Tony Benn 1925 2014

Tony Benn, le dernier grand socialiste britannique (1925-2014)

14 mars 2014 |  Par Philippe Marlière

Tony-Benn-003.jpg

Tony Benn est mort ce matin à son domicile, au cœur de Notting Hill Gate. Il s’en est allé le même jour qu’un autre combattant pour le socialisme. C’était le 14 mars 1883 et il s’appelait Karl Marx. Il y a quelques mois, Benn s’était agacé que des médias unanimes l’entourent d’éloges et d’égards auxquels il n’avait pas eu droit lorsqu’il était encore actif dans la politique « institutionnelle ». Il s’était un jour écrié : « Si le Daily Telegraph (quotidien de droite) estime aujourd’hui que je suis un trésor national, alors je dois avoir fait quelque chose de mal ! ».

L’ancien ministre travailliste m’avait accordé un entretien en 2001 (que je reproduis ci-dessous). J’étais arrivé à 9 heures chez lui et l’avais quitté aux alentours de 13 heures. Il venait de démissionner du parlement après une carrière parlementaire qui avait duré 51 ans. Lorsqu’il avait cessé de siéger à Westminster, il avait annoncé sur le mode ironique qu’il affectionnait : « Je quitte mes fonctions de député afin de pouvoir enfin me consacrer à la politique ! » Derrière cette boutade, Benn énonçait qu’il ne croyait plus à la possibilité de changer radicalement les choses au sein des institutions politiques traditionnelles (le gouvernement ou le parlement). Fidèle s’il en est au Labour Party et aux syndicats du TUC, il souhaitait agir et parler en homme libre, ce qu’il fit inlassablement jusqu’à sa mort.

Lors de notre entretien, nous avions parlé de Tony Blair qu’il considérait comme un imposteur et un carriériste, du « New Labour » (selon lui, « le plus petit parti de l’histoire du mouvement ouvrier »), de sa carrière ministérielle dans les gouvernements Wilson et Callaghan, de socialisme, ou encore de christianisme et de marxisme. Sur tous ces sujets, Tony Benn était intarissable. Davantage, il était intéressant : combien d’hommes ou femmes politiques ai-je à ce jour trouvé intéressants ? Un très petit nombre, et il en était.

Tony Benn avait le sens aigu de la démocratie réelle, synonyme selon lui de choix librement consentis et agis par le peuple, contre les décisions oligarchiques du gouvernement, du Capital, mais aussi des cliques bureaucratiques dans les syndicats et son propre parti.

Après 2001, je le revis à trois reprises : en 2005, la gauche travailliste dirigée par John McDonnell avait invité Henri Emmanuelli à une conférence qui se déroulait au siège national des TUC. Benn, Emmanuelli et moi avions conversé pendant une heure. Pour le dire précisément, Benn s’était lancé dans un épique récit de l’histoire du mouvement ouvrier britannique. J’étais chargé de traduire ses propos. Emmanuelli regardait son interlocuteur de manière un peu amusée et, captivé par le passionnant orateur, il accepta sans broncher ce cours d’histoire improvisé. Quelque temps plus tard, je le surpris sur le quai de la gare d’Oxford. Il était assis sur un siège en toile pliable qu’il emportait en voyage. Il avait entrepris de faire une pause-thé dans ce lieu animé, sans prêter attention aux regards affectueux du public qui l’avait reconnu. L’année dernière, il était encore présent à la conférence annuelle de la gauche travailliste. Nous avions échangé quelques mots. Malade et très affaibli, il se déplaçait à grand peine. En me disant au revoir, il m’avait glissé : « Il faut continuer le combat ».

 

********

Notting Hill Gate, Londres, 5 juillet 2001.

 

Ses adversaires comme ses amis le reconnaissent volontiers : Tony Benn est un « monument national ». À soixante-dix-sept ans, sa silhouette fine, le visage étonnamment jeune et son accent upper-class, presque posh, sont familiers des Britanniques. Benn est aussi l’homme de nombreux paradoxes : il est l’un des rares hommes d’État européens à avoir commencé sa carrière politique au centre de son parti pour la terminer résolument à gauche. Issu des classes supérieures (son père était un vicomte, et à sa mort, en 1960, Tony Benn refusa la transmission du titre de pair pour pouvoir continuer à siéger à la chambre des Communes), il est devenu l’intransigeant défenseur de la classe ouvrière britannique. Intellectuel, il s’est rapproché des syndicats du TUC aux réflexes anti-intellectuels. Élevé dans la tradition chrétienne, il se réfère au marxisme et voit en Karl Marx un prophète des temps modernes.

Tony Benn a fait preuve d’une longévité politique extraordinaire au regard de la tradition politique britannique : élu pour la première fois député en 1950, il a pris sa retraite parlementaire en juin 2001. Il souligne toutefois que le départ de Westminster doit lui permettre de recouvrir une liberté de parole totale vis-à-vis du New Labour, et par conséquent de faire de nouveau de la politique. Candidat malheureux au poste de leader du Parti travailliste (en 1976 et en 1988), Tony Benn fut le chef de file de la gauche travailliste dans les années soixante-dix et quatre-vingt, créant, de facto, un courant bennite. Il fut également ministre pendant onze années, servant successivement dans les cabinets d’Harold Wilson et de James Callaghan.

Peu de temps après la réélection du New Labour en juin 2001, Tony Benn m’a reçu chez lui à Notting Hill Gate dans le centre de Londres. J’ai eu l’honneur d’être introduit dans le plus célèbre sous-sol du Royaume, le Benn’s Basement, où sont entreposés ses archives personnelles et l’enregistrement de centaines d’entretiens qu’il a donnés au cours d’un demi-siècle de vie publique. Tony Benn parle en social-démocrate de gauche du New Labour, ce « mini-parti » sans relais populaire qui a pris en otage le vieux Labour. Il évoque des souvenirs ministériels, sa conception de la social-démocratie, ses cadres de référence chrétien et marxiste ou encore le rôle d’agitateur politique qu’il a rempli à gauche et qu’il continue de remplir aujourd’hui auprès des mouvements sociaux.

Philippe Marlière : Comment expliquez-vous cette large victoire du New Labour en juin 2001, après quatre années d’exercice du pouvoir ?

Tony Benn : Le résultat est bon sur le plan électoral, mais mauvais sur le plan politique. Un électeur sur quatre a participé au scrutin, on ne peut pas considérer par conséquent qu’il s’agit d’un résultat brillant. Nous avons gagné parce que l’establishment britannique fait aujourd’hui acte d’allégeance au New Labour. Cela a commencé en 1997. En 1997, l’establishment britannique, la City, les médias avaient le choix suivant : ou bien voter pour John Major, qui était le faible leader d’un parti conservateur divisé, incapable de continuer à propager la philosophie thatchérienne, ou bien voter pour Tony Blair, le leader d’un parti uni et qui était désireux de poursuivre cette philosophie thatchérienne. En 1997, les Britanniques ont voté pour le changement, l’establishment a également voté pour le New Labour, mais pour que les choses ne changent pas. Il s’agit donc d’un vote répondant à des motivations très contradictoires. En 2001, cela a été la même chose. Les électeurs ont rejeté William Hague et les conservateurs pour une série de raisons et ont encore apporté leur soutien au Parti travailliste. Celui-ci s’est engagé à ne pas augmenter les impôts des catégories supérieures, et a promis aux multinationales qu’elles auraient ce qu’elles voudraient. […] Cette dernière élection a été « américaine », dans le sens où le « big business » a soutenu le Parti travailliste, s’attendant en retour à recevoir des cadeaux de la part du gouvernement ; des cadeaux qu’ils ont par ailleurs reçus. Ce qu’il convient de noter, c’est que de nombreux électeurs de gauche n’ont pas voté pour le Parti travailliste, mais ont reporté leurs suffrages sur des petits partis de gauche – même si cela n’a pas été un phénomène important – à l’exception de l’Écosse. Mais en règle générale, les électeurs travaillistes se sont abstenus, ce qui explique le taux de participation très bas [2] serait à l’aise dans le gouvernement. En réalité, il a fait partie du gouvernement jusqu’en 1999, car sa politique économique a été poursuivie par Blair, en particulier sur le plan des dépenses publiques [4] pourrait être au gouvernement, mais par contre les syndicats ou la gauche du Parti travailliste en sont exclus. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est à la naissance d’un « gouvernement national ». […]

Le mouvement d’érosion de la démocratie constitue la plus grande menace, et l’avocat le plus déterminé d’une telle tendance n’est autre que Blair. Il veut nommer seul le Chairman du parti [6]. Il souhaiterait pouvoir nommer tout le monde et nous renvoyer à l’ère d’une monarchie médiévale renommée aujourd’hui « modernisation ». […] Je ne crois pas que cela va marcher. Je pense que ce dont nous avons besoin c’est construire un mouvement populaire, non sur une base de gauche sectaire, mais reposant sur ce que nous défendons : contre la Guerre des étoiles, contre les privatisations, pour que l’on traite décemment les personnes âgées, pour la défense de l’environnement. […] Blair n’a jamais rien trahi, parce que je pense qu’il n’a jamais cru en rien de particulier. Ce n’est pas comme Neil Kinnock [8] qui préconisait l’instauration de la représentation proportionnelle, une Europe fédérale, des liens resserrés avec les États-Unis, la fin du lien organique avec les syndicats, la fin du socialisme ; toutes ces idées sont en train de perdre du terrain, car elles ne répondent pas aux besoins des gens.

PM : Pensez-vous que le Parti travailliste soit le parti britannique le mieux placé pour se battre en faveur de la justice sociale ou pour empêcher le démantèlement total du Welfare state ?

TB. : Je suis membre du Parti travailliste depuis presque soixante ans. J’ai adhéré à l’âge de dix-sept ans et pendant toute ma vie j’ai été dans le mouvement ouvrier, et je l’ai soutenu de toutes les manières possibles, car je pense qu’il constitue le seul instrument à ma disposition pour réformer la Grande-Bretagne. J’ai vu ce parti évoluer sur la gauche, puis sur la droite à de nombreuses reprises. Il est aujourd’hui, de toutes les périodes que j’ai vécues, le plus à droite. […] Il y a des individus qui disent que le Parti travailliste est irrécupérable car Blair a détruit toute forme de démocratie interne, et les membres aujourd’hui n’ont plus aucun espoir de se faire entendre à l’occasion des congrès annuels du parti. Dans une certaine mesure, ils ont raison, à ceci près que la démocratie formelle n’est pas la chose qui peut influencer le leadership. […] Je pense que vous avez besoin d’un tant soit peu d’organisation pour être en mesure de mener un combat politique. […]

PM : Quels devraient être les principaux objectifs politiques d’un parti social-démocrate aujourd’hui ?

TB : D’abord, il doit être démocratique. La démocratie, c’est la chose la plus controversée, la plus importante. Il faut développer et encourager des structures démocratiques, et cela signifie prendre des initiatives au niveau local et aussi davantage de démocratie industrielle. Je pense qu’il doit y avoir davantage de redistribution des richesses parce que l’écart entre les riches et les pauvres est plus important, et dans le monde il atteint des niveaux incroyables. On ne peut pas avoir la paix sans la justice sociale. […]

PM : Seriez-vous aujourd’hui toujours opposé à la réécriture de la Clause IV des statuts du Parti travailliste ?

TB : La Clause IV [10] en faveur de ce « terroriste » bien connu [12] et comme membre du Conseil des ministres à Bruxelles. J’ai eu une vie incroyablement intéressante et je l’ai rédigée dans son intégralité [1] 59 %, soit le taux de participation le plus bas pour une élection législative depuis 1945.

[2] Ancien ministre conservateur dans les gouvernements de Margaret Thatcher et de John Major.

[3] Les rapports officiels montrent que le gouvernement New Labour a moins investi dans les services publics entre 1997 et 1999 que Kenneth Clarke lorsqu’il était ministre des Finances dans le gouvernement Major.

[4] Leader du Parti libéral-démocrate jusqu’en 2000.

