Marie-Noëlle, merci de ta réponse, rencontrons-nous vite

 

Voilà quatre mois que je proposais, rencontres et gestes communs des quatre candidats de la gauche socialiste.

Je vous ai écris trois fois en ce sens, et sur des dizaines de médias, je l’ai propose.

Merci, merci de répondre, et de relancer.

Nous pouvons gagner contre Valls, mais ce sera plus facile ensemble, en additionnant nos voix, nos sensibilités, nos paroles, nos savoirs faire.

Une bonne dynamique viendra de notre unité.

Bien à toi,

Gérard Filoche

 

 

PS : Cf Lettre de Marie-Noelle dans Libé

et félicitations puisque Marie Noëlle est depuis vendredi soir sur la liste éligible pour les sénatoriales à Paris


 

besoin urgent d’aide financier pour la campagne filoche

 

 

Valls et Macron, Brutus 1 et Brutus 2, pousses au crime et exécuteurs de Hollande, essaient indument de se légitimer. Qu’ils renoncent aussi et s’excusent en partant.

Cette mise en scène de Valls par 95 % des grands médias  (et RSCG ?) est arrogante, scandaleuse, elle est le meilleur moyen pour eux d’essayer d’empêcher la gauche de saisir l’occasion de se redresser et de s’unir, d’avoir un candidat commun sur une plateforme commune.

La meute médiatique des 7 milliardaires de ce pays, orchestre déjà heure après heure, Valls comme elle l’a fait pour Macron, et étouffe déjà la gauche authentique.

Valls est le copié-collé aggravé de Hollande, il a tout fait comme lui et pire, c’est l’homme des 49 3, l’homme de la division des rangs socialistes, du rétrécissement de son propre gouvernement (exit Montebourg, Hamon, Taubira, Duflot…) l’homme qui a menacé, isolé, puis exécuté le président. Tout se dit maintenant, tout se sait, le récit des deux dernieres années, est hélas limpide et tragique à la fois, il donne le haut le cœur.

Valls c’est l’homme du passif, du bilan, de l’échec, et de la gauche irréconciliable, tout le monde sait qu’il ne peut que nous faire perdre. C’est pour cela que les milliardaires le promeuvent, c’est pour cela qu’on doit le battre les 22 et 29 janvier dans l’intérêt commun de toute la gauche.

Valls et Macron, ce sont les deux crêtes de coqs qui ont marabouté le quinquennat, ce ne sont pas des militants de gauche sains et sincères, mais des arrivistes qui ont joué « perso » capables de tout piétiner, surtout contre nous, ceux d’en bas, le peuple, les salariés, les chômeurs, les jeunes, les retraites…

Ils tournent le dos à la démocratie, au Parti socialiste qu’ils veulent liquider, au reste de la gauche qu’ils veulent écraser en s’appuyant sur les pires mécanismes de la V° République et de son néfaste « pouvoir personnel ».

Ils ne connaissent pas la vie avec les fins de mois difficiles, ni le travail, ni combien la Sécurité sociale est vitale, ils s’en moquent des 7 millions de retraités à mille euros, c’est pour cela qu’ils ont casse 100 ans de code du travail pour plaire à Gattaz et aux banques. Ils ont fait 1,3 million de chômeurs de plus, 14 points de dette présumée du pays de plus.

Contestons leur toute légitimité, exigeons qu’ils renoncent, qu’ils se retirent, et qu’ils s’excusent de tout ce qu’ils ont fait contre les chômeurs, les gens de gauche, et in fine contre le Président qui avait eu le tort de les choisir et de les nommer.

GF

 

info

n’allez pas croire que c’est par ce qu’il nous aime, non, non, BRP souligne à l’attention de Cambadelis et Valls  qu’il faut vraiment m’écarter

 

Le comble : Juliette Meadel « espère » que les « frondeurs » auront un sentiment de « culpabilité » après le retrait de François Hollande

On se frotte les yeux. Toute la presse nous explique comment Emmanuel Macron et Manuel Valls se sont étripés férocement, et assez scandaleusement, entre eux, et comment à tour de rôle ils ont cerné le président, alors qu’ils étaient tous sur la même ligne politique libérale, le menaçant assez fort pour l’empêcher de faire campagne sur son bilan et pour sa réélection. C’était Brutus 1 et Brutus 2, à la fois pousses-au-crime et exécuteurs.

Ni les « frondeurs », ni la « gauche socialiste » n’a rien eu à voir avec cela. Les traquenards entre Valls et Macron ont miné le pouvoir, et l’ont empêché de réfléchir sur ses difficultés rencontrées depuis 5 ans.  A chaque élection perdue, municipales, européennes, sénatoriales, territoriales, régionales, ils ont interdit  de corriger l’orientation, de revenir à gauche, d’écouter les électeurs. Rarement pareille guerre d’égos aura été aussi destructrice, les féroces courtisans ont fini par étouffer le roi qui les avaient nommés

Juliette Maedel était aux premières loges, elle aurait pu et du voir cela, en gros plan.

