La « Sécurité sociale » chassée de la Constitution française

Ca fait des décennies que patronat et haut appareil d’état voulaient revenir sur le Sécurité sociale payée à la source, sous forme de « salaire brut » par les employeurs.

Au début les caisses de Sécurité sociale, fruit du travail, étaient logiquement gérées par les syndicats. (Cf. « La sociale » de Gilles Perret). Les ordonnances de 1966-67 De Gaulle-Pompidou remirent en cause cette gestion en donnant au patronat 50 % du contrôle des caisses (alors qu’auparavant les patrons n’avaient que 11,5 % des sièges selon le juste principe « un humain une voix »). Puis ils repoussèrent sine die les élections démocratiques aux caisses de sécurité sociale, les dernières ayant eu lieu en 1983. Michel Rocard en 1988 inventa une CSG, contribution qui n’était ni impôt ni cotisation, une sorte de « sas » pour passer du salaire brut à l’impôt, du système dit « de Bismarck » au système dit « de Beveridge ». Mais le Conseil constitutionnel freina et imposa quand même que cette CSG aille dans les caisses sociales, pas dans les caisses de l’état.

Michel Rocard puis Edouard Balladur différèrent les élections à la Sécu. Alain Juppé les supprima carrément et confia au Parlement la gestion du budget (appelé LFSS), resté distinct, des caisses Sécu. Ils appelèrent alors les « cotisations » des « charges » et les « réduisirent » peu à peu sous prétexte de « baisser le coût du travail ».

Aujourd’hui Macron annonce « la suppression des cotisations sociales » prélevées à la source et payées par les employeurs. Il veut les remplacer par des impôts prélevés à la source. Tout ira dans les caisses de l’état. Fin du salaire brut. Fin des cotisations pré affectées aux différentes caisses. Elles seront remplacées par des prélèvements non pré-affectés – donc à la merci des majorités politiques du moment. Un seul impôt, un seul budget, la « Sécu » n’est plus un sanctuaire, n’est plus un budget séparé.

Le budget de la Sécu ne générait que 10 % de la dette présumée du pays et il avait été puissamment soumis à l’austérité et à « la règle d’or » et brutalement équilibré. Le budget de l’état génère, lui, 78,5 % de la dette présumée : en fusionnant les deux budgets, ils vont pouvoir purger encore plus et réduire le volume du budget social, le vider de son « dingue de pognon ».

Curieuses gens, et capables de tout, hein, les ultra libéraux qui, prétendument, veulent « moins d’état »  : la Sécu était de droit privé, ils l’étatisent pour mieux la contrôler et la tuer.

Mais pour ça, il fallait changer la constitution : ils ont voté le 3 juillet de supprimer « Sécurité sociale » dans la Constitution française, et ne plus mentionner que « protection sociale ». Devant notre vive réaction, ils ont du reculer mais provisoirement, la bataille reste devant nous.

Sinon, la contre-révolution sera achevée, ils auront mis 70 ans pour supprimer « la Sécu » issue du Conseil national de la Résistance.

 

Gérard Filoche

 

 

à lire chaque semaine la rubrique « Au boulot » dans l’Humanité Dimanche  -   ici la n° 399, 8° année

La « Sécurité sociale » chassée de la Constitution française


 

lundi 2 juillet 19 h Gérard Filoche au siège du PCF pour l’unité de la gauche pour une Europe Sociale https://youtu.be/NbFiNh99XOs via @YouTube

lundi 2 juillet 19 h  Gérard Filoche au siège du PCF pour l’unité de la gauche pour une Europe Sociale https://youtu.be/NbFiNh99XOs via @YouTube

 

Merci aux camarades du PCF pour la réunion du 2 juillet 2018.

Nous, GDS,  avions proposé à la mi mars 2018 à toutes les forces de gauche de se rencontrer a la fois pour soutenir les luttes sociales, notamment celle des cheminots, et à la fois sur le terrain politique en vue d’une liste commune aux élections européennes.

GDS a rencontré, pour cela, bilatéralement courant mars, le PCF, Générations, Ensemble, R&S, Nouvelle Donne.  Nous avons aussi proposé de rencontrer le NPA  et EELV,  FI et le PG.

 

A chacune nous avons proposé un texte « martyr » (cf.  site GDS) pour commencer à bâtir une plate forme électorale, appuyée sur 5 points centraux et fondamentaux :

-       1°) Contre la dictature de la finance : Halte à la fraude et l’évasion fiscale en Europe : 1000 milliards sont ainsi détournés. Priorité pour récupérer de toutes nos forces et par tous moyens ces 1000 milliards contre les fraudeurs, spéculateurs, banques, multinationales, pour une autre Europe sociale. La BCE doit prêter directement aux états.

