des emplois peu ou pas qualifiés dans les économies occidentales ne tient-elle pas avant tout à la mondialisation libérale ?

La productivité du travail augmentait de 5 % par an dans les années 1945-1975, mais  n’augmente plus, depuis plus de 30 ans, que de 1,5 à 2 % dans la plupart des pays occidentaux. Comment concilier cette constatation avec l’affirmation que le progrès technique raréfierait l’emploi ?

En présentant son programme le 17 août 2016[2], Benoît Hamon se référait à l’étude de deux chercheurs d’Oxford sur la « robotisation », Frey et Osborne, qui estimaient que 47 % des emplois seraient exposés, aux États-Unis, à être automatisés. Il affirmait, en effet : « En raison de la révolution numérique, 43% des emplois en France seraient menacés ».

Pourquoi ne se basait-il pas plutôt sur les travaux de David Autour ? Ils sont  pourtant autrement plus précis car ils introduisent une différence fondamentale entre tâches et emplois. Sur la base de cette distinction, une étude récente de l’OCDE estime que 9 % seulement des emplois seraient confrontés aux EU à une forte probabilité d’être automatisés.[3]

Taxer les « robots » plutôt que de diminuer le temps de travail, comme le propose Benoît Hamon, évoque fâcheusement les Luddistes anglais du début du XIXème siècle qui cassaient les machines pour tenter de sauver leurs emplois. Ils avaient, cependant, l’excuse de ne pas connaître les lois qui imposeraient la journée de 10 heures ou de 8 heures, la semaine des 40 heures, des 39 heures, des 35 heures.

La comparaison avec la création de la Sécurité sociale en 1946

La comparaison faite par Benoît Hamon avec la création de la Sécurité sociale en 1946 tend à décrédibiliser son projet plutôt qu’à l’étayer, tant les situations sont différentes.

Le PIB de notre pays doublait alors en quelques années. Ce n’était pas la mondialisation libérale, mais le protectionnisme et le keynésianisme qui régnaient dans les pays occidentaux. Le rapport de forces était extrêmement favorable au salariat, très mobilisé, face à un patronat considérablement affaibli par sa collaboration avec les Nazis. De plus, le projet de Sécurité sociale unissait l’ensemble du salariat en créant un salaire indirect, financé en grande partie par les cotisations sociales patronales, mais géré par les représentants syndicaux élus par les salariés.

La réduction du temps de travail passe aux oubliettes

Benoît Hamon tire un trait sur la façon dont la société a jusqu’à maintenant répondu de façon progressiste à l’augmentation de la productivité du travail : en diminuant la durée du travail. De 70 à 35 heures par semaine, au cours du XXème siècle…

Le 9 décembre, Benoît Hamon se défendait d’avoir proposé d’abaisser la durée légale du travail à 32 heures par semaine. « Depuis que je suis entré en campagne, on me prête de vouloir faire les 32 heures », a-t-il déclaré, expliquant qu’il n’entendait pas revenir sur les 35 heures mais « encourager le temps partiel »[4], mis en place par des accords d’entreprises et financé par la mobilisation d’une partie du CICE de François Hollande.

Les lois Aubry, en 1998 et 1999, avaient imposé une réduction du temps de travail par la loi et mis au placard la loi de Robien qui voulait réduire le temps de travail au moyen d’accords d’entreprise. Benoît Hamon propose de revenir à la loi de Robien.

Le coût du projet de revenu universel

Benoît Hamon fixe le coût de son projet à environ 300 milliards d’euros par an. Guillaume Allègre et Henri Sterdyniak estiment que pour ne pas dégrader la situation des actuels titulaires de minima sociaux, le coût d’un revenu universel s’élèverait à « 588 milliards soit (compte-tenu des économies de prestations réalisables) des dépenses supplémentaires de l’ordre de 480 milliards ». Ils précisent que cela représenterait « 22 points de PIB ou encore 35 points de CSG »[5].

Si l’on s’en tient à 300 milliards d’euros annuels, il faudrait, néanmoins, multiplier par deux le rendement de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur les sociétés, de l’ISF, de la taxe foncière et de la CSG. Ce doublement se ferait au détriment des seuls revenus les plus élevés puisque Benoît Hamon veut, à juste titre, s’attaquer à ces seuls revenus. Cela reviendrait donc à multiplier les impôts des plus riches par 4 ou 5, selon le produit de la lutte contre l’évasion fiscale qu’il préconise !

Une diversion dangereuse

Le projet de Benoît Hamon demanderait une modification de la répartition de la richesse nationale beaucoup plus importante que celle qui serait nécessaire pour imposer une réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, revenir à la retraite à 60 ans et corriger les plus importants défauts de notre système de protection sociale. Elle exigerait également une mobilisation sociale beaucoup plus massive : la classe dominante ne lâchera pas 300 milliards d’euros sans les défendre bec et ongles.

Alors, pourquoi lâcher la proie pour l’ombre ?

Pourquoi renoncer aux moyens qui ont permis au salariat de faire reculer le chômage de masse et la pauvreté : la réduction du temps de travail et l’extension de la sécurité sociale ?

Le projet de revenu universel de Benoît Hamon, de surcroît, rendrait difficile la mobilisation sociale. A la différence d’une réduction du temps de travail qui profiterait à tous les salariés, il diviserait le salariat. D’un côté, ceux qui percevrait le revenu universel sans travailler ni payer de cotisations. De l’autre ceux qui travailleraient pour financer leur propre revenu universel et celui des autres. Dans ces conditions, le risque serait considérable d’ouvrir un boulevard au projet des néolibéraux : un revenu universel « pour solde de tout compte »

Dans cette perspective, la société, une fois qu’elle se serait acquittée du versement de ce revenu universel, n’aurait plus à se soucier de fournir un travail, de financer les dépenses de santé, de chômage ou de retraites. Ce qui était socialisé deviendrait marchandise : un véritable Eldorado pour les fonds de pension et les sociétés d’assurance.

La solution passe avant tout par la réduction du temps de travail

La réduction du temps de travail, sans réduction de salaire, reste l’instrument décisif pour assurer le droit de chacun à avoir un emploi, grâce aux 32 heures par semaine (dans un 1er temps) et le retour de la retraite à 60 ans.

Cette réduction du temps de travail devrait s’accompagner d’un plan massif de création d’emplois dans la fonction publique pour répondre aux besoins sociaux : santé, vieillissement de la population, enseignement, transition énergétique…

Notre protection sociale devrait également s’étendre et se renforcer afin de corriger ses principaux défauts.

  • Les minima sociaux devraient atteindre 1 000 euros mensuels pour se situer au-dessus du seuil de pauvreté.
  • Ils devraient être individualisés et accessibles dès l’âge de 18 ans.
  • Tous les chômeurs devraient être réintégrés dans l’assurance-chômage, alors que seul un chômeur sur deux perçoit, aujourd’hui, une allocation chômage.

Jean-Jacques Chavigné


[1] Voir le site « Benoît Hamon 2017 ».

[2] RTL – 17 août 2016 – « Primaires à gauche : Benoît Hamon détaille son projet pour 2017 ».

[3] Michel Husson – A l’encontre – 10 juin 2016 – « Le grand bluff de la robotisation ».

[4] Le Monde – 09/12/2016-« Élections présidentielles 2017 ».

[5] OFCE – 15 décembre 2016 – « Le revenu universel : une utopie utile ? »

 

56 Commentaires

  1. Gilbert Duroux
    Posted 6 janvier 2017 at 13:13 | Permalien

    Jean-Jacques Chavigné confond travail et emploi. Comme si ceux qui n’ont pas d’emploi étaient des fainéants, des assistés, des parasites, alors que nous avons tous un rôle social dans la vie. Jean-Jacques Chavigné vit au XIXème siècle et raisonne comme si nous allions vers le plein emploi.

  2. step
    Posted 6 janvier 2017 at 13:14 | Permalien

    une petite analyse qui devrait faire réfléchir les pseudos dirigeants de gauche lâchés dans la nature ces derniers temps:
    https://www.les-crises.fr/chris-hedges-tant-que-lideologie-neoliberale-dominera-le-populisme-va-progresser

  3. Posted 6 janvier 2017 at 13:20 | Permalien

    nous irons vers le plein emploi, en partageant le travail

  4. Posted 6 janvier 2017 at 14:10 | Permalien

    De la productivité en France et en Allemagne

    piketty

    En ce début d’année 2017, alors que vont se dérouler les élections françaises au printemps puis allemandes à l’automne, il n’est pas inutile de revenir sur l’un des sujets de fond qui mine le débat européen, à savoir la supposée asymétrie économique entre une Allemagne réputée prospère et une France décrite comme déclinante. Je dis « supposée » car comme nous allons le voir la productivité des économies allemandes et françaises – telle que mesurée par le PIB par heure travaillée, qui est de loin l’indicateur le plus pertinent de performance économique – se situe à des niveaux quasi-identiques. Et de surcroît au plus haut niveau mondial, ce qui montre au passage que le modèle social européen a de beaux jours devant lui, quoi qu’en pensent les Brexiters et les Trumpistes de tous poils. Cela me permettra également de revenir sur plusieurs des thèmes abordés sur ce blog au cours de l’année 2016 (en particulier sur la longue récession européenne et la reconstruction de l’Europe) ainsi que dans ma chronique « Revenu de base ou salaire juste? » du mois dernier.
    Commençons par le fait le plus frappant. Si l’on calcule la productivité moyenne du travail, en divisant le PIB (produit intérieur brut, c’est-à-dire la valeur totale des biens et services produits dans un pays au cours d’une année) par le nombre total d’heures travaillées (salariés et non-salariés confondus), alors on constate que la France se situe quasiment au même niveau que les Etats-Unis et que l’Allemagne, avec une productivité moyenne d’environ 55 euros par heure travaillée en 2015, soit plus de 25% plus élevée que le Royaume-Uni ou l’Italie (environ 42 euros), et près de trois fois plus élevée qu’en 1970 (moins de 20 euros de 2015; tous les chiffres sont exprimés en parité de pouvoir d’achat et en euros de 2015, c’est-à-dire après prise en compte de l’inflation et du niveau des prix dans les différents pays).

