Le « CPA » et l’avenir de la Sécurité sociale vu par l’Institut Montaigne

MACRON/FILLON : y AXA de vrai… ou l’avenir de la Sécurité sociale vu par l’Institut Montaigne

 

Le président d’AXA, du Groupe de Bilderberg et de l’Institut Montaigne, De Castries, est tuteur de l’un. Le président d’honneur d’AXA, vieux parrain du capitalisme français, Bébéar, est tuteur de l’autre.

Alors quand Fillon et Macron voguent dans un bateau armé par l’Institut Montaigne et battant pavillon « Mort à la sociale », et que l’un des deux tombe à l’eau, que reste-t-il ?… : l’autre.

Le Medef, en misant sur ces deux VRP, joue donc à qui perd gagne, tant l’objectif de tordre le cou de la Sécurité sociale en la vidant de ses cotisations sociales (notamment maladie et chômage pour commencer) est au centre de leurs programmes communs.

Une illustration récente en est le récent rapport de l’Institut Montaigne, un Institut qui est un Medef ++, rassemblant toutes les tendances mais aussi de grands groupes hors Medef (Caisse des dépôts, EDF, Orange, La Banque postale, RATP, SNCF).

Ce rapport consacré au devenir souhaité du Compte Personnel d’Activité (C.P.A) résonne avec les volontés brutalement exprimées par l’un, et algorithmiquement susurrées par l’autre. Pour vider la Sécurité sociale, il y a la technique Uber, discrètement consacrée par la loi travail, qui permet d’en priver des travailleurs  en les déclarant « indépendants ». Et puis il y a la technique qui consiste à transformer le C.P.A. en le remplaçant par un « Capital Emploi Formation » (C.E.F), une ode à la liberté individuelle…

Le rapport commence par le constat satisfait d’une casse des garanties des travailleurs bien engagée par les gouvernements successifs, en ajoutant que dans les programmes des candidats à la présidentielle, on peut enfin espérer la fin du CDI. Mais continuer la casse va nécessiter de la « pédagogie » : le rapport évoque la difficile « acceptabilité politique et sociale de la flexibilité », car, malgré tous les bienfaits de celle-ci, les esprits de la masse ignorante ne semblent pas encore prêts : « la grande majorité des salariés du pays ne peut pas percevoir aujourd’hui en quoi une flexibilisation de leur CDI pourrait accroître leur bien-être ».

La tactique est la suivante, on va continuer à raboter les droits conquis aux XIXème et XXème siècles sur le contrat de travail, mais on va rassurer sur les ruptures de contrat qui vont se multiplier : « une réforme d’ampleur visant à flexibiliser le droit du contrat de travail ne sera viable politiquement que si elle est accompagnée de l’invention de nouvelles protections volontaristes et concrètes, visibles de tous et raisonnablement efficaces ».

Raisonnable :

Premier principe, que cela ne coûte pas plus cher aux employeurs : « l’enjeu est moins de recourir à des ressources financières supplémentaires que de mobiliser beaucoup plus efficacement les ressources existantes ».

Deuxième principe : que cela coûte plus cher au salarié : « Il doit également être encouragé et incité financièrement à investir personnellement dans la préservation ou le développement de son employabilité ».

Après avoir rappelé tous les espoirs mis dans le C.P.A (« Les ambitions de ce compte sont considérables »), la promotion du C.E.F qui le remplacerait passe par une opération vérité : le C.P.A tant vanté par les « partenaires sociaux » était bien l’arnaque que nous étions très peu nombreux à dénoncer. Ce compte ne créé pas de véritables droits. Le nombre d’heures de formation est trop faible pour permettre une vraie formation ; les heures de formation prévues ne sont pas financées (« l’équilibre financier du système actuel ne sera assuré que si, comme c’est le cas aujourd’hui, les salariés restent très mal informés de leurs droits ») ; le droit à la formation est soumis à l’accord de l’employeur et le contenu de la formation est contraint, ce qui heurte la conception que l’Institut Montaigne se fait de la liberté !

Pour les rédacteurs du rapport, ce qu’il convient de faire est limpide :

1/ D’abord simplifier en enlevant du C.P.A le C.E.C (« Compte Engagement Citoyen ») et, après les présidentielles, le C.P.P.P (le mal nommé « Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité »).

2/ Transformer le C.P.A en un C.E.F, qui serait un C.P.F (« Compte Personnel de Formation ») tel que le rapport préparatoire à la loi travail l’avait prévu : un décompte en points des droits transformables en euros, constituant un capital déposé à la Caisse des dépôts et consignations.

3/ Avec ce capital, désormais non plafonné, le salarié et le faux indépendant (« indépendant dépendant ») pourraient acheter avec un « chéquier électronique » des formations ainsi que d’autres prestations, car, point essentiel, il n’y aurait plus de distinction entre formation et accompagnements divers tel que coaching, bilan de compétences, prestations de placement et d’accompagnement à la recherche d’emploi. Pôle emploi (ou plutôt la filiale qui serait créée) deviendrait un opérateur parmi d’autres, car il faut mettre fin à cette situation où Pôle emploi « empêche la création d’un véritable marché de l’accompagnement ».

4/ Pôle emploi ainsi délesté de ses missions, le versement des cotisations patronales à l’UNEDIC (2,12 milliards d’euros) ne se justifierait plus (c’est là qu’il faut se souvenir des propos de Macron sur la « nationalisation » de l’UNEDIC…).

5/ Les cotisations salariales, elles, continueraient à être versées (1,28 milliards) car elles pourraient servir à rémunérer les salariés qui se formeraient pendant le temps de travail. En effet les employeurs ne pouvant plus refuser les demandes de formation dans le nouveau système C.E.F, la contrepartie naturelle de cette incroyable liberté du salarié, c’est qu’il ne serait pas payé s’il prenait les heures de formation sur le temps de travail (p 51 du rapport). Si on ajoute qu’en page 52, il est raisonnablement rappelé que, bien entendu, l’employeur pourra refuser les formations pendant le temps de travail si cela est préjudiciable à « la bonne marche de l’entreprise », il n’y aura plus de formation pendant le temps de travail. De même toutes les prestations autres que la formation se feraient hors temps de travail.