-       2°) Egalité entre les peuples et les salariés : halte à la discrimination entre salariés européens, dénonciation immédiate de la directive « travailleurs détachés », salaire minimum en Europe aligné sur le haut, durée maxima du travail de 48 h respectée partout, un code du travail protégeant les travailleurs rédigé selon le principe de faveur

-       3°) Mieux être écologique : Halte à la destruction de l’environnement par la pollution (Volskwagen, le tout autoroute au lieu du fer et du fret) de la santé par l’agro industrie alimentaire et la malbouffe, et mise en œuvre décuplée des énergies durables

-       4°) Démocratie : priorité à l’Europe des élus, du Parlement contre l’UE technocratique, bureaucratique, libérale

-       5°) Europe ouverte préparant et permettant l’accueil des migrants, une Europe pacifiste  de coopération, de solidarité, pas de camps, pas de surarmement ni d’ingérences militaires.

Il s’agit de travailler, non pas à l’unité de pensée entre tous, mais à une plateforme électorale commune percutante, sur quelques slogans clefs, les meilleurs possibles capables de passer et de mobiliser largement.

 

La gauche actuelle est une mosaïque en danger mortel de morcellement si elle ne s’unit pas. Face à Macron, pourtant c’est plus vital que jamais de s’unir. Ce que nous n’aimons pas dans l’UE, c’est le poison Macron, c’est le libéralisme, pas l’Europe, Si la gauche choisit  de s’unir, elle peut passer en tête et rendre de l’espoir, renverser la donne actuelle. Rédiger une excellente plateforme commune n’est pas difficile, s’il y a une volonté pour cela.

 

Ceux qui, ayant déjà soutenu ensemble les luttes sociales, doivent commencer vite a rédiger une telle plateforme, il y aura une prime a l’unité parmi les électeurs et cela contribuera à faire réfléchir, et à faire venir travailler autour d’une table commune les composantes de la gauche qui refusent ou s’interrogent encore.

 

C’est pour cela que nous nous félicitons de l’invitation dans le même sens que le PCF nous a adressé ce lundi 2 juillet dans ses locaux. Nous les en remercions. Nous nous réjouissons que Ensemble, R&S, ND, Générations et des Verts, aient répondu à l’appel. Nous proposons qu’une méthode de travail soit mise en œuvre assortie d’un calendrier, dans les meilleurs délais, et nous serons présents à l’université d’été du PCF et à la Fête de l’Humanité en ce sens.

 

Bien cordialement, pour GDS

Gérard Filoche

 

Douleur

Evidemment cela attire les yeux.  L’ouvrier est en train de démonter l’échafaudage au coin des rues Lescot et de la Petite truanderie. Il est en bas de l’assemblage de poutrelles métalliques, chaussé de tennis blancs usés sales, essayant d’attraper  cinq à six planches en bois que son collègue du dessus lui descend avec à-coups par la poulie et une corde. On voit tout de suite qu’il n’arrive pas à attraper les planches,  elles sont disjointes, et tournent sur elles mêmes car la corde les balance.

Bras levés et tendus, dans une position inconfortable, il les rattrape une à une, les regroupe du mieux qu’il peut, et, de ses deux mains, parvient à les saisir. Posées sur leur extrémité sur le sol, elles ne menacent plus de le cogner, ils les agrippent enfin pour les emmener au camion, derrière. Il peine et vacille avec ses deux mains serrées et le poids des six planches à la fois.

Il parvient à ma hauteur : il n’a pas de gants.

Que lui dire ? C’est un petit homme fluet. Il me voit l’observer intensément et cela déclenche un regard d’inquiétude chez lui. Je vois alors ses deux mains ensanglantées. L’une est carrément cisaillée sur le coté. Le sang coule.

Nos regards se croisent j’essaie de dire « vos mains, les gants »  je ne suis qu’un vieil inspecteur du travail retraité, sans pouvoirs. Il me fait signe à la fois qu’il ne parle pas, il est visiblement étranger, je dirais syrien mais rien n’est sûr, et il me montre, dans sa poche arrière des petits gants mal pliés qui dépassent. Mais ce sont des gants de plastique, pas épais donc pas protecteurs, voilà pourquoi il ne les met pas.

Que dire ? Rien.

Moi, j’ai fait des trucs comme ça dans mon jeune temps. Mon père a eu une main brisée, les deux tendons coupés par le retour du ciseau sur la meule. La souffrance au travail est insupportable.  Il faudrait plus d’inspecteurs, de syndiqués, de contrôles, de contre pouvoir face aux patrons.

Des bons gants ca doit être possible à imposer, non ?