    Précisons d’emblée que les données dont nous disposons pour mesurer les nombres d’heures travaillées sont imparfaites, et que la précision de ces mesures ne doit pas être exagérée. Par ailleurs la notion même de « PIB par heure travaillée » est en soit assez abstraite et réductrice. En réalité, c’est l’ensemble du système économique et de l’organisation du travail et de la production de chaque pays qui rentrent en jeu dans ces comparaisons, avec d’infinies variations entre secteurs et entreprises, et il est largement illusoire de prétendre résumer tout cela avec un seul indicateur. Mais quitte à faire des comparaisons de productivité entre pays (exercice qui peut être utile si on en connaît les limites, et qui peut permettre de dépasser les préjugés nationalistes et de fixer quelques ordres de grandeur), alors le PIB par heure travaillée est la notion qui a le plus de sens.
    Précisons également que les séries de temps de travail que nous utilisons ici sont celles de la base de données de l’OCDE. Le fichier contenant tous les détails des séries et des calculs est disponible à la fin de cet article. Des séries internationales de temps de travail sont également établies par le BLS (Bureau of Labor Statistics du gouvernement fédéral américain), et le détail des résultats obtenus par le BLS est lui aussi disponible plus bas. Au-delà des légères différences entre séries, toutes les sources disponibles – en particulier OCDE et BLS – confirment que le PIB par heure travaillée se situe grosso modo au même niveau en France, en Allemagne et aux Etats-Unis (avec des écarts entre ces trois pays tellement faibles qu’il est sans doute impossible de les distinguer nettement, compte tenu de l’imprécision de la mesure), et que des pays comme le Royaume-Uni, l’Italie ou le Japon se situent environ 20-25% plus bas. Dans l’état actuel des données disponibles, ces ordres de grandeurs peuvent être considérés comme valables.
    Il faut aussi noter qu’aucun pays au monde ne dépasse de façon significative le niveau de productivité du travail observé en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, ou tout du moins aucun pays de taille et de structure économique comparables. On observe certes des PIB par heure travaillée sensiblement plus élevés dans des pays de petite taille reposant sur des structures productives très spécifiques, par exemple des pays pétroliers (Emirats ou Norvège) ou des paradis fiscaux (Luxembourg), mais cela relève de logiques forts différentes.
    En apercevant le chiffre de 55 euros de production moyenne par heure travaillée en France aujourd’hui, certains lecteurs seront peut-être tentés d’aller de ce pas voir leur patron pour négocier une augmentation. D’autres, plus nombreux encore, se poseront des questions sur la signification de ce chiffre. Alors précisons clairement qu’il s’agit d’une moyenne: la production moyenne de biens et services par heure travaillée peut être de 10 ou 20 euros dans certains métiers et secteurs, et de 100 ou 200 euros par heure dans d’autres (pas forcément les plus pénibles). Et il n’est évidemment pas exclu que dans le jeu des négociations salariales et des rapports de force, certains s’approprient une partie de la production des autres. Cette production moyenne de 55 euros par heure travaillée ne dit rien de ces subtilités.
    Précisons également que la notion de « produit intérieur brut » (PIB) pose de nombreux problèmes. En particulier, il serait préférable que les instituts statistiques se concentrent sur le « produit intérieur net », c’est-à-dire après déduction de la consommation de capital fixe, qui correspond à la dépréciation du capital et des équipements (réparation des bâtiments et des machines, remplacement des ordinateurs, etc.). Cette dépréciation du capital ne constitue en effet un revenu pour personne, ni pour les salariés ni pour les actionnaires, et en outre elle a eu tendance à progresser au cours du temps. La consommation de capital fixe représentait autour de 10% du PIB dans les économies développées dans les années 1970, et elle dépasse aujourd’hui 15% du PIB (signe de l’obsolescence accélérée des équipements). Cela signifie qu’une (petite) partie de la croissance de la productivité du travail mesurée plus haut est une illusion. De même, si l’on prenait correctement en compte la consommation de capital naturel, alors une partie de la croissance du PIB mondial disparaitrait (les extractions annuelles de ressources naturelles avoisinent la croissance mondiale du PIB, soit environ 3% par an actuellement, et tendent à progresser au cours du temps, suivant comment on les valorise). Mais là encore cela n’affecterait pas les comparaisons entre pays qui nous intéressent ici.
    Précisons enfin que la productivité moyenne de 55 euros par heure indiquée plus haut intègre la part des profits (typiquement entre 20% et 40% suivant les secteurs et l’intensité capitalistique), et qu’il s’agit d’une mesure avant prise en compte de tous les impôts directs et indirects (TVA, diverses taxes sur la production, etc.) et de toutes les cotisations sociales. Il y a donc un long chemin à parcourir entre ces 55 euros et le salaire net perçu par chacun sur son bulletin de salaire, dont l’exposé dépasserait de beaucoup le cadre de cet article, dont l’objectif premier est simplement de comparer les niveaux de productivité entre pays.
    Une autre façon d’exprimer les résultats indiqués plus haut consiste à mesurer la productivité de chaque pays par comparaison à la productivité observée aux Etats-Unis, qui a longtemps été très en avance sur les autres. On obtient alors les résultats suivants:

    Pour résumer: la France et l’Allemagne avaient une productivité de l’ordre de 65-70% du niveau américain en 1970; les deux pays ont totalement rattrapé leur retard au cours des années 1970-1980, et se situent depuis 1990 grosso modo au même niveau que les Etats-Unis (un peu au-dessus jusque la crise de 2008, un peu au-dessous depuis, mais avec des écarts relativement faibles; on peut en outre espérer que la zone euro finisse par gérer sa sortie de crise mieux qu’elle ne l’a fait jusque présent).
    Si l’on remontait à l’immédiat après-Seconde-guerre-mondiale, où la productivité franco-allemande était d’à peine 50% du niveau américain, le rattrapage serait encore plus frappant. Il faut également rappeler que le retard européen en termes de productivité venait de bien plus loin encore (il était déjà très fort au 19e siècle et au début du 20e siècle, à la veille de la Première guerre mondiale, et n’avait été qu’amplifié par les guerres), et s’explique classiquement par un relatif retard éducatif: la faible population américaine est entièrement alphabétisée dès le début du 19e siècle, alors qu’il faut attendre la fin du siècle pour qu’il en soit de même en France, à un moment où les Etats-Unis sont déjà passés à l’étape suivante (l’enseignement secondaire de masse, puis le supérieur). C’est l’investissement éducatif des Trente Glorieuses qui permet à la France et à l’Allemagne d’effectuer un rattrapage historique sur les Etats-Unis entre 1950 et 1990. Le véritable enjeu aujourd’hui est de maintenir et d’amplifier cette évolution.
    A l’inverse, le retard persistent de la productivité britannique, qui n’a jamais atteint le niveau américain, est généralement attribué aux faiblesses historiques de son système de formation. De même, le décrochage de l’Italie depuis le milieu des années 1990 peut s’expliquer pour partie, d’après une étude récente, par l’insuffisance des investissements éducatifs réalisés par la puissance publique italienne (engluée dans le remboursement d’une dette publique interminable, dont la France et l’Allemagne avaient pu se débarrasser dans l’inflation et les annulations de dette dans l’après-guerre).
    Il faut également souligner que la forte productivité américaine actuelle s’accompagne d’une inégalité considérable: les Etats-Unis étaient plus égalitaires que la vieille Europe au 19e siècle et jusqu’au milieu du 20e siècle, mais ils sont devenus au cours des dernières décennies bien plus inégalitaires, avec en particulier dans le secteur éducatif un contraste saisissant entre d’un côté d’excellentes universités au sommet de la hiérarchie (malheureusement réservées aux plus favorisés), et de l’autre un système secondaire et supérieur relativement médiocre accessible au plus grand nombre. Cela contribue largement à expliquer pourquoi les revenus des 50% des Américains les plus modestes n’ont connu aucune croissance depuis 1980, alors que les revenus des 10% les plus élevés bénéficiaient de fortes progressions (voir cette étude récente).
    Sans tomber dans le triomphalisme (d’autant plus incongru que les défis à relever sont nombreux, à commencer par l’évolution démographique outre-Rhin et la modernisation du système fiscalo-social dans l’hexagone), force est de constater que le modèle social, éducatif et économique bâti en France et en Allemagne est plus satisfaisant: ces deux pays ont atteint la plus haute productivité mondiale, aussi élevée que la productivité américaine, mais avec une répartition beaucoup plus égalitaire.
    Examinons maintenant le PIB par habitant. On constate qu’il est d’environ 35 000 € par an (un peu moins de 3 000 € par mois) en Europe – un peu plus en Allemagne, un peu moins en France et au Royaume-Uni -, soit environ 25% plus faible qu’aux Etats-Unis (environ 45 000€ par an):

    Mais le point important est que ce PIB par habitant plus élevé aux Etats-Unis provient uniquement d’un nombre d’heures travaillées plus élevé, et non pas d’une productivité plus élevée que la France et l’Allemagne. De même, c’est uniquement grâce à de plus longues heures de travail que le Royaume-Uni parvient à compenser sa plus faible productivité et à se hisser au même niveau de PIB par habitant que la France:

    Pour mieux comprendre ces écarts d’heures travaillées, il faut distinguer ce qui relève du nombre d’heures travaillées par emploi et ce qui relève du nombre d’emplois par habitant. Commençons par le nombre d’heures travaillées par emploi:

