En dépit de quarante ans de polémiques intimes, hommage au militant Bensaïd, Jebracq, Ségur

C’est lui qui préférait la Ve internationale à la IVe, qui nous fit scissionner l’Unef, qui déclara que la social démocratie était définitivement morte en 1969, qui poussa aux syndicats rouges, qui refusa le front unique, qui se planta à 100 % pendant 2 ans sur la révolution portugaise, qui défendit même la préparation pratique de la lutte armée en France, qui refusait les « syndicats de soldats », qui commit l’énorme erreur politique et humaine de défendre une ligne de guérilla en Amérique latine, (notamment contre Jean-Pierre Beauvais qui nous a quitté aussi le 15 décembre dernier). C’est aussi Bensaid  qui s’écria « Alka-seltzer » lorsque le Mur de Berlin est tombé, qui osa dire « on construira d’autres murs », c’est lui qui m’interdisait de publier des livres, m’empêchait d’écrire dans Rouge ou Inprécor, qui a retiré toutes responsabilités à notre minorité, un sectaire manichéen qui nous a poussé dehors en faisant voter par le congrès LCR de juin 1994 que notre minorité était désormais placée « hors norme »…

Mais malgré toutes ces erreurs théoriques, historiques, politiques, en dépit de tout cela, justement à cause de tout cela, respect, respect, même une certaine empathie, j’ai souvenir de l’orateur à la voix du midi qui nous disait « l’histoire nous mord la nuque », je me souviens de la création, ensemble, de la JCR, puis de la LCR, puis des réunions du SU, et de toutes les batailles d’idées qu’on parvenait à lui imposer en bulletin intérieur, des nuits enfumées, des conférences interminables, des grands meetings des 100 ans de la Commune, du lancement du quotidien Rouge… Honneur à la bataille des idées. Ce n’est pas un « grand vide qui tombe sur notre époque », non, mais intimement, en nous, c’est un grand manque, un froid, presque un désespoir, oui…

Gérard Filoche

56 Commentaires

  1. Andréa
    Posted 13 janvier 2010 at 15:08 | Permalien

    Oh, il s’est pas trompé de beaucoup. La social-démocratie façon PS, elle est juste crevée un peu plus tard. Bensaïd, au moins, n’a pas passé sa vie à justifier la dérive à droite du PS, qui va le conduire à bientôt s’allier avec le MODEM

  2. GaucheToute
    Posted 13 janvier 2010 at 18:52 | Permalien

    Le PS est déjà allié avec le MoDem!!!
    Martine Aubry, la belle première, gouverne Lille avec le MoDem et la Communauté Urbaine avec le MoDem ET l’UMP!!!
    C’est dire si c’est se foutre des électeurs quand Aubry dit en gros « Ségolène jamais car elle veut s’allier avec le MoDem! »…

    Heureusement on va être sauvé par Monsieur Jospin, l’ex trostko!!! qui revient, encore et encore, pour qu’on le suplie peut être de se présenter en 2012… voire en 2017… si en 2012 Aubry fait encore élire Sarkozy comme en 2007!!!

  3. Posted 13 janvier 2010 at 21:56 | Permalien

    tiens revoilà le troll anti PS… au moins ce n’est pas surprenant à lire, c’est toujours la même rengaine

  4. Un jeune
    Posted 14 janvier 2010 at 0:22 | Permalien

    Désolé d’étaler mon ignorance mais mon jeune âge ne m’a pas permit de connaitre la chute du mur de berlin.
    Que signifie « Akaseltzer » ?
    De plus, que veux-tu dire quand tu cites Bensaid : « on construira d’autres murs » ? Qu’il pensait que le L’URSS stalinienne allait perdurer ? Qu’il faudra construire un « mur » vs la bourgeoisie ?

    merci

  5. Jean-Marc B
    Posted 14 janvier 2010 at 2:04 | Permalien

    (…) Quant à l’admiration, je la garde pour les rebelles anonymes et
    pour les héros ordinaires de la résistance à l’irrésistible (…) c’est la loyauté
    envers ces inconnus qui fait la grandeur de la politique ».

    Daniel
    Bensaïd, Eloge de la résistance à l’air du temps, Textuel, 1999,
    p.125-126.

  6. Posted 14 janvier 2010 at 11:37 | Permalien

    Un « hommage » fieleux , rancunier et condescendant (« même une certaine empathie » !) réduisant le militant et le philosophe révolutionnaire marxiste Daniel Bensaïd à la caricature de la moindre part de son histoire – celle d’un épisode gauchiste assumé. Cet « hommage » inopportun ne grandit pas son auteur qui n’est pas non plus exempt de dérives gauchistes ridicules du temps de son appartenance à la Ligue Communiste.
    Mais de lui, son heure dernière venue, nous ne nous souviendrons que de ses courageux combats pour la dignité et les droits des travailleurs.

  7. Posted 14 janvier 2010 at 12:23 | Permalien

    le plus grand hommage qu’on puisse rendre est celui de la bataille des idées, pas de l’encensement. Quiconque, dans notre camp, a fait montre de constance, de combativité, de détermination doit être considéré pour la force de ses combats, pas avec des phrases toutes faites. Pour qu’il y ait quarante ans de désaccords théoriques, politiques et pratiques, il faut qu’il y ait pensées ancrées, actions suivies, engagements sans retour. Il n’est, hélas, pas souvent commun de le comprendre. Peu perçoivent la densité de ce combat qui nous a opposé toute notre vie. Peu comprennent qu’alors, et à ce prix, le désespoir provoqué par la disparition est plus cruel, il ne peut s’exprimer par des banalités comme il en pleut dans les gazettes.

  8. Jean-Etienne
    Posted 14 janvier 2010 at 12:30 | Permalien

    D’accord avec Denis.
    Gérard Filoche règle ses comptes de manière bien peu élégante.
    Alors que je l’ai beaucoup admiré lorsque nous étions à la LCR, aujourd’hui, il me déçoit un peu plus.
    Le mieux qu’il puisse faire est de retirer son « hommage »

  9. Un jeune
    Posted 14 janvier 2010 at 13:53 | Permalien

    Gérard, tu ne m’as pas répondu…

    Je reposte :
    - – - – - – - – - -
    Désolé d’étaler mon ignorance mais mon jeune âge ne m’a pas permit de connaitre la chute du mur de berlin.
    Que signifie « Akaseltzer » ?
    De plus, que veux-tu dire quand tu cites Bensaid : « on construira d’autres murs » ? Qu’il pensait que le L’URSS stalinienne allait perdurer ? Qu’il faudra construire un « mur » vs la bourgeoisie ?
    - – - – - – - – - -

  10. Denis
    Posted 14 janvier 2010 at 14:19 | Permalien

    à Gérard Filoche :
    Ta (je me permets le tutoiement) réponse et ta conception de l’hommage appelleraient d’autres remarques de ma part, que je tairais par décence vu les circonstances. Toutefois, il me semble qu’entre « encensement » convenu, polémique malvenue et banalités nostalgiques il y a place pour une simple et sincère reconnaissance.
    Salut et Fraternité.

  11. Denis
    Posted 14 janvier 2010 at 14:40 | Permalien

    à « Un jeune »
    Salut,
    Bensaïd aurait dit : « Champagne et Akaseltzer ». « Champagne » pour la chute du stalinisme mais Ak. à cause du néolibéralisme triomphant à venir dans l’ex-bloc soviétique. Il s’en explique longuement sur : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1834 (à la minute 39′.30 » sur iTunes postcast).
    Pour la reconstruction de « murs » on ne peut l’interpréter que comme tu le fais. Moi je comprends cette remarque comme édification de murs idéologiques et politiques, de remparts contre le neolibéralisme triomphant. Il n’est pas trompé. Bensa avait le sens de la formule.

  12. Posted 14 janvier 2010 at 14:58 | Permalien

    à Denis
    Salut
    la meilleure reconnaissance pour Bensa c’est de lui rendre l’honneur de ses idées, pas de devenir obséquieux ou faux cul parce qu’il n’est plus là
    Tu n’imagines pas comme sa disparition me frappe,
    Mais justement hommage intime que je puisse lui faire, selon moi, c’est de débattre comme s’il était toujours vivant,
    C’est ma reconnaissance, à moi, et je suis sûrement un des seuls, intimement, qui soit fondé à réagir ainsi
    J’ai de longue date préparé une longue réponse à son livre “une longue impatience” qui comme tu le devines, m’a fort impatienté, je regrette de n’avoir pu la faire de son vivant, mais je la ferai, c’est ce qui fera qu’il ne disparaîtra pas
    Salut et aussi fraternité,
    Gérard Filoche

  13. Un jeune
    Posted 14 janvier 2010 at 16:08 | Permalien

    Merci pour ta réponse Denis.
    Mais que veux dire précisement « Akaseltzer » ? car je n’ai rien trouvé sur google et n’aime pas rester sans réponses.

    Sur la reconstruction d’autres murs, j’avoue ne pas comprendre ta critique envers Bensaid Gérard. Tu es contre la mise en place d’un cordon sanitaire envers la bourgeoisie ?
    Pourquoi écris-tu « qui osa dire « on construira d’autres murs » » ?

    merci

  14. Denis
    Posted 14 janvier 2010 at 16:35 | Permalien

    à « Un Jeune » (vraiment jeune et tant mieux !)
    Il s’agit en fait d’une célèbre et ancienne marque de médicament contre le mal de tête quand on a un peu trop bu de … champagne, par exemple (: http://www.vulgaris-medical.com/medicaments/alka-seltzer-917.html) . Comme Gérard Filoche j’ai fait la faute « Aka » au lieu de « Alka ». On n’est pas là pour faire la pub, non plus !
    Quant aux « murs », c’est vrai que l’allusion de Gérard Filoche est assez énigmatique.