6/ Autre liberté offerte au salarié, son choix ne serait pas réduit aux seules formations aujourd’hui « éligibles ». Il choisira librement parmi celles proposées par les opérateurs. Ce seraient les organismes de formation qui deviendraient éligibles, labellisés par un « organisme certificateur indépendant » et faisant l’objet d’un arrêté. Au bout du compte, les formations seront les mêmes qu’avant, c’est-à-dire celles que les employeurs estiment utiles pour eux, mais c’était quand même audacieux d’envisager cette nouvelle liberté.

7/ L’essentiel est de savoir ce que vont payer les employeurs pour le C.E.F : au total moins qu’aujourd’hui mais on le dira pas. En effet :

.  Pour la formation, ce sera à peu près la même chose qu’aujourd’hui en fusionnant le C.P.F (DIF) et le CIF (qui disparaîtrait) ;

.  Plus rien pour le fonctionnement de Pôle emploi, on l’a vu ;

. Et une contribution au C.E.F lors des ruptures de contrat, calculée en pourcentage des salaires versés, contribution dont serait déduite une partie des indemnités de rupture actuelles (à hauteur de 35 % pour les CDI ; 1,5 % pour les CDD dont l’indemnité de précarité passerait donc de 10 à 8,5 %).

8/ Ce nouveau mode de financement permettra d’avancer discrètement vers la casse du droit social poursuivie :

. tout d’abord toutes les sommes versées au C.E.F seraient « exonérées de toutes charges sociales et fiscales » (et le rapport anticipe que pourront être affectées au C.E.F les heures supplémentaires à paiement différé, comme les « RTT » et autres « compte épargne temps » …) ;

. ensuite les employeurs ne verseront plus de cotisations à l’UNEDIC pour le fonctionnement de Pôle emploi ;

. enfin le versement d’une contribution à la rupture en fonction des salaires versés est une anticipation de la fin du CDI : « Elle supprime aussi tout effet de seuil et efface en grande partie la distinction entre CDD et CDI, comme celle entre les types de rupture (période d’essai, licenciement, rupture conventionnelle) ».

9/ Si le salarié n’a pas assez de capital pour acheter ses formations, pas de difficulté, l’Etat ou les régions pourront faire un effort de solidarité nationale…, les salariés paieront donc avec leurs impôts.

10/ Quant au chômeur, il reviendra moins cher avec la disparition du Contrat de Sécurisation Professionnelle lié aux licenciements pour motif économique, qui permet une meilleure indemnisation du chômage pendant 12 mois ; mieux, l’obligation d’utiliser son « capital » dans les six mois va permettre d’alimenter les caisses des opérateurs privés de l’ « accompagnement ».

Le VRP Fillon veut diminuer les indemnités des privés d’emploi, quant au derviche tourneur Macron, il veut les « responsabiliser », par exemple avec l’interdiction de refuser plus d’une offre d’emploi…

 

Pour les présidentielles, un décodeur va devenir indispensable.

 

Richard Abauzit

 

 

 

 

 

 

en fait la possibilité d’une candidature unique de la gauche a fait plusieurs pas en avant cette semaine :

- Les électeurs de la primaire écologiste ont approuvé à 90 % la proposition de Yannick Jadot d’un rapprochement entre les trois principaux candidats de la gauche (Hamon, Mélenchon, Jadot).

- Un appel issu des rangs du PCF « Sortons de l’immobilisme » a recueilli, 1100 premiers signataires, parmi lesquels 36 membres du Conseil Nationale et secrétaires fédéraux, de nombreux responsables départementaux et locaux, plusieurs parlementaires, des élus territoriaux, des syndicalistes, des syndicalistes, des militants et militants. Cet appel dit notamment : « Deux événements politiques considérables, le discrédit de la candidature Fillon et, surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls et le succès de Benoît Hamon, créent une situation tout à fait nouvelle. Cela relance le défi et la possibilité d’un rassemblement de la gauche et des écologistes pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires. »

- Les députés PS, PCF, PG, EELV ont réalisé l’unité de la gauche au Parlement européen en votant, tous ensemble, contre l’accord CETA entre l’Union européenne et le Canada, un accord qui ferait courir des risques énormes à nos normes sociales et environnementales.

- Les 2 pétitions pour une candidature unique de la gauche au 1er tour de la présidentielle s’approchent (au total) de 100 000 signatures.

- Le total des voix de Hamon et de Mélenchon (25,5 %) dans les derniers sondages (14 % pour Benoît Hamon et 11,5 % pour Jean-Luc Mélenchon) permettrait  à un candidat unique de la gauche d’être présent au second tour, devant Marine Le Pen (25 %), Emmanuel Macron (20 %) et François Fillon (17, 5 %) et donc d’être en bonne position pour l’emporter au second tour.

Jean-Luc Mélenchon avait, en début de semaine, écrit à Benoît Hamon pour lui dire : « Voyons ce que nous pouvons faire d’utile. Nous sommes bien d’accord que la présidentielle et les législatives sont étroitement liées. Dans ces conditions parlons-nous avec sérieux, sincérité et loyauté à l’égard de notre peuple pour éclairer la décision et le choix qu’il va faire. » C’était un pas en avant très positif.

Mais, deux jours après, il a fermé la porte à la discussion en affirmant qu’il « n’avait pas l’intention de s’accrocher à un corbillard »…

Cette dernière prise de position de Jean-Luc Mélechon est éminemment regrettable. Mais elle  ne  répond pas à la très forte inquiétude de millions de gens de gauche qui ne veulent pas se résoudre à un second tour où s’affronterait la droite (Macron ou Fillon) et l’extrême droite. Il lui sera donc difficile de la maintenir si la pression populaire s’amplifie.