    On constate que la durée annuelle moyenne du travail par emploi est plus faible en Allemagne qu’en France (conséquence d’un plus fort développement du temps partiel, qui n’est pas toujours choisi, mais qui peut être plus satisfaisant que l’absence complète d’emploi). Au-delà de ce léger écart, on constate là encore une certaine proximité entre les trajectoires de la France et de l’Allemagne: ces deux pays ont choisi d’utiliser la très forte croissance des Trente Glorieuses pour réduire sensiblement la durée du travail depuis les années 1960, passant ainsi d’une durée moyenne de près de 2000 heures par an en 1970 (qui correspond grosso modo à 42 heures par semaine pendant 48 semaines par an) à moins de 1500 heures par an aujourd’hui (soit environ 35 heures par semaines pendant 44 semaines par an). A l’inverse, les Etats-Unis et le Royaume-Uni n’ont presque pas réduit leur temps de travail, si bien que les semaines sont restées très longues et les congés payés très réduits (souvent limités à 2 semaines, en sus des jours fériés).
    Je ne cherche évidemment pas à prétendre qu’il soit toujours préférable de réduire le temps de travail et d’allonger les vacances, et la question du rythme auquel le temps de travail doit être réduit est un problème éminemment complexe et délicat. Mais il paraît clair que l’un des objectifs de la croissance de la productivité dans le long terme est de permettre de bénéficier de plus de temps pour la vie privée, familiale, culturelle et récréative, et que les trajectoires de la France et de l’Allemagne semblent mieux prendre en compte cet objectif que celles des Etats-Unis et du Royaume-Uni.
    Venons en maintenant à ce qui va beaucoup moins bien, à commencer par la faiblesse du taux d’emploi français, dont l’écart avec le taux d’emploi allemand était relativement réduit en 2005 (à peine deux points d’écarts: 42 emplois pour 100 habitants en France, 44 en Allemagne), et s’est considérablement creusé depuis la crise (plus de sept points d’écarts, avec un taux d’emploi de 42% en France, contre plus de 49% en Allemagne):

    Si l’on décompose ces évolutions par tranches d’âge, on constate que le taux d’emploi des 25-54 ans a toujours été de l’ordre de 80% en France comme dans les autres pays, et que c’est parmi les 15-24 ans et les 55-64 ans que l’écart s’est creusé ces dernières années, au rythme de la progression du chômage.
    Je ne reviendrai pas ici sur les multiples raisons de cette faiblesse de l’emploi français. Une part de la responsabilité revient aux très mauvaises politiques budgétaires suivies en zone euro, qui ont provoqué une rechute absurde de l’activité économique en 2011-2013, dont on se remet à peine (la faute en revient avant tout aux gouvernements français et allemands successifs, qui ont conclu un mauvais traité budgétaire en 2012, qu’il est temps de réformer).
    Mais il existe également des facteurs spécifiquement français: des spécialisations industrielles moins porteuses qu’en Allemagne, qui a notamment su s’appuyer sur un plus fort investissement des salariés dans la gouvernance et la stratégie des entreprises, et un bien meilleur système de formation professionnelle, ce dont la France ferait bien de s’inspirer; un système de financement de la protection sociale qui repose trop lourdement en France sur la masse salariale du secteur privée, ce qui exigerait une réforme fiscale d’ensemble qui est sans cesse repoussée (au lieu de cela, on a multiplié les bricolages, comme le CICE, qui n’a fait qu’ajouter une couche de complexité sur un système fiscalo-social déjà incompréhensible) ; un système de retraite illisible et émietté en de multiples régimes, qu’il est grand temps d’unifier, notamment pour rassurer les jeunes générations (actuellement notre système de retraites est bien financé – il est le plus coûteux en Europe après le système italien – et en même temps son opacité fait que personne ne comprend rien à ses droits futurs).
    Je veux simplement insister sur deux éléments. D’une part, la faiblesse actuelle de l’emploi français implique que les estimations de productivité indiquées plus haut pêchent sans doute par optimisme, car les personnes exclues du marché du travail sont souvent les moins bien formées. De fait, si l’on corrige les séries de productivité en supposant que les heures de travail aient suivi la même évolution qu’en Allemagne depuis 2005, et en faisant l’hypothèse que ces nouveaux emplois aurait eu une productivité horaire 30% plus faible en moyenne que celle des emplois existants, alors on obtient le résultat suivant:

    Autrement dit, on constate un certain décrochage de la productivité française de 2000 à 2015. Certes on est encore loin du décrochage italien, et quelles que soient les hypothèses retenues pour prendre en compte le sous-emploi la productivité française reste nettement au-dessus du niveau britannique, et extrêmement proche de l’Allemagne et des Etats-Unis. Il reste que cette tendance est potentiellement inquiétante et doit être combattue si la France souhaite poursuivre dans sa lancée des décennies 1950-1990.
    De ce point de vue, le principal échec du quinquennat qui s’achève est la faiblesse de l’investissement éducatif. Cela vaut notamment pour les budgets alloués aux universités et aux autres établissements d’enseignement supérieur, qui ont stagné depuis 2012 (avec une progression nominale microscopique, à peine équivalente à l’inflation), alors que les effectifs étudiants ont progressé de près de 10%. Autrement dit, l’investissement éducatif réel par étudiant a nettement baissé en France de 2012 à 2017, alors même que l’on ne parle que d’économie de l’innovation, de société de la connaissance, etc. Au lieu de perdre du temps dans des débats mal menés et mal préparés sur la flexibilité du travail, le gouvernement aurait été bien inspiré de se rappeler que la performance économique à long terme est avant tout déterminée par l’investissement dans la formation.
    Le second point sur lequel je voudrais insister est le suivant. Trop souvent, le débat économique sur la France et l’Allemagne se concentre sur la différence de « compétitivité » entre les deux pays, c’est-à-dire sur l’écart entre le déficit commercial français et l’excédent commercial allemand. Or la bonne notion pour juger de la performance économique d’un pays est sa productivité, et non sa « compétitivité », qui est un concept assez bancal. Pour un même niveau de productivité, différents pays peuvent temporairement se retrouver dans des situations totalement différentes en termes de balance commerciale, pour des raisons plus ou moins volontaires. Par exemple, certains pays peuvent choisir d’exporter plus qu’ils n’importent, afin de faire des réserves pour l’avenir sous forme d’actifs détenus à l’étranger. Cela peut se justifier pour un pays vieillissant qui anticipe une baisse de sa population active, et cette explication classique est souvent donnée pour expliquer une partie de l’excédent commercial observé dans des pays vieillissants comme l’Allemagne ou le Japon, par comparaison à des pays plus jeunes comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la France, qui peuvent avoir besoin de consommer et d’investir davantage sur leur territoire, ce qui peut occasionner des déficits commerciaux. Mais le point important est que ces situations d’excédent ou de déficit commercial ne peuvent durer qu’un temps et doivent se compenser sur la longue durée. En particulier, cela ne sert à rien d’avoir des excédents commerciaux permanents (cela reviendrait à produire éternellement pour le bénéfice du reste du monde, ce qui n’a aucun intérêt).
    Voyons ce qu’il est en pratique:

    On constate tout d’abord que le niveau général des exportations et des importations (exprimé en % du PIB) a fortement progressé depuis les années 1970 (c’est le phénomène bien connu d’intensification des échanges internationaux et de mondialisation commerciale), et qu’il est beaucoup plus élevé en France et en Allemagne qu’aux Etats-Unis ou au Japon. Cela exprime le fait que les économies européennes sont de plus petite taille et sont beaucoup plus fortement intégrées les unes aux autres, notamment sur le plan commercial.
    On notera aussi que les phases d’excédent commercial et de déficit commercial ont en général tendance à se compenser au cours du temps. Par exemple, le Japon était en excédent pendant les années 1990 et les années 2000 (généralement entre 1% et 2% du PIB par an), et connaît des déficits importants depuis 2011 (-3% du PIB actuellement). La France était en excédent commercial chaque année de 1992 et 2004 (typiquement 1%-2% du PIB), et est en déficit depuis 2005 (-1,4% du PIB 2015). Si l’on fait la moyenne sur la période 1980-2015, la France est dans une situation d’équilibre commercial presque parfait: -0,2% du PIB (+0,1% sur 1990-2015). Pour le Japon, on constate que les excédents commerciaux l’emportent (+1,0% sur 1980-2015, +0,6% sur 1990-2015), ce qui explique pourquoi le Japon a accumulé de confortables réserves financières à l’étranger, dans lesquelles il puise actuellement.
    Il existe cependant des cas moins équilibrés. Les Etats-Unis sont par exemple en situation de déficit commercial quasi-permanent, avec un déficit moyen de -2,6% du PIB sur la période 1980-2015 (-2,9% sur 1990-2015). La situation d’endettement financier extérieur du pays est cependant moins violemment négative que ce que l’accumulation de déficits commerciaux aurait dû produire, car les Etats-Unis paient un rendement faible sur leurs dettes (grâce à la confiance placée dans leur monnaie et leur régime politique) et obtiennent un rendement élevé sur leurs placements (grâce notamment à leur système financier et leurs banques d’affaires).
    Un cas de déséquilibre plus extrême encore, et dans l’autre sens, est celui de l’Allemagne, qui était dans une situation de quasi-équilibre commercial voisine de la France jusqu’en 2000, et qui a connu un excédent commercial moyen de +5,0% du PIB sur la période 2000-2015 (+3,2% sur 1990-2015, +1,7% sur 1980-2015, alors qu’on observe un déficit moyen de -0,9% sur 1980-2000, contre +0,2% pour la France). L’excédent commercial allemand a même dépassé les 6% du PIB depuis 2012, et atteint près de 8% du PIB en 2015.
    Concrètement, cela signifie qu’une part très significative des biens et services produits en Allemagne ne sont ni consommés ni investis en Allemagne: ils sont consommés et investis dans le reste du monde. Une autre façon – parfaitement équivalente – de se représenter l’ampleur du déséquilibre consiste à calculer ce que représentent la consommation et l’investissement intérieurs (c’est-à-dire réalisés sur le territoire du pays considéré) en pourcentage du produit intérieur brut (c’est-à-dire la production de biens et services réalisée sur ce même territoire):