  15. Un jeune
    Posted 14 janvier 2010 at 16:45 | Permalien

    encore merci Denis !

    Ne reste plus que l’explication de Gérard sur Bensaid et « on construira d’autres murs »

  16. Denis
    Posted 14 janvier 2010 at 17:02 | Permalien

    à « Un jeune »
    Peut-être une explication :
    http://www.filoche.net/2009/11/07/champagne-ou-alka-seltzer-la-chute-du-mur-de-berlin/
    Curieux que GF n’y ait pas fait allusion ici …
    Ciao

  17. Francis
    Posted 14 janvier 2010 at 18:45 | Permalien

    Que la disparition de Bensaïd le touche, je trouve cela bien: cela met en évidence la dimension humaine de GF. Un bol d’air frais!!!

    Il n’empêche, et si on veut être lucide, le parcours de Bensaïd illustre bien la faillite totale du trotskysme en France comme mouvement politique depuis plus de 70 ans.

    Faudrait peut être aussi en parler de cela.. même si ce n’est peut-être pas le moment.

  18. Denis
    Posted 14 janvier 2010 at 19:05 | Permalien

    Le parcours et l’œuvre de Bensaïd ne se réduisent de loin pas à une défense et illustration du trotskyme. Précisément il était de ceux, rares, qui auront su sortir d’un enfermement sectaire sans pour autant rallier le camp des libéraux plus ou moins sociaux ou inversement.

  19. Francis
    Posted 14 janvier 2010 at 19:17 | Permalien

    c’est quand même une faillite politique et intellectuelle sur toute la ligne…relisez bien ce que dit Filoche

  20. Christian Gourdet
    Posted 14 janvier 2010 at 20:21 | Permalien

    Daniel Bensaïd faisait partie de ceux qui pensaient que le parti communiste était « plus à gauche » que le parti socialiste. De ceux qui croyaient qu’il y avait un « mouvement communiste » mêlant étroitement les victimes et leurs bourreaux (trotskystes et staliniens). Il refusait toute forme de front unique. Il défendait, je m’en souviens, l’idée d’insurrections partielles dans le midi de la France (BI 31, je crois). Il est de ceux qui ont conduit la LCR et la IVe internationale dans l’impasse du gauchisme. Nous n’en étions pas moins du même côté de la barricade. Et il n’aurait sûrement pas aimé l’unanimisme des articles qui lui sont aujourd’hui consacrés. Voir l’Huma lui rendre hommage, ça me retourne les tripes !

  21. Posted 14 janvier 2010 at 20:42 | Permalien

    A Denis

    Non, non et non. Ca c’est la ré écriture ! Je me suis écrié Champagne ! Et il a répondu Alkaseltzer ! Pas les deux !

    Cela a été écrit et c’est vérifiable Bulletins Intérieurs en mains !

    Et comme au Congrès mondial à Rimini en 1991, devant 400 délégués de 40 pays, il s’est moqué du fait que j’avais dit « champagne, tequila, vodka, whisky etc. », comme tu dis, il avait le sens de la formule, j’ai cherché dans les valises des congressistes la réponse à travers les noms des médicaments en différentes langues : alkaseltzer, optalidon, aspegic,… et je ne sais plus en italien, en espagnol, etc
    Le clivage était voulu et net

    Ensuite, il était CONTRE la réunification allemande, il faisait de la révolution socialiste en RDA et en RFA un préalable à la réunification, c’était incroyable d’aveuglement, surtout apres avoir vu le Mur attaqué par les masses le 9 nov. comme TOUT LE SU, comme Mandel là-bas, comme Maïtan à Paris, comme tout le BP, et comme « Rosa » (demande-lui) qui, devant le BP et le SU réuni le 10 novembre au matin revenant ce matin là de RDA, m’avait agressé : “ – Mais Matti, la réunification, c’est un fantasme de français, là bas”
    et tout le BP approuve Bensa inclus bien sur.
    Et avec Mathieu on était minoritaires, Bensa Ségur a dit “on construira d’autres murs” et ce n’était pas idéologique…
    Il y a 25 à 30 témoins, j’ai écrit cela en BI, en articles, en livre sans JAMAIS ETRE CONTREDIT PAR BENSAID ET POUR CAUSE….
    Mais Bensa qui était un acharné rancunier eut la malhonnêteté de conclure un “Que sais-je ?” sur le trotskysme en m’insultant en une ligne, sans raison ni motif, voire en dernière page
    Lis, lis, avant de te prononcer comme tu le fais
    mai 68 histoire sans fin,

  22. Posted 15 janvier 2010 at 0:31 | Permalien

    Entièrement d’accord avec cet hommage, G. Filoche, et toujours sur les mêmes positions qu’alors…les vôtres…mais que faites-vous tous au PS? C’est la question que je me pose sur tous mes anciens petits camarades…mystère…Vous devez vous ennuyer…qu’y a-t-il à croûter ou à gagner dans tout ça?
    J’étais également en opposition avec les positions de la tendance majo de Bensaïd à l’époque, qui faisait tomber dans le gauchisme guérillériste ou qui confinait l’organisation à être le flanc garde du PC (stalinien…a-t-il changé d’ailleurs de nature? non, toujours aussi réformard, mais oui, changé de force de « frappe », il ne fait plus que 2% de score aux élections). La LCR a hérité de tous les vieux militants dégoûtés du PC. Elle joue aujourd’hui le même rôle.
    Il y a donc une véritable faillite de la direction de la quatrième internationale, toutes tendances confondues, les sectaires et les autres. L’avenir est donc à inventer, un nouveau parti à construire…
    Mais c’est vrai que nous étions malgré tout du même côté de la barrière avec Bensaïd, sans contestation possible…et que c’est triste de voir partir un homme qui combattait contre la bourgeoisie et le capitalisme, même s’il se trompait.

  23. Denis
    Posted 15 janvier 2010 at 1:19 | Permalien

    à G. Filoche

    Pathétique ! On parle d’un homme (à qui tu prétends rendre hommage) dont je salue la mémoire pour sa part de lumière, et tu nous brandis hystériquement d’énigmatiques et confidentiels grimoires « intérieurs », évoques de sanglantes séances d’obscur congrès trotskiste , après avoir pris la peine de publier mon adresse IP mais pas celle de me lire attentivement.
    « Batailles d’idées » – sic (« Je me suis écrié Champagne ! Et il a répondu Alkaseltzer ! Pas les deux ! » re-sic), mais méthodes hadopistes. Quelle misère !

  24. Andréa
    Posted 15 janvier 2010 at 1:19 | Permalien

    Alors que le NPA participe dans 6 ou 7 régions (on peut regretter que ce ne soit pas le cas partout) à des alliances unitaires avec la gauche du PS, devinez avec qui le PS va s’allier ?
    Alors, même s’il est marqué par des dérives gauchistes, la fin de parcours de Bensaïd est autrement plus glorieuse que celle de celui qui, prétendant « ancrer le PS à gauche », a fini par avaler l’alliance avec le MODEM, qu’il jugeait pourtant comme plus à droite que l’UMP.

  25. bruno
    Posted 15 janvier 2010 at 10:27 | Permalien

    Et Filoche, Matti, Roger? Quel bilan?

    C’est lui qui, ancien comparse au PS de Julien Dray, le grand dirigeant des travailleurs collectionneur de montres , ami décomplexé de Sarkozy, c’est lui aussi qui cherche vainement à nous convaincre, depuis 15 ans, que le PS a encore à voir avec Jaurès, la résistance sociale, l’espoir d’un autre monde, c’est encore lui qui nous appelle à soutenir Aubry et Hamon pour donner un sens à nos colère… Un seul Alkasetzer ne suffira pas à soulager nos estomacs.

    Au final, en effet, le bilan de Bensaïd ne se compare pas avec celui de Filoche. Bensaïd était un militant indéflectible, un intellectuel brillant et un homme fraternel et chaleureux. Je ne veux garder de celui de Filoche que celui des combats contre la droite, si percutant, qui n’a rien à voir avec celui qui agite de façon hystérique de vieux débats mal digérés. Je préfère le premier au second!

  26. Posted 15 janvier 2010 at 10:57 | Permalien

    à Bruno Marchal

    Les “vieux” débats te font du mal ? Je sens bien combien ils font mal puisque maintenant beaucoup font semblant de les ignorer, essaient de les refuser ou de les discréditer, en jouant sur l’ignorance, c’est toujours comme ça qu’on gomme l’histoire, qu’on l’atrophie, qu’on empêche les jeunes de la comprendre vraiment. Mais vous n’y arriverez pas, ces débats sont toujours là, ineffaçables et fondamentaux, et les erreurs politiques de la LCR en 40 ans aussi, et encore celles du NPA.
    Tu fais de la diversion, là, dans tes petites phrases, sur le fond, car année après année, tous les débats de 1970 à 1994, sur la nature du PS, du PCF, sur l’Unef, le front unique, les mots d’ordre de gouvernement, le syndicalisme, la guérilla en AL, et tous les aspects du travail de masse ici, la réunification allemande, la chute du mur, l’importance des questions démocratiques, la “mise hors norme” de 20 % de l’organisation en 1994, et encore dix autres sujets au moins, TOUS sont nécessaires, ils ne sont ni “vieux”, ni “mal digérés”, trop facile, ils sont nécessaires, éducatifs, incontournables pour toute l’avant garde de la jeunesse à venir,
    Toi tu couvres la méséducation, le gauchisme, l’approximation, les milliers de militants découragés parce qu’ils croyaient que si “l’histoire nous mordait la nuque”, on n’aurait pas le temps de construire un parti… S’il y a eu une “fenêtre” pour construire un parti c’était après mai 68 : raté par gauchisme. Pourquoi voudrais-tu que je ne rappelle pas tout ça, puisque moi, je le crois essentiel, je fais de la théorie ET de la politique, je ne me contente pas d’une phrase lapidaire à la fin d’un “Que sais-je ?”