Nous, la gauche socialiste, on a déployé toute notre énergie, en pédagogie militante, à chaque stade pour réfléchir, conseiller, suggérer, proposer  afin d’éviter ce « flop » final. Il suffit à tous les honnêtes militants, citoyens et électeurs de relire ce blog pendant 5 ans pour étudier cela : on a tout fait, on a usé nos énergies presque désespérément, toujours modestement, pour éviter cette déroute finale.

Nous mettre en cause nous ? Faut quand même pas pousser grand-mère dans les orties

 

Après le renoncement de François Hollande, la politique continue ! Ecartons Valls et Macron, faisons revivre la gauche !

Dans son discours du 1er décembre François Hollande a tenu un étrange raisonnement

Il affirme avoir rendu la France plus juste mais ne pas vouloir être candidat parce qu’il est « conscient des risques que fait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle ». C’est incohérent.

La réalité est beaucoup moins tarabiscotée : c’est tout simplement parce qu’il a fracturé la gauche en menant une politique de droite que François Hollande ne voulait pas prendre le risque d’une humiliation au 1er tour de la présidentielle ou, pire, de se retrouver (comme Sarkozy) éliminé lors d’une primaire de son propre camp.

Dans son discours, il prétend avoir « conforté notre modèle social ». Il a sans doute oublié les lois Sapin, Macron et El Khomri qui ont provoqué un gigantesque pas en arrière de ce modèle social. LUI -même le 21 février, dans ‘avion pour la Nouvelle Calédonie expliquait que la loi El Khomri, c’était « pas tant pour faire de l’emploi que pour changer de modèle social ». Il a donc oublié les millions de manifestants contre la loi El Khomri.

Il affirme avoir « fait baisser le chômage » et précise « les résultats sont là ». Quels résultats ? Le nombre des chômeurs, toutes catégories confondues, a augmenté (selon les chiffres de novembre de la Direction recherches et statistiques du ministère du Travail) de 0,5 % au cours des trois derniers mois et de 1,3 % au cours des 12 derniers mois. Pire, entre mai 2012 et octobre 2016, le nombre de chômeurs des catégories A, B et C a augmenté de 1 139 600.

« La Sécurité sociale est à l’équilibre » affirme-t-il. Cet équilibre c’est la reègle d’or » de Mme Merkel, appliquée à notre protection sociale, le résultat des coupes claires qui ont été opérées dans le budget des hôpitaux et d’un transfert des remboursements de l’assurance maladie aux mutuelles et aux compagnies d’assurance, dont les tarifs n’ont cessé d’augmenter.

« La dette publique est réservée » continue-t-il. Difficile de trouver mieux comme langue de bois : entre 2012 et 2016, la dette publique est passée de 85,8 % du PIB à 96,5 % du fait de la politique d’austérité. Une augmentation de plus de 10 points : plus de 200 milliards d’euros ! Il a arrosé la rivière des banques pendant que notre jardin social s’asséchait.

« Les charges des entreprises ont été allégées » : quel étrange constat de réussite pour un Président qui continue de s’affirmer socialiste. Ces allégements n’ont servi ni à l’investissement productif, ni à l’emploi, uniquement à augmenter les dividendes des actionnaires.

Au niveau européen, il a agi « en votre nom pour que l’austérité puisse être enfin terminée » alors qu’il a fait ratifier le traité Merkel-Sarkozy sans en changer une seule virgule et que l’austérité a continué à saigner à blanc la Grèce, l’Espagne et le Portugal, sans parler de la cure de « rigueur » imposée à notre pays.

Il déclare avoir « régulé le système bancaire ». Pourtant, la loi de juillet 2013 a, selon le PDG de la Société générale devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale, cantonné moins de 1,5 % des activités de sa banque dans des filiales spécifiques. Le danger d’une crise financière et bancaire est toujours aussi prégnant qu’en 2012.

Il se félicite de « la possibilité de partir plus précocement à la retraite ». Cette mesure, temporaire, ne concerne pourtant que quelques centaines de milliers de personnes alors que la réforme des retraites, en janvier 2014, a augmenté de 6 trimestres de la durée de cotisation pour la retraite et concernera des dizaines de millions de personnes.

Le plus triste dans le discours de François Hollande est sans doute l’explication qu’il donne de la seule erreur qu’il reconnaît : « avoir proposé la déchéance de nationalité parce que je pensais qu’elle pouvait nous unir alors qu’elle nous a divisé ». Il estimait donc qu’il était possible de « nous » unir sur une proposition qui était celle de l’extrême-droite depuis 40 ans…

Alors, que reste-t-il ?