    Un ratio supérieur à 100% signifie qu’un pays consomme et investit plus qu’il ne produit, autrement dit qu’il est en déficit commercial. A l’inverse un ratio inférieur à 100% est simplement la contrepartie d’un excédent commercial. Pour la plupart des pays, ce ratio est en moyenne très proche de 100%. Pour l’Allemagne, au contraire, le ratio chute à 92% en 2015, ce qui est totalement inédit dans l’histoire économique.
    Pour résumer: la France et l’Allemagne ont des productivités voisines, mais utilisent de façons très différentes leur haute productivité. A chaque fois que la France produit 100 unités de biens et services elle en consomme et en investit entre 101 et 102 unités sur son territoire ces dernières années. A l’inverse, à chaque fois que l’Allemagne produit 100 unités, elle n’en consomme et investit que 92 unités. L’écart peut sembler mince, mais dès lors qu’il se reproduit chaque année il engendre des déséquilibres financiers et sociaux d’une ampleur considérable, qui menacent aujourd’hui de faire exploser l’Europe.
    Comment en est-on arrivé là, et que peut-on faire? Il faut d’abord préciser que si le vieillissement et le déclin démographique allemands peuvent expliquer un certain niveau d’excédent commercial par la nécessité de faire des réserves pour l’avenir, cela ne peut pas suffire à rendre compte rationnellement d’excédents aussi gigantesques. La vérité est que cet excédent commercial n’est pas véritablement un choix: il résulte de décisions décentralisées prises par des millions d’acteurs économiques et de l’absence de mécanisme correcteur adéquat. Pour simplifier: il n’existe pas de pilote dans l’avion, ou tout du moins les pilotes disponibles ne sont pas très précis.
    Après l’unification, les gouvernements allemands ont eu très peur d’un décrochage économique du « site de production allemand »: ils se sont engagés dans des politiques de gel des salaires afin de gagner en compétitivité, et sans doute ont-ils été beaucoup trop loin dans cette direction. Dans le même temps, l’entrée des pays d’Europe centrale et orientale dans l’Union Européenne ont permis aux entreprises allemandes une intégration extrêmement poussée et avantageuse avec ces nouveaux territoires. On le voit notamment avec l’explosion du niveau général des importations et des exportations, qui étaient très proches du niveau français en 2000 (autour de 25%-30% du PIB), et qui en 2015 atteignent 40%-45% du PIB en Allemagne (contre 30% en France; voir graphique plus haut).
    L’excédent commercial qui a résulté de tout cela n’était sans doute pas entièrement prévisible, et doit beaucoup à la contingence. Il illustre à sa façon la puissance des forces économiques mises en jeu dans la mondialisation, que la puissance publique n’a pas encore appris à réguler correctement.
    Il faut également insister sur le fait qu’il n’existe tout simplement aucun exemple dans l’histoire économique (tout du moins pas depuis que les statistiques commerciales existent, c’est-à-dire depuis le début du 19e siècle) d’un pays de cette taille qui connaisse durablement un tel niveau d’excédent commercial (pas même le Japon ou la Chine, qui n’ont le plus souvent pas dépassé 2%-3% d’excédent commercial). Les seuls exemples de pays connaissant des excédents commerciaux s’approchant de 10% du PIB sont des pays pétroliers avec une population relativement faible, et dont le PIB est beaucoup plus faible que celui de l’Allemagne.
    Un autre indice du fait que les excédents allemands sont objectivement excessifs tient aux mauvais placements extérieurs réalisés par les entreprises et le système financier: à l’inverse des Etats-Unis, les actifs financiers accumulés par l’Allemagne dans le reste du monde sont beaucoup plus faible que ce que l’addition des excédents commerciaux aurait dû produire.
    La solution aujourd’hui serait bien sûr de relancer les salaires, la consommation et l’investissement en Allemagne, dans le système éducatif comme dans les infrastructures, ce qui malheureusement se produit beaucoup trop lentement. Il y a là une immense responsabilité des dirigeants allemands, qui ont d’autres qualités (notamment dans leur politique d’accueil des migrants), mais qui sur ce point essentiel n’ont pas correctement expliqué les enjeux à leur opinion publique, et ont même eu tendance à présenter l’excédent commercial comme un objet de fierté nationaliste, voire comme une preuve de la vertu allemande, ce qui n’est tout simplement pas le sujet. La tendance allemande à donner des leçons au reste de l’Europe, et à expliquer que tout irait pour le mieux si tout le monde copiait l’Allemagne, est logiquement absurde: si chaque pays de la zone euro faisait un excédent commercial de 8% du PIB, il n’y aurait personne au monde pour absorber un tel excédent (il n’existe sur la planète aucun pays de la taille de la zone euro – en termes de PIB – prêt à faire un déficit commercial de 8%). Cette dérive irrationnelle est malheureusement l’un des risques de la mondialisation et la concurrence exacerbée entre pays: chacun cherche d’abord à trouver sa niche et à sauver sa peau.
    Heureusement il existe d’autres forces en jeu, en particulier l’attachement à l’idée européenne. Si les autres pays, à commencer par la France, l’Italie et l’Espagne (soit au total 50% de la population et du PIB de la zone euro, contre 27% pour l’Allemagne) formulent une proposition précise de refondation démocratique de la zone euro, avec à la clé une relance économique et un moratoire sur les dettes publiques, décidés démocratiquement dans une chambre parlementaire commune, alors je suis persuadé qu’un compromis peut encore être trouvé. Mais il est peu probable que la solution viendra d’Allemagne, et que tout cela se fera en douceur. Un bras de fer démocratique est sans doute nécessaire. Espérons simplement qu’il ne passera pas par des chocs trop violents, dont personne ne peut feindre d’ignorer après le Brexit jusqu’où ils peuvent nous mener.
    Je veux terminer sur une note positive: si on les compare aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, et plus encore aux autres parties du monde, alors la France et l’Allemagne ont beaucoup en commun. Ces deux pays ont su bâtir, dans les décennies qui ont suivi l’abîme auto-destructeur des années 1914-1945, des institutions et des politiques qui ont permis de développer les économies les plus sociales et les plus productives de la planète. La France et l’Allemagne ont encore de grandes choses à faire ensemble pour promouvoir un modèle de développement équitable et durable. A condition de ne pas sombrer dans des comparaisons erronées qui empêchent d’avancer et de se tourner vers l’avenir, et d’accepter l’idée que chacun a encore beaucoup à apprendre de l’autre et de l’histoire.

    [Les séries complètes sur la durée du travail, le PIB et les balances commerciales utilisées pour réaliser les calculs présentés dans cet article sont issues de la base de données de l’OCDE et sont disponibles ici. Des séries portant sur le PIB par heure travaillée sont également établies par le BLS (Bureau of Labor Statistics du gouvernement fédéral américain) et aboutissent à des comparaisons similaires entre pays; ces séries sont disponibles ici.]

  5. Gilbert Duroux
    Posted 6 janvier 2017 at 14:29 | Permalien

    Bien entendu, je suis pour une baisse massive du temps de travail. Mais quand on voit le temps qu’il a fallu pour passer des 40 heures au 35 heures (35 heures qui, souvent, ne sont même pas effectives) en raison des blocages dans la société et du côté des partis travaillistes à l’ancienne (PS y compris), qui ne jurent que par la valeur travail, je me dis qu’en attendant, il faut bien que ceux qui n’ont pas de boulot vivent.
    Jean-Jacques Chavigné assimile ceux qui veulent « taxer les robots » aux luddistes qui détruisaient les machines qui prenaient leur boulot. C’est tout le contraire. Quand on taxe quelque chose, on a envie que la taxe rapporte et c’est tant mieux si les machines font les boulots pénibles, répétitifs à notre place. Certes, la numérisation ne remplacera jamais complètement la fabrication des produits, mais quand on voit la puissance de calcul des ordinateurs, quand on voit que des imprimantes 3D sont capables de sortir des objets qu’il fallait toute une armée d’ouvriers pour fabriquer, on se doute bien que ça va laisser du monde sur le carreau et que le plein emploi n’est pas pour demain, n’en déplaise aux doux rêveurs qui pensent comme au XXème ou au XIXème siècle.
    Encore une fois, ne pas avoir d’emploi, ce n’est pas être inactif. Il suffit de penser à tout ce qu’on peut faire dans le monde associatif, militant, pour soi ou pour les autres.

  6. Nicks
    Posted 6 janvier 2017 at 18:43 | Permalien

    La réduction du temps de travail est préconisée dans l’Avenir en commun. C’est ballot de rester collé au Ps et de ne pas pouvoir défendre de véritables propositions de progrès…

  7. carlos hermo
    Posted 6 janvier 2017 at 20:18 | Permalien

    Je crois effectivement que par bien des aspects, les programmes de Hamon et Montebourg poursuivent une dérive « droitière » largement consommé au parti socialiste…

    Ce qui est plutôt révoltant, c’est la « sourde oreille » manifeste dont ces 2 candidats font preuve quant à l’appel lancé par Gérard Filoche!