Il est parfaitement compréhensible que Jean Luc Mélenchon demande des garanties, comme il l’avait précisé dans sa lettre à Benoît Hamon. Il faut donc qu’il accepte de se réunir autour d’une table avec Benoît Hamon et Yannick Jadot, pour en discuter. L’enjeu est beaucoup trop important pour tous ceux qui auraient, demain, à subir les attaques de la droite ou l’extrême droite au pouvoir.

La lettre de Gérard Filoche, que je vous joins, indique très clairement comment il serait possible de parvenir à une candidature commune et précise qu’il faut faire vite : le dépôt des candidatures et le 17 mars.

Cordialement,
Jean-Jacques Chavigné

 

Courir après un Corbillard ? Niveau cour d’école. Allons ayons un peu le sens de l’Histoire qui est en jeu

Il n’a pas pu s’empêcher. Comme dans une cour d’école. A quoi ça sert d’envoyer une lettre pour débattre et puis de dire que c’est avec « un corbillard » ?  Voilà pourtant comment Mélenchon concluait sa lettre à Benoit Hamon :

« En t’adressant ces lignes j’ai le sentiment de répondre à une exigence de sérieux et de sincérité dans les relations politiques. Comme la majorité de notre peuple je n’ai plus aucune confiance dans les accords d’appareils entre partis politiques. Le mouvement « la France insoumise » s’est constitué sur un programme et une candidature qui le porte. Rien d’autre. Cela nous suffit amplement pour vouloir en convaincre le grand nombre. Mais s’il existe une possibilité que la trame essentielle de ce qui nous a regroupé puisse aussi fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle, je suis prêt à consulter les 250 000 personnes qui se sont personnellement engagées à mes côtés sur la proposition qui leur serait faite. »

Mélenchon se disait donc « avec une exigence de sérieux et de sincérité » prêt à consulter ses sympathisants pour « fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle »

Et puis c’est soudain devenu :  « « Je ne vais pas m’accrocher à un corbillard » ?

Ce n’est pas du niveau.

L’Histoire appelle autre chose.

Elle frappe à notre porte.

Il s’agit de gagner ou de perdre les 23 avril et le 7 mai.

Et ensuite du destin du pays.

La réponse « Je ne courrai pas après » n’est pas meilleure, elle n’est pas bonne non plus. Il faut absolument courir après l’unité. Il y a une obligation de résultat. Il y va du sort du salariat, de la gauche, de la France.

Il faut batailler pour obtenir cette unité et ne pas perdre de temps. Car il y a eu trois semaines de perdues. Et il faut trancher avant le 17 mars.

C’est possible, au Portugal, bel exemple, PSP et PCP et Bloc de gauche ont fait l’accord en quelques jours, quelques heures – alors que leurs divergences remontaient à plus de 40 ans.

D’autant que dans sa première vidéo adressée à Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon avait dit qu’il n’y avait pas de divergences insurmontables puisqu’il déclarait que les positions étaient « voisines ».

Ce que tout le monde sait parfaitement : trouver un accord sur le fond est même facile, en gardant ce qui unit et en écartant ce qui divise.

Il suffit de se réunir 72 h avec la volonté partagée d’aboutir et l’accord est fait.

Ce serait être la gauche la plus bête du monde que d’avoir la victoire à la portée de la main et ne pas s’unir alors que tout le permet.

La preuve c’est que rien ne l’explique, ni ne le justifie.

Dans les conditions électorales que nos connaissons, renoncer à prendre toute les initiatives possibles pour unifier la gauche Hamon Jadot, Laurent Mélenchon, ce serait prendre une bien  grande responsabilité devant l’histoire.

Ceux côté Mélenchon qui disent : « Hamon hors de question » et ceux côté Hamon qui disent : « Mélenchon hors de question » ont tort tous les deux, et c’est parce qu’ils sont incapables d’argumenter,  incapable de justifier publiquement leur division, qu’ils jouent à la cour de recréation « corbillard, cadavre, courir après »…

Et puis il y a ceux qui disent « c’est foutu ». Ils ont tort aussi, car il faut se battre jusqu’au bout et de toutes nos forces. L’enjeu est trop important pour renoncer. On risquerait de ne pas être au 2° tour et ce sera un choix entre Le Pen et le fameux « blitzkrieg » prôné par un Fillon vengeur, 6 ordonnances en 3 mois de l’été 17 pour casser tous nos droits sociaux et toute notre résistance.

Enfin il y a ceux qui sont indignés que cette unité ne se fasse pas : qu’ils le sachent ils sont l’écrasante et absolue majorité de la gauche de ce pays.

Et cette majorité des abstentionnistes ne se lèvera que pour l’unité réalisée.  On le sait, en cas d’unité,  les sondeurs donnent entre 26 % et 31 % au candidat commun qui arrive en tète dès le premier tour !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Menacé d’un procès-verbal pour ses infractions, un patron ose porter plainte pour accuser l’inspection du travail de chantage

UNI0N DEPARTEMENTALE DES SYNDICATS CGT DES YVELINES 24, Rue Jean Jaurès – 78190 TRAPPESud78@cgt.fr – 01 30 62 81 27

Assignations pour « tentative de chantage » de 3 agents de l’inspection du travail des Yvelines :

le tribunal fixe la consignation à 50 000€Ce 7 février, 3 agents de l’Inspection du Travail (DIRECCTE 78) étaient convoqués au tribunal correctionnel de Versailles. Cette convocation fait suite à la plainte de l’entreprise Sepur pour « tentative de chantage » !

A l’appel du syndicat CGT DDTEFP 78 (Direccte 78) et de l’UD CGT 78, ce sont 200 personnes, de tout le département et de nombreuses professions, qui ont manifesté leur soutien et leur solidarité aux agents convoqués et leur attachement à une administration chargée notamment de faire respecter le droit du travail et de contrôler les entreprises.

Le juge a fixé le montant de la consignation à 50 000 euros pour Sepur et à 10 000 euros pour le chef d’entreprise. Si ces sommes sont versées, il y aura un procès sur le fond le 4 juillet. Sinon, la procédure judiciaire s’arrête là.