Les 60 000 emplois dans l’éducation nationale et le mariage pour tous sont deux mesures positives. Mais tous les emplois d’enseignants ne sont pas là, et il avait ouvert la possibilité d’une objection de conscience aux maires qui ne voulaient pas respecté le mariage pour tous.

D’autres mesures sont (tels le compte pénibilité ou le compte formation) des coquilles vides ou une petite couche de chocolat pour faire passer la potion amère d’une politique de redistribution des richesses à l’envers.

Tout cela ne change pas grand-chose, malheureusement, au champ de ruines économique, financier, social et politique laissé par François Hollande.

Au tour de Manuel Valls d’assumer le bilan de la politique de François Hollande

Cela ne lui sera pas facile. En jetant l’éponge, François Hollande, même s’il a prétendu le contraire dans son discours, a reconnu DE FAIT que son bilan ne lui permettait pas de se représenter. Il a lancé un avis sans équivoque à tous ceux qui voudraient s’appuyer sur le bilan du quinquennat pour mener campagne contre la droite et l’extrême droite à la présidentielle, comme aux législatives : n’en faites rien car C’EST PERDU D’AVANCE !

Manuel Valls est coresponsable de ce bilan que François Hollande s’est refusé à assumer. Lorsqu’il affirmera que son programme est moins pire que celui de Fillon, qui pourra le croire, sachant ce qui a été fait, avec son active participation, des « 60 engagements » de François Hollande ?

Que faire maintenant ?

Le programme de François Fillon auquel la politique de François Hollande a servi d’efficace  tremplin est effrayant : suppression de 500 000 postes de fonctionnaires, 39 heures payées 35, fin de la rémunération des heures supplémentaires, cadeau de 100 milliards supplémentaires au patronat, diminution annuelle des dépenses publiques de 20 milliard, privatisation accélérée de la Sécurité sociale, retraite à 65 ans, dégressivité des allocations chômage, augmentation de 2,5 % de la TVA et suppression de l’ISF…

L’abandon en rase campagne de François Hollande lève une hypothèque.

Ces deux évènements libèrent une énergie nouvelle, un besoin de gauche et peut permettre d’éviter un second tour de la présidentielle où s’affronteraient Fillon et Le Pen.

Mais pour qu’une énergie soit utile à quelque chose, il faut, comme dans un moteur, un piston pour la canaliser. Or, aujourd’hui, il y a plusieurs pistons : le vainqueur de la primaire de la « Belle alliance populaire », Jean-Luc Mélenchon, Sylvie Pinel et Yannick Jadot. L’énergie dégagée à gauche par la victoire de Fillon et le renoncement de Hollande s’éparpille.

Il n’est pas possible de baisser les bras, de considérer une défaite en 2017 comme un fait accompli et de se contenter de préparer 2022. Il n’est pas possible de laisser les salarié(e)s, les jeunes, les retraité(e)s subir pendant 5 ans la droite ou l’extrême droite au pouvoir.

L’appel de Thomas Piketty

Thomas Piketty a adressé une demande expresse à Jean-Luc Mélenchon pour qu’il participe à une primaire de toute la gauche (éclatant ainsi les limites étroites de la « Belle alliance populaire » de Jean-Christophe Cambadélis), afin de désigner un candidat unique de la gauche, capable de figurer au second tour de la présidentielle.

JLM ne se rangera pas à cette idée sans rapport de forces. C’est maintenant une évidence : le seul objectif qui semble compter pour lui est de battre le PS. Sans doute faudrait-il, pour y parvenir, que l’appel de Thomas Piketty soit repris sous forme de pétition et que des millions de signataires obligent JLM et Jean-Christophe Cambadélis à accepter d’organiser une primaire citoyenne de toute la gauche et des écologistes, sous peine de se voir (eux ou leur candidat) irrémédiablement marginalisés.

Ne nous résignons pas à la défaite en 2017 !

 

Jean-Jacques Chavigné

 

 

 

Voyage à Abu Dhabi, dictature obscurantiste, raciste, sexiste, intégriste… et le Louvre des sables

Tout le monde s’en fou, en France, que des esclaves l’aient construit dans des conditions inhumaines

 

Le « Louvre des sables » d’Abou Dhabi,  disney de la culture

 

Ça affiche beau : « Louvre des sables ». Après avoir installé une branche de la Sorbonne, la France a vendu la marque « Le Louvre »  pour 400 millions d’euros aux Emirats arabes unis, comme si c’était un vulgaire Mirage ou un char Leclerc.