    Je comprends qu’il faille sanctionner Valls et ses compères, mais cela justifie-t’il de « signer un chèque en blanc » à l’un de ces 2 personnages qui ignorent jusqu’ici « superbement » la « voix de gauche » que représente Gérard Filoche? Faut-il se rappeler de leur absence totale de réactions lors de l’éviction de ce dernier au rejet « injuste » et « malhonnête » de sa candidature à la primaire?

    Je dois avouer réfléchir sérieusement à une autre option…

  8. Posted 6 janvier 2017 at 20:58 | Permalien

    non, ils m’ont répondu tous les deux

  9. Posted 6 janvier 2017 at 21:00 | Permalien

    lis d&S ton programme a du s’en inspirer, melenchon a compris l’importance de ça dans D&S vers les années 94 98
    c’est ballot d’etre prétentieux et pas unitaire

  10. Médusa
    Posted 6 janvier 2017 at 21:23 | Permalien

    À lire, aussi, cet entretien sur la question : http://www.bondyblog.fr/201701060800/bernard-friot-il-faut-que-nous-ayons-un-salaire-qui-ne-depend-pas-du-lieu-ou-nous-travaillons/

  11. Nicks
    Posted 6 janvier 2017 at 23:52 | Permalien

    Je ne sais pas qui est prétentieux là. Personne ne prétend que JLM a créé le Ciel et la Terre. Mais lui est en mesure de défendre une bonne part des idées qui sont les vôtres alors que vous vous enterrez progressivement.

    Le Ps est grillé. Grillé. Comment vous ne pouvez pas le comprendre ? Montebourg n’est pas parti de lui-même du gouvernement, Hamon n’a pas voté la censure. Comment pouvez vous espérer qu’ils fassent le plein ne serait-ce que des sympathisants socialistes ?

    Non seulement l’étiquette Ps est un boulet, mais votre unité aussi le serait. Comment voulez vous que JLM et Jadot s’entendent alors qu’ils sont totalement opposés sur la géopolitique et sur l’Europe et que la vision du second est un repoussoir pour les classes populaires ? Quant à Hamon, il n’exclue pas de discuter avec Macron, le Blair sur le retour 20 ans après ?

    Je comprends que ça vous fasse mal, mais la solution la plus rationnelle pour gagner, c’est la France insoumise. Même si par miracle, un candidat Ps était élu président, on aurait droit à un Hollande bis et un nouveau renforcement du FN comme corollaire. C’est ce que vous voulez ?

    L’erreur est humaine mais vous savez ce qu’on dit quand on persévère…

  12. Posted 7 janvier 2017 at 1:50 | Permalien

    je suis en désaccord avec chaque phrase, chaque virgule de votre post,

    c’est un truc sectaire qui dit « seul melenchon »‘ et ça veut dire une seule chose : desastre total le 23 avril à 20 h

  13. Nicks
    Posted 7 janvier 2017 at 14:01 | Permalien

    Etre en désaccord ne fait pas un argumentaire. Défendre une candidature de pseudo gauche à la primaire, c’est un gros cadeau fait à Macron et un boulet pour JLM. Il ne rejoindra jamais un candidat Ps puisqu’il en serait immédiatement décrédibilisé dans sa démarche. Donc ça ne se fera pas et le désastre c’est l’aile gauche qui l’aura construit s’il arrive, en s’arrimant à cette procédure piège qu’est la primaire. La gauche ne peut pas gagner avec le Ps, c’est devenu évident, sauf pour vous apparemment.

  14. Posted 7 janvier 2017 at 14:38 | Permalien

    oui en effet
    Sans candidat de la gauche socialiste le 29 janvier, la présidentielle est perdue pour toute la gauche des le 23 avril
    Venez donc par millions les 22 et 29 janvier, votez pour Montebourg ou Hamon, assurez la défaite de Valls, la défaite de la loi El Khomri, la défaite du 49-3, la défaite des lois Macron, la défaite de l’ANI et la loi Sapin, soldez le bilan du quinquennat, nettoyez la gauche du social libéralisme, recréez les conditions de l’unité de la gauche et de la victoire
    Avec Valls aucune unité de la gauche n’est possible
    S’il y a plusieurs candidats de gauche nous serons éliminés des le premier tour
    Nul ne peut gagner les 23 avril et 7 mai sans additionner de façon dynamique les voix de toute la gauche
    Un candidat de la gauche socialiste élu le 29 janvier c’est une chance d’un programme de gouvernement commun dès les 30 janvier
    Le 30 janvier le candidat de la gauche socialiste élu travaille avec JL Mélenchon et Y Jadot pour un programme commun de gouvernement
    Dans ce cas la gauche gagne en 2017

  15. Gilbert Duroux
    Posted 7 janvier 2017 at 16:48 | Permalien

    Le problème, c’est que ce que tu appelles la gauche socialiste n’est pas fiable. Dès qu’il y a des intérêts personnels, de carrière en jeu, il n’y a plus de gauche ni de droite. On l’a vu la dernière fois avec Montebourg qui se rallie à Hollande plutôt qu’à Aubry.
    Ce que tu ne veux pas comprendre Gérard, c’est qu’il y a des raisons à la perte de confiance. Pourquoi ne peux-tu pas entendre ça ?

  16. Posted 7 janvier 2017 at 16:53 | Permalien

    ou commence et ou s’arrête la « perte de confiance » ? qui en juge ? le dernier groupuscule purificateur ?
    y des critères objectifs et subjectifs ils se construisent et se défont, il n’y a jamais de garantie, et des rapports de force,

    Sans candidat de la gauche socialiste le 29 janvier, la présidentielle est perdue pour toute la gauche
    Venez par millions les 22 et 29 janvier, votez pour Montebourg ou Hamon, assurez la défaite de Valls, la défaite de la loi El Khomri, la défaite du 49-3, la défaite des lois Macron, la défaite de l’ANI et la loi Sapin, soldez le bilan du quinquennat, nettoyez la gauche du social libéralisme, recréez les conditions de l’unité de la gauche et de la victoire
    Avec Valls aucune unité de la gauche n’est possible
    S’il y a plusieurs candidats de gauche nous serons éliminés des le premier tour
    Nul ne peut gagner les 23 avril et 7 mai sans additionner de façon dynamique les voix de toute la gauche
    Un candidat de la gauche socialiste élu le 29 janvier c’est une chance d’un programme de gouvernement commun dès les 30 janvier
    Le 30 janvier le candidat de la gauche socialiste élu travaille avec JL Mélenchon et Y Jadot pour un programme commun de gouvernement
    Dans ce cas la gauche gagne en 2017

  17. Hasta la victoria
    Posted 7 janvier 2017 at 18:34 | Permalien

    « ou commence et ou s’arrête la « perte de confiance » ? qui en juge ? »

    Le peuple. On en aura un avant-goût lors de cette mascarade qu’est la primaire de l’appareil socialiste, qui n’a plus de socialiste que le nom. 30 ans de renoncements et (au moins) 5 de perfidie, ça laisse des traces Gérard.

    Personne des tribus de gauche ne viendra par millions pour un Hamon, et encore moins pour un Montebourg. François (Ruffin) t’explique cela avec beaucoup de plus de bienveillance que d’aucuns :
    La popote « politicienne » de coin de table, d’arrangements à la petite semaine, c’est fini !! Le citoyen n’en p/veut plus !
    Wahoo, le second tour Peillon – Montebourg, c’est sûr que ça va éveiller / convaincre des consciences.

    Tu nous fait l’article de deux personnes dépourvues de contenu programmatique, ne semant rien, sinon des petites phrases lancées à la volée (on verra bien ce qu’il retombe). & hop, par l’opération du Saint-Esprit, voilà qu’un programme commun serait conclu et que les forces de gauche s’additionneraient toutes seules comme par magie.

    « De défaite en défaite jusqu’à la victoire », penses-tu ? Pourquoi pas. Mais de grâce regarde l’étendue du champ de ruines avant de venir morigéner ceux qui résistent de longue date, combattent, sèment… et récoltent enfin.

    Fraternités socialistes,
    Vincent

    P.-S. : encore une fois, merci d’arrêter d’insulter les insoumis-es de sectaires tout juste bons à servir la soupe.

  18. Posted 7 janvier 2017 at 18:54 | Permalien

    merci d’arrêter d’insulter les militants socialistes et de donner des leçons

    que nous dis tu en fait ? qu’on va tous perdre le 23 avril à 20 h

    et pire : que tu as l’intention de ne rien faire pour qu’on perde tous et qu’on soient réduits au choix entre Fillon et le Pen

  19. Chris1986
    Posted 7 janvier 2017 at 18:59 | Permalien

    Et si Mélenchon arrive à se qualifier pour le second tour ?

  20. cyril
    Posted 7 janvier 2017 at 19:14 | Permalien

    Le revenu universel fait de nous toujours des mineurs économiques.

    Le partage du temps de travail ne permettra en aucun cas de recréer tous les emplois détruits.

    D’autre part, ce que vous proposez n’a rien de révolutionnaire, mais reste dans le cadre de l’exploitation capitaliste et de l’aliénation au travail abstrait capitaliste.

    Oui, la société du travail est en crise depuis plusieurs décennies du fait des gains de productivité énormes liés à la révolution micro électronique qui a chamboulé les procès de production.

    Vous ne reviendrez jamais au capitalisme industriel fordiste.

    D’autre part, ces gains énormes en productivité ont dévaloriser la marchandise.

    Ce qu’on appelle financiarisation et mondialisation de l’économie n’a été que la réponse à cette dévalorisation de la marchandise et donc à la non rentabilité induite du capitalisme industriel.

    Aujourd’hui, sur une journée, moins de 1% de la valeur en circulation l’est via les marchandises; tout le reste, c’est l’industrie financière.Sans cette industrie financière, nous n’aurions pas de croissance. Mais celle-ci est en grande partie fictive et ne repose sur rien (voyez la bulle Internet).

