17 novembre : Déclaration commune : Ensemble !, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti communiste français, Parti de Gauche, République et Socialisme.

 

Prix de l’essence, taxes et impôts :  faire reculer Emmanuel Macron, président des riches, et proposer des mesures pour la transition écologique.

La hausse du prix de l’essence provoque une colère massive. Le gouvernement « pro-riches » Macron-Philippe aura tout fait pour provoquer une haine de l’impôt, par des injustices scandaleuses.

Le quinquennat Macron a commencé par une liste de cadeaux aux plus fortunés : suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), de la progressivité des impôts sur les gros revenus, doublement de la baisse des cotisations sociales en 2019 avec 40 milliards sans créer d’emplois, aucune mesure pour empêcher la fraude fiscale massive des grands groupes et grandes fortunes. Le groupe Total, qui vend du pétrole et de l’essence, triche avec l’impôt sur les sociétés, encaisse pourtant de gigantesque profits (9 milliards en 2017). Il engraisse ses actionnaires (plus de 11% de rentabilité de l’action).

Les cadeaux aux plus fortunés et aux entreprises sont payés par des politiques alourdies contre les plus modestes : hausse de la CSG, gel des APL, retraites augmentées en dessous de l’inflation, blocage des salaires, austérité généralisée. La taxe et la TVA sur l’essence, c’est 60% du prix du litre. Et pour les entreprises du secteur, c’est 10% de marge. Les taxes à la consommation, comme la TVA et la taxe essence, sont des impôts totalement injustes qui pénalisent bien plus les plus pauvres que les riches.

Ce sont les prélèvements injustes sur les ménages qui financent les cadeaux aux riches, au lieu d’une fiscalité progressive et d’une taxation du capital. L’austérité budgétaire, la dégradation des services publics (hôpitaux, rail, bureaux de poste…) s’imposent à la majorité de la population. Ce sont les plus modestes qui trinquent !

Il faut inverser cette politique !

Les salarié-es, les chômeurs, les jeunes sont contraints d’utiliser une voiture, dans les zones rurales ou urbaines éloignées des centres villes. Rien n’est fait pour développer les transports en commun moins polluants, ou pour proposer des tarifs sociaux incitatifs. La prime à l’achat de nouvelles voitures moins consommatrices n’a qu’un effet dérisoire.

Nous faisons des propositions alternatives :

1-      Augmenter les salaires, les retraites, les indemnités de chômage, les minimas sociaux,  et lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscales.

2-      Taxer avant tout les compagnies pétrolières et les grandes entreprises du transport routier ou aérien, ou gestionnaires d’infrastructure (autoroutes), et notamment le groupe Total dont les bénéfices 2017 ont bondi de 39%, qui s’enrichit sur le dos des automobilistes.

3-      Taxer le kérosène (qui ne l‘est pas du tout !) pour empêcher que l’avion, très pollueur, ne concurrence le train. Supprimer l’exonération scandaleuse des taxes carburant pour le transport routier afin de développer le fret ferroviaire. Affecter l’essentiel des ressources de la taxe sur les carburants (TICPE) au développement de transports et de sources d’énergie écologiques, avec un contrôle démocratique.

4-      Arrêter la fermeture des petites lignes de chemins de fer (9000 km sont menacés), qui transforme les campagnes en déserts. Investir massivement dans les transports en commun de qualité accessibles à tous.

5-      Baisser fortement la TVA pour tous les produits de première nécessité.

6-      Contraindre les constructeurs à fabriquer des véhicules propres et sécurisés ; interdire la production et l’importation de véhicule diésel.

7-      Engager sur ces bases de justice sociale la transition écologique

Tous ensemble, agissons avec les forces de gauche et écologistes, les syndicats, les associations environnementales, les usagers des transports.  Pour sortir de la pauvreté, de la pollution, des bas salaires, de la dégradation des services publics, il faut une autre politique !

Le 15 novembre 2018.