[5] À l’été 2001, Charles Clarke, un proche du Premier ministre, a effectivement été nommé Chairman du Parti travailliste par Tony Blair, sans que cette nomination n’ait été soumise au vote des adhérents ou n’ait reçu l’assentiment de la direction du parti.

[6] Shaun Woodward était un député conservateur jusqu’à quelques mois avant l’élection de juin 2001. Ayant quitté les conservateurs et rejoint le New Labour, Tony Blair imposa sa candidature dans un bastion travailliste du nord du pays, en dépit des contestations des militants de la circonscription.

[7] Leader du Parti travailliste entre 1983 et 1992.

[8] Peter Mandelson, l’éminence grise de Tony Blair et ex-ministre, qu’on présente comme l’un des concepteurs du New Labour.

[9] Réécrite à la demande de Tony Blair en 1994 dans un sens résolument post-social-démocrate, la Clause IV prévoyait que l’objectif du Parti travailliste était la « socialisation des moyens de production ».

[10] Où se trouve le siège de l’ambassade d’Afrique du sud.

[11] Nelson Mandela, pour ne pas le nommer.

[12] Tony Benn a été ministre des Postes et Télécommunications (1964-1966) ; ministre de la Technologie (1966-1970) ; ministre de l’Énergie (1969-1970) ; ministre de l’Industrie et de la Poste et des Télécommunications (1974-1975) et ministre de l’Énergie (1975-1979).

[13] Plusieurs volumes des Benn Diaries ont été publiés. Ils proposent aux lecteurs une chronique personnelle de la vie politique britannique depuis plus de cinquante ans.

Twitter : @PhMarliere

 

Derrière le vote ou non, de la politique de Valls, c’est une question de vie ou de mort pour la gauche et le PS

J’ai déjà écrit plusieurs fois sur ce blog, qu’il fallait mettre la politique de Valls en minorité au Parlement et lui substituer une alliance et une politique rouge rose verte, telle qu’elle y existe.

Le Lab d’Europe1 avait transformé mon article, en titrant « Filoche appelle à renverser Valls ». En fait j’appelais à mettre en minorité la politique suicidaire de Valls. « Renverser » non, mais mettre en minorité, bloquer et se substituer, oui. S’il s’en trouvait obligé de partir, ce ne serait qu’une conséquence de son entêtement à nous entrainer dans le mur et le résultat de notre résistance pour défendre une ligne de gauche.

Mais c’est vrai, il faut voter « contre », provoquer le break, et imposer une alternative, vite, c’est urgent. Pas de crainte, nous avons la relève.

Les 40 % du Bn du PS du 18 février 2014 et « l’appel des 100 » députés d’avril 20014 convergent. Déjà 41 députés se sont abstenus en avril et ont manifesté ainsi leur position contre l’austérité. C’est un grand évènement.

Battre la politique de Valls est devenu vital, c’est absolument nécessaire de battre les collectifs budgétaires qui vont prendre des dizaines de milliards, à nos services publics, à notre santé, à nos collectivités territoriales, pour les donner – en vain – aux patrons.

Nécessaire en politique (pour le symbole, le lisible) et en pratique (pour la vie concrète de nos concitoyens qui va être affectée par ce pillage).

Une bataille essentielle se joue, en ce moment, et à l’automne, à l’Assemblée.

J’y reviens, en clair, parce que des députés parmi les plus offensifs de l’appel des 100 avaient dit « « - Nous irons jusqu’au bout ». Et ils ne l’ont pas fait dans le premier vote sur le collectif budgétaire. Ils semblent vouloir le faire pour le collectif sécurité sociale.

Nous comprenons les problèmes tactiques, et les grandes difficultés.  Mais le temps compte.

Dehors, ca presse, jamais le PS n’a été autant haï. S’il y avait un vote aujourd’hui, moins de 50 députés survivraient à l’élection et conserveraient leur mandat. Que personne ne craigne de n’être pas reconduit, ou ré investi par le parti, ce n’est pas le parti qui tranchera, ce seront les électeurs.  De toute façon, les choses sont engagées, reculer c’est perdre à tous les coups. Que chacun ne calcule pas individuellement ses chances dans sa circonscription, les électeurs ne voteront pas au mérite, ils feront un vote général, comme aux municipales et aux européennes. Pas d’illusion, ce sera terrible, éliminatoire !

Alors, quand il faut prendre les risques, ses responsabilités, et pour faire tourner le cours politique d’une pareille situation, il ne faut pas le faire à moitié : de plus en plus de salariés sont impatients et sans espoir, ils se moquent d’un argumentaire « tactique » sur le vote du collectif austéritaire, la seule question est « le vote-t-on ? » – C’est un vote « contre » qui bloque pas l’abstention ? Comment faire face à ce nouveau coup dur qui nous prend nos services publics, nous gele nos salaires pour abreuver le patronat ? Ce n’est plus le moment de donner des coups d’épée dans l’eau. L’heure est grave.

Si on veut provoquer le seul événement important, un « choc » qui oblige l’exécutif à revoir sa politique, il faut apparaît dehors qu’il faut voter CONTRE même si dedans des bien des difficultés existent.

Que se passera t il ? Valls l’a dit : « Je ne veux pas être un Premier ministre qui n’avance pas ». Il menace ? Il démissionnera ? Tant mieux, Il est minoritaire, sa nomination était une erreur. Il repose sur une tête d’épingle. Sur une demie motion du congrès de Toulouse. S’il reste et passe en force, la gauche sera éliminée. Pas seulement éliminée, mais « blairisée » en même temps. Pour le coup « la mort de la gauche» et du PS serait un vrai risque.

Pour sauver la gauche, il n’y a pas d’autre choix, il faut la sauver de la politique actuelle de Valls.

Pour se sortir de là, il faut imposer le changement de l’exécutif. C’est ça, la chance de la survie de la gauche. Et de la survie des députés. Pas seulement des « 100 », mais de la majorité de l’Assemblée. Il faut donner le coup de pied au fond de la piscine pour remonter, sinon c’est cuit. Le sort des députés Verts et FdG est totalement lié avec celui des députés PS. Pas d’issue séparée, pour personne.  Il faut rassembler les socialistes actuellement divisés par la politique de Valls. il faut rassembler toute la gauche. Sans unité des socialistes, toutes motions confondues, sans unité de toute la gauche, c’est cuit. A ne pas préparer dés maintenant, une majorité rouge rose verte, ensemble, ils se condamnent à mort aux aussi.

Qu’on ne prononce en aucun cas le mot « dissolution ». Il n’en est pas question. Il faudra seulement que l’exécutif et la présidence prenne acte de la situation qui sera créée par la volonté parlementaire. Question de démocratie. Il faut un peu de VIe République entrant dans la Ve République. Un président mis en minorité par sa propre majorité, doit impérativement en tenir compte, on n’imagine pas le contraire une seule seconde, car s’il ne le faisait pas, il serait battu..

Donc, si, face a un chantage au vote bloqué, les 100 (et plus !) députés se rebellent, ils sauveront la mise, ils sauveront la gauche de la catastrophe annoncée, ils répondront à leurs électeurs, ils redonneront de l’espoir, courage, c’est le chemin de l’honneur. C’est de leurs rangs que doit sortir un autre gouvernement, un Premier ministre, des ministres de gauche, capables de faire une politique de gauche, attendue par les électeurs de gauche qui ont voté à gauche majoritairement en mai juin 2012. A gauche.

 

 

Mon intervention au BN du PS du mardi 1er juillet – « sommet social » 6 et 7 juillet ? Que faire face à la malignité patronale ? Leur céder tout ?

C’est bon qu’on en vienne à ce Bureau national à discuter concret des points de la négociation sociale en cours à la veille du « sommet prévu » les 6 et 7 juillet. Le rapport de François Kalfon soulève de nombreuses questions loin d’être résolues cependant. Car le fond de tout problème est que le Medef ne négocie rien et bloque même le comportement de tous les autres syndicats, tant patronaux que salariés.

C’est d’autant plus irritant que le Medef n’est pas un syndicat, mais une « union » (qui ne saurait se réclamer par exemple de la loi Waldeck-Rousseau comme ils le font abusivement pour ce qui est de leur financement- toujours opaque). Le Medef est un groupuscule électoral, un clan puissant mais non représentatif. Si au lieu de leur faire concession sur concession, on leur appliquait une légalité républicaine, tout changerait.

Pourquoi on n’impose pas le respect de l’ANI de 2008 sur la représentativité patronale, ils l’ont signé, c’est la « loi Bertrand » d’août 2008 ? On pourrait se mettre les petits et moyens patrons de notre côté,  je l’ai dit, mille fois ici, et dans le BN du parti et à des ministres, et suis toujours surpris que ça n’obtienne aucun écho, aucun résultat. Ce serait élémentaire à faire. pourquoi ne le fait on pas ?

Si bien que le Medef nous tape dessus en permanence alors qu’il est si vulnérable. Si on régulait, je le redis encore, la sous-traitance, en responsabilisant vraiment les donneurs d’ordre (pénalement, financièrement, économiquement) pour tout ce qui est sous leurs ordres, en alignant les entreprises intervenantes sur la convention collective de l’entreprise utilisatrice le temps de la mission ( ce qui rétablirait le véritable sens d’une sous traitance technologique et non pas une sous traitance d’abus de main d’œuvre), en facilitant la reconnaissance des unités économiques et sociales, les « groupes »…. Si on passait ces trois lois, on renverserait la situation et on aurait de notre côté 1,2 million d’employeurs… Le Medef se verrait isolé… Pourquoi ne le veut on pas ? Je vous dis cela, moi je m’en fou, c’est pour le bien du parti et du gouvernement, je n’y ai pas d’intérêt personnel comme tous ces technocrates, prétendus qui défendent leur pitance à coup d’ignorances…

Observons que l’absence de négociation contractuelle et le non respect des lois du travail aboutit à une « concurrence » totalement faussée… contrairement à la « philosophie » que l’UE prétend nous imposer. Mais là on laisse faire semble t il… Ce n’est donc pas la faute à l’Europe mais NOTRE faute si, par exemple, sur 254 conventions collectives avec minima salarial, il n’y en a que 104 semble t il qui atteignent le Smic…

On est maintenant non seulement hors du respect de l’état de droit (respect du code du travail) dans l’entreprise, mais on est hors du respect des engagements contractuels. C’est pour cela que je suis surpris des déclarations du ministre J.M Le Guen qui juge que « le code du travail est répulsif » à l’emploi, et du Premier ministre qui re-propose pour la nième fois de « simplifier le code du travail ». J’ai peur que ces deux-là ne sachent pas de quoi il s’agit et ne fassent bien rire leurs interlocuteurs patronaux. Le Code du travail a été simplifié drastiquement depuis 10 ans. Il a  même été entièrement ré-écrit par la droite elle-même entre 2004 et 2008. Plus de 500 lois ont été supprimées. Il a été diminué de 10 % ce qui est énorme. C’est un des plus petits codes, il ne fait pas 3990 pages comme le croient certains, trop avides de l’attaquer, mais seulement 675 p. Darcos, éphémère ministre du travail inculte ne le savait pas et avait déjà proposé de le (re) « simplifier ». Si Dalloz publie encore 3990 pages, c’est avec les arrêtés, les décrets, les jurisprudences, les commentaires, les sommaires, les glossaires, comme si on éditait Françoise Sagan amendée par Marcel Proust, « Bonjour tristesse » complété par « La recherche du temps perdu ».

La vraie question, c’est le viol massif autant des lois que… des contrats.

Car notre candidat FH proposait de constitutionnaliser les « contrats » plutôt que la loi, mais les patrons sont encore plus empressés à violer les contrats que la loi. Ils ont ainsi violé allégrement l’ANI du 11 janvier 2013 dont on a tant parlé et qui a tant été vanté. Le bilan n’est a pas encore été fait, pourtant il était prévu, moi je l’ai fait et je vais publier ce travail bientôt, on peut dire que rien de ce qui a été annoncé n’a été tenu, dans aucun domaine. Ce qui interroge et devrait interroger les « technos » qui suivent ça et n’y connaissent rien – sauf ce qui plait aux conseillers très vicieux de  Gattaz !