    La plupart des entreprises (et même celles qui ont un coeur de métier industriel) présentent des bilans « potables » grâce à l’industrie financière.

    C’est le capitalisme qui est malade et non pas une industrie financière folle qui n’est que l’un des symptômes de la maladie.

    La production accrue des marchandises n’arrivent plus à compenser la productivité; les débouchés supplémentaires ne permettent plus d’insérer plus de travail capitaliste dans le système.

    Toutes les économies nationales sont malades (même en Allemagne qui n’a réussit à s’en sortir parce que les autres ne font pas comme elle et à profiter des exportations et de l’endettement, mais elle sera bientôt rattrapée par la maladie).

    Ce que d’aucun appelle le capitalisme sauvage (je ne savais pas qu’il existait un capitalisme humain), n’est que le développement absurde de ce système qui a besoin de plus en plus de travail humain vivant pour créer de la valeur (les services ne créent aucune valeur), mais qui détruit ce travail par la concurrence intrinsèque du système.

    Aujourd’hui le capitalisme n’a pas besoin de beaucoup de ressources humaines à exploiter (d’aucuns disent environ 20% des salariés).

    C’est pourquoi, nous assistons à des salariés devenant superflus pour le système et allant rejoindre les exclus.

    Dernier point: il ne faut pas oublier que l’ Etat pour survivre a besoin de ponctionner sur la survaleur créée. Or cette survaleur diminue drastiquement. C’est pourquoi, l’ Etat ne finance que ce qui est absolument nécessaire à son fonctionnement et au fonctionnement du système et délaisse le reste.

    Nous vivons des temps très difficiles qui ne s’amélioreront absolument pas. Soit on nous impose l’austérité qui est une politique dégueulasse pour la majorité des personnes et qui ne sert qu’ à être crédibles pour pouvoir se financier à taux réduits; soit on relance via la dépense publique, mais cette dépense ne crée aucune valeur économique et ne permettra en aucun cas de relancer la machine; nous aurons plus de dettes (bulle financière étatique).

    Dans ce marasme, il faut bien sûr, privilégiée la relance (en espérant qu’il y ait un peu de création de valeur et que l’on arrive à tenir et trouver des solutions).

    Nous raisonnons toujours sur la sphère de la distribution et de la circulation de la valeur économique sans parler de la sphère de la production où c’est là que se situe le vrai problème.

    dernier point: cette absurdité du système fait que nous ne pouvons en aucun cas préserver les conditions de Vie sur la planète car le capitalisme engendre le productivisme et donc la destruction des ressources quelles qu’elles soient.

    Le développement durable, la croissance verte, l’économie circulaire, l’autogestion, etc… ne changera rien à cela.

  21. Hasta la victoria
    Posted 7 janvier 2017 at 19:31 | Permalien

    Gérard,

    Je n’insulte pas les militants socialistes, et pour cause, j’en suis un. Où as-tu vu ça ? Mais si tu préfères la confrontation franche et directe à la camaraderie, soit.

    « que nous dis tu en fait ? »
    Que je suis lassé de tant de stratégies perdantes. Réalises-tu seulement que nous n’avons même pas réussi à faire passer ta candidature ?

    C’est le parti socialiste que l’on a perdu. On le reprendra lorsqu’il ne nous restera plus qu’à nettoyer les écuries d’Augias.

    Je ne sais pas si l’on gagnera le 23 avril, mais j’y vais pour ça. Ce qui est certain, c’est que ton discours « ma stratégie béate ou la mort » est d’une arrogance sans nom.

    Ce n’est en soi pas très important. Ce qui est grave, c’est qu’elle est hors-sol !! C’est un suicide que tu nous proposes-là*, et je refuse de m’y résigner.

    (*ton programme commun et ta candidature commune qui tombent du ciel sont à contre-courant de tous les événements de la vie politique de ces cinq dernières années en plus d’être matériellement irresponsable)

    À défaut des tiennes, mes Fraternités militantes te restent acquises,
    Vincent

  22. 1956
    Posted 7 janvier 2017 at 23:18 | Permalien

    @18:
    Pour la majorite, il n’y a pas d’insultes des militants socialistes, seulement une severe critique de la politique menee par les ministres et les parlementaires avec le soutien permanent du Parti Socialiste.
    Quant a la conduite a tenir pour gagner a gauche, admettez que les antecedents ne plaident pas naturellement pour accorder la confiance a un membre issu du PS et que la question du leader ship puisse etre evoquee en dehors du PS sans relever de la lecon.
    Si personne au PS ne comprenait cela, a quoi bon rechercher l’union du PS avec la gauche?

  23. Gilbert Duroux
    Posted 8 janvier 2017 at 0:08 | Permalien

    GF : « y des critères objectifs et subjectifs ils se construisent et se défont, il n’y a jamais de garantie, et des rapports de force, »

    Désolé de te contredire, on a quand même plus de garantie avec des femmes et des hommes qui n’ont pas l’habitude de trahir, qui sont constants dans leurs convictions et qui n’ont pas les dents qui raient le parquet. Le comportement de Montebourg, c’est quelque chose d’objectif. De la même manière qu’Hollande, on le voyait venir. Tu ne tires jamais les leçons de rien. On t’arnaque et tu en redemandes.

  24. Posted 8 janvier 2017 at 10:58 | Permalien

    cela ne peut pas arriver il faut cesser de mentir bluffer tromper les gens
    ca frise la volonté sectaire délibérée et honteuse de casser toute unité de la gauche et d’assurer consciemment la defaite, le desastre

  25. Gilbert Duroux
    Posted 8 janvier 2017 at 13:19 | Permalien

    On devrait te surnommer le père Emptoire. Tu affirmes toujours, sans rien démontrer. Avec une tendance à cacher sous le tapis les vérités dérangeantes. Manque de bol, on a de la mémoire.
    Ça ne peut pas arriver, dis-tu. Comme ça ne pouvait pas arriver un candidat comme Hollande faisant le contraire de ce qu’il a promis.

  26. Posted 8 janvier 2017 at 13:31 | Permalien

    ca n’a rien a voir

    ce qui est arrivé avec hollande était improbable, en effet, le mouvement de masse na pa été assez fort comme en 36 pour l’empêcher des le début et pousser aune autre voie

    melenchon avec sa manif « du balai » de mai 13 a la place d’une bataille de front unique contre l’UNI contre retraites ayrault contre macron y est pour quelque chose, il a divise d’emblée le mouvement possible

  27. Médusa
    Posted 8 janvier 2017 at 14:22 | Permalien

    @GF26 « ce qui est arrivé avec hollande était improbable »

    ??? Quoi ?! Mais quasiment tout le monde à gauche du PS avait prévenu ! Certes nul n’avait prévu l’AMPLEUR de la trahison, mais bien des voix s’étaient élevées pour dire que celui-là ne mènerait certainement pas une politique de gauche ! Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…

    Vouloir rejeter l’échec INTERNE du PS face à Hollande sur Mélenchon tient vraiment du pathologique…

  28. lur
    Posted 8 janvier 2017 at 14:38 | Permalien

    Taxer les robots sous prétexte qu’ils supprimeraient des emplois est une aberration, défendue aussi par Paul Jorion, car toutes sortes de technologies sont susceptibles d’augmenter la productivité et de supprimer des emplois, nouveaux matériaux, biotechnologies, nanotechnologies, nouveaux procédés de fabrication, nouvelles méthodes d’organisation…

    A partir de quand par ailleurs on définit ce qui est un robot ou ne l’est pas ?

    Par ailleurs, plus que de robots, il vaudrait mieux parler d’hybrides robots-travailleur humain, comme les exosquelettes permettant à des travailleurs du bâtiment ou des hôpitaux de soulever des charges sans avoir le dos cassé à 45 ans.

    http://www.lemonde.fr/sciences/video/2013/08/05/un-exosquelette-robotique-japonais-bientot-utilise-dans-les-hopitaux-europeens_3457655_1650684.html

    Le revenu de base est un revenu pour travailler, car nombreux avec un revenu de 800 euros/mois souhaiteraient un travail pour gagner plus, mais aussi des périodes pour faire autre chose grâce au revenu de base.

    https://jeanzin.fr/2016/12/10/articuler-travail-et-revenu-de-base/

    https://jeanzin.fr/2011/12/14/un-revenu-pour-travailler/

  29. Pascal
    Posted 8 janvier 2017 at 14:55 | Permalien

    Salut!
    Perso, je n’ai pas vu ni Hamon, ni Montebourg dans les manifs contre la loi travail. Et tu voudrais que j’aille leur donner mon suffrage?
    Eh, faut pas nous prendre pour des gogos: si ces mecs perdent la primaire, ils vont rallier Valls! Leur simple participation à la primaire les met hors-jeu. si Bernie Sanders n’avait pas décidé de participer et se faire gruger à l’investiture démocrate, il serait peut-être à la place de Trump aujourd’hui…

  30. Posted 8 janvier 2017 at 14:58 | Permalien

    en effet ils ont manque dans les manifs..

    non aucun des deux ne veut rallier valls

    sanders a du son succès au fait d’avoir rejoint le parti democrate pour participer aux primaires, il les aurait gagne si elles étaient comme chez nous, mais là bas il y a 15 % de super, délègues désignés par le parti, et c’est ce qui l’a fait perdre,

    si il y était allé directement, il aurait perdu encore plus bas…

  31. Posted 8 janvier 2017 at 14:59 | Permalien

    je suis pour un salaire pour tous, un emploi pour tous
    pour partager le travail à 32 h puis 30 puis 28 h un jour ce sera 24 h

    je suis pour que les patrons, les actionnaires, la finance, paient les salaires, le travail et la secu, pas l’impôt des salariés

  32. Posted 8 janvier 2017 at 15:00 | Permalien

    et pourtant,

    le mouvement de masse a été en deca de ce qu’il pouvait etre,

    il aurait du y avoir un mouvement de grevé générale comme en mai juin 36…

    la gauche divisée ne l’a ni permis ni encourage, ni suscite depuis 2012, pire, elle n’y pas eu cru..

    moi, nous, si

  33. Pascal
    Posted 8 janvier 2017 at 16:22 | Permalien

    Alors, s’ils ne soutiennent pas Valls vainqueur, ce serait donc qu’ils n’ont aucune parole? Ils s’inscrivent dans la primaire en faisant semblant de jouer le jeu et puis ensuite ils trahissent leur parole?
    Ceci me conforte dans mon opinion les concernant.