 

mise a jour : 60 macronades

Les « macronades », leur sens et leurs effets

 

 

Emmanuel Macron s’est fait spécialité de petites phrases. Le porte parole de son gouvernement Castaner se croit obligé de dire qu’il parle comme tout le monde : « Je crois qu’on peut être cultivé et parler comme les Français ». Macron lui–même se justifie dans sa première intervention télévisée de président d’utiliser les mots du vocabulaire populaire. Ce n’est donc pas injustifié d’analyser sa « pensée complexe » à travers les « macronades ».

 

Nous en avons relevé 60, toutes éloquentes :

 

1      « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2      « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées.»

3      « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler.

4      « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

5      « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

6      « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

7      «  Tous ses conseillers présentent le même profil, jeune et diplômé : « J’assume. Les maréchaux d’Empire étaient jeunes et ce n’étaient pas des paysans »

8      « Certains au lieu de foutre le bordel feraient mieux d’aller regarder s’il peuvent pas avoir des postes »

9       : « Les salariés français sont trop payés »

10    : « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

11   : « Le compte pénibilité ? « Je n’aime pas le terme donc je le supprimerais car il induit que le travail est une douleur »

12    : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité »

13    : « Ceux qui défendent les emplois aidés sont ceux qui n’en voudraient pas pour eux »

14  « Je vais faire un CICE durable »

15   « La tranche d’impôt de Hollande à 75 % ? C’est Cuba sans le soleil »

16  « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

17  « Je suis pour une société sans statuts »

18   « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

19  « Dans les motifs de rupture du contrat de travail, [la rupture conventionnelle] est aujourd’hui le premier»

20  « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

21  « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

22 « Les jeunes générations veulent être entrepreneurs, pas fonctionnaires »

23   « Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

24   « Les pauvres d’aujourd’hui sont souvent moins les retraités que les jeunes »

25  « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ».

26 : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

27  « Une start-up nation est une nation ou chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ».

28 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

29. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

30 «  Je ne céderais rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes, ni aux égoïstes, ni aux pessimistes » qui se dressent contre les ordonnances anti travail.

31 « Dans les gares, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien »

32  « J’ai été élu par des gens qui ne m’ont pas choisi »

33. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

34  « La démocratie ne se fait pas dans la rue »

35  « Etre populaire ne m’intéresse pas, mon pays doit avant tout être réformé car nous avons 10 % de chômage ».

36   Les fainéants ce sont «  ceux qui n’ont pas fait les réformes pendant 15 ans pas les Français »

37  « La France n’est pas un pays qui se reforme parce qu’on se cabre, on résiste, on contourne, nous sommes ainsi faits ».

38 « Tu sais, quand tu es président de la République, ce n’est pas le moment où tu gagnes le plus d’argent »

39 « La France est en deuil d’un roi »

40   »Les révolutionnaires sont souvent des ratés du suffrage universel »

41 : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

42 : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale » « La politique c’est mystique »

43  « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

44  Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa 1° loi (308 articles dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ».

45   « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation.Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. »"Pas de frondeurs » 

46  «Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. »

47  « Il n’y a pas de culture française mais des cultures »

48  «  Le kwassa kwassa pêche peu, il amène du comorien »

49 : « La passion triste de la France, c’est la jalousie ».

50  »Je crois à la cordée, il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont des talents, je veux qu’on les célèbre [...] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée c’est toute la cordée qui dégringole »

51 : « Je ne sais pas ce que c’est une politique pour les riches ».

52 : « Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée ».