La CGT 78, avec le syndicat CGT DDTEFP 78, exige toujours :- L’arrêt des poursuites-

La condamnation ferme de tels agissements patronaux-

Des moyens supplémentaires (et notamment des recrutements) pour les services de l’Inspection du Travail

L’UD CGT relaie également l’appel de l’USD 78 Santé-action sociale à manifester le 10 février à 13h30 là aussi devant le tribunal suite à l’assignation d’une infirmière par l’ordre des infirmiers car elle n’aurait pas adhéré à ce nouvel ordre que la CGT conteste ; et appelle à participer aux mobilisations du 7 mars des salariés de la santé et de l’action sociale.

PS : convocation surprenante par LRAR devant la « commission des conflits » le 17 mars prochain.

Sylvie Tolmont députée de la Sarthe (suppléante apparemment stimulée dans sa démarche par Stephane le Foll) et Christophe Fournil Premier secretaire fédéral de la Sarthe que je ne connais pas, sont des faussaires

Ils me reprochent en guise de « manquement à notre règlement interne » une   »participation à une réunion publique (le 20 mai !) de soutien aux adversaires PCF/EELV de Sylvie Tomont et de Paul Létard, à l’occasion de l’élection départementale partielle du canton Le Mans 7 des 5 et 12 juin 2016″.

J’ignorais qu’il y avait une élection partielle. Je ne connaissais aucun des candidats à cette élection partielle. Le meeting auquel j’ai été invité ne concernait ni cette élection ni ces « candidats » il était à 100 % orienté contre la loi scélérate El Khomri qui cassait 100 ans de notre code du travail et que nous allons, j’espère bientôt abroger.

Les annonces de Ouest France avant et après, le confirment, les banderoles à la manifestation de la veille au Mans le confirment, la décoration de la salle le confirme, les films et photos prises du meeting le confirment, les compte-rendus de presse du meeting le confirment, 400 personnes présentes peuvent le confirmer.

C’est donc une accusation de faussaire dictée par d’autres intérêts que j’ignore. Mais qu’il convient de classer sans suite.

Or la lettre de la commission des conflits est déjà juge et partie puisqu’elle prétend avoir « vérifié la conformité de la saisine ».  Le rapporteur reconnait avoir des pièces de la partie accusatrice, mais ne veut pas les communiquer à la défense .. et ainsi de suite.

En condamnant au passage ceux qui, comme JC Cambadelis se sont servi  de ce faux comme un des arguments pour empêcher que je sois candidat aux primaires

 

 

Ouest France

 

 

Au boulot n°328 Les patrons abusent du travail illégal

Les effectifs de l’inspection du travail, chacun le sait, sont dérisoires. Comment contrôler 450 000 travailleurs détachés, par les patrons français qui les surexploitent et en les sous-payent ? D’autant que ces patrons sont de plus en plus sophistiqués dans leur façon de tricher.

Si le contrôle sur la partie santé-sécurité des chantiers fait sentir des effets – élimination de risques graves – par mise en demeure, arrêts de travaux, référés, procès-verbaux ou amendes administratives, les constats auprès des sous-traitants, donneurs d’ordre, maitre d’œuvre et d’ouvrages,  coordonnateurs, sur suspicion de travail illégal notamment de prêt de main d’oeuvre, de marchandage, travailleurs détachés, est en revanche très difficile.

En Isère, une entreprise italienne est venue avec ses salariés démanteler et déménager une usine pour la compte de la société italienne ayant fermé sa filiale ; ils ont argué de l’absence de déclaration de détachement en affirmant que l’opération était réalisée par des salariés italiens « en déplacement »  et non en détachement.

Dans le Doubs, le signalement d’un faux passeport slovène détenu par un accidenté du travail bosniaque rappelle que la nationalité bosniaque ne permet pas de travailler ainsi en France contrairement aux slovènes.

Le recours à une convention de « prêt de main d’œuvre à but non lucratif » a été signalé en Indre et Loire entre l’entreprise de peinture Novatio, titulaire de marchés importants à Bordeaux et l’entreprise portugaise Indus Pintura détachant des travailleurs pakistanais. Ce contournement de l’ordinaire convention de sous-traitance rend invisible l’entreprise détachante et fait échec à l’obligation du maitre d’ouvrage d’exercer sa vigilance tout au long de la chaine de sous traitance vis-à-vis des entreprises de travail temporaire détachantes, rendant vain le « nouvel » article El Khomri L.1262-4-1-II applicable au 1er janvier 2017.

En effectuant le contrôle du siège d’une entreprise du bâtiment, l’inspection du travail des Hauts de France, s’est étonnée du grand nombre de travailleurs étrangers embauchés chaque mois hors Union européenne, comparé au faible volume d’heures travaillées. Pour la plupart des salariés, c’était masqué par la mention « absence injustifiée » sur les bulletins de paie. Ce qui signifiait : emploi d’étrangers non munis d’une autorisation de travail, obstacle au contrôle par production de faux pointages et bulletins de paie falsifiés, travail dissimulé, non paiement du Smic.

Le site internet « fausses fichesdepaie.com » propose bulletins de paie, attestations d’employeurs, contrats de travail, avis d’imposition et justificatifs de domicile a été signalé au parquet, même s‘il précise en très petit que l’usage de faux est interdit et que les documents produits sont à… usage récréatif.

Une solution : dénoncer immédiatement, unilatéralement, la scandaleuse directive européenne « travailleurs détachés ». Voilà qui urge depuis cinq ans !

Gérard Filoche

 

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Au boulot n° 329 Ils le déposent anonymement à l’hôpital

Suite à un accident sur un chantier à Argenteuil (95), la victime, de nationalité étrangère et sans titre de travail, a été déposée anonymement par ses collègues à l’hôpital. Elle est décédée après son transfert dans un autre hôpital. L’enquête de la police et de l’inspection du travail est en cours pour déterminer les circonstances de l’accident et l’entreprise ayant employé cette victime.

