Leur seul but, attaquer le militant de gauche syndical et politique… au portefeuille.

Cher(e)s ami(e)s, camarades,

J’ai mis toutes les choses au clair en publiant un « Manifeste contre le racisme et l’antisémitisme »  (ed. D&S, 220 000 signes, 120 p), c’est un travail apprécié de toutes celles et ceux qui l’ont lu. C’est une réponse forte et définitive aux accusations scélérates qui ont été, un instant, lancées contre moi. Toute ma vie, 55 ans d’activité militante, témoigne de mon engagement, et je n’ai pas à me défendre davantage sur le fond.

Ils ne m’ont pas eu. Ils ne m’auront pas ainsi. Je rends coup pour coup.

Cela me rend combatif.

Mais par contre le Parquet de Macron, et huit avocats façon Crif, Licra, France-Israel, et autres Attali, en profitent pour me poursuivre, comme ils l’ont fait hélas, contre d’autres avant moi, et ce, au détriment manifeste de la cause qu’ils prétendent mensongèrement défendre.

Leur seul but, attaquer le militant de gauche syndical et politique que je suis…  au portefeuille.

Et là, je suis vulnérable : pour inscrire un témoin au procès du 10 octobre prochain, cela coute, 250 euros chaque au greffe, et les frais d’avocat s’élèvent à 12 000 euros, bien au delà de ce que peut couvrir ma retraite

13 500 euros c’est une très lourde somme pour un homme s’il est seul.

Ca peut s’assumer par un élan partagé de solidarité militante.

J’ai toujours, pour ma part, toute ma vie, milité et cotisé, je n’ai jamais voulu rien posséder, mais me voila contraint, pour riposter, de battre le rappel auprès de vous : sans votre aide financière, petits, moyens et grands chèques additionnés, je ne peux pas faire face.

Je n’ai reçu à ce jour qu’environ 1500 euros d’aide, alors je fais appel à vous largement par souscription, sachant que je ne pourrais, en retour, que vous offrir ma gratitude, ma solidarité, mon engagement, et…  vous faire parvenir cordialement mon livre.

Fraternellement, Gérard Filoche

chèque de soutien à l’ordre de « soutien-Filoche » à Gérard Filoche 85 rue Rambuteau 75001 Paris

 

 

Le Parquet persiste à poursuivre Gérard Filoche et le procès a lieu le mercredi 10 octobre 2018 au Palais de justice à Paris, 75017, à 13 h 00.

Deux façons de manifester votre solidarité : en étant présents ce jour là à ses côtés.

En envoyant un chèque de soutien à l’ordre de « soutien Filoche »  à GF 85 rue Rambuteau 75001 Paris (pas moins de 13 500 euros de frais avocat et greffe, sont engagés, et jusqu’à présent environ 1500 euros ont été collectés)

 

 

Macron le Thatcher français

La lettre DS Une

Macron, le Thatcher français

Plan santé et plan pauvreté, nul n’y a vu un virage social. Au contraire ! Même Le Figaro observe que l’axe central de Macron, c’est : « la tendance à concentrer de plus en plus les bienfaits et les effets de la protection sociale sur les plus fragiles. Et donc à s’éloigner du modèle de la Sécurité sociale de l’après-guerre, conçu d’abord pour couvrir tous les salariés, puis l’ensemble de la population française ». Il s’agit d’aller « vers un système ressemblant à celui des pays anglo-saxons » (1)

 

Des personnels hospitaliers en souffrance

 

Le plan Santé dévoilé par Macron ne répond en rien à la crise aigüe de l’hôpital public. Sous prétexte que le système de santé ne souffrirait pas «  d’un sous-financement mais d’un handicap d’organisation », le plan Santé ne prévoit que 400 millions de hausse des dépenses de santé en 2019  à mettre en regard avec les 800 millions d’euros d’économies non prévues demandées en 2018 à l’hôpital, qui ont été basculées vers la médecine de ville. Bref, les personnels des hôpitaux publics n’ont pas fini de souffrir.

 

Le président des inégalités

 

Ce n’est pas avec le plan de Macron que la pauvreté sera réduite. On ne peut bien sûr qu’être favorable à des petits-déjeuners dans les écoles…sans doute à la charge des collectivités ! Mais le RSA, outil majeur de lutte contre la pauvreté, ne va pas augmenter ! Le Président des riches poursuit son objectif : changer de modèle social. En envisageant un revenu universel d’activité, fusion des minima sociaux existants, il veut contraindre les bénéficiaires à signer un « contrat d’engagement réciproque », et ils ne pourront refuser plus de « deux offres raisonnables d’emplois ou d’activité ». Toujours cette vieille idée réactionnaire, largement mise en œuvre en Grande Bretagne, que les pauvres peuvent s’en sortir en faisant des efforts. Quant au financement du plan, il est largement payé par ceux qui sont « un peu moins » pauvres, par exemple par la baisse de la valeur réelle des allocations sociales et des pensions pour environ trois milliards. Les riches, les ultra-riches eux sont toujours épargnés. Et 38 milliards d’euros, soit près de vingt fois le montant du plan pauvreté, vont être versés au titre du CICE et des baisses de cotisations l’an prochain aux entreprises. La politique de Macron est donc plus que jamais une machine à creuser les inégalités (2).

 

Le sport au régime anglo-saxon

 

Même dans le sport, qui compte dans notre pays 16 millions de licenciés, Macron veut imposer le modèle anglo-saxon. En confirmant la perte de statut de fonctionnaire du personnel aux 1600 conseillers techniques sportifs (CTS), en demandant aux fédérations de les payer (seules les plus riches le pourront), le gouvernement met en œuvre ce qui a entraîné en Grande-Bretagne une baisse du nombre de personnes pratiquant un sport, et « certains sports y sont à l’agonie pendant que d’autres fédérations roulent sur l’or » (3).

 

L’urgence du rassemblement à gauche

 

Macron est dans les pas d’un Reagan ou d’un Tahtcher. Le néo-libéralisme est une vieille politique au service des détenteurs du Capital. La tâche de tous les militants de gauche (syndicaux, associatifs et politiques) est d’y opposer une alternative majoritaire, à construire en rassemblant à gauche. Unité à gauche, c’est urgent !