53 : « Les français sont bien des gaulois,  réfractaires aux réformes »  «le français s’est émancipé de son lien avec la nation française»

54 : « « Ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport »

55 : « Les Bretons sont un peu comme la Mafia en France »

56 : « Cette séquence remaniement n’intéresse personne à part les journalistes politiques qui n’ont rien d’autre à faire »

57 : « Présentez-moi la femme qui, en étant parfaitement éduquée, a décidé d’avoir 7, 8 ou 9 enfants. »

58 : «Le maréchal Pétain a été pendant la Première guerre mondiale aussi un grand soldat » « Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l’armée à la victoire, comme chaque année. Mon chef d’état-major sera présent à cette cérémonie. »

59 : « Le carburant, c’est pas bibi »

60 «  Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants »  (tu m’étonnes)

 

 

 

Déclaration unie de la gauche a propos du 17 novembre dans le 44 : un exemple

Un vent de colère souffle sur la Loire-Atlantique

 

 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, au lieu d’augmenter le prix des carburants, il faut taxer Total et toutes les grosses firmes qui polluent tout en continuant à percevoir exonération sur exonération ! « Faire payer Total » et « augmentez les salaires » : tels doivent être, pour la Gauche démocratique et sociale (GDS), les mots dʼordre de la gauche si elle veut répondre aux aspirations de notre camp social. Répondre ensemble à la colère légitime qui s’exprime aujourd’hui, c’est le but du texte signé par 15 associations , syndicats et partis de gauche (dont la Gauche démocratique et sociale) en Loire-Atlantique. Nous le reproduisons ci-dessous.

 

 

 

Chaque mois sont plus nombreux les salarié.e.s et retraité.e.s qui n’arrivent plus à boucler leur budget. La hausse régulière et conséquente du carburant inquiète et fragilise celles et ceux qui n’ont d’autres choix que la voiture individuelle pour les actes de la vie courante. Et, alors que l’hiver s’annonce, la hausse des prix du gaz, de l’électricité, du fuel et des chauffages collectifs aggrave encore le quotidien.

Alors que les profits financiers et patronaux explosent, le gouvernement Macron Philippe accentue sa politique de classe, au service des riches, et, pour la grande masse de la population,  la réduction des droits sociaux et une politique fiscale particulièrement injuste et inégalitaire. S’y ajoutent la fermeture de nombreux établissements publics et la suppression de milliers de postes de fonctionnaires accentuant encore le sentiment d’abandon pour toutes celles et ceux qui vivent loin des métropoles.

Ce vent de colère est légitime et salutaire. Il met justement en cause la politique suivie par le Président de la République et son gouvernement, notamment en matière fiscale. Les groupes capitalistes, patronat et banques, avec leurs profits exponentiels, sont les premiers responsables de ce désespoir social et de la crise climatique.

Pour Macron, comme pour ses prédécesseurs, le libéralisme est un dogme. Pour nous c’est un drame. Car il explose les inégalités sociales, accroît la paupérisation de larges franges de la population et accentue les atteintes à l’environnement et le réchauffement climatique.

Le gouvernement tente de justifier ses choix politiques par l’urgence écologique. C’est un mensonge. Non seulement le pays ne réduit pas la production de gaz à effet de serre, mais il l’augmente, non seulement il ne réduit pas l’utilisation des pesticides, mais il les augmente, non seulement il ne diminue pas l’artificialisation des sols, mais il la poursuit. La fermeture des services publics de proximité, des gares et voies ferrées secondaires, la concentration des emplois dans les métropoles ne font que renforcer la tragédie climatique en cours et accroitre les difficultés quotidiennes de milliers d’habitant.e.s

L’urgence sociale et l’urgence écologique sont aujourd’hui totalement imbriquées. La politique gouvernementale aggrave l’une et l’autre et espère diviser celles et ceux qui en sont les victimes. Et il est illusoire de prétendre répondre à l’une en tournant le dos à l’autre.

La mobilisation sociale, écologique et citoyenne est donc impérative, avec comme priorité :

     

  • L’augmentation des salaires, des pensions, des indemnités chômage, et des allocations sociales pour permettre à tous/toutes de vivre dignement.
  • L’arrêt des suppressions de postes et des fermetures des services publics, et la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour permettre une organisation équilibrée des territoires,
  • L’arrêt de la priorité donnée à la route – et au transport aérien qui bénéficie toujours scandaleusement d’un kérosène largement défiscalisé – au détriment du fret ferroviaire pour les transports de marchandise et des transports collectifs,
  • Le soutien à une agriculture paysanne privilégiant les circuits courts et les productions bios pour permettre à toutes et tous l’accès à une alimentation de qualité.