    Ma façon de respecter Bensa, c’est de le prendre au sérieux. Je suis profondément affecté par sa disparition, elle concerne toute une part de ma vie, mais vivre c’est lutter ce n’est pas encenser. J’ai écris un livre entier, “mai 68 histoire sans fin”, précis, détaillé, argumenté, resté sans réponse, je l’ai écris avec chaleur, énergie, fraternité comme tu dirais, mais je l’ai écris, et c’est un défi à toutes les bêtises que j’ai entendu et subi dans la LCR et que tu reprends, là, à 100 %. Il est resté sans réponse. Trop facile, hypocrite et médiocre de renier la bataille d’idées qui a partagé des dizaines de milliers de militants, d’esquiver en disant que c’est vieux, ou obscur, ou hystérique, ou mal digérés. GF

  27. Posted 15 janvier 2010 at 11:01 | Permalien

    A Denis

    toute ton ignorance est dans l’utilisation du mot « grimoire ».
    Tu n’as pas idée des dizaines de milliers de militants dont le sort a été déterminé par ce que tu appelles des “grimoires” obscurs
    Et les congrès étaient d’un niveau que tu ne peux soupconner.

  28. Posted 15 janvier 2010 at 11:34 | Permalien

    ALKA SELTZER
    il l’a pas bien écrit

    mais le sens de cette formule c’est que nous buvions nous du Champagne pour fêter la chute du mur de Berlin
    car nous étions plus pour la réunification inconditionnelle de l’Allemagne qui serait le signal de bien plus vaste mouvement
    les états staliniens se sont effondrés, mais le stalinisme et ses dégâts ne sont pas morts et disparus avec.
    La politique ayant horreur du vide, le capitalisme l’emporte momentanément face à la démocratie et au socialisme
    J’ai eu bien des désaccords avec Bensa, mais je l’ai toujours vu comme quelqu’un de notre camp, celui des travailleurs et salariés
    Le problème c’est qu’il ne montrait pas toujours la bonne direction. Mais il reconnaissait le droit à l’erreur. alors comme Gérard je dis respect et salut avec le poing levé.
    Et j’ai une pensée pour Sophie.

    Jacques Girma

  29. Barot
    Posted 15 janvier 2010 at 22:57 | Permalien

    Halte au feu…Je suis médecin généraliste dans un quartier sensible et j’ai vu aujourd’hui une patiente qui est venue me voir, la, rage au cœur, avec une fiche des ASSEDIC de 19,63 pour le mois. Elle sort d’un foyer de femme battue et travaille comme auxiliaire de vie pour 200 euros par mois…Elle va arrêter son travail car elle me dit ne pas manger et vomir tellement son boulot est difficile. Le RSA….
    Je vois cela tout les jours et le soir quand je rentre chez moi, ce n’est pas champagne mais bière !!!

    J’ai connu Bensaid et Filoche a peu prés au même moment…Tout deux étaient des dirigeants de la Lcr.

    J’ai connu Daniel lors du premier camps international de jeunes de la IV internationale… C’était un formidable organisateur. Je l’ai vu, déjà malade, lors de l’enterrement de Mandel…tout cela est triste…Mais la vie continue…Et il n’est pas besoin de mettre des distances pour savoir que tout nous relie et que les prolétaires n’ont pas de pas patrie. Assez de sectarisme, cessez le feu, unissons nous !

    Frank Barot

  30. Gérard Filoche
    Posted 16 janvier 2010 at 11:26 | Permalien

    betina D

    Merci pour ta réponse Gérard Filoche, je me garderais bien d’être insultante avec toi, je garde beaucoup de respect pour ton courage et ta ténacité dans le combat.
    Je me pose juste des questions réelles…Troski, au PS? Oui, peut-être…en tout cas, je suis persuadée que lorsqu’on est resté fidèle à ses idées, on travaille dans le même sens, qu’on soit au PS ou ailleurs. Etant maintenant prof agrégée de lettres, j’ai choisi d’écrire des romans, des textes, etc. et je nourris tous les jours ou à peu près mon blog….sous pseudo bien sûr…

    Quand nous étions à la LCR, nous avons milité avec Berto à Mâcon (pour lui), Lyon et Dijon (pour nous deux) , nous connaissions bien Griot, et sommes passés à la LCI…puis l’OCI
    Bref, l’histoire est longue mais la période assez courte finalement et nous sommes partis assez vite, vers 82…
    Voilà
    Cordiales salutations
    Bétina D.

  31. Vincent
    Posted 16 janvier 2010 at 16:44 | Permalien

    Ni champagne, ni alka setzer…..On évacue toujours les vraies questions.

    Ouvrez les yeux!!!!!

    Vous refusez tous de voir les conséquences réelles de la fin de l’URSS qui signifie ni plus ni moins que la remise en cause de l’idée du socialisme comme réponse et pas seulement en Europe. Tout le monde trinque! les PC les premiers bien sur mais ils ne sont pas les seuls: les trotskystes, l’extrême gauche et même la social démocratie qui, cette fois, ne s’en relèvera pas.

    Les gens ne suivent plus… c’est pas la peine d’avoir de bonnes idées si les travailleurs d’en détournent

    C’est une nouvelle perspective historique avec le risque d’émergences de nouvelles forces reactionnaires.. d’ou la nécessité de bien réfléchir a ce qu’il va falloir proposer

    Mais ce débat gêne… personne ne veut en parler

  32. Paco
    Posted 17 janvier 2010 at 19:47 | Permalien

    A l’immense tristesse que constitue le décès de Bensa s’ajoute la petite tristesse de lire GF.
    Désolé Gérard, mais ton « hommage » est désolant…
    A te lire Daniel n’aurait été qu’un gauchiste irresponsable dont la vie politique n’aurait été qu’une succession d’erreurs.
    A ce compte autant ne faire aucun « hommage » ne serait-ce que par respect pour les milliers de militants du monde entier et de tout le mouvement révolutionnaire et ouvrier qui rendent hommage à Daniel parce qu’ils considèrent que ce fut un révolutionnaire internationaliste exemplaire et un théoricien qui fit face en marxiste à la déferlante idéologique libérale tout en refusant toutes formes dogmatiques de celui-ci.
    Ton hommage de quelques lignes mériterait des dizaines de pages de réponse pour contrecarrer cette caricature…
    Pas le temps, pas envie vu les circonstances…
    Comment célébrer la façon dont la ligue célébra le 100éme anniversaire de la Commune en oubliant… Que ce fut Daniel qui pris la parole à Jussieu…
    Comment oublier le Roger du BI 30 (si j’ai bonne mémoire pour le n°) qui expliquait que l’objectif était de gagner les « cadres organisateurs de la classe » donc du seul PCF…
    Comment oublier que pendant toute une période, toi et ton courant avaient fait parti de la majo.
    Comment oublier tes derniers textes lyriques sur la 4, quelques semaines avant ton départ de la ligue… pour déclarer quelques semaines après à Dray et son courant dans le PS qu’en aucun cas tu ne faisais parti d’une tendance de la 4 voulant faire de l’entrisme dans le PS (ce que l’histoire a confirmé).
    Bref pour toi, la 4 est morte le jour où tu l’as quittée…
    Trotsky serait mort de rire ou de colère…
    Voilà ce que j’avais a te dire…
    Avec respect pour ton combat contre la droite et le MEDEF, en total désaccord avec l’idée que le PS serait « redressable », et avec honte pour l »hommage » que tu as commis.
    Salutations révolutionnaires.
    Paco
    LCR de 73 à son auto-dissolution, NPA aujourd’hui.

  33. Posted 17 janvier 2010 at 23:43 | Permalien

    Cher Jean Dugas que je ne connais pas
    Le ton de tes phrases me fatigue, je n’ai aucune indulgence à te lire, tout comme ceux qui n’ont pas pris le temps de réfléchir, de prendre du recul et qui répètent les mêmes bêtises, excuse moi..
    Moi, j’ai pris la peine en 1998 ré é dité en 2008, d’écrire un livre politique de bilan de 500 p, détaillé, argumenté, précis, la seule histoire de la LCR, en fait, “Mai 68 histoire sans fin” auquel nul n’a répondu, lis le donc
    Et c’est moi qui ait eu honte devant le contenu travesti d’ “Une longue impatience” et, par exemple, l’accusation médiocre de la fin du “Que sais-je ?”
    alors je ne vais pas te répéter tout le livre pour répondre à tes quelques phrases bâclées, des “clichés” de “majos” de l’époque
    La mort de Bensaid m’a touché profondément, parce qu’il a constitué, sans le savoir, une partie de ma vie, de mes réflexions, un camarade autant qu’un vis à vis, un adversaire mais aussi un militant, un opiniâtre comme je les aime, j’ai été bouleversé d’apprendre son décès, je le suis encore, intimement
    Mais je ne vais pas céder à vos injonctions post mortem : oui l’essentiel de la pensée de Bensaid était gauchiste et sommaire, oui, par une succession d’erreurs, il a conduit la LCR, pendant quarante ans à gaspiller des milliers de militants – sans même parler de la guérilla mortifère en Amérique latine, et le reste, le refus du front unique, la chute du mur de Berlin, etc…
    Le reste dans mai 68 histoire sans fin
    GF

    Le 17/01/10 18:47, « Paco » a écrit :

    > Nouveau commentaire sur votre article n°1181 « En dépit de quarante ans de
    > polémiques intimes, hommage au militant Bensaïd, Jebracq, Ségur »
    > Auteur : Paco
    > E-mail : jeandugas@wanadoo.fr

    > Désolé Gérard, mais ton « hommage » est désolant…
    > A te lire Daniel n’aurait été qu’un gauchiste irresponsable dont la vie
    > politique n’aurait été qu’une succession d’erreurs.
    > A ce compte autant ne faire aucun « hommage » ne serait-ce que par respect pour
    > les milliers de militants du monde entier et de tout le mouvement
    > révolutionnaire et ouvrier qui rendent hommage à Daniel parce qu’ils
    > considèrent que ce fut un révolutionnaire internationaliste exemplaire et un
    > théoricien qui fit face en marxiste à la déferlante idéologique libérale tout
    > en refusant toutes formes dogmatiques de celui-ci.
    > Ton hommage de quelques lignes mériterait des dizaines de pages de réponse
    > pour contrecarrer cette caricature…

    Les dizaines de pages, cher suiviste majo, je les ai ecrites d’abord dans les BI puis dans un livre “mai 68 histoire sans fin”

    > Pas le temps, pas envie vu les circonstances…
    > Comment célébrer la façon dont la ligue célébra le 100éme anniversaire de la
    > Commune en oubliant… Que ce fut Daniel qui pris la parole à Jussieu…
    > Comment oublier le Roger du BI 30 (si j’ai bonne mémoire pour le n°) qui
    > expliquait que l’objectif était de gagner les « cadres organisateurs de la
    > classe » donc du seul PCF…

    Bétise majo de l’époque contre le BI 33 (le BI 30 c’était celui ou Bensaid pronai la guerilla en France avec des conséquences pratiques

    > Comment oublier que pendant toute une période, toi et ton courant avaient fait
    > parti de la majo.