Les « contrat courts » ont explosé. Les « stages » ont explosé, ils se permettent d’être passé de 600 000 stages à 1 600 000 stages… eux qui ne veulent pas embaucher ! Les licenciements ont explosé (alors que l’accord s’appelait de « sécurisation de l’emploi »). Les institutions représentatives du personnel ont reculé. Les CHSCT ont reculé. L’information des salariés a reculé. Par exemple, la « base de données unique » est un leurre, avant, c’est vrai il existait diverses dates butoirs, 31 mars, 31 juin, pour donner les informations aux CE, DP, etc.… il n’y en a plus, une fois ces contraintes calendaires sautées, il n’y a plus d’informations…

Les accords de flexibilité « interne » ou externe » deviennent autant de moyens de casser les garanties des contrats de travail, que d’abuser du prêt illicite de main d’œuvre et du marchandage.

Regardez, j’ai lu que des députés croyaient qu’on allait mieux contrôler le CICE par le droit accordé pour cela aux CE. C’est faux bien sur. Car seulement 3 % des entreprises doivent avoir un CE. ¼ de celles là n’en ont pas. Encore ¼ ont des CE « bidons ». Et sur les 50 % des 3 % qui en ont, ça ne marche pas, ça ne se fait pas, en pratique, d’autant qu’il a été rajouté que les expertises demandées par les CE, les CE devaient en payer 20%. Ce qui complique encore.

L’utilisation de plus de 350 000 travailleurs détachés sur notre sol – notamment dans le bâtiment- ou le dumping social est pratiqué ardemment par les employeurs français qui trichent avec le droit français (obligation de payer les Smic bruts) permet de mesurer l’état d’esprit réel des patrons : ni le code, ni la loi, ni leurs paroles, ni leur signature ne les embarrassent, ils violent tout ça allégrement.

Et l’inspection du travail, pas besoin de la dire, est très démobilisée par la loi qui la frappe. Sa capacité de contrôle et de sanction a été gravement atteinte.

Quand Bouygues annonce 1250 emplois en moins, que dire ? ils reçoivent tout, CICE, baisse de cotisations, aides multiples, rachat de leurs actions à bon prix ? Ils nous ont menti sur Alstom avec le PDG d’Alstom, ils n’ont aucune loyauté, aucune reconnaissance et n’ont pas l’intention d’en avoir, rien ne le manifeste, au contraire tous leurs actes prouvent le contraire.

Ils avaient tous signé dans l’ ANI, un « plancher » pour les temps partiel de 24 h… Rappelons les communiqués triomphants du gouvernement et de certains syndicats, celui de Nadjat Valaud-Belkacem, sur l’avancée superbe que c’était censé représenter pour les femmes à temps partiels. D’abord il y a eu 5 dérogations (temps partiels déjà existants, moins de 26 ans, soins aux personnes, taches domestiques, en cas de volonté exprimée du salariée…) et il devait y avoir des négociations par branches… Cela devait se conclure avant le 1er janvier 2014. Rien n’a été conclu. Il a donc fallu que le gouvernement Ayrault cédant à cet état de fait fasse une saisine rectificative le 22 janvier et le 22 février 2014 une loi reportant cela au 30 juin. Nous sommes le 1er juillet, aucune négociation n’a avancé ni dans la distribution, ni dans le nettoyage, ni dans les organismes de santé, d’enseignement, ni dans la chaussure, etc.… Alors la loi, rappelons-le, voulue par les patrons eux mêmes, va s’appliquer… contre leur gré et cela sera évidemment saboté. Les voilà d’ailleurs qui officiellement remettent en cause ce seuil plancher de 24 h !

Pareil pour la pénibilité !

J’ai déjà dit plusieurs fois ici combien de système d’individualisation de la mesure de la « pénibilité » pour l’accès au droit à la retraite, était impossible à mettre en place, insurmontable, conflictuel et dégradant. Mais à l’époque le gouvernement a choisi là aussi de valoriser cette « avancée » présentée comme « considérable » dans de nombreux discours (et par la CFDT). Mais il y fallait 25 décrets étalés sur un an pour une mise en place en 2015. J’ai animé comme inspecteur du travail, en agriculture des « CRAIT » ou l’on accordait des « points » aux accidentes et invalides du travail, c’étaient des commissions avec le médecin, l’inspecteur, la préfecture, qui distribuaient, en fait des points et des salaires correspondants à l’ampleur des handicaps. Ce travail d’individualisation est épouvantable à faire : c’est pour cela que le système de négociation par branche et par métier est le seul digne et humain. L’individualisation des droits entre les différents égoutiers, dont l’espérance de vie moyenne est  de 58 ans, à cause du nombre de cancers, qui avaient la retraite à 50 ans et qui sont passés à 55… le tri entre eux, entre celui qui va bien, encore, et celui qui va mal, déjà, est inhumain, pas digne. Il faut donc garder des « régimes spéciaux » négociés, et non pas chercher à « trier » comme des bestiaux,  les salariés selon leur degré d’usure individuelle.

Bon mais les patrons ont imposé de ne plus négocier des « régimes spéciaux » adaptés aux métiers et branches.  Il leur a été concédé que ce serait un tri individuel selon des critères de « pénibilité ». Et maintenant ils ne veulent même plus cela. Ils ne se sentent plus, ils ont donc osé faire du chantage au boycott du « sommet social » qui leur accorde 35 milliards sans contre partie… rien qu’à cause de cela. Eux les patrons savent ce qu’est un rapport de force : ils sentent du « mou » en face d’eux, ils en profitent un maximum. Le gouvernement leur donne le doigt, ils prennent la main,  la main leur est donnée, ils prennent le bras, puis l’omoplate.

Là encore cela avait été négocié, et c’était un « contrat ».
Là encore c’était devenu ensuite « une loi »…

Et là encore, c’est remis en cause.

Et le Premier ministre avant même qu’il y ait une autre négociation et une autre loi, leur cède. Sans consulter les syndicats, surtout ceux qui avaient signé (la CFDT). Et sans attendre le sommet social des 6 et 7 juillet. On atteint un… « sommet » en effet !

Pire, le Premier ministre rentre dans les détails, et abandonne unilatéralement six des dix critères de « pénibilité » et il énumère ceux qu’il garde, et pour traiter ce qui en survit, il nomme un partisan connu depuis 20 ans comme adversaire du droit du travail, Michel de Virville.

On est dans l’arbitraire total sans autre logique que la destruction aussi bien du droit que de la négociation.

Je ne rajoute pas la question du gel des seuils sociaux, déjà traitée ici, qui semblait écartée, tellement c’est ridicule, mais hier la voilà revenue, sans doute encore pour plaire au groupuscule Medef. On a franchement l’impression que tous ceux qui dirigent ainsi, ne connaissent rien à l’entreprise, au patronat, aux rapports de forces,  à l’état de droit au travail…

Oubliais-je que le gouvernement a proposé de diminuer les indemnités des accidentes du travail et des maladies professionnelles ? C’est pire que scandaleux. On avait manifestement quand Sarkozy et Fillon avaient ouvert cette brèche honteuse, là-dessus. Je me rappelle encore le grand meeting unitaire à ce sujet, de toute la gauche et de toutes les associations, en 2009, avec Benoit Hamon. Il a fallu que certains de nos députés qu’on présente comme « frondeurs » mais qui ont tellement, tellement raison, s’y opposent… Aux dernières nouvelles ce ne serait que reporté…

Le Premier ministre a dit à la France entière qu’il ne pouvait « rien faire pour les salariés », mais il fait tout pour les patrons. Or ce qui saute aux yeux, c’est que les patrons ne font rien pour le Premier ministre, ni pour la France.

Seuls 2 syndicats sur 8, CFTC et CFDT, ont signé le « relevé de conclusions » qui s’appelle indûment (tellement il est creux) « pacte de responsabilité ».  Au congrès de Marseille de la CFDT, les 2/3 des délégués étaient contre cette signature. La CGT et FO s’interrogent sur leur participation au « sommet » de la semaine prochaine. On ne peut que les comprendre. Le Medef ose par dessus tout cela, en rajouter, et défier gouvernement et syndicats : il y a quelque chose d’irrationnel, d’incohérent, et d’inconsistant dans tout cela, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Nuit noire » à l’Assemblée nationale

trouvé ça sur internet  dans la nuit « paroles » de charlotte picard

Paroles

Nuit noire.

Je ne sais pas ce que j’ai vu. C’était tendu. Ça tirait fort.

Ce que j’ai vu je ne l’ai pas vu. Le plus tendu, le plus tiraillant n’était pas là. C’était entre les deux. Entre avant et après. J’imagine.

Comment décider de bloquer un parlement parce qu’on ne peut l’entendre bouger ? Je ne sais pas. Je sais que demain, lorsqu’on va se réveiller, ceux qui célèbrent ce soir la victoire de la France et n’ont pas vu ce débat sans vote, ce peut être vote bloqué, ceux-là, une partie de ceux-là vont crier au scandale. Certains pérorer à la dissolution. Certains menacer à la dissolution. Mais il y a une autre solution. Il n’y a jamais qu’une seule solution. Il y a dix solutions.

Je m’excuse, il est tard. Il est tard dans la nuit, il est tard dans la République, il est tard dans la démocratie. Il est un temps où un Premier Ministre peut regretter que certains appellent à « une reparlementarisation à outrance » (Mais où serait l’outrage ?) pour menacer de la « mort de la Gauche ». Il est tard comme un jour où on ne veut plus de parole, plus que du silence, plus que du vide.

Mais la nature a horreur du vide. Elle le remplira. Elle le remplit. Elle met la folie à sa place. Quand la démocratie dort, le reste prend sa place. La consommation prend sa place. L’automatisme des actes prend la place. Quand on n’ose plus choisir, on n’est plus. Alors, le pire advient.

Aujourd’hui, ma République est sur une voie de garage. Soit on pète le mur du fond, soit on fait marche arrière. Moi je veux qu’on pète le mur. Je veux voir le jour, je veux voir ce que depuis ma naissance on me dit avoir existé. Je veux voir la Politique agir. Je veux un monde où la chose publique est décidée par des hommes et non par des systèmes. Moi, je veux qu’on pète le mur. Je veux cultiver le jardin qui est derrière le mur. Je veux me nourrir de ce qu’on nous cache. Je veux avancer, debout.

Je vois ce qui se passe. Je ne le comprends pas. Pas beaucoup. Pas entièrement. Un peu. Mais je le vois et je peux vous dire que la lumière est belle. Elle est belle. Forte. Elle fait mal aux yeux. Elle brûle. Mais elle éclaire. Enfin. Lumières.

Je veux qu’on arrête la nuit. Je veux qu’on arrête la nuit. Je veux le jour. Et des possibles.

Je veux choisir.

Et si on te demande… Je suis fière d’être au Parti Socialiste. Parce que je n’y ai pas adhéré pour ce qu’il est aujourd’hui, au moment M. Non. Je suis fière de faire partie de cette histoire-là, le Socialisme. Ça, c’est pour le passé. OK. Mais aujourd’hui je suis très fière de cheminer auprès de ceux qui font, je l’espère, son futur. Le futur que je lui souhaite. Un futur qui dessine la société au lieu d’uniquement la gérer a posteriori.

Je suis fière d’être au Parti Socialiste, parce qu’il crie, il pleure, il a mal, mais il vit, il respire et il vit, d’idées et d’idéaux, encore.

 

charlotpicard.tumblr.com

Adhérez au Parti socialiste maintenant, demain

Urgent : Message à caractère informatif:

Vous considérez que le Parti Socialiste n’a pas la bonne orientation politique.
Vous constatez que les autres partis de gauche ne parviennent pas à infléchir la politique nationale.
Vous exigez que le Parti Socialiste joue son rôle, et obtienne que soient tenus les engagements pris lors de la présidentielle 2012.