  34. Posted 8 janvier 2017 at 16:49 | Permalien

    et toi, tu soutiens qui entre Fillon et Le Pen, car ton sectarisme va nous pousser à ce seul choix tragique n’est ce pas ?

  35. Homer
    Posted 8 janvier 2017 at 18:43 | Permalien

    Pourquoi devrait on partir du principe que le candidat unique de la gauche doit être du PS? Vous avez eu votre chance en 2012. Vous avez choisi votre candidat pendant votre primaire. Maintenant plus personnes ne considèrent le PS comme un parti de gauche.

  36. Posted 8 janvier 2017 at 19:17 | Permalien

    mais vous nous mettez en colère,
    vous ne nous lisez pas ?
    ou vous en faites exprès par mauvaise foi
    ça fait un an partout tout le temps sur tous les tons, qu’on dit qu’on veut construire une candidature commune sur une plateforme et pas un candidat étiqueté PS

  37. Homer
    Posted 8 janvier 2017 at 19:33 | Permalien

    C’est justement ce que veulent les vrai électeurs de gauche. Il ne veulent de candidat du PS. Y compris des 2 que vous soutenez.
    Si nous devons endurer encore 5 ans de politique de droite supplémentaires pour faire mourir sur parti soit disant de gauche. C’est un mal que nous sommes prêt à endurer plutôt que de subir encore 30 ans de fausse alternance. Si vous ne comprenez pas ça et que ça vous met en colère…
    Pourtant je suis en accord avec la quasi totalité de vos idees (sinon je ne perdrais pas mon temps à vous répondre). Mais vos idées ne seront pas défendu par ce parti.

  38. Gilbert Duroux
    Posted 8 janvier 2017 at 20:17 | Permalien

    Bien raisonné, Pascal. En effet, on ne peut pas traiter de parjure comme Gérard l’a fait, les militants de gauche qui se sont inscrits à la primaire de la droite pour influencer le résultat et admettre que les perdants de la primaire de la gauche trahissent leur engagement en refusant de soutenir Valls si celui-ci est le vainqueur.
    De toutes façons, ça ne risque pas d’arriver, tous ceux qui ont un peu de culture politique savent très bien que Montebourg (je suis moins sûr pour Hamon) se ralliera à Valls s’il gagne la primaire. Montebourg nous a habitué à toutes sortes de contorsions. N’a-t-il pas soutenu Hollande plutôt qu’Aubry, qui représentait l’aile gauche du PS ?

  39. Posted 8 janvier 2017 at 23:40 | Permalien

    c’est bine de partager mes idées, mais sans stratégie pour essayer de les faire gagner…

    si on ne bat valls et si l’un des deux ne gagne pas il n’y a plus aucun espoir pour avril 2017 c’est aussi simple que ça

  40. Posted 8 janvier 2017 at 23:41 | Permalien

    Emplois et numérqiue
    Etre prudent car personne ne sait vraiment les effets de la revolution informationnelle sur l’emploi. Les chiffres sont à priori très constestables dans un sens ou l’autre
    La question se pose en fonction de l ‘organisation du travail et du temps de travail
    Création d’emplois
    On ne peut s’en tenir à a création d’emplois dans le secteur public.
    Il est tout aussi nécessaire de créer des emplois dans le privé sevices et industrie
    Didier

    Bonjour,

    Didier a raison, il faut être prudents.

    Cependant, l’étude de David Autour semble beaucoup plus précise que celle des deux chercheurs d’Oxford. Ces derniers généralisent (selon la méthode habituelles des néolibéraux) l’étude qu’ils ont mené sur 70 poste de travail aux 702 catégories d’emploi de leur base de donnée. C’est cette étude qui est reprise sous différentes formes par différents cabinets d’expertise et les principaux médias. A la différence de Frey et Osborne (les deux chercheurs d’ Oxford) qui en restent au niveau de l’emploi, David Autour distingue tâches et emplois : « Bien que certaines tâches effectués par des emplois moyennement qualifiés sont exposés à l’automatisation, beaucoup de ces emplois continueront à mobiliser un ensemble de tâches couvrant l’ensemble du spectre de qualifications ».

    Didier a donc parfaitement raison de préciser que la question se pose en fonction de l’organisation du travail car les changements technologiques détruisent des emplois dans certains secteurs mais en créent dans d’autres secteurs, parfois dans les mêmes entreprises.

    Ce n’est pas par hasard si les médias dominant reprennent les chiffres de Frey et Osborne, cela permet d’effrayer le salariat et de lui faire accepter beaucoup de choses. L’attitude de Hamon qui reprend ces chiffres, sans le moindre recul, en se contentant d’affirmer que ce chiffre est celui des seules études sérieuse, est terrible car elle affaiblit le salariat.

    Ce n’est pas la 1ère fois que l’apocalypse des emplois nous est prédite. Et, à chaque fois, la nouvelle technologie qui pointe son nez devait être la bonne, la « der des der » !

    Dans les années 1970, l’automation (à ne pas confondre avec l’automatisation qui nécessite l’intervention du travail humain) devait supprimer le travail humain, elle n’a jamais dépassé 0,01 % du parc de machine.

    Le rapport Nora Minc de 1978 prévoyait une hécatombe d’emplosi dans les services et tout particulièrement dans la banque considérée, dans ce rapport, comme la « sidérurgie de demain ». Trente ans plus tard, il y avait 25 % d’emplois en plus dans les banques…

    Aujourd’hui, ce sont l’ « économie numérique » et la « robotisation » qui devraient provoquer la disparition de 40 % des emplois (43 % selon Hamon ; 47 % selon Frey et Osborne mais seulement 9 % selon l’étude de l’OCDE menée selon la méthode de David Autour).

    Il faut, en effet, comme l’affirme Didier, être prudent mais, avant tout, en évitant de reprendre les mêmes prédictions catastrophiques que celles qui étaient liées à l’automation ou à l’informatisation du travail dans le secteur bancaire.

    Il existe deux autres raisons à cette prudence.

    La 1ère est que jamais (contrairement à ce que suggère Hamon) une nouvelle technologie n’est pas introduite dans la production pour de simples raisons techniques. C’est avant tout pour des raisons sociales, pour renforcer sa domination, que le capital introduit de nouvelles technologies. Les études qui ne prennent pas en compte cette donnée n’ont donc qu’une portée très limitée. Or, il paraît difficile, aujourd’hui, de savoir comment ces nouvelles technologies seront introduites car la mobilisation du salaria pourra très fortement peser dans la mise en place des nouvelles organisations du travail qui accompagneront ces nouvelles technologies.

    Au début du XXème siècle, l’électricité, le moteur à explosion, la machine-outil n’impliquaient pas nécessairement le taylorisme. Il fallait aussi la volonté du capital de rendre docile une main-d’œuvre qualifiée organisée en syndicats de métiers. La machine-outil permettait, certes, d’augment la productivité du travail mais elle permettait, aussi de déqualifier l’ouvrier professionnel pour le remplacer par l’OS et d’affaiblir ainsi le salariat dans son ensemble. Il a fallu attendre 35 ans, aux États-Unis, pour que les syndicats des ouvriers qualifiés et ceux des OS se réunissent dans l’AFL-CIO.

    L’émergence de collectifs de travail stables durant les « trente glorieuses » (1945-1975) avait favorisé l’implantation des syndicats et fait baisser dangereusement (aux yeux du capital) le taux de profit. Les organisations par projets, liées à l’informatisation, couplées avec la fin des avancements automatiques et l’individualisation des salaires qui sont mis en place dans le milieu des années 1980 avaient, avant tout, pour objectif de casser ces collectifs de travail. Les organisations par projet, le travail à flux tendu,ont donc imposé aux salariés une mobilité extrême qui empêchait toute stabilisation des collectifs de travail.

    L’ « économie numérique » (voir à ce propos l’analyse faite par Michel Husson dans son article « Le monde enchanté du revenu universel ») a bon dos lorsqu’elle essaye de faire passer pour une nouvelles création de valeur, un simple transfert de valeur ou l’existence de monopoles de fait qui accaparent la valeur créée par des travailleurs soi-disant indépendants.

    Là encore, Didier a raison, il faut être très prudents et donc ne pas prendre pour argent comptant les fables de Macron et autres néolibéraux sur l’ « économie numérique ».

    La 2ème raison à cette prudence est que seul le travail humain crée de la valeur. Les machines, qu’elles soient des  » robots » ou des machines moins perfectionnées n’apportent à la production que leur propre valeur et n’en créent pas un euros de plus. La dernière fois où l’idée que la valeur créait la valeur sans travail humain a été reprise par les médias à grande échelle, c’était au moment où se développait les « nouvelles technologiques » aux États-Unis. Il suffisait d’ajouter « .com » à « épicerie du coin » pour pouvoir introduire l’épicerie du coin en bourse et voir le cours de son action s’envoler. L’écroulement du Nasdaq (la bourse des nouvelles technologies à New-York) en 2000 s signé le fin de cette chimère. Les nouvelles technologies ne créent pas de valeur, seul le travail humain le permet. Comment expliquer autrement, alors que l’automation aurait pu être généralisé depuis 30 ou 40 ans, elle soit restée à un niveau aussi dérisoire ?