C’est le fruit d’un accord signé  pour 30 ans en janvier 2008 par Christine Albanel (1). D’un coût total d’un milliard d’euros, le projet devrait être achevé en 2013, conçu et mis en œuvre par une « Agence France Muséum », avec prêt dans les quatre premières années de 300  œuvres d’art par les musées français (Centre Pompidou, Musées d’Orsay, Guimet, Rodin, du quai Branly, châteaux de Versailles et Chambord, Bibliothèque nationale, …). « Construit sur l’eau, il ressemblera à une île recouverte d’une ombrelle d’acier de 180 mètres de diamètre reposant sur trois pieds » selon son architecte Jean Nouvel. Le futur bâtiment de 24 000 m2 sera installé dans une réserve naturelle située dans « l’île du Bonheur (Saadiyat) » qui groupera six institutions culturelles : un Musée en hommage au cheikh Zayed fondateur de la pétromonarchie, un Musée maritime, un campus de l’université de New York, une cité des Arts vivants, un Musée Guggenheim (de 42 000 m2)…

Ces objets culturels seront entourés de deux golfs, de résidences de luxe, sept marinas, des dizaines d’hôtels internationaux, trois ponts, un tunnel, une autoroute à 12 voies, un aéroport.

La « Tourism Development and Investment Company » nous vante joliment l’expression d’une « volonté de dialogue entre civilisations venant d’un pays arabe moderne, désireux de s’ouvrir au monde ».  En fait, l’émirat, pays le plus riche de la planète, avec ses immenses ressources pétrolières et son fonds souverain de 875 milliards de dollars, achète « l’après or noir » et s’offre « un sanctuaire de la culture universelle », comme si c’était un Parc Astérix, escomptant porter à 3 millions le nombre de ses touristes à horizon 2015.

Les dessous spéculatifs de toute cette affaire ont peu à voir avec la culture « universelle » :  experts, amateurs d’art, directeurs de Musée français ne s’y sont pas trompés, en dénonçant, dés 2007, cette délocalisation, privatisation du Louvre comme « prêteur sur gages ». Car derrière la « disneylandisation » de notre plus grand Musée républicain, il y a surtout des gros sous, de la diplomatie et de la guerre.

Les EAU absorbent 1/3 des exportations françaises au Moyen-Orient. 232 sociétés françaises y sont présentes : aérospatiale, défense, eau et électricité, électronique, BTP,  environnement, informatique, télécommunications, transport, luxe…

Total est le premier investisseur français. Un Haut fonctionnaire français crachait déjà le morceau dans le Figaro du 23 mars 2007 : « La France, dont les grosses entreprises sont déjà présentes et qui vient de faire une percée formidable avec l’installation de la Sorbonne et bientôt du  Louvre Abou Dhabi, a maintenant une vraie carte à jouer pour ses PME ».

La Joconde des sables et des dattiers n’est qu’un mirage : Areva, Thalès, Dassault, EADS, Suez, Véolia, BNP, Calyon, Giat, Gemaco, Saint-Gobain, Dior, Rolex en sourient encore. Derrière la Vénus de Milo, Sarkozy et son Quai d’Orsay déploient un tout autre art :  la vente d’armes et de Rafales, l’installation d’une base militaire à 220 km de l’Iran.

Gérard Filoche

 

 

90 % de travailleurs forcés

Les alliés barbares de  la France

 

Il y a un fossé entre les richesses fabuleuses des EAU, leur prétendue « ouverture aux arts et au monde », et la réalité du système despotique, inhumain qui y règne. Seul le cheikh dispose d’un pouvoir absolu et héréditaire, appuyé sur les tribus, organisation de base de la société. Il n’y a pas de partis politiques, ni de droit de réunion. Il n’y a pas de liberté de la presse, récemment encore le 2 juillet, l’éditeur Sami al-Araimi a été condamné à une lourde amende et son journal suspendu pour 20 jours. Ne parlons pas de la censure sur les œuvres des futurs musées : pas de femmes nues, voilez-les.

Le Premier ministre et les 18 ministres sont nommés et révoqués par l’émir. Le Conseil fédéral national, a été renouvelé en décembre 2006 par un collège de… 6 689 électeurs désignés qui représentent seulement 1 % de la population. Il n’y a pas d’élection du Conseil national consultatif composé de 50 membres « choisis » eux aussi par l’émir.

La Direction de la Sûreté de l’Etat (Amn ad-dawla) au pouvoir dictatorial, nomme et destitue les fonctionnaires, s’immisce dans les affaires de justice, modifie les verdicts, pressionne les juges. La législation est basée sur la Shari’a. L’intolérance religieuse domine la vie quotidienne, avec des interdictions de s’embrasser, danser, de jouer trop fort de la musique en public ou même se tenir la main pour des couples non mariés sans parler des codes vestimentaires ou de la consommation d’alcool. Le droit à la défense est limité. Le 30 juillet dernier, une jeune femme a été condamnée à la prison à vie pour avoir proposé un joint à un policier en civil. Les mises au secret peuvent durer des mois voire des années sans jugement. Les associations de défense des droits de l’homme sont interdites ou persécutées. Les droits des femmes sont quasi inexistants (il y a 71 % d’hommes), le divorce interdit, l’adultère condamné, l’homosexualité persécutée.