Une seule solution: faire bouger la ligne officielle du PS

Comment ? En faisant en sorte que tous les citoyens qui défendent une orientation de gauche nous aident à défendre le meilleur de l’histoire du PS !

empêcher qu’il bascule vers une ligne Valls

prenez vos responsabilités et venez nous aider à obtenir le changement de cap et de direction de ce parti !
Aujourd’hui nous pesons près de 40 %
Le changement tient donc à… peu.

nous sommes le meilleur du Parti socialiste, la tradition du Parti socialiste, le Parti socialiste, nous sommes socialistes ! Une équipe minoritaire essaie d’en prendre le contrôle, ils sont minoritaires à la base, mais ils croient tenir le gouvernement et faire main basse sur le parti,

nous sommes légitimes, ils sont blairistes, aidez nous à défendre la meilleure tradition historique de la gauche française qu’ils veulent mettre à mal

La fenêtre de tir: le prochain congrès

Comment ? En prenant votre carte suffisamment tôt pour avoir le droit d’y voter

Pourquoi ? Parce le congrès détermine l’orientation politique du PS. La motion arrivée en tête représente l’orientation.

La deadline ? Idéalement le 1er juillet.

ils ont commencé à annoncer un congrès à la sauvage, en novembre ou décembre 2014,

ils peuvent fixer la date limite des adhésions pour voter, six mois avant,

Pourquoi ? Parce que le congrès devient dans ce cas un enjeu pour toute la gauche,

le parti est pluraliste et tant mieux, vous y adhérez avec vos idées sociales, pas libérales

choisir la gauche de notre pays, où choisir la troisième voie venue d’ailleurs, libérale et apparatchik

celle qui défend le code du travail ou celle qui trouve que le code du travail est « répulsif »

Combien ça me coûte ? 20 €

Alors: on continue à se plaindre où vous venez nous aider ??

NB: à celles et ceux qui attendent qu’un parti dise exactement ce qu’ils ont envie d’entendre pour y entrer, alors ils risquent de regarder passer les trains un moment. Un parti n’existe que par ce que ses militants exigent de lui. Les autres sont spectateurs. Comme toujours dans les démarches de résistance(s)…

https://www.parti-socialiste.fr/agissons-ensemble/adherez-au-ps

 

adhérez sans tarder par lettre commandée à PS 10 rue de Solferino 75007 Paris,  ou et a votre fédération ou et a votre section…

 

renvoyez nous copie, info, etc..

 

d’apres gerald Elbaze

Le Guen, Borgel, Camba, Valls le « quarteron » veut il prendre le parti à la hussarde ? de la Mnef lambertisée à l’alliance avec l’ultra droitier du PS Valls – par Stéphane Alliés dans Médiapart

Le Guen, de la Mnef lambertiste à l’alliance avec Valls

27 juin 2014 |  Par Stéphane Alliès

Jean-Marie Le Guen peut-il rester au gouvernement ? Le secrétaire d’État aux relations avec le parlement est une pièce essentielle dans le dispositif de Manuel Valls, tout comme Jean-Christophe Cambadélis. Ces trois-là se connaissent depuis presque quarante ans. Ils n’ont cessé de se rapprocher au gré des intrigues étudiantes et des congrès socialistes.

 

Épinglé par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (lire notre enquête), Jean-Marie Le Guen est aujourd’hui en difficulté. Alors qu’on lui reproche d’avoir sous-évalué son patrimoine de 700 000 euros, la situation du secrétaire d’État aux relations avec le parlement porte un mauvais coup à la majorité et à son chef, Manuel Valls. Après l’affaire Cahuzac, un ministre du budget convaincu de fraude fiscale, puis l’affaire Aquilino Morelle, un conseiller élyséen influent pris en conflit d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques, c’est un nouveau coup dur pour l’un des plus ardents soutiers du pouvoir socialiste. Il concerne une nouvelle fois le rapport à l’argent.

 

Le Guen est le seul réel choix de Manuel Valls dans le gouvernement formé au lendemain des municipales. Jusqu’ici, François Hollande s’était tenu à distance du premier cercle des apparatchiks strausskahniens, comme de l’agence Euro-RSCG. Mais face à la situation politique catastrophique, et après une telle déroute électorale, le président pense ne pas avoir d’autre choix que de promouvoir son ministre de l’intérieur. Et celui-ci demande que l’un de ses proches, le député Jean-Jacques Urvoas, le remplace Place Beauvau. Refus élyséen : un compromis se fera sur Bernard Cazeneuve. Valls fait alors une nouvelle requête.

Le secrétaire d’État aux relations avec le parlement doit être quelqu’un qu’il connaît bien et qui prolonge le retour d’autorité qu’il entend imprimer sur une majorité qu’il veut refaçonner. Ce sera Jean-Marie Le Guen, qui avait été le responsable des questions de santé dans l’équipe de campagne de Hollande. Dans le même temps, Harlem Désir est exfiltré de la direction du PS pour un sous-maroquin aux affaires européennes. Seul candidat, Jean-Christophe Cambadélis s’installe au premier étage du siège de Solférino, secondé par le député Christophe Borgel et quelques proches de Manuel Valls (le nouveau porte-parole, son suppléant Carlos Da Silva, et le sénateur Luc Carvounas, responsables des relations extérieures du parti).

Lire aussi

Jean-Marie Le Guen a minoré de 700 000 euros son patrimoine

Par Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu et Pascale Pascariello

La France commence à se faire plus transparente sur le papier

Par Antoine Perraud

Valls et Cambadélis veulent imposer au PS son aggiornamento

Par Stéphane Alliès

Cambadélis placé au premier rang d’un PS crépusculaire

Par Stéphane Alliès

Ces socialistes français qui ont misé sur la victoire de Gbagbo

Par Lénaïg Bredoux et Ludovic Lamant

En vingt-quatre heures, Manuel Valls a su construire un dispositif réduit, mais avec les bonnes personnes aux postes cruciaux. Pas majoritaire au sein du PS, il se révèle ainsi capable d’en prendre le contrôle pour lui imposer un aggiornamento (lire ici), comme on s’empare d’une vulgaire AG de fac à l’Unef.

Pièce essentielle de ce dispositif, Jean-Marie Le Guen s’impose vite. Brutal, il est devenu la bête noire des députés PS dissidents, qu’il traite tour à tour de « soi-disant socialistes » ou de « gauchistes ». Sur la forme, il incarne au parlement, jusqu’à la caricature, le ton martial du premier ministre – Le Guen, va souvent beaucoup plus loin que son mentor, qui sait au moins y mettre les formes. Avant le vote du 29 avril sur la trajectoire budgétaire, il a longuement fait pression sur de nombreux députés tangeants.

« Il m’a appelé, ça a duré 45 minutes, lui a parlé 44 minutes ! » raconte un élu, le jour du vote de confiance sur la déclaration de politique générale de Valls. « Le Guen, c’est le candidat qui fait du porte-à-porte et dont tu dis : “Ouf, heureusement qu’il est passé, j’ai failli voter pour lui” », dit un autre. « C’est quand même un mec qui, au bout de cinq minutes de discussion, peut menacer de vous péter la gueule… », soupire un dirigeant du parti, quand un député écolo jure l’avoir vu dans les coulisses du Palais-Bourbon saisir au collet l’un des hésitants socialistes.

Lors des débats sur le budget à l’assemblée, Le Guen joue les vigies, l’œil braqué sur l’hémicycle, pour s’assurer que les “frondeurs” sont bien minoritaires. Et il déclenche des suspensions de séance pour tenter de discipliner les récalcitrants. La stratégie n’est pas toujours payante. Le 29 avril, 41 députés PS se sont abstenus, du jamais-vu. Faute de débats, les réunions du groupe PS à l’assemblée se vident un peu plus chaque mardi. À celles des Verts, Le Guen a carrément été interdit de présence.

De la prise de la Mnef à la conquête jospinienne du PS

Sur le fond, il applique et partage à la perfection son souhait de « dépassement de la gauche ». « Il théorise en permanence le post-socialisme », s’amusait, il y a quelques mois, Emmanuel Maurel, qui ne cachait pas pour autant avoir plaisir à se disputer avec Le Guen. Les partenaires de la gauche ne sont pas franchement la tasse de thé du secrétaire d’État. Il a passé toute l’avant-campagne municipale à tenter de dissuader Anne Hidalgo de s’allier avec les communistes dès le premier tour.

Cette même Hidalgo derrière laquelle il s’est finalement rangé, après avoir entretenu l’illusion de se présenter face à elle, lors d’une primaire qui n’a pas eu lieu. Comme il s’était préparé à concourir face à Bertrand Delanoë, à la fin des années 1990, avant d’en être empêché par le scandale de la Mnef (où il a été mis en cause avant de bénéficier d’un non-lieu).

À cette époque, Jean-Marie Le Guen est rattrapé par son passé militant. Et par ses alliances nouées vingt ans plus tôt avec une partie de ces « gauchistes » français qu’il abhorre tant désormais. Au mitan des années 1970, le jeune médecin mitterrandien est le chef des Jeunesses socialistes (alors sous l’autorité d’Edith Cresson, secrétaire national à la jeunesse du PS). La gauche anticommuniste est en plein émiettement, après la rupture du programme commun avec le PCF, en 1977, et le jeune Le Guen a pour mission de faire converger l’Organisation communiste internationale (OCI) des trotskystes lambertistes et le PS de Mitterrand. Pour ce faire, il va nouer une relation intime avec le nouveau chef de file des étudiants lambertistes, Jean-Christophe Cambadélis, dit Kostas.

Le camarade Kostas vient de remplacer Charles Berg, sombre bureaucrate exclu (et devenu le volubile producteur de cinéma Jacques Kirsner), à la tête du « secteur jeune » des « lambertos ». « Ce qui était effrayant chez Berg est devenu ludique et pour tout dire séduisant avec Jean-Christophe », résumait Jean-Marie Le Guen dans les colonnes du Monde, à l’occasion d’une remarquable saga sur la Mnef lamberto-mitterrandienne, publiée en 1999 (Histoire d’une génération, lire ici, ici et ici).

Ensemble, Le Guen et Cambadélis vont réunifier l’Unef non-communiste, sur le dos des trotskystes étudiants de la LCR, alors emmenés par Julien Dray. Le « deal » est passé au milieu de l’hiver 1978, dans le bureau d’André Bergeron (secrétaire général de FO), en présence de Pierre Lambert. Ce « Yalta étudiant » débouchera sur le congrès de Nanterre en 1980 et la création de l’Unef-id, puis, dans la foulée, la prise de la Mnef, débarrassée de la concurrence interne des chevènementistes du Cérès et des communistes. Suite logique de l’alliance : l’OCI soutient Mitterrand dès le premier tour de la présidentielle de 1981, et les militants de l’Unef-Id font la campagne. Lors de la fête de la victoire, à la Bastille, le service d’ordre est assuré par les lambertistes, et Cambadélis s’exprime à la tribune.

Jean-Marie Le Guen, en 1989.
Pour Jean-Marie Le Guen, c’est un long compagnonnage politique qui s’engage avec « Camba », qu’il estime alors être le « leader d’une génération ». À la Mnef, ils sont les deux chefs du conseil d’administration, mais aussi des employés fort bien rémunérés. Le Guen occupera les postes de directeur médical de la mutuelle de 1982 à 1993, puis de conseiller stratégique jusqu’en 1997 (son salaire est de 25 000 francs par mois en 1982, ainsi que le révèle, en 1982, un rapport de la Cour des comptes enterré par le pouvoir), avant d’être élu député du XIIIe arrondissement.

Au cours de leur instruction de l’affaire de la Mnef, écrit Le Monde, « chaque tiroir ouvert par les juges laisse apparaître, au choix, un ami de Jean-Christophe Cambadélis ou un proche de Jean-Marie Le Guen ». Des deux leaders politiques de la Mnef, seul Cambadélis écopera d’une sanction judiciaire (six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende), pour recel d’abus de confiance.