Associations, syndicats et partis politiques engagées dans le département pour la justice sociale et environnementale, nous appelons ensemble à la mobilisation contre la politique de Macron-Philippe, pour le partage des richesses et pour placer la transition écologique et solidaire au cœur de toutes les décisions pour notre avenir et celui de la planète.

Ces mobilisations associatives, syndicales, politiques ou/et citoyennes pour la justice sociale et la justice climatique sont incomptables avec les discours haineux, racistes, antisémites et xénophobes de la droite extrême et de l’extrême-droite.

ATTAC 44, Alternatiba Nantes, Ensemble 44, Gauche Démocratique et Sociale 44, GIGNV, NPA 44,  PCF 44,  U.D.Solidaires 44, Union Démocratique Bretonne, UNEF Nantes, Sortir du Nucléaire pays Nantais, Génération.S 44, EELV 44, CGT 44, France Insoumise 44.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

     

     

     

     

 

 

 

 

 

 

 

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La Gauche démocratique et sociale (GDS) est un réseau de militant.e.s politiques avec un certain nombre deconvictions chevillées au corps :

  • être de gauche c’est défendre le camp des salarié.e.s, des jeunes, des retraité.e.s ;
  • sans unité rien de grand n’est possible ;
  • capitalisme et écologie sont incompatibles ;
  • le combat féministe est émancipateur pour tous ;
  • tous les grands combats pour l’égalité des droits et la dignité sont les nôtres.

 

Notre conviction, c’est que les forces de gauche, aujourd’hui dispersées, doivent se reconstruire un avenir commun. Nous militons pour une maison commune, permettant l’expression des diverses sensibilités ET l’unité d’action. Partout où nous sommes présents, nous agissons dans ce sens !

Notre réseau est ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent ces convictions. Certain.e.s d’entre nous sont également engagé.e.s ailleurs à gauche, parfois élu.e.s localement, beaucoup sont militants syndicalistes, associatifs…

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Démocratie&Socialismeest aujourd’hui le mensuel de la GDS : Fondée en 1992 par Gérard Filoche, cette revue mensuelle a publié en novembre 2018 son numéro 259. Elle s’attache à présenter des analyses, et des arguments pour l’action :

Actualité sociale et politique, international, droits des femmes, regards sur l’histoire du mouvement ouvrier … chaque mois nous relevons le défi d’une revue militante !

GDS édite aussi une lettre électronique hebdomadaire, diffusée à 20 000 exemplaires, pour suivre au plus près les actualités sociales et politiques. Pour la recevoir gratuitement :contact@gds-ds.org

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#MareePopAntiraciste mercredi 21 novembre au soir de 18 à 22 h Bourse du travail de Saint-Denis

Texte d’appel :
Regroupées dans la diversité de leur champ d’intervention, nos organisations – associations, syndicats, organisations de jeunesse, forces politiques – ont été à l’initiative des mobilisations citoyennes « Marée populaire » du 26 mai contre la politique mise en œuvre par le gouvernement, pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

Ces mobilisations s’inscrivent dans un contexte où l’augmentation de la précarité, la persistance d’un chômage de masse, les difficultés quotidiennes auxquelles est confrontée la grande majorité de la population s’accompagnent du développement de pratiques discriminatoires, de la montée du racisme structurel sous toutes ses formes. La xénophobie gagne de plus en plus tous les espaces sociaux, faisant le miel de la droite dure et de l’extrême droite. L’attitude des gouvernements européens, dont le nôtre, vis-à-vis des migrant·e·s et des travailleurs et travailleuses détaché·e·s participe de ce climat et le renforce.

Le combat pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, qui est au cœur de notre démarche « Marée populaire », exige de prendre la mesure de tous les actes et prises de position qui stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, de sa couleur de peau, de sa culture, de son origine migratoire.