 

(1) Cécile Crouzel Le Figaro du 16 septembre 2018

 

(2) Romaric Godin Mediapart 13 septembre 2018

 

 

(3) L’explosion programmée du sport français Clément Guillou Le Monde du 20 sept

 

 

Toutes et tous à Tours les 13 et 14 octobre

Macron, le Thatcher français : c’est l’intitulé un des débats qui aura lieu, le 13 octobre, aux journées organisées par la Gauche démocratique et sociale (GDS) « pour l’unité à gauche, pour une alternative sociale et écologique » avec pour intervenants : Romaric Godin (journaliste à Médiapart), Anne De Haro (syndicaliste), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Philippe Pascal(ex-inspecteur URSSAF lanceur d’alerte).
Pour s’inscrire : contact@gds-ds.org

 

 

Formation : à Paris : de la Gauche démocratique et sociale et de R&S

 

Bonjour à toutes et à tous.
Comme beaucoup, nous pensons qu’il est grand temps que les militantes, militants et responsables des forces du mouvement social, de la gauche, se mettent à échanger, dialoguer et réfléchir en commun.
Loin de se contenter de leur hégémonie politique, les partisans de la mondialisation libérale ont, en un demi-siècle, inversé dans notre pays et une immense partie de l’Europe le rapport de force intellectuel. Ce sont eux désormais qui créent think-tanks, réseaux, slogans, concepts …  ils ont réussi leur mue en faisant de leur conservatisme une modernité, nous reléguant au rang de nostalgiques.
Tout est en place pour qu’ils puissent réaliser, dans les dizaines d’années à venir, l’hégémonie intellectuelle et culturelle. Chaque élection nous démontre que cela leur fait encore défaut.
Nous devons réagir, multiplier, revivifier, renforcer les clubs de réflexion, les collectifs, les lieux de débats. Nous devons réussir à mener ce travail conjointement à celui de rechercher les chemins de l’unité et d’actions communes.
Je vous invite donc à venir participer à ce moment de réflexion commun autour de l’enjeu essentiel de la Sécurité Sociale. L’idée est simplement de réunir des femmes et homme de gauche, actrice et acteur du mouvement social, pour que chacune et chacun apporte sa réflexion, ses idées tant en terme de concepts que d’actions a mener.
Comptant sur votre participation,
Amicalement et Fraternellement,
Michel Jallamion.

 

 

 

Nos cotisations sociales c’est notre salaire, c’est à nous, ils nous les enlèvent

Mais comment arrivent ils au journal télévisé à mentir et tenter de faire croire qu’il y aurait une hausse du pouvoir d’achat prévue en 2019 ?   Il ne s’agit au contraire que d’un recul, d’une attaque brutale, massive, sans précédent historique contre nos salaires BRUTS.  Car ce qui compte pour nous tous, c’est le haut de la feuille de paie, pas seulement le bas. Le haut c’est le salaire brut. Les cotisations c’est du salaire !

Les cotisations, ça nous appartient, c’est une part du salaire mutualisée mise dans un pot commun et redistribuée à chacun de nous selon  nos besoins, quand nous sommes en maladie, en accident du travail, en charge de famille nombreuse, en besoin de logement, au chômage, ou en retraite.

On vit au jour le jour avec le « net » mais on vit tout au long de la vie avec le « brut ».

Et là, tranquillement Macron prétend qu’il va faire hausser – un  peu ? – le net – et supprimer le brut.

C’est un fantastique, tour de passe-passe ! C’est un pillage de haut niveau, ce sont des centaines de milliards que les patrons ne paieront plus, et que nous paierons sous forme d’impôt – dorénavant prélevé à la source. Prélevé à la place de la cotisation !

Ensuite, ils vont fondre les deux budgets, celui de l’Etat et celui de la Sécu. Ils vosent affirmer que désormais « les exonérations de cotisations sociales seront payées par la Sécu ! » violant une règle constitutionnelle sur la séparation des budgets, et la pré affectation des cotisations (mais c’est pour cela qu’ils voulaient réviser la Constitution sur ce point les 3 et 19 juillet).

Or le budget de la Sécu est équilibré (à force de serrages de vis et de privations), le fameux « trou » de la Sécu n’existe plus, il y  aurait même un excédent de 22 milliards ! Tandis que le budget de l’Etat provoque (car ils ont baissé les recettes, ISF, Flat Tax, etc.) près de 78,5 % de la « dette » présumée. Ils prévoient donc de servir sans vergogne dans notre ex budget social pour en faire ce qu’ils veulent

On perd notre salaire, on perd nos cotisations, on perd notre Sécu. C’est la plus grande contre-révolution anti sociale depuis 1945.

Gérard Filoche

La gauche est potentiellement majoritaire si elle s’unit

Deux ans après El Khomri, un an après les ordonnances anti travail, le chômage augmente, la « croissance » est en berne, l’inflation pousse, les déficits montent, la dette explose, les inégalités se creusent, rien n’est bon dans le Macron

La gauche est largement majoritaire en France, c’est sociologiquement potentiellement la majorité du salariat, mais le quinquennat maudit de Hollande a désorienté une partie de celle ci, temporairement « macronisée », et une autre écoeurée qui s’est massivement abstenue (58 % d’abstentions aux 2° tour des législatives en juin 17), la division Hamon Mélenchon a fait le reste, sans unité de la gauche nous ne redresserons pas la situation, il faut vite une maison commune, un comite permanent de liaison a gauche, une unité pluraliste démocratique de gauche sur le meilleur programme possible. Au plus vite sinon Macron perdure ou le PS droitisé remontera de façon anachronique.

GF

 

IFOP Humanité

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 907 personnes se positionnant à gauche sur un axe gauche-droite, extrait d’un échantillon de 2006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 7 au 10 septembre 2018.

14/09/2018

BAROMÈTRE «ÊTRE DE GAUCHE AUJOURD’HUI»

Malgré un contexte difficile lié à la défaite des mouvements et partis de gauche aux élections nationales de 2017 et la fin de la bipolarisation de la vie politique, l’expression d’une identité de gauche demeure et s’exprime toujours avec une remarquable stabilité chez 44% des Français, soit une mesure équivalente à celle établie lors de la 4e vague de notre baromètre Ifop pour l’Humanité (44%). Parmi les personnes se positionnant à gauche, ils sont 68% à estimer que l’on peut toujours être fier de se revendiquer de gauche aujourd’hui, soit un niveau jamais atteint dans ce baromètre (la progression est de 1 point par rapport à 2017 et de 10 points par rapport à 2016). Paradoxalement, l’identité de gauche continue de se construire autour d’une opposition à la droite, cela malgré l’accession aux responsabilités d’un mouvement politique ambitionnant de à gommer ce clivage bipartisan. Ainsi, 75% des personnes de gauche affirment qu’il existe toujours des différences nettes entre la gauche et la droite, soit 6 points de plus qu’en 2017 et 13 points de plus qu’en 2014.

 

On constate en effet une persistance d’un univers de références, de valeurs propres à la gauche. Interrogées sur la connotation donnée à divers mots, les personnes de gauche valorisent positivement des termes comme la solidarité (80%, soit +4 points par rapport à l’ensemble des Français), la laïcité (82%, +6 points) ou encore les services publics (72%, +8 points). Les différences les plus notables s’expriment sur des termes comme le socialisme (69%, +26 points par rapport à l’ensemble des Français), les syndicats (56%, +15 points) ou les grèves (53%, +14 points). Par ailleurs, les valeurs de gauche s’expriment à travers le clivage gauche-droite notamment sur l’immigration : 62% des personnes de gauche déclarent que les étrangers résidant en France depuis plusieurs années devraient avoir le droit de vote aux élections municipales contre 28% pour les sympathisants de droite. De même, mais à niveau moindre, 45% des personnes de gauche estiment que l’immigration rapporte plus à la France qu’elle ne lui coûte contre 22% à droite.