 

La torture et traitements inhumains sont légion : le Cheikh Issa ben Zayed al-Nahyan, frère du souverain d’Abou Dhabi,  ami de Sarkozy, peut être vu actuellement dans une vidéo diffusée sur Internet (ABC News)   où il torture longuement un homme en l’asphyxiant avec du sable, le frappant avec une planche cloutée, tentant de le brûler et lui roulant dessus en 4 X4. Le Cheikh Issa filme les souffrances de ses victimes puis les visionne pour son plaisir personnel. En raison du scandale provoqué par cette vidéo, les Etats-Unis, eux, remettent en cause l’accord visant à établir une coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie nucléaire. Un exemple dont aurait pu s’inspirer la France.

 

Sarkozy était allé pérorer devant l’OIT, le 15 juin 2010, défendant les droits du travail et réclamant des sanctions aux pays qui ne l’appliquent pas, mais  il n’en avait rien dit, le 25 mai, à son ami l’émir qui construit le Louvre et la base militaire française en interdisant tout droit de grève, tout droit syndical, tout droit du travail.

Moins de 20 % des habitants sont des natifs qui ont les droits juridiques d’entreprendre, mais près de 90 % de ceux qui produisent dans les chantiers BTP, le pétrole, le gaz, n’ont aucun droit. 51% de toute propriété doit appartenir à un citoyen émirati. Le racisme est courant avec une telle forme d’apartheid social, ethnique. Les Indiens constituent la plus importante  communauté (avec 1,2 million de personnes) suivie des Pakistanais et des Bangladeshis. Leurs passeports sont confisqués dés leur arrivée sur le territoire, ils doivent payer des sommes énormes aux agences de recrutement et pour leur entrée (alors que cela doit incomber aux employeurs). Ils n’ont pas le salaire promis et ce qu’ils touchent est irrégulier. De mai à octobre, il règne de 38° à 48 °et ils travaillent toute l’année dans des conditions inhumaines beaucoup plus de 48 h par semaine. Il en est de même pour les nombreuses travailleuses domestiques esclaves, frappées et abusées physiquement, confinées, avec des durées du travail excessives. Les promesses de l’émir de respecter certaines règles de l’OIT et de prendre des précautions avec les travailleurs qui construiront « l’île du bonheur » et le Louvre n’ont aucun fondement juridique.

Human Rights Watch appelle les gouvernements intervenant dans les EAU à exiger des droits élémentaires :

1) Aller vers l’élimination des discriminations raciales et la liberté religieuse

2) Accepter la création d’associations, de syndicats et de partis politiques

3) Abolir la peine de mort et la torture.

4) Signer les conventions pour les droits des femmes

5) Tolérer l’homosexualité.

6) Autoriser le droit de grève et d’action collective des salariés.

7) Étendre les règles du travail aux domestiques étrangers

8) Accepter une législation sur le mariage et le divorce

Tandis que Sarkozy envoyait des jeunes hommes se faire tuer en Afghanistan pour combattre les Talibans, « barbares et moyenâgeux » mais pauvres, il avait engagé la France, son image, sa culture, son armée, avec les EAU « barbares et moyenâgeux » aussi mais très riches. C’était tout à l’image de sa politique : avec les talibans riches contre les talibans pauvres !

Ainsi le marché du luxe français est largement positif aux EAU, même si l’organisateur d’un salon récent, Denis Muller affirmait « certains de nos clients  d’Abou Dhabi possèdent déjà 150 ou 200 montres, il faut les surprendre ». C’est ce qui devait fasciner Sarkozy – Rolex : sa morale, sa culture, son clinquant s’arrangent de ces détails de l’histoire. Il espère seulement que le contrôle  qu’il exerce sur les médias empêchera que tout cela se sache en France.

À nous de faire savoir ce que cache le « Louvre » des richissimes émirs des sables.

 

w domestiques abou dhabi

 

- Capitale : Abou Dhabi ville

- Gouvernement : Emir Khalifa bin Zayid Al Nahyan II

- Population (en 2007) : 1 465 431 habitants

- Densité : 21 habitants/ km²

- Superficie : 67 340 km²

- Langue officielle : Arabe

- Langue des affaires : Anglais

- Religions : Abou Dhabi est géré par la loi islamique, mais il autorise la pratique d’autres religions.

- PIB (en 2006) : 56,15% du PIB fédéral

- Taux de chômage : Environ 5 %

Émirat d’Abu Dhabi

Fondation : 1971.

Statut : Abu Dhabi forme la fédération indépendante des Émirats arabes unis avec six autres émirats (Dubaï, Chardja, Fudjayra, Adjman, Umm al-Quaywayn et Ras al-Khayma).