Pas dans ce monde où Macron qui chasse déjà les migrants, a dit aussi : « « Je n’aime pas le terme pénibilité donc je le supprimerais car il induit que le travail est une douleur ».

 

Gérard Filoche

 

 

chronique « au boulot » a lire chaque semaine dans l’humanité dimanche

 

Revue exceptionnelle, une des meilleures de la gauche, D&S n° 256 spécial été 18 mensuel 26° année

Un sommaire d’enfer comme toujours pour cette revue exceptionnelle, une des meilleures de la gauche, D&S n°256 spécial été 18 mensuel 26° année,
Sommaire
D&S n° 256 Le 26 juin 2018
Edito
P. 3 Une riposte unitaire devient vitale
Actualité
P. 4-5 Combattre l’islamophobie et défendre la laïcité
P. 6-7 Une stratégie “populiste” pas si populaire !
Politique
P. 8 à 10 Macron creuse un précipice sous ses pieds Fin des cotisations, fin de la Sécu ?
Social au cœur
P. 11 Au Rouvray, la lutte et l’unité ont payé !
Question d’éco
P. 12-13 Un rapport accablant à tout point de vue
En théorie
P.14-15 Le salariat aujourd’hui 3
Sa place dans la société et sa composition égalité
P. 16 En Irlande, un vent de liberté s’est levé écologie
P. 17 La vacance de M. Hulot
Notre histoire
P.18-19 Centenaire 15 Juin 1918 : Durand réhabilité
International
P. 20 Le G8 des pompiers pyromanes
P. 21 Le gouvernement « libéral-populiste » italien
P. 22 Armée suisse : le peuple tranchera
P. 23 Post-it Palestine
Suites et poursuite d’un nettoyage ethnique
P. 24 Liberté pour Sentsov et Koltchenko

 

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A débattre – Projet de texte « martyr » pour une plateforme commune européennes à gauche – G Filoche

L’Union Européenne actuelle et ses dirigeants néolibéraux, de droite et d’extrême droite sont en train d’écrire, un nouvel épisode tragiquement inhumain contre les migrants.

Au lieu de s’organiser entre tous les états de l’UE pour les accueillir dans des conditions dignes, les voilà honteusement rejetés à la mer.

 

Fermée à l’extérieur, l’UE est tout aussi menacée à l’intérieur.

L’UE dégrade le sort de la majorité de ses peuples, par une politique faite de compétition économique sauvage, d’austérité, d’inégalités sociales, de fraude fiscale, de chômage de masse, de blocage des salaires, de recul des droits sociaux, des retraites et du travail, pour le seul intérêt des multinationales et des grandes banques.

 

Cette Union Européenne là, nous n’en voulons plus.

Elle tend d’ailleurs à s’auto-menacer d’explosion, au profit des nationalistes, des xénophobes, et tous les belligérants identitaires potentiels. Un sabordage dans ce sens là, nous n’en voulons pas non plus.

Soyons clairs : ce n’est pas la belle idée de l’Europe que nous voulons rejeter, c’est l’actuelle UE, ses diktats, ses violences, ses régressions.

 

Ce que nous n’aimons pas dans l’UE, en fait, c’est Macron. N’allons donc pas en ne dénonçant que l’UE, excuser Macron.  Macron ne cède pas aux libéraux de l’UE, il va au devant d’eux.  Ce que nous n’aimons décidément pas dans l’UE ce n’est pas l’Europe…  c’est le néolibéralisme.

 

Depuis 2017, les électeurs ont eu le temps de se rendre compte que le mal ne vient pas d’ailleurs mais en priorité  de la « casse sociale » de Macron. Par exemple, Macron a davantage cassé le code du travail français par ses Ordonnances que ne l’est le code du travail allemand, ou que ne lui demandaient les « recommandations » européennes du 27 mai 2017.  Autre exemple, c’est Macron qui a  voulu casser la SNCF et les services publics.

 

Du coup, ce n’est pas la dénonciation des traités qui est un préalable à une autre politique : c’est une autre politique défendue qui aura pour effet de rendre caduques les traités en vigueur. Cela sautera alors aux yeux de tous les peuples européens – imposant une renégociation dans un sens antilibéral.

 

Bataillons donc pour un Smic partout s’alignant progressivement sur le plus élevé, une retraite à 60 ans, un durée maxima du travail à 48 h, une semaine de 32 h légale sans perte de salaire, pas de salaire > a 20 Smic, pas plus de 5% de précaires par entreprises. Bataillons contre Macron pour instaurer ces choix en France et cela contribuera à balayer l’UE libérale ! Non pas par un retour aux nationalismes mais pour marcher vers une véritable et nouvelle Union sociale.