Un jeune salarié de 19 ans est décédé des suites de ses blessures après l’incendie nocturne s’étant déclenché dans le bâtiment où il était hébergé, au sein du HARAS DE LA CLAIRIERE à Gazeran (78). Outre les questions de sécurité qui se posent (présence d’une cuve de fuel à proximité de l’hébergement, sécurité incendie défaillante, installation électrique de l’hébergement non vérifiée), l’enquête se poursuit sur les conditions d’emploi du jeune. Il devait être embauché et déclaré le matin même de son décès mais avait effectué depuis 2 ou 3 jours des « tests d’embauche », selon son employeur, et avait reçu une rémunération de 300 euros, selon l’enquête de police.

Un incendie a dévasté une partie de l’entreprise LE PAPIER D’ARMENIE, à Montrouge (92), après l’explosion d’une étuve. 5 salariés ont été blessés, dont 3 gravement; deux d’entre eux, grièvement brulés, ont été placés en coma artificiel pendant plusieurs jours. Deux expertises ont été menées pour déterminer la cause de l’explosion de l’étuve, utilisée pour sécher les feuilles de Papier d’Arménie, et dont les moteurs avaient été changés quelques jours avant. Les services ont ainsi notamment entendu le responsable de l’entreprise ayant remplacé les moteurs.

Sur un chantier parisien un salarié de l’entreprise de sécurité ROCADE SECURITE PRIVE (78 Jouars Pontchartrain) a eu une jambe écrasée alors qu’il se trouvait à l’arrière d’un engin de chantier de type chariot élévateur pour aider le conducteur à exécuter une manœuvre de recul.

Un salarié détaché par l’entreprise roumaine EKON a fait une chute de 2 mètres depuis un échafaudage roulant dépourvu de garde-corps sur un chantier de réhabilitation à Paris 11ème. Aucune notice de montage n’était sur place et les salariés n’étaient pas formés au montage d’échafaudage. Par ailleurs l’enquête se poursuit sur les conditions de détachement de la douzaine de salariés détachés par EKON sur ce chantier.

Sur un autre chantier de réhabilitation parisien, un salarié de l’entreprise EUROSOL s’est retrouvé coincé entre le mât d’une foreuse et le plafond. Dans un local exigu, il est passé au-dessus de la foreuse car il ne pouvait la contourner et ce faisant a accidentellement actionné une manette avec le pied, ce qui a enclenché la montée du mât.

A Gargenville (78), un artisan a subi un traumatisme crânien et une fracture du bassin après une chute de 10 mètres depuis la toiture d’un pavillon dépourvue de protection collective.

Transmettez à Myriam El Khomri et ses sbires qui ont cassé le code du travail au nom du fait qu’ils « aimaient l’entreprise ».

Gérard Filoche

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Au boulot n°319 Chutes, morts et mensonges au travail

Les agents de l’inspection du travail au cours de leurs enquêtes rencontrent de plus en plus de difficultés pour établir la réalité des faits : des patrons mentent quand il y a des accidents. Ainsi, alors qu’un de ses salariés, en période d’essai, s’est entaillé le bras avec une élagueuse chez un particulier en Essonne, difficile de connaitre les circonstances exactes de l’accident en raison de fausses déclarations du chef de chantier présent au moment de l’accident et de l’absence totale de réponse de l’employeur aux sollicitations des services.

Un salarié est décédé d’un malaise cardiaque sur un chantier de rénovation d’un appartement d’un particulier à Courbevoie. L’enquête a révélé l’absence de déclaration de ce salarié par l’employeur (FAIR FONT AMENAGEMENT, 94 Vitry-sur-Seine) et l’enquête se poursuit sur l’extension de cette infraction à d’autres salariés, mais se heurte à des déclarations contradictoires de l’employeur. Par ailleurs ce dernier n’a appelé les secours qu’une heure après avoir été informé du malaise de son salarié par ses collègues présents sur le chantier ce qui impose un signalement pour non-assistance à personne en danger.

Un salarié détaché auprès d’une entreprise paysagiste (ESC) a chuté de 5 mètres depuis la toiture d’un hangar en construction à Fresnes sur Marne lors d’une opération de pose de panneaux métalliques. Il a été victime de lésions du bassin et d’une perforation des poumons. Pourquoi ? Aucun dispositif de protection n’était mis en œuvre.

Trois salariés de l’entreprise de couverture C.COUVERTURE (93 Clichy sous Bois) ont fait une chute de 6 mètres suite du renversement d’une console dont ils montaient un taquet d’échelle. L’un d’eux souffre d’une fracture ouverte. L’absence de mesures prises pour le montage en sécurité de la structure et l’instabilité de celle-ci sont en cause.

Un salarié du garage AUTO PRESTIGE (7 Messy) a chuté de 2 mètres depuis une échelle alors qu’il effectuait des travaux de manutention.

Après 4 accidents, dont un mortel, mettant en cause des monte-charges non conformes utilisés par des grossistes en textile d’Aubervilliers, 32 agents de contrôle de Seine Saint Denis ont participé le 17 novembre à une action de contrôle visant plus de 350 établissements (sur 1000 susceptibles de posséder un tel équipement). Les contrôles ont confirmé l’utilisation de monte-charges installés en violation des règles de conception des équipements de travail et exposant les salariés à des risques d’atteinte majeure à leur intégrité physique par chute de hauteur, chute d’objet et écrasement entre les parties mobiles et les parties fixes de l’équipement ou son environnement. Outre les suites à visites « classiques », cinq arrêts d’activité liés à l’utilisation de ces équipements et un arrêt de travaux lié au risque électrique ont été prononcés en application de l’ordonnance du 7 avril 2016.

517 accidents du travail mortels en France en 2014.