Régime politique : monarchie.

Chef de l’État : Khalifa ibn Zayid al-Nahyan (depuis 2004).

Spécificités : le plus vaste et le plus peuplé des Émirats arabes unis.

Membre depuis 1967 des pays de l’O.P.E.P (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

Situation géographique : l’émirat possède des frontières avec l’Arabie saoudite au sud et à l’ouest, avec Oman à l’est et avec les émirats de Dubaï et de Chardja au nord

Superficie : 74 000 km2 .

Population : 1 292 119 habitants (recensement de 2005).

Communauté française des ÉAU : 8 635 Français immatriculés en décembre 2007 (soit cinq fois plus qu’en 1990) pour une communauté français totale estimée à 12 300 personnes, en très forte progression, concentrée pour les deux tiers à Dubaï et pour un quart plurinationale

Langue officielle : arabe.

 

 

 

 

Motus et bouche cousue pour l’inspection du travail

 

Un projet de décret du 26 octobre 2016 circule pour museler davantage l’inspection du travail qu’elle ne l’est.

Extraits choisis :

«Art. R. 8124-17.- Dans l’exercice de leurs fonctions, les agents s’abstiennent de toute expression ou manifestation de convictions personnelles, de quelque nature qu’elles soient.

« En-dehors du service, ils s’expriment librement dans les limites posées par le devoir de réserve. Ils ne peuvent tenir des propos dénigrant le service public de l’inspection du travail. Ils ne peuvent se prévaloir de la qualité d’agent du système d’inspection du travail dans l’expression de leurs opinions politiques. (…)

Art. R. 8124-20.- Soumis au devoir de discrétion professionnelle, les agents du système d’inspection du travail s’abstiennent de divulguer à quiconque n’a le droit d’en connaître les informations dont ils ont connaissance dans l’exercice de leurs fonctions. (…)

« Art. R. 8124-23.- A l’occasion d’une visite d’inspection, l’agent de contrôle informe de sa présence l’employeur ou son représentant, à moins qu’il n’estime qu’un tel avis risque de porter préjudice à l’efficacité du contrôle. (…)

« Art. R. 8124-30.- L’agent de contrôle prête serment de remplir sa mission conformément au présent chapitre.  (…) « La formule du serment est la suivante :

«  »Je m’engage à exercer mes fonctions avec dignité, impartialité, intégrité, probité et neutralité et à respecter le code de déontologie du service public de l’inspection du travail. Je m’engage à ne pas révéler les secrets de fabrication et les procédés d’exploitation dont je pourrais prendre connaissance dans l’exercice de mes fonctions. » (…)

« Art. R. 8124-32.- La direction générale du travail et tout agent du système d’inspection du travail peuvent, sans préjudice des attributions du Conseil national de l’inspection du travail, saisir le référent déontologue de toute question entrant dans le cadre des missions de ce dernier et se rapportant au respect des principes et règles définis par le présent chapitre, notamment lorsque l’exercice de responsabilités politiques, syndicales, ainsi que l’engagement personnel d’un agent, sont de nature à soulever ou soulèvent des difficultés pratiques de conciliation avec les obligations énoncées à l’article 28 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires eu égard aux fonctions confiées ou susceptibles d’être confiées à l’agent au sein du système d’inspection du travail. »

Projet – 26/10/16   Fait le…  Par le Premier ministre et la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social  Myriam EL KHOMRI

Ce n’est pas demain qu’un inspecteur du travail comme Pierre Hamp le faisait entre 1906 et 1912 dans l’Humanité, alors journal de Jean Jaurès, décrira ce qu’il voit comme exploitation et souffrance dans les entreprises. Fini aussi « Les carnets d’un inspecteur du travail » dont j’avais réussi à publier trois tomes de 1998 à 2008

 


 

Hollande obligé de renoncer – Unité de toute la gauche socialiste et non socialiste avec les écologistes pour battre Fillon-Le Pen


François Hollande a pris de façon responsable une décision qui s’imposait à lui  !  Son bilan politique est tel qu’il qu’il aurait été battu soit le 29 janvier 2017 à la primaire, soit le 23 avril 2017 dès le premier tour de la présidentielle. Il  a choisi de ne pas se représenter pour ne pas être humilié, et pour laisser une chance à l’unité de la gauche.

En fait, élu par la gauche en mai-juin 2012, il s’est écarté rapidement de ses électeurs, des salariés et il a conduit une politique tournée vers la droite, vers le patronat.  D’où son isolement : ceux d’en haut, malgré tous les cadeaux qu’il leur a fait, ne l’ont pas adoubé, ceux d’en-bas, se sont senti trahis et l’ont contesté. Seulement 4 à 7 % des français dans les sondages voulaient encore de lui !