 

Nouveauté pour cette 5e vague de notre baromètre Ifop pour l’Humanité, l’identité de gauche se construit désormais également vis-à-vis de la politique menée par le couple exécutif. Alors que l’élection d’Emmanuel Macron avait été portée par la promesse d’une politique « ni de droite ni de gauche », 8 personnes de gauche sur 10 (80%) jugent que la politique du président est de droite contre 72% il y a encore un an (+8 points).

Ce constat plus tranché sur la politique portée par Emmanuel Macron donne espoir au « peuple de gauche » de reprendre un jour le pouvoir. Près de trois personnes de gauche sur quatre (74%) jugent qu’il est possible de mettre en place une politique correspondant à leurs attentes, soit une progression de 6 points de cette opinion en un an. Pour ces Français de gauche, une véritable politique de gauche devrait se construire autour de deux objectifs : le premier serait une meilleure redistribution des richesses (61%), avec la lutte contre la pauvreté (45% pensent qu’il est urgent de mener une politique de gauche dans ce domaine contre 37% dans l’ensemble des Français) et l’amélioration du pouvoir d’achat (44%). Le second objectif serait la protection de l’environnement (48%) qui progresse de 15 points par rapport à 2017 dans les priorités identifiées pour porter une politique de gauche.

 

 

 

« Il suffit de traverser la rue… » : la ritournelle des emplois non pourvus

18 septembre 2018, 00:36 CEST

Auteur

Hadrien Clouet Doctorant en économie, CENTRE DE SOCIOLOGIE DES ORGANISATIONS, Sciences Po – USPC

Déclaration d’intérêts

Hadrien Clouet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

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Les offres non pourvues restent relativement rares en France. Vic Labadie / Shutterstock

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Dimanche 16 septembre, interpellé par un horticulteur sans emploi, le président de la République Emmanuel Macron lui a répondu « je traverse la rue, je vous trouve un emploi ». Cette phrase relance un vieux mythe : les chômeurs sont responsables de leur propre chômage, car ils accompliraient trop peu d’efforts pour retrouver un emploi.

Cette sortie présidentielle, et les commentaires qui l’accompagnent, posent trois questions distinctes :

  • Y a-t-il assez d’offres d’emploi en circulation pour tous les chômeurs, et peut-on en conséquence leur imputer la responsabilité de leur propre chômage ?
  • Combien d’offres faut-il pour occuper un chômeur ?
  • Enfin, peut-on s’appuyer sur les bases publiques de Pôle emploi pour mesurer le non-pourvoi ?

18 000 emplois non pourvus faute de candidats en 2017

Un travail scientifique vient régulièrement éclairer les motifs du non-pourvoi en France. Il s’agit de l’enquête « Besoins en Main d’Œuvre », réalisée sous le pilotage de Pôle emploi et du Crédoc. Pour 2017, elle indique que 7,5 % des établissements qui ont essayé de recruter n’y sont pas parvenus. Ont-ils manqué de candidats ? Effectivement, dans… 16 % des cas ! Dans l’écrasante majorité des situations, plusieurs candidats se sont manifestés, mais n’ont pas été retenus. Dans d’autres établissements, le besoin économique avait disparu, ou les moyens financiers n’étaient plus disponibles. Une telle enquête déclarative ne révèle pas non plus l’ampleur des infractions, comme les fausses offres d’emploi qui servent uniquement à compiler des bases de CV pour l’avenir. Et certaines offres n’attirent aucun candidat car elles proposent des conditions de travail très mauvaises, voire illégales : salaires inférieurs au smic (via les heures non payées), de nuit, en horaires discontinus… Le refus de certains candidats indique qu’en France, les normes légales constituent encore une référence.

Au total, en 2017, 111 000 offres n’ont pas été pourvues de façon définitive (dont 16 % par manque de candidat, soit 18 000). Sachant que Pôle emploi accueille un peu plus d’un tiers des offres en circulation (les autres prennent la forme de petites annonces, passent dans des réseaux professionnels, sont déposées en agences d’intérim…), la multiplication par un peu moins de trois fournit l’estimation de 300 000 offres non-pourvues, dans toute l’économie.

Pour autant, ces offres auraient-elles pu occuper 300 000 chômeurs ? Non, car il faut retrancher les offres à temps partiel, qui nécessitent d’en occuper plusieurs, et les contrats à durée déterminée (CDD), qui requièrent d’en enchaîner plusieurs dans l’année. Parfois, plusieurs offres non pourvues sont nécessaires pour qu’un chômeur travaille une année durant.

 

 

La difficulté de recruter reste l’exception

Indiquent-elles que le marché de l’emploi français est constitué d’individus rétifs au travail ? Les données statistiques montrent plutôt l’inverse. En 2017, les employeurs ont transmis 23,8 millions déclarations d’embauche (source Acoss – dont 17 millions de moins d’un mois). Les offres non pourvues, à leur niveau maximum, ne représentent guère qu’une miette, environ 1 % des emplois pourvus. En regardant le marché par l’autre extrémité, nous constatons que 99 % des projets de recrutement réussissent. La difficulté est l’exception, leur réussite est la règle.

Même en admettant 300 000 offres non pourvues, cela constitue-t-il un volant significatif de lutte contre le chômage ? Là encore, la réponse est non, puisque 6 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi, dont 3,4 millions sans la moindre heure d’activité. L’estimation la plus généreuse consisterait donc à avancer l’existence d’une offre d’emploi non pourvue pour onze chômeurs (300 000 pour 3,4 millions). Si tous les chômeurs débusquaient l’offre d’emploi non pourvue au coin de la rue, en acceptant de changer de métier, en renonçant à toute qualité d’emploi, pour n’importe quel niveau de salaire… il en resterait toujours dix sur onze.

Illusions d’optique

Plusieurs éditorialistes, soucieux de contextualiser le propos présidentiel, ont mené leurs propres recherches à partir des bases de Pôle emploi, afin de fournir leur propre évaluation des emplois non pourvus. C’est par exemple le cas de Laurent Neumann, l’éditorialiste politique de BFMTV, qui a décompté les offres d’horticulteurs en ligne sur Pôle emploi. Mais attention aux illusions d’optique.

Pour rester dans la thématique des horticulteurs, une recherche par les bases de données de Pôle emploi indique 193 offres correspondantes dans toute l’Île-de-France. Un emploi serait-il donc disponible pour le jeune chômeur interpellé par le président, ainsi que pour 192 de ses homologues ? Pas vraiment… D’abord, les 193 offres agrégées par Pôle emploi sont « proches » de l’horticulture. Elles concernent aussi, par exemple, des emplois d’enseignant en production horticole, dont rien ne garantit qu’elles seraient proposées à un horticulteur au chômage.

Mais admettons. Parmi ces 193 offres, 113 sont en contrat à durée indéterminée (CDI) et garantissent un emploi pérenne aux chômeurs. Les autres sont des offres d’intérim, ou des CDD : 15 jours, 3 mois… Il faut donc successivement 4 ou 5 de ces offres pour occuper une seule personne à l’année. Toutes ne constituent donc pas un moyen de quitter le chômage.

Parmi les 113 CDI, 15 sont à temps partiel. Cela signifie qu’un chômeur qui les occupe peut encore être à la recherche d’un autre emploi. Donc, à l’inverse, que deux emplois sont parfois nécessaires pour occuper une seule personne au même moment. Pour 58 offres, aucune indication n’est donnée concernant le temps de travail. Seules 40 garantissent un exercice à temps plein.