 

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Financial Times 2 janvier 2017 Costa déconcerte la critique parce que l’économie portugaise conserve son élan

Peter Wise à Lisbonne Des inquiétudes demeurent, mais l’anti-austérité du premier socialiste a dépassé les attentes

© EPA

Quand António Costa a prêté serment en tant que Premier ministre du Portugal en Novembre 2015, ses adversaires présentèrent le leader socialiste comme un aventurier téméraire qui avait gagné le pouvoir au moyen d’un pacte diabolique avec les communistes et la gauche radicale.

« J’espère ne pas être convoqué de nouveau pour une maison en flammes », a déclaré Pedro Passos Coelho, le Premier ministre de centre droit sortant qui avait conduit  le Portugal au travers d’un plan de sauvetage très austère [initialisé] par l’UE et le Fonds monétaire international.

Pour l’instant, il n’y a pas eu de feu. Un an plus tard, M. Costa bénéficie de sondages d’opinion, dont d’autres dirigeants de centre-gauche de l’Europe ne peuvent que rêver. Son alliance anti-austérité a tenu ferme et, de l’avis de Pedro Nuno Santos, un fonctionnaire du gouvernement, le Portugal est devenu «un îlot de stabilité » dans un monde troublé.

« Nous avons montré qu’une alternative [à l'austérité] est possible», a dit le Premier ministre. Les partis anti-élite tels que Podemos en Espagne voit le gouvernement de M. Costa comme un modèle à imiter, tandis que Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste,  dans l’opposition en la Grande-Bretagne, l’a salué comme le début d’une «coalition anti-austérité à travers l’Europe ».

Les opposants ne sont pas convaincus. M. Passos Coelho, aujourd’hui leader de l’opposition, a dit lors d’une conférence le mois dernier qu’il était « presque certain qu’il y aura une autre crise de la dette» en Europe, ajoutant que le Portugal devrait se préparer à une telle éventualité.

Les créanciers internationaux, les marchés financiers et les agences de notation sont également sceptiques. Ils craignent que la croissance économique modeste du Portugal – prévue par la Banque du Portugal à 1,2 pour cent pour 2016 – est trop faible pour soutenir une dette publique de plus de 130 pour cent du produit intérieur brut. Les préoccupations relatives à un secteur bancaire fragile en proie à des prêts à problèmes poussent également les coûts d’emprunt du gouvernement.

Les rendements des obligations d’Etat à 10 ans de référence du Portugal approchait de 4 pour cent le mois dernier lorsque la Banque centrale européenne a déclaré qu’elle diminuerait le montant des obligations du gouvernement qu’elle achète. Les critiques soutiennent que la dette, la croissance maigre et la faiblesse des banques rendent le pays très vulnérable. Un économiste de Lisbonne dit: « tout choc – banques italiennes, élections françaises – pourrait précipiter une crise. »

Quelles que soient ces doutes, M. Costa a incontestablement dépassé les prévisions initiales faites pour son gouvernement socialiste minoritaire, qui dépend des votes parlementaires du Bloc de gauche et du parti communiste pur et dur. Bien que les probabilités étaient élevées de voir ce partenariat improbable échouer, le premier ministre a déjà défié la plupart des critiques simplement en survivant avec une deuxième année au pouvoir.

En chemin , il est passé vu à travers deux budgets approuvés par Bruxelles, et a évité la menace de sanctions de l’ UE pour les déficits budgétaires excessifs. Le FMI prévoit que le déficit de 2016 tombera confortablement en dessous de 3 pour cent du PIB, en baisse par rapport à 4,4 pour cent en 2015, le « niveau le plus bas en 42 ans de démocratie», comme M. Costa décrit, « et l’ un des meilleurs résultats en Europe du Sud ».

Durant son gouvernement le chômage a baissé de 12,6 pour cent à environ 10 pour cent et plus de 90.000 emplois ont été créés, selon les estimations du gouvernement. Une administration soutenue par des partis de la gauche dure qui font pression pour une restructuration de la dette et des lois plus sévères travail n’a pas non plus effrayé les grandes entreprises étrangères, y compris VolkswagenContinental et Bosch, qui ont augmenté l’ investissement au Portugal, ou ont dit qu’ils envisagent de le faire, depuis que M. Costa a pris ses fonctions.

 

 

«Le fait que le déficit budgétaire est maintenant sous contrôle, et que les exportations vers la zone euro ont été très dynamique, montrent que le scepticisme au sujet du nouveau gouvernement a été largement exagérée», dit Ricardo Paes Mamede, un professeur d’économie de Lisbonne.

M. Costa a bénéficié d’un changement d’attitude au sujet de la sévérité de la discipline budgétaire.  »Compte tenu des incertitudes politiques dans de nombreux pays, l’Europe a choisi de mettre moins l’accent sur l’austérité qu’auparavant», explique Holger Schmieding, économiste en chef chez Berenberg.

Le Premier ministre accuse les politiques d’austérité d’avoir les «maintenu les économies déprimées et les sociétés divisées» et insiste sur le fait que sa stratégie de croissance est compatible avec les règles budgétaires de la zone euro.

Son succès dans les sondages et la hausse de la consommation privée doit beaucoup au recul des mesures d’austérité introduites au cours du programme d’ajustement 2011-2014. Il a agi rapidement pour rétablir les salaires du secteur public, le nombre d’heures de travail, les vacances et les pensions de l’État aux niveaux pré renflouement. Les réformes du marché du travail ont également été inversés.

M. Schmieding met en garde: « Malheureusement, cela est exactement la mauvaise façon pour attirer suffisamment les investissements étrangers pour se rapprocher, par exemple, des taux espagnols de la croissance du PIB. »

Selon l’UE et le FMI, M. Costa atteint les objectifs budgétaires en gelant la consommation publique intermédiaire dans des domaines tels que la santé et en restreignant les investissements publics. Les critiques craignent que cela joue sur le problème beaucoup plus important de la dette publique.  »Il est comme une famille qui dirait qu’elle n’a dépensé plus que € 1000 qu’elle a gagné, pendant que sa dette bancaire augmenterait de € 5000, » a dit un universitaire.