 

Nous serons plus unis à gauche en défendant nos droits ici, comme nous le faisons en solidarité avec le mouvement social, et nous éviterons de nous diviser sur un préalable de quitter l’UE.  Quand à l’effet, il sera le même, si on réussit à placer, ici, le social au cœur, tous les plans A, B et C se succéderont très vite. L’idée d’une Europe sociale et démocratique redeviendra attractive. Au fond, cela dépendra de l’exemple que nous donnerons,  de la mise en oeuvre pratique d’une politique sociale et écologique quand nous  viendrons au pouvoir.

 

Pour l’heure et pour préparer cela, nous pouvons et devons, question de choix et de volonté, nous unir pour les élections européennes spécifiques de 2019 sur une plateforme d’actualité, un socle commun, qui peut être en cinq points :

 

1°) Fiscalité : frapper les paradis fiscaux et dividendes

L’interdiction de la fraude fiscale et de l’optimisation fiscale, une fiscalité qui s’impose à toutes les multinationales, GAFAM et autres. Une assiette commune consolidée de l’impôt sur les sociétés (ACCIS), et un impôt européen sur la fortune, adoptée à la majorité qualifiée permettant un véritable budget européen d’investissement et de solidarités. La BCE doit prêter directement aux états et la règle de plomb de zéro déficit doit être rejetée. Exigence de la séparation des activités de dépôt et des activités spéculatives des banques, politique douanière active aux frontières de l’UE.

 

2°) Social : au cœur de toute la campagne

La fin de la mise en compétition des salariés et l’arrêt de la destruction de leurs droits du travail et sociaux : retour à l’état de droit dans les entreprises, avec réduction des durées légales et maxima du travail, établissement d’un Smic européen dans les 27 pays et harmonisation progressive de celui-ci, vers le haut, en parité de pouvoir d’achat. Dénonciation immédiate unilatérale de la directive organisant la discrimination des « travailleurs détachés ». A travail égal salaire égal, femmes hommes, et travailleurs immigrés. Partage des richesses. Pour un véritable statut du salariat, et le renforcement de toutes les protections sociales, maladie, chômage, retraites, liées et payées à la source en même temps que le travail.

 

3°) Ecologie en tête : mieux être

Développement de tous les services publics de la santé, de l’éducation, de l’énergie, de l’eau, des transports collectifs (rail, fret ferroviaire) et du logement. Combat contre toutes les fraudes et gabegies détruisant l’environnement, le climat, la santé, la planète. La politique agricole doit pouvoir répondre aux besoins des paysans pas aux impératifs de l’agro-industrie, pour une alimentation saine et accessible aux peuples d’Europe.

 

4°) Démocratie contre technocratie, bureaucratie, oligarchie :

Bataille un fonctionnement démocratique d’une Europe au service des peuples, en renforçant le plus possible les droits du Parlement (élargissement du périmètre d’application de la procédure législative ordinaire, droit d’initiative législative). Garantie de l’égalité de tous les droits fondamentaux des humains, femmes et hommes, immigrés, jeunes, selon leurs qualifications, et quels que soient l’âge, l’origine, la langue.

 

5°) Europe ouverte et pacifiste pas guerrière :

Harmonisation d’une politique européenne ouverte, partagée et digne, de l’accueil et du droit d’asile, fin du système de Dublin. Pour une Europe non agressive, la réduction des armes partout, une Europe soucieuse de la paix dans le monde et d’échanges négociés, équitables et régulés (ONU, OMC, OIT, OMS, OME). Une Europe faite d’humanité, de partage, attractive et non pas faite de compétition, de sélection, de régression et de répression.

 

Empêchons Macron de légitimer en 2019 son pouvoir politique acquis en 2017 par « effraction ».

 

Regroupons la gauche contre Macron et, avec les électeurs, tenons la dragée haute à tous les plans de casse sociale, ici et dans l’UE. A quoi ça sert de défendre 5 plateformes différentes et de perdre au lieu de nous grouper, d’avoir le meilleur rapport de force possible sur la meilleure plateforme possible ?

 

L’essentiel en 2019 n’est pas de savoir qui est en tête de la gauche, il est de mettre la gauche en tête contre Macron.

 

Etre premier à gauche mais loin derrière Macron ?  Où être ensemble à gauche, mais devant Macron, tel est le choix.  Clairement choisissons l’unité à gauche sur la meilleure plateforme possible.