    Tu parles, depuis 1970 et la scission stupide de l’UNEF, j’étais minoritaire

    > Comment oublier tes derniers textes lyriques sur la 4, quelques semaines avant
    > ton départ de la ligue… pour déclarer quelques semaines après à Dray et son
    > courant dans le PS qu’en aucun cas tu ne faisais parti d’une tendance de la 4
    > voulant faire de l’entrisme dans le PS (ce que l’histoire a confirmé).

    Tout faux : c’est encore des accusations malhonnêtes de majo qui n’ont rien lu ou rien voulu savoir et qui ont menti…

    > Bref pour toi, la 4 est morte le jour où tu l’as quittée…

    Par contre elle a déclinée jusqu’à ne plus quasiment exister à cause du gauchisme suivi et le NPA l’a quittée

    > Trotsky serait mort de rire ou de colère…

    Laisse Trotski, le NPA l’a abandonné avec l’aval de Bensaid

    > Voilà ce que j’avais a te dire…
    > Avec respect pour ton combat contre la droite et le MEDEF, en total désaccord
    > avec l’idée que le PS serait « redressable », et avec honte pour l »hommage » que
    > tu as commis.

    Tu as le droit de ne pas partager notre combat mais, à nos yeux, il est en pleine continuité de ce qu’ont décidé les 150 “mis hors normes” par Bensaid au congrès de juin 1994
    Quant à ta “honte” bois-là, moi je n’ai pas insulté la personne de Bensaid, en tant qu’individu comme tu oses le faire contre moi,
    Par contre, oui, je le dis, la ligne de Bensaid était gauchiste, souvent sectaire, ses idées sont en général sommaires derrière une façade philosophique qui ne m’a jamais ému (et ma formation universitaire est celle d’un philosophe…) excepté le dernier Marx (avec Charb) en effet plus ouvert que sa pratique
    Et c’est bien lui qui nous a poussé hors de la Quat et de la SFQI
    Avec les salutations trotskistes de Matti, jcr pci, lc lcr, de 1965 à 1994, D&S depuis

    > Salutations révolutionnaires.
    > Paco
    > LCR de 73 à son auto-dissolution, NPA aujourd’hui.
    >

  34. charles
    Posted 18 janvier 2010 at 18:36 | Permalien

    y a pas a mourir…c’est logique….c’est l’histoire du socialisme français…y a mème eu pire..avec guy mollet

  35. TOUTON JEAN LOUIS
    Posted 19 janvier 2010 at 13:52 | Permalien

    LE PSEUDO HOMMAGE à dANIEL EST odieux. Il y a une telle haine dans ce message de vautour de filoche. J’étais aux jcr dans la tendance de filoche au moment de la scission des jcr, je suis resté à la LCR, en ayant à certains moment même dans la majo de la ligue une certaine idée d’un matisme qui ne disait pas que des conneries notamment par rapport à sa vision du mouvement de masse etc….Je n’étais pas mattiste, j ‘avais été proche de cetains jcr de sa tendance, j’ai assité au concret de scission et franchement je suis content quand j’etends ce que tu affirmes ici comme un vautour de ne pas avoir suivi ton courant. J’ai du respect pour tes combats comme inspecteur du travail mais je suis aterré par ce qui se révèle être une pure révision de la réalité. Détestable..voire déguelasse, plein de haine

  36. jac
    Posted 19 janvier 2010 at 14:17 | Permalien

    Ces échanges sont glaçants.
    Pourquoi aussi peu d’humanisme dans nombre de ces propos de « révolutionnaires » ?

  37. Andréa
    Posted 19 janvier 2010 at 22:16 | Permalien

    Filoche : « Avec les salutations trotskistes de Matti, jcr pci, lc lcr, de 1965 à 1994, D&S depuis »

    Ah bon ? Il y a Matti d’un côté et Filoche de l’autre ? On est en pleine schizo, comme Jospin qui savait pas où il habitait. On a honte, ce soir, de se revendiquer PS ?

  38. Paco
    Posted 20 janvier 2010 at 1:37 | Permalien

    Tes méthodes sont inacceptables et répugnantes.
    Ton site indique que les adresses mails ne seront pas publiées et l’une des miennes est répandue sur tout le net…
    Donc bye bye…
    Va conclure tes contributions au PS par « salutations trotskystes »
    Paco

  39. Posted 20 janvier 2010 at 9:53 | Permalien

    Précisons aux lecteurs que nous laissons les commentaires de ce blog libres autant que se peut, mais qu’un même troll sous des pseudonymes divers (abusifs, pas drôles), s’acharne à y diffuser des insultes tout comme il le faisait auparavant sur le site D&S (nous avons du, car c’était devenu envahissant, le modérer a priori, espérons ne pas être obligés de le faire ici).
    Ci dessus, « Touton jean-Louis », fait un peu comme dans « Le Corbeau » de Clouzot, ce sont les plus orduriers qui dénoncent les autres…
    Je redis le choc intime qu’est pour moi la disparition de Bensaïd, mais l’absence d’hypocrisie est pour moi une marque de respect, et pas plus que de son vivant, on ne me fera taire sur le fond politique des divergences qui nous ont séparé, gravement, pendant 40 ans.
    C’est quand même lui qui a fait voter le congrès de la LCR pour nous exclure, non ?

  40. Posted 21 janvier 2010 at 20:13 | Permalien

    J’ai souffert, quand nous étions minoritaires à la LCR de campagnes de calomnies permanentes sur ma personne dont le but était de dévaluer les idées politiques que je défendais alors…
    Elles étaient largement diffusées dans et par la « majo »…Krivine-Bensaïd. C’est le prix à payer quand on n’est pas « dans le moule » : tout minoritaire est potentiellement « un type très désagréable sur le plan humain ».
    Mais cela ne m’a jamais fait plier, trente ans durant. Ca ne sera pas davantage le cas aujourd’hui.
    D’autres en ont été victimes et ont cédé, ils sont partis et ont cessé de se battre pour ce à quoi ils croyaient.
    Je me rappelle encore comment Jean-Pierre Beauvais (Riel), disparu le 15 décembre dernier, avait été littéralement abattu, politiquement, par Ségur, parce qu’il exprimait ses doutes sur la fameuse « stratégie de guérilla » en Amérique latine : pourtant Jean Pierre avait mille fois raison (lire « Une lente impatience » pour comprendre et « Mai 68 histoire sans fin » : c’était très grave comme divergence, la vie de dizaines voire de centaines de militants en a dépendu).
    Je me rappelle les mesquineries subies, les ricanements, les insultes, (comme ce KY que j’ai rayé tellement ses propos étaient insultants) les barrages à l’expression, et même à la fin une agression physique en plein comité central… Les attaques de Daniel Bensaid contre nous, ne relèvent pas d’un « billet », il y en a, hélas, 2000 pages de bulletins intérieurs à disposition pour les chercheurs de vérité. Et aussi le compte rendu du congrès de juin 1994 où il nous a exclu…

    J’ai pourtant rédigé l’histoire de la LCR sereinement, en 500 pages en 1998, republiées en 2008. Ce livre a eu un grand succès. Il était plus argumenté que la dernière page du « Que sais-je ? » sur le trotskysme signé DB.

    Mais à lire ce « KY » et un ou deux autres ci dessus anonymes, comme les autres, venir ici m’insulter, « beurk » et d’autres épithètes (personnels, pas politiques, mais PERSONNELS !) je replonge dans cette même atmosphère, des épigones, ils n’ont rien appris, et répètent inlassablement, avec la même routine, 20, 30 et 40 ans après, les mêmes mots, les mêmes erreurs flagrantes de la LCR et de ses principaux dirigeants, c’est ça les amis qui viennent me donner des leçons d’humanité ?

    On m’a dit, mais je ne suis pas abonné à Médiapart, que quelqu’un d’autre publiquement, s’en était pris à la partie politique de mon billet, la qualifiant de commentaire « petit-petit » …et affirmant que cela correspond à l’image de ma modeste personne que donnerait les photos que ma fille Emma a mis sur Facebook ! Décidément !

    Deux phrases de fond :

    1°) bien sur, qu’il y a eu un « Vent d’est » qui a mis bas tout l’appareil stalinien, de Prague à Moscou, de Gdansk à Bucarest, c’est le peuple qui l’a détruit et qui s’est, comme cela arrive, hélas trop souvent dans l’histoire, fait voler sa victoire. Bien sur que c’était une victoire pour l’humanité entière et que l’impérialisme était nu, après que la béquille stalinienne dont il se servait, soit tombée. Champagne !