Je l’ai répété depuis un an, le meilleur service qu’il pouvait rendre à la gauche était de ne pas se représenter et de laisser place au retour à une politique de gauche et à des candidats capables de l’incarner, ceux de la gauche socialiste.
 


Ce 1er décembre, où il choisit de rendre public son renoncement,  est symbolique : c’est le jour où sortent les décrets facilitant les licenciements prévus par loi El Khomri.
Tout un symbole ! Car c’est le programme inverse qu’il faut développer : il faut contrôler les licenciements, pas les faciliter. On ne peut pas laisser Airbus dont le carnet de commandes est de 1000 milliards, et qui a reçu des millions de CICE sans contrepartie, licencier 1134 salariés.
Se battre contre  le chômage, c’est se battre contre ce genre de plan social totalement insupportable. C’est reconstruire un code du travail protecteur, c’est faire des emplois publics, c’est passer aux 32 h… tout le contraire de ce qu’a fait Hollande et qui le conduit dans le mur…

Je le l’avais annoncé clairement, partout, et particulièrement au Bureau national du Parti socialiste, depuis l’ANI de 2013, la loi Sapin de juin 2013, la loi Macron du 9 août 2015 et encore plus, tout au long de l’année 2016, avec des millions de manifestants majoritaires contre la loi El Khomri : cette politique droitière d François Hollande  était suicidaire, elle allait a la catastrophe  !


Voila c’est fait, hélas.
Ce n’est pas une question de personne, de « pouvoir personnel » mais d’orientation.
Il faut revenir à gauche. Il faut redevenir socialiste.

Mais alors qu’on ne nous dise pas que Manuel Valls prend la place.

Valls est co créateur de cet échec, il est co responsable de cette politique depuis 4 ans, il devrait avoir la même dignité en l’occurence que François Hollande et se retirer aussi. Hollande et Valls c’est vert chou et chou vert, bonnet rose et rose bonnet. Il n’y a pas une feuille de papier à cigarette qui les sépare politiquement. La logique du départ de Hollande c’est la logique du départ de Valls.

Valls doit s’en aller avec son vis à vis et concurrent Macron..

Et Macron aussi !
c’est le trio infernal a coince Hollande.

Macron qui se dit  ni de gauche ni de gauche est entré dans une de ces absurdes compétitions personnelles avec Manuel Valls et à eux deux, ils ont pourri la vide de François Hollande, sapant ses capacités à voir une équipe pour aller à la bataille des présidentielles.

La place doit être laissée libre par Valls et Macron pour une orientation de retour à la gauche, aux fondamentaux du socialisme, du social

On peut battre tous ensemble Fillon, caricature thatcherienne passéiste, mais pas avec le programme de Hollande-Valls-Macron.

Il faut un programme de gauche qui privilégie la redistribution des richesses d’abord. La France n’a jamais été aussi riche, en fait, et les richesses aussi mal redistribuées.
Un deuxième tour Fillon-Le Pen n’est pas inéluctable. La gauche doit maintenant  tourner la page de ce quinquennat. Le rassemblement de la gauche est indispensable.
Cela peut parfaitement se faire sur la base  des propositions  que je porte en faveur des petits salaires et des petites retraites : le SMIC à 1800 euros, la retraite à 60 ans, les 32h pour lutter contre le chômage, un salaire maximum à 20 fois le SMIC, 30% d’énergies renouvelables en 5 ans, renouvellement démocratique avec une 6ème République.

J’en appelle à Marie-Noëlle Lienemann, à Benoit Hamon, à Arnaud Montebourg, pour qu’on se rencontre et qu’on mette au point une stratégie commune de la gauche socialiste, un « pack des quatre » dés maintenant, ensuite nous rencontrerons Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.


Nous sommes tous des candidats légitimes. Nous sommes  complémentaires. En additionnant nos idées, nos forces, nos savoirs faire, nous pouvons faire gagner la gauche. La où il y a une volonté commune il y a un chemin commun.

La gauche peut construire une candidature commune sur une plate-forme commune. c’est LA condition pour passer le 23 avril, etre au deuxième tour le 7 mai et gagner : offrir la perspective nouvelle d’un gouvernement de gauche 2017-2022,
 

Gérard Filoche

Quand Frérot et Filoche débattent sur l’utilité de l’entreprise

Sommet de l’économie

Le 01.12.2016 à 13h09

 

Gérard Filoche, en verve comme à son habitude, a tenté d’ébranler Antoine Frérot, sans succès. Le débat entre ces deux personnages a un peu tourné au dialogue de sourds.

Antoine Frérot face à Gérard Filloche au Sommet de l'Economie
Le débat entre Antoine Frérot, PDG de Veolia, et Gérard Filoche, candidat à la Primaire de la gauche a un peu tourné au dialogue de sourds.

