Le débat de congrès du Parti socialiste des 5, 6 et 7 juin commencera-t-il par des mesures disciplinaires ?

Convoqué le 11 décembre devant une « haute autorité »

Peu de gens sauront vous expliquer ce qu’est la « Haute autorité » du Parti Socialiste. Elle n’a encore jamais été saisie à l’encontre d’un membre de notre parti. La composition de cette « Haute autorité » est pourtant en contradiction avec deux principes de base du Parti socialiste. D’une part, ses membres ne sont pas élus à la proportionnelle issue des votes des Congrès puisque plusieurs d’entre eux ne sont pas membres du Parti socialiste. D’autre part, selon la liste actuelle de ses membres, telle qu’elle m’a été communiquée, cette instance n’est pas paritaire puisqu’elle compte six hommes pour trois femmes. Une autre particularité de cette « Haute autorité » est qu’elle permet à des personnes « non membres du Parti socialiste » de décider de sanctionner des membres de ce parti. Les éventuelles sanctions prises par cette « Haute autorité » ne sont pas,  qui plus est, susceptibles d’appel !

La liste actuelle, qui m’a été communiquée est celle-là : « Jean-Pierre Mignard (Président) -Raphaëlle Parizot – Rémy Pautrat – Catherine Barbaroux – Roland Kessous -  Pascale Idoux – Thomas Clay – Jean-Pierre Deschamps – Christian Lestournelle. »

Son président, Jean-Pierre Mignard, se prononce pour une alliance du PS et de l’UMP : « Un État en faillite, on ne peut pas le redresser tout seul. Étant donné la gravité de la situation, il fallait une forme d’union nationale, comme après la guerre. François Hollande peut encore la réaliser, créer une large coalition, soumettre cela à référendum. Des gens comme François Bayrou, Bruno Le Maire et même Alain Juppé, auraient leur place avec nous. »

Comment croire à la neutralité du président d’une « Haute autorité » qui n’hésite pas à prendre de telles distances avec le devoir de réserve qui devrait être le sien, en exprimant dans les médias des convictions politiques aussi tranchées ?

Comment croire, après de telles déclarations, à l’objectivité d’un procès organisé à l’ouverture du débat de congrès du Parti socialiste, à l’encontre d’un des animateurs de la gauche socialiste. Quelqu’un qui, lui, refuse toute alliance avec la droite et défend une toute autre orientation, celle d’un gouvernement Rose-Rouge-Vert, appuyé sur la majorité de gauche à l’Assemblée nationale ?

Cette « Haute autorité » n’a jamais été « saisie » pour juger du respect de la « Charte éthique » du Parti socialiste pour Jérôme Cahuzac ou Jean-Noël Guérini. Pourtant, cette charte stipule « Aucun comportement pouvant être assimilé à un abus de pouvoir, à un conflit d’intérêt ou à l’utilisation à des fins personnelles des moyens du Parti, de l’Etat ou d’une collectivité publique quelle qu’elle soit, ne sera toléré ». Pourtant, cette charte affirme que « le respect de la Loi de la République s’impose à tous et à toutes ».

Qu’ai-je fait, moi, à côté de cela ? En quoi ce qui m’est reproché est-il contraire à la loi de la République ? En quoi ce dont on m’accuse est-il contraire à la Charte éthique du Parti socialiste dont aucun article n’est, heureusement, consacré à la « bienséance » ? Car ce qui m’est reproché n’est, en définitive, qu’un manquement à la « bienséance » envers un PDG, alors que le gouvernement de Manuel Valls ne cesse de courtiser le patronat. Aucune fausse note, venue des rangs du Parti socialiste, ne devait donc venir fausser le concert de louanges adressées à celui qui fut l’un des membres les plus puissants de ce patronat.

Est-ce vraiment moi qui ne respecte pas la déclaration de principes du Parti socialiste qui  affirme « La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des chances » ? La « Haute autorité peut, selon les statuts du Parti socialiste, être saisie « de manière exceptionnelle lorsque la gravité des faits l’exige et au regard des conséquences pour la vie du parti ». La politique menée par Manuel Valls est en complète contradiction avec la déclaration de principes du Parti socialiste puisqu’elle pratique une redistribution des richesses à l’envers, du salariat vers les entreprises, avant tout vers les grands groupes. Cette politique est autrement grave pour la vie du parti que le « tweet » qui m’est, à tort, reproché, puisqu’elle divise profondément, jusqu’à l’Assemblée nationale, le Parti socialiste. Pourquoi le premier secrétaire du Parti socialiste ne juge-t-il pas opportun de saisir la Haute autorité à l’encontre de ceux qui mènent cette politique ?

La saisine de cette « Haute autorité » par le premier secrétaire du Parti socialiste fait  référence à la fois  à « la promotion de l’éthique du débat », à  « l’atteinte à la dignité des personnes », à la « violence verbale », à la « violence des mots », au « cadre acceptable du débat démocratique ». Cette saisine est éminemment politique, étroitement liée, à la politique de soumission aux exigences du Medef menée par le gouvernement de Manuel Valls, étroitement liée à la volonté de donner, une fois de plus, des gages au MEDEF. Cette saisine n’a aucun fondement statutaire. Elle ne s’appuie sur aucun article des statuts du Parti socialiste, sur aucun paragraphe de sa « Charte éthique » ou de sa « Déclaration de principes ». Elle ne cite, d’ailleurs, aucun d’entre eux.

Le Premier ministre et le premier secrétaire du Parti socialiste veulent imposer une ambiance d’ordre moral et de délit de blasphème, de lèse-majesté. Il s’agit de faire savoir que le serf que je suis aurait manqué de respect au seigneur qui dirigeait Total.

Alors je le redis, je conteste toute cette procédure et toutes les accusations portées contre moi. Je ne suis pas accusé, ni accusable, je ne me défends pas. Je n’ai tenu aucun propos qui soit justiciable. Je n’ai pas de leçons de morale ni de bienséance à recevoir.  Il n’y a pas « d’affaire Filoche ». Et s’il y a une affaire, c’est une affaire Total !

Ce que j’ai écrit à l’occasion du décès tragique du PDG de Total, a été dit cent fois, et sous des formes bien plus incisives, ce jour là, par tous les médias. Pas seulement par les « Guignols » et les journaux satyriques mais aussi dans des nécrologies publiées par Le Monde. Tout cela était souvent très féroce, beaucoup plus féroce que ne pouvait l’être un « tweet » de 140 signes.

Je ne me suis jamais « réjoui » du décès de M. de Margerie ni de quiconque. Je ne suis ni ministre, ni député, ni élu. Je ne connais pas ces gens-là, c’est vrai, on n’est pas du tout du même monde, et je n’ai pas de rôle ni aucune mission particulière pour formuler des condoléances officielles. J’ai pourtant manifesté ce jour là, et bien des micros et caméras en témoignent, mes respects aux quatre familles endeuillées. L’hôtesse de l’air était russe, le pilote et le copilote étaient français. Il a été révélé que le pilote Yann Pican était normand (de Cabourg – Calvados), il avait fait ses études à Caen, il avait 45 ans, était marié, père de trois filles. Il n’a guère été fait allusion dans les grands médias à ces morts-là.

Il a fallu beaucoup de temps pour que, au nom du gouvernement, des condoléances soient présentées à la famille de Rémi Fraisse. Certains dirigeants du Parti socialiste, beaucoup de ministres ont  été bien plus rapides, plus mobilisés, plus éloquents pour le grand patron que pour le jeune militant. Pour des raisons éminemment politiques dans les deux cas. Pour appuyer la politique d’allégeance au patronat dans le premier cas, pour ne pas s’opposer à la politique la politique disproportionnée de « maintien de l’ordre » menée par Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, dans le second.

Je ne me réjouis jamais de la mort des gens. La mort est désespoir pour toutes et tous, toujours. Mais, à l’annonce de la mort de Christophe de Mergerie, il est vrai que mes pensées sont d’abord allées aux victimes de la dictature militaire birmane qui ne devait sa survie qu’à la perfusion financière que lui faisait Total et aux familles endeuillées des victimes d’AZF.

Quand Margaret Thatcher est morte, 2 millions de Britanniques ont sablé le champagne a-t-on dit ; moi je garde le champagne pour la vie.

Quand on a appris la mort d’Augusto Pinochet, j’étais en direct à la télévision, en débat, en face de Sarkozy, à « Ripostes », décembre 2007, avec Serge Moatti. Ce dernier, prévenu par son oreillette, nous fait signe « Pinochet est mort », puis il demande à Sarkozy une réaction. Celui-ci hésite plusieurs secondes et répond « pas de réaction », moi, je dis que « Pinochet ayant commis de nombreux crimes contre le peuple chilien je regrette qu’il n’ait pas été jugé, que justice n’ait pas été faite ». Ça passera abondamment au zapping. Le lendemain Sarkozy, fera paraître mais trop tard un communiqué rectificatif.

Lorsque Hugo Chavez est décédé de son cancer, le communiqué d’un élu socialiste au Parlement européen, Pierre Schapira, a été plus choquant, envoyant « ses pensées très amicales pour les Vénézuéliens enfin libérés ». Curieusement, aucun dirigeant du Parti socialiste n’a trouvé bon de saisir la « Haute autorité ».