    2°) ensuite je n’ai à rougir d’aucune des positions, globalement actualisées mais inchangées dans tout le parcours que mes amis de D&S et moi avons suivi. Qu’est ce que c’est que cette attaque imbécile contre nous sur les retraites ? Contre nous ?

    Enfin, je le redis, c’était ma façon d’exprimer ma douleur que de faire un hommage honnête, rappelant tous ces débats – que je crois sérieux et profonds qui ont marqué toute notre vie, toute ma vie – lorsque Ségur est disparu. Question de dignité, d’authenticité, de respect. Et comme m’a dit quelqu’un que je ne peux citer mais qui m’a touché profondément : « à l’heure où les éloges au mauvais miel dégoulinant profusent cela m’a fait du bien, l’absence d’hypocrisie est une marque de respect à laquelle ont rarement droit les morts ».
    Gérard Filoche

  41. Denis
    Posted 21 janvier 2010 at 22:45 | Permalien

    C’est parfaitement ton droit que de critiquer Bensaïd pour ce que tu penses avoir été ses méthodes, ses agissements à ton égard, ses « erreurs théoriques » et de l’écrire dans ton blog au risque, apparemment mal assumé par toi-même, de te voir critiqué en retour. Personne ne peut t’en vouloir de ne pas regretter Daniel Bensaïd.
    Le problème c’est que ce faisant tu prétends lui rendre hommage. En effet, dans ton texte, après nous avoir fait part de tes reproches d’ordres divers à son encontre (politiques, théoriques, personnels, anecdotiques), tu avoues que tu lui rends « hommage » pour ses défauts que tu dénonces vertement, ce qui est pour le moins paradoxal ou qui demande l’intervention d’un psy pour décrypter cet implicite, puis tu visites nostalgiquement ton passé auquel il fut associé, en saluant au passage son accent toulousain, et tu conclus par un ban vibrant à la bataille d’idées. Et cela dans l’actualité même de sa disparition. Mais tu n’as rien dit de positivement significatif de son action, son œuvre, sa personne, sa vie. Tu en parles comme d’un ennemi personnel.
    Fièrement tu te flattes de tenir des propos polémiques en guise d’hommage au nom d’on ne sait quel purisme. Un hommage, comme la politesse, est pure convention. Ou on a matière à et envie de ou pas. Dans ce dernier cas le silence est la meilleure marque si ce n’est de respect de la mémoire de l’autre du moins de décence pour soi-même.
    Voilà pourquoi ton texte m’a choqué en ce qui concerne Bensa et profondément déçu de ta part. Tu nous as renvoyé à ces années de pratiques sectaires, gauchistes et infantiles, époque de votre (notre) histoire politique la moins glorieuse mais qu’à mon sens Bensa avait amplement et admirablement transcendée.

  42. Posted 21 janvier 2010 at 23:20 | Permalien

    Il n’avait rien transcendé du tout à ma connaissance…
    mais visiblement il y a une dimension de quarante ans de nos vies qui t’échappe et qui a fait que j’ai été douleureusement frappé à l’annonce de sa disparition. Au stade de nos désaccords, de milliers d’idées et de pages échangées, il n’y a pas d’ennemi « personnel »… C’est un non-sens, ça n’existe en aucun cas pour moi, en tout cas, pas dans notre camp. J’ai une conception très unitaire de la gauche. Mais la bataille d’idées est essentielle, et par exemple, je regrette amèrement de n’avoir pas répondu à « Une lente impatience » de son vivant, comme je l’avais projeté.
    Tu dérapes, tu n’es pas qualifié pour décider de la forme qu’un hommage peut prendre, tu n’as pas à m’imposer « silence » au nom de la conception qui en est la tienne…
    Quand à juger des « années de pratique sectaires, gauchistes et infantiles », merci, mais je me suis opposé de toutes mes forces à tout cela, et je déplore de n’avoir pas changé le cours des choses…

  43. Denis
    Posted 22 janvier 2010 at 16:57 | Permalien

    Pour en finir :
    http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/hommage
    ou
    http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?requete=hommage&submit=Rechercher
    Ça en fait des « dérapages » !

  44. ARBRE
    Posted 23 janvier 2010 at 1:19 | Permalien

    Bonjour à Tous,

    Daniel Bensaid est mort, nous sommes toutes et tous tristes, mélancoliques, chacun, chacune avec ses raisons, ses souvenirs, ses émotions. Tenter de résister à la barbarie est sans doute notre fil commun, même si la couleur diffère…
    Les échanges çi-dessus m’effraient, dans le sens que le capitalisme a gagné une part disponible des cerveaux des révolutionnaires! En effet, telles les émissions télévisuelles de tf1, il faut se plier à des hommages dégoulinants de guimauve, sans aspirités, étalage de chagrin conscensuel… Alors que le meilleur hommage à rendre à un militant, à un intellectuel est de poursuivre les débats, de tordre, de distordre les idées, d’analyser les faits politiques qui ponctuent notre/nos histoire/s. D’autant qu’à ce jour, qui peut prétendre avoir le label du vrai révolutionnaire?Mais que se passent-ils donc dans les écoles, apprend-on encore ce que débattre veut dire??? Le débat et l’action étant indissociables…
    Après avoir lu « une lente impatience » et autres ouvrages de Daniel Bensaid, je vais m’empresser de lire le « mai 68, histoire sans fin » (j’aime bien ce titre qui s’oppose aux théoriciens de la « fin de l’histoire »), sans bien comprendre pourquoi Vous, Gérard Filoche, perdez votre temps au PS ( à mon humble avis), sans rien y gagner, car contrairement à beaucoup d’autres, vous n’avez pas besoin de l’appareil pour subsister.
    Par contre, à la lumière de ce que j’ai observé et vécu au NPA, je comprends l’exposé des souvenirs de Gérard. Quel tristesse de constater que le NPA est dirigé par un petit groupe d’ hommes et de femmes qui s’arroge le pouvoir de décision, qui hélas n’ont pas grand chose à proposer en terme de projet politique, projet politique qui se résume à quelques slogans syndicaux, sans même d’ailleurs avoir réfléchi à leur contenu… Bien peu de réelle démocratie dans ce NPA, qui a de nouveau que le nom, toutes tentatives de questionnement des positionnements politiques, vous rend suspect, peu fréquentable et les petits chefs autoproclamés de même pas vous répondre sur le fond, et de constater quels jours plus tard que courent sur vous des rumeurs bien peu flatteuses… Le plus triste c’est que la belle dynamique suscitée par ce nouveau parti est foulée au pied, nombreux les militants et les militantes partis, écoeurés…
    Daniel Bensaid est mort, je suis triste, je l’ai peu côtoyé, mais précieux sont ses écrits et son élégance d’être rouge, bien qu’il fût un peu trop tolérant vis-à-vis des hommes qui obligent les femmes à porter le voile, il est vrai que la majorité de la LCR/NPA souhaite oeuvrer auprès des jeunes « issus de l’immigration » comme disent certains, des jeunes français tout simplement…
    La lutte continue dans le débat et les ébats…

  45. Denis
    Posted 23 janvier 2010 at 12:45 | Permalien

    Merci Arbre. Les réticences et bémols que vous exprimez ne nuisent en rien à un véritable et sincère hommage, même s’il tient en peu de mots :  » Daniel Bensaid est mort, je suis triste, je l’ai peu côtoyé, mais précieux sont ses écrits et son élégance d’être rouge,[...]« 

  46. rudi
    Posted 24 janvier 2010 at 12:03 | Permalien

    A Gerard Filoche :

    Pour moi il y a de l’humanisme dans le fait d’etre revolutionnaire. Vous en semblez totalement depourvu. Votre hommage n’en est pas un. Vous ne parlez pas de Daniel, vous parlez de vous, rien que de vous, de votre amertume, de vos aigreurs.

    Je n’ai pas vecu l’histoire de la LCR dont je vous parlez, je n’ai rien a defendre ou polemiquer la-dessus. Par contre je pense sincerement que les ecrits et les actions de Daniel que j’ai vu voir depuis la petite dizaine d’annee que je suis la vie militante resteront comme un heritage precieux. « Pourquoi » penserez-vous en me lisant ? Pas parce qu’il etait parfait et sans faute. Mais parce qu’il a construit patiemment un marxisme theorique et pratique ouvert et humaniste precisement. Parce qu’il savait enthousiasmer. Parce qu’il a garde une droiture morale la ou tant d’autres lachaient. Parce qu’il donnait envie de changer le monde.

    Voila. Le monde ne se resume pas a vos aigreurs sur votre passe gauchiste commun des annees 70-80. Quant a parler de vous (sur le plan politique bien sur comme vous le reclamez de vos interlocuteurs) votre parcours au PS est a mes yeux une impasse et un renoncement non avoue. Je suis ne avec Miterrand et l’union de la gauche. Quel bilan aujourd’hui de l’action de militants trotskistes comme vous ? Un PS plus a droite que jamais. Triste fin politique. Chapeau bas.

  47. Posted 24 janvier 2010 at 14:15 | Permalien

    Bah oui, Rudi, vous avez raison, on est en total désaccord politique. Total.

    Je pense que les écrits et les actions de Daniel étaient une impasse absolue, qu’il a conduit la LCR de Charybde en Scylla, et pire avec le NPA et l’abandon incroyable de la référence trotskyste.

    je ne crois pas que son héritage soit « précieux » mais dangereux.

    Je pense qu’il ne faut SURTOUT PAS que les jeunes s’inspirent de cet héritage, sauf un halo général, approximatif mais sympathique parce que de référence marxiste. Il y avait un désordre destructeur dans sa pensée, mais il était sincère.
    Comme il disait justement à la fin : « il y a mille marxismes » : son manichéisme sectaire inspiré était loin d’être le meilleur, la vision de la classe révolutionnaire salariat était lointaine et romantique, ses erreurs sur la guérilla en Amérique latine étaient indéfendables bien qu’ils les ait maintenues avec rage jusqu’au bout.