Les deux hommes vont également manœuvrer ensemble dans l’appareil du PS, après la démission de l’OCI de Cambadélis, en 1986. Kostas rejoint alors le parti socialiste avec plus de 300 cadres lambertistes du « secteur étudiant ». Le Guen et Cambadélis vont faire la paire, l’un pour prendre la fédération de Paris (en 1987), l’autre pour devenir député du XIXe arrondissement (sans cesse réélus depuis). Ensemble, ils sont “mitterrandistes tendance Jospin”, lui aussi un ancien de l’OCI.

Au fameux et tumultueux congrès de Rennes, en 1990, avec les rocardiens, ils organiseront la salle délétère et les huées à l’encontre de Laurent Fabius. Puis ils s’attelleront à parfaire la “synthèse jospinienne” alors initiée, réconciliant première et deuxième gauche. Ils se rapprochent du chef des jeunes rocardiens d’alors, Manuel Valls, qu’ils connaissent depuis l’Unef du début des années 1980, et qui est aussi administrateur de la Mnef. C’est à ce moment surtout que se constitue le premier cercle du nouvel espoir de la deuxième gauche, Dominique Strauss-Kahn. Si ce dernier sera battu par Henri Emmanuelli pour succéder à un Michel Rocard démissionné après la déroute des européennes de 1994, il sera, trois ans plus tard, le ministre star de la « dream team » du gouvernement Jospin. Avant d’en démissionner, suite à sa mise en examen dans le dossier de la Mnef.

Une fois le scandale dissipé, Cambadélis et Le Guen sont désormais les premiers lieutenants de DSK. C’étaient déjà eux qui parlaient à la presse lors du congrès de Brest en 1997, attisant la rivalité gouvernementale avec la ministre du travail, Martine Aubry. Après le 21 avril 2002, ce sont encore eux qui accompagnent “Strauss” dans sa marche vers la primaire à la candidature présidentielle de 2007 (où il sera battu avec Laurent Fabius par Ségolène Royal).

Toujours ensemble, Le Guen et Cambadélis noueront et organiseront ensuite la nouvelle alliance, dite des « reconstructeurs », avec Martine Aubry et Laurent Fabius, puis Bertrand Delanoë et l’aile gauche de Benoît Hamon, leur permettant d’emporter in extremis le congrès de Reims en 2008 (face à Ségolène Royal). Ce sont enfin eux qui prépareront le « pacte de Marrakech », voulant qu’Aubry soutienne DSK à la primaire de 2011. Tout roulait à merveille, jusqu’à un petit matin blême new-yorkais.

Le Guen et Cambadélis seront parmi les plus ardents défenseurs de leur champion déchu après l’affaire du Sofitel. Tous deux débitent le même élément de langage, étrange pour qui le connaît aussi bien qu’eux : « Ça ne ressemble pas à Dominique » (lire ici et ici). Le Guen va même plus loin et affirme que « l’affaire n’est pas crédible. Il peut y avoir des circonstances, il peut y avoir des hallucinations ». Francs-tireurs au service de “Strauss”, ils tirent là leurs dernières cartouches, avant de rester quelques temps dans l’ombre (Camba n’obtient pas le PS et se voit préférer Harlem Désir, Le Guen n’obtient pas le ministère de la santé auquel il postulait) et de revenir avec Manuel Valls.

Le Guen, de la Mnef lambertiste à l’alliance avec Valls

27 juin 2014 |  Par Stéphane Alliès

Les mêmes étaient déjà montés au créneau lors de la chute de Ben Ali, pour relativiser les propos antérieurs du directeur du FMI sur le « modèle tunisien » à suivre. « Dominique ne parle assurément pas de modèle politique, mais de modèle économique. Et il a bien raison d’affirmer que les éléments de croissance ne sont pas tout », rétorque alors à Mediapart Jean-Christophe Cambadélis. Sitôt le Raïs tombé, Jean-Marie Le Guen défend, lui aussi, a posteriori, DSK, interrogé par Mediapart : « Dominique aurait dû faire un bras d’honneur à Ben Ali, alors que le régime est reconnu par l’ONU et donc à ce titre membre du FMI ? Et puis quoi ?! Il parlait d’économie, et personne n’a jamais dit le contraire sur ce modèle tunisien. Il pensait à un modèle économique plus ouvert, qui permet la création d’une classe moyenne, avec un système éducatif très développé. »

Les duettistes vont également, à plusieurs reprises, afficher leur soutien à Laurent Gbagbo, malgré sa mise au ban de l’Internationale socialiste et la rupture des liens du PS français avec le parti socialiste ivoirien. En 2008, Jean-Marie Le Guen se rend avec Jack Lang auprès du président ivoirien, allant jusqu’à s’afficher au milieu de la nuit en boîte, à Abidjan. Il déclare à son retour à Mediapart avoir été « impressionné par la dimension humaine, profonde et solide du président Gbagbo ». Puis, c’est avec Cambadélis qu’il y retourne, en octobre 2011, en pleine campagne électorale ivoirienne (lire ici).

À chaque fois, François Hollande est embarrassé et ne se prive pas de le faire savoir, comme premier secrétaire du PS en fin de règne ou candidat à la présidentielle tout juste investi. « Les déclarations qui ont été faites à Abidjan n’engagent que leurs auteurs », déclare-t-il à Mediapart en avril 2008, insistant sur « les zones d’ombre du pouvoir, de la partition et du rapport avec les opposants, qui ont expliqué le souhait du PS de ne pas maintenir ses liens avec Gbagbo. » En janvier 2012, le candidat à la présidentielle Hollande doit à nouveau se distancier, dans un entretien aux Inrockuptibles : « Je n’ai pas compris pourquoi tels ou tels socialistes sont allés rendre visite à Gbagbo pendant la campagne. (…) Ils auraient dû se caler sur la position que j’avais moi-même fixée en 2004 : Gbagbo est infréquentable. Ça aurait évité quelques malentendus. »

Jean-Marie Le Guen s’est peu à peu affirmé dans les années 2000, comme Valls, comme un soliste dans les instances nationales du PS. Il aime jouer sa partition, devant les caméras. Et quand Martine Aubry propose à Valls de quitter le parti s’il ne s’y retrouve pas, il est l’un des rares à prendre sa défense.

Jean-Marie Le Guen partage les aspirations individualistes et singulières de Manuel Valls lors de certains votes dans l’hémicycle. Il ne suit pas, par exemple, la position du parti sur la reconnaissance de la Palestine (et signe une pétition d’élus lancée par l’UMP Claude Goasguen), quand Valls vote en solo et « en conscience » l’interdiction du voile intégral proposée par la droite, malgré la position commune du reste du groupe PS, qui préfère l’abstention.

Par Stéphane Alliès

Ces socialistes français qui ont misé sur la victoire de Gbagbo

Par Lénaïg Bredoux et Ludovic Lamant

Tous deux marginalisés à la droite du parti, Valls et Le Guen signeront ensemble, en octobre 2010, une tribune se prononçant pour la mise en œuvre de la TVA sociale, appelant à « amorcer un véritable big bang fiscal, ne s’interdire aucun tabou et interroger toutes les facettes de notre système fiscal, y compris la TVA ». Briseurs de tabous autoproclamés, ulcérant l’opposition socialiste de l’époque, les voici désormais en position d’influer sur l’avenir du socialisme français. Depuis qu’il est devenu secrétaire d’État, Jean-Marie Le Guen est devenu un bras armé de Manuel Valls. Tout juste nommé, aux journalistes qui lui demandent si François Hollande pourra être candidat en 2017, il se contente de répondre : « C’est une question qui se posera. » Mais c’est d’abord celle de son maintien en poste qui est désormais posée.

Intervention au BN du PS du mardi 24 juin : « délétère » vous avez dit « délétère » ?

Oui, Jean-Christophe, dans son introduction, vient de s’inquiéter à juste titre  de l’atmosphère délétère qui règne dans le pays, avec toutes les affaires de l’UMP, et la distanciation qui en résulte vis-à-vis de toutes les forces politiques.  C’est bien vrai, mais ça vise quand même et c’est logique, en premier, le parti qui est au pouvoir, nous le PS et toute la gauche. Ce n’est « pas la faute du peuple » c’est notre faute. la faute à notre politique, rappelons que nous dirigions tout 2 villes sur 3, 61 départements sur 100, l’AN, le Sénat, la PR, et que la gauche était largement majoritaire, nous pouvions agir et nous pouvons encore agir.

C’est notre action qui est en cause, pas la « désindustrialisation », pas la « mondialisation », « pas la crise » », c’est NOUS qui décevons. Je ne sais comment le dire, je n’ai jamais senti pareil rejet,  il y a une hargne…

-       Une haine !

-       Oui une haine, contre notre parti. Tout vient de ce qu’il y a un sentiment profond, sans précédent, de trahison amère. On ne fait pas ce qu’on a promis. On manque à nos promesses, des millions de nos électeurs nous en veulent pour ça.

 

Dans l’élection partielle de dimanche à Valenciennes, nous obtenons 7,12 % soit 1,81 % des inscrits. Je sais c’est une circonscription de droite… laquelle s’est unie UMP-UDI-Modem pour la gagner. Seul le FN passe la barre des 12,5% pour rester au second tour, le PCF à 10,27 %, les Verts ont 3,56 %. Ca fait 20,95 % pour la gauche, mais divisée elle est éliminée. En plus de la politique d’austérité, la désunion de la gauche rose rouge verte ne paie pas.

Je sais en 1993, on avait eu 7,15 %, c’était l’année où il nous restait 52 députés, l’année la plus basse. Nous y sommes donc encore, ou à nouveau. Avec ce genre d’étiage, de score généralisé, en ce moment, on aurait moins de 50 députés en tout et pour tout. Mais l’UMP-UDI-Modem passe malgré leurs déboires délétères à 47,02 %, notons le !

(rajout en note :  pour être plus précis : en 1988, le PS obtenait 34,8 % des suffrages exprimés et 258 députés (275 avec les apparentés) ; en 1993, il recueillait 17,6 % des suffrages exprimés et n’avait plus que 52 députés (57 avec les apparentés).  Une perte de 206 (PS)  ou de 218 députés (PS + apparentés) En 1993, la droite gagnait largement mais avec moins de voix en chiffres absolus qu’en 1981 quand elle avait perdu ! Il n’y avait pas eu passage de voix de gauche a droite, la gauche s’était effondrée sur elle même dans l’abstention, tout simplement.)

Mais ce qui compte c’est qu’il n’y a que 25 % de votants : 75 % ne votent pas. C’est là que c’est très délétère. Ce sont notamment NOS électeurs qui ne votent pas ! Ils ne vont pas non plus voter ailleurs. Ils ne votent pas à droite, il n’y a pas de glissement à droite. Ils ne votent pas à gauche non plus, surtout pas pour la partie Mélenchon du FdG qui nous agresse tous les jours. Non ils s’abstiennent, comme en 1993. Comme les 23 et 30 mars et le 25 mai derniers. Et c’est là le problème. Chaque jour où on annonce une politique d’austérité qui fait le jeu de la droite et du patronat, on perd des électeurs… et là 1,81 % des inscrits pour le parti au pouvoir, ce n’est pas rien quand même ! Il FAUT entendre.

 

Ah au passage, à propos du Front national, il y a quelque chose qui me fait peu à peu réfléchir, c’est quand Jean Christophe parle de plus en plus fréquemment de « tripartisme », je ne comprends pas bien, j’ai du mal à imaginer un « tripartisme », alors qu’il y a deux classes fondamentales dans ce pays, je vois bien le bloc UMP FN possible, mais pas trois blocs… Bon, faudra qu’on en rediscute au fond…

 

Et j’entends aussi Alain qui dit qu’il ne faut pas exagérer, que tout le monde sait qu’on atteindra pas les 3 % de déficit… qu’on est obligés de l’afficher, mais que ca ne se fera pas et qu’en pratique, chacun le sait. Qu’est ce qu’il veut dire ? Les bras m’en tombent car c’est encore pire, on affiche un objectif désespérant qui fait souffrir les gens et on ne l’atteindra pas ? Mais c’est le cumul de la haine à la fin que nous aurons…

 

Pascale parle « des nominations.. » Oui, il y 2,3 ou 4 millions d’électeurs qui n’aiment pas la nomination de Toubon. (Ou de Florence Boone) Ceux qui, politisés, savent… c’est un symbole qui les repousse.