Afin de combattre ces constructions, nous appelons à organiser partout en France des initiatives unitaires et publiques contre le racisme.

18h – 18h15 : Accueil
18h15 – 19h40 : 2 ateliers
1. Rapport migrations / économie : dumping social au sein UE et au-delà de l’UE
2. Raisons des « routes » migratoires : guerres, écologie…

19h50 – 21h20 : 2 ateliers
1. Racisme structurel : travail, police, école, logement… Comment le racisme est structuré ?
2. Montée des identitaires, des droites populistes au niveau européen et des réflexes identitaires en occident.

21 h 30 : Plénière : Collectif Rosa Parks ; Journée de mobilisation internationale contre le racisme le 18 décembre ; conclusions.

Signataires :
Alternative et autogestion – Alternative Libertaire – APEIS – ATTAC – Climat social – Collectif des Associations Citoyennes – Collectif National pour les Droits des Femmes – Collectif La Fête à Macron – la CGT – Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité – Convergence nationale de défense des services publics –DIDF – DIEM25 – Droit au Logement – Écologie sociale – Europe Écologie Les Verts – Les Effronté.es – Ensemble ! – Femmes Égalité – Fondation Copernic – France Insoumise – Gauche Démocratique et Sociale – Génération.s – MJCF – Mouvement Écolo – Mouvement National des Chômeurs et Précaires – Nouvelle Donne – Nouveau Parti Anticapitaliste – Parti Communiste Français – Parti de Gauche – Parti Ouvrier Indépendant Démocratique – PCOF – PCRF – République et Socialisme – Résistance Sociale – Snesup-FSU – Solidaires – Syndicat des Avocats de France – Syndicat de la Magistrature – UEC – UNEF – UNL

18 heures à 22 heures à la Bourse du travail de Saint-Denis (93) – Métro : Porte de Paris / ligne 13.Afficher la suite

Ce que nous n’aimons pas dans l’UE, c’est le libéralisme. Macron incarne ce poison libéral européen. Il est le marche-pied de l’extrême droite. Combattre Macron c’est combattre pour changer l’Europe

Ne remettons pas sur l’Europe ce qui relève de Macron

 

« Les Français et le pouvoir ». Tel était l’objet d’un sondage Ifop pour Ouest France mené en ligne les 16 et 17 octobre 2018 auprès de 1 006 personnes et publié le 31 octobre. Ses résultats, brièvement évoqués par différents médias, méritent qu’on y revienne car ils suscitent d’abord des surprises et génèrent ensuite une réflexion.

La première question posée concernait le « détenteur du pouvoir en France » : « Selon vous, qui détient le pouvoir aujourd’hui en France ? En premier ? En second ? ». Les sondés pouvaient donc apporter deux réponses, parmi les six choix qui s’offraient à eux.

54 % répondent que ce sont les marchés financiers en premier,

le président de la république et son gouvernement en second (49 %)

les grandes entreprises multinationales en 3° ( 49 % )

la commission européenne en 4° (28 %)

les médias en 5° ( 13 % )

les citoyens en 6° (avec 8 % )

 

la France n’a jamais été aussi riche de toute son histoire et les richesses aussi mal redistribuées

50 % des 23 millions de salariés actifs de notre pays touchent moins de 1700 euros, 9 millions touchent moins de 900 euros, 7 millions de retraités touchent moins de 1000 euros, il y a 6,7 millions de chômeurs, 85 % des jeunes sont contraints d’accepter des CDD de 18 à 29 ans, par contre 500 familles possèdent 460 milliards soit 1,5 fois le budget de l’etat (Challenges), 78 milliardaires français (record d’europe) possèdent plus que 20 millions de français, 58 multinationales françaises blanchissent 100 milliards au Luxembourg par an (luxleaks), il existe 100 milliards de fraude fiscale connus de Bercy, il existe 600 milliards d’avoir français dans les paradis fiscaux (offshoreleaks et Panama Papers), et oui, la France n’a jamais été aussi riche de toute son histoire et les richesses aussi mal redistribuées.
augmentez les salaires, baissez les dividendes !