    Le revenu universel de Benoît Hamon est une diversion dangereuse parce qu’il tourne le dos à la solution qu’à toujours apporté le salariat à l’introduction de nouvelles technologies et de nouvelles méthodes d’organisation du temps de travail : la réduction du temps de travail. Imaginons ce que serait le chômage serait en France, aujourd’hui, si le temps de travail était resté le même qu’au début du cièsle dernier : environ 70 heures de travail par semaine. Ce n’est pas un hasard si Hamon qui en septembre défendait les 32 heurs, affirmait, en décembre qu’il ne l’avait jamais fait, même si on lui prêtait cette idée…

    Ce qui explique l’incrustation du chômage de masse ce ne sont mas les « nouvelles technologies » mais :
    1- La mondialisation libérale qui met en concurrence des salariés à la productivité et aux salaires très différents.
    2- La crise financière de 2007-2088 et la récession ou la stagnation économique qu’elle a entrainés et qui, dans notre pays, dure depuis 8 ans.
    3- La politique d’austérité qui détruit les emplois publics, limite la consommation et accroît considérablement le chômage.
    4- La fin de la réduction du temps de travail (sans perte de salaire), depuis les lois Aubry de 1998-1999.

    Bien sûr, comme le précise Didier, il ne faut pas s’en tenir à la création d’emplois dans le secteur publie, il est tout aussi nécessaire de créer des emplois dans le secteur privé (et donc l’industrie). C’est très exactement ce que propose l’article que j’ai écrit en faisant de la bataille pour les 32 heures (dans le privé et le public) un axe de bataille aussi central que celui du renforcement et de l’extension (notamment aux jeunes de 18-25 ans) de notre Sécurité sociale.

    Cordialement,

    Jean-Jacques

  41. Pascal
    Posted 9 janvier 2017 at 22:05 | Permalien

    @ Gérard commentaire 34: je te donne des arguments sérieux, je soulève une contradiction évidente et tu me réponds à la limite de l’insulte! C’est incroyable ça! Comment peux-tu faire de la politique de cette manière et appeler au rassemblement alors que tu ne peux supporter un avis contradictoire étayé???

  42. Gilbert Duroux
    Posted 10 janvier 2017 at 0:49 | Permalien

    Qui a dit « aller à l’idéal et comprendre le réel » ?
    Jaurès. Bravo, tu connais tes classiques, Jean-Jacques. Alors tu dois bien te rendre compte que la réalité du moment n’est pas d’aller vers la diminution du temps de travail. Tu as toi-même énuméré tous les points de blocage qui empêchent qu’on aille rapidement vers les 32 ehures (et même moins) qu’on appelle de nos vœux. J’ajouterais parmi les blocages que dans ton camp, la valeur travail est prépondérante. on « se réalise » par le travail. Travailler moins, « c’est un truc de fainéant ».
    En attendant, donc, qu’on aille vers le partage du travail, ceux qui n’en ont pas et qui sont dans la mouise, il faut bien qu’ils vivent.
    C’est ce qui explique que ça turbule dans tous les sens autour de droits déconnectés du travail.
    Pourquoi considérer à priori que c’est l’impôt qui devrait remplacer le salaire ? Que je sache, ce sont bien les cotisations qui ont permis de donner les moyens nécessaires à la sécurité sociale. Et les cotisations sociales, c’est du salaire.

  43. Anonyme
    Posted 11 janvier 2017 at 12:28 | Permalien

    salut,

    « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel »
    alors comme vous gilbert duroux je vais tronquer le sens réel
    de cette citation, mille excuses à l’auteur.

    cet oxymore, je vais le transcrire pour m’expliquer les élections 2017,
    je le comprend comme un équilibre à trouver entre l’idéal, les convictions
    profondes et le réel, le terrain politique.
    jl mélanchon dans sa démarche se sert de la FI pour anéantir le ps et
    rétablir les égalités souhaitées par les travailleurs, son programme
    bien de gauche me convient mais j’entends les insoumis prôner le
    ni-droite ni-gauche, la fin de la lutte de classe. il a su rallier une partie
    du pcf mais s’obstine à ne pas voir la réalité de l’électorat de gauche
    qui s »abstient depuis 2012 à voter, les abstentionnistes (adhérent ou
    sympathisant ps, ou en faveur d’un rassemblement des gauches) qui
    font perdre la gauche à 5 élections.
    il envisage de gagner face à valls au 1er tour 2017 ce qui le fera
    être absent au second tour.
    j’en déduis que jl mélanchon défend à 100% les vraies convictions
    de gauche, qu’il est en dehors du réel et qu’il va faire perdre toute
    la gauche en 2017, pensant rallier les abstentionnistes en 2022 après
    5 ans ou plus d’une droite dur ou extrême.
    j’appelle cela du SUICIDE.

    par sa démarche et son programme g filoche veut sauver le ps de la
    droitisation, est conscient que la gauche ne sera représenté au
    second tour que part une plateforme commune de gvt (sans président
    ps) qui rassemble l’électorat et ramène les abstentionnistes aux urnes.
    il équilibre l’idéal avec le réel, et permet l’établissement de politique
    sociale future.
    j’appelle cela du GAGNANT, tout de suite.

  44. Posted 11 janvier 2017 at 13:03 | Permalien

    bien vu

  45. Gilbert Duroux
    Posted 11 janvier 2017 at 13:42 | Permalien

    C’est Orwell, avec vous. Les mots n’ont plus aucun sens. Comme si on pouvait faire une union de la gauche en deux mois, et qui plus est avec les ganaches qui nous ont conduits là où nous sommes. C’est vous qui ne vivez pas dans le monde réel.

  46. Posted 11 janvier 2017 at 14:42 | Permalien

    c’est incroyable, ça fait un an et demi qu’on se bat de toutes nos forces pour cette unité
    ca fait un an et demi que tu nous critiques cette perspective
    et tu nous dis encore, comme un reproche, qu’a trois mois de l’action c’est impossible
    si nous le ferons,
    ce sera un tel événement que ce sera gagnant

  47. André
    Posted 11 janvier 2017 at 20:08 | Permalien

    Une grande union de la gauche de Macron à Besancenot est une grande auberge espagnole qui n’a ni queue ni tête et qui est rejetée par les électeurs qui majoritairement veulent de la cohérence. Une union sans programme ne serait qu’à des fins de politique politicienne et les français n’en veulent plus. Surtout après 5 ans de trahison.

  48. Posted 11 janvier 2017 at 20:11 | Permalien

    bien sur
    il faut l’unité de la gauche
    pas l’unité de la gauche avec le centre macron
    quant au programme de gouvernement commun de la gauche, il est aisé de le construire si le candidat de la gauche socialiste contre Valls, l’emporte

  49. socrate
    Posted 11 janvier 2017 at 21:10 | Permalien

    ceux qui visent le poste de président de la république ont souvent un égo démesuré en tout cas une bonne dose d’ambition…
    je vois pas lequel voudra se soumettre a l’autre meme si c’est la présence de la gauche au second tour qui sera en jeu.
    car celui qui se rangerait n’aurait de toute façon plus aucun poids vu la façon dont notre 5em république fonctionne….

  50. Posted 11 janvier 2017 at 23:02 | Permalien

    tous sont pour la VI° république pourtant
    et contre le pouvoir personnel
    et contre l’élection du PR au suffrage universel

  51. Gilbert Duroux
    Posted 12 janvier 2017 at 6:38 | Permalien

    Je n’ai jamais critiqué l’union de la gauche, ce que je critique, c’est d’essayer de faire une unité artificielle entre des gens que tout oppose. Je ne vois pas quelle union serait possible entre Mélenchon, Poutou et Valls, par exemple. Valls étant un possible vainqueur de la primaire. Le préalable, ce serait que le PS choisisse une ligne de gauche, ce qui n’est pas gagné quand on voit qu’il n’y a même plus un seul frondeur. Ils ont tous voté la confiance au continuateur de la politique de Valls.
    Réglez d’abord vos problèmes entre vous, c’est un préalable, il me semble, pour que le PS soit un peu attirant pour des gens de gauche.

  52. Posted 12 janvier 2017 at 11:34 | Permalien

    les primaires sont une occasion pour 2,5 millions d’électeurs de gauche de dire leur point de vue conte valls El Khomri et les 49,3 le CICE etc..
    pourquoi veux tu les en dissuader ? tu veux aider Valls ? alors qu’on peut le battre et le plus massivement possible mieux ce sera

  53. Gilbert Duroux
    Posted 12 janvier 2017 at 15:25 | Permalien

    Combien de fois faut-il te répéter que non, la primaire ne remplit pas cet office, puisque tu n’y es pas et que ceux qui y sont sont des opportunistes qui ont participé aux gouvernements de Hollande et Valls. Ils ne sont pas crédibles. C’est ailleurs que le PS devra faire son aggiornamento.

  54. Posted 12 janvier 2017 at 15:30 | Permalien

    arrêtes de radoter encore
    il est attendu 2,5 millions d’lecteurs
    on verra bien
    quand au PS il évoluera bien si on gagne
    il régressera si on perd c’est tout

  55. Gilbert Duroux
    Posted 13 janvier 2017 at 18:45 | Permalien

    GF : « quand au PS il évoluera bien si on gagne
    il régressera si on perd c’est tout ».

    Valls pourrait dire exactement la même chose.

  56. Posted 14 janvier 2017 at 11:41 | Permalien

    evidemment, de son point de vue, nous sommes opposés, pour cela il faut le battre les 22 et 29
    l’idéal serait de le battre des le 22 janv ier

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