Mais pour 10 ou 12 millions, ce n’est pas ça qui compte, c’est la misère. Le chômage augmente. On a même l’impression qu’on n’en parle plus ici comme avant. On a renoncé à l’objectif prioritaire « d’inverser la courbe ». Chaque mois ça monte et on ne fait rien de fort, de réel.

Ah si on propose le « pacte de responsabilité », celui dont personne ne veut, celui que les syndicats rejettent, que le patronat rejette, celui qui coute 35 milliards… et on met mal à l’aise l’Assemblée, on divise les députés, le parti, la gauche, la dessus… pour rien ! ou plutôt pour du mal !

Car non seulement il ne créera pas d’emploi, mais cela vient d’être dit hier par Lenglet sur France 2 devant 5 millions de spectateurs, au JT, il y a aura 250 000 emplois en moins à cause de ce « pacte », et 190 000 potentiellement crées… Les gens qui n’y connaissent rien, ça fait peur, on exige qu’ils fassent 50 milliards d’économies, qu’on donne 35 milliards aux patrons pour qu’ils embauchent et ça va faire 60 000 emplois en moins ? On dément mollement, « c’est Bercy, c’est de la macro économie, ce n’est pas sur… ».. mais c’est dit bon sang ! C’est entendu. Par exemple Bouygues, qui va toucher des sous sur les 2 milliards qu’on met sur Alstom sans empêcher GE de prendre l’énergie, il annonce 1250 suppressions d’emplois dans son groupe, il y en a des familles touchées, concernées dans le groupe par cette annonce, dans le bâtiment… quel effet croit on que ça a ? C’est ca qui compte. C’est ça qui fait la haine, on va donner des sous, nos sous, à Bouygues pour qu’il fasse de l’emploi et il…  licencie ?

Alors les députés qui amendent le collectif budgétaire, qui repoussent ces choix mortifères sont légitimes, c’est eux que notre parti doit soutenir dans cette voie… pas les condamner. Ils nous défendent nous, socialistes, nous la gauche, ce sont eux qui empêchent la gauche de « mourir »… qui essaient de dissiper ce climat que Jean Christophe qualifie de « délétère ».

 

Il me reste un petit truc à dire à Jean-Christophe qui m’a « dénoncé » nominalement, moi « Gérard Filoche » hier lundi matin,  en direct, sur I télé, à propos de la réunion de Bellerive-sur-Allier en affirmant qu’on y aurait cherché « une construction commune du PS avec le NPA ». Quand l’AFP m’a appelé pour vérifier je suis tombé des nues : rien dans nos appels pour Bellerive-sur-Allier qui a été un succès, 300 socialistes de 65 départements, ni dans le déroulement de la réunion n’impliquait, ni n’associait le NPA (lequel n’aurait pas voulu et ne veut d’ailleurs pas). Rien. On me dit que c’est à cause d’une légende d’une photo de l’Huma qui le dit, mais depuis quand sommes-nous responsables des légendes des photos ou des titres des journaux ? Il aurait suffi de vérifier que ca n’avait pas de sens politique, de lire nos textes, de me donner un coup de fil, tout a été filmé et transparent, et sera sur site.  On me dit qu’un des 50 intervenants de la salle en parlant aurait mentionné qu’il était du NPA…  mais depuis, on l’a retrouvé, c’est un ancien socialiste de Saintes qui est à St Etienne et qui est venu, intéressé, à titre personnel en voisin. Il faut mieux nous réserver s’il y a des polémiques entre nous pour des questions de fond sérieuses, non ? C’est toi Jean-Christophe qui  a dit qu’entre les deux « Gégé » il y avait de la place pour du débat, qu’il faut nous respecter, pas faire des attaques non respectueuses pour rien. Alors là, pour le coup, c’est le cas. L’Huma fait parler cet intervenant de Bellerive, sous le nom de Damien, en fait il s’appellerait Didier, et toi, Jean-Christophe tu le mentionnes sous le nom de Benoit, c’est dire si c’est sérieux, et si la source est… irréelle ! Arrêtes donc ça et corriges cette erreur svp ! Et puis il faut que je te dise, depuis ton attaque sur I télé, cher Jean-Christophe, je me suis frénétiquement démené pour vérifier s’il n’y avait eu aussi, par malheur, dans la salle, à Bellerive, un intervenant masqué du POI

 

 

PS : ce matin déclaration de Yves Poutou,

Nous n’avons en effet pas invité le NPA à la réunion des « socialistes contre l’austérité » à Bellerive sur Allier, … parce que le NPA ne le veut pas et a refusé aussi bien de venir aux « socialistes affligés » le 7 juin qu’à tout autre réunion du même type. Ca n’avait donc pas de sens politique. Comme ca n’en avait aucune de la part de JC Cambadélis d’attaquer cela sur Itélé. Philippe Poutou le confirme à sa façon… aujourd’hui hélas. Je dis bien aussi : hélas…  parce qu’il fut un temps ou Olivier Besancenot, invité par Henri Emmanuelli, Benoit Hamon et…. moi, en 2010 avait fait le déplacement à Vieux Boucau jusque dans les landes pour participer à une réunion de socialistes d’UMA. Cela a été possible un temps. Ca n’avait d’ailleurs, soulignons-le, au passage, pas fait réagir la 1e secrétaire du PS à l’époque.

Il ne s’appelle pas « Damien » mais Didier puis JC Cambadelis en BN l’appelle « Benoit » c’est vous dire si c’est sérieux… assez pour que le 1er secrétaire fasse une « dénonciation » sur Itélé

Sur I télé lundi 22 juin au matin, JC Cambadelis se lance dans une polémique contre le rassemblement de Bellerive-sur Allier, il dénonce ce rassemblement dit « de Gérard Filoche » qui a(aurait) proposé une « construction du PS avec le NPA ».

 

A la suite, l’AFP appelle Gérard Filoche, qui dément. Puis qui envoie une brève rectification au secrétariat de JC Cambadélis. (cf ci dessous) Puis « le lab d’Europe1 » à son tour appelle pour s’informer. Gérard Filoche remet les choses au point, une deuxième fois.

 

Puis « le lab » rappelle en disant que l’entourage de Cambadélis s’appuie sur l’article de l’Humanité qui parle d’un certain « Damien » qui aurait parlé au nom du NPA.

 

On ne sait de quel « Damien » il s’agit, on dément à nouveau.

 

Aucune invitation n’a été lancée au NPA. Il n’était pas représenté dans aucun des débats. Aucun organisateur, membre du BN, ou député, n’a parlé de « construction » du PS avec le NPA cela n’a aucun sens politique aujourd’hui.

 

 

Quand on cherche à savoir, quand même quelle est l’origine de l’extrait de l’article de l’Humanité qui fait tant de bruit, des témoignages arrivent de participants, vers le milieu de la journée du lundi 23 juin, on croit découvrir, qu’il s’agit d’un ancien socialiste de Saintes, qui est en fait maintenant dans la Loire, à St Etienne, qui est venu,  sans mandat du NPA, qui ne s’appelle pas « Damien » mais Denis Rivier qui aurait brièvement parlé à un moment (dans la liste d’une 50 d’intervenants de la salle).

 

C’est dire si tout ça est bien artificiel.

 

Et cela re déclenche chez moi, le souvenir qu’il s’est présenté à Bellerive, un copain au demeurant fort fraternel et charmant, qui m’a rappelé avoir été dans un collectif qui m’avait invité à St Etienne il y a plusieurs années pour parler de droit du travail, je n’ai pas plus de souvenirs précis sur lui, sinon qu’il est bien sympathique, mais qu’à coup sur, il ne devait s’attendre, en venant en voisin et à titre personnel  à notre réunion, être l’instrument involontaire d’une polémique de ce type, créée de toute pièce à la télé…

 

lundi 23 juin vers 10 h : au secrétariat de JCC

Salut camarade,

L’AFP m’appelle à l’instant parce que ce matin sur i télé (je n’ai pas vu cette émission) Jean-Christophe aurait critiqué notre rassemblement à Bellerive sur Allier parce qu’il y aurait le NPA,  mais nous en sommes totalement surpris, le NPA n’était pas invité, aucun de ses porte-paroles n’était invité, aucun des ordres du jour ne l’impliquait, aucune de nos interventions développées à la tribune par les députés ou les membres du BN organisateurs ne l’ont cité…

France 3, La Montagne, l’Humanité peuvent témoigner de ce qui s’est passé,

et l’intégralité des débats sur trois jours a été filmée, et ces films sont à disposition,

nous nous battons pour un gvt rose rouge vert appuyé sur la majorité de l’assemblée nationale  comme tu le sais et ne cessons de le dire,

il faudrait, sans vouloir donner d’injonction, que Jean-Christophe, sans doute mal informé, corrige ce propos, pas la peine de faire des querelles qui n’ont pas lieu d’être ni de sens, on a mieux à débattre sur le fond

voila le texte de notre appel voté à l’unanimité des présents le dimanche 22 juin

Merci bien à toi, fraternellement socialiste, Gérard

 

Il y a eu une cinquantaine (ou plus) d’interventions en trois jours de militants de la salle, il y a eu un militant wallon, un socialiste suisse, et nous n’avons pas proposé de construction avec la Suisse.  Et une sophrologue et nous n’avons pas proposé de convertir le PS a la sophrologie. J’espère, du coup, qu’il n’y a pas eu de membre du POI, de l’ancien parti de Jean-Christophe Cambadelis. Allez, stop !    Car la seule « construction » que nous avons longuement défendue, c’est celle d’un gvt rouge rose vert, est ce que cette polémique a été faite pour faire diversion à ça ?

 

 

GF

 

 

 

 

voir le récit de Paul Allies :

 

Gauche en forme

23 juin 2014 | Par Paul AllièsMediapart.fr

 

Ce week-end, deux centaines de militants socialistes se sont réunis à Bellerive-sur Allier près de Vichy pour débattre du thème: « Rassembler la gauche et les écologistes » proposé par la revue « Démocratie et socialisme » de Gérard Filoche. L’échange entre membres de diverses tendances du PS mais aussi avec les représentants des diverses formations de gauche a été une incontestable réussite. Un moment heureux dans ce contexte de démoralisation entretenu par les propos mortifères de M. Valls et J.C. Cambadelis.

La palette des opinions représentées était très large: pour ce qui est du PS, les membres de divers courants de gauche, mais aussi des parlementaires proches de B. Hamon et des amis d’A. Montebourg étaient là. Emmanuel Maurel, l’efficace leader de l’opposition montante (et tout nouveau député européen) incarnait une synthèse des sensibilités qui se dessine semaine après semaine. On croisait des parlementaires comme Marie-Noelle Lienemann, Barbara Romagnan ou Pourria Amirshahi, une bonne dizaine de membres du Bureau National et pas mal d’élus locaux. Tous se sont accordés sur une « ligne anti-austérité » en parfait écho au combat des députés sur le Pacte de responsabilité et le collectif budgétaire (l’appel des 100). Mais ce qui a fait le grand intérêt de leur présence c’est le dialogue public avec la quasi totalité des représentants des formations de gauche: d’Europe Ecologie les Verts au PCF en passant par quatre autres composantes du Front de Gauche (« République et Socialisme », « Ensemble », « Gauche unitaire », « Parti de Gauche »). Julien Bayou, porte-parole d’EE-LV côtoyait le nouveau maire communiste de Montreuil Patrice Bessac ou la première adjointe (PG) au maire de Grenoble, Elisa Martin.