BRUNO DELESSARD POUR CHALLENGES

L’entreprise est-elle d’intérêt général ou d’intérêt particulier? C’était le thème du 3e débat du Sommet de l’Economie entre Antoine Frérot, PDG de Veolia, et Gérard Filoche, candidat à la Primaire de la gauche. Le débat entre ces deux personnages a un peu tourné au dialogue de sourds. Sur l’entreprise d’abord. L’ancien inspecteur du travail Gérard Filoche a signé un livre intitulé : « Vive l’entreprise ? » Une manière claire de jeter le doute sur l’utilité générale de l’entreprise. Pour Antoine Frérot, pourtant, « l’entreprise est un objet d’intérêt général. Les Français n’aiment pas les entreprises, encore moins les grandes ; mais tout le monde pleure quand elles meurent. » Pour le PDG de Veolia, il faut donc faciliter la vie des entreprises, seules créatrices de richesses. Une facilité que Gérard Filoche fustige : « Voyez Volkswagen, qui a réalisé une escroquerie gigantesque. Voyez Airbus qui malgré ses milliards de bénéfices licencie plus d’un millier de salariés. Voyez Smart qui fait passer le temps de travail de 35 à 39 heures payées 37 ! » Bien sûr, le candidat à la primaire de la gauche ne met pas toutes les entreprises dans le même panier : « Crier Vive l’entreprise ! c’est comme crier Vive les poissons ! Il y a des requins et des poissons rouges. Ce que je questionne c’est les grandes entreprises. » Il pondère encore : « Je ne remets pas en question l’exploitation des salariés exercée par les entreprises. C’est normal, c’est le résultat de l’échange d’un travail contre salaire. Mais je mets en question les conditions de cette exploitation. »

Sur l’exploitation justement, Antoine Frérot en est convaincu, un grand retournement est en cours. Après des décennies d’un rapport de forces trop favorable aux actionnaires au dépend des autres parties prenantes de l’entreprise (clients, salariés, fournisseurs, territoires…), un nouvel ordre est en marche. Le PDG de Veolia dresse son pronostic : « La force des actionnaires est en train de prendre fin. Bientôt, ce sera les clients. D’abus de position dominante en abus de position dominante, les entreprises ne vont pas s’y retrouver. » Evidemment, le syndicaliste n’est pas d’accord. Pour lui, l’exploitation capitaliste des hommes est toujours en cours et il faut soumettre l’entreprise à l’intérêt général. Par la loi. Et le voilà qui part dans une envolée lyrique sur la naissance du Code du travail, en 1910, suite à un accident dans les mines de charbon de Courrières qui avait provoqué un millier de morts. Il enchaine : « Dans ma vie d’inspecteur du travail, j’en ai vu des morts sur les chantiers. J’en ai vu des milliers d’handicapés du travail. Aujourd’hui, ce sont les grandes entreprises qui font les lois. Et qui les détournent grâce à une chaîne de sous-traitance en cascade qui fait des ravages. »

Contestation et discussion

Sur cette chaîne de sous-traitance, problématique en effet, Antoine Frérot cherche à débattre. Un texte de loi est justement en cours de discussion au Parlement pour instaurer un « devoir de vigilance » des multinationales tout au long de la chaine de leurs fournisseurs. Un mauvais texte pour le grand patron :  « Chez Veolia, nous avons 10.000 sous-traitants, dont beaucoup de PME. Nous représentons en moyenne 15 à 20% de leur chiffre d’affaires. Je suis allé voir le ministre des Finances pour lui expliquer que si je devais installer des process de vigilance pour demander à mes fournisseurs des garanties de cette nature, les plus petites ne pourront pas suivre. Et je passerais à 200 sous-traitants. »

Le patron de Veolia reconnait que la question reste entière. Pour lui, le meilleur moyen de pousser les entreprises à servir l’intérêt général est de veiller à la représentation de toutes les parties prenantes au sein de leurs conseils d’administration. Antoine Frérot fait alors une proposition originale : « Après l’ouverture des conseils d’administration à des représentants des salariés, imposée en 2013, il faudrait désormais ouvrir des sièges aux clients, ces parties prenantes de plus en plus prégnantes mais jusqu’ici sans pouvoir. » Gérard Filoche se lance : « Vive les class actions ! » Antoine Frérot, lui, préfère le dialogue : « En mettant tout le monde autour de la table, on favorisera le consensus qui veille à l’intérêt de chacun. C’est dans cette poursuite de l’équilibre entre toutes les parties prenantes que l’entreprise remplira mieux son rôle : créer des richesses. » Jusqu’au bout du débat, les deux orateurs seront restés sur leur posture initiale : le lutte et la contestation pour Gérard Filoche, la discussion et la recherche du dialogue pour Antoine Frérot.

>> Retrouvez en vidéo le débat entre Antoine Frérot, PDG de Veolia et Gérard Filoche, candidat à la primaire de la gauche