 

 

Dans Huffington Post : encore serveuse à New York il y a 6 mois, Alexandria Ocasio-Cortez bat à plate couture un ponte du parti démocrate

Cette novice en politique de 28 ans a remporté la primaire haut la main face à un démocrate en place depuis 1999… et n’en a pas cru ses yeux

27/06/2018 10:50 CEST | Actualisé27/06/2018 14:07 CEST

Par Maxime Bourdeau

CAPTURE SPECTRUM NEWS NY

Encore serveuse il y a 6 mois, cette jeune latina bat un ponte du parti démocrate (et n’en croit pas ses yeux)

ÉTATS-UNIS – Le pari était tellement fou que les grands médias américains ne lui avaient pas accordé une grande attention. Contre toute attente, la novice en politique de 28 ans Alexandria Ocasio-Corteza pourtant battu le numéro quatre du parti démocrate Joe Crowleylors des primaires pour élire le représentant du 14e district de New York ce mardi 26 juin.

Élu et ré-élu représentant dans l’État de New York depuis 1999, Joe Crowley était considéré comme un potentiel successeur de Nancy Pelosi au poste de chef des démocrates à la Chambre. Sa défaite face à une militante latino-américaine n’ayant jamais participé à une élection, née dans le Bronx et soutenue par le sénateur Bernie Sanders et la candidate au poste de gouverneure Cynthia Nixon, est une véritable claque pour le parti.

Comme la jeune femme l’expliquait dans sa vidéo de campagne et le rappelle un portrait publié cette semaine dans Vogue, elle n’avait jamais envisagé de se lancer en politique. Il y a quelques mois encore, Alexandria Ocasio-Cortez était serveuse dans un restaurant. En cas de victoire lors des élections de mi-mandat en novembre, elle pourrait devenir la plus jeune élue du Congrès.

View image on Twitter

Jeff Stein

@JStein_WaPo

This photo is from Nov. 14, 2017. Alexandria Ocasio-Cortez, 28, was then working as a bartender.

Less than a year later, she defeated the likely next Speaker of the House, and will almost certainly be the youngest woman ever elected to Congress

4:00 AM – Jun 27, 2018

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Ce sont avant tout l’explosion des loyers et des frais médicaux dans la ville qui l’ont poussée à se présenter à cette primaire, dans l’espoir de rendre New York à la classe moyenne, assurait-t-elle dans son clip électoral (ci-dessous).

Kyle Griffin

@kylegriffin1

In case you haven’t seen, here’s the viral campaign ad from Alexandria Ocasio-Cortez that raised her profile.

4:50 AM – Jun 27, 2018

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Alors qu’elle cumulait un retard de dizaines de points dans les sondages il y a quelques mois, Alexandria Ocasio-Cortez l’a emporté ce mardi avec 15 points d’avance. Un coup de tonnerre qui a surpris tout le monde outre-Atlantique, y compris la candidate dont la réaction estomaquée lors l’annonce des résultats a été filmée et partagée des milliers de fois sur Twitter, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Celle qui s’identifie comme une démocrate socialiste pourrait donc entraîner un glissement vers la gauche pour le parti démocrate, qui se mesurera aux républicains conservateurs de Donald Trumpen novembre. Un glissement qui a de quoi donner quelques sueurs froides à Andrew Cuomo -l’actuel gouverneur de New York adoré de l’establishment démocrate- qui aura à affronter à l’automne l’ancienne star de « Sex and the City » Cynthia Nixon qui propose un programme bien plus à gauche.

Ben Dreyfuss

@bendreyfuss

 

The video of Alexandria Ocasio-Cortez realizing she won is my favorite thing in the whole world 

http://

bit.ly/2MpOF92

(via ‪@NY1)

6:03 AM – Jun 27, 2018

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Beau joueur, son adversaire dans cette primaire démocrate a pris sa guitare et lui a dédié une chanson en apprenant qu’il avait perdu. « C’est pour Alexandria Ocasio-Cortez », a lancé Joe Crowley avant d’entamer « Born To Run » (qui pourrait ici se comprendre comme « née pour se présenter à une élection ») de Bruce Springsteen.

Holly Figueroa O’Reilly BWCS

@AynRandPaulRyan

Joe Crowley (‪@JoeCrowleyNY) is playing guitar and singing « Born to Run », dedicated to the candidate who just primaried him, Alexandria Ocasio-Cortez (‪@Ocasio2018

Classy af. Well done, sir.‪#NY14

4:30 AM – Jun 27, 2018

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Donald Trump lui aussi y est bien sûr allé de son commentaire. « Wow! Le député qui déteste Trump, Joe Crowley, qui, comme beaucoup s’y attendaient, devait prendre la place de Nancy Pelosi (comme chef de file du parti démocrate, ndlr), vient de PERDRE son élection primaire. En d’autres termes, il s’est fait sortir! », a commenté le président sur Twitter.