Contre la hausse des carburants : une colère juste

Quelles personnes habitant une zone rurale ou à quelques dizaines de kilomètres d’une ville, ont le choix, aujourd’hui, de ne pas utiliser de voiture ? Très peu : les taxer est totalement injuste !

La hausse du prix des carburants est la goutte de trop. La hausse des taxes est une mesure contre les plus fragiles, pour aider à financer des mesures qui permettront de multiplier les cadeaux aux riches et au patronat. Total qui engrange des milliards de chiffre d’affaires et de profits grâce au pétrole et à ses sous-produits, bénéficiera lui-aussi – et c’est un comble – de ces cadeaux !

Faire payer Total

Aujourd’hui, au lieu d’augmenter les taxes sur les carburants pour lutter contre le réchauffement climatique, c’est Total qu’il faut faire payer et toutes les grosses firmes qui polluent tout en continuant à percevoir, comme toutes les entreprises, exonération sur exonération.

Augmenter les salaires

Alors qu’il faudrait augmenter les salaires et pensions de retraite, Macron accentue la politique de Hollande et instaure, en faveur du patronat, des dizaines de milliards d’exonérations de cotisations sociales, celles qui financent notre sécu et notre retraite. Ces milliards s’ajoutent à ceux redonnés aux plus riches. Cette politique ne crée pourtant aucun emploi.

Faire reculer Macron et son gouvernement !

La colère est juste, elle est multiforme. Depuis quelques semaines des appels fleurissent. Ils ne sont pas tous équivalents. Le 17 novembre est annoncé comme une journée de blocage. 78 % des personnes interrogées soutiennent l’idée de ce mouvement. Il doit déboucher sur des solutions durables pour augmenter le pouvoir d’achat du plus grand nombre, faciliter la vie de toutes et de tous. C’est la responsabilité de la gauche.

Nous n’avons pas besoin de plus de camions sur les routes comme le veulent les patrons de ce secteur en cherchant à utiliser la colère du plus grand nombre. Macron a mis des autocars pollueurs, couteux, inconfortables, a la place des trains, et voila qu’il dit soudain qu’augmenter le prix du carburant est écologiste, de qui se moque t il ?

Nous n’avons pas besoin du soutien de secteurs de la droite qui voudraient moins d’impôts et moins de protection sociale. Et encore moins de la récupération de l’extrême droite dont ni le pouvoir d’achat des salariés ni les préoccupations écologiques n’ont jamais vraiment été le premier souci !

Mettre en avant des alternatives !

Nous voulons des services publics de proximité, des petites lignes de train, des transports collectifs de qualité, accessibles partout à des prix abordables par toutes et tous. Ce ne sera que dans ces conditions que le choix d’utiliser ou non sa voiture deviendra un véritable choix. Avec les 30 milliards d’exonérations fiscales accordés, chaque année, en pure perte, au patronat, il serait possible de mettre en place de vraies alternatives, et d’avancer ainsi dans une transition écologique synonyme de justice sociale. Il n’y aura pas de politique environnementale sérieuse sans plan d’investissement public massif.

Nous appelons la gauche, toute la gauche à reprendre la main autour de propositions communes, à développer une campagne unitaire mettant dans le coup les citoyens qu’ils soient retraités, jeunes ou salariés, qu’ils aient un emploi ou qu’ils en soient privés.

Mettons nos colères en commun et mobilisons-nous autour de ces propositions.

 

 

Les jeunes de 14 à 25 ans meurent davantage au travail

Selon la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), les taux de fréquence d’accidents au travail chez les jeunes sont  de 100 pour 1.000, donc 10 %, alors que pour l’ensemble des salariés, on est autour de 39 pour 1.000. Les accidents du travail sont 2,5 fois plus nombreux chez les moins de 25 ans.