Déficit d’emploi au niveau national

À partir de 193 offres en horticulture (ou approchant), nous arrivons au stock bien plus maigre de 40 emplois susceptibles d’occuper une personne de façon exclusive. Au niveau géographique, ils sont également répartis de manière bien inégale : 14 dans le département des Yvelines, mais seulement trois en Seine-Saint-Denis et dans le Val de Marne, ou deux dans les Hauts-de-Seine.

L’interpellation du chômeur par Emmanuel Macron est donc infondée. Le chômage n’est pas simplement une affaire de volonté individuelle, qui se résoudrait en traversant la rue. Il résulte d’un déficit d’emplois au niveau national. Pendant longtemps, ce déficit était considéré comme un problème, sur lequel intervenaient les politiques publiques.

 

La sortie d’Emmanuel Macron traduit une double opinion. D’abord, elle délégitime l’action publique en matière de lutte contre le chômage, pour le présenter comme une somme d’actes individuels qui découlerait des choix des chômeurs. Deuxièmement, elle correspond à une promotion des « travailleurs pauvres ». Autrement dit, le président plaide en creux pour l’exercice de n’importe quel type d’emploi plutôt que le chômage. Cette politique a été menée dans plusieurs pays anglo-saxons, ou encore en Allemagne, où elle a conduit à une progression spectaculaire de la pauvreté laborieuse.

En attendant, le marché de l’emploi continue de se contracter. Au dernier trimestre 2017, les créations d’emploi (public et privé) atteignaient la somme de 105 000. Elles ne sont plus que 12 000 au deuxième trimestre 2018, après la coupe dans les contrats aidés. On peut donc raisonnablement douter que traverser la rue constitue la réponse appropriée à cet effondrement des créations d’emplois.

 

Discussion sur le revenu universel Une activité sociale partagée sur toute la vie, un salaire pour tous c’est bien préférable et plus juste qu’un « revenu universel »

 

La Constitution française est précise: «Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. » Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics.

Elle ouvre ainsi la distinction entre l’activité sociale épanouie et l’exploitation aliénée au travail. Elle défend le droit à une fonction, une place, une vie sociale, et donne les moyens de vivre, un revenu décent qui le permet. Cela semble tout de même beaucoup mieux qu’un « revenu universel » ne correspondant à aucune place sociale.

 

On entend par place sociale, fonction sociale, activité sociale, un droit humain à agir, à créer, à produire qui n’est pas forcément lié à l’exploitation, à l’aliénation, à la souffrance au travail. Toute activité humaine génère un profit, une gratification, et n’est pas forcément soumise à la recherche du « profit maximum », comme le système capitaliste l’exige impitoyablement. Il peut s’agir d’une occupation, d’une action qui situe l’individu-citoyen, le fait exister, le valorise, lui permet de vivre en le reconnaissant avec une qualification dans le fonctionnement d’ensemble de la société, artiste ou éboueur, chercheur ou producteur, plutôt manuel ou plutôt intellectuel, c’est selon. Il peut être question de s’occuper de personnes âgées ou handicapées, mais aussi d’être peintre ou musicien. De grands intellectuels veulent être pâtissiers, de grands pâtissiers veulent écrire des livres. Or, les pâtissiers sont les sala- riés qui ont la durée de travail la plus longue, près de 70 heures. Ils ont commencé à 3 heures du matin et nettoient leurs fours, le dimanche, vers 15 heures, quand tous leurs clients ont ni de manger leurs gâteaux.

L’individu-citoyen peut ne pas être ignoré, désincarné, désinséré, encore moins isolé. Il peut être en école initiale, en formation, en recherche, en création, en interaction, en production, en congé, en retraite. Il a un poste, un emploi, une insertion dans l’activité commune, et cela lui vaut, en contrepartie, un revenu, un salaire universellement versé, reçu, équitable, et aussi un respect, une reconnaissance sociale.

Le débat sur un projet de revenu universel existe depuis des décennies et il a été et reste très divers.

Qu’est-ce ? Un revenu de base, un substitut à un salaire, un complément à un salaire ?

Est-il indépendant de toute activité ou lié à une activité ?

Comment et laquelle ?

En fait, l’idée d’un revenu universel passionne à juste titre la jeunesse, qui est actuellement le plus souvent exclue, cruellement, d’activité reconnue et de revenu décent.

Le débat sur le revenu universel répond à une attente du droit de vivre libre et indépendant, créatif et en mouvement pour des millions de jeunes. Il a le grand mérite de mettre en évidence les défauts de notre protection sociale – inexistante, sans RSA, avant 25 ans, soumise aux CDD alimentaires, sans intérêt et à répétition –, et à la violence de la société du travail exploité pour sélectionner, mâter, soumettre les jeunes à l’exploitation au plus bas prix.

Cela fait pourtant soixante ans – depuis l’Unef des années 1950 – que les jeunes combattent, sans avancer, pour la revendication d’allocation d’études sur critères scolaires et universi- taires permettant l’émancipation, c’est-à-dire à la fois la liberté et l’éducation.

Une telle allocation d’autonomie libérerait la jeunesse de ces mini-jobs à répétition qui cassent les études et cassent la vie en même temps. L’équivalent d’un Smic permettant de vivre jusqu’à 25 ans pour étudier serait un grand pas en avant pour la civilisation, car il honorerait et rendrait sa dignité épanouie à la jeunesse, comme il se doit, l’enlevant enfin de la précarité, de l’exclusion, de l’échec universitaire.

Disons-le contre Macron : une branche de cotisation de la Sécurité sociale devrait être créée à cette fin, comme il en existe une pour la retraite, et comme il devrait en exister une pour la dépendance du quatrième âge. Nous aurions ainsi un salaire universalisé d’activité, d’insertion sociale, et de travail adapté à tous les âges.

Aujourd’hui, il existe un système hyper compliqué servant à occulter ce besoin d’un revenu pour toutes et tous : il compte dix minima sociaux avec, à chaque fois, des montants et des réglementations spécifiques. C’est un système intrusif, irrationnel, parfois stigmatisant et souvent peu respectueux de la vie privée, car il exige de nombreux contrôles. Il nécessite, par exemple, de vérifier que deux personnes ne vivent pas en couple pour pouvoir percevoir chacune 524 euros mensuels au titre du RSA (1 048 euros au total). Si ces deux personnes cohabitent, elles n’ont droit, au total, qu’à 786 euros. 35 % des personnes concernées ne demandent pas le RSA auquel elles ont droit. Les moins de 25 ans, quant à eux, n’y ont purement et simplement pas accès.

Pourquoi ne pas le remplacer par un système simplifié d’accès sur des critères universels ? Tout jeune en formation y aurait droit le temps de sa formation. Tout chômeur y aurait droit le temps de son chômage. Et tous les retraités, toute personne dépendante. Entre ces différents âges, il y aurait le salaire net et brut d’activité lié à la personne et à sa qualification, le salaire net dépensé au mois le mois, le salaire brut géré par les représentants (syndicaux) des actifs salariés.