« C’est un choc que personne n’avait vu venir. Il aurait peut-être dû être plus gentil et respectueux envers le président », a-t-il continué ramenant à lui cette défaite. Il est plus probable que Crowley a au contraire payé sa politique trop centriste alors que de nombreux électeurs démocrates attendent que le parti prenne un virage plus à gauche en guise de réponse ferme à la politique ultra-conservatrice de Trump…

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

Wow! Big Trump Hater Congressman Joe Crowley, who many expected was going to take Nancy Pelosi’s place, just LOST his primary election. In other words, he’s out! That is a big one that nobody saw happening. Perhaps he should have been nicer, and more respectful, to his President!

4:18 AM – Jun 27, 2018

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À voir également sur Le HuffPost:

 

 

Contre la fermeture de l’usine Ford Blanquefort, contre les licenciements.

Contre la fermeture de l’usine Ford Blanquefort, contre les licenciements (communiqué unitaire)

Ce qui se passe à l’usine Ford de Blanquefort est un scandale, un scandale ordinaire certes, mais un scandale auquel il ne faut surtout pas s’habituer. C’est le scandale de ces multinationales qui détruisent l’emploi et le social sans aucune justification économique au nom de la course aux profits et aux dividendes et cela après avoir reçu de l’État, depuis 2013, 50 millions d’euros de subventions publiques.

Ford fait des milliards de dollars de profits, encaisse des millions de subventions de l’État et ferme, laissant ainsi sur le carreau 1000 travailleurs, sans oublier les milliers d’emplois induits.

Le cas de Ford n’est pas isolé. Les annonces de fermetures d’usines, de licenciements se multiplient ces dernières semaines dans l’indifférence générale alors que les profits explosent.

Nos organisations politiques soutiennent la lutte des travailleurs de Ford et de toutes celles et ceux qui se mobilisent contre les licenciements et les fermetures d’usines.

Nous serons présents à la manifestation du 30 juin à partir de 14h à Pey Berland à Bordeaux.

Organisations signataires : Alternative libertaire, Ensemble, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Lutte ouvrière, Nouveau parti anticapitaliste, Parti communiste français, Parti de gauche.

 

 

Se battre au sein de l’UE fait certes penser à la condamnation de Sisyphe. C’est une option terrible, mais l’autre option, la sortie, l’est encore plus.

https://blogs.mediapart.fr/philippe-marliere/blog/230618/il-y-deux-ans-le-brexit

Se battre au sein de l’UE fait certes penser à la condamnation de Sisyphe. C’est une option terrible, mais l’autre option, la sortie, l’est encore plus. L’option de la sortie est d’autant plus dépassée que la social-démocratie néolibérale, partisane de l’UE actuelle, est en train de disparaitre.

En 1992, j’ai voté contre le traité de Maastricht. En 2005, après une campagne active (articles et divers meetings publics avec le “Non de gauche”), j’ai voté contre le traité constitutionnel. Au fil des ans, j’ai rédigé nombre d’articles et donné plusieurs interviews exprimant explicitement mon rejet d’une Union européenne (UE) au service du capital.

Cette UE a en effet été **conçue et construite par les gouvernements nationaux** pour transposer au niveau supranational une série de réformes structurelles qu’ils ne pouvaient ou n’osaient prendre seuls de peur d’être violemment rejetés par leurs électorats. Il y a deux ans, ce jour, les Britanniques ont voté en faveur de la sortie de l’UE. Si j’avais pu voter à cette occasion, j’aurais, sans aucune hésitation, voté pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE.

Pourquoi ? Parce qu’une sortie sèche comme celle de la Grande-Bretagne est techniquement hyper compliquée. Parce qu’elle entraîne plus de désavantages économiques pour les peuples que de gains. Parce qu’elle met en péril le peu de protection sociale que l’UE a pu imposer aux États-membres. En outre, cette sortie est un grand défouloir pour ce que le pays compte de xénophobes et de racistes. La situation économique et politique s’est dramatiquement détériorée depuis deux ans en Grande-Bretagne.

Jeremy Corbyn qui ne s’oppose pas clairement à cette offensive ultralibérale et xénophobe est en train de perdre des soutiens au sein de la jeunesse et de l’électorat travailliste très largement acquis au maintien dans l’UE. Je n’ose imaginer ce qu’un vote de sortie donnerait dans un pays comme la France, dans lequel les idées d’extrême-droite et islamophobes sont si fortes.