    Savoir « enthousiasmer » là-dessus comme vous dites, c’était partir loin du front unique, de l’unité nécessaire de la classe, du syndicalisme, et de ses organisations telles qu’elles sont et non pas telles qu’on les rêve.

    Je n’ai jamais aimé non plus le « moraliste » (?) insultant. Comment vous dites ? : « ceux qui ont lâché » ? C’est un bout de phrase malsain, d’un exclueur implicite, exécuteur sans gloire, inquisiteur sans motif, gardien d’un temple aléatoire (quel temple, si c’est celui de la LCR, et de ses erreurs y’a pas de quoi).

    Vous vous gargarisez sur le fait que je serais avide de parler de moi, rien que de moi (!) Bien sûr que c’est pour cela que je milite depuis plus de 45 ans, hein ?… Et naturellement, pas Bensaïd ? Est-ce que vous me reprochez cette sorte de mégalomanie (comme cette personne étrange qui s’en prend sur Médiapart aux… photos que ma fille a mis sur Facebook) parce que je prétends n’avoir « rien lâché  » et s’il y a une « ligne » juste, une théorie, une approche, une praxis socialiste authentique, c’est NOUS qui la défendons avec tous les amis de D&S ?
    Allez revenons au réalisme : on peut être tous plus modestes car personne à ce jour, et jusque là n’a prouvé entre nous qui a raison en pratique… Gardez, Rudi, votre ton prétentieux pour vous

    La conscience des humains dans leur classe et dans l’histoire ne fonctionne pas comme la pensée de Bensaid le laissait croire, elle baigne dans les rythmes du mouvement de masse réel et non pas à l’image des gourous comme lui qui s’autoproclament inspirés.

    Il faut savoir faire parcourir à d’autres avec leurs propres expériences le chemin qu’on a parcouru soi même et non pas laisser croire que la route était toute tracée, datée, à répéter magiquement.

    Bensaïd se présentait comme « né en 68″ : ca n’a pas de sens, tout cela n’a pas été le fruit du « mouvement du 22 mars » ! Mais davantage de la gréve des mineurs, de Rhodiaceta, ou des barricades ouvrières de Caen… idées, organisations, trotskysme, classe étaient antérieurs à 68 bien sûr et l’ont produit.

    Rudi, tu ne connais rien du « passé gauchiste des années 70″ ce n’était pas le mien ! Il ne m’était pas « commun » avec lui. Et il n’y a ni amertume ni regret de ma part : j’ai fait tout ce que j’ai pu pour battre politiquement le discours de Bensaid et je n’ai pas réussi, hélas. On n’est comptables que des combats qu’on a mené et de l’énergie qu’on y a mis. J’y ai mis toutes mes forces, j’essaie en général de ne pas faire les choses à moitié.

    Je lutte toujours pour éradiquer les erreurs conceptuelles théoriques et pratiques de cette époque. Toi, content, aveugle, tu dors dessus, à te lire. Tu es bien ignorant et bien embobiné si tu crois que c’est une question « d’aigreurs » et que c’est du passé sans intérêt.

    Tu dis les mêmes choses que Bensaid qui affirmait que la social-démocratie était définitivement morte en 1969, refusait de voter PS en 1993, qui votait à nouveau Jospin en 1997 et lui demandait « Qu’as tu fait de notre victoire » en 1998 avant de refuser de voter pour le PS en 2007… Errements !

    Mais la social démocratie ne connait pas un déclin fatal et tracé du genre « plus à droite que jamais » comme cela semble organisé dans ta tête : tu as une conception a-marxiste, fausse. La S-D est capable de monter et de redescendre, (comme depuis 1905) de suivre un mouvement social et de le trahir, puis de recommencer, car c’est un parti de masse du salariat ! Ca ne sert à rien de comparer son vocabulaire formel d’aujourdhui avec celui d’il y a trente ou soixante dix ans, il faut examiner sa place, sa fonction, son rôle, (et ses 17 millions d’électeurs en 2007, en 2008 et en mars 2010…)

    Et la question à résoudre est de préparer la situation ou dans une conjoncture favorable, la force du mouvement peut arracher une majorité aux influences des sociaux-libéraux, de l’appareil, pour contribuer à constituer un parti nouveau de masse de tout le salariat. Tu dois être le genre à croire à « l’histoire des idées » et tu en fais des lectures linéaires et fatales, sans comprendre que c’est l’histoire des forces sociales qui portent les idées et les déterminent qui comptent. « 2000 ans d’histoire »" sur France inter à 13 h 30 fait des émissions sur « les lunettes » : la seule histoire qui compte c’est celle des « porteurs de lunettes »
    Vieille erreur de prof de philo… J’ai renoncé à la philo en 68 comme certains renoncent aux ordres. Bensaïd à pris la bure.

    Faire un nouveau parti ne se fera pas « à côté », hors du mouvement ouvrier traditionnel, par addition de petits groupes en guerre entre eux, s’excommuniant sans cesse et aux visées étroites. Il n’y aura JAMAIS une force de gauche, plus forte et plus à gauche ( à 100 %… ridicule) qui dépassera le PS, sans que dans un même mouvement un malaxage d’ensemble ne brasse toute la gauche dans un même front unique.

    C’est le NPA isolé, refusant même l’accord aux régionales qui est la « triste fin » dont tu parles ! Et je ne dis pas « chapeau bas » je dis gâchis et je l’attribue à toute l’histoire de la pensée de Bensaid.

    Je serai allé aux obsèques de Daniel mêlé à tous les camarades, comme je suis allé à celle de Pierre Franck et de Pierre Lambert, et le 22 décembre à celles de Jean-Pierre Beauvais. Mais on ne nous a pas invité. Elles ont été fermées. Je ne serai naturellement pas à l’hommage fait comme il l’est ce dimanche 24 janvier par le NPA, car là c’est encore autre chose, c’est sur invitation, et sa forme n’est pas ouverte mais politiquement cadrée, je le regrette.

  48. mortimer
    Posted 24 janvier 2010 at 21:24 | Permalien

    Cette polémique me ramène à l’image d’un jeune type , militant de la LCR mort à 30 ans, il s’appelait Michel Recanati…

    Pierre militant de la LCR de 1970 à 1976 , parti sur la pointe des pieds car il ne fallait pas être grand clerc ( ou fin marxiste !!) pour deviner que la révolution n’était pas pour demain , ni après demain .

  49. Posted 25 janvier 2010 at 9:25 | Permalien

    Oui, oui, ce film « Mourir à 30 ans » que j’ai eu l’occasion maintes fois de présenter en public, est un document de l’époque qui, dés le premier jour m’a fait mal dans son contenu caricatural

    c’est davantage un film de Romain Goupil sur Romain Goupil et on y voit pleinement le côté aventure isolée de la classe, du salariat, des réalités sociales..

    cela a failli donner le pire et passer de l’aventure romantique à l’aventurisme (lire « mai 68 histoires sans fin »… encore)

  50. Leon Mercadet
    Posted 27 janvier 2010 at 11:25 | Permalien

    Pas d’accord avec ceux qui débinent Filoche pour son hommage à Bensa. Mais un texte lisse et larme-à-l’oeil, ça n’aurait pas collé pas. Ces deux-là se sont frités pendant quasi 40 ans. Tous ceux qui ont assisté à leurs passes d’armes à la Ligue des années 70, ou qui ont lu son bouquin (de Filoche) « Mai 68 histoire sans fin », y auraient vu de l’hypocrisie. Rappeler les désaccords, c’est respecter Bensa-Jébracq. La révolution n’est pas un dîner de gala comme disait l’autre, entre militants on n’est pas là pour s’envoyer des fleurs mais pour discuter à fleurets non mouchetés et décider.
    Enfin, il est évident que Filoche est très sincère quand il parle d’un froid au fond du coeur. Et je suis sûr qu’il partage la fameuse phrase de Bensa : « Il faut se battre au moins pour éviter la honte de n’avoir rien tenté ».
    Que Filoche soit passé au PS, c’est son choix (comme de faire chier les patrons dans son boulot d’inspecteur du travail) ; que Bensa ait été à la limite du gauchisme extrême, c’était son choix aussi. Mais c’était contre le même ennemi.
    Pour placer une fine astuce, je parie qu’en apprenant le départ de Daniel, Filoche a pensé… « Alka-Seltzer »
    Alors aujourd’hui, Alka Seltzer pour tous, respect et fraternité à Filoche ET à Bensa.
    Hasta la victoria

  51. Paco
    Posted 27 janvier 2010 at 19:19 | Permalien

    Je comptais ne pas revenir sur ce fil…
    Mais… tombé dessus par hasard…
    Un trés court texte de Sophie O-B
    médiapart du 18 janvier.
    Quant un « hommage » en vient à choquer les plus proches des plus proches de Bensa…
    « Petit-petit » dit-elle.
    Tout est dit.
    Pour le reste…
    J’ai retrouvé le BI 33 du bulletin d’histoire et de sociologie (je m’était trompé de n°)…
    Ce serait bien d’en publier ne serait ce que la fin sur les consignes électorales…. Afin que les visiteurs de ce site puissent juger sur piéces.
    Idem pour le passage de « trotskysmes » ou GF est mentionné…
    Rien à y redire… Pour ce qui me concerne.
    Paco NPA
    Qui n’est pas un « troll » et dont une des adresses mails est toujours sur ce site contrairement aux indications de la charte de celui-ci.