Rappelons que la cabale à propos de mon tweet bien plus mesuré, a été initiée et orchestrée par Eric Ciotti député de l’UMP qui a demandé « mon exclusion du PS » ! Comme s’il y avait matière et si c’était à lui de demander cela… Et c’est en réponse et en accord avec un autre député UMP, que Manuel Valls a osé approuver Eric Ciotti  et se permettre de dire devant la représentation nationale que je ne « méritais » pas d’être membre du PS.  J’avais pourtant fait savoir que des centaines de tweets avaient été diligentés contre moi, ce matin là, par les mêmes sources UMP d’Eric Ciotti, et que ceux-là, par contre, dépassaient toutes les limites acceptables de la violence verbale, de l’appel au lynchage, à la violence et au meurtre, contre ma famille et moi. J’ai publié une partie de ces horribles messages dignes de « Gringoire », de « Je suis partout », sur le forum de mon blog, pour que l’on se rende compte de ce qui se passait, et je n’ai reçu aucune solidarité de ceux qui me font procès et qui font silence sur ces graves attaques à la personne, notamment de la part du Premier ministre et du premier secrétaire actuel du Parti socialiste.

C’est une faute indigne d’un régime démocratique d’Assemblée et de notre parti, qu’un Premier ministre ose publiquement, directement, décider de qui « mérite » ou pas d’être membre de « son » parti, en même temps, vive coïncidence, qu’il demande à ce que « son » parti change de nom, en outre au moment où le congrès de celui-ci s’ouvre !

Enfin nul ne fera faire silence ni à d’autres, ni à moi, sur ce qu’est, ce que représente un PDG de Total dans la société française. Nous sommes là au cœur de l’oligarchie dominante.

N’y a-t-il pas de quoi s’étonner, quand on entend les ministres de l’Économie et des Finances dénoncer les grandes entreprises qui parviennent à échapper à l’impôt, grâce aux lois internationales et ce qu’on appelle avec pudeur « l’optimisation fiscale », mais qui encensent leurs dirigeants quand ils disparaissent.

Comment peut-on reprocher à Total de contribuer largement à polluer la planète, notamment lors des opérations de raffinage et écouter sans réagir les éloges funèbres qui n’en disent pas un mot ?

J’ai toujours, toute ma vie, défendu les salariés face aux grands patrons qui pillaient leurs salaires.

Un PDG qui se paie 300 fois le Smic en une année, extorque forcément cet argent à ceux qui travaillent sous ses ordres, dans sa société. Aucun humain ne peut gagner 300 Smic par son travail. Aucun. Pour gagner 300 Smic, il faut  exploiter violemment le travail des autres.  Cela ne peut se faire honnêtement, ni moralement, ni légitimement, cela ne peut se faire que par un terrifiant abus, une écrasante surexploitation qui frappe l’humanité entière et que tout socialiste se doit de dénoncer.

87 hommes possèdent 50 % des richesses de la planète. 3 hommes possèdent plus que les 48 pays les plus pauvres. En France, pays si bien pourvu en milliardaires et millionnaires, 1 % de la population possède 25 % des richesses. Mme Bettencourt et M. Arnaud, à eux deux, possèdent plus que 20 millions d’habitants de notre pays. Comment peut-on être socialiste et accepter un tel siphonnage des richesses aux dépens de ceux qui les produisent ?

M. Gérard Mestrallet (GDF-Suez) s’attribue 21 millions d’euros de retraite chapeau soit 78 000 euros, 70 Smic par mois. La privatisation de GDF a servi à cela… Le PDG de Sanofi supprime 1 800 emplois alors que son entreprise gagne des milliards et que, lui-même, reçoit 5,8 millions d’euros de prime de départ. La liste est longue.

Je m’interrogeais dans le « tweet » qui m’est aujourd’hui reproché sur ce que ces féodaux allaient faire après la mort du PDG de Total : la réponse n’a pas tardé. Comme avant, la société allait continuer à ne pas payer d’impôts en France. Rappelons, pourtant, que François Hollande fut ovationné quand, dans son discours du Bourget, il s’écriait à destination de la « délinquance financière » : « la République vous rattrapera ! »

Le scandale Juncker vient d’éclater : c’est un scandale Cahuzac à la puissance 10 000. A l’échelle européenne, le chef de la Commission européenne organisait, depuis trente ans, à Luxembourg, la captation des fonds pour les blanchir vis à vis du fisc des différents Etats européens. Et en même temps « les yeux dans les yeux », il se faisait le chantre des rigueurs budgétaires, des traités d’orthodoxie monétaires !

Tout cela vient d’être projeté au grand jour : 340 multinationales trafiquaient avec le Luxembourg, pour faire disparaître suffisamment de fonds pour ne pas payer d’impôts dans leur pays respectif. 3 800 fonds sont domiciliés au Luxembourg et abritent plus de 2 400 milliards d’euros. 58 grandes banques et entreprises françaises sont concernées par ces détournements sous couvert « d’optimisation fiscale ». Doit-on souligner que Total est le 1er employeur du secteur pétrolier et le seul à être présent dans tous les métiers de ce secteur d’activité au Grand Duché ?

Derrière « l’optimisation fiscale » dont se réclamait le PDG de Total pour ne pas payer d’impôts sur les bénéfices en France, c’est la pratique de toutes ces multinationales qui commence, maintenant, à apparaître au grand jour.

Et on nous impose l’austérité ? Et on distribue 41 milliards à ces siphonneurs d’argent qui ne créent pas d’emplois et jouent contre les impôts de leur propre pays ? 50 % de nos retraités ont moins de 1 000 euros par mois pour vivre, le salaire médian baisse à 1 650 euros ! Et ceux qui organisent cela se paient des 300 Smic ?

Voilà l’indignation qu’il y avait ce matin-là dans mon « tweet », et j’en suis fier, je n’en retirerai rien, et j’exprime ma colère qu’on ose m’en faire grief. Tous les socialistes, moralement, éthiquement, politiquement, devraient partager cette indignation.

Gérard Filoche, le vendredi 14 novembre 2014

 

 

50 Commentaires

  1. AlainCx
    Posted 14 novembre 2014 at 8:35 | Permalien

    Je suis tout à fait d’accord avec vous . Bon courage

  2. archerducher
    Posted 14 novembre 2014 at 8:52 | Permalien

    L’on verra si les socialistes que vous soutenez vont vous soutenir,l’on verra si votre camarade Hollande vous soutiendra,et enfin on verra si toute bonne vérité n’est pas bonne à dire,en tous les cas je vous soutiens sur toutes les formes.

  3. Laurent
    Posted 14 novembre 2014 at 9:10 | Permalien

    Il y a longtemps que j’ai tiré une croix sur le PS en son état actuel, et même si vous êtes l’honneur de ce parti, je ne pense pas que les choses puissent réellement changer… A moins que cette « HA »puisse exclure de ce parti tous ceux qui ne sont pas de gauche, ou qu’ils ne finissent par rejoindre l’UMP par eux mêmes.

    Merci encore pour votre lutte

  4. axiome
    Posted 14 novembre 2014 at 9:13 | Permalien

    Ils feraient mieux de juger et d’exclure CAZENEUVE !!!
    Ce monsieur a été alerté plusieurs fois sur les techniques de maintien de l’ordre à Sivens et les risques élevés de bavure mortelle…
    Sur ce dossier on peut dire:
    -très nombreux abus de pouvoir commis par les GM
    -quelques violences illégitimes ou borderlines commises par les GM
    -effectifs insuffisants / mission stupide et quasi illégale confiée aux GM – effectifs insuffisants compensé par les armes dangereuses…
    Alors CAZENEUVE = PASQUA… HONTE au PS de ne pas virer ce membre-là… HONTE à VALLS de ne pas virer son pitbull… incompétent et inhumain !

  5. Renaud
    Posted 14 novembre 2014 at 10:08 | Permalien

    Chic, GF va être viré du PS
    Il va pouvoir enfin travailler à une véritable gauche unie et laisser le Titanic PS filer vers l’iceberg tout orchestre dehors.
    Ce qui est terrible c’est de devoir attendre cette extrémité pour voir enfin GF filer vers son véritable destin
    Mais console toi, tu vas recevoir ton bâton de maréchal et d’un mal va naître un bien
    J’espère de tout cœur qu’ils vont te virer et comme ça ils découvriront leur véritable nature, mais ça fait longtemps qu’on le sait, sauf toi

  6. Renaud
    Posted 14 novembre 2014 at 10:48 | Permalien

    Merci anonyme pour ta gentille appréciation, comme toujours, on voit bien que tu n’es pas Franc Maçon
    Ceci dit, nulle part il n’a été question de la culpabilité de GF, au contraire, pour moi je considère que c’est une opportunité de quitter ce parti de morts vivants, je sais qu’il l’aime au delà de toute raison mais lui ne l’aime pas tout simplement car ce parti n’est plus socialiste
    Souvent les divorces sont durs mais quelque fois indispensables, GF s’accrochait au PS en pensant qu’il pourrait le ramener dans le gauche chemin, mais il n’est pas le Christ en il ne peut ranimer un parti en coma dépassé.
    Alors vite, virer le SVP

  7. XJ
    Posted 14 novembre 2014 at 12:21 | Permalien

    BRAVO!!!

  8. Gilbert Duroux
    Posted 14 novembre 2014 at 13:39 | Permalien

    J’espère que Gérard Filoche ne se rendra pas le 11 décembre devant la « haute autorité ». Ce serait la légitimer que de se prêter à cette farce.