De cette confrontation devenue particulièrement rare par les temps qui courent, on retiendra deux choses: la crédibilité d’une alternative à gauche et la promotion d’une 6° République comme bien commun à celle-ci.

- L’alternative à gauche: elle est à plusieurs détentes. Dans le PS, la question est clairement posée d’un dépassement des frontières de motions, donc des courants tels que représentés dans les instances du parti depuis le congrès de Toulouse. Il apparaît que les gauches peuvent converger sur la base de la bataille engagée par les parlementaires contre la politique économique et sociale du gouvernement.  Parmi ces derniers, les amis de Martine Aubry sont aux avant-postes (Jean-Marc Germain et Christian Paul notamment); ils n’étaient pas là ce week-end mais leur travail a été invoqué et ils sont un pôle important dans la construction de cette alternative. L’accord sur quelques points de principe (l’Europe, la République démocratique, la justice fiscale et budgétaire, la relance par l’investissement) devrait faciliter celle-ci. Se dessinerait alors la possibilité d’une majorité de congrès capable de faire le lit des démoralisations et abandons cumulés depuis deux ans. Cette alternative est aussi en débat en dehors du PS. L’échange avec cinq composantes du Front de Gauche (PCF inclus) a fait apparaitre un point d’accord essentiel: la volonté de trouver des bases communes de rassemblement lesquelles se dessinent déjà contre les politiques européennes et nationales d’austérité. Comme l’a souligné Christian Picquet: « on ne s’en sortira pas les uns sans les autres et encore moins les uns contre les autres. Sous quelque forme que ce soit, la « théorie » des deux gauches est un piège mortel« .  Dés lors que l’alternance se bâtit avec des socialistes qui concrétisent une démarche autonome (réclamée par Elisa Martin), tout le monde s’accorde en dehors du PS pour considérer celui-ci est un enjeu: ni un cadavre à la renverse, ni un parti de droite ou sans militant ; il peut être, si une nouvelle gauche s’y construit,  un des chainons susceptible d’interrompre le cycle dépressif décrit comme à plaisir par ses actuels dirigeants. Du côté du Front de Gauche, plusieurs comme Lucien Jallamion (République et Socialisme) avancent l’idée qu’il faut aussi revoir le clivage « dans et hors le PS » en allant jusqu’à un travail d’inventaire  de « la gauche de la gauche ». Et le dialogue sur des « points de rassemblement » devrait le faciliter, l’exigence d’une nouvelle République étant l’un des plus évidents.

 

- La  Sixième République est apparue en effet comme un bien commun à toutes les sensibilités présentes.  Le « désastre du présidentialisme » (François Calavet d’Ensemble-Front deGauche) conduit une nouvelle fois la gauche à un point de non-retour. Le grand renoncement de celle-ci à changer les institutions une troisième fois alors qu’elle est au pouvoir, est un refus d’engager une révolution démocratique qui éloigne encore un plus ses électeurs des urnes et ses militants de l’engagement. Le propos de Mendès-France a été rappelé selon lequel « la question démocratique est partie intégrante de la question sociale: si vous ne réformez pas la République, vous ne pourrez réformer l’école ni mener une bonne politique économique« . De même qu’a été rappelé le fait que M. Valls a été l’auteur d’un rapport (« Pour un pacte républicain rénové ») en février 2011 où il faisait l’apologie du régime en place. Il avait été retiré de l’ordre du jour du Bureau National du PS par Martine Aubry devant la probabilité de son rejet s’il avait été soumis au vote. Pour autant le PS est le seul parti qui n’ait jamais abordé au fond la question du changement de République. C’est donc un sujet qui devra être au centre de l’alternative de gauche au prochain congrès; mais pas tant sur le principe même du changement que sur ses modalités concrètes, sociales, politiques et juridiques. Sur ce point aussi, le débat de Bellerive a fait bouger les choses: le problème de la Constituante comme point de passage obligé (revendiqué avec force, on s’en souvient par Jean-Luc Melenchon lors de la dernière campagne présidentielle)  a été posé pour ouvrir la voie, a dit Emmanuel Maurel,  « tout de suite, sans attendre, à une 6° République essentielle pour affirmer que la démocratie est une condition préalable d’exercice du pouvoir par la gauche ».  Et il a été proposé que ce débat se décline dès la rentrée en débats locaux de tous ordres et dans toutes les formations, avec le concours éventuel de la Convention pour la 6° République, représentée à cette réunion.

Une réunion qui vient s’ajouter à d’autres du même type. Le samedi 14 juin devant un public nombreux, s’était tenue à la Mairie du XI° arrondissement à Paris une rencontre du même type à l’initiative d’ »Un monde d’avance » (le courant de B. Hamon au PS). Jean-Marc Germain (proche de M. Aubry) et Pierre Laurent (secrétaire général du PCF) y avaient pris la parole. Ces réunions sont le signe qu’un mouvement est lancé et qu’il y a une gauche en forme. « Elle peut mourir » a cru pronostiquer M. Valls. Elle a déjà commencé à renaitre. Sans lui.

URL source: http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-allies/230614/gauche-en-forme

 

Voir la version en ligne

Cher(e)s camarades,

Le rassemblement de Bellerive-sur-Allier nous a permis de d’échanger pendant 3 jours avec des camarades issus de plusieurs sensibilités du PS et venus de 65 départements. Malgré les grèves de train, la coupe du monde et la fête de la musique, nous avons réuni plus de 300 militants au centre de la France qui ont pu confronter leurs analyses et chercher ensemble les solutions à la crise que nous traversons. Des représentants des verts, du Front de gauche, du Parti communiste, de la Gauche unitaire ainsi que plusieurs de nos députés mobilisés contre la politique menée étaient aussi présents. Nous remercions tous les participants qui ont contribué au succès de cette manifestation.

La motion 4 a pris part largement au débat en rappelant la spécificité de son diagnostic. Nous avons demandé l’application des 6O engagements du président candidat. Nous avons défendu la nécessité de dépasser le dogme de la croissance et de partager le travail pour lutter contre le chômage de masse afin de construire un nouveau mode de développement durable, écologique et solidaire. Nous avons aussi défendu la nécessité d’une économie réelle qui ne soit pas l’otage des marchés financiers. Nos idées ont été approuvées par les députés Barbara Romangan et Pouria Amirshahi. Nous avons été entendus et le communiqué signé collectivement en témoigne.

Bellerive-sur-Allier est un point de départ, une initiative qui doit être dupliquée dans toutes nos régions. De telles rencontres avec les militant(e)s sont essentielles pour convaincre du bien fondé de nos positions. Nous ne devons pas craindre le débat d’idées mais au contraire saisir toutes les occasions d’échanger sur le fond car c’est ainsi que nous pourrons surmonter les divergences et construire le grand rassemblement dont la gauche a tant besoin.

La motion 4 a un rôle central à jouer dans la refondation de notre parti sur les bases d’une gauche courageuse, responsable et innovante. La redistribution des richesses est un préalable à toute dignité humaine mais nous savons que cela reste insuffisant pour répondre aux enjeux du XXIe siècle et retrouver l’espoir en une société d’émancipation. Nous devons redonner du sens au projet socialiste.

La « pacte de responsabilité » n’a jamais été notre horizon pas plus que la baisse du « coût du travail ». Quand le gouvernement parviendra-t-il à le comprendre ? La gauche a toujours été porteuse d’un projet de transformation sociale. Il nous appartient maintenant de le formuler. C’est une tâche à laquelle la motion 4 doit s’employer avec force et détermination comme l’a toujours fait notre Premier signataire Stéphane Hessel. La reconstruction de la gauche ne se fera pas sans nous.

Amitiés socialistes

Patrick Ardoin, Frédéric Lutaud
Membres du Bureau national

Appel de Bellerive-sur-Allier

Nous socialistes réunis les 20-21-22 juin à Bellerive sur Allier, nous sommes venus de 65 départements à l’appel de différentes sensibilités du Parti socialiste.

Indignés et mobilisés contre la politique du gouvernement, contre l’austérité, contre le chômage de masse, nous demandons l’application des engagements du discours du Bourget qui ont fait la victoire de mai-juin 2012. Le pacte de responsabilité, la « politique de l’offre » et la baisse du « coût du travail » n’ont jamais été dans le programme du candidat président. Si des millions d’électeurs de gauche se sont abstenus aux municipales et aux européennes, c’est parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans la politique suivie depuis 20 mois.

Les électeurs de gauche n’ont pas voté pour donner 41 milliards sans contrepartie aux employeurs. Ils n’ont pas voté non plus pour une austérité budgétaire de 50 milliards d’euros. Nous, socialistes, voulons une réorientation de la politique du gouvernement et une finance soumise aux exigences de l’économie. Nous voulons la mise en œuvre d’un nouveau mode de développement écologique et durable. Nous voulons la réduction du temps de travail pour renouer avec le plein emploi et assurer le maintien des retraites. Nous voulons redistribuer les richesses par une augmentation significative des salaires. Nous voulons une réforme fiscale, avec un impôt progressif et durable, qui s’attaque au capital, aux dividendes, aux fraudes fiscales. Nous voulons faire reculer les inégalités, défendre et élargir les services publics, renforcer le droit du travail, contrôler les licenciements et relocaliser les emplois.

Nous pensons que ces aspirations sont majoritaires dans notre parti, dans le salariat, dans la population. Il n’y a aucune fatalité à la prétendue « mort de la gauche » si nous menons une politique économique et sociale de gauche responsable et courageuse, tout simplement en étant de gauche, en incarnant la gauche, en agissant à gauche !
Avec 40 % du bureau national du PS et avec « l’appel des 100 députés » socialistes, nous soutenons pleinement les élus, députés et sénateurs socialistes qui s’opposent à l’austérité à l’occasion du collectif budgétaire. Nous voulons que le pouvoir émane des parlementaires et non que tout soit décidé par un seul homme.

Ensemble et en confrontant, en rapprochant nos points de vue, nous nous sommes préparés ce week-end aux échéances sociales urgentes et aux débats nécessaires et programmés (états généraux, congrès) au sein du Parti socialiste et de toute la gauche.
Nous savons que rien de grand ne s’est jamais fait sans unité de toute la gauche. Convaincus que le rassemblement de Bellerive-sur-Allier préfigure un rassemblement plus large, nous appelons à un gouvernement d’union de la gauche, rouge, rose, vert qui repose sur la majorité de l’Assemblée nationale et sur le mouvement social mobilisé.

Nous appelons au sursaut des socialistes et de toute la gauche.

MLG (maintenant la gauche – motion 3), OPLPV(Oser Plus Loin Plus Vite – motion 4), UMA (Un Monde d’Avance), Socialistes contre l’austérité, NVS (Nouvelle Voie Socialiste), D&S (Démocratie et socialisme)

Pouria Amirshahi, Barbara Romagnan, Patrick Ardoin, Marie-Noëlle Lienemann, Frédéric Lutaud, Emanuel Maurel, Gérard Filoche au rassemblement de Bellerive-sur-Allier.

Paroles prononcées au Bureau national du 17 Juin 2014

Oser Plus Loin Plus Vite
La motion 4 du Parti socialiste
http://www.oplpv.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Echanges sur face book au fur et a mesure lundi 23 juin : :

 

Maintenant on me dit qu’il y avait un « Damien » du NPA qui a parlé…Damien qui ? il y a eu 50 interventions libres de la salle, il y avait aussi un orateur wallon, un orateur suisse et on n’a pas proposé une fusion des régions avec ! il y avait une sophrologue, on n’a pas proposé au PS de se convertir… Ca va, stop ! Tout a été filmé, et on voit qui a été invité, qui a parlé, et de quoi… notre appel de Bellerive est public… le communique final… on défend une majorité rose rouge verte appuyée sur la majorité à l’Assemblée nationale, c’est clair, non ? donner à croire qu’on aurait défendu une « construction du PS avec le NPA » est.. disons… abusif de la part de notre cher Jean-Christophe, pourvu qu’il n’y ait pas eu dans la salle et qui nous aurait échappé, un orateur du POI l’ancien parti de Jean-Christophe Cambadelis

 

 

Le NPA a refuse de venir aux Glières, aux socialistes affligés…. Q ui pense qu’ils étaient invités à Bellerive aux « socialistes contre l’austérité » et qu’on proposerait une « construction du PS avec le NPA » ? c’est sérieux comme polémique ?