À ce qu’on en sait, le projet de Benoît Hamon est différent. Il ne s’agit pas d’un salaire décent pour tous, modulé selon les âges, situations et fonctions sociales, mais d’un revenu de base universel qui prévoit de parvenir en trois étapes à un objectif : 750 euros mensuels. Dès sa mise en place, le RSA augmenterait de 10 % et les jeunes de 18 à 25 ans y auraient accès. En fait, il se substitue et prend la place du salaire – parce que Benoît Hamon estime que le travail devient rare, raison pour laquelle il veut également taxer les robots. Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le 4 janvier 2017, Benoît Hamon affirmait : « Selon toutes les études sérieuses, ce sont des centaines de milliers d’emplois peu ou pas quali és qui ont commencé à être détruits dans les économies occidentales. »

Cette affirmation soulève plusieurs objections. Est-ce vrai que le travail se raréfie ou bien la destruction des emplois peu ou pas qualfiés dans les économies occidentales ne tient-elle pas avant tout des travers de l’économie capitaliste et de sa mondialisation libérale, qui n’a rien d’inévitable et qu’en ce cas, on peut et doit combattre ?

Doit-on renoncer à la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 23) : « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. »

Il s’agit aussi bel et bien de « libre emploi ». Le nouvel article L.5411-6-3 du Code du travail issu des lois El Khomri et des ordonnances oblige le demandeur à prendre des emplois moins rémunérés et distants. Comme d’autres articles modifiés, il entre en conflit soit avec l’OIT, soit avec des textes européens. Là, il n’est apparemment pas conforme à la convention n° 22 de l’OIT. Celle-ci reprend  la Déclaration universelle des droits de l’homme sur le « libre choix » de l’emploi.

Pour prétendre que tout cela est devenu impossible, certains arguent que la productivité du travail augmentait de 5 % par an dans les années 1945-1975, mais n’augmente plus que de 1 à 2 % dans la plupart des pays développés depuis plus de trente ans.

Pourtant, à la différence de l’aveuglement volontaire futuriste de Macron, nous l’avons vu, les emplois ont doublé. Comment concilier cette constatation avec l’affirmation que le progrès technique raréfierait l’emploi ? Nous avons souligné ci-dessus que malgré les mécanisations, automatisations, informatisations, le nombre des emplois avait quand même doublé, voire triplé… et que le salariat progresse partout sur la planète.

En présentant son programme le 17 août 2016, Benoît Hamon se référait à l’étude de deux chercheurs d’Oxford sur la « robo- tisation », Frey et Osborne, qui estimaient que 47 % des emplois seraient exposés, aux États-Unis, à être automatisés. Il affirmait : « En raison de la révolution numérique, 43 % des emplois en France seraient menacés. »

Pourquoi ne se basait-il pas plutôt sur les travaux de David Autour, qui sont pourtant autrement plus précis, car ils introduisent une différence fondamentale entre «tâches» et « emplois » ?

Sur la base de cette distinction, une étude récente de l’OCDE estime que seulement 9 % des emplois aux États-Unis seraient confrontés à une forte probabilité d’être automatisés. Taxer les « robots » plutôt que de diminuer le temps de travail évoque fâcheusement les luddistes anglais du début du xixe siècle, qui cassaient les machines pour tenter de sauver leurs emplois. Ils avaient, cependant, l’excuse de ne pas connaître les lois qui imposeraient la journée de 10, puis de 8 heures, et la semaine de 40, de 39, puis de 35 heures… Bientôt de 32 heures et de 28 heures.

Car tout est là : accepter que le travail ne soit pas une comète en expansion infinie, qu’il n’y ait plus de travail pour tous, c’est accepter qu’on ne puisse plus imposer de le réduire et partager, c’est se résigner à une autre société de substitut, définitivement divisée.

Benoît Hamon explique que son système de « revenu universel » serait comme une nouvelle Sécurité sociale, comme en 1945. Mais cette comparaison avec la création de la Sécurité sociale en 1945-1946 tend à décrédibiliser son projet plutôt qu’à l’étayer, tant les situations sont di érentes. Dans les années 1940-1950 de reconstruction, le PIB de notre pays doublait en quelques années. Ce n’était pas la mondialisation libérale, mais le protectionnisme et le keynésianisme qui régnaient dans les pays occidentaux. Le rapport de force était extrêmement favorable au salariat, très mobilisé face à un patronat considérablement a aibli par sa col- laboration massive avec les nazis. En outre, le projet de Sécurité sociale unissait l’ensemble du salariat en créant un salaire indirect, nancé en grande partie par les cotisations sociales patronales et encore géré par les représentants syndicaux élus par les salariés.

Benoît Hamon tire un trait sur la façon dont la société a jusqu’à maintenant répondu de façon progressiste à l’augmentation de la productivité du travail : en diminuant la durée du travail. De 70 à 35 heures par semaine au cours du xxe siècle…

Le 9 décembre 2016, Benoît Hamon se défendait d’avoir proposé d’abaisser la durée légale du travail à 32 heures par semaine. « Depuis que je suis entré en campagne, on me prête de vouloir faire les 32 heures », a-t-il déclaré, expliquant qu’il n’entendait pas revenir sur les 35 heures mais « encourager le temps partiel » mis en place par des accords d’entreprises et nancé par la mobilisation d’une partie du CICE de François Hollande.

Les lois Aubry 2 de décembre 1999 avaient imposé une réduction du temps de travail et mis au placard la loi de Robien de juin 1996, tout comme la première loi Aubry de juin 1998, qui voulaient réduire le temps de travail au moyen d’accords d’entreprise. Benoît Hamon propose en fait de revenir à la loi de Robien et Aubry 1, dont il était proche.

Benoît Hamon xe le coût de son projet à environ 300 mil- liards d’euros par an. Guillaume Allègre et Henri Sterdyniak estiment que pour ne pas dégrader la situation des actuels titulaires de minima sociaux, le coût d’un revenu universel s’élèverait à « 588 milliards soit (compte tenu des économies de prestations réalisables) des dépenses supplémentaires de l’ordre de 480 mil- liards ». Ils précisent que cela représenterait « 22 points de PIB ou encore 35 points de CSG ».

Si l’on s’en tient à 300 milliards d’euros annuels, il faudrait, néanmoins, multiplier par deux le rendement de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur les sociétés, de l’ISF, de la taxe foncière et de la CSG. Ce doublement se ferait au détriment des seuls revenus les plus élevés, puisque Benoît Hamon veut, à juste titre, s’attaquer à ces seuls revenus. Cela reviendrait donc à multiplier les impôts des plus riches par quatre ou cinq, selon le produit de la lutte contre l’évasion scale qu’il préconise.

Le problème est que ce projet de Benoît Hamon demanderait une modification de la répartition de la richesse nationale beaucoup plus importante que celle qui serait nécessaire pour imposer une réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, revenir à la retraite à 60 ans et corriger les plus impor- tants défauts de notre système de protection sociale. Elle exige- rait également une mobilisation sociale beaucoup plus massive : la classe dominante ne lâchera pas 300 milliards d’euros sans les défendre bec et ongles.