  9. Posted 14 novembre 2014 at 13:40 | Permalien

    Lux… uriant !
    Tandis que le gouvernement français s’entête à vouloir amadouer la finance, le scandale Luxileaks prouve le grand cas que les entreprises internationales font du patriotisme fiscal. Au début du mois, un regroupement de journalistes a en effet mis au jour les accords secrets passés entre le Grand-duché du Luxembourg et 343 sociétés, qui ont permis à ces dernières d’économiser entre 2002 et 2010 plusieurs dizaines de milliards de dollars d’impôt. L’innovante patrie de Junker a institué des accords au cas par cas permettant de déroger à l’impôt sur les sociétés de 29 % qui frappe la masse des entreprises trop petites pour négocier en sous-main avec les autorités luxembourgeoises. Après ce nouveau scandale de « l’optimisation fiscale », qui pourra encore dire qu’il est impossible de financer les besoins sociaux, à commencer par l’éducation ?
    JF C

  10. ErikleRouge
    Posted 14 novembre 2014 at 14:54 | Permalien

    mon cher Gérard on est de tout cœur avec toi, ceux qui veulent faire du PS la courroie de transmission du patronat et de la finance risquent malheureusement de gagner cette bataille honteuse … ne vas surtout pas le 11 décembre leur donner la moindre crédibilité, et viens avec nous le 11 novembre tous ensemble manifester contre ces gens là !

  11. Posted 14 novembre 2014 at 15:47 | Permalien

    Gérard,

    Il semble que tu vas être viré du PS. Prendre dans la caisse est acceptable, frauder est acceptable, truander le fisc est acceptable. Commettre le crime de lèse-oligarchie ne l’est pas. On sait bien que ce vidage va te faire deuil mais je pense que ce divorce pour faute ne sera qu’une confirmation de plus de la nature de ce gouvernement.

    Faut te consoler en songeant qu’ils se contentent de te virer d’un parti et pas de t’éborgner, t’arracher une main ou te tuer d’une grenade.

  12. Yassin
    Posted 14 novembre 2014 at 16:10 | Permalien

    On est de tout cœur avec vous mais, dans ce poste, vous semblez vous justifier, presque vous excuser, en tous cas baisser le regard… vous ne devriez pas !

    Le jury et le caractère sans appel de la décision sont effectivement préoccupants, mais que ces imbéciles ne s’imaginent pas qu’ils pourront l’emporter en vous virant : leurs saletés en tous genres, leur cynisme, leurs dénis de démocratie, leur entre-soi crapuleux, le peuple ne les oubliera pas, tout s’accumule. Un jour la colère explosera, et ce jour-là je vous garantis qu’elle saura vers qui se tourner, que les valls et autres voyous cyniques et testostéronés n’auront peut-être (vraiment) plus qu’à courir…

  13. Renaud
    Posted 14 novembre 2014 at 16:38 | Permalien

    GF, nous sommes avec toi
    Mais il est dit une certaine vérité dans ces blogs, c’est qu’il semble que tu cherches à te disculper, à t’expliquer voir à t’excuser, mais comme tu le dis parfois tu n’as pas à faire tout ça, ne leur donne pas le plaisir de te salir, de te culpabiliser, ne te rends pas à cette convocation dont tu n’as que faire, laisse les faire le sale boulot sans leur donner un coup de main
    Ou alors vas y mais avec humour, vas louer un costume de bourgeois de Calais, robe de bure et corde au coup, cela aurait dû panache et de la gueule je vois d’ici les journaux de 20 h
    Chiche!!!!!!!

  14. Posted 14 novembre 2014 at 16:54 | Permalien

    me lire svp :

    « Alors je le redis, je conteste toutes ces procédures et tous ces « motifs ». Je ne suis pas accusé, ni accusable, je ne me défends pas. Je n’ai tenu aucun propos qui soit justiciable. Je n’ai pas de leçons de morale ni de bienséance à recevoir. Il n’y a pas « d’affaire Filoche ». Et s’il y a une affaire, c’est une affaire Total. »

  15. Renaud
    Posted 14 novembre 2014 at 16:56 | Permalien

    Donc s’il n’y a pas d’affaire Filoche, cette procédure n’a pas lieu d’être et donc tu ne t’y rendras pas c’est bien cela?

  16. Posted 14 novembre 2014 at 17:45 | Permalien

    Convoqué le 11 déc devant une « haute autorité » ? Le débat de congrés commence t il par des mesures disciplinaires ?

    Peu de gens sauront vous expliquer ce qu’est la « Haute autorité » du PS. Elle n’a jamais fonctionné. On ne sait pas bien quelles sont ses règles et ses buts. C’est un climat propice à tous les arbitraires. On ne connait guère ses membres. On sait, ce qui la place elle-même en porte-à-faux par rapport à un autre point des statuts, qu’elle n’est pas paritaire, que trois de ses membres viennent de démissionner, et que des « non membres » du Parti socialiste y siègent (sic). Et la liste actuelle, qui nous est communiquée est celle-là : « – Jean-Pierre Mignard (Président) -Raphaëlle Parizot – Rémy Pautrat – Catherine Barbaroux – Roland Kessous – Pascale Idoux – Thomas Clay – Jean-Pierre Deschamps – Christian Lestournelle. »

    Son président est un avocat bien connu, dont il est dit qu’il est proche depuis 30 ans du président de la République, et qui, dans un livre paru ces jours ci : « Gardiens de nos frères » Ed Stock, 17 euros, explique librement sa foi de catholique pratiquant, ce qui est son droit et sa liberté. : « lorsqu’on est de droite, il est encore de bon ton de se montrer à l’église le dimanche, mais quand on est de gauche, comme moi, c’est plus compliqué. Je vote avec les uns, je communie avec les autres ! Or, je suis à un moment de ma vie où j’ai envie de dire que je suis croyant, de raconter mon parcours. »

    Et tout aussi légitimement, JP Mignard se trouvait à l’église lors des obsèques du PDG de Total. « Grâce à Jésus, à « l’indépassable figure de Jésus » comme l’a finalement écrit Ernest Renan après avoir pourtant déconstruit la « légende » du Christ. Jésus est pour moi à la fois l’humanité poussée à son extrême et la marque de la divinité que nous portons en nous, il me fait accéder à un Dieu puissant, mais fraternel… » Quand il lui est demandé s’il est favorable à la laïcité positive défendue par Nicolas Sarkozy, il ne contredit pas, il répond « Lionel Jospin, bien avant lui, avait parlé de laïcité d’ouverture… » (ITV dans « le Point », Jean-Pierre Mignard : Jésus, Hollande et moi… Publié le 04/11/2014)

    JP Mignard, se prononce pour une alliance du PS et de l’UMP : « Je crois que la faute originelle de cette gauche au pouvoir, c’est de ne pas avoir fait de gouvernement de coalition. Dès le départ, pas de centristes, pas de communistes, ça partait mal… Un État en faillite, on ne peut pas le redresser tout seul. Étant donné la gravité de la situation, il fallait une forme d’union nationale, comme après la guerre. François Hollande peut encore la réaliser, créer une large coalition, soumettre cela à référendum. Des gens comme François Bayrou, Bruno Le Maire, et même Alain Juppé auraient leur place avec nous. Il y a beaucoup de gens en politique qui ne sont pas des barbares, pas des voyous, et avec lesquels, dans la situation où nous sommes, nous pourrions travailler. C’est maintenant ou jamais. C’est à l’aune de cela que je jugerai, finalement, le président que François Hollande aura été. Ce qui n’a rien à voir avec l’amitié. »

    Sur le mariage pour tous, il formule ses réserves à sa façon : lorsqu’on lui demande : « Le chrétien que vous êtes a-t-il été heurté par ceux qui ont défilé contre le mariage pour tous, que vous souteniez ? » il répond : « Je ne les juge pas. Mais je pense que l’Église aurait dû ouvrir le débat en son sein, les chrétiens auraient dû en parler entre eux. J’ai soutenu cette loi, je suis favorable à l’adoption par les couples homosexuels, mais je ne tenais pas absolument au terme de mariage, on aurait pu s’y prendre autrement. » (idem ITV du 4 novembre).

    Comment considérer, dans ces conditions, cette « haute autorité » convoquée à l’ouverture du débat de congrès, à l’encontre d’un des animateurs de la gauche socialiste ? Il ne semble pas que ce soit un tribunal. Est-ce une commission de type « arbitrale » (par exemple comme celle qui trancha le cas Tapie ? ou comme les « commissions arbitrales » que le Medef souhaite pour remplacer les tribunaux prud’hommes ?). En tout cas, cette instance aurait le pouvoir de trancher « sans appel » possible ! Et alors qu’il y a en son sein des non-membres du Parti socialiste, elle pourrait « exclure » du Parti socialiste…

    Cette « haute autorité » n’a jamais été « saisie » pour des cas comme Jérôme Cahuzac ou Jean-Noël Guérini. Qu’ai je fait, moi, à côté de cela ? Le choix de me traduire devant elle, est en lui même partisan, et cela indique d’avance, sans qu’il soit besoin d’argumenter, les limites de la « HA ». Cela éclaire à la fois la réalité pratique de l’instance elle-même, mais éclaire aussi celui qui choisit mon cas en ignorant les autres, pour la saisir.

    Quoiqu’il en soit, dans l’affaire Total qui est citée, au vu de ses propos, de son orientation politique, de son interview et de son livre, son président semble de toute façon à la fois « juge » et « arbitre ». Dans de telles conditions, le « procès » et/ou « l’arbitrage » sont faits d’avance… Puisque la saisine fait référence à la fois à « la promotion de l’éthique du débat », à « l’atteinte à la dignité des personnes », à la « violence verbale », à la « violence des mots » au « cadre acceptable du débat démocratique », (sic) on sent que tout ce qui n’est pas politiquement correct, est condamné d’avance.

    Il y a une ambiance d’ordre moral et de délit de blasphème. Il s’agit de faire savoir que le serf que je suis aurait manqué de respect au seigneur qui dirigeait Total. Un président qui veut l’alliance avec l’UMP, et qui « ne juge pas » les manifestants contre le mariage pour tous… va me « juger ». Et ce, sans appel possible de ma part.

    Alors je le redis, je conteste toutes ces procédures et tous ces « motifs ».