  52. Posted 28 janvier 2010 at 7:50 | Permalien

    J’ai répondu en privé avec des informations privées opposées et démentant les siennes à ce « Paco » assez malsain
    quand au BI 33, quelle découverte ! Ce Paco s’obstine à ne pas lire « Mai 68 histoire sans fin » car il y est analysé en détail
    Ensuite dans le « Que sais-je ? » la dernière page lapidaire (au sens strict du terme) sans argument n’est pas digne d’un travail universitaire mais démontre bien le sectarisme de celui qui nous avait exclu…
    Salut à Léon Mercadet !

  53. RiBore
    Posted 28 janvier 2010 at 22:48 | Permalien

    En parcourant rapidement ces réactions je me suis senti ramené 30 ans en arrière…
    Reste que Daniel avait été un camarade de lutte, et, malgrè une « fulltitude » de désaccords politiques, était resté du « même coté de la barricade » que moi, qui ait été « poussé » hors de la LCR en 79 (…), soit bien avant GF (qui nous a aussi poussé à l’époque..:-).
    L’heure – et la fatigue de la journée – ne me donne guère envie de reparcourir les quasi-BI qui précède, et d’apporter ma contribution à ce débat ici… Je me contente, avec toutes les nuanceqs faciles à debiner, de rejoindre GF dans son hommage à un combattant honnête, même si hélas très souvent dans l’erreur.

  54. Posted 10 mars 2010 at 12:11 | Permalien

    Je viens de publier
    mercredi 10 mars 2010
    Gérard Filoche, Daniel Bensaïd et la timbreuse. (Polémiques au sein de la classe formoise : un nécessaire bilan historique)
    par Yanick Toutain
    10/03/2010 11:06

  55. Posted 10 mars 2010 at 12:12 | Permalien

    mercredi 10 mars 2010
    Gérard Filoche, Daniel Bensaïd et la timbreuse. (Polémiques au sein de la classe formoise : un nécessaire bilan historique)
    par Yanick Toutain
    10/03/2010 11:06

    Préambule
    Si la classe formoise, si la formoisie n’existait pas, si les salariés formé n’étaient pas devenus exploiteurs des salariés et des paysans non formés, si Marx – donc – dans son chapitre 7 n’avait pas commis une erreur grossière

    LUNDI 17 NOVEMBRE 2008

    L’erreur économique historique de Marx concernant la formoisie, le travail complexe et les transferts de plus-value : la note 19 du chapitre VII. UNE
    L’erreur économique historique de Marx concernant la formoisie, le travail complexe et les transferts de plus-value : la note 19 du chapitre VII. UNE ÉTUDE CRITIQUE SUR LE TEXTE EXACT DU CAPITAL DE KARL MARX
    par Yanick Toutain 16 novembre 2008 21:11

    Abstract : Plus-value, travail simple, travail complexe, skilled labour, unskilled labour, productivité, capital, capital humain, transferts de plus-value, exploitation, appropriation privée de la productivité, philosophie, dialectique en sciences humaines, transformation quantité qualité, analyse sociologique, principe du jaune d’œuf.

    … ce serait le renégat Gérard Filoche qui – historiquement – aurait eu raison.

    Il s’est voulu, pendant 50 le meilleur défenseur de la classe formoise – sans, bien entendu, qu’il conceptualise cette classe sociale, et il l’a été.

    Si, par ailleurs, la classe formoise avait été une classe exploiteuse – ce qu’elle est effectivement – mais que cette classe exploiteuse avait conservé son potentiel révolutionnaire anti-capitaliste, à ce moment, la stratégie mise en oeuvre par Matti-Gérard Filoche mériterait un examen attentif et une critique détaillée pour la période post 1994.

    C’est en cherchant à retrouver sur Google le nom de l’imbécile de la Ligue Communiste qui – dans un bulletin intérieur et sous anonymat – préconisait (vers 1970) une guérilla dans le Massif Central que je suis tombé sur le blog de Gérard Filoche. Je l’avais parfois parcouru. Là c’était un hommage à Bensaïd qui lui valut, en janvier, une volée de bois vert de la part de la légion des tartuffes et des hypocrites. Il était évident que l’hommage que rendait Filoche à Bensaïd provoquait les mêmes réactions que celui que – du bord opposé à celui de Gérard Filoche – je lui rendais : un texte de réponse à ses idées.

    LA FANFARE IDÉOLOGIQUE DU GANG POLITIQUE FORMOIS Pour accompagner la dégénérescence politique de Krivine et Sabado, pour accompagner les expulsions hors de la Quatrième Internationale, les exclusions des rebelles, il fallait des baratineurs idéologues. Il fallut une fanfare pour masquer le bruit des coups de Jarnac. Il fallut une fanfare pour masquer les bruits de l’emprisonnement des trotskystes sud-américains par les crapules formoises sandinistes au Nicaragua, sous les applaudissements et à la probable demande des crapules Sabado, Krivine et de tous ces gangsters néostaliniens qui poursuivaient les vrais révolutionnaires dans toutes les vrais révolutions. Le rôle des idéologues faux trotskystes du genre Bensaïd consistait à couvrir les bruits des coups. Leur rôle consistait à fabriquer un nuage de fumée pour masquer leur adaptation politique, leur dégénérescence humaine.

    JEUDI 14 JANVIER 2010

    Daniel Bensaïd est un charlatan qui fabrique de l’idéologie bourgeoise mystique : « Une histoire… sans garantie scientifique »

    Naturellement, cela me valut censure de la part des néo-stalino-fascistes. Censure sur le site de la LCR-NPA et censure sur Rue89

    JEUDI 21 JANVIER 2010

    Le NPA fait sa loi partout : censure néo-stalinienne sur RUE89 et sur Revolution Celeonet

    VENDREDI 22 JANVIER 2010

    Bensaïd : LE COMMENTAIRE CENSURÉ sur RUE89. Le texte complet qui fut censuré sur ordre du NPA !

    Il n’y eut que le regretté Gilles Suze qui respecta la démocratie prolétarienne

    JEUDI 14 JANVIER 2010

    sur NPA de l’Intérieur : Daniel Bensaid, mort d’un contre-révolutionnaire réformiste depuis 1979, un clown titré philosophe
    Sur le blog de Gilles Suze, je poste ce commentaire sous son texte

    12.01.2010
    Un mécréant qui croyait en la révolution

    http://ilyaura.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/12/un-mecreant-qui-croyait-en-la-revolution.html#c596482

    C’est pour les mêmes raisons que les rappels à l’Histoire faits par l’avocat de la classe formoise qu’est Gérard Filoche soulèvent la même colère chez les héritiers des cow-boys de la formoisie.

    UNE CLASSE EXPLOITEUSE DONT IL FAUT ECRIRE L’HISTOIRE : LA FORMOISIE

    La formoisie EST une classe exploiteuse, une classe exploiteuse qui a – depuis fort longtemps – renoncé à faire la révolution.
    Une classe exploiteuse dont le potentiel révolutionnaire anti-capitaliste était déjà en lambeaux dans la période février-septembre 1917 dans la Russie de Kérensky-Kornilov.

    C’est la raison pour laquelle l’analyse que nous aurons à produire sur la période 1968-1979 concernant l’évolution de la Ligue Communiste qui devint LCR en 1974 devra être une analyse sur la façon dont le combat égalitariste en faveur d’un salaire unique mondial aura été dilué, combattu par les forces proto-formoises.
    UNE JEUNESSE RÉVOLISATIONNAIRE
    En effet, la jeunesse refuse les classes sociales, la jeunesse est biologiquement révolisationnaire. La somme de la connaissance et de la bonne foi produisant de la gentillesse, la jeunesse est biologiquement spontanément gentille. Et donc hostile aux classes sociales.
    Le Henrique de la « Case de l’Oncle Tom » est le produit de la manipulation volontariste de son père. L’Humanité gentille, c’est Evangéline, sa cousine qui l’incarne.

    UNE JEUNESSE PROTO-FORMOISE CONTRE LA FORMOISIE
    C’est la grille conceptuelle qui doit être la notre si nous voulons comprendre la période allant de 1968 à 1979 : de quelle façon les cow-boys susbtitutistes du groupe Bensaïd préconisaient la pseudo « lutte armée » en Amérique du Sud comme moyen d’empêcher les masses pauvres de prendre en charge elles-mêmes le processus de révolution égalitariste anti-capitaliste.
    C’est dans ce cadre que le texte de Gérard Filoche doit être lu.

    En dépit de quarante ans de polémiques intimes, hommage au militant Bensaïd, Jebracq, Ségur

    Posté dans Politique par Gérard Filoche le 18 janvier 2010

    C’est lui qui préférait la Ve internationale à la IVe, qui nous fit scissionner l’Unef, qui déclara que la social démocratie était définitivement morte en 1969, qui poussa aux syndicats rouges, qui refusa le front unique, qui se planta à 100 % pendant 2 ans sur la révolution portugaise, qui défendit même la préparation pratique de la lutte armée en France, qui refusait les « syndicats de soldats », qui commit l’énorme erreur politique et humaine de défendre une ligne de guérilla en Amérique latine, (notamment contre Jean-Pierre Beauvais qui nous a quitté aussi le 15 décembre dernier). C’est aussi Bensaid qui s’écria « Alka-seltzer » lorsque le Mur de Berlin est tombé, qui osa dire « on construira d’autres murs », c’est lui qui m’interdisait de publier des livres, m’empêchait d’écrire dans Rouge ou Inprécor, qui a retiré toutes responsabilités à notre minorité, un sectaire manichéen qui nous a poussé dehors en faisant voter par le congrès LCR de juin 1994 que notre minorité était désormais placée « hors norme »…

    Mais malgré toutes ces erreurs théoriques, historiques, politiques, en dépit de tout cela, justement à cause de tout cela, respect, respect, même une certaine empathie, j’ai souvenir de l’orateur à la voix du midi qui nous disait « l’histoire nous mord la nuque », je me souviens de la création, ensemble, de la JCR, puis de la LCR, puis des réunions du SU, et de toutes les batailles d’idées qu’on parvenait à lui imposer en bulletin intérieur, des nuits enfumées, des conférences interminables, des grands meetings des 100 ans de la Commune, du lancement du quotidien Rouge… Honneur à la bataille des idées. Ce n’est pas un « grand vide qui tombe sur notre époque », non, mais intimement, en nous, c’est un grand manque, un froid, presque un désespoir, oui…

    Gérard Filoche

    Tout ce qui se trouve dans ce texte correspond à mes souvenirs. D’autant plus qu’après un bref passage à la tendance 3 (pendant la préparation du 1° congrès de la LCR) passage dont le but premier était de pousser à la création d’une véritable JCR, je rejoins rapidement la tendance A-tendance 1 dont le leader était précisément Gérard Filoche. Nous étions quasiment hégémonique sur la section LCR du « bastion du stalinisme PCF » qu’était la ville du Havre. Les élucubrations « avant-gardistes » des cow-boys et de leurs alliés se heurtaient à un mur d’une telle hauteur que les partisans de la ligne majoritaire n’avaient même pas besoin des doigts d’une main pour être comptés. Si Le Havre était la gauche de la « tendance Matti », j’étais la gauche de la gauche « Aldebert » à cette « gauche TA locale (contre Mathieu – notre « délégué CC/BP ».)