Alors, pourquoi lâcher la proie pour l’ombre ? Pourquoi renoncer aux moyens qui ont permis au salariat de faire reculer le chômage de masse et la pauvreté : la réduction du temps de travail et l’extension des branches de la Sécurité sociale ?

Le projet de revenu universel de Benoît Hamon rendrait de surcroît di cile la mobilisation sociale. À la différence d’une réduction du temps de travail qui profiterait à tous les salariés, il diviserait le salariat. D’un côté, ceux qui percevraient le revenu universel sans travailler ni payer de cotisations. De l’autre, ceux qui travailleraient pour nancer leur propre revenu universel et celui des autres et qui souhaiteraient obtenir davantage.

Dans ces conditions, le risque serait considérable d’ouvrir un boulevard aux projets des néolibéraux : un revenu universel « pour solde de tout compte ». Et une diversification des statuts où l’on retrouverait à un bout de la chaîne le travail exploité salarié, et à l’autre bout le revenu universel sans contrepartie. Le risque redevient redoutable, c’est la vision de la société de Jacques Attali : seule l’élite sera salariée, et le reste des citoyens rémunéré, mais déclassé.

Dans cette perspective, on n’a rien à attendre de la société capitaliste. Une fois qu’elle se serait acquittée du versement de ce revenu universel, elle n’aurait plus à se soucier de fournir un travail, de nancer les dépenses de santé, de chômage ou de retraites. Le revenu universel baissera sans avoir les moyens de lutter et entraînera les salaires. Ce qui était socialisé deviendra marchandise : un véritable Eldorado pour les fonds de pension et les sociétés d’assurance.

Nous le confirmons donc de façon décidée, pas de solution sans réduction du temps de travail sur la semaine et sur la vie : 32 heures hebdomadaires sans perte de salaire, vite ! Et retour immédiat à la retraite à 60 ans.

La réduction du temps de travail sans réduction de salaire reste l’instrument décisif pour assurer le droit de chacun à avoir un emploi, grâce aux 32 heures par semaine (dans un premier temps) et le retour de la retraite à 60 ans.

Cette réduction du temps de travail devrait s’accompagner d’un plan massif de création d’emplois dans la fonction publique pour répondre aux besoins sociaux : santé, vieillissement de la population, enseignement, transition énergétique…

Notre protection sociale devra également s’étendre et se renforcer afin de corriger ses principaux défauts. Les minima sociaux devraient dans un premier temps atteindre 1 000 euros mensuels pour se situer au-dessus du seuil de pauvreté. Ils devraient être individualisés et accessibles dès l’âge de 18 ans. De 18 à 25 ans, le temps des études et de la formation devrait être assuré par une allocation au moins au niveau du Smic. Tous les chômeurs devraient être réintégrés dans l’assurance chômage (et non plus un sur deux, comme c’est le cas).

 

Journées de Tours pour l’unité de la gauche les 13 et 14 octobre

Construire l’alternative sociale et écologique

Journées de Tours pour l’unité de la gauche

les 13 et 14 octobre

Se rencontrer entre militantes et militants de gauche (syndicalistes, associatifs et politiques, jeunes, actifs et retraités) pour définir ensemble les conditions d’une riposte victorieuse à la politique gouvernementale, et aussi une liste de la gauche unie aux européennes, c’est ce que propose la Gauche démocratique et sociale (GDS) les samedis 13 et dimanche 14 octobre à Tours.

 

Des rencontres nationales pour l’unité de la gauche à Tours, un clin d’œil à l’histoire, puisque c’est à Tours que le mouvement ouvrier s’est durablement divisé en 1920. Un siècle plus tard, il nous faut retrouver les chemins de l’unité, d’autant que les défis auxquels nous sommes confrontés ne sont plus exactement ceux du début du siècle précédent, même si la lutte des classes demeure. L’opposition Capital-Travail se concrétise aujourd’hui dans l’opposition entre le salariat et l’actionnariat. La dictature de la finance est la marque actuelle d’un capitalisme contemporain globalisé et destructeur de la planète.

 

Redistribuer les richesses d’abord

Notre combat en ce début du XXIe siècle doit répondre à l’urgence sociale et à l’urgence écologique en ne dissociant pas les deux questions. Si les jeunes eu Europe sont sensibles à la question environnementale, ils expriment tout autant « un attachement à la redistribution des richesses », pour reprendre le titre d’une tribune parue dans Le Monde du 1er septembre. La montée des inégalités et la baisse des revenus salariaux rendent plus criantes encore les injustices produites par les politiques néo-libérales.

 

Pour l’unité….

L’objectif de ces rencontres de Tours est à la fois de s’informer, se former, échanger, débattre. Toutes celles et tous ceux qui veulent que la gauche se rassemble pour battre Macron, dans les luttes sociales comme dans les prochaines élections européennes, seront les bienvenus dans ces deux journées. Plusieurs débats sont organisés avec des intervenants politiques, syndicaux et associatifs de différentes sensibilités de la gauche. L’objectif lors des trois débats du samedi sera non seulement de dresser des constats, mais aussi de voire comment agir ensemble, comment faire converger les efforts pour construire une alternative majoritaire à gauche.

 

…construire ensemble l’alternative…

Lors de ces deux journées pour une alternative sociale et écologique, nous aurons à cœur de préparer les prochaines batailles à venir sur le front social (Sécu, retraites,…) et de travailler au rassemblement pour les européennes. Le dimanche, nous approfondirons plusieurs thèmes essentiels à partir du document de référence programmatique publié par la Gauche démocratique et sociale (publié dans Démocratie & Socialisme n°254-255 d’avril-mai 2018).

 

…dans la bonne humeur !

Une soirée conviviale permettra à chacune et chacun de se détendre le samedi soir. N’hésitez pas à apporter vos instruments de musique et carnets de chant !

 

Alors vite, inscrivez-vous ! Par mail à contact@gds-ds.org

Participation aux frais (salle et repas) : 50 euros (20 euros pour les jeunes et les salariés privés d’emploi). Frais de transport pris en charge à la demande. Hébergement non compris.

 

 

Programmes des journées de Tours

 

Samedi 13 octobre

9h00-9h30 : Accueil

9h30-10h00 : Présentation de la rencontre

10h00-12h30 : Code du travail, sécurité sociale, retraites : Macron, le Thatcher français

12h30-14h00 : Repas pris en commun

14h00-16h30 : Pour changer l’Europe, comment faire ?

16h30-17h00 : Pause

17h00-19h30 : Pour rassembler la gauche, comment faire ?

19h30-23h00 : Soirée conviviale

 

Dimanche 14 octobre

9h00-10h30 : deux ateliers pour débattre du document de référence programmatique de la Gauche démocratique et sociale (http://www.gds-ds.org/document-de-reference-programmatique-de-la-gds)

- Se donner les moyens pour changer la vie (partie 2 du document)

- Défendre nos droits et en conquérir de nouveaux (partie 4 du document)

10h30-11h00 : Pause

11h00-13h00 : construction du réseau de la Gauche démocratique et sociale et de la bataille pour l’unité de toute la gauche

 

La liste des intervenants est en cours d’élaboration.

 

Pour avancer vers l’égalité réelle Faut-il supprimer l’héritage ?