    Je ne suis pas accusé, ni accusable, je ne me défends pas. Je n’ai tenu aucun propos qui soit justiciable. Je n’ai pas de leçons de morale ni de bienséance à recevoir. Il n’y a pas « d’affaire Filoche ». Et s’il y a une affaire, c’est une affaire Total.

    Ce que j’ai écrit à l’occasion du décès tragique du PDG de Total, l’a été cent fois, et en des formes bien plus incisives, ce jour là, par tous les médias – et pas seulement les « Guignols » et les journaux satyriques. (Je le précise, j’écris à la fois dans « L’Humanité Dimanche » et dans « Siné Mensuel » – voir leurs dessins, ils vont aussi choquer les bienséants, mais toute licence en art. On peut aussi évoquer toutes les nécrologies publiées dans le Monde, ou autres : elles sont forcément plus féroces qu’un tweet de 140 signes.)

    Je ne me suis jamais « réjoui » du décès de M. de Margerie ni de quiconque. Je ne suis ni ministre, ni député, ni élu, je ne connais pas ces gens-là, c’est vrai, on n’est pas du tout du même monde, et je n’ai pas de rôle ni aucune mission particulière pour formuler des condoléances officielles. J’ai pourtant manifesté ce jour là, et bien des micros et caméras en témoignent, mes respects aux quatre familles endeuillées. L’hôtesse de l’air était russe, le pilote et le copilote étaient français. Il a été révélé que le pilote Yann Pican était normand (de Cabourg – Calvados), il avait fait ses études à Caen, Il avait 45 ans, marié, père de trois filles. Il n’a guère été fait allusion dans les grands médias à ces morts-là.

    Quand on a appris la mort de Rémi Fraisse, du temps a été pris avant que la vérité entière se fasse jour : que bien des responsables qui ne l’ont pas aidé à percer se gardent de donner des leçons de bienséance ! Ils ont été bien plus rapides, plus mobilisés, plus éloquents pour le grand patron que pour le jeune militant.

    Je ne me réjouis jamais de la mort des gens. La mort est désespoir pour toutes et tous, toujours. Quand Margaret Thatcher est morte, 2 millions de britanniques ont sablé le champagne a t on dit : moi je garde le champagne pour la vie.

    On suppose que les « pensées » ont été très différentes sur le décès de Christophe de Margerie, selon qu’on était Birman, Africain, membre d’une des familles endeuillées d’AZF, ou bien riverain là où le goudron d’Erika s’est répandu.

    Quand on a appris la mort d’Augusto Pinochet, j’étais en direct à la télévision, en débat, en face de Sarkozy, à la télévision, « Ripostes », décembre 2007, avec Serge Moatti. Ce dernier, prévenu par son oreillette, nous fait signe « Pinochet est mort » : puis il demande à Sarkozy une réaction. Celui-ci hésite plusieurs secondes et répond « pas de réaction », moi, je dis que « Pinochet ayant commis de nombreux crimes contre le peuple chilien je regrette qu’il n’ait pas été jugé, que justice n’ait pas été faite ». Ca passera abondamment au zapping. Le lendemain Sarkozy, fera paraître mais trop tard un communiqué rectificatif.

    Lorsque Hugo Chavez est décédé de son cancer, le communiqué d’un élu socialiste au Parlement européen, Pierre Schapira a été plus choquant, envoyant « ses pensées très amicales pour les vénézuéliens enfin libérés ».

    Rappelons que la cabale à propos de mon tweet bien plus mesuré, a été initiée et orchestrée par Eric Ciotti député de l’ l’UMP qui a demandé « mon exclusion du PS » ! Comme s’il y avait matière et si c’était à lui de demander cela… Et c’est en réponse et en accord avec un autre député UMP, que Manuel Valls a osé approuver Eric Ciotti et se permettre de dire devant la représentation nationale que je ne « méritais » pas d’être membre du PS. J’avais pourtant fait savoir que des centaines de tweets avaient été diligentés contre moi, ce matin là, par les mêmes sources UMP d’Eric Ciotti, et que ceux-là par contre dépassaient toutes les limites acceptables de la violence verbale, de l’appel au lynchage, à la violence et au meurtre, contre moi et ma famille. (J’ai publié une partie de ces horribles messages dignes de « Gringoire et de « Je suis partout » ou « Minute », sur le forum de mon blog, pour que l’on se rende compte de ce qui se passait, et je n’ai reçu aucune solidarité de ceux qui me font procès, à commencer par le silence du Premier secrétaire actuel du Parti socialiste.)

    C’est une faute indigne d’un régime démocratique d’Assemblée et de Parti, qu’un Premier ministre ose publiquement, directement, décider de qui « mérite » ou pas d’être membre de « son » parti, en même temps, vive coïncidence, qu’il demande à ce que « son » parti change de nom et au moment où le congrès de celui-ci s’ouvre !

    Enfin nul ne fera faire silence ni à d’autres, ni à moi, sur ce qu’est, ce que représente un PDG de Total dans la société française. Nous sommes là au cœur de l’oligarchie dominante.

    Voilà ce que souligne en termes bienséants mais avisés le Nouvel Observateur (22/10/14 13 h) :

    « Passe encore que les quelques 100.000 salariés de l’entreprise pétrolière qui, pourtant, pour la plupart, n’ont jamais croisé leur patron, paraissent regretter celui qui, par son charisme ses nombreux passages à la télévision, avait fait de leur entreprise Total le fleuron de l’industrie française. Passe encore que les quelques centaines de cadres de la Défense, qui parfois le croisaient dans l’ascenseur, son cigare au bec, expriment leur regret (et leur inquiétude, qui va le remplacer ?) devant les caméras de télévision. (…)

    Mais que dire de la couverture médiatique assurée hier par l’ensemble des télévisions, des radios et des sites d’informations ? Que BFM business ait assuré trois heures d’émission spéciale, pourquoi pas ? Mais l’on s’étonnera que France 2 ait consacré la moitié de son JT à la mort de Christophe de Margerie, et que les chaines d’info continue en aient fait elle aussi des tonnes.

    Au lendemain de l’accident, tous les éditorialistes saluent d’une même voix (…) Même unanimité chez les femmes et les hommes politiques français (…)

    Si Nicolas Sarkozy et François Hollande, naturellement, ont rendu hommage au « talent » de Christophe de Margerie qui avait « la France en tête », on se dira que, peut-être, Manuel Valls a surpris, lui qui a salué la mort d’ »un ami » tout comme Emmanuel Macron qui, lui aussi, « le connaissait bien ». Et l’on ne manquera pas des s’interroger – certes benoîtement – sur cette étrangeté qui a consisté pour les socialistes, pendant les deux premières années du quinquennat, à taper sur la finance et sur les grandes entreprises du Cac 40, à les fustiger officiellement dans les émissions politiques et les débats télévisés et à en fréquenter régulièrement les hauts dirigeants, dès que les caméras s’éteignaient, au point de les tutoyer et de se dire leur ami.

    Il y a de quoi perdre la tête, quand on entend les ministres de l’Économie et des Finances dénoncer les grandes entreprises qui parviennent à échapper à l’impôt, grâce aux lois internationales et ce qu’on appelle avec pudeur « l’optimisation fiscale », et qui encensent leurs dirigeants (voyez Michel Sapin ou Pierre Moscovici) quand ils disparaissent.

    Comment peut-on également reprocher à Total de contribuer largement à polluer la planète, notamment lors des opérations de raffinage et écouter sans réagir les éloges funèbres des défenseurs de l’écologie (voyez Ségolène Royal, Emmanuelle Cosse ou Jean-Vincent Placé) ?

    Car semble être venu le temps des confusions ou la gauche, longtemps définie par ses valeurs et son combat contre les riches et contre les patrons, se remet en question au point de ne plus se reconnaître elle-même et de faire scission.

    Il suffit, pour s’en convaincre, d’entendre le socialiste Manuel Valls faire sa déclaration d’amour aux patrons du Medef ou le socialiste Emmanuel Macron rouler sans complexe pour le travail du dimanche et lutter contre « l’extension infinie des droits » des salariés.

    Dès lors, comment s’étonner de ces vibrants hommages et de cette amitié revendiquée par des représentants de la « gauche moderne » pour un homme qui, selon les mots de Gérard Filoche (le socialiste de la préhistoire ?) était à la fois un grand patron et « un suceur de sang », puisqu’il permettait à son entreprise richissime d’échapper à l’impôt quand les familles les plus modestes devaient payer à sa place ?

    On se dira que cette séquence d’hommage unanime à Christophe de Margerie est lourde de sens. Elle démontre qu’en effet, le politique a perdu le pouvoir sur la finance et sur l’économie et que peut-être, le seul moyen pour les élus de continuer (un peu) d’exister, c’est d’accompagner jusqu’au bout (jusqu’à la tombe) les grands patrons dans leur victoire. Un désastreux aveu d’échec. »

    J’ai toujours, toute ma vie, défendu les salariés face aux grands patrons qui pillaient leurs salaires.

    Un PDG qui se paie 300 fois le Smic en une année, extorque forcément cet argent à ceux qui travaillent sous ses ordres, dans sa société. Aucun humain ne peut gagner 300 smic par son travail. Aucun. Pour gagner 300 smic, il faut exploiter violemment le travail des autres. Il faut vampiriser les salaires pour siphonner de pareilles sommes, c’est ce que j’ai, de longue date, appelé des « suceurs de sang », des vampires, si vous préférez. Cela ne peut se faire honnêtement, ni moralement, ni légalement, cela ne peut se faire que par un terrifiant abus, une écrasante surexploitation qui frappe l’humanité entière et que tout socialiste se doit de dénoncer.