    Tout est vrai dans ce texte, il ne manque que le HARCELEMENT MORAL dont il fut victime sur toute cette période. L’ »affaire de la timbreuse » lui aurait valu dans une entreprise privée l’occasion d’un procès aux prud’hommes tellement le comportement des gangsters psychologiques qui dirigeaient la LCR était scandaleux.
    Les couloirs étant devenus les lieux ordinaires des débats politiques – au lieu des réunions officielles de structures, des débats écrits et des polémiques théoriques – il était logique que le harcèlement psychologique devienne proportionnel aux magouilles des apprentis bureaucrates.

    Ce que Gérard Filoche ajoutait dans ses propres commentaires est tout à fait réel

    « Gérard Filoche a écrit :,

    LE 21 JANVIER 2010 À 20:13

    J’ai souffert, quand nous étions minoritaires à la LCR de campagnes de calomnies permanentes sur ma personne dont le but était de dévaluer les idées politiques que je défendais alors…

    Elles étaient largement diffusées dans et par la « majo »…Krivine-Bensaïd. C’est le prix à payer quand on n’est pas « dans le moule » : tout minoritaire est potentiellement « un type très désagréable sur le plan humain ». »

    =
    comme est justifié humainement ce qui suit

    « Mais cela ne m’a jamais fait plier, trente ans durant. Ca ne sera pas davantage le cas aujourd’hui.

    D’autres en ont été victimes et ont cédé, ils sont partis et ont cessé de se battre pour ce à quoi ils croyaient.

    Je me rappelle encore comment Jean-Pierre Beauvais (Riel), disparu le 15 décembre dernier, avait été littéralement abattu, politiquement, par Ségur, parce qu’il exprimait ses doutes sur la fameuse « stratégie de guérilla » en Amérique latine : pourtant Jean Pierre avait mille fois raison (lire « Une lente impatience » pour comprendre et « Mai 68 histoire sans fin » : c’était très grave comme divergence, la vie de dizaines voire de centaines de militants en a dépendu).

    Je me rappelle les mesquineries subies, les ricanements, les insultes, (comme ce KY que j’ai rayé tellement ses propos étaient insultants) les barrages à l’expression, et même à la fin une agression physique en plein comité central… Les attaques de Daniel Bensaid contre nous, ne relèvent pas d’un « billet », il y en a, hélas, 2000 pages de bulletins intérieurs à disposition pour les chercheurs de vérité. Et aussi le compte rendu du congrès de juin 1994 où il nous a exclu…

    J’ai pourtant rédigé l’histoire de la LCR sereinement, en 500 pages en 1998, republiées en 2008. Ce livre a eu un grand succès. Il était plus argumenté que la dernière page du « Que sais-je ? » sur le trotskysme signé DB.

    Mais à lire ce « KY » et un ou deux autres ci dessus anonymes, comme les autres, venir ici m’insulter, « beurk » et d’autres épithètes (personnels, pas politiques, mais PERSONNELS !) je replonge dans cette même atmosphère, des épigones, ils n’ont rien appris, et répètent inlassablement, avec la même routine, 20, 30 et 40 ans après, les mêmes mots, les mêmes erreurs flagrantes de la LCR et de ses principaux dirigeants, c’est ça les amis qui viennent me donner des leçons d’humanité ?

    On m’a dit, mais je ne suis pas abonné à Médiapart, que quelqu’un d’autre publiquement, s’en était pris à la partie politique de mon billet, la qualifiant de commentaire « petit-petit » …et affirmant que cela correspond à l’image de ma modeste personne que donnerait les photos que ma fille Emma a mis sur Facebook ! Décidément !

    Deux phrases de fond :

    1°) bien sur, qu’il y a eu un « Vent d’est » qui a mis bas tout l’appareil stalinien, de Prague à Moscou, de Gdansk à Bucarest, c’est le peuple qui l’a détruit et qui s’est, comme cela arrive, hélas trop souvent dans l’histoire, fait voler sa victoire. Bien sur que c’était une victoire pour l’humanité entière et que l’impérialisme était nu, après que la béquille stalinienne dont il se servait, soit tombée. Champagne !

    2°) ensuite je n’ai à rougir d’aucune des positions, globalement actualisées mais inchangées dans tout le parcours que mes amis de D&S et moi avons suivi. Qu’est ce que c’est que cette attaque imbécile contre nous sur les retraites ? Contre nous ?

    Enfin, je le redis, c’était ma façon d’exprimer ma douleur que de faire un hommage honnête, rappelant tous ces débats – que je crois sérieux et profonds qui ont marqué toute notre vie, toute ma vie – lorsque Ségur est disparu. Question de dignité, d’authenticité, de respect. Et comme m’a dit quelqu’un que je ne peux citer mais qui m’a touché profondément : « à l’heure où les éloges au mauvais miel dégoulinant profusent cela m’a fait du bien, l’absence d’hypocrisie est une marque de respect à laquelle ont rarement droit les morts ».

    Gérard Filoche »

    La dernière partie du texte – mais Gérard Filoche ne s’en rend pas compte – est plus que significative de la façon dont les cow-boys de la LCR-NPA SAVENT qu’ils sont des formois.
    Ils le savent « inconsciemment » et c’est en tant que formois qu’ils savent qu’ils auront à reconstruire de s murs.
    Des murs derrière lesquels la classe formoise exploiteuse pourra recommencer l’exploitation des moins formés – comme elle le fit de 1927 à 1989.
    Mais cela, Gérard Filoche ne peut pas le comprendre. Il refuse de voir qu’il est un FORMOIS défendant SA classe.
    Il est inspecteur du travail avocat de la formoisie !

    Pour autant, s’il mettait en ligne – GRATUITEMENT – le livre dont il nous parle concernant l’histoire de la LIGUE, j’en serais un des principaux lecteurs.
    Et j’en ferais de nombreuses citations pour illustrer ce que fut la classe formoise, la Ligue Communiste, la LCR et l’évolution des contradictions entre lutte des classes, luttes des strates entre 1968 et 1979.

    Qu’il le fasse rapidement.

    La révolisation égalitariste en remercie – par avance – le renégat Filoche !
    Publié par Yanick Toutain à l’adresse 02:07
    Libellés : Daniel Bensaïd, Gérard Filoche – Matti, LCR, Ligue Communiste, Léon Bronstein-Trotsky, révolution, trotskysme, Yanick Toutain

  56. Posted 10 mars 2010 at 12:23 | Permalien

    Je profite de ce fil pour une autre demande :
    Bien que son attitude à mon égard ait été – à partir de janvier 1988 – totalement abjecte à mon égard et digne de figurer dans la rubrique des infâmies « para-trotskystes », il m’apparait scandaleux de n’avoir pas trouvé de texte ici concernant ce que fut la vie militante de Jacques Truong – Aldebert.
    Malgré beaucoup de défaut, cet ex dirigeant du SO de la Ligue Communiste de Rouen fut – en quelque sorte – mon parrain en trotskysme.
    J’étais trop pressé de comprendre, de connaitre, d’analyser pour me contenter d’un seul parrain. Même étudiant de philosophie.
    Mais méconnaitre l’influence qu’il eut sur vous – Gérard Filoche – malgré son refus absurde de prendre des responsabilités à la hauteur de ses compétences, serait absurde.
    Nos divergences avec vous (et Mathieu) sur la nature et le poids des radicaux de gauche, la façon dont nous parvinmes à peser directement sur le Bureau Politique fin 81 pour le contraindre à avaliser « notre » ligne « Dehors les dirigeants giscardiens de Renault » méritent de figurer dans une véritable histoire du trotskysme de ces années-là.
    Et bien davantage que les clowneries des Bensaid et de ses cow-boys.qui elles ont surtout un intérêt pour la branche « psychologie » de la science révolisationnaire à construire.

    Un hommage de votre part et un rappel biographique de la vie de Jacques Truong serait la moindre des choses de votre part.

    (Comme d’ailleurs ce serait le devoir du NPA que de nous donner une biographie de Gilles Suze. Mais, pour l’instant, ils se seront contentés de nous signaler ce militant démocrate et ouvert comme le « candidat mort ». Le candidat qui dérange)

    Yanick Toutain

3 Trackbacks

  1. [...] Le blog de Gérard Filoche – http://www.filoche.net/ Go to Source [...]

  2. [...] texte de Gérard Filoche au moment de la mort de Daniel Bensaïd (voir aussi les commentaires). [...]

  3. [...] Le blog de Gérard Filoche » En dépit de quarante ans de polémiques … [...]

Déposer un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera jamais transmise.

*