 

Le ramdam autour de la « part d’amour »1 revendiquée par les enfants dits biologiques de Johnny Hallyday a replacé le sujet des successions au cœur du débat public. Au-delà de l’écume de cette affaire que la presse brasse à l’envi, ses remous interrogent les fondements de la société bourgeoise, si prompte à mettre en avant le mérite personnel, alors qu’elle est en fait fondée sur un système de reproduction familiale et sociale des élites.

 

Si les médias français se concentrent pour l’essentiel sur le combat des thuriféraires du droit des descendant(e)s contre les afficionados de la liberté de tester, ils ne peuvent empêcher complètement la réémergence d’interrogations, saines et légitimes, sur la pertinence même de la notion d’héritage : un système politique dans lequel une minorité de citoyens bénéficie, à un moment ou à un autre de son parcours, d’une manne financière non liée à son travail, son mérite ou l’achat d’un billet de loterie est-il juste socialement voire efficace économiquement ?

 

Une succession… d’inégalités !

Avant d’avancer quelques éléments de réponse, rappelons un élément de fait : contrairement à une idée reçue, l’héritage est loin d’être généralisé en France. Un Français sur deux n’héritera de rien. À l’inverse, les 10 % de Français les plus riches hériteront de 500 000 euros en moyenne, soit plus que le salaire cumulé des 50 % les plus pauvres au cours de leur vie de travail, constituant une minorité de privilégiés et concentrant les avantages en terme de richesse et de promotion sociale : entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres, les inégalités de patrimoine sont dans un rapport de 1 à 250…

On s’étonnera au passage que le débat politique et social national, qui accorde tant de place aux inégalités de revenus – qui ne sont que dans un rapport de 1 à 6 –, s’intéresse si peu aux inégalités de patrimoine : le programme de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise aux élections de 2017 en est une bonne illustration, qui, en matière de patrimoine, proposait simplement la taxation à 100 % des successions à partir de 33 millions d’euros – moins de 5 000 ménages et 0,01 % de la population concernés.

 

Une mécanisme décrié

Pourtant, les conséquences négatives attachées à l’héritage – hormis, bien sûr, pour les 10 ou 1 % qui en tirent un bénéfice personnel substantiel – ont été très tôt pointées.

Les révolutions depuis le XVIIIe siècle ont été l’occasion de dénoncer l’écart entre les principes d’égalité affirmés et la persistance des écarts réels, auxquels les mannes qui se transmettent de génération en génération au sein de la classe dominante ne contribuent pas peu. Ces critiques, si leurs échos ont rarement porté jusqu’à nos manuels scolaires, ont pourtant été cinglantes : par exemple lors de la Révolution française, Mirabeau (y compris post mortem) ou Robespierre – qui n’étaient pas à proprement parler de dangereux anarchistes – ont clairement pris position contre l’héritage et les « inégalités de fortune », tirant les conséquences de l’abolition « pour toujours » de la noblesse héréditaire votée le 19 juin 1790.

Au-delà, la pensée économique, et particulièrement son versant libéral, a rapidement fait de l’héritage sa bête noire : Adam Smith2 appelait ainsi à encadrer l’héritage pour « des raisons évidentes de justice et d’utilité » ; selon lui, il n’y avait rien de plus dur à justifier que le droit pour un particulier de disposer de ses biens après sa mort : il jugeait cela « peu naturel » (quite unnatural). L’héritage est en effet un facteur de déséquilibre en terme d’accumulation et de partage des ressources, un frein pour la croissance -cas de la reprise d’une entreprise par un héritier incompétent-, un obstacle potentiel à l’innovation, etc.

Plus près de nous, on rappellera qu’aux États-Unis, le mythe du self-made man n’a pas toujours été un mirage. La société Nord américaine, avant l’arrivée au pouvoir dans les années 1980 de R. Reagan et de ses épigones ploutocrates, s’est construite sur le refus de l’héritage : George McGovern, candidat démocrate à la présidentielle, a ainsi pu tranquillement proposer dans son programme de 1972 un taux marginal de taxation des successions de 100 % au-delà de 500 000 dollars. Ce combat est repris aujourd’hui par un certain nombre de personnalités, dont le chef d’entreprise milliardaire Warren Buffet (« Le monde est comme un gigantesque Monopoly. Mais quand chaque joueur s’installe, il ne commence pas une partie équitable. Dès le départ, certains sont immensément riches et d’autres n’ont rien. Qui prend plaisir à jouer à ce jeu ? »).

 

Occasion à saisir

On ne peut que se féliciter de cette mise en avant de l’héritage et des inégalités et inefficacités qu’il induit, thématique cruciale trop souvent occultée par les médias – un peu comme l’est le débat sur la République dans les monarchies constitutionnelles, mais c’est un autre sujet (encore que). L’on se plaît à espérer que les forces de progrès en France sauront marcher sur les pas de leurs aïeux et proposer des dispositifs qui permettent, enfin, près de 230 ans après la rédaction de ces lignes, «que de deux enfants venus au monde, l’un de riche propriétaire, l’autre de manœuvrier, l’un [ne] nai{sse pas] avec des droits immenses, l’autre avec rien »3. Le contexte, au-delà des déchirements de la famille Hallyday, s’y prête avec :

- d’une part, la disparition, qu’on la regrette ou non, du leurre qu’était l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF.) qui polluait le débat sur la justice fiscale en focalisant l’attention sur un prélèvement d’à peine 5 milliards d’euros à rapporter aux 12 000 milliards d’euros que représente le patrimoine privé français, dont le quart est détenu par moins de 1 % de nos concitoyens ;

- d’autre part le fait que, dans un contexte de croissance tendue, les grandes institutions internationales, revenant aux fondamentaux, pointent les dangers associés à la montée des inégalités, y compris patrimoniales, à l’image de la dernière étude fiscale du Fonds monétaire international (FMI., Tackling inequality, octobre 2017) qui se lit comme une réfutation de tous les arguments et les choix faits par Emmanuel Macron pour justifier sa politique en faveur des plus riches.

 

Une mesure féconde et indolore

On se risquera, pour ne pas être taxé de bel esprit, à une conclusion en forme de proposition : instaurer un taux marginal d’imposition de 100 % pour les successions et les donations au-delà de 1,3 millions d’euros (seuil de l’ISF. ancien). Pour rendre la mesure plus vendable auprès des classes moyennes (mais moins conforme à l’épure), on peut proposer à l’inverse un relèvement de l’abattement en ligne directe (parents/enfants) de 100 000 à par exemple 200 000 euros – Hollande l’avait réduit de 159 000 à 100 000 euros. Rappelons ici que 80 % de la moitié de Français qui hérite touchent 100 000 euros en moyenne.