    87 hommes possèdent 50 % des richesses de la planète. 3 hommes possèdent plus que 48 pays les plus pauvres. En France, pays si bien pourvu en milliardaires et millionnaires, 1 % de la population possède 25% des richesses, 10 % possède plus de 50 % de celles-ci. Mme Bettencourt, et M Arnaud à eux deux, possèdent plus que 20 millions de français. Ce siphonnage des richesses n’a pu être fait honnêtement ni légalement.

    M. Gérard Mestrallet (GDF-Suez) s’attribue 21 millions d’euros de retraite chapeau soit 78 000 euros, 78 smic, par mois. La privatisation de GDF a servi à cela… Le PDG de Sanofi supprime 1800 emplois alors que son entreprise gagne des milliards et lui reçoit 5,8 millions d’euros de prime de départ. La liste est longue.

    Je m’interrogeais dans mon judicieux tweet sur ce que ces féodaux allaient faire après la mort du PDG de Total : la réponse n’a pas tardé. Comme avant, la société allait continuer à ne pas payer d’impôts en France. La France allait continuer à être volée…

    Oui, volée. Rappelons que François Hollande fut ovationné quand, dans son discours du Bourget, il s’écriait à destination de la « délinquance financière » : « la République vous rattrapera ! »

    Le scandale Juncker vient d’éclater : c’est un scandale Cahuzac à la puissance 10 000.

    A l’échelle européenne, le chef de la Commission européenne, depuis trente ans, à Luxembourg, organisait la captation des fonds pour les blanchir vis à vis du fisc des différents états européens. Et en même temps « les yeux dans les yeux », il se faisait le chantre des rigueurs budgétaires, des traités d’orthodoxie monétaires !

    Tout cela vient d’être projeté au grand jour : 340 multinationales trafiquaient avec le Luxembourg, pour faire disparaître suffisamment de fonds pour ne pas payer d’impôts dans leur pays respectif. 70 % des fonds distribués dans le monde sont domiciliés au Luxembourg, soit 3 800 fonds qui abritent plus de 2 400 milliards d’euros. 58 grandes banques et entreprises françaises sont concernées par ces détournements sous couvert « d’ optimisation fiscale ». Doit-on noter que Total est le 1er employeur du secteur pétrolier et le seul à être présent dans tous les métiers de ce secteur d’activité au Grand duché ?

    Derrière « l’optimisation fiscale » dont se réclamait le PDG de Total pour ne pas payer d’impôts en France, tous les « suceurs de sang » de notre peuple détournent des dizaines de milliards… alors que l’UE exige des réductions de déficit et des équilibres budgétaires qui aboutissent à bloquer les salaires, les petites retraites, et les droits à la santé et au logement.

    34 % des filiales des banques françaises à l’étranger – 577 au total – sont situées dans des paradis fiscaux ou judiciaires. Ca augmente sous la gauche : en 2012, les cinq banques françaises ne détenaient que 527 filiales dans ces territoires. Au total, 26 % de l’activité internationale des banques françaises est réalisée dans des paradis fiscaux, soit un montant total de 13,7 milliards d’euros. A titre d’exemple, les banques françaises réalisent un produit net bancaire (PNB) trois fois moins important dans les BRICS que dans les paradis fiscaux. Là encore, BNP Paribas réalise le plus gros chiffre d’affaires dans ces territoires opaques : 8 milliards d’euros, soit 21 % de son PNB global. Viennent ensuite Société Générale (2,4 milliards d’euros), Crédit Agricole (1,9 milliard d’euros), Crédit Mutuel (876 millions d’euros) et BPCE (495 millions d’euros). Elles disposent au total dans le Grand Duché de 118 filiales et près du quart du chiffre d’affaires qu’elles réalisent dans les paradis fiscaux y transite. Les autres destinations privilégiées par les banques françaises, en termes de nombre de filiales, sont la Belgique, les Pays Bas, l’Irlande et la Suisse. Quant au chiffre d’affaires généré dans ces territoires, Hong Kong, la Suisse et Singapour se classent dans le top 5.

    Et on nous impose l’austérité ? Et on distribue 41 milliards à ces siphonneurs d’argent qui ne créent pas d’emplois et jouent contre les impôts de leur propre pays ? Et 50 % de nos retraites ont moins de 1000 euros pour vivre ? Et le salaire médian baisse à 1650 euros ? Et ceux qui organisent cela se paient des 300 Smic ?

    Voilà l’indignation qu’il y avait ce matin-là dans mon tweet, et j’en suis fier, je n’en retirerais rien, et j’exprime ma colère qu’on ose m’en faire grief. Tous les socialistes, théoriquement, moralement, éthiquement, politiquement, devraient partager cette indignation.

    Gérard Filoche, le vendredi 14 novembre 2014

  17. Masson Thierry
    Posted 14 novembre 2014 at 19:03 | Permalien

    Tu sauveras l’honneur des socialistes, Gérard.
    Inévitablement, Il ne s’en trouvera que fort peu pour soutenir une politique de gauche, et encore moins pour te défendre.
    Je me souviens d’un ministre qui avait écrit un opuscule « la machine à trahir » (si je ne me trompe). Tu n’auras pas cédé à cette machine, c’est tout à ton honneur. Courage, nous sommes nombreux à ne pas avoir capitulé même si nous ignorons comment nous y prendre pour abattre ce système.
    Je suis de tout coeur avec toi, contre les contempteurs des « ligues », ceux qui ont oublié ce que la gauche avait souffert dans les années 30, ceux qui n’osent pas se souvenir des Taittinger!

  18. helvete overground
    Posted 14 novembre 2014 at 22:04 | Permalien

    VALLS loves BAYROU ! VALLS aime BAYROU !!!
    Le coming out de monsieur VALLS est relativement récent… Je pense avoir trouvé la cause du coup de foudre:

    http://youtube.com/watch?v=Jmq1NRLVD8

    NOTA BENE:
    - En suisse il n’y a pas de code du travail, il y a une loi fédérale sur le travail + 26 lois cantonales + des dizaines de contrat « PAIX DU TRAVAIL »… L’ensemble serait encore plus épais que le code du travail français.
    - L’économie suisse fait appel à des centaines de milliers de frontaliers qui sont les premiers à être licenciés mais vont s’inscrire au chômage dans leurs pays d’origine… Cela fait baisser à 5% le taux de chômage en SUISSE.
    - Idem pour les saisonniers étrangers très nombreux qui ont des permis travail-séjour liés…
    - Les jeunes suisses en rupture de famille et au chômage ont droit à une sorte de RMI dès 18ans + prise en charge du loyers et de l’assurance maladie par les services sociaux.
    - les salaires suisses sont très élevés (infirmier, 30 ans d’ancienneté, canton le moins généreux, salaire brut = 7200CHF = 5976euros) ce qui fait du marché intérieur suisse un outil de stabilité économique…
    - NB: sur les bas et moyens salaires les cotisations sociales sont comparables avec les taux français (BRUT 7200 = NET 6300), ce qui n’inclut pas l’assurance maladie privée-obligatoire (entre 400 et 600CHF…

    BAYROU est donc un menteur et un escroc intellectuel, un politicien répugnant au service de la finance et du patronat…

  19. helvete overground
    Posted 14 novembre 2014 at 22:09 | Permalien

    http://youtube.com/watch?v=yqviglRMUW8

  20. helvete overground
    Posted 14 novembre 2014 at 22:29 | Permalien

    Si les liens YOU TUBE que je transmet ne fonctionnent pas:
    Il s’agit d’un extrait de l’émission « des paroles et des actes » du 19-09-2014 au cours de laquelle l’exécrable BAYROU a commis un numéro de bouffon contre le trop gros CODE du TRAVAIL français qu’il comparât au 150 pages de la LOI FEDERALE SUR le TRAVAIL suisse… Il n’a pas dit clairement que cette différence explique le moindre taux de chômage en SUISSE mais il a fortement induit cette interprétation putassière!
    Un public composé à 50% de petits-bourgeois imbéciles et ignares a très sincèrement applaudi et les contradicteurs sont restés bouches béantes face à cette forfanterie bayrouesque…

  21. Gilbert Duroux
    Posted 15 novembre 2014 at 3:25 | Permalien

    Il serait peut-être temps d’arrêter ce cinéma ? Gérard sait très bien qu’il ne risque rien et encore moins d’être viré du parti prétendument socialiste. C’est une caution bien trop utile (en général, en pareil cas, on associe « utile » à un autre mot) pour un parti qui essaie toujours de faire croire qu’il est de gauche.

  22. Dominique Babouot
    Posted 15 novembre 2014 at 19:13 | Permalien

    Effectivement je ne sais pas si Gérard risque quelquechose, il est encore trop tot pour savoir si l’aile droite du ps veut passer à l’étape suivante, le blairisme ou la recomposition à l’italienne, ou si il va se contenter du statut-quo, c’est à dire l’actuelle ou elle gouverne et les autres peuvent s’exprimer mais dans la minorité. D’ailleurs le pourra-t-elle meme si elle en a l’intention, c’est une autre affaire!
    En tout cas quand Gilbert dit que Gérard sait qu’il ne risque rien, c’est faux, Gérard lui est persuadé que l’aile droite du ps veut passer à l’étape suivante, il le répète à qui veut l’entendre chaque fois, qu’il en a l’occasion, c’est d’ailleurs je pense une des raisons pour lesquelles il mène une attaque sans merci contre Valls qui le lui rends bien puisqu’il a souhaité son exclusion du parti et l’a exprimé à la tribune de l’assemblée nationale!