 

 

Quand bien-même il y eut un membre du NPA… En quoi est-ce un problème ? Ce n’est pas une honte d’être au NPA que je sache. Il est loin le temps où Camba militait au PCI…

 

 

GF   bien sur ! et on n’a pas d’exclusive ! et le PS officiel a su, il n’y a pas si longtemps rencontrer olivier Besancenot. Et même on aurait pu l’ inviter comme UMA et Henri Emmanuelli l’avaient fait à Vieux Boucau ! si on ne l’a pas fait c’est que ça n’avait pas de sens aujourd’hui à nos yeux, pour un gouvernement rose rouge vert… allez stop ! c’est une polémique diversion, lisez plutôt le compte rendu de l’excellent rassemblement de Bellerive sur allier et le communiqué final ! L’appel de Bellerive !

 

 

Oui Gérard il y avait un militant du NPA de Saint Etienne, avec qui j’ai échangé quelques mots, il est intervenu à la Tribune très brièvement.. Il a été socialiste à la section de SAINTE avant c’est pour ça que je connaissais. Quoi qu’il en soit notre rassemblement a été formidable. Merci de nous avoir redonner du baume au coeur. Amitiés.

 

 

Sylvain Brousse « On ne soutient pas le gouvernement, nous on est le PS vraiment de gauche ! », mais on écrit plusieurs post pour expliquer que quand même, on ne veut pas du NPA… Sait-on jamais, Le Guen pourrait faire les gros yeux…

 

mais Sylvain Brousse, en plus, ce n’est même pas vrai qu’on « ne veut pas du NPA »… ce n’est pas le sujet, vu qu’il ne serait pas venu et qu’il ne veut pas de gvt rouge rose vert,   Henri Emmanuelli Benoit Hamon avait invité sans probléme le NPA et Olivier Besancenot à Vieux boucau,  et il était venu à l’époque (en 2009 ?)

Si on rectifie JCC c’est parce que son propos vise à empêcher les militants socialistes d’écouter le reste de l’appel de Bellerive

 

et des tweets divers dont voici certains retrouvés cici

 

JC Cambadelis invité de Christophe Barbier sur I>Télé http://shar.es/Mg5jX via @jccambadelis @gerardfiloche

Olivier Biffaud Donc @gerardfiloche dément chercher une alliance avec le NPA comme l’en soupçonne @jccambadelis dans cette vidéo à 4′ http://www.cambadelis.net/2014/06/23/linvite-de-christophe-barbier-sur-itele-12/ …

Haut du formulaire

 

Bas du formulaire

@bif_o @gerardfiloche @jccambadelis une alliance avec ces droitiers du NPA?

@ChristianDomine Mais il ne dément pas vouloir faire tomber le gouvernement Valls http://blog.francetvinfo.fr/scenes-politiques/2014/06/23/les-opposants-au-sein-du-parti-socialiste-combien-de-divisions.html … #CestUnPeuCompliqué ;)

 

  1. Gerard Filoche@gerardfiloche 49 min

@bif_o @jccambadelis c’est un hoax ! faut il te le répéter ! ca n’a aucun sens politique d’aucune sorte ! rien

  1. Gerard Filoche@gerardfiloche 36 min

@bif_o @jccambadelis raté, damned, mauvaise dénonciation sur mauvaise information…

  • ·
  • 2 h

laurent degousée a ajouté votre Retweet à ses favoris

3 h:

Quand @jccambadelis dénonce une alliance entre le socialiste @gerardfiloche et le NPA… qui n’existe pas http://ow.ly/ykHPM

 

 

 

30 ans après l’OCI, @jccambadelis lutte toujours contre le pablisme… Cc @gerardfiloche #vismaviedelamberto http://lelab.europe1.fr/Quand-Jean-Christophe-Cambadelis-denonce-une-alliance-entre-le-socialiste-Gerard-Filoche-et-le-NPA-qui-n-existe-pas-15181 …

@bif_o 4 sensibilites PS ont été présentes, et 5 sensibilites du FDG et le porte parole des verts, c’est tout, basta, le reste est hoax

Quand même difficile d’imaginer que @jccambadelis ne comprenne pas les débats autour d’une majorité rouge-rose-verte… cc @gerardfiloche

Quand @jccambadelis dénonce une alliance entre le socialiste @gerardfiloche et le NPA… qui n’existe pas http://ow.ly/ykHPM

20 ans après avoir quitté la LCR pour le PS, @gerardfiloche vise un « mariage » du PS avec le NPA : 100 fois sur le métier remet ton ouvrage !

Donc @gerardfiloche dément chercher une alliance avec le NPA comme l’en soupçonne @jccambadelis dans cette vidéo à 4′ http://www.cambadelis.net/2014/06/23/linvite-de-christophe-barbier-sur-itele-12/ …

 

  • 2 h

Jessica Masson a retweeté un Tweet dans lequel vous êtes mentionné

2 h:

.@gerardfiloche pas officiel? Perte de mémoire peut-être? Le #NPA est pourtant cité dans l’article de l’Huma!

 

ce dernier tweet jessica masson est avec ceux d’olivier biffaud empressé a reprendre la thèse absurde d’une « construction PS – NPA »

 

Appel de Bellerive sur Allier adopté à l’unanimité des présents le dimanche 22 juin

Nous socialistes réunis les 20-21-22 juin à Bellerive sur Allier, nous sommes venus de 65 départements à l’appel de différentes sensibilités du Parti socialiste.

Indignés et mobilisés contre la politique du gouvernement, contre l’austérité, contre le chômage de masse, nous demandons l’application des engagements du discours du Bourget qui ont fait la victoire de mai-juin 2012. Le pacte de responsabilité, la « politique de l’offre » et la baisse du « coût du travail » n’ont jamais été dans le programme du candidat président. Si des millions d’électeurs de gauche se sont abstenus aux municipales et aux européennes, c’est parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans la politique suivie depuis 20 mois.

Les électeurs de gauche n’ont pas voté pour donner 41 milliards sans contrepartie aux employeurs. Ils n’ont pas voté non plus pour une austérité budgétaire de 50 milliards d’euros. Nous, socialistes, voulons une réorientation de la politique du gouvernement et une finance soumise aux exigences de l’économie. Nous voulons la mise en œuvre d’un nouveau mode de développement écologique et durable. Nous voulons la réduction du temps de travail pour renouer avec le plein emploi et assurer le maintien des retraites. Nous voulons redistribuer les richesses par une augmentation significative des salaires. Nous voulons une réforme fiscale, avec un impôt progressif et direct, qui s’attaque au capital, aux dividendes, aux fraudes fiscales. Nous voulons faire reculer les inégalités, défendre et élargir les services publics, renforcer le droit du travail, contrôler les licenciements et relocaliser les emplois.

Nous pensons que ces aspirations sont majoritaires dans notre parti, dans le salariat, dans la population. Il n’y a aucune fatalité à la prétendue « mort de la gauche » si nous menons une politique économique et sociale de gauche responsable et courageuse, tout simplement en étant de gauche, en incarnant la gauche, en agissant à gauche !

Avec 40 % du bureau national du PS et avec « l’appel des 100 députés » socialistes, nous soutenons pleinement les élus, députés et sénateurs socialistes qui s’opposent à l’austérité à l’occasion du collectif budgétaire. Nous voulons que le pouvoir émane des parlementaires et non que tout soit décidé par un seul homme.

Ensemble et en confrontant, en rapprochant nos points de vue, nous nous sommes préparés ce week-end aux échéances sociales urgentes et aux débats nécessaires et programmés (états généraux, congrès) au sein du Parti socialiste et de toute la gauche.

Nous savons que rien de grand ne s’est jamais fait sans unité de toute la gauche.  Convaincus que le rassemblement de Bellerive-sur-Allier préfigure un rassemblement plus large, nous appelons à un gouvernement d’union de la gauche, rouge, rose, vert qui repose sur la majorité de l’Assemblée nationale et sur le mouvement social mobilisé.

Nous appelons au sursaut des socialistes et de toute la gauche.

On est ce 20 21 22 juin à Bellerive sur Allier socialistes contre l’austérité

Et si vous ne pouvez pas venir à Bellerive sur Allier les 20 22 juin, vous pouvez peut être nous soutenir de loin en vous abonnant à la revue, ou en soutenant l’initiative financièrement :  elle est difficile à assumer sur ce plan par beaucoup, vous devinez Bigmalion ne nous aide pas et que nous n’avons aucun  financement autre que militant : chèques à l’ordre de « D&S » C/O 85 rue Rambuteau 75 001 Paris)

 

Projet de déroulé :

 

Vendredi soir à parti de 19 h accueil installation

 

21 h : premiers échanges libres entre socialistes : la gauche va t elle mourir comme dit Valls, le PS est elle aussi faible qu’en 1958 ? Jusqu’à 23 h 30  débat général interventions limites à 8.10’ maxi

 

Samedi :

 

9 h 15 : introduction au débat territorial Marie Noëlle Lienemann + Gerard Berthiot + Eric Thouzeau + JY Lalanne  et  2 Motion 4  (élus régionaux oui dpts si possible)

 

Débat général libre  jusqu’à 12 h 15

 

Repas 12 h 14 h :

 

14 h : début de la grande discussion sous forme de « fil de discussion » : face à l’austérité quelle alternative ? pour les nouveaux modes de développement

Deux séquences / l’une de 14 à 16h 30, l’autre de 17 h 30 à 20 h 30 :

Introduction 3’ de présentation du « fil de discussion »  méthode

Deux fois à 14 h et à 17 h 30

Par François Ruffin,  non socialiste il interroge les socialistes que nous sommes  15’ + 8’ il relance en cours de route

 

Ensuite chaque membre du BN ou député co-organisateur annoncé et présent dispose d’un « crédit de temps de parole » une fois 10  minutes, un fois de 5 minutes,  (cela fait environ 12 orateurs, oratrices)  100’ + 50’ soit 2 h 30 sur  5 au total ce qui laisse 2 h 30 à des interventions/questions de tous les militants présents

 

Chacun s’inscrit librement dans le fil de discussion partie 1 et 2 pour répondre et relancer,

Intercalé avec les militants qui le désirent, si possible 7’  au maximum 8’ par personne soit la place pour plus de 20 intervenants sans doute 25

La présidence à la tribune est collective  et rotative tenue par les militants des diverses fédérations

 

Il y a 2 + 1  temps d’intervention séparés spéciaux pour deux grands témoins syndicalistes :

1°) Marc Slyper pour les intermittents,  10’

2°) Claude Debons fait un « témoignage »  syndicalisme et gvt 20’

+  Eric Dubourgnoux  (PC Allier pour Chassaigne) 8’

à caser dans la 2° partie

 

Des invités pourront aussi disposer de 10 à 12’ une fois pour s’inscrire dans le fil de discussion du samedi

 

Le samedi en fin d’ a-m 20 h 20 h 30 : 4 premières « conclusions » de 6’ socialistes : Filoche, Lienemann, Lutaud + motion 4 + Maurel et deux Uma s’ils souhaitent !

 

21 h repas festif :

 

Dimanche matin : 9 h 15 à 12 h 45 : salut de Jean Malot  Jean-Michel Guerre  Pdt Nièvre  Alex Pourchon

Table ronde avec la gauche : rassembler la gauche  10 minutes intro /personne = 100’ (une heure 40)

échange avec la salle, 1 h

+ réplique : 5 /personne   Christian Picquet, Francois Calaret, Martine Billard, Patrick Bessac, et/ou Alain Ciccodicola, Pouria Amirsahi, Barbara Romagnan, Julien Bayou  Gérard Filoche, Frédéric Lutaud et NVS, Emmanuel Maurel,