Penser que les capitalistes qui maitrisent l’économie d’un pays vont se coucher devant la “volonté d’un peuple souverain” au motif que ce pays est sorti de l’UE est une funeste farce. Un capitalisme national sera encore plus violent avec son peuple car il devra se battre avec une concurrence européenne (droits de douane, accès au marché unique, exigence de qualité des produits, etc.). Se battre au sein de l’UE fait certes penser à la condamnation de Sisyphe. C’est une option terrible, mais l’autre option, la sortie, l’est encore plus. L’option de la sortie est d’autant plus dépassée que la social-démocratie néolibérale, partisane de l’UE actuelle, est en train de disparaitre. Raison de plus pour y rester et se battre pour la transformer. C’est une tâche très difficile et aléatoire, mais c’est le moins mauvais des scénarios. Le projet de sortie est avant tout celui des populistes, des racistes et des ultralibéraux.

Quelques jour avant le vote britannique, je publiais cet article sur Mediapart. J’en reproduis les derniers paragraphes, tellement édifiants et prophétiques… :

“Jeremy Corbyn les Greens, Left Unity (gauche radicale), le mouvement social Momentum (proche de Corbyn), les syndicats du TUC, et des personnalités comme Ken Loach ou le journaliste Owen Jones font, sans état d’âme, campagne pour le maintien dans l’UE. Tous ont compris qu’une victoire du Brexit sur une ligne néo-thatchérienne et xénophobe amènerait un tournant à droite, et une attaque en règle contre les quelques droits sociaux protégés par l’UE (congés payés, de maternité ou durée maximale du travail hebdomadaire).

Le Lexit (sortie à gauche) est, de fait, restée introuvable. La gauche a compris que le gouvernement et Westminster n’ont pas besoin de la Commission européenne pour imposer une austérité virulente (le pays n’est pas dans la zone euro et n’est donc pas soumis aux contraintes du Pacte de stabilité) ou mener des politiques tatillonnes en matière d’immigration (la Grande-Bretagne n’appartient pas à la zone de Schengen).

Cette gauche sait que l’Europe est intergouvernementale et que les grandes décisions qui engagent les peuples sont décidées, non par la Commission, mais par les gouvernements les plus influents (Allemagne, France et Grande-Bretagne). Promouvoir une sortie de l’UE dans les circonstances actuelles, ce serait objectivement renforcer le camp antisocial, populiste et raciste, en Grande-Bretagne et en Europe.”

Deux ans après le vote du Brexit, les capitalistes et xénophobes ont les mains libres pour mettre en oeuvre leur sale besogne anti-populaire.

Philippe Marliére

Poursuite des actions unitaires politiques, syndicales, associatives, un front uni contre macron

Ce message contient des images qu‘il vous faut accepter de télécharger pour profiter pleinement de la mise en forme.
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Du nouveau à gauche : vite !

Après la marée populaire du 26 mai, nous appelions à la poursuite des initiatives unitaires. Sur le plan syndical, une journée interprofessionnelle est appelée le 28 juin avec les organisations de jeunesse. Avec le retour de la confédération FO dans l’action. Sur le plan politique, c’est le PCF qui propose une rencontre pour « construire une liste large » pour les élections européennes.

Le rouleau compresseur du gouvernement Macron ne cesse d’avancer pour écraser nos conquêtes sociales. Chaque ministère étudie « Action Publique 2022 » pour réduire les effectifs de la fonction publique de dizaines de milliers et les budgets de dizaines de milliards. Les retraites font l’objet d’une attaque majeure avec l’annonce d’un régime par points qui en finisse avec celui des prestations définies. On paierait désormais sans connaître le montant futur de sa pension. Et puis il y a ce « pognon de dingue » pour les aides sociales ! C’est tout le système qui a permis d’amortir la crise de 2008 qui est ainsi attaqué.

Moins pour les pauvres, plus pour les riches

La loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) promet de nouvelles aides, supprime le forfait social, modifie les seuils sociaux… pour un montant annuel de plus de 1 milliard par an selon Bruno Lemaire ou plus de 5 milliards à en croire Gérald Darmanin.

Le sens de ces annonces reste le même : plus pour le riches et les entreprises, moins pour les pauvres, les salariés, retraités et la jeunesse.

La mobilisation sociale est donc à amplifier dans les prochains mois et l’unité syndicale dans le privé comme le public est à renforcer pour opposer la majorité sociale à la politique de Macron.

Le combat politique doit aider à la mobilisation. Ce fut le cas avec les initiatives des 12 organisations de gauche, dont GDS, ces derniers mois. Mais il manque encore le débouché politique pour que le mouvement social prenne toute son ampleur.

C’est cette question qui peut progresser avec l’appel lancé par le PCF pour les élections européennes. Ce sera la première élection nationale, 2 ans après l’élection de Macron. Une occasion majeure de lui signifier le rejet de sa politique en France. Et de celle qu’il promeut pour l’Europe.