Pourtant, les premiers succès de M. Costa, dit M. Paes Mamede, suggèrent que «même dans les conditions strictes de l’union monétaire européenne, il y a plus d’une façon de diriger un pays. »

Cette histoire a été modifiée depuis la publication de préciser que M. Passos Coelho a évoqué la possibilité d’une autre crise de la dette en Europe, plutôt que spécifiquement au Portugal .

 

January 2, 2017 12:04 pm

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Costa confounds critics as Portuguese economy holds course

Peter Wise in Lisbon

 

Concerns remain but anti-austerity Socialist premier has outperformed expectations

©EPA

Portuguese prime minister António Costa has presided over modest growth and falling unemployment

When António Costa was sworn in as prime minister of Portugal in November 2015, opponents cast the Socialist leader as a reckless adventurer who had won power by means of a diabolical pact with communists and the radical left.

“I hope not to be summoned back to a house in flames,” said Pedro Passos Coelho, the outgoing centre-right prime minister who had steered Portugal through a gruelling bailout from the EU and International Monetary Fund.

As yet, there has been no fire. A year later, Mr Costa enjoys opinion poll ratings of which Europe’s other centre-left leaders can only dream. His anti-austerity alliance has held firm and, in the view of Pedro Nuno Santos, a government official, Portugal has become “an island of stability” in a troubled world.

“We have shown that an alternative [to austerity] is possible,” says the prime minister. Anti-establishment parties such as Podemos in Spain sees Mr Costa’s government as a model to emulate, while Jeremy Corbyn, Britain’s opposition Labour party leader, has hailed it as the beginning of “an anti-austerity coalition across Europe”.

Opponents remain unconvinced. Mr Passos Coelho, now opposition leader, told a conference last month he was “almost certain there will be another [debt] crisis,” in Europe, saying Portugal should prepare for such an eventuality.

International creditors, financial markets and rating agencies are also sceptical. They fear Portugal’s modest economic growth — forecast by the Bank of Portugal at 1.2 per cent for 2016 — is too low to sustain a public debt in excess of 130 per cent of gross domestic product. Concerns about a fragile banking sector beset by problem loans are also pushing up government borrowing costs.

Yields on Portugal’s benchmark 10-year government bonds neared 4 per cent last month when the European Central Bank said it would scale back the amount of government bonds it buys. Critics argue that debt, meagre growth and weak banks leave the country highly vulnerable. One Lisbon economist says: “Any shock — Italian banks, French elections — could precipitate a crisis.”

Whatever these misgivings, Mr Costa has undeniably outperformed initial forecasts for his minority Socialist party government, which depends on the parliamentary votes of the radical Left Bloc and hardline Communist party. So high were expectations that this improbable partnership would fail, the prime minister has already defied most critics merely by surviving into a second year in office.

Along the way he has seen through two budgets, approved by Brussels, and avoided the threat of EU sanctions for running excessive fiscal deficits. The IMF forecasts 2016’s deficit will fall comfortably below 3 per cent of GDP, down from 4.4 per cent in 2015, the “lowest level in 42 years of democracy”, as Mr Costa describes it, “and one of the best results in southern Europe”.

On his watch unemployment has fallen from 12.6 per cent to about 10 per cent and more than 90,000 jobs have been created, according to government estimates. Nor has an administration supported by hard-left parties pressing for debt restructuring and tougher labour laws unnerved big foreign companies including Volkswagen, Continental and Bosch, which have increased investment in Portugal, or said they plan to do so, since Mr Costa took office.

[Costa’s success suggests that] even within the strict conditions of European monetary union, there is more than one way to run a country

- Ricardo Paes Mamede, economics professor

“The fact that the budget deficit is now under control, and that exports to the euro area have been quite dynamic, show that the scepticism about the new government was largely exaggerated,” says Ricardo Paes Mamede, a Lisbon economics professor.

Mr Costa has benefited from a change in attitudes towards harsh fiscal discipline. “Given the political uncertainties in many countries, Europe has chosen to put less emphasis on austerity than before,” says Holger Schmieding, chief economist with Berenberg.

The prime minister blames austerity policies for “keeping economies depressed and societies divided” and insists that his pro-growth strategy is compatible with the eurozone’s fiscal rules.

His success in opinion polls and in lifting private consumption owes much to rolling back austerity measures introduced during the 2011-2014 adjustment programme. He has moved quickly to restore public sector wages, working hours, holidays and state pensions to pre-bailout levels. Labour market reforms have also been reversed.

Mr Schmieding warns: “Unfortunately, this is exactly the wrong way to attract sufficient inward investment to get closer to, say, Spanish rates of GDP growth.”

According to the EU and IMF, Mr Costa is achieving fiscal targets by freezing intermediate public consumption in areas such as health and reining back public investment. Critics fear this is playing down the much bigger problem of public debt. “It’s like a family saying it only spent €1,000 more than it earned, while seeing its bank debt go up by €5,000,” said one academic.

Yet Mr Costa’s initial successes, says Mr Paes Mamede, suggest that “even within the strict conditions of European monetary union, there is more than one way to run a country”.

This story has been amended since publication to make clear that Mr Passos Coelho referred to the possibility of another debt crisis in Europe, rather than specifically in Portugal.

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Il reste 27 jours : lettre que Jean-Luc Mélenchon a adressé ce jour à Benoit Hamon

Lettre que Jean-Luc Mélenchon a adressé ce jour à Benoit Hamon en vue de leur rencontre :