Au-delà de son impact redistributif et en faveur de l’égalité des chances, la mesure permettrait un supplément de recettes publiques estimé à 50 milliards d’euros – chiffre indicatif : ce peut-être moins, ce peut-être (beaucoup) plus. Cette mesure fiscale de facto/en principe indolore qui ne ponctionne pas les contribuables de leur vivant, permettrait d’abonder, voire dans certains cas de doubler, les crédits publics affectés à la Justice, à l’Éducation, à la dépendance, à la sécurité civique, etc. L’actuel chef de l’État a ouvert la voie à cette réforme qui, en mars 2016, faisait de l’augmentation des droits de succession la contrepartie d’une suppression de l’ISF. : « Je pense que la fiscalité sur le capital actuel n’est pas optimale. Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type I.S.F. »4

Arno LAFAYE-MOSES

Notes

1 Voir la « une » de Paris Match n° 3589, février 2018.

2. Dans La Richesse des Nations (1776).

3. Pierre Dolivier, Essai pour la justice primitive (1793).

4. Interview du ministre de l’économie au magasine Les cahiers de l’assurance n° 105, mars 2016.

 

Gérard Filoche invité dans le Gard : « La réforme de la sécurité sociale est un hold up terrible »

 

Gérard Filoche, mardi soir, lors de la présentation de son dernier ouvrage « Macron ou la casse sociale ». 
STEPHANE BARBIER

Publié le 11/09/2018 à 19:47 / Modifié le 12/09/2018 à 10:21 in le midi libre  + video

 

PolitiqueGard,Alès

Invité par le parti communiste et la gauche démocratique et sociale au foyer communal de Saint-Jean du Pin, Gérard Filoche a présenté son dernier ouvrage  »Macron ou la casse sociale », paru aux éditions l’Archipel, fustigeant les différentes réformes du Président, aboutissant, selon l’ex-inspecteur du travail, à la fin d’un modèle social hérité de l’après-guerre.

« C’est un hold-up terrible ». Avec conviction et sens de la formule, Gérard Filoche a résumé, mardi soir, les grandes lignes de son dernier ouvrage « Macron ou la casse sociale ». Un débat débuté avec la présentation d’un président « rentré par effraction et ne devant rendre de compte qu’a ceux qui l’ont fait en haut ».

Devant une centaine de personnes, Gérard Filoche a ensuite évoqué le futur versement du budget de la Sécurité sociale au sein du budget de l’Etat.  » Ramener les 480 milliards dans le budget de l’Etat, c’est n’avoir plus qu’un seul budget pour mieux essorer ensuite. La différence, c’est qu’aujourd’hui les dépenses sont pré-affectées et ne peuvent servir à autre chose ( famille, maladie, accident du travail ou logement…). Mais maintenant, c’est fini, tout ira dans les caisses de l’Etat. Ils feront ensuite baisser les cotisations sociales et augmenteront l’impôt pour compenser. Ce ne sera plus les employeurs qui paieront, ce sera vous! C’est un hold-up terrible »

« Macron, c’est l’uberisation »

Fustigeant également la réforme par ordonnances du code du travail ayant eu pour conséquences  » moins de 15% de saisine des Prud’hommes », Gérard Filoche poursuit en résumant :  » Macron, c’est l’uberisation et la fin des statuts contrairement à la tendance mondiale du salariat qui se développe au Brésil ou en Inde. Le statut, c’est le droit, et la convention collective son complément. Sans cela, vous êtes mort ».

Alès : Gérard Filoche en réunion publique.

Partage

STEPHANE BARBIER

Cévennes : une réunion publique avec Gérard Filoche, à Saint-Jean-du-Pin, ce mardi.

 

Reconstruisons vite un nouveau « parti socialiste unitaire », Une maison commune, pluraliste, démocratique, sur le meilleur programme possible

On nous dit dans le Monde, qu’il y aurait bientôt un groupe de plus  issu de ce qui reste de 25 ans de gauche socialiste, le dernier morceau, le « dernier transfert »,  de celles et ceux qui ont accepté les changements (inacceptables) de statuts du PS pour participer au dernier congrès d’Aubervilliers.

Bien, ça fait longtemps qu’ils n’avaient pas débattu, ni défendu avec les autres parties de la gauche socialiste, qu’ils ne venaient pas aux réunions unitaires, jusque là, ni pour le soutien aux cheminots, ni pour la « marée populaire » mais on va rajouter un sigle de plus à la liste qu’il faut réunir et unir.

L’appartenance à la gauche est déclarative et il faut respecter toutes les composantes potentielles d’un rassemblement.

On disputera plus tard de pourquoi on était arrivés à 30 % dans le PS et pourquoi on n’a pas réussi à faire mieux (même si on a réussi à empêcher Hollande de se représenter, balayer Valls, mais échoué à unir Hamon et Mélenchon). Il n’y a pas de conditions, de préalables sur le passé, sur le bilan, dès lorsqu’on parvient à se mettre d’accord  sur la meilleure plateforme d’action immédiate commune, sur le meilleur programme de gouvernement possible, en ayant les uns vis à vis des autres des pratiques démocratiques.

A la différence des anciens débats à l’intérieur du PS, ce n’est pas le « chef de motion » le « premier signataire » qui décide, mais les militants, les luttes, les mobilisations.

Le socialisme est une idée neuve. Il n’y a jamais eu de socialisme ni de communisme nulle part. Les contre-révolutions du dehors ou du dedans l’ont chaque fois emporté.

Un programme de transition au socialisme est nécessaire et possible : son actualité n’a jamais été aussi grande, socialement, écologiquement, démocratiquement.

Et un grand parti est nécessaire, d’autant plus si la page du PS est tournée. (Ce qui n’est pas certain, ne l’excluons pas, car s’il n’est pas remplacé physiquement par un nouveau grand parti socialiste unitaire, il peut encore resurgir, mais pour cela il faut aussi qu’il rompe avec  son pro-macronisme,  qu’il revienne lui aussi à l’unité de la gauche, conditions qu’il ne semble pas en voie de choisir et de réaliser…)

Olivier Besancenot l’a déclaré, en substance, il y a quelques mois, « il faut un grand parti de gouvernement ».

Demandons lui de rajouter « pluraliste » car déjà le NPA, après la LCR, l’est et le droit de tendance y est reconnu et pratiqué.

Demandons lui de rajouter « démocratique » car tout le monde le sait, il faut un collectif, une « équipe », des statuts, des débats organisés et efficaces, des actions coordonnées, des campagnes, sinon il n’y a pas de parti, ni de succès aux actions et élections.

Demandons lui de rajouter le meilleur « programme possible », car chacun en défend un, à gauche, certes, mais pour avancer il faut une plateforme commune, et quand on compare les positions des uns et des autres, ce n’est pas si difficile à écrire : nous avons établi un tableau comparatif scrupuleux des positions de toutes celles et ceux qui se préparent pour les élections européennes, les écarts ne sont pas grands et les accords possibles.

Demandons à Olivier Besancenot s’il est prêt à débattre ouvertement, démocratiquement loyalement pour le meilleur programme possible de son point de vue,  et à passer un accord raisonnable et efficace.

Ensuite ce sera une chance, la seule saisissable d’ailleurs, la seule concrète car les portes seront ouvertes et nous avancerons plus loin.

Il n’y a pas qu’à Olivier Besancenot qu’il faut poser ces questions, elles sont les mêmes à Benoit Hamon, Yves Jadot, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, et Emmanuel Maurel.

Ca urge face aux dégâts terribles de la politique ultra droitière ordo libérale de Macron.