Avec les élections italiennes, la montée du nationalisme et de la xénophobie se manifeste en Europe.

Avec la question de l’accueil des migrants de l’Aquarius, on a vu ce que signifiait l’arrivée d’une droite extrême au pouvoir en Italie. On a vu aussi la couardise des autres gouvernements européens et le silence assourdissant de l’Union européenne.

Ce n’est pas l’Europe que nous détestons mais c’est le nationalisme, les politiques néolibérales auxquelles nous opposons la nécessité d’une Europe démocratique, sociale, solidaire.

5 axes de campagne à discuter


Il faut en finir avec la règle du pays d’accueil, la procédure dite de « Dublin » pour les migrants et les réfugiés et développer une politique d’accueil d’un côté, de développement de l’autre.

Il faut en finir avec une Europe impuissante face aux diktats de Trump et la « concurrence libre et non faussée ». Il y a besoin d’un budget européen réel financé par un impôt sur les sociétés et sur la fortune et abondé des bénéfices de la BCE.

 

Une fiscalité contre les trusts, multinationales, conte la fraude et l’optimisation fiscale

Une politique sociale c’est un Smic européen et des normes sociales harmonisées par le haut.

Une politique écologiste c’est un budget conséquent de plusieurs points de PIB pour la transition écologique.

Une Europe démocratique, c’est un parlement européen qui décide pas une commission non élue, sans contrôle ni une BCE indépendante.

L’Europe que nous voulons ce n’est pas celle des banquiers et des marchés financiers, pas celle de Macron, Merkel, Salvini ou Orban…

Pour une liste commune de la gauche

Nous avions proposé le 20 mars, en rencontrant le PCF, une liste commune de rassemblement de la gauche aux élections européennes. Le PCF s’est, depuis, déclaré publiquement en faveur d’une telle démarche.

Il faut en discuter en urgence pour aboutir à une liste unique de la gauche porteuse d’un projet de transformation.

L’enjeu n’est pas de se compter pour savoir qui serait en tête de la gauche mais derrière Macron (et peut être Le Pen) . L’enjeu n’est pas de compter sur une élection à la proportionnelle pour que chaque sensibilité ait des élus puis s’unisse ensuite dans une assemblée marquée à droite et teintée de tous les nationalismes qui progressent.

L’enjeu est bel et bien de construire une dynamique pour arriver en tête en mai 2019. Il faut adresser dès maintenant partout en Europe un signal qui fasse clairement entendre que la gauche est de retour sur un programme social, économique, écologique, démocratique. Un programme qui change la donne en Europe.

L’enjeu est européen et national pour encourager les luttes, pour préparer un débouché politique, pour préparer les municipales.

Celles et ceux qui découperaient en tranches les séquences à venir porteraient une lourde responsabilité car la division entraîne la division.

Sans unité, rien de grand n’est possible. Nous sommes disponibles dès maintenant pour travailler et construire.


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Alerte urgence unité de la gauche

 

Chers camarades de toute la gauche et spécialement, cette semaine, de Génération.s

Nous  ne cessons de vous le dire, (et c’est vrai GDS s’est constitué pour cela) :

-      sans unité des différentes  groupes, partis  de gauche, et au delà, la gauche n’est rien et ne sera rien, elle va dans le mur

-      nous avons été capables à 12 ou à 9 de nous unir pour soutenir les cheminots et de faire une plateforme commune et des actions de masse unitaires

-      il faut absolument continuer pour contrer Macron-Thatcher et les terribles  ravages qu’il est en train de faire contre les droits sociaux et économiques du salariat (avec sa société post salariale « sans statuts » ni cotisations sociales)

Rencontrons nous

-      il n’y a qu’une voie : reconstruire une maison commune unitaire pluraliste démocratique a gauche sur le meilleur programme possible

-      acceptons d’être ensemble  sur une base définie en commun la meilleure possible, nous pouvons la rédiger en quelques jours et la proposer a des millions de militants et d’électeurs qui ne demandent que cela

-      constituons un comité de liaison permanent public entre nous  le plus vite possible

-      travaillons à une liste commune aux européennes  rassemblant Besancenot Hamon Jadot Laurent Melenchon sur une meme plateforme de campagne

-       tout peut repartir en avant si nous donnons la priorité à cette unité – mais si on reste divisés, chacun va s’étioler et les libéraux casseront tout

GDS exprime la voix de la raison, du projet, de l’audace impérative : nous avons un projet et une méthode, nul ne peut l’imposer à quiconque mais on peut ensemble réussir à partager loyalement sincèrement honnêtement entre toutes et tous la reconstruction d’une nouvelle gauche combative et efficace capable de vaincre Macron et de gouverner.  Il y a urgence. C’est vital.