  23. Jean Jolly
    Posted 15 novembre 2014 at 19:28 | Permalien

    Bien sûr qu’ils ne vont pas virer Gérard, déjà que les vrais militants socialistes quittent le pédalo par canots entiers… il ne resterait plus un socialiste digne de ce qualificatif rue de Solférino…

    Un conseil de camarade Gégé, fais leur un beau doigt d’honneur en quittant ce tribunal de guignols… Ils ne méritent que cette réponse.

  24. Gilbert Duroux
    Posted 15 novembre 2014 at 19:51 | Permalien

    Comment il va faire, Gérard, s’il est viré, pour ancrer à gauche le PS ?
    Et comment ils vont faire, après le congrès, les minoritaires qui auront vu l’aile droite prendre le contrôle du parti dit socialiste ? Est-ce que les frondouilleurs vont continuer à frondouiller sans jamais voter contre Valls ? C’est pas sérieux tout ça. Quand on dit qu’on s’oppose, on s’oppose, on ne fait pas semblant.
    Faut-il rappelé que les pseudos frondeurs ont permis à Valls de faire passer tous ses textes sans jamais le mettre en difficultés ?
    Le seul membre du BN qui est un tant soit peu cohérent (mais c’est peut-être parce qu’on lui a sucré son mandat), c’est Liêm Hoang Ngoc.

  25. Gilbert Duroux
    Posted 15 novembre 2014 at 19:52 | Permalien

    oups : faut-il rappeleR bien sûr.

  26. Posted 15 novembre 2014 at 20:26 | Permalien

    Billet très pertinent ! J’ai adoré lire !

  27. AJAS
    Posted 15 novembre 2014 at 23:00 | Permalien

    Le Parti dit  » SOCIALISTE  » n’a rien de SOCIALISTE !! Cherchez la différence entre la politique menée par L’U M P gérée par SARKOSY et celle menée par le Président HOLLANDE et ses troupes ministres et députés ????!!! Si ces députés y compris les « frondeurs???!!!! » étaient loyaux , honnêtes ils ne tolèreraient pas la trahison de HOLLANDE et ses ministres et demanderaient que ces FAUX SOCIALISTES mais VRAIS HOMMES DE DROITE soient DEGAGES DE CE PARTI!!!!!
    Donc qui ne dit mot consent et FILOCHE parait TOTALEMENT isolé!! La loyauté dans ce parti est une grave TARE!! Il serait bon que parmi les élus , miltants des voix s’élèvent avec véhémence contre cette inquisition qui habite ces « socialistes » . Ces derniers avalisent , à la chambre des députés , toutes les mesures ANTIDEMOCRATIQUES , ANTI SOCIALES qui bradent le service public au privé, qui accèlèrent le chômage , les injustices , protègent les fraudeurs en col blanc et leurs paradis fiscaux où PEGRE, P D G , Hommes politiques véreux font bon ménage!!! Comment un homme HONNETE peut il cautionner encore un parti devenu 3ème parti de droite de la bourgeoisie

  28. AJAS
    Posted 15 novembre 2014 at 23:08 | Permalien

    ATTENTION LE COMMENTAIRE 29 est un mélange dont je ne connais pas la raison et je n’arrive pas à l’éliminer!!!

  29. 1anonyme
    Posted 16 novembre 2014 at 1:16 | Permalien

    http://mobile.lemonde.fr/politique/article/2014/11/15/la-gauche-de-la-gauche-manifeste-contre-l-austerite-inefficace_4524270_823448.html

    faible mobilisation aujourdhui

  30. gauchiste
    Posted 16 novembre 2014 at 3:24 | Permalien

    Le PS est-il à gauche ou à droite ?
    Question qui en appelle une autre : être à gauche ou être à droite c’est quoi la différence ?

    Une différence c’est de dire que l’intérêt des patrons se confond avec celui du pays. Aidons les patrons, c’est dans l’intérêt de tous parce qu’ils vont créer de la richesse, des emplois, résorber le déficit et on va tous nager dans le bonheur. Çà c’est le discours « de gauche moderne » de Valls, Macron etc. Mais c’est de toute façon la politique que mène le PS depuis un bail. C’est la même que celle de l’UMP, c’est donc en fait une politique de droite.

    A l’opposé de cette vision bisounours, lorsqu’on est de gauche on pense que les intérêts des patrons et ceux de leurs salariés divergent et s’opposent, essentiellement sur la répartition bénéfices produits par le travail. Être de gauche c’est reconnaître l’existence de la lutte des classes. «la lutte des classes existe, nous l’avons gagnée» disait Warren Buffet qui était bien placé pour le savoir. Sa franchise devrait inspirer nos dirigeants.

    Ceci posé, il est assez facile de voir qui est à gauche et qui est à droite parmi les élus du PS. D’un coté il y a ceux qui soutiennent la politique du gouvernement, de l’autre ceux qui s’y opposent (sans parler de ceux qui s’abstiennent). C’est vite vu !

    Donc Mr Filoche quand on tient des discours « archaïques » anti Margerie et anti MEDEF il faut s’attendre à déranger au PS !

  31. Posted 16 novembre 2014 at 10:27 | Permalien

    un parti a une « nature de classe »
    en tant que tel le PS est de gauche, il émane du salariat
    l’UMP émane du patronat
    ensuite, le PS est pluraliste, pas monolithique

  32. gauchiste
    Posted 16 novembre 2014 at 13:28 | Permalien

    Mon jugement porte d’abord sur les élus du PS. Beaucoup soutiennent M Valls et sa politique « sociale libérale » comme on dit. C’est une politique qui pourrait être menée par l’UMP.
    Valls est clairement de droite par ses choix politiques, être membre du PS n’en fait pas un homme de gauche. Et ceux qui approuvent sa politique sont aussi de droite.

    le PS « émane du salariat » ? C’est vite dit, les élus du PS sont des salariés au moins en tant qu’élus, mais Macron, Fabius, Hollande, tous ceux de la promotion Voltaire et de la haute fonction publique n’ont rien à voir avec le salarié moyen, ils appartiennent plutôt à la petite bourgeoisie (il y a combien d’ouvriers à l »Assemblée déjà ?).

    Pour ce qui est des militants de base du PS, c’est autre chose. Et pour ce qui est des électeurs de gauche, ils se sont très majoritairement exprimés : ce gouvernement ne les représente pas.

    De plus ce serait absurde de prétendre qu’un salarié ou même un ouvrier est forcement à gauche. L’Histoire nous a montré que la réalité est bien plus complexe en la matière que certains a priori.

  33. Posted 16 novembre 2014 at 17:51 | Permalien

    le salariat est la base de la gauche
    à 73 % il a voté pour Hollande.
    il aspire au changement, nous nous apurons sur ces aspirations majoritaires pour contrer les choix inverses, droitiers, du gouvernement Valls

  34. Posted 16 novembre 2014 at 17:52 | Permalien

    si c’est vous qui le dites… encore faut il l’expliquer, car nous un salariat fort, et une gauche majoritaire à la base, dans le pays, alors pourquoi ?

  35. Posted 16 novembre 2014 at 17:53 | Permalien

    si je suis viré vous direz que j’échoue
    si je ne le suis pas vous direz que je suis une caution,
    de toutes façons…

  36. Gilbert Duroux
    Posted 16 novembre 2014 at 19:11 | Permalien

    Qu’est-ce que tu veux qu’on dise d’autre ? Dans tous les cas tu as échoué. Depuis le temps que tu dis que tu ancres à gauche le PS, il n’a jamais été aussi à droite. Mais tu es tellement cabochard que tu ne veux pas l’admettre en t’appuyant sur un postulat faux : la fameuse nature de classe du PS. Les partis, ça nait, ça vit et ça meurt. Tu refuses de voir que le PS est un astre mort. Il ne produit plus rien comme idées. Où sont les intellectuels du PS, les théoriciens, ceux qui ont une culture des idées ?

  37. Posted 16 novembre 2014 at 19:53 | Permalien

    Bonsoir à tous,
    Total soutien à notre camarade Gérard Filoche !
    Solidairement.

  38. Posted 17 novembre 2014 at 11:14 | Permalien

    intellectuels et théoriciens du PS, nous sommes nombreux, tres nombreux à la gauche socialiste !
    échouer ? la preuve du pudding c’est quand on le mange, on verra… en attendant personne ne fait mieux,
    le ps n’est pas mort, ca fait 50 ans que des gens comme toi radotent cela et sont obligés de voter pour contre la droite
    un astre mort ? ça envoie de la lumière pendant des millions d’années après…
    et puis la CFDT n’est pas « morte » et c’est le deuxiéme syndicat du pays
    même dans les calamiteuses européennes du 25 mai 2014, le PS est à 13, 6 % et le FdG, à 6,6 % et l’EELV à 8,8 %
    c’est vous qui êtes hors sol…
    vous vous êtes tellement « cabochard » que vous niez que le PS est la première force de gauche
    et si selon vous il n’ est pas de gauche, alors la gauche est hélas foutue avec lui…

  39. Anonyme
    Posted 17 novembre 2014 at 11:49 | Permalien

    Bonjour Filoche,

    j’ai fait campagne au bled tout le week-end et à l’unanimité tout le monde a dit :
    Filoche a raison. Quand il a raison, faut le dire.

    évidemment, c’est une très mauvaise nouvelle pour Henri Roselmac.

  40. Anonyme
    Posted 17 novembre 2014 at 12:02 | Permalien

    ah j’oubliais
    https://www.youtube.com/watch?v=VpVNAnV1LI4

  41. step
    Posted 17 novembre 2014 at 15:30 | Permalien

    A mon avis il ne vont pas vouloir faire pousser une tête supplémentaire au front de gauche si il vous viraient.
    « à l’intérieur (du gouvernement) il est ingérable, à l’extérieur ce serait pire ». Il m’est parvenu cette phrase au sujet de Montebourg à l’époque… OR ils l’ont viré.