Manque de formation et d’expérience, méconnaissance des droits, dérogations nouvelles de la loi pour les stagiaires et apprentis dés 14 ans, mesures de prévention supprimées par décret Rebsamen en mai 2014, chantage à l’emploi obligeant au danger pour s’intégrer, il existe 40 % de risques en plus pour les jeunes, selon l’OIT.

Plus sensibles aux pressions, les jeunes de 15 à 24 ans n’ont souvent pas le choix de refuser des travaux difficiles, précaires, dangereux avec horaires à rallonge, leur taux de chômage étant trois fois supérieur à celui des adultes, précise l’OIT.

22 octobre 2018 un jeune de 17 ans a été tué dans l’entreprise Jard’Inov à Saint-Denis-les-Lens (89). Posté dans un  puisard, écrasé par le godet d’une mini pelleteuse. Il était « en alternance ».

22 juin 2018 : grièvement blessé aux abattoirs d’Yssingeaux (43), il a reçu une presse hydraulique sur le thorax et le bras. A 25 ans il était intérimaire

15 Mai 2018,  à 20 ans, il a été écrasé par une presse dans un atelier de l’entreprise ElringKlinger Meillor sous traitant automobile à Nantiat (87) : il était intérimaire.

5 avril 2018, au quartier de La Défense à Paris, en remplaçant, au 8° étage, une plaque de bois par une vitre, un jeune de 22 ans perd la vie d’une chute pas fatale de 25 mètres : il était intérimaire

16 mars 2018, à Saint-Rambert-d’Albon (43), un jeune de 17 ans meurt sur un chantier, écrasé par un bloc de béton : il était apprenti.

Il ne devrait pas y avoir de jeunes au travail avant 18 ans, et aucun jeune de moins de 25 ans dans les métiers à risques. Pas d’intérimaires dans le bâtiment ni les entreprises dites « Seveso ». !

Les mesures préventives qui existaient avant Villepin-Bertrand, Hollande-El Khomri et Macron-Pénicaud devraient être rétablies et renforcées.

Gérard Filoche

 

 

Après la SNCF, la RATP

C’est sans limites : voilà que la RATP prévoit de supprimer mille emplois pour « gagner  en compétitivité dans le cadre de l’ouverture à la concurrence en 2024 ». Cette mesure vise surtout les fonctions commerciales, ressources humaines, information.  Apres la SNCF, la RATP ! C’est un plan social déguisé sous couvert de non remplacement et de redéploiements internes.

On sait comment ils vont procéder : la « compétitivité » c’est la guerre anti sociale. Ils vont supprimer des emplois,  rogner sur la masse salariale, la formation des salariés, intensifier la charge de travail, la polyvalence, provoquer manques et mécontentements avec le public, puis des difficultés à l’exploitation. Ils chercheront à faire enrager les usagers qui ne trouveront plus d’agents dans certaines stations, moins de conseils, moins d’aides à la mobilité. Bref la « casse » libérale ordinaire.

Macron le veut partout :  mettre en cause le « statut » des agents. D’ailleurs ils prévoient une loi d’orientation des « mobilités » (sic) pour transférer des personnels vers le privé. Le gâchis continuera avec des sociétés privées comme Keolis ou Transdev, sur les rangs pour occuper les lignes du « Grand Paris ». Ils deviendront sans pitié, comme à la SNCF, comme à France télécom, pour briser les communautés de travail, contrarier les résistances et les grèves, bloquer les salaires

Nous sommes toutes et tous concernés : car il va bien falloir qu’on les arrête un jour !

Le forcené de l’Elysée ne prend pas plus le métro que le train, il n’a rien à faire des services publics. Macron fabrique du chômage, du chômage, encore du chômage,  il l’a crié dans l’une de ses célèbres « macronades » : « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants ». Contre lui, salariés et usagers, combattons jusqu’au bout de toutes nos forces pour garantir, étendre, améliorer, rendre gratuits les services publics, accroitre les transports en commun, et partager, réduire les durées du travail, à 32 h par semaine (un jour ce sera 28 h et puis 24 h)

Gérard Filoche