 » Bonjour Benoit,

Lors de mon meeting à Strasbourg j’ai pris l’initiative de te proposer publiquement une rencontre. J’ai proposé la fin de la semaine prochaine compte tenu des rudes obligations de mon calendrier. Tu avais dit que tu me contacterais des ton investiture. Mais tu n’en as pas eu le temps. Il en résultait un harcèlement de questions exclusivement sur ce thème de la part des médias et il devenait difficile de s’épargner le ridicule d’une situation qui semblait bloquée. Or, elle ne l’est pas de mon fait. J’ai rencontré avec grand plaisir Yannick Jadot à Strasbourg et je te verrai de même. Demain nous allons échanger une première fois, de vive voix.
Pour faciliter notre échange, je voudrai résumer ici ce que j’ai dit sur le sujet à Strasbourg et au cours de divers entretiens.
Ton investiture a exprimé un net désaveu de la politique du quinquennat. Non seulement du point de vue de ton programme mais aussi du fait de la rude sanction qu’a subi le premier ministre emblématique de cette période qu’est Manuel Valls. À présent tu proposes une convergence de nos forces dans les élections présidentielles et législatives. Je ne crois pas un instant qu’elles puissent s’ajouter sans que de très sérieuses garanties ait été données. Au contraire des accords d’appareils pourraient bien hélas démoraliser et désorganiser ce qui a été rassemblé de part et d’autres.
Voyons ce que nous pouvons faire d’utile. Nous sommes bien d’accord que la présidentielle et les législatives sont étroitement liées. Dans ces conditions parlons-nous avec sérieux, sincérité et loyauté à l’égard de notre peuple pour éclairer la décision et le choix qu’il va faire.
Tu as dit que tu ne faisais aucun préalable même de ta propre candidature. C’est une attitude positive. Mais tu as aussi déclaré qu’en toute hypothèse il y aura un bulletin de vote à ton nom le 23 avril prochain. Que devons-nous retenir ? Nous proposes-tu une candidature unique à l’élection présidentielle ?
En toute hypothèse il s’agit d’être prêt à convaincre à entrainer et à gouverner. Cela nécessite confiance et cohérence. Sans que cela soit attaché à ta personne ni à ton talent il est évident que dans les sondages ta candidature reste à un niveau extrêmement bas par rapport aux scores traditionnels du PS. C’est cela le bilan de ce quinquennat. Le PS dont tu es le candidat n’est plus en mesure de fédérer les français. Tout est à reconstruire dans notre pays. Veux-tu t’atteler à cette tache ? Un accord à l’ancienne ne le pourra jamais. D’autant que le quinquennat de François Hollande a montré quel usage un candidat du PS pouvait faire de ses engagements les plus solennels. Je te fais de bon cœur crédit de ta bonne foi. Mais nous ne pouvons avoir la naïveté de te croire sur parole alors même que tu es et reste le candidat d’un parti et d’élus majoritairement hostiles à l’orientation que tu défends. Il est donc légitime et honnête que nous te demandions des garanties politiques précises sur ton engagement à rompre avec le quinquennat et son bilan.  Comment sans cela parler de quoi que ce soit avec confiance ?
La première garantie concerne le périmètre de la convergence. Nous ne voulons aucun accord ni à la présidentielle ni aux législatives avec Emmanuel Macron et son mouvement. Pour nous ce que l’on connait du programme d’Emmanuel Macron est purement et simplement la poursuite ou le durcissement de la politique mise en œuvre par François Hollande
La seconde garantie concerne ta propre volonté d’assumer la rupture avec la politique du quinquennat et donc  l’engagement clair à en abolir les mesures emblématique c’est-à-dire essentiellement la loi el khomri, le CICE et l’Etat d’urgence permanent. Cela se traduira par la mise à l’écart des prochaines élections notamment des ministres du gouvernement qui a imposé cette « loi-travail » a coup de 49/3.
Mais nous croyons qu’à la rupture doit s’ajouter une volonté positive d’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de notre pays. Notre programme comporte 357 mesures. Nous le mettons à la disposition de la discussion. Mais nous croyons que l’essentiel de l’esprit qu’il incarne, en lien avec les enseignements de l’altermondialisme est à la base du contrat à nouer avec notre peuple. Compte tenu de ce que nous t’avons entendu dire nous croyons qu’il t’est possible de t’avancer largement vers ces positions quitte à ce que ceux qui te combattront de toute façon dans ton parti prennent leur distance !
Garantie de tourner la page de la monarchie présidentielle avec la convocation d’une assemblée constituante dans les trois premiers mois de la nouvelle mandature.
Garantie d’ouvrir le chapitre d’un cycle vertueux du partage de la richesse. Je suppose que nous sommes d’accord sur l’augmentation du SMIC et des minima sociaux. Mais il faut ouvrir de nouveaux horizons de progrès social avec l’échelle des salaires et limitée de un à vingt et l’instauration de la sécurité sociale intégrale, et au minimum le retour aux 35 heures réelle comme à la retraite à 60 ans avec 40 annuités.
Garantie du changement de la matrice productive du pays avec la sortie du nucléaire et le passage au cent pour cent d’énergies renouvelables.
Garantie de récupération de l’autonomie économique de notre  pays avec l’annonce du retrait de la signature de la France de l’accord CETA et organisation de la consultation du peuple sur cet accord. Arrêt immédiat de l’application des directives européennes mettant en cause les services publics de notre pays et passage au plan B en cas d’échec des discussions avec nos partenaires européens pour mettre fin à la politique des traités budgétaires et des semestres européens.
Garantie de l’indépendance de notre pays vis-à-vis de l’OTAN avec la sortie de cette alliance militaire et le retour à une politique pour la paix et de désarmement dans le monde.
En t’adressant ces lignes j’ai le sentiment de répondre à une exigence de sérieux et de sincérité dans les relations politiques. Comme la majorité de notre peuple je n’ai plus aucune confiance dans les accords d’appareils entre partis politiques. Le mouvement « la France insoumise » s’est constitué sur un programme et une candidature qui le porte. Rien d’autre. Cela nous suffit amplement pour vouloir en convaincre le grand nombre. Mais s’il existe une possibilité que la trame essentielle de ce qui nous a regroupé puisse aussi fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle, je suis prêt à consulter les 250 000 personnes qui se sont personnellement engagées à mes côtés sur la proposition qui leur serait faite.
Mais je veux dire directement et franchement que je ne saurai composer avec les engagements que j’ai pris, ni faire confiance à la parole du candidat du PS sans garantie ferme et solide de sa part.
Avec l’espoir de t’en convaincre,

Bien amicalement

Jean luc Mélenchon. «