    Audiard diraient que c’est à cela qu’on reconnait les cons, je dirais personnellement que quand on cherche son agenda politique et économique à l’étranger (ie bruxelles voir berlin) la démocratie est un formalisme dont la pratique est optionnelle. Tu es devenu un luxe superflu, il est donc possible que tu sautes.

    En tout cas si c’est le cas et qu’il y a AG au PS dans la foulée comme revendiqué, je regarderai avec intérêt si tu tentes un 18 brumaire à l’envers! Si vraiment il y a une occasion, de faire sauter la cocotte libérale, je ferai le coup de poing via une carte dédiée à ce vote, comme cela personne n’aura rien à regretter.

  42. gauchiste
    Posted 17 novembre 2014 at 16:12 | Permalien

    Le PS n’est pas mort, mais il participe à un jeu politique assez bien décrit par Noël Mamère :

    « Sa professionnalisation [la politique] à outrance a fusionné avec une industrialisation des médias et a fini par constituer une société de connivence et de la démesure, qui transforme le contenu de la politique en bouillie pour les chats dont le seul enjeu réel est la redistribution des places et dont la seule fonction est de savoir qui sera le meilleur fondé de pouvoir du capitalisme. » (De la dictature de l’audimat au règne de l’insignifiance, sur Rue 89)

    Un jeu politique qui a été sanctionné aux dernières élections. Les salariés ont sans doute voté PS en 2012, mais il ne leur a pas fallu longtemps pour changer d’avis. Prétendre aujourd’hui que le PS a le soutien des salariés n’est que propagande.

  43. gauchist
    Posted 17 novembre 2014 at 16:27 | Permalien

    L’affaire Jouyet, secretaire de l’Elysée pour Hollande après avoir été secrétaire d’état pour Sarko, montre crument la nature du pouvoir : PS ou UMP peu importe, la classe politique protège avant tout ses propres intérêts en défendant ceux des puissants.
    Et malgré l’enfumage permanent ça se voit de plus en plus.

  44. Gilbert Duroux
    Posted 17 novembre 2014 at 18:00 | Permalien

    GF : « même dans les calamiteuses européennes du 25 mai 2014, le PS est à 13, 6 % et le FdG, à 6,6 % et l’EELV à 8,8 % ».

    Avant, le PS avait la majorité à lui tout seul. Il n’est plus en situation d’hégémonie à gauche. C’est pourquoi il va s’allier bientôt, ou essayer, avec l’UDI. Personne à l’Assemblée n’a la volonté de faire tomber le gouvernement Valls, tu ne peux pas le nier.
    Ta seule possibilité pour gagner le congrès, c’est Martine Aubry, qui est elle aussi l’amie des patrons. Vous n’avez personne à gauche pour incarner une véritable alternative.
    On voit ce que deviennent ceux que vous soutenez. Montebourg qui fait une formation pour faire homme d’affaires. Je rigole (jaune parce que c’est pitoyable de faire prendre les vessies pour des lanternes comme vous le faites).
    Depuis le temps que tu claironnes que tu ancres le parti dit socialiste à gauche, il n’a jamais été aussi à droite. la réalité, c’est celle là !

  45. Anonyme
    Posted 17 novembre 2014 at 18:43 | Permalien

    Tu te prends un peu pour le shérif Arpaïo, Gilbert.
    Alors va jusqu’au bout de ta logique.
    Tu le fais ton goulag.
    Tu arrêtes d’en parler, tu le fais.

    http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/prison-en-arizona-un-goulag-made-in-usa-8519219.html

  46. Posted 18 novembre 2014 at 14:47 | Permalien

    Corbeil-Essonnes :

    quand le comptable suisse de Dassault livrait du cash

    Publié le 17.11.2014, 22h19 | Mise à jour : 23h56

    Serge Dassault (UMP) est soupçonné d’achats de vote dans sa ville de Corbeil-Essonnes. | (LP/Arnaud Journois.)

    Des millions sur des comptes et des coffres-forts au Liechtenstein, au Luxembourg ou en Suisse, des livreurs spécialisés qui remettent des liasses de billets emballées dans du papier journal, des sacs plastiques remplis d’euros déposés dans un coin du bureau de Serge Dassault, au rond-point des Champs-Elysées… C’est le récit digne d’un film qu’a livré Gérard Limat, le comptable suisse et ami de l’ex-maire de Corbeil-Essonnes (Essonne) aux policiers de l’Office anticorruption.

    Libération et France Inter ont eu accès aux procès verbaux et retracent l’itinéraire des 53 M€ en liquide que l’homme de confiance a transféré de 1995 à 2012 à l’avionneur, au gré de ses besoins en argent frais.

    Après sa garde à vue les 6 et 7 octobre dernier, Gérard Limat a été mis en examen pour «complicité de financement illégal de campagnes électorales et d’achat de votes» et «blanchiment» par les juges d’instruction Serge Tournaire et Guillaume Daïeff, chargés de l’enquête sur la corruption électorale présumée à Corbeil. Les juges s’intéressent aux élections municipales de 2008, 2009 et 2010.

    Sur la seule période de 2008 à 2012, Gérard Limat aurait livré 7,45 M€ en liquide à Serge Dassault. Pour éviter de passer la frontière avec des valises de billets, Gérard Limat faisait appel, selon les deux médias, aux services d’une société suisse Cofinor, qui était capable d’acheminer du cash dans toute l’Europe. De l’argent provenant de différentes tirelires basées au Liechtenstein et au Luxembourg était versés à Cofinor qui se chargeait ensuite de transporter les liasses en France.

    «Je n’ai jamais posé de questions»

    Les déclarations de Gérard Limat sur les modalités de livraison à Paris, retranscrites sur les PV, prêteraient presque à sourire. Il fixait un rendez-vous sur les Champs-Elysées, souvent devant l’hôtel Marriott, explique Yann Philippin, journaliste à Libération. «Le livreur de Cofinor le reconnaissait grâce à sa description («grand chauve à lunettes») et son nom de code («Romano»)», cite le journaliste.

    Le comptable raconte aux policiers ces livraisons un peu particulières : le coursier «me remet un sachet en plastique passe-partout (Carrefour, Dior, Fnac, etc.), lequel contient l’argent en numéraire entouré de papier journal. […] Il me disait seulement « Gérard », je lui disais « oui », il me remettait le sac et il partait, tout simplement. Je ne voyais jamais l’argent puisque j’allais directement au rond-point, je montais dans le bureau de Serge Dassault, je posais le sac dans un coin de son bureau et immédiatement, on parlait d’autre chose.»

    Gérard Limat assure qu’il ne connaissait pas l’usage des fonds : «Je n’ai jamais posé de questions, et Serge Dassault ne m’en a jamais rien dit.»

    Des virements sur des comptes algériens et tunisiens

    Le comptable «a également effectué pour 4,2 M€ de virements suspects, pour l’essentiel à des habitants de Corbeil, dont plusieurs acheteurs de voix présumés», selon Libération. Ces 4,2 M€ étaient versés depuis un compte ouvert chez Edmond de Rothschild Luxembourg sur des comptes algériens et tunisiens. «Officiellement, il s’agissait d’un soutien de Dassault à des projets humanitaires de ses ex-administrés dans leur pays d’origine», explique le quotidien.

    Le renforcement des règles et des lois anti-blanchiment ont finalement grippé le système.

    Placé en garde à vue les 19 et 20 février, Serge Dassault a été mis en examen par les juges d’instruction en avril dernier dans l’enquête sur les achats de votes présumés dans sa ville de Corbeil-Essonnes.
    LeParisien.fr

  47. Posted 18 novembre 2014 at 14:54 | Permalien

    Bravo pour la défense du Code du travail.
    Certains employeurs se plaignent de la mise en oeuvre et du coût de la loi sur la pénibilité – qui a été décalée – mais on ne parle pas du Document unique d’évaluation des risques professionnels !
    C’est le même sujet, me semble-t-il. La pénibilité est à inclure dans le document unique et les fiches d’exposition aux risques professionnels. Et voilà ! Il ne faut pas céder !
    Mais quel est l’état des lieux pour les documents uniques ?

    Amitiés socialistes
    JF M

  48. Posted 18 novembre 2014 at 14:55 | Permalien

    Cher Monsieur Filoche,

    A l’heure où il est question de vous traduire devant la Haute Autorité du Parti Socialiste, j’aimerais vous dire combien j’apprécie votre manière d’être, votre honnêteté intellectuelle, votre courage, toutes qualités qui font hélas de plus en plus défaut à l’ensemble de la classe politique actuelle. Bien qu’habitant la Belgique, je prends régulièrement connaissance de vos commentaires sur l’actualité. J’aime sentir votre volonté farouche de tenir compte du plus grand nombre, votre énergie toute tournée vers le développement de la collectivité, votre souci d’une véritable équité sociale, votre refus du verbe creux. Et puis, plus que tout, j’aime ce désintéressement, cette absence de calcul égoïste, ce refus de la chasse au pouvoir qui fait si cruellement défaut aux figures politiques de notre temps. Je pense que ce sont des gens comme vous, Cher Monsieur Filoche, enthousiastes et intègres, qu’il nous faut pour garder l’espoir en une vie meilleure. Ce sont des gens comme vous qu’il nous faut pour défendre les grandes idées du socialisme.
    J’ose espérer que le Parti Socialiste n’est pas encore tout à fait exsangue de bon sens et qu’il pourra s’offusquer, comme moi, du bâillon que l’on voudrait imposer à quelqu’un qui a simplement – sans la moindre hargne – dit la vérité.
    Espérons que le soutien que je veux vous apporter, joint à celui de milliers d’autres, puisse un jour comme le petit ruisseau faire de grandes rivières…
    Bien cordialement,

    Michèle B

  49. Posted 18 novembre 2014 at 14:58 | Permalien

    Chers amis,

    En juin prochain, le Parti socialiste se réunira en congrès afin de redéfinir son programme, sa pensée politique et ses instances dirigeantes

    C’est enfin l’occasion, pour l’ensemble des militants, de s’exprimer sur la politique menée au gouvernement depuis l’élection de François Hollande. Cette politique, qui s’est substantiellement écartée des promesses de campagne de 2012 n’a en effet jamais été entérinée par les socialistes.

    L’aile gauche du PS milite depuis des mois pour qu’il y ait un congrès de clarification. Le Parti socialiste soutient-il ou non la politique de l’offre, les subventions aux entreprises, la baisse des dépenses publiques, l’austérité salariale… ?

    C’est ce congrès qui décidera ou non de ce soutien. Mais il sera encore plus important, car il décidera aussi de la stratégie du Parti socialiste jusqu’en 2017 et décidera de la ligne politique dominante lors des investitures pour ceux qui se présenteront aux élections nationales, notamment les députés.

    Autant dire qu’une victoire de ceux qui contestent la politique actuelle obligerait le gouvernement à revoir entièrement sa politique. Elle contraindrait le gouvernement à négocier sérieusement avec l’Allemagne pour réformer profondément l’Union européenne. Elle changerait beaucoup de choses pour la gauche, pour la France et pour l’Union européenne.

    Pour participer à ce débat et, si j’ose dire, à ce combat, il ne suffit que d’une chose. Adhérer ou réadhérer d’ici jeudi. Oui jeudi 20 novembre. Après, il sera trop tard. Car seuls ceux qui sont adhérents depuis plus de six mois peuvent voter au Congrès.

    Adhérer c’est simple. Très simple. Cela coûte 20 euros. On peut le faire en ligne sur le lien suivant:
    https://www.parti-socialiste.fr/agissons-ensemble/adherez-au-ps

    N’hésitez pas à transférer ce message à toute personne qui souhaite s’impliquer et changer la politique.

    David

  50. Posted 18 novembre 2014 at 15:52 | Permalien

    Bonjour M. Filoche,

    J’ai appris dans l’article en ligne de L’Humanité ci-joint (http://www.humanite.fr/prudhommes-lopa-de-macron-et-rebsamen-sur-la-justice-sociale-557170) l’existence d’un pré-projet de loi relatif aux Conseils de Prud’hommes. Membre du Conseil National de République et Socialisme, je suis à l’initiative des mobilisations de mon parti contre la suppression des élections prud’homales.

    Suite à la lecture de cet article et du texte du pré-projet de loi que L’Humanité communique à ses lecteurs, j’ai rédigé l’article suivant :

    « Après avoir été adopté par le Sénat grâce à l’alliance objective entre le PS et la droite, le projet de loi autorisant le gouvernement à remplacer par ordonnance les élections prud’homales par une nomination des conseillers prud’hommes par les organisations syndicales au prorata de leur audience nationale mesurée arrive le 20 novembre en lecture à l’Assemblée Nationale. La Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale ayant adopté le texte voté par le Sénat sans y apporter de modification, il est à prévoir que l’examen de ce texte à l’Assemblée Nationale aboutisse à son adoption tel quel. Sans faire preuve d’un défaitisme injustifié, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que les élections prud’homales ont vécu.
    Ainsi, la première étape vers la suppression pure et simple des éléments de justice sociale en France s’apprête à être franchie.

    Cette nouvelle, déjà déplorable, se double d’une autre : le gouvernement semble décidé à ne pas attendre plus longtemps le franchissement d’une nouvelle étape dans la destruction de la justice sociale !
    En effet, comme le révèle L’Humanité, qui a eu accès au pré-projet de loi et le met à la disposition de ses lecteurs, un nouveau projet de loi est en préparation, qui attaque directement les prérogatives et les compétences des Conseils de Prud’hommes. Ce futur projet de loi prévoie rien moins que de déjudiciariser le plus possible le règlement des litiges liés au droit du travail. L’esprit en est clair et explicite : favoriser systématiquement la conclusion d’accords transactionnels entre employeur et salarié, afin que diminue le nombre de salariés allant en justice pour demander réparation des préjudices subis par le non respect du Code du travail. Plusieurs mécanismes favorisent cette logique dans le pré-projet de loi que L’Humanité s’est procurée.
    La transformation des bureaux de conciliation en bureaux de conciliation et d’orientation, qui s’accompagne d’une extension de leur capacité à établir le règlement des litiges – disposition qui ne se justifie pas par un manque de conciliation : les Conseils de Prud’hommes sont en effet, depuis plus de 30 ans, les juridictions de l’ordre judiciaire pour lesquelles le taux de conciliation est le plus élevé -, serait quasi anodine s’il n’y avait pas l’établissement en parallèle d’un barème « fixé par décret en fonction de l’ancienneté du salarié » des indemnités que le salarié peut obtenir en cas de condamnation de l’employeur. En effet, la mise en place d’un tel barème, outre qu’elle dénierait aux juges l’appréciation du préjudice subi, permettrait à des employeurs particulièrement cyniques de prévoir à l’avance ce qu’il leur en coûterait de ne pas respecter le Code du travail, et donc de prévoir la provision correspondante avant, par exemple, d’entreprendre des licenciements abusifs. Dès lors, les salariés n’auraient plus intérêt à préférer une action en justice à un accord transctionnel avec l’employeur, et en cas d’action déposée devant les Prud’hommes, à préférer un jugement à une conciliation.

    Ce projet poursuit l’agenda global d’une élimination pure et simple des Conseils de Prud’hommes. L’exigence de formation des conseillers prud’homaux sous peine de démission, qui sera à n’en pas douter présentée comme une mesure propre à améliorer l’efficacité des Conseils de Prud’hommes, remplace une obligation pour l’état d’en assurer l’organisation et le financement, et il est fort à craindre que le cadre de cette formation reprenne celui préconisé par le rapport Lacabarats de juillet dernier, qui est la principale inspiration du texte, à savoir une formation purement juridique confiée exclusivement à des magistrats professionnels, pouvant même faire l’objet d’une validation pour autoriser la prise de fonction, ceci au détriment des spécificités du droit du travail, dont les normes et principes généraux diffèrent des autres codes juridiques. Nul besoin d’être devin pour voir venir les objectifs en termes de rendement qui seraient retenus par le gouvernement pour juger de l’efficacité et donc de l’utilité des Conseils de Prud’hommes. Pourtant, rien n’est proposé pour mettre fin à la situation introduite en 2008 de l’addition des chefs de demande, qui fait que 80% des décisions des Conseils de Prud’hommes sont, structurellement, susceptibles d’appel.
    En organisant les conditions de la désertion des Conseils de Prud’hommes, en n’augmentant ni leur nombre de personnels ni leurs moyens alors qu’ils sont continuellement sous-dotés et qu’un quart d’entre eux ont été supprimés, en accroissant les contraintes de temps qui limitent leur capacité d’examen des demandes alors même que la durée des jugements est l’un des principaux repproches qui leur est fait, le gouvernement empêche structurellement que les Conseils de Prud’hommes puissent répondre aux exigences d’efficacité qu’il exige d’eux. Un bon moyen pour s’assurer d’un prétexte pour, par réformes successives, leur ôter leurs compétences, jusqu’à finir par les éliminer purement et simplement.

    Grâce au rapport Marshall de décembre 2013 et au rapport Lacabarats de juillet 2014, nous savons d’ores et déjà quel est l’objectif du gouvernement. Reste à déterminer quel sera le coup suivant porté aux Conseils de Prud’hommes :
    - s’agira-t-il de l’antienne de « l’échevinage », c’est-à-dire l’introduction de juges professionnels en leur sein ? Mettant ainsi fin au principe de juridictions paritaires, il préparerait la fusion future avec les Tribunaux d’Instance au nom de l’inutile redondance des juridictions civiles.
    - ou bien encore de la complexicitation de l’introduction des demandes ? En introduisant des subtilités et des contraintes nouvelles, elle permettrait de restreindre encore l’accès des salariés (à l’origine de plus de 99% des demandes) à la juridiction.
    - à moins qu’il s’agisse de la recomposition du Conseil Supérieur de la Prud’homie ? Désormais chargé d’édicter un code de déontologie dont le contenu sera encadré par décret, y introduire directement des hauts fonctionnaires et des magistrats professionnels serait un bon moyen de s’assurer que les spécificités du Code du Travail comme des Conseils de Prud’hommes soient des motifs à sanction voire à démission des conseillers prud’hommes.

    En tous les cas, le détricotage des Conseils de Prud’hommes se poursuit, et ce gouvernement semble décidé à prendre, dans cette oeuvre commune des gouvernements successifs depuis bientôt 15 ans, une part majeure. Ils sont pourtant essentiels pour permettre aux salariés de disposer d’une garantie de leurs droits. Ne laissons pas faire cela sans réagir ! Mobilisons-nous, avec nos syndicats, avec nos partis, interpellons nos députés et sénateurs, faisons connaître les intentions du gouvernement et leurs conséquences autour de nous ! »

    J’espère ne pas avoir commis quelque part de contre-sens quant au contenu du pré-projet de loi, ni en avoir oublié d’élément essentiel. Vous êtes-vous vous-même penché dessus ? Si oui, pensez-vous que mon analyse et mon interprétation en soient pertinentes ?

    Cordialement,

    Alexis Martinez,

    membre du Conseil National de République et Socialisme, militant République et Socialisme en Seine-et-Marne (77)
    Prud’hommes : l’OPA de Macron et Rebsamen sur